Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

17 avril 2014

"Je ne souffrirai plus par amour" de Lucia Etxebarria

"Je ne souffrirai plus par amour" de Lucia Etxebarria

je ne souffrirai plus par amour

Résumé :

Et si l'on en finissait avec la tyrannie des sentiments ? Décidée à ne plus souffrir par amour, Lucia Etxebarria vole dans les plumes de Cupidon et tord le cou, avec un enthousiasme communicatif, à la dépendance émotionnelle et au grand mythe occidental de l'Amour Eternel ! D'Anna Karénine à Carrie Bradshaw, d'Œdipe aux héros de sitcoms, aucun stéréotype, aucune idée reçue ne résiste à l'humour dévastateur de cette impertinente magicienne du cœur. Bien plus qu'un essai féministe et engagé, Lucia Etxebarria signe un livre-thérapie décapant où l'on apprend enfin à ne plus souffrir inutilement par amour.

Mon avis :

Ma mère m’a offert ce livre à noël 2010, et quand je l’ai mis dans ma liste d’envie, je l’ai mis sans lire le résumé ni regarder quel genre c’était, m’étant seulement arrêtée au titre et pensant que c’était un roman drôle où une fille décide de dire « fuck » à la société en devenant plus raisonnable. Et ben surprise ! Ce n’est pas ça ! Mais pas du tout ! Puisque ce livre est un genre d’essai ou de livre de développement personnel dont le thème est l’amour.  

Du coup c’est vrai qu’en voyant cela je ne me suis pas pressée pour le lire, et ce qui fait que je l’ai sorti c’est qu’un des thèmes du français au DAEU est l’amour, du coup je me suis dit que je pourrais éventuellement piocher quelques idées dedans si besoin est. Et certes, je vais peut-être pouvoir piocher des idées, mais il n’empêche que je n’ai pas aimé ce livre, et en plus, en regardant bien, il ne me saura d’aucune utilité dans la vie, donc voilà je peux quand même affirmer que j’ai perdu la moitié de mon temps.

Et si je dis qu’il y a aucune chance que ce livre me serve un jour, c’est parce que déjà je suis célibataire depuis que je suis née (et j’espère le rester une paire de centaine d’année encore), parce qu’ensuite j’adore la solitude, le silence, la liberté, et que je suis très indépendante (ma famille dit d’ailleurs que je suis un cas spécial^^), et parce qu’aussi je dois avouer que j’en ai absolument, royalement, rien à foutre… de l’amour. Faut savoir que je suis bien trop raisonnable pour ne pas en faire ma priorité ni le centre de ma vie, donc du coup forcément j’en arrive à la conclusion que ce livre ne me servira pas à grand-chose, mais bon…

De plus, autre chose qui n’a pas joué en faveur de ce bouquin et qui explique que je me suis fait en partie chier et que je ne l’ai pas fini, c’est que je ne comprends pas la pensée occidentale sur ce sentiment-là. Etant fortement imprégnée des philosophies d’Extrême-Orient comme le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme –et surtout le bouddhisme- qui prêchent tous le renoncement, le détachement à toutes ces illusions et qui appuient bien sur le fait que seule la personne est responsable de son attachement à ses illusions, fait que je n’ai pas adhéré par exemple aux hypothèses psychanalytiques que l’auteure utilisent sans arrêt pour appuyer ses propos. Ce qui étais à prévoir car comme vous le savez je n’adhère pas à nombre de ces théories fumeuses, qui je pense devraient être franchement remise en cause. 

En plus étant par nature une personne détachée, calme, solitaire et distante avec les folies humaines, (c’est pour ça que je me suis intéressée à ces philosophies d’ailleurs, car elles me ressemblaient beaucoup) a sûrement fait aussi que je me suis vite lassée à lire cette description de la société amoureuse ; bien que c’était intéressant, je dois avouer que la dépendance affective je trouve ça triste, malsain et immature ! Et du coup voir cette stupidité amoureuse s’étaler sur des pages entières ben ça m’a aussi vite gonflée.

En outre, j’avoue que le ton péremptoire et « le côté on a tous un problème » m’a un peu tapé sur le système aussi, et ça m’a même encore plus tapé sur le système quand elle expose les théories psychanalytiques 1000 fois entendues -et pourtant discutables- pour le prouver. En effet elle dit que c’est l’enfance qui créé le futur affective de l’homme, alors certes ça doit le modeler je ne dis pas l’inverse, mais de là à croire qu’il ne peut pas le dépasser, -comme aurait tendance à le penser l’auteure-,  faut pas exagérer ! Tout le monde ne reproduit pas le schéma de ses parents, ou ne les recherchent pas inconsciemment !  

De plus comment expliquer, si on part de ce principe, qu’au sein d’une même famille tous les enfants mènent des vies différentes et aient chacun leur caractère, alors qu’ils ont eu la même éducation et/ou les mêmes parents ? Ce n’est pas logique. Je vois chez-moi on est 5 enfants et on est tous différents, (et je suis la plus originale du lot), donc ça prouve bien quand même que l’enfance, contrairement à ce que veut nous faire croire l’auteure et d’autres, ne joue qu’une part minime dans le développement personnel d’un individu, et que l’esprit et les expériences en grandissant font très largement le reste. L’être humain n’est pas statique, il n’est pas irrémédiablement formé dès sa petite enfance, il évolue en murissant (et heureusement) ; alors pourquoi vouloir à tout prix tout mettre dans l’enfance ? Et chercher constamment des excuses là-dedans pour expliquer les échecs ?  Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi prendre des chemins hallucinants ? Pourquoi se faire encore plus de mal ? Le travail pour aller mieux se fait certes sur soi je ne dis pas l’inverse, mais ne croyez-vous pas que c’est plus votre attachement « aux choses » qui est à soigner ? Et pas la chose elle-même ? Bon après ce n’est que mon opinion, et je ne suis pas experte en psychologie, mais voilà j’ai ma philosophie et je ne permets pas qu’on pense, parle… à ma place, ce que l'auteur fait un peu là dedans avec son ton péremptoire.

Alors après, tout n’est pas à jeter dans ce bouquin, quand elle parle du comportement servile de la femme (ce qui ne lui rend pas honneur), des chansons franchement malsaines, des fausses images de l’amour véhiculées par les livres, les films… et des différentes formes que la vie de couple ou l’amour peut prendre, le livre est intéressant à lire et pourrait faire réfléchir plus d’une personne, mais pour cela accrochez-vous car tout ce flot d’information sur la société est noyé dans des méandres psychologiques. Valable ou pas, perso je me suis retrouvée nulle part, même si je suis une célibataire endurcie. Et maintenant que j'y pense, je sais même pas si l'auteur parle de la chimie des sentiments amoureux, vu que je n'ai pas fini ce livre. De ce que j'ai vu non, mais si elle n'en parle vraiment pas on peut quand même dire qu'il y a un très gros manque.

En résumé si le sujet vous intéresse je conseille ce livre, mais je conseille aussi de ne pas tout prendre non plus, après personnellement je n'irai jamais offrir ce livre à qui que ce soit parce que voilà moi il ne m'a pas convaincu.

Posté par Florell à 09:05 - Documentaire / Essai - Permalien [#]
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14 avril 2014

Petite pensée du jour

 

 

Moi je dis, que quand on condamne une idée émise sans chercher à débattre, c'est qu'on n'a aucun contre-argument valable.

 

Petite pensée du jour.

Posté par Florell à 21:54 - Proverbes, belles phrases - Permalien [#]

11 avril 2014

"Un vent de cendres" de Sandrine Collette

"Un vent de cendres" de Sandrine Collette

un vent de cendres Colette

Résumé :

Des années plus tôt, un accident l'a défiguré. Depuis, il vit reclus dans sa grande maison. Jusqu'au jour où surgit Camille...

Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d'un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus.
Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n'en démord pas. L'étrange fascination d'Octave pour Camille, pour ses cheveux d'un blond presque blanc, le met mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure.
Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n'est plus là. Personne ne semble s'en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix.
Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce domaine, ou le piège est-il déjà refermé?

Mon avis :

Je n’ai pas été aussi emballée que je l’aurais voulu avec ce livre, le résumé est très intéressant, mais hélas l’écriture et l’action ce n’est pas ça. Pas ça du tout.
Du départ c’est fade, minimaliste, et en plus le paysage, les personnages ne sont pas terribles, tout comme la situation qui est juste invraisemblable. Personnellement si quelqu’un de bizarre me regarde avec insistance, je peux vous assurer que je ne reste pas à proximité, et si je reste, la première des choses que je fais c’est de m’en méfier. Ce que la fille ne fait absolument pas ! Elle le cherche même. Et croyez-moi qu’elle va le trouver...

Ensuite l'autre problème de ce bouquin, c'est que bien que ce livre soit un thriller, quand on le lit, on a juste l’impression de vivre une journée normale chez un vignoble normal du sud de la France. Ce qui ne colle pas du tout avec le genre. Alors bien sûr ça met du réalisme dans la trame, mais hélas faut bien dire que ce n’est pas très bouge-bouge, ce qui fait qu’immanquablement on s’ennuie assez vite.
Et le pire là-dedans, c’est que vous avez l’impression de vivre une journée normale même quand le frangin disparaît, car personne à part la frangine ne s’inquiète. Bon ça se comprend très bien, et d’ailleurs réalisme oblige, les gendarmes du livre n’en n’ont quasiment rien à foutre et se réfugient derrière le protocole qui vaut dans ces cas-là. Mais, quand on voit qu’après la fille prend connaissance des trucs étranges, des mensonges…, et qu’on voit qu’elle reste assez passive, je ne sais pas vous mais moi ça me WTF un peu.

A cela s’ajoute que niveau surprise, on n’est pas surpris. Du départ on sait que l’endroit est malsain, que ce sont les deux frangins qui ne sont pas saints, ce qui fait que quoi qu’il arrive rien ne nous surprend vraiment, si ce n’est la fin. Alors là par contre +1. Je dois avouer que la fin est étonnante. Disons qu’elle change de ce qui se fait habituellement, mais dommage que le livre traîne tant pour y arriver. Et dommage de devoir supporter des personnages qui soient si faux ou justes stupides. C’est au choix ! (Mon cadeau pour pâques.)

En résumé vous l’aurez compris ce n’est pas un livre qui m’a plu, mais comme il a aussi plu, le mieux pour vous c'est d'essayer. Je remercie quand même les éditions Denoël, même si je suis vraiment gênée de devoir leur transmettre mon avis si peu favorable.

Posté par Florell à 11:05 - Livre policier, thriller - Permalien [#]
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10 avril 2014

Mes derniers achats livresque !

 

Parce que j'ai la flemme de finir mes avis, je vous mets pour vous faire patienter, une petite photo de mes derniers achats !

 

Voiciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

 P10-04-14_11

 

Le lecteur de cadavre d'Antonio Garrido

La vérité sur la tragédie des Romanov de Marc Ferro (Alors je sais qu'il y en a plein et qu'il existe des tas de rumeur sur leur mort, mais comment dire ? Faut bien commencer quelque part.)

Les contes des sages du Japon de Pascal Fauliot

Une femme simple de Cédric Morgan

 

Et j'en ai deux autres en commande que je ne vous mets pas maintenant :P

 

 

Posté par Florell à 12:19 - Autour des livres - Permalien [#]
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06 avril 2014

"Charly 9" de Richard Guérineau adaptation en BD du roman du même nom de Jean Teulé.

"Charly 9" de Richard Guérineau adaptation en BD du roman du même nom de Jean Teulé.

 

charly 9

Résumé :

Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint-Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond.

Mon avis :

Je n’ai pas lu le livre de Teulé dont est adaptée cette BD, donc je ne pourrai pas vous dire si la BD est fidèle au livre, néanmoins pour ce que je connais du style de Teulé je dirais que oui, hélas… Hélas car les images un peu beaucoup osées, m’ont dégoûtée, et comme ce côté un peu cru je l’ai déjà lu dans le livre Le Montespan, j’en déduis donc que cette BD est fidèle au livre de l’auteur Charly 9. Mais passons, car malgré ces quelques passages, j’ai quand même passé un agréable moment visuel. Les dessins sont sympathiques, bien que parfois hallucinants comme la représentation de la Reine Margot en gothique ou le clin d’œil à Lucky Luke.

Mais le plus important dans cette lecture, reste l’histoire de cette BD, qui est bien sûr inspirée de celle du roi de France Charles IX, le roi de la Saint Barthélemy. Alors même si on connait d’avance les grandes lignes de l’histoire, la lire et la voir reste quand même terrible, puisque dedans ressort à merveille le sang, la folie, l’indifférence de la situation et des personnages.

De plus, un autre point agréable du scénario, c’est que l’auteur a fait ressorti dedans certaines « anecdotes » historiques, comme Le traité du Roussillon signé par Charles IX qui voit la naissance du 1er janvier qui devient date officielle du début d’année (qui était avant cela au 1er avril), la fausse monnaie (ce passage m’a trop fait penser à celui de Kaamelott avec la fausse monnaie de Venec), ou encore le muguet du 1er mai, etc, etc…

Niveau personnage maintenant, et même si celui du roi reste sympathique et le principal, je dois dire que celui de la reine mère Catherine de Médicis est sans doute celui qui marque le plus l’esprit. Elle est super inquiétante. Au point d’ailleurs que cette BD n’aidera sans doute pas à réhabiliter le personnage que les historiens tentent depuis des décennies de décharger de sa légende noire.

Bon il vrai aussi qu’elle a tenu un rôle trouble dans la Saint-Barthélemy, mais si on lit cette BD sans connaitre ce qu’elle a fait avant ça pour apaiser les tensions, ça l’a fait vraiment passer pour une véritable sorcière, surtout que le fait qu’elle montre dans cette BD une certaine indifférence envers Charly 9 n’améliore pas cette image. Mais bon personnellement je n’oublie pas que c’est une BD tirée d’un roman. Un roman certes à tendance historique, mais très réducteur néanmoins. En effet réduire Catherine de Médicis à la Saint-Barthélemy, en faisant fi du contexte et même du reste, c’est bête avouons-le. Pas que je cherche à décharger les personnages historiques, ni à réduire l'horreur de cette nuit, mais c'est un évènement à prendre dans son ensemble. Et puis est-ce qu'ils avaient pu prévoir que cela s'étendrait aux provinces ?

Mais bon comme l’auteur n’a pas fait ce livre sous l’appellation « historien », je dois dire que le fait qu’il prenne des libertés ou ne raconte pas tout, ne me gêne pas tant que ça non plus. Après tout si je veux lire un livre sur ces personnages ou l’histoire, je sais que je dois taper dans les documentaires et non dans les BD ou les romans, même si avec ces derniers on peut apprendre beaucoup comme c'est le cas ici.

 

En résumé c’est une BD agréable à lire et à regarder.

 

Lu dans le cadre de l'opération PriceMinister

 

 

 

Posté par Florell à 22:22 - BD / Manga - Permalien [#]
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02 avril 2014

"La vraie vie de Kevin" de Baptiste Rossi

"La vraie vie de Kevin" de Baptiste Rossi

la vraie vie de kevin

Résumé :

Vous êtes confortablement installé devant votre petit écran.
Les chaînes sont tristes, hélas ! et vous avez vu tous les programmes.
Rien ne vous impressionne plus.
Vous êtes blasé.
Vous pensez que le pire a été atteint depuis longtemps. Que toutes les ficelles – sexe, violence, émotion, amour, gloire et beauté – ont été définitivement usées.
Vous croyez qu’on ne saurait pousser plus loin la folie, l’absurdité, la cruauté de notre monde télévisuel.
Vous vous trompez.
Bienvenue dans La Vraie Vie de Kevin.

Qu’on le lise comme une satire, tour à tour burlesque et lyrique, des dérives de notre nouvelle société du spectacle, une comédie entre le Truman Show, Bret Easton Ellis et un Rabelais qui surferait sur Facebook, ou le portrait critique et clinique d’une génération perdue, ce livre est, d’abord et avant tout, une flamboyante déclaration d’amour à la littérature, qui annonce tambour battant l’avènement d’un jeune écrivain surdoué.

Mon avis:

La chose qui a fait que j’ai voulu lire ce livre est le résumé. Ne supportant pas le monde télévisuel pour la médiocrité de ses programmes, (enfin une grande partie de ses programmes), et n’ayant pas non plus la télé pour la seule et unique raison que j'en ai une très mauvaise opinion, je me faisais un bonheur de lire ce livre qui s'amusait entre autre à descendre cet outil pour bien montrer la décadence de la jeunesse et plus généralement de ce monde. 

Cela dit, malgré la bonne idée de ce jeune auteur, je n’ai pas tant adhéré que ça à ce livre, et pour deux raisons.

Premièrement l’écriture m’a un peu rebutée, et surtout ces passages qu’on retrouve un peu partout et qui ressemblent beaucoup à des listes de chose absurde, où ça parle de mail, Facebook, etc, etc… Certes ils ont une utilité, Baptiste Rossi veut bien montrer la médiocrité de ce monde, et surtout de cette jeunesse à moitié abrutie qui n’a pas grand-chose comme centres d’intérêt à part la télé, internet, les jeux vidéo et les copains, mais quand même ça fait vraiment un peu long à lire, en plus de casser le rythme de la lecture.

Ensuite deuxième point qui m’a dérangé, c’est que ce livre pousse un peu loin la satire. Ca en devient même une caricature, mais une caricature à laquelle on ne croit plus. En effet même si je n’ai jamais regardé ces émissions de téléréalité, je reste quasiment certaine que ça n’ira pas jusqu’à « On a échangé nos cancers », ou « La mère de Kevin va-t-elle mourir de son cancer » dans l’émission La vraie vie de Kevin, que l'auteur nous montre. Et vous voyez pour ma part c’est vraiment là le truc qui pèche, l’auteur va beaucoup trop loin pour appuyer sa pensée. Pourtant je la partage entièrement, mais là il est partie exactement dans le même délire que cette télé qu’il critique. Mais  sûrement qu’il faut plus retenir le message que regarder la manière dont il s’y prend, mais je n'y suis pas entièrement arrivée...

En résumé, ce n’est pas une lecture que j’ai apprécié, d’autres l’ont par contre beaucoup aimé, mais pourtant malgré tout je la conseille pour le message qu’elle porte, car même si pour moi l’auteur s’y prend mal, il vise quand même juste et ça je ne peux vraiment pas lui enlever. Après comme je n'ai pas la télé, il se peut aussi que je ne saisis pas toute l'ampleur du dégât de cette société de divertissement, c'est possible.

Je remercie en passant les éditions Grasset.

Posté par Florell à 21:40 - Contemporain - Permalien [#]
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31 mars 2014

Bilan mois mars

Bonjour à tous !

 

C’est l’heure du bilan. Est-ce que je me suis rattrapée sur les achats ? Est-ce que j’ai lu plus qu’en février ? Hum hum. Suspense………………………………………………………………………………………………… Pas suspennnnnnnnnse...

Alors qu’est-ce que j’ai lu ? 30 secondes je cherche je ne m’en souviens plus ^^

Alors…

Alors…

Alors… (Sachez que le fait d’écrire "alors" m’empêche de chercher, donc du coup je propose un break pour que je cherche.)

nunujaune

Donc j’ai lu :

Le horla et autres nouvelles fantastiques de Maupassant

La vraie vie de Kevin de Baptiste Rossi

Le maître bonzaï d’Antoine Bueno

La reine au moyen-âge de Murielle Gaude-Ferragu

Les lutins urbains tome 1 de Renaud Marhic

J’ai fini le premier tome des Misérables de victor Hugo (bon d’accord j’ai sauté des longueurs)

Le banquet de Platon (collection GF) (que je n’ai pas fini soit parce que ce n’était pas la bonne période (chatte malade), ou soit parce que je n’ai pas du tout accroché, je ne sais pas exactement.)

La fin du monde a du retard de JM Erre

L’étranger de Camus

Ce qui fait 9 livres !!!

 

Après j’ai acheté rien du tout !

Non c’est pas vrai en plus.

Alors j’ai acheté ceci et cela, et ce truc, plus le machin.

nuage jaune concon

Ben ça donne ça :

1-      L’étranger de Camus

2-      Le horla et autres nouvelles de Maupassant (mais je l’ai acheté en 2 versions différentes car les nouvelles en dehors du Horla n’étaient pas les mêmes sur ces bouquins.)

3-      Nouvelles histoires extraordinaires de Edgar Allan Poe

4-      Le prince de Machiavel

5-      Un truc sauvage de Julien Decoin

6-      Messe noire : une enquête du commissaire aux morts étranges de O. Barde Capucon

7-      Le samouraï de David Kirk

8-      Plein hiver d’Hélène Gaudy

9-      La BD Charly 9 adaptation du roman de Teulé (opération priceminister)

10-   Fleur de tonnerre de Jean Teulé

11-   Confiteor de Jaune Cabre

Ce qui fait quand même très beaucoup. Gloups.

Après j’ai eu quelques SP mais j’ai la flemme de les marquer donc voilà, mais La reine au moyen-âge, le maître bonzaï, la vraie vie de kevin en faisaient partis.

Par contre sur ce mois d’avril je ne sais pas si je vais arriver à tenir un rythme de lecture très « soutenu », car je passe mon DAEU fin avril début mai, et il faut vraiment que je révise pour l’avoir, car je veux vraiment vraiment faire une licence d’histoire après, sinon après je serai trop vieille (bientôt 29 quand même ^^).

Cela étant j’ai bien l’intention -en plus des révisions- de lire des livres, parce que voilà j’ai un tas de livre que je veux lire et si je ne lis pas je vais être malheureuse, donc voilà il y aura des lectures mêmes si il y en a pas beaucoup.

Voilà pour les dernières nouvelles !

Bon mois d'avril à tous !

Posté par Florell à 06:15 - Bilan - Permalien [#]
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29 mars 2014

"Le horla et autres nouvelles fantastiques" de Guy de Maupassant

"Le horla et autres nouvelles fantastiques" de Guy de Maupassant

le horla et autres nouvelles

Résumé :

Invisible, indéfinissable, malfaisante, la "chose" rôde déjà autour de lui. L'homme est pris de fièvres, d'insomnies, de cauchemars. L'eau de sa carafe disparaît, la tige d'une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d'elles-mêmes. Perd-il la raison ? A l'angoisse succèdent la peur et bientôt l'épouvante. Une lutte démoniaque se prépare entre l'homme et cette image maléfique de lui-même qui le dévore peu à peu et s'empare de lui. Qui est cet autre qui maintenant crie son nom, "le Horla" ? "C'est lui qui me hante ! Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai !"

Mon avis express :

J'ai lu une fois le Horla il y a plus de 10 ans, et je n'avais pas beaucoup aimé, peut-être que j'étais trop jeune ? Ben non à cette relecture je n'ai pas plus aimé. Et pas que le Horla même le reste ne m'a pas botté, Maupassant a écrit tellement mieux ! Une vie, Boule de Suif et Pierre et Jean sont tellement géniaux à côté, qu'inévitablement avec le Horla j'ai été déçue, bien que je n'ignore pas que ce revirement de style peut s'expliquer par les problèmes de santé de l'auteur.

Mais quand même 3 étoiles (sur les sites de lecture) car ça n'est pas inintéressant. Je vais par contre relire la première version du Horla, car ce livre comporte la deuxième, et peut-être que la première me plaira davantage, car d'elle aussi je n'en garde pas un grand souvenir plus de 10 ans après.

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28 mars 2014

"Le maïtre bonsaï" d'Antoine Buéno

"Le maïtre bonsaï" d'Antoine Buéno

 

antoine bueno le maitre bonzai

Résumé :

«Du plus loin que je me souvienne, il y a les bonsaïs. Au plus loin que je regarde, il y a les bonsaïs. Je n'ai ni passé ni avenir. En fait de souvenirs, je n'ai que quelques connaissances. Un jour, je suis arrivé sur ce territoire. Je le sais, je ne m'en souviens pas. C'était il y a longtemps.»

Un être hors de toute classification. Un étranger au monde. Curieux personnage que ce maître bonsaï vivant en suspension, comme ses arbres maintenus entre la vie et la mort. Un monde de solitude et de silence, un monde d'équilibre brusquement rompu par l'intrusion d'une jeune femme dans sa boutique. Bousculé par cette rencontre, il essaie de lui transmettre son art. Mais l'apprentie résiste, elle ne pousse pas droit. En même temps, à son contact, le maître bonsaï revoit son passé. La jeune femme glisse comme un bonsaï mal entretenu, et le maître bonsaï glisse vers ses origines.
Une histoire de contraintes et d'équilibre, de sagesse et de violence. Une histoire de Nature, et de nature humaine. Un roman étrange. Prophétique ?

Antoine Buéno est encore relativement jeune. Romancier et essayiste, chroniqueur télé et radio occasionnel, il enseigne l'utopie à Sciences Po. Il a fondé le Prix du Style en 2005. Le Maître bonsaï est son cinquième roman.

Mon avis :

Ce livre est complètement dingue ! J’avoue que j’ai eu du mal à rentrer dedans, trouvant le début un peu long, mais passé quelques dizaines de pages, j’ai trouvé que ce livre commençait à avoir de l’intérêt tout en devenant inquiétant. En effet que ça soit Bonzi ou la jeune fille, faut dire que niveau personnage ça vogue dans l’étrange. Entre questionnements, convictions, incompréhensions et découvertes (et quelles découvertes !) je vous assure que je suis tombée dans du jamais vu.

Bien sûr si on lit le résumé on ne voit rien d’extraordinaire en dehors de l’extrait d’une légende, et il est vrai de par ses bonzaïs que l’auteur à jouer la carte du naturelle et de l’équilibre, et de par ses personnages les cartes de la folie et de l’incompréhension, ce qui à première vue ne ressemble pas à un bouleversement. Pourtant dans ces pages l’histoire prend une dimension tellement hallucinante, que j’avoue rester encore étonnée par la finalité du roman, au point que je ne sais d’ailleurs toujours pas si c’est l’histoire du gars ou de la fille qui me marque le plus. Car celle du premier m’a donnée à la fin envie de vomir tellement elle est horrible, et celle de la seconde m’a littéralement époustouflée vu qu’elle se trouve hors du commun des mortels.

Non franchement là, alors que ça fait bien plus d’une semaine que j’ai fini ce livre, j’ai réellement un sentiment d’incompréhension qui me saisit à l’égard de ce livre que je n’arrive toujours pas à déchiffrer

Mais au-delà de l’histoire qui parle de mort et de renaissance, les personnages sont sans doute ce qui a de plus marquant dans ce roman. En effet, on a du mal à croire qu’un certain rapprochement va se faire entre ces deux-là, puisqu’à première vue tous les opposes. Et si on voit que quelque chose ne va pas et qu’on peut ressentir un certain agacement contre l’inertie de l’un et la détresse de l’autre, ils n’en restent pas moins des personnages agréables à découvrir et à suivre. J’ai d’ailleurs un faible pour la jeune fille, sa préoccupation sur la sauvegarde de la planète, m’a énormément plu, et je vous avouerai que parfois j’avais l’impression de m’entendre penser, comme dans cet extrait : « Avant faire des enfants c’est synonyme de vie ! Maintenant c’est synonyme de mort ! C’est ça que les gens ne comprennent pas ! Parce qu’ils sont pas informés ! Alors ils gardent leurs réflexes d’avant. Qui vont tous nous tuer. Parce qu’on grouille comme des cafards et que la terre n’en peut plus. Parce qu’une espèce ne peut pas proliférer comme ça. Un écosystème est un équilibre. Et si on n’arrête pas de se reproduire le rééquilibrage va être violent ! Quand je vois une femme enceinte, j’ai la haine ! Parce que c’est un monstre d’égoïsme, de conformisme et d’ignorance ! Pour son petit bien-être personnel, pour faire comme tout le monde elle participe à la fuite en avant ! Sans se poser de question, après moi le déluge, connasses ! Et même vos enfants, vous y pensez, connasse ?! Au monde dans lequel vous allez les jeter ?! Non pas du tout !... » Bref. C’est un personnage qui m’a énormément plu, mais « Bonzi » a aussi un côté agréable, le fait qu’il soit lointain de tout et ne semble pas en être très gêné n’est pas mal non plus.

Enfin pour résumer, c’est un roman que j’ai beaucoup apprécié malgré le début un peu difficile. A lire pour la découverte et les personnages.

Je remercie en passant les éditions Albin Michel.

Posté par Florell à 16:39 - Contemporain - Permalien [#]
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19 mars 2014

"La reine au moyen âge : le pouvoir au féminin XIV-XV siècle" de Murielle Gaude-Ferragu

"La reine au moyen âge : le pouvoir au féminin XIV-XV siècle" de Murielle Gaude-Ferragu

la reine au moyen âge livre

Résumé :

À la différence de son encombrante rivale, Agnès Sorel, l’épouse de Charles VII, Marie d’Anjou, « reine sans gloire », reste dans l’ombre de l’Histoire. Elle n’est pas la seule. La plupart des souveraines des XIVe et XVe siècles – Jeanne d’Évreux, Jeanne de Bourbon ou Charlotte de Savoie – sont tombées dans l’oubli. Seules deux reines de cette période se détachent : Isabeau de Bavière et Anne de Bretagne, ancrées dans la mémoire de la « nation France », l’une par le rôle politique qu’elle joua, l’autre par son statut mythifié de dernière duchesse de Bretagne, qui, jusqu’au bout, se serait battue pour maintenir l’indépendance de sa principauté.

Or bien avant Catherine ou Marie de Médicis, ces femmes ont joué un rôle essentiel pour la Couronne, non seulement parce qu’elles portaient les destinées de la dynastie, mais encore parce qu’elles incarnaient, auprès de leurs époux, la majesté royale.

 Murielle Gaude-Ferragu redonne ici une mémoire à ces reines oubliées et s’interroge sur la véritable nature de leur pouvoir et sur leurs fonctions au sein de la cour et du royaume de France.

Mon avis :

Dans ces pages l’auteure va aborder tous les pans du pouvoir de la reine et même plus en parlant des légendes noires par exemple, pourtant là je me rends compte qu’il ne va pas être aisé de vous parler de ce bouquin car c’est une mine d’information ! Alors même si pour ma part tout n’a pas été une découverte, j’ai quand même appris beaucoup de choses intéressantes sur le pouvoir féminin au moyen-âge, et ce pour mon plus grand bonheur.

Pour en revenir au sujet du livre, ce qui est avant tout agréable dans cet ouvrage c’est que l’auteure a réellement fait un travail d’historienne, elle ne s’est pas seulement contentée de raconter des anecdotes ou des histoires de couche et de maitresse comme beaucoup le font en ramenant la fille à une intrigante, une diablesse… qui a soif de pouvoir. Non. Murielle Gaude-Ferragu va vraiment replacer la reine dans son rôle de l’époque, qui variera quand même selon les règnes, je précise.

Alors certes et malgré tout, les femmes de l’époque et même la reine n’étaient pas épargnées par l’image que l’église et Aristote en donnaient, et ce qu’on attendait surtout d’une reine s’était d’être vertueuse, douce, charitable, protectrice… (l’image de la sainte Vierge), en plus d’être un ventre. Mais pourtant malgré ce rôle très réducteur et malgré la Loi salique, l'auteure va nous montrer que la reine a malgré tout été inclue au pouvoir royal exercé par le roi. Cela commençait d’ailleurs par le mariage qui était jeu d’alliance, de richesse, et de territoire, pour ensuite continuer sur un réel droit politique, notamment en cas de croisade, de maladie, de guerre, ou de régence par exemple, où là elle possédait souvent les mêmes droits que le roi. Dans les autres cas, elle avait quand même le droit de grâce, le droit de calmer le jeu entre pays en guerre ou encore le devoir de protection envers l'église et son peuple, ce qui montre quand même qu'elle tenait un rôle et n'était donc pas que bigoterie et broderie.

D'autres points qui montrent l’importance de la reine vont être ici développés, comme le sacre, les obsèques, ou encore l’arrivée dans les grandes villes. Mais mieux que ça et que la question du pouvoir, l’auteure va aussi développer dans ce livre ce qui fait la journée de la reine ; ses actions charitables, ses mécènes, ses rapports avec les enfants royaux, ses dépenses, la manière dont se déroulent les deuils, etc, etc… Ceci dans le but de nous faire réellement découvrir les reines dans leur totalité, et leur place dans la société.

Néanmoins malgré cela, on ne pourra pas s'empêcher de remarquer qu'à la différence des reines antérieures ou postérieures, celles-ci paraissent fades. En effet, si on les compare à Brunehaut (qui était une femme coriace, je ne me suis toujours pas remise de la lecture de sa bio.), Catherine de Médicis en tant que régente, ou même à des souveraines étrangères, faut bien avouer que ces reines du moyen âge tardif ne sont pas aussi éclatantes que ces dernières, mais cependant, même fades elles n'étaient pas inutiles, et l'auteure s'engage à le démontrer.

Pour résumer, je vous conseille vivement de lire ce livre qui se lit très facilement et qui est très instructif car je vous assure qu'il en vaut la peine, de plus comme ce n'est pas un sujet très répandu il y a fort à parier que vous allez apprendre plein de chose.

Je remercie en passant les éditions Tallandier pour leur gentillesse.



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