Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

12 septembre 2019

"Civilizations" de Laurent Binet

Civilizations de Laurent Binet

Source: Externe

Résumé :

Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud.
1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.
1531 : les Incas envahissent l’Europe.

À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ?
Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire.

Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ?
L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques.
Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés.

De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.

Mon avis

Honnêtement, je suis certaine qu’ils leur auraient fallu bien plus que le fer, les anticorps et le cheval pour résister aux conquistadors. Toutefois pour l’idée qu’il y avait derrière cette réécriture de l’histoire ce livre me tentait. Hélas, trois fois hélas, j’ai vite déchanté et pour plusieurs raisons.

Premièrement à cause de l’écriture : ce n’est pas raconté de manière très vive et attractive. J’ai eu l’impression que l’auteur racontait son imagination, par l’étalement de scène sans chercher à avoir une écriture qui en vaille la peine. Une écriture avec un souffle autre descriptif.

Deuxièmement, quand j’ai vu écrit : « la reine se souvint d’un marin génois qui souhaitait prouver la rotondité de la terre […] » ou encore « […] ce qui la forçait, disait-elle en riant, à admettre la rotondité de la terre », j’ai pris peur. Ce cliché de l’époque médiévale - et là on est même à la Renaissance - me gonfle au plus haut point. Depuis l’antiquité on se réfère au globe ou à la sphère pour parler de la Terre.

Et troisièmement, je n’ai pas apprécié ce livre car je ne le trouve pas - même pour une uchronie - crédible. Il y a beaucoup trop de facilité. Déjà au niveau du voyage des Incas. Ils ont vraiment le cul bordé de nouille pour arriver si vite à manier le bateau ; à si bien voyager ; à si bien approcher les plages ; à si bien lire les cartes, que ça en est incroyable.
Idem pour la prise de pouvoir. Pour commencer, je vois mal une déchristianisation si rapide de l’Europe alors que la religion est chevillée au corps et à l'âme. Ensuite, je vois mal l’acceptation d’une nouvelle religion, surtout quand à côté un bon nombre de personnes se tapent sur la tronche à propos de religions ressemblantes et multiséculaires pour eux. Ca fait désordre. Et enfin, je dois dire que j'ai trouvé la prise de pouvoir trop facile. Outre le fait qu'on n'a pas de prophétie pour favoriser l'invasion en Europe, j'avoue que je n'ai pas compris cette pusillanimité des espagnols envers Atahualpa. Certes, ce dernier tient le roi espagnol en otage, mais justement comme c'est sa seule planche de salut on peut subodorer qu'il ne lui fera rien. Je pense donc que les espagnols étaient clairement en position de force pour agir, surtout que même en cas de pépin il existe toujours d'autres prétendants au trône. Donc qu'ils ne fassent pas dans le concret et n'imposent rien, pour moi c'était peu crédible, surtout qu'ils ont la force militaire, l'assise politique et administrative. L'Espagne ne fonctionne pas comme l'Amérique en 1492.

Bien sûr l’intérêt du livre est ailleurs. Il sert à prendre de la hauteur, à voir que toutes les religions sont ridicules et montre que le pouvoir est partout le même, mais c'est un fait, c'était mal amené. Et ceci malgré un début prometteur et plausible avec
le voyage des vikings, ainsi que la sérieuse déconvenue de Christophe Colomb. 

En résumé, le début était prometteur, mais l’écriture sans étincelle et le manque de crédibilité m’ont vaincue par K.O.

Editions Grasset.

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04 septembre 2019

"Le guérisseur des Lumières" de Frédéric Gros

Le guérisseur des Lumières de Frédéric Gros

Source: Externe

Résumé :

Franz-Anton Mesmer publie son Mémoire sur la découverte du magnétisme animal en 1779. Il y révèle l’existence d’un fluide universel aux pouvoirs thérapeutiques. Par simples effleurements de la main, ce fluide pourrait guérir et rétablir l’harmonie du corps et de la nature. Rejetée par la médecine officielle, portée par quelques guérisons « spectaculaires », cette théorie vaut à Mesmer une foudroyante popularité. La fièvre mesmérienne enflamme les imaginations, dans la France prérévolutionnaire des Lumières où son harmonie universelle fait écho aux aspirations à l’égalité et à la fraternité.

C’est au cœur de cette histoire fascinante, celle d’un homme en qui s’incarne toute l’effervescence d’une époque, que Frédéric Gros, puisant sa matière romanesque au cœur de l’événement historique, nous entraîne.

Mon avis :

A travers ce livre Frédéric Gros, nous propose de découvrir la vie de Franz-Anton Mesmer, magnétiseur du 18ème siècle qui défendit toute sa vie les fluides émis par les hommes, la nature, l’univers et qui peuvent guérir les êtres de leur mal si on sait bien les utiliser. Magnétiseur qui aurait quelques guérisons à son actif, Franz-Anton Mesmer peut apparaître pour notre époque comme un homme farfelu, ce qui était déjà le cas à son époque quand Lavoisier ou Franklin le descendaient en flèche, pour autant le personnage mérite qu’on s’y attarde car il est un homme de l’Europe aux prises avec la Révolution mais aussi un homme de son époque où l’esprit se libère.

C’est donc à travers quelques lettres destinées à un ami, Monsieur Wolfart, que nous allons découvrir Mesmer. Ces lettres qui sont écrites à la fin de sa vie sont une manière pour l’auteur de faire une rétrospective sur l’existence de Mesmer depuis le commencement et de nous faire ainsi partager la découverte de son don, sa manière de travailler, ses réflexions et découvrir les liens qu’il a pu créer avec des personnages plus ou moins célèbres comme Mozart, Theresia Von Paradis, etc.
Au-delà de son carnet d’adresse (impressionnant quand même) et d’une biographie, on va aussi aborder la manière dont il a été accueilli par les hommes de son temps, et découvrir que si une partie de la population l’acceptait, une autre partie refusait d’admettre son don. Si l’époque se prêtait effectivement à toutes les découvertes pour améliorer le futur de l’homme, toutes n’étaient pas admises pour autant. En effet, la religion ayant trop abusé de son pouvoir mystérieux, le 18ème siècle arrivant ne veut plus de mystère impalpable et ceci malgré le don certain de ce personnage qu’est Mesmer.

En lisant ce livre, qui reste un roman pour rappel, on va aussi découvrir la personnalité d’un homme proche de la nature, voulant aider son prochain, mais aussi un homme sensible avec ses secrets et ses peurs, qui s’est vite fait dépasser par son rêve de renommée. Renommée que ses disciples ont aussi pas mal saccagés. Toutefois, si les disciples ont dévoyé les fluides, son idée d’ouvrir une école était tout aussi pourrie faut bien le dire, un don ne s’apprenant définitivement pas.

Comme je le disais Mesmer est de l’époque révolutionnaire, il goutera quelques mésaventures d’ailleurs, toutefois bien plus que nous décrire les déboires de Mesmer l’auteur va nous décrire par son personnage Paris et sa terreur, Paris et sa mémoire courte. Il va en outre, nous faire aborder ce Paris sensible que Mesmer dans le livre dit avoir ressenti via des énergies, lourdes, sombres. Je ne sais bien sûr pas si cela est vrai, mais pourquoi pas, l’idée de la Révolution sur un plan plus sensible est plaisante. Surtout que ce côté rattrape le côté froid de l’écriture de Frédéric Gros. On ne lit en effet pas ce livre pour l’écriture mais plus pour l’histoire.

En résumé, à travers ce roman on va découvrir la vie d’un homme, son don, son rêve de gloire, mais aussi sa chute. Petit bémol, ce n’était pas forcément une lecture très agréable sur le plan de l’écriture, mais pour l'histoire réelle en partie, c’est à tenter.

 

Editions Albin Michel.

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30 août 2019

"Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre" sous la dir. de Philippe Button et Marc Michel


Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre : ici.

Couverture du livre « Combattants de l'empire ; les troupes coloniales dans la Grande Guerre » de Philippe Buton et Marc Michel aux éditions Vendemiaire

Résumé :

Tirailleurs sénégalais, spahis algériens mais aussi troupes indochinoises : autant de soldats des colonies appelés sur les fronts européens de la Grande Guerre pour défendre l'empire. Bien que l'on ait beaucoup écrit sur le sujet, certains aspects restent encore inexplorés : la composition de ces troupes coloniales, et l'attitude du commandement à leur égards.
De la bataille oubliée de Dobro Polje aux graffitis du Chemin des dames en passant par les mutineries d'août 1917, cet ouvrage aborde la spécificité du cas français sans négliger les expériences des autres empires.
Cent ans après les événements, grâce à la somme de travaux inédits d'historiens émérites, il est possible de mettre en lumière cet épisode essentiel de la Grande Guerre, trop souvent traité de manière polémique.

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27 août 2019

"Les 150 pourquoi : la Terre" de Anne-Claire Lévêque & Stéphane Nicolet

Les 150 pourquoi : la Terre de Anne-Claire Lévêque & Stéphane Nicolet

150 pourquoi terre

Résumé :

Le monde qui nous entoure est d’une grande complexité !

Pourquoi Internet a-t-il été une révolution planétaire ?
Pourquoi parle-t-on d’un « Continent de plastique » ?
Pourquoi un être humain sur dix n’a-t-il pas accès à l’eau potable ?
Pourquoi les Japonais célèbrent-ils la déesse du Fuji-Yama ?

Mon avis :

Abordé par thématique comme son cousin sur les animaux, nous allons découvrir ici la Terre : sa faune, sa flore, sa population qu’elle soit humaine ou animal, sa structure.

Au fil des pages, avec force dessins, photos et cartes, les enfants et les adultes découvriront donc les coutumes, les constructions, la vie des animaux, les curiosités de la nature, les inventions, bref, toutes ces choses qui nous entourent à plus ou moins grandes échelles et qui nous interrogent ou pas.
Pourquoi dit-on que les continents « dérivent » ? Pourquoi le lac de Baïkal est-il surnommé la « perle de Sibérie » ? Pourquoi le drapeau du Vatican, le plus petit état du monde, a-t-il voyagé dans l’espace ? Voilà un échantillon de ce qu’on trouve dans ce livre très diversifié et qui aborde cette diversité sans rentrée dans la difficulté.

En plus de leur faire découvrir la complexité et diversité du monde, le petit plus du livre c’est qu’il cherche à éveiller chez les enfants – hélas se sont souvent les adultes à éduquer en premier – la conscience éco-responsable en leur parlant des problèmes de pollution, du manque de ressources que l’on va connaître dans l’avenir. Un pas idéal selon moi car sans la Terre on ne peut pas vivre, et si les parents ou l'école font les autres pas vers cet éveil éco-responsable, je pense qu'on a tous à y gagner.

Bref ! Un excellent petit livre pour petit et grand, instructif et responsable. 

Editions Flamamrion jeunesse.

23 août 2019

"Le garçon et l'aigle" de Nathalie Beau

Le garçon et l'aigle de Nathalie Beau et illustré par Donatien Mary

Source: Externe

Résumé :

Ilir vit dans les montagnes d’Albanie et aime s'y promener. Un jour, il sauve un aiglon d’un serpent prêt à le mordre, et le prend avec lui, persuadé que ses parents seront fiers. Mais la mère de l’aiglon le supplie de libérer son petit. En échange, elle promet de rendre Ilir aussi fort qu’un aigle. Ilir accepte et grandit sous l’ombre de l’aiglon, toujours là pour veiller sur lui.

Mon avis :

Ce conte qui nous narre l'histoire d'Ilir jeune garçon ne manquant pas de courage et venant d'une famille paysanne et nombreuse, fera découvrir aux enfants un conte inspiré d'Albanie. Agrémenté de dessin stylisés et modernes, au fil des pages le petit lecteur verra ce petit bonhomme compatissant envers la maman aigle et son petit, devenir un puissant seigneur et guerrier ne manquant pas de courage pour protéger les siens.
Agréable à lire, on regrettera juste la rapidité du passage entre la promesse faite à l'aigle et la force du jeune homme qui se développe. Mais c'est un détail.

En résumé, pour les enfants qui apprennent à lire c'est un petit conte rapide et facile, et agréable à regarder. Pour ceux qui ne savent pas lire, visuellement et à entendre c'est agréable aussi.

Editions Flammarion jeunesse.

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21 août 2019

"L'aile des vierges" de Laurence Peyrin

L'aile des vierges de Laurence Peyrin

Source: Externe

Résumé :

Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l'allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le coeur lourd. Car aujourd'hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d'une féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s'installer dans une chambre de bonne.
Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n'est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu'elle n'est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d'un long chemin passionnel vers la liberté.

Mon avis :

J'ai plutôt bien apprécié la première partie en Angleterre, la partie américaine devient plus fastidieuse.
Cependant, ce n'est pas tant ça le problème qui fait que je ne lui attribue que un 2/5. Non. le problème, c'est l'héroïne qui est franchement agaçante. Elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle est obtuse, elle n'est jamais contente, ne se pose pas trop de questions non plus, et pense à tort qu'être féministe s'est foncer dans le lard de tout le monde !

Par ailleurs, je trouve cette personne trop actuelle pour être d'époque et crédible, en effet dans ce livre être féministe c'est (attention la liste est longue) : combattre pour LGBT, combattre pour les minorités, combattre contre le racisme, combattre contre la religion, combattre la faim dans le monde, et c'est être plus ouverte que les autres (forcément). C'est même se poser déjà pour l'époque, la question de féminisme égale classe privilégiée de blanche.

Enfin bref, l'héroïne se prend pour une Mère Teresa de toutes les causes, il ne lui manquait que le foulard islamique à défendre pour avoir le combo. Par ailleurs ce côté Mère Teresa qui ne pense qu'aux autres et pas à elle c'était peu crédible, à voir d'ailleurs si Mère Teresa ne pensait pas un peu à elle de temps en temps.
Bref ! Tout est excès dans ce livre. Dommage.

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12 août 2019

Livres que je recommande #1

 

"Je viens de découvrir une bibliothèque remplie des livres que j'ai toujours rêvés de lire.
Le plus étonnant c'est que c'est la mienne !"
Grégoire Lacroix

 

Dans ma vie j'ai lu beaucoup de livre, mais certains sortent du lot.
Dans cette nouvelle catégorie je vous propose de découvrir ceux que je recommande en priorité. Ils ne sont pas tous forcément des coups de coeur, mais néanmoins tous m'ont appris des choses ou fait passer un excellent moment.

 

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J'avais apprécié ce livre car ça parle de Monet, le peintre impressionniste que je préfère. Ce livre est un savant mélange de peinture et de biographie. Très agréable à l'oeil, on va découvrir en plus la vie de ce peintre qui vous rappellera L'oeuvre de Zola et ses techniques de peinture pour capter le temps.
Une biographie indispensable.

 

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11 août 2019

"La vérité sur la tragédie des Romanov" de Marc Ferro

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Marc Ferro : ici

La vérité sur la tragédie des Romanov

Résumé :

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans l’Oural, le tsar Nicolas II, sa femme et leurs enfants – Olga (22 ans), Tatiana (21 ans), Marie (19 ans), Anastasia (17 ans), et Alexis, le tsarévitch (13 ans) –, sont exécutés par les bolcheviks. Cette version oficielle, Marc Ferro n’y a jamais cru.

Documents à l’appui, avec la rigueur du grand historien, il remet en cause l’assassinat des Romanov. Des juges ou des témoins morts subitement ou exécutés, des documents tronqués, des pièces du dossier d’instruction subtilisées, des tests ADN controversés, le mettent sur la piste d’une hypothèse inavouable et sacrilège : les filles et la tsarine ont été sauvées grâce à un accord secret conclu entre les bolcheviks et les Allemands. Elles se sont tues pour ne pas ébruiter leur sauvetage. Seul le sort du tsarévitch, Alexis, reste inconnu, faute de sources

Dans un récit palpitant, Marc Ferro bat en brèche un véritable tabou de l’histoire et fait la lumière sur un des plus grands mystères du XXe siècle.

02 août 2019

"Notre-Dame de l'humanité" de Adrien Goetz

Sur Encre d'époque mon autre blog :

Mon avis sur le livre d'Adrien Goetz : ici.

adrien GOETZ

Résumé :

Le 15 avril 2019, sous les yeux de l’humanité tout entière, Notre-Dame brûlait. L’humanité tout entière, en effet : des Etats-Unis à la Chine, du Sénégal à la Russie, les réactions ont été immédiates dans le monde entier.
Comme le dit Adrien Goetz dans ce texte de savoir, de passion et d’alerte, on s’est rendu compte à cette dramatique occasion que Notre-Dame de Paris était bel et bien Notre-Dame-de l’humanité.
Par-delà les nations, par-delà les religions même, puisqu’aussi bien les dignitaires de tous les cultes ont fait part de leur émotion, c’est l’art qui unit les hommes. Telle est la leçon de ce stupéfiant événement. Du XIIe au XIXe siècle, les plus grands artisans, les plus grands artistes français, de l’auteur anonyme de la grande rose à Viollet-le-Duc, créateur de la flèche qui s’est effondrée sous nos yeux, c’est la question de la préservation de l’art qui se pose, de Notre-Dame, des églises, du patrimoine commun de l’humanité que sont les œuvres d’art.

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25 juillet 2019

"Le Colisée : l'histoire et le mythe" de Keith Hopkins et Mary Beard

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Le Colisée : l'histoire et le mythe ici.

Le Colisée l'histoire et le mythe

Résumé :

Dans un récit aussi vivant qu’original, Keith Hopkins et Mary Beard invitent le lecteur à un périple, fait de légendes et d’histoires, au cœur du plus mythique des monuments : le Colisée de Rome. Construit entre 71 et 80 après J.-C. par l’empereur Vespasien, le Colisée suscite fantasmes et inexactitudes. À quoi servait-il ? Comment se déroulaient les jeux ? Quelle était la vie d’un gladiateur ? Qu’en pensaient les Romains ? Des chrétiens ont-ils vraiment été jetés aux lions ? Comment le monument a-t-il survécu à travers les âges ? À partir des meilleures sources et des recherches archéologiques les plus récentes, les auteurs – spécialistes reconnus de l’Antiquité – démêlent le vrai du faux pour nous raconter la fabuleuse histoire du plus grand symbole de l’Empire romain. Des invasions barbares jusqu’à aujourd’hui, ils décrivent aussi l’étonnante seconde vie de ce monument qui fut, tour à tour, un fort, une église, un jardin botanique et une fabrique de colle… Plein d’anecdotes et d’illustrations, ce livre, érudit et divertissant, est la meilleure biographie du Colisée.

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