Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

16 décembre 2014

Bilan novembre 2014

 

Bonjour à tous !

Avec un peu de retard juste 15 jours voici le bilan livresque de novembre 2014.

Mois plutôt sympathique niveau lecture et un mois où je n'ai pas fait un seul achat ! Cela dit j'ai deux livres en attentes à la librairie, exactement un livre et une BD...Bon OK, j'ai eu quelques SP aussi, mais ça, ça ne compte pas en achat :P

Alors pour toi public, voici le bilan novembre 2014 :

1- Prières pour celle qui furent volées de Jennifer Clement

2- La main de la nuit de Susan Hill

3- Nouvelles d'ado de collectif

4- François 1er... de Max Gallo

5- Les malchanceux de l'histoire de France de Jean-Joseph Julaud

6- Le langage secret des lieux sacrés de Jon Cannon

7- L'enfant qui était monté au sommet d'un arbre de Mimei Ogawa (Livre pour enfant)

8- Les cygnes sauvages de Charlotte Gastaut (Album pour enfant)

9- Le rideau de fer d'Anne Applebaum

10- Le langage secret des églises et des cathédrales de Richard Stemp

11- La chute de l'empire romain de Max Gallo

12- Immigration - Intégration : le langage de la vérité de Malika Sorel

 

Comme je le disais un excellent mois de lecture, et en plus varié en genre. Un mois comme j'aime. Pour info et avant de finir, je précise que tous ces livres sont chroniqués sur le blog, pour les trois derniers cités ça ne devrait pas trop tarder. Si j'arrive à m'y mettre...^^

nuage jaune concon

 

- Ben viens le faire si tu en as envie, crétine.

 

En attendant bon mois de décembre à tous, et bonne lecture.

Biz biz à tous !

 

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14 décembre 2014

"Lettres mortes" de Robert Allison

"Lettres mortes" de Robert Allison

lettres mortes roman

Résumé :

1942, au beau milieu du désert libyen. Un jeune soldat anglais reprend connaissance, sa moto totalement détruite à quelques mètres de lui. Il a sauté sur une mine et est grièvement blessé. Une musette pleine de lettres gît à ses côtés. Il ne se souvient de rien, ni de qui il est, ni pourquoi il se retrouve dans cet endroit. À la surprise de tous, il se remet peu à peu de ses blessures et occupe sa convalescence à lire les missives. L'une d'entre elles le touche particulièrement : celle qu'un lieutenant, Tuck, a écrite à la femme aimée. Le jour où une tribu de Bédouins attaque le campement, le jeune amnésique saisit l'occasion de changer d'identité et d'endosser celle de Tuck. Il va s'inventer une vie rêvée. Lettres mortes est un voyage hypnotique qui nous parle de la solitude des soldats, de leur courage et, parfois, de leur lâcheté. Robert Allison nous emmène dans les dunes fascinantes et dangereuses du Sahara, qui offrent un décor magistral, à la hauteur de la noirceur du coeur de la guerre.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée sur ce que je vais dire, mais… je n’ai pas aimé ce livre. Je l’ai même arrêté 100 pages avant la fin, tellement il ne m’a pas touchée et tellement il était loin de mes attentes.

Quand j’ai lu le synopsis et malgré le décor dénudé et une ambiance difficile, je m’étais attendue à quelque chose de touchant, de sensible, de délicat… Pour moi l’histoire d’un homme qui a oublié sa vie et s’en choisit une autre de substitution, ne pouvait pas ressembler à autre chose qu’à ce tableau, et ben ici non. Rien de tout ça.

A la lecture de ce livre je n’ai rien vu de ce que j’attendais, et en plus je n’ai rien ressenti à part de l’énervement et de l’ennui.

L’énervement, car le héros comme les autres personnages du roman sont extrêmement horripilants et insupportables, du coup j’avoue que c’était mal parti pour que j’apprécie ce livre. Et ce même si je conçois très bien que l’égoïsme, la grossièreté… peuvent s’expliquer par le contexte et les diverses épreuves que traversent nos personnages. (Même si je pense qu’il ne faut pas trop exagérer non plus, comme le fait notre motocycliste au début quand il se retrouve seul dans le camp. Là son nombrilisme m’a donné envie de le tuer.)

Ensuite j’ai ressenti de l’ennui car le récit souffre de lenteur. En effet malgré le fait qu’il se passe des choses, ces pages manquent de vie. J’ai vraiment eu du mal à ne pas m’endormir dessus, tellement c'est mou.

Alors bien sûr au milieu de tout ça il y a quelques beaux passages, ce livre n'est pas dépourvu d'humanité, notamment quand notre héros dit ce qu'il sera dans une autre vie, mais ces passages étaient si peu nombreux qu'ils ne contrebalançaient pas assez pour faire oublier le reste. C'est comme-ci ils n'existaient pas finalement. Ce qui est dommage, car si ce côté avait été plus présent, sans être un coup de coeur ce livre m'aurait davantage plu.

En résumé vous l'aurez compris ce livre ne sera pas une lecture légendaire pour moi, mais si le côté masculin pur et dur ne vous fait pas peur, allez-y ! Après tout il n'est pas si éloigné de la réalité.

 

Editions Denoël

Lettres mortes de Robert Allison ; 297 pages.

Paru le 30/10/2014

Traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe

 

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07 décembre 2014

"Saving Joseph" de Laurent Clerc

"Saving Joseph" de Laurent Clerc

saving joseph

Résumé :

Être un homme aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ? Trouver sa niche et s'y terrer ?
La quarantaine, crâne dégarni et mal dans son couple (sans lien de cause à effet), le héros est un type sans histoire. Mais, le jour où il se retrouve dans une chapelle à l'approche de Noël, lui qui ne met plus les pieds à l'église, sa vie bascule. Alors que tout le monde est en adoration devant la Vierge Marie, le héros prend le parti de Joseph : père adoptif contre son gré, sommé de fermer les yeux sur cette grossesse suspecte et relégué au rang de figurant de la crèche, c'est lui le pigeon de l'histoire !
Tandis qu'il tente de reconquérir sa compagne par des moyens plus ou moins judicieux, le héros entame un dialogue fantasmé avec Joseph qui le mènera sur les chemins les plus vertueux... et les plus sulfureux. Avec humour et fantaisie, Laurent Clerc signe la chronique drôle et moderne d'un homme de tous les jours pris dans les contradictions de la société.

Laurent Clerc travaille en entreprise et mène une carrière plutôt intéressante dans le secteur audiovisuel, côté finances. Né dans la Nièvre, il vit à Paris et ne prévoit pas d'en partir. À quarante-quatre ans, ce père de trois enfants publie Saving Joseph, son premier roman.

Mon avis :

Dans l’ensemble je peux dire que j’ai apprécié ce livre, même s’il ne m’a pas fait rire aux éclats comme je m‘y attendais il m'a bien fait sourire, cependant comme le récit était parfois un peu lourd et caricatural aussi la lecture a été partiellement gâchée.

Comme l’indique le résumé Paul tente de reconquérir sa copine tout en palabrant avec Joseph le père adoptif de Jésus, jusqu’ici rien de trop anormal. C’est bien trouvé, c’est drôle, c’est vraiment plaisant à lire.

Mais c'est plaisant à lire, jusqu’à ce que notre héros touche une coquette somme d’argent offerte par ses parents. Alors si cela n’a rien d’inaccoutumé, à partir de là cependant, j’ai commencé à changer d’avis sur ce livre car il perd en crédibilité. Bien sûr le fait qu’il y ait un dialogue entre Joseph et Paul n’a rien de crédible à la base, mais voilà même sans être crédible c’est rigolo malgré tout et pas si dérangeant finalement si on se met dans la peau d’un type désespéré. (Là en l’occurrence très désespéré… En tout cas assez pour s’inventer des dialogues.)

En fait, selon moi, ce qui fait que l’histoire perd en fiabilité, c’est qu’à partir de là, notre héros va faire des actions complètement capilotractées et caricaturales pour sauver son amour ou noyer son chagrin. Et hélas pour le livre ces passages-là ne m’ont pas plu ; car à ces moments précis du bouquin, j’ai vraiment eu l’impression de visionner un très mauvais film romantique hollywoodien (film que je déteste à la base déjà) où tout un répertoire de scène improbable est mis en place  pour sauver l’amour moribond du héros ou de l’héroïne. Ce qui a pour effet immédiat chez-moi, de rendre le rendu très niais et très vite insupportable.

Là vraiment par la démesure des actions ce n’était pas pour moi, et c’est dommage car sans ça, ce livre avait vraiment le potentiel pour me plaire, d’ailleurs pas mal de chose m’ont plu. Les dialogues entre Joseph et Paul bien sûr, mais aussi la relation entre la bonne sœur et ce dernier. Le caractère du personnage. Bref, tout n’est pas à jeter non plus, malgré la maladresse débutante de l'auteur.

En résumé, c’était une lecture pas entièrement désagréable, y’a des scènes, des actions, des paroles, vraiment sympas, mais hélas ces dernières ont été en partie gâchées par les clichés. Cela étant je ne regrette pas ma lecture, elle a eu du bon.

 

Edition Denoël

Saving Joseph de Laurent Clerc ; 180 pages.

Paru le 30/10/2014

Auteur français.

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02 décembre 2014

"Les malchanceux de l'histoire de France" de Jean-Joseph Julaud

"Les malchanceux de l'histoire de France" de Jean-Joseph Julaud

jean joseph julaud

Résumé :

Savez-vous ce qui est arrivé à Clotilde, la reine des Francs ? Ses petits-enfants... Non ! C'est terrible, on ne le croira pas !
Avez-vous appris la nouvelle ? Charles VI, le roi de France, est devenu fou ! Fou ? Oui, fou à lier !
Quelle fin pour Olympe de Gouges, la belle Olympe qui défendait la cause des femmes, jusqu'à l'horreur !
Et la jeune Cécile Renault, pourquoi ses 19 ans l'ont-ils conduite à l'échafaud ?

Que de destins de femmes et d'hommes frappés par la malchance dans l'histoire de France !

C'est Jacques Coeur, plus riche que cent rois, banni, abandonné sur l'île de Chios. C'est la pauvre reine Margot, calomniée, défigurée, avilie, jusqu'à aujourd'hui. C'est le duc d'Enghien, fauché dans les fossés de Vincennes, le jour du printemps...

En voulez-vous encore ? À travers les vingt récits historiques de ce livre, laissez-vous emporter vers les amonts de la mémoire où vous attendent de l'émotion, de l'étonnement, du révoltant, du cruel, du pittoresque, du pathétique, de l'amusant, du frisson... Tout cela dans le souple confort que procure une belle et bonne écriture !

Chanceux que vous êtes !

Mon avis :

L’auteur a pris quelques personnages célèbres de l’histoire et avec un court récit retrace (le plus fidèlement possible d’après le prologue) les mésaventures de ces malchanceux. Des mérovingiens jusqu’à la Vienne impériale, il a choisi un large panel de personnage qui promet beaucoup de changement, et ainsi de varier les récits. Mais finalement ce que j’ai avant tout apprécié dans ce livre se trouve d’avantage dans l’écriture que dans le choix des personnages.

En effet, dans mon cas, l’histoire de certains personnages choisi ne m’a pas toujours plu car je manquais déjà à la base de curiosité à leur égard ; par contre le fait que l’auteur ait aussi raconté ces histoires en y glissant des sentiments, en inventant un décor, était je trouve des plus agréables. Disons que c’était une manière originale de présenter ces petites vies en leur donnant une dimension humaine, d’ailleurs à ce niveau je trouve que « Piètre et pieux, Louis… » était très bien faite. C’est peut-être l’histoire que j’ai préférée.

Par contre je ne conseille pas ce livre si vous aimez lire que des livres très pointus sur l’histoire. Pas que c’est faux, mais voilà ça n’a rien à voir avec un livre très savant. Cela dit moi comme j’aime lire les deux genres, ça n’a pas été un problème.

En conclusion, si vous faites abstraction de la couverture (elle fait un peu saigner des yeux), et si l’histoire abordée même qu’en surface vous intéresse, ce livre a des chances de vous plaire, dans le cas contraire tant pis.

Merci aux éditions Cherche midi pour leur gentillesse.

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30 novembre 2014

"Les cygnes sauvages" d'après Andersen. Adapté par Kochka, dessins Charlotte Gastaut

"Les cygnes sauvages" d'après Andersen. Adapté par Kochka, dessins Charlotte Gastaut

les cygnes sauvages

Résumé :

Il était une fois, onze princes qui chérissaient leur petite soeur, Elisa. Un jour, devenu veuf, le roi se remaria avec une méchante reine. Celle-ci sépara les enfants, confiant Elisa à des paysans puis transformant les princes en cygnes sauvages. Lorsqu'elle découvrit le sort réservé à ses frères, Elisa n'eut plus qu'un souhait : les délivrer du maléfice.

Mon avis :

Magnifique album pour une fort jolie histoire. J’ai tout adoré dans ce livre, de l’histoire (que je ne connaissais pas) jusqu’aux illustrations très simples, qui sont en plus agrémentées d’une touche dorée qui met des étoiles dans les yeux, - faisant par la même occasion de ce livre un album unique et agréable à regarder.

Et sûrement que votre enfant plus tard s’en souviendra, déjà parce que comme je l’ai déjà dit c’est un livre joli à regarder, mais en plus parce que l’histoire ne manque pas d’aventure. La preuve.

Onze princes se retrouvent transformer en cygnes sauvages par leur méchante belle-mère, leur sœur éloignée à son tour, part à leur recherche et essaye grâce à une aide mystérieuse de les délivrer du sortilège qui les accable. D’éloignement en aventure, la tâche ne sera pas aisée, mais pas impossible pour autant.

Alors je ne connais pas l’originale, donc je ne sais pas si ce livre lui est fidèle, mais quoi qu’il en soit, ça reste fidèle à la composition des contes, et un enfant (comme un adulte) y trouvera son compte.

Merci aux éditions Flammarion (jeunesse) et Babelio.

 

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27 novembre 2014

"Le langage secret des lieux sacrés : Décrypter les églises, les temples, les mosquées et autres lieux de culte de par le monde"

"Le langage secret des lieux sacrés : Décrypter les églises, les temples, les mosquées et autres lieux de culte de par le monde" de Jon Cannon

le langage secret des lieux sacrés

Résumé :

Qu'est-ce qui différencie un temple hindou d'un temple bouddhique ? Pourquoi une église ressemble-t-elle à une synagogue ou à une mosquée La disposition et la forme des espaces ont-elles une signification ? Découvrez les symboles et le sens de l'architecture des plus magnifiques édifices sacrés du monde Le Langage secret des lieux sacrés interprète le sens des édifices religieux les plus célèbres à partir du contexte historique et de la manière dont leurs bâtisseurs les adaptèrent à leur foi. Ce magnifique livre de référence passe en revue les monuments associés aux grandes religions actuelles - judaïsme, christianisme, islam, bouddhisme, hindouisme - tout en abordant quelques grands sites de la préhistoire et de l'Antiquité, dont Avebury et l'Acropole. L'ouvrage est illustré par de superbes photographies en couleurs et des doubles pages originales détaillant le "décryptage" d'une oeuvre particulière.

Mon avis :

Ce livre n’est probablement pas exhaustif en la matière, mais il décente bien le sujet, puisque de l’antiquité avec ses premières constructions, jusqu’à l’époque moderne, il va retracer l’histoire de l’architecture des lieux saints. En choisissant néanmoins les courants de pensées et les religions les plus habituels et les plus importants, car ce sont eux qui ont marqué le plus l’histoire de l’humanité.

 

Toutefois il ne faut pas croire que même amputé des autres courants spirituels ce livre est médiocre, loin de là d’ailleurs, puisque malgré ce manque l’auteur va arriver à montrer diverses choses importantes dans ce domaine, comme les influences d’un courant spirituel à l’autre, par exemple l’art maya mélangé à l’art chrétien, l’art gréco-bouddhiste ; les bases communes de l’architecture, les diverses constructions de l’antiquité restant avec ses coupoles, ses mosaïques, ses frontons… les bases principales en architecture malgré quelques créations par la suite ; ainsi que l’importance des lieux dans la conception de ces bâtiments. En effet il faut savoir que les montagnes, les fleuves, les étoiles, les superstitions, n’étaient jamais étrangères à la construction d’un bâtiment sacré, c’était même la première chose qui comptait. Mais d’autres paramètres rentraient en compte, et l’auteur va les expliquer.

Pour n'en citer qu'un, il va par exemple démontrer l’importance de ces bâtiments dans l’histoire. Ce qu’ils représentaient, ou représentent encore aujourd’hui, mais aussi leur utilité. Certes ils sont là pour dieu, pour affirmer et pratiquer un culte ou une philosophie, mais pas que. En effet il faut savoir que ces constructions servaient aussi à unir les peuples sous une même bannière -pour instaurer une certaine stabilité politique -, mais aussi et très souvent à affirmer le pouvoir du dirigeant et montrer la divinité de sa personne et de son pouvoir, ce qui, à la lumière de ce livre, aide à comprendre pourquoi tant de construction et l’importance de ces dernières dans l’histoire.  

 

Ensuite, autre atout du livre, c'est qu'en plus de décrire l'architecture, l'évolution des constructions, c'est qu'il aide aussi à la compréhension des monuments sacrés et des images qui les composent. En effet l’auteur va resituer en parallèle au contexte temporel, le contexte sacré. Ce qui est certes un peu normal mais très bien en soi, car en replaçant ainsi les bases du culte en même temps que le contexte matériel, le lecteur athée ou non pratiquant va comprendre ce qu’il lit et voit. Ce qui de mon point de vu est très bien, car par cette dimension ce bouquin montre qu'il s'adresse à tout le monde. Les livres, les légendes, ayant fortement influencé les images mais aussi les constructions, il serait un peu bête de lire ce genre d'ouvrage sans quelques connaissances, faut bien le dire.  

 

Néanmoins j’ai trouvé un défaut à ce livre, malgré les magnifiques photos et les descriptions, je trouve qu’il manque de schéma pour expliquer les différentes formes que l’architecture a pris. Un dessin pour expliquer ce qu’est l’arc outrepassé apparu au 5ème siècle ou pour expliquer la présentation d’un lieu, aurait été la bienvenue pour le néophyte, car parfois le texte était un peu dur à suivre dans le monceau de description. Là, j'avoue que j'ai relu plusieurs fois certains passages afin de bien comprendre.

Mais malgré ça, et comme dans Le langage secret des églises et des cathédrales, j'ai passé un agréable moment de lecture. Ce livre a été très enrichissant et je conseille à tous les curieux d’histoire, d’art, d’architecture, de spiritualité.

Merci aux éditions Prisma.

 

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23 novembre 2014

"Rideau de fer : L'Europe de l'Est écrasée 1944-1956" d'Anne Applebaum

"Rideau de fer : L'Europe de l'Est écrasée 1944-1956" d'Anne Applebaum

rideau de fer anne

Résumé:

Il y a deux manières de renouveler l’Histoire : poser de nouvelles questions sur des sujets apparemment rebattus et trouver de nouveaux documents ou de nouveaux témoins.
Dans ce livre magistral, Anne Applebaum accomplit les deux.
S’interrogeant sur le « Haut Stalinisme » (1944-1956), soit les douze années de soviétisation de l’ancien Lebensraum nazi (en se concentrant essentiellement sur trois pays emblématiques : Allemagne, Hongrie et Pologne), l’auteur renverse complètement le point de vue : non plus l’Est vu par l’Ouest mais l’Est vu par l’Est. Les sources archivistiques et orales inédites – lectures dans au moins cinq langues, entretiens, voyages, témoignages personnels – enrichissent considérablement les réponses aux questions que l’observateur contemporain de l’Europe de l’Est se pose face aux échecs ou aux revers de la démocratisation des nouvelles nations émancipées du joug soviétique depuis 1989.
Rideau de fer prend exactement la suite chronologique de l’ouvrage de Timothy Snyder, Terres de sang, consacré au nazisme et au stalinisme de 1933 à 1945 : il raconte, comme cela n’avait jamais été fait, la manière dont ces « terres de sang » ont été soviétisées (réparations économiques, nettoyages ethniques systématiques que l’on associe rarement à cette période de l’Histoire, récupération partielle de l’appareil policier hérité du nazisme, etc.).
Ce grand livre a été unanimement salué comme un des chefs-d’œuvre de l’Histoire récente.

Mon avis :

Quel livre ! Quel travail magistral ! A la fin de cet avis vous allez vite vous rendre compte que je ne dirai rien de plus que la quatrième couverture. Il n’est en effet pas exagéré de dire qu’Anna Applebaum a fait un travail remarquable et un livre qui se lit comme un roman. Sur une base riche et variée, et d’un point de vu large et impartial, l’auteur qui a passé 6 ans sur ce livre, va faire découvrir aux lecteurs toute la dimension du régime communisme à l’est après 1945. Elle va pour se faire, aborder le sujet sous divers aspects : matériel, politique mais aussi psychologique, et va ainsi de page en page dresser un portrait au plus proche de la réalité. Et pour que cela soit plus complet elle ne va pas hésiter à remonter aux années 20, 30 pour bien situer la pensée soviétique et ses vues sur l’Europe.

 

Pour en revenir à 1945, nous savons généralement que le communisme s’est imposé de force dans les pays libérés du joug allemand par l’armée rouge, mais ce qu’on ignore souvent c’est de la manière dont l’idéologie soviétique marxiste-léniniste s’est imposée et de quelle manière cela a été vécu par les populations ; c’est donc à partir de ces deux questions principales que l’auteure va élaborer tout son travail.

Pour se faire, elle va dans un premier temps décrire l’avancée de l’armée rouge sur l’Europe-orientale, et montrer comment par les massacres (des résistants polonais par exemple), les pillages, les réparations sauvages, les viols… du statut de libérateur cette armée est passée au statut d’envahisseur. Pour ensuite expliquer comment petit à petit et derrière les apparences qui étaient pluralistes - il y avait encore l’église et les autres partis politiques autorisés à l’époque -, le système politique de l'URSS a pris le pouvoir en occupant les plus hautes places des institutions clés - politique, jeunesse, éducation, radio – dans les pays nouvellement occupés, et comment à partir de là, ce système à méthodiquement annihilé toute résistance à son régime, par la menace, la propagande, les faux procès, etc, etc....

D’ailleurs ce que j’ai apprécié découvrir là-dedans, c’est que cela donne à voir le côté vicieux de ce régime qui n’hésitaient pas à mentir, à manigancer, pour entretenir l’illusion que le communisme était supérieur au capitalisme, bon ce n’est pas une découverte la propagande du stalinisme on l’a tous appris au collège, mais là c’est étonnant de découvrir comme beaucoup d’entre eux croyaient vraiment à cette supériorité malgré toute l’horreur de ce régime ; faut savoir que c’est entre autre pour ça qu’il y avait encore au début le pluralisme politique. Les communistes étaient réellement persuadés qu’ils avaient une aura fabuleuse qui faisait qu’ils allaient automatiquement gagner le cœur de la population. Je ne sais pas vous, mais personnellement tant de confiance aveugle moi ça me laisse admirative.

 

Bon la prise du pouvoir c’est une chose, mais l’auteure va aussi développer en parallèle à cela, le système politique communisme, comme la mise en place des plans quinquennaux, la construction des villes, le nettoyage ethnique et même dans le parti, les inégalités au sein de la population, et j’en passe. Elle va ainsi nous faire découvrir les effets de cette politique sur les peuples soumis, comme par exemple la course au mérite sans fin des employés, cet ennui qui avait pris possession des habitants et des ouvriers (loin des images joyeuses et pleines de vie de la propagande), le manque de vivres, les exodes de toutes les populations, la fatigue de l’illusion, etc… Et là l’auteure a vraiment tapé fort, car c’est à partir de témoignages et d’archives écrites, qu’elle donne la réalité du terrain, et qu’on découvre toute la détresse vécue dans cette partie de l’Europe après la guerre. Bien plus qu’un simple livre d’histoire froid et logique, ces pages ont un côté douloureux qui ne laissent pas indifférent.

A côté de ça c’est quand même étonnant de voir comment avec l’énergie du désespoir le régime socialiste essayé coûte que coûte de sauver les apparences du bonheur communiste, en entretenant les haines - qui aujourd’hui encore posent problème car ça a conduit à des crimes -, en accusant des saboteurs imaginaires, ou encore les dirigeants locaux, pour expliquer le désamour de la population. Jamais ils n’auraient admis – même si certains s’en sont aperçus - que le problème venait de leur système politique et non des autres, même s'ils ont changé régulièrement de plan, sans changer le fond, pour garder le pouvoir sur les populations si promptes à s'enflammer.

Néanmoins il faut savoir que dans ce malheur la population a fait de la résistance et n’a pas accepté son sort sans réagir. Du soutien suicidaire aux opposants lors des élections, en passant par la mode, le cinéma, et les révoltes plus sanglantes après la mort du dictateur Staline, jamais les populations ont plié entièrement à ce régime malgré les apparences. D’ailleurs elles ne manquaient pas d’un certain sens de l’humour aussi, voici une blague hongroise des années 50 que l’auteur fait partager : Définition du socialisme : un combat sans relâche contre des difficultés qui n’existeraient dans aucun autre système

 

Pour faire court, de toute manière s'est impossible de résumer la totalité de ce livre et d'aborder tout ce qu'il aborde, je conseille ce livre pour découvrir l’histoire de cette Europe dominée et la vivre de l'intérieure, même si Anne Applebaum ne s'attarde réellement que sur 3 pays de l'Europe de l'Est. Je précise en passant que ce bouquin ne parle que du régime soviétique, si à côté dans des interviews l’auteure fait le parallèle avec la Russie de Poutine, il n’en est rien dans ici, elle reste sur son sujet sans digresser avec la Russie actuelle.

Merci aux éditions Grasset.

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18 novembre 2014

"Nouvelles d'ados" Prix Clara 2014

"Nouvelles d'ados" Prix Clara 2014

nouvelles d'ados 2014

Résumé :

Plusieurs centaines d'adolescents âgés de moins de 17 ans, en France et dans tous les pays francophones, ont participé à ce concours de nouvelles. Sur quelques six cents nouvelles envoyées, seulement une poignée sera retenue pour former ce recueil, offrant ainsi l'opportunité à des écrivains en herbe d'être publiés. Dévoilant une sensibilité à vif à travers des thématiques aussi diverses que la politique, la maladie, et le voyage, les nouvelles du Prix Clara ouvrent une fenêtre sur les rêves et les préoccupations des adolescents d'aujourd'hui. Amour, science-fiction, polar, témoignage, aventure etc. : tous les genres sont exploités par ces jeunes avec brio, révélant ainsi leur intérêt et leur talent pour l'écriture. Ces nouvelles surprennent par leur fraîcheur, leur originalité, leur sincérité, et forment une manière de polaroïd de l'imaginaire adolescent.

Mon avis :

Nouvelles d’ados est un petit livre qui réunit quelques nouvelles écrites par des adolescents. Reflet des préoccupations de ces derniers, de leur imaginaire, j’ai énormément apprécié ce petit recueil, qui se montre tour à tour profond, simple, tendre, terrible, existentiel, imaginatif, et où les protagonistes des nouvelles sont autant variés que les sujets.

Bien sûr parfois les mots paraissent mal choisis, comme le mot « Smoothie » ou « magazine » dans la première nouvelle, mais malgré quelques tournures maladroites, les nouvelles n’en restent pas moins pleines de charmes. L’écriture est soignée, poétique, et amène avec finesse la diversité des histoires et des messages que ces dernières font passer.

A ce propos, j’ai vraiment apprécié la diversité des nouvelles, alors que j’avais peur que les sujets soient trop superficiels où trop représentatifs de la mode des jeunes, avec leur goût pour la technologie par exemple, je me suis finalement retrouvée dans un monde différent à chaque fois, où souvent la simplicité des messages et des histoires primée sur le reste, et ce même dans les nouvelles un peu imaginaires comme dans La main de l’écrivain, où le stylo et le papier ne sont pas un ordinateur et son clavier. Néanmoins mes nouvelles préférées restent, Je suis un chat, peut-être parce que j’ai des chats moi aussi ? Et, Ex hedera, qui aborde la vie, la mort et l’éternité à travers la flore ; mais honnêtement toutes sont très agréables à lire.

Pour finir je tiens à féliciter ces jeunes qui possèdent un talent certain, les éditions Héloïse d’Ormesson, et Lecteurs.com ; quant à moi moi je vous conseille vivement ce petit livre magnifique qui vous étonnera.

Prix Clara 2014. Les bénéfices de la vente de ce livre seront versés à l'Associtation pour la recherche en cardiologie du foetus à l'adulte (Arfac)

Auteurs & titres : Je suis un chat – Oriane Laurent / Helmut – Siloé Cazals / Ex hedera – Héloïse Stöckel / De chair et de fibres – Théo Ruel / La main de l’écrivain – Matias Feldman / La mélodie du vent – Esther Friess

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16 novembre 2014

"La main de la nuit" de Susan Hill

"La main de la nuit" de Susan Hill

la main de la nuit

Résumé :

Adam Snow, un marchand de livres anciens perdu dans la campagne anglaise, arrive dans le parc d'un manoir à l'abandon.
Par curiosité, il se dirige vers la porte d'entrée, lorsqu'il ressent une présence mystérieuse...

La petite main qui a saisi la sienne va désormais l'obséder.
D'autant qu'elle semble lui vouloir du mal...

Mon avis :

Même-pas-peur ! Enfin si, sur la fin, mais ça n’était pas à cause du livre, juste la faute à mes andouilles de chatte qui ont grogné après je ne sais pas quoi en direction de la baie vitrée à 00H30, une heure normale pour grogner et me faire flipper, alors que je suis en train de lire un livre qui parle de fantôme. Crétines ! ^^

A part ça je n’ai même pas eu peur, comme pour La dame en noir Susan Hill reste dans son style très subreptice, très subtil, très simple, qui donne des frissons mais pas trop. Ici comme dans le précédent, pas de psychologie très approfondie et d’évènement trop frappant, l’auteure joue avec quelques actions fortes, mais le reste du temps ça reste plus ou moins calme. Un peu à l’image du personnage principal qui possède une certaine facilité pour passer à autre chose d'ailleurs, - ce qui force l’admiration parce que moi j’aurai depuis longtemps fait une crise cardiaque si une main invisible me tenait. Mais passons.

Alors bien sûr dans ce roman on va retrouver quelques clichés inhérents à ce genre d’intrigue, une maison en ruine et un jardin abandonné ça ne bousculent pas les codes du genre. Mais malgré ça, ce livre n’en reste pas moins mystérieux et prenant, cette petite main, ces apparitions, ces évènements inexplicables, m’ont interrogée, m’ont intriguée et je me suis demandé tout le long comment tout cela allait finir ; car même si ce n’est pas un suspense très dense, qui tient en haleine le lecteur, le récit est quand même manœuvré pour être intriguant.  

Il y’a du danger, même si c’est par à-coup, il y a deux ou trois paroles qui sont glissées l’air de rien dans le roman mais qui sont-là pour questionner, il y a aussi des non-dits, bref, il y a quand même de la matière derrière cette apparente mollesse qui fait que le roman n’est pas non plus mort, de plus on se doute que la fin va être inattendue comme dans La dame en noir qui est exactement dans le même style. Bien entendu je ne vais pas vous la dévoiler, mais sachez qu’elle surprend, et que mine de rien c’est un livre qui se lit vite.

Pour résumer, on peut reprocher une certaine inertie dans le récit, un manque d’image forte, mais comme il y a aussi du suspense et une intrigue qui intrigue, il se lit bien. Et je conseille avant tout à ceux qui comme moi sont peureux, et à ceux qui acceptent qu’il n’y ait pas besoin d’effusion de sang pour avoir quelques frissons, je rappelle que ce livre est monté à l’image des apparitions surnaturelles, les sensations sont brèves comme les fantômes qui traversent ce monde. Enfin un moment de lecture sympathique pour moi.

Je remercie les éditions de l’Archipel.

13 novembre 2014

"Prières pour celles qui furent volées" de Jennifer Clement

"Prières pour celles qui furent volées" de Jennifer Clement

prières pour celles qui furent volées

Résumé :

Ladydi, 14 ans, vit dans les montagnes de Guerrero, au Mexique, où les barons de la drogue règnent sans partage. Il ne fait pas bon être une fille dans cette région où elles doivent se déguiser en garçon ou s'enlaidir pour éviter de tomber aux mains des cartels qui en font des esclaves sexuelles. Avec ses amies, elle rêve d'un avenir plein de promesses.

Mon avis :

Je suis mitigée sur ce livre. L’histoire est des plus agréables à lire même si ce n’est pas jojo, mais niveau écriture là je suis par contre plus partagée. Il y a quelques répétitions qui sont un peu soûlantes et qui gâchent le plaisir de la lecture, et de plus parfois l’écriture est trop irrégulière pour vraiment transporter le lecteur dans cet enfer du Guerrero, ce qui est dommage car parfois on frôle des images très fortes servies par une écriture des plus sublimes.

 

Pour en revenir à l’histoire j’ai été là par contre un peu plus transportée, bien qu’elle ne soit pas à tomber par terre, j’ai été surprise par son contenu ; puisqu’elle est assez choquante, car ici il est question de vol de femme, mais aussi de drogue, d’injustice, de machisme, d’abandon, de misère… Un quotidien dur à vivre, qui est un combat permanent pour la survie, que je n’ai pas pu m’empêcher de suivre avec une once de révolte. Comment ne peut-il pas en être autrement, quand la population est trahie par ses administrations, victime d’une justice expéditive, et victime des narcotrafiquants ?  

Cela dit, malgré ces durs sujets, il ne faut pas non plus s’attendre à des descriptions terribles. Jennifer Clement reste assez en surface, laisse deviner les traitements, mais ne va pas dans le choc, et c’est peut-être finalement un bémol, car le fait qu’elle garde ses distances avec l’histoire fait que ça manque un peu de saveur ; surtout que l’écriture est un peu lente et répétitive, puis parfois pas toujours intéressante faut dire, comme quand la narratrice raconte des anecdotes par exemple. C’est sans doute un peu choquant ce que je dis, le sujet est trop grave pour dire cela, mais ça sonnait superficiel tout de même.

 

Heureusement cependant que les personnages rattrapent cela.

En fait surtout la mère de Ladydi qui est pour moi le personnage le plus fascinant de l’histoire. A titre d’exemple elle appelle sa fille Ladydi par vengeance des infidélités de son mari, fallait le faire !? Et même si ce n’est pas le personnage principal de cette histoire, cette femme qui renferme la haine, l’espoir, l’amour, la colère en elle, qui est faite de tout, m’a laissée bouche bée. Car malgré ses attentes déçues, elle n’en reste pas moins courageuse et affectueuse. Bien plus que Ladydi pour moi cette femme est le personnage de ce roman. Celle qui donne la vie à ce livre, Ladydi paraît fade à côté, banale, et ce même si c’est le personnage à qui tout arrive.

En résumé ce n’est pas le livre de l’année et une lecture formidable, je m’attendais à mieux, mais ça se lit bien. Maintenant une question me reste, où s’arrête la réalité et où commence le mythe ?

 

Merci aux éditions Flammarion et Babelio.



Fin »