Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

08 novembre 2019

"Gaspard de Paris : le monstre des toits" de Paul Thiès & Benjamin Strickler

Gaspard de Paris : le monstre des toits de Paul Thiès & Benjamin Strickler

Source: Externe

Résumé :

« Je m'appelle Gaspard. J'habite la Butte Montmartre. Un jour, je deviendrai un grand écrivain. En attendant, je suis apprenti ramoneur, je me balade sur les toits de Paris, et je vis des aventures passionnantes. »

Une nuit, sur le toit d'une très vieille église, Gaspard se retrouve face à une gargouille vivante aux crocs pointus... Et si c'était le début d'une improbable amitié ?

Mon avis :

Gaspard petit orphelin ramoneur qui habite chez le père Socrate à Paris, se fait un soir de labeur une amie peu commune : une gargouille. Une adorable petite gargouille au caractère sympathique et féroce.
Ensemble et avec le petit mitron Dieudonné ami de Gaspard et orphelin aussi, ils vont tenter de voir clair dans une affaire louche de brigands qui cherchent à racheter des commerces, et n’hésitent pas pour cela à employer quelques violences. Le danger ne sera jamais très loin pour notre groupe d’ami...

Cette histoire lugubre, n’empêche cependant pas notre gargouille favorite de jouer quelques tours à son jeune ami Gaspard qui vont lui chavirer le cœur… Gaspard va alors découvrir que les princesses n’existent pas que dans les livres qu’il dévore, et que rien n’interdit à notre jeune ami de rêver…
Et parce que notre personnage rêve et possède une histoire peu drôle, on rêve nous aussi pour lui, parce qu’il faut bien avouer que Gaspard est attachant. Lui et les autres aussi, surtout la Gargouille.

Pour mon petit avis, je dirais que cette lecture possède plusieurs atouts, en fait je dirais plutôt qu’elle ne possède aucun défaut. En effet, ce petit livre de quelques 140 pages et illustré avec quelques beaux dessins, à tout pour plaire à un jeune lecteur, étant donné que ce dernier va découvrir dans ce vieux Paris une vie dangereuse et peu frivole, où l’amitié, la culture, le courage, sont les bases de la réussite. Ajoutez à cela un peu de magie et une gargouille adorable, et vous obtenez une lecture savoureuse et addictive. Ce qui est parfait pour avoir envie de découvrir la suite des aventures de Gaspard.

Vous l'aurez compris, que l’aventure continue ! C’était une belle lecture pour les enfants, et c'est une série à suivre en espérant revoir la gargouille dans la suite. (Oui je suis tombée amoureuse de la gargouille.)

Editions Flammarion jeunesse.


07 novembre 2019

"Un racisme imaginaire : islamophobie et culpabilité" de Pascal Bruckner

 

Source: Externe

Résumé :

Il existe assez de racismes véritables pour que l’on n’en invente pas d’imaginaires.
Depuis trente-cinq ans, le terme d’« islamophobie » anéantit toute parole critique envers l’islam. Il a pour double finalité de bâillonner les Occidentaux et de disqualifier les musulmans réformateurs.
Une grande religion comme l’islam n’est pas réductible à un peuple puisqu’elle a une vocation universelle. Lui épargner l’épreuve de l’examen, entrepris depuis des siècles avec le christianisme et le judaïsme, c’est l’enfermer dans ses difficultés actuelles. Et condamner à jamais ses fidèles au rôle de victimes, exonérées de toute responsabilité dans les violences qu’elles commettent.
Démonter cette imposture, réévaluer ce qu’on appelle le « retour du religieux » et qui est plutôt le retour du fanatisme, célébrer l’extraordinaire liberté que la France donne à ses citoyens, le droit de croire ou de ne pas croire en Dieu : tels sont les objectifs de cet essai.

Je suis en train de lire ce livre, je vous offre quelques extraits parce que ça me fait plaisir.
Je ne l'ai pas fini, mais je pense que beaucoup de personne devrait le lire, ça leur ferait peut-être pousser un neurone ou deux. Sinon il est à lire, car il est très important d'avoir un esprit qui dévie de la doxa officielle, dans cette époque du retour à l'obscurantisme qui doit être vu comme une norme.

"En octobre 2013, à Istanbul, l'organisation de la Conférence islamique, financée par des douzaines de pays musulmans qui persécutent sans vergogne juifs, hindous, bouddhistes et chrétiens, demande aux nations occidentales, incarnées par la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, de mettre fin à la liberté d'expression, au moins en ce qui concerne l'islam, représenté de façon trop négative comme une confession qui opprime les femmes et fait preuve d'un prosélytisme agressif. Les signataires veulent faire de la critique de l'islam et, notamment, de l'assimilation des musulmans à des terroristes, un crime international reconnu par les plus hautes instances. Depuis 1999, tous les ans, les 57 pays de l'organisation de la Conférence islamique s'efforcent d'imposer un délit de blasphème devant la commission des droits de l'homme de l'ONU. Déjà formulée à Durban en 2001, cette demande est réitérée presque chaque année dans les différentes instances internationales. En septembre 2007, par exemple, le rapporteur spécial sur le racisme, Doudou Diène, juriste sénégalais, dans sin rapport présenté au Conseil des droits de l'homme, fait de l'islamophobie une "des formes les plus graves de diffamation des religions". Toujours en mars de la même année, le Conseil des droits de l'homme avait assimilé ce type de " diffamation " à du racisme pur et simple et demandait cd'interdire toute moquerie à l'égard du Prophète et des symboles islamiques.
Double ambition donc : faire taire les Occidentaux, coupables de 3 péchés capitaux, la liberté religieuse, la liberté de penser, l'égalité entre hommes et femmes. Mais surtout forger un outil de police interne à l'égard des musulmans réformateurs ou libéraux qui osent critiquer leur confession et en appellent à un changement du code de la famille, à la parité entre les sexes, au droit à l'apostasie, à la conversion ou encore la possibilité de "dé-jeuner""
Pages 35-36

"On ne s'est jamais autant apostrophé au nom de ses origines, de ses croyances ou de sa couleur de peau. Dans un mouvement déjà remarqué par les plus lucides, Paul Gonnet, Pierre-André Taguieff, l'antiracisme ne cesse de racialiser toute forme de conflit ethnique, politique, sexuel ou religieux. Il recrée en permanence la malédiction qu'il prétend combattre."
Page 22

"C'est la perversité de l'obscurantisme que de faire apparaître la liberté comme une anomalie et l'asservissement comme une norme."

"L'antiracisme, pareil à l'humanitaire, est un marché en pleine expansion où chaque groupe, pour exister, doit exciper d'une blessure qui le singularise. Ce ne sont plus des associations de citoyens qui s'allient pour combattre le racisme, ce sont des lobbies confessionnels ou communautaires qui inventent de nouvelles formes de discriminations pour justifier leur existence, recevoir le maximum de publicité, de réparations."
Page 31

"Le fait qu'on ne puisse plus proclamer haut et fort à la télévision ou en public qu'il faut tuer les juifs, les arabes, les blancs [...] est en soi une bonne chose. Contrepartie de ce progrès : pour éviter de tomber sous le coup de l'accusation, il faut parler avec des gants, user de comparaisons prudentes [...] Mais étendre cette prudence aux productions de la culture humaine, bannira priori toute critique d'un système, d'une foi, c'est prendre le risque d'amputer la liberté de penser. Ce qu'a entériné la loi Pleven de 1972 qui crée un nouveau délit de " provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" commise envers des individus "à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée". L'élargissement fut l'occasion, saisie par des associations intégristes, catholiques ou autre, de traîner en justice les auteurs de films jugés diffamatoires (Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard (1985), [...]). Au motif que certains mots sont des armes [...] , et peuvent blesser comme l'avait déjà souligné Jean-Paul Sartre citant Brice Parrain, après la guerre, à propos des écrivains collaborateurs, les discours méprisables ou moqueurs envers la foi devraient être censurés. De l'affaire Rushdie, condamné à mort pour avoir, selon ses procureurs, blasphémé le Prophète dans ses Versets sataniques jusqu'à l'affaire des caricatures de Mahomet qui se solda par l'assassinat de sang-froid de toute l'équipe de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, la frontière est mince entre le jugement satirique sur les croyances d'autrui et l'outrage maximal. Nous n'aurions donc le choix qu'entre l'offense et l'acquiescement. L'islam radical rajoute à la délicate question du blasphème une nuance importante : il tue les contrevenants et ne s'embarrasse pas de précautions. Tout ce qui relevé jadis de l'esprit des Lumières, la critique mais aussi le discours anticlérical, théologique, philosophique, la satire, devrait désormais être assimilé à une diffamation."
Pages 29-30

"Tout ce qui distingue les hommes finit par les opposer."
Page 23

"Pour établir des ponts entre les hommes, il faut commencer par rétablir des portes qui délimitent les territoires de chacun."

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06 novembre 2019

Haha. Restauration et aide à la personne : la blague des patrons.

 

Est-ce qu'il existerait en France deux patrons, qui pourraient être honnêtes sur ces deux branches : restauration et aide à la personne ?
Est-ce qu'il existerait deux patrons en France, qui pourraient avouer que ces deux branches n'attirent personne car ce sont des métiers mal-payés voire pas payés ?

A la télé, dans les journaux, sur le net, on entend souvent les patrons se plaindre sur le fait qu'ils n'arrivent pas à embaucher dans ces deux secteurs malgré un fort taux de chômage. Ils se plaignent, ils font ouin-ouin devant la caméra, ils sous-entendent que les français sont faignants et qu'il faut donc embaucher des hors-la-loi (clandestins) car eux ils veulent travailler (en fait les patrons veulent surtout les exploiter et niquer à la longue le code du travail). Bref ! Quand on les écoute, le problème c'est les français, rarement les métiers, rarement les patrons.

Pourtant, je sais d'expérience que les patrons dans ces moments-là - quand ils font ouin-ouin devant la caméra - mentent, du moins cachent la réalité peu glorieuse de leur métier ; puisqu'en effet, le problème ce n'est pas tant les français, mais surtout eux et leurs pratiques qui font une très mauvaise réputation à ces branches. Quand vous avez une réputation de ne pas payer vos employés, ça finit forcément toujours pas se savoir. Par conséquent et devant l'évidence, il me semble que les patrons pourraient jouer au moins une fois la carte de l'honnêteté devant la caméra, et dire que ces métiers n'attirent personne car ils ne sont pas payés correctement, et que les heures supplémentaires, les déplacements et le temps de déplacement pour l'aide à la personne, ne vous seront jamais payés et que vous travaillerez les 3/4 du temps pour des prunes.

Ayant moi-même travaillé dans la restauration et plusieurs restaurants (métier hautement pourri que je ne pratiquerai plus jamais) et ma mère minimum 40 ans dans l'aide à la personne et le ménage, je peux vous affirmer que ces problèmes sont des problèmes constants et récurrents dans ces branches. Faites aussi un tour sur internet pour vous en rendre compte.
De fait, je pense qu'on ne peut pas en vouloir aux français de refuser de se faire enculer (pardon pour l'expression), et qu'il est normal qu'à la longue ils se détournent des métiers qui ne payent pas et qui les exploitent. Par contre, ça serait bien de dire au moins une fois à la télé et dans les journaux que les patrons sont trop souvent des escrocs dans ces branches, et de taper un peu dessus plutôt que sans arrêt sur les chômeurs.

 

Je sais ce message n'a rien à faire sur ce blog, mais il fallait que ça sorte.

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24 octobre 2019

Texte de l'Association Laïque : Réseau 1905

 

« Est-il islamophobe celui qui appelle à la distinction claire et nette entre la terre et le ciel ? Celui qui déteste l’inégalité entre les hommes et les femmes ? Celui qui refuse de vivre sous le terrorisme théologique islamique, abhorre la lapidation des femmes adultères, l’amputation du voleur, la haine de l’autre, juif, chrétien, athée homosexuel… ? Le refus catégorique de ces habitudes est-il une haine contre les musulmans et la critique de l’intervention de la charia dans la vie intime des gens est-elle un dénigrement musulman ? la réponse est non, sauf si les musulmans se reconnaissent majoritairement dans cette idéologie barbare. »
Hamid Zanaz L'islamisme le vrai visage de l'Islam.

 

J'ai lu ce texte sur la toile, il vient d'une association de défense de la laïcité Réseau 1905. Ce texte a été écrit suite au rassemblement des islamistes Place de la République le 19 octobre 2019 à Paris ; ces derniers se réunissaient pour revendiquer le droit de porter en public leurs signes religieux ostentatoires, cracher sur la France et ses valeurs.
Ce rassemblement, qui aurait dû être condamné par les plus hautes sommités de l'Etat, a notamment vu une chose voilée brandir un panneau écrit en mauvais français qui recommandait aux VRAIS français (ceux qui respectent la République et leur pays) de quitter le pays, son pays, si son voile dérangé...
On aura tout vu dans l'indécence, une chose intégriste a osé faire la moral et donner une leçon !!!

Je ne vais pas revenir sur le voile intégriste, ça coule de source quand on regarde le scandale du voile à l'école, les Frères musulmans qui poussent au cul pour qu'elles aient le droit de le porter, etc., etc.
Bref, je ne reviendrai pas dessus. Cependant, je vais ici vous partager le texte que l'association Réseau 1905 a écrit suite à ce rassemblement. Texte salutaire qui a l'audace, le courage, de remettre les choses à leur place, et notamment les mots beaucoup trop galvaudés par les pleureuses professionnelles et leurs différents soutiens.


"Samedi 19 octobre, nous étions place de la République à Paris et il faisait plutôt beau. En plissant un peu les yeux sous le soleil, on aurait pu avoir un moment d’espoir. On aurait pu penser que ces rassemblements de « musulmans » se faisaient enfin en signe de protestation face aux attentats islamistes. Oui, nous aurions pu voir dans cette manifestation, un élan de solidarité et de fraternité face aux attentats qui meurtrissent notre pays. Exactement cet élan et cette révolte qui s’emparent logiquement de tout citoyen face à l’horreur, face à une « violence inouïe », comme écrivaient cette semaine, dans Le Monde, 90 personnalités dans leur tribune. Nous aurions pu imaginer cela, mais il aurait fallu garder les yeux plissés, afin de ne pas voir les pancartes invitant les Français opposés au voile « à quitter ce pays ». Nous aurions pu croire à un sursaut fraternel et républicain, mais il aurait fallu aussi nous boucher les oreilles pour ne pas entendre les discours hostiles aux lois de 2004, à la laïcité et à ses valeurs.
Nous nous sommes faits discrets, comme à chaque fois, nous avons observé, écouté. Jusqu’à l’écœurement, jusqu’à la nausée, nous avons entendu des gens nous parler de victimes, d’humiliations, de traumatisme, d’agression, de persécution, de racisme d’Etat. Comme si nous ne savions pas ce que c’est que des « victimes ». Comme si nous n’avions pas, tous les jours en tête, l’image de ces enfants de Maternelle, abattus à bout portant par Mohamed Merah. Comme si nous avions oublié que des journalistes sont morts pour des dessins « blasphématoires ». Comme si les photos de ces jeunes gens, au Bataclan, baignant dans leur sang ne nous hantaient pas. Comme si, le souvenir des promeneurs morts écrasés par un camion sur la promenade des Anglais n’était pas un traumatisme, notre traumatisme à tous. Jusqu’à l’écœurement, jusqu’à la nausée, nous avons regardé et écouté ces gens, pour qui une « persécution » c’est de devoir respecter les lois de la République. Des gens qui vivent comme une « démonstration de haine » de ne pas pouvoir afficher leur rigorisme religieux dans les écoles. Des femmes qui se sentent « humiliées » de ne pouvoir se baigner habillées dans une piscine publique.
Il y a en France comme partout, malheureusement, des manifestations de haine et de racisme. Nous les avons toujours dénoncées et nous les dénoncerons toujours. Notre association qui existe depuis 2015 est le reflet d’une diversité d’origine que nous chérissons plus que tout.
Mais jamais nous n’accepterons que les mots et les concepts soient ainsi galvaudés.
Jamais nous n’oublierons que « une vie brisée », ce n’est pas d’avoir eu à vivre un désagréable moment au Conseil général, suite à la remarque d’un élu en manque de buzz.
Une vie brisée, c’est vivre chaque jour de son existence en pensant à sa fille égorgée sur un quai de gare à Marseille, ou à son fils poignardé sur une esplanade à Villeurbanne. Et de devoir accepter que, avant même que le sang versé ait pu commencer à sécher, on nous intime de ne pas « faire d’amalgame » afin de ne pas stigmatiser.
Jamais l’image opportunément exploitée d’un enfant qui pleure dans les bras de sa mère voilée n’occultera une autre image, que nous n’avons jamais vue, mais qui nous hante pourtant : celle d’un petit garçon de 4 ans, dont les deux parents, policiers à Magnanville ont été égorgés sous ses yeux.
La « violence inouïe », elle est dans ce que nous vivons dans notre chair, depuis 2012. Elle est dans la mort, dans le sang versé par les islamistes. Elle est dans l’histoire de ces individus survivants qui n’arrivent même plus à vivre depuis ces drames et qui meurent de chagrin.
L’humiliation, elle est dans cette insupportable inversion accusatoire que l’on doit supporter - ces victimes qui deviendraient coupables, ces complices silencieux qui deviendraient victimes. L’humiliation, elle est dans ces injonctions à nous taire, dans cette impossibilité de dénoncer l’idéologie qui ravage notre pays - dans ses formes les plus violentes comme dans ses formes les plus lisses -, sous peine d’être accusé d’ « islamophobie » ou de racisme.
La honte, elle nous est infligée par ces élus de la République, qui, par clientélisme, entretiennent complaisamment le communautarisme, essentialisent tous les musulmans dans un amalgame victimaire malsain. Ces mêmes élus qui, pour tenter d’exister, défilent au côté de ceux qui haïssent la République et ses valeurs et s’empressent de revêtir leur écharpe tricolore pour mieux la piétiner et lui cracher dessus.
Samedi 19 octobre, nous étions place de la République à Paris, et nous témoignons de ce que nous avons vu et entendu. Nous témoignons de notre immense inquiétude, face à un danger qui nous parait imminent et bien réel.
Ce danger, il est dans ces discours inquiétants, dans ces appels à la sécession, dans ces menaces qui ne prennent même plus la peine d’être sous-entendues. Il est dans l’interview de cette femme qui explique qu’elle a choisi librement de porter le voile pour « avoir moins de risque de subir une agression sexuelle dans le métro ». Et qui rajoute qu’elle se sent « plus respectée » quand on l’aborde depuis qu’elle porte le voile. Le danger est dans ce journaliste qui ne prend même pas la peine de la questionner sur ce que ceci implique comme modèle de société pour une femme non voilée.
Le danger est aussi dans ce panneau, fièrement brandi et applaudi « ne nous fichez pas, fichez-nous la paix ». Qui est donc ce « nous » qui s’amalgame fièrement avec les Fichés S ?
Le danger, il est dans l’aveuglement de nos politiques, alors même que l’infiltration des islamistes dans les plus hautes sphères de la sécurité, au sein même de nos institutions est avérée et menace un peu plus encore notre sécurité.
Samedi 19 octobre, nous étions place de la République à Paris et il faisait plutôt beau. Nous en sommes toutefois repartis glacés."

Merci à vous.

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18 octobre 2019

"Histoires des Pays d'Or : tome II" de Jean Marcel

Histoires des Pays d'Or : tome II de Jean Marcel

Source: Externe

Résumé :

Entre fables et contes, ces courts récits, empruntés au patrimoine mythologique du Siam, de la Birmanie, du Laos, du Vietnam et du Cambodge, nous emmènent joyeusement et pour notre plus grand bonheur dans un monde de légendes.
Nous voilà replongés au royaume de notre enfance, des amours contrariées de belles princesses, des valeureux princes, des animaux rusés ou cruels, grâce à ces textes drôles, voire espiègles, à la chute étudiée, qui mettent à notre portée les clés de l’imaginaire sud-est asiatique.

« Entre les sables blancs, les ondes bleues, le ciel azur et les îles au loin ombrées de jade, elle a bien fière allure sur son caillou de soleil. Toute d’argent et de grâces, elle lisse lentement sa longue chevelure dans un geste qui pourrait être un reste d’éternité. La première fois qu’on la voit, si l’on vient d’Occident, on croit qu’elle est propre à évoquer la petite sirène d’Andersen, égarée en ces parages exotiques... »
La sirène de Songkhla.

Jean Marcel est médiéviste, essayiste et romancier.
Après une prolifique carrière universitaire en qualité d’enseignant et de chercheur, il a fait de la Thaïlande son pays d’adoption, où il continue aujourd’hui sa réflexion et son oeuvre pour laquelle il a reçu plusieurs prix littéraires.

Mon avis :

En premier lieu, je tiens à dire qu’Histoires des pays d’or est un livre qui a une apparence fort jolie mais trompeuse. En effet, quand j’ai vu qu’il était illustré, j’imaginais qu’il était illustré comme la couverture et non « grossièrement » aux crayons à papier. Ce ne fut pas le cas. Grosse déception.

Toutefois, passé cette petite contrariété, je me suis lancé dans sa lecture, et je dois dire que je n’ai pas été déçue dans l’ensemble ; car les histoires assez courtes, sont toutes différentes et possèdent chacune leur morale et leur personnalité qui fait que je me suis souvent retrouvée partagée entre la « peine » et l’émerveillement.

En outre, et outre le fait que l’auteur nous raconte des contes d’autres contrées avec leur merveille, leur magie, leur mystère, leur peine, etc. ; j’ai apprécié mais sans trop, les petites touches personnelles que Jean Marcel a inséré dans ces textes. Des touches personnelles, qui vont de la référence à nos contes à des petites réflexions bien senties comme dans l’histoire Le pas du Bouddha, qui certes surprennent au premier abord il est vrai, mais sur lesquelles on passe assez vite étant donné que parfois ça rajoute un petit truc en plus. Bien que certaine fois ça casse quelquefois un peu l’exotisme, en effet il y a des emplois peu poétiques comme dans la première histoire. Je ne vous cache pas que ça pique un peu au mot « fringue » nippe me semblait par exemple plus approprié. Mais bon.

En résumé, le contenant est un peu décevant (oui j’en reviens à mes dessins), mais le contenu est agréable. Un beau moment en Asie.

Merci aux éditions Gope et Babelio.


26 septembre 2019

"La non pareille" de Michel Peyramaure

La non pareille de Michel Peyramaure

Source: Externe

Résumé :

Née en 1364 à Venise, Christine de Pizan n’a que quatre ans lorsqu’elle rejoint la cour de Charles V où son père, astrologue réputé, a été appelé. Mariée encore adolescente à un jeune savant picard, elle donne naissance à trois enfants avant que la maladie ne lui prenne son époux.
Veuve à vingt-cinq ans, Christine se retrouve face à un dilemme  : se remarier pour assurer l’avenir de sa famille ou se battre pour demeurer indépendante. Contre les mœurs de son temps, elle décide de vivre de ses écrits. Jusqu’à sa mort, de sa plume féconde et de sa remarquable érudition naîtra une soixantaine d’œuvres, en prose et en vers.
Féministe, humaniste et pacifiste avant l’heure, elle sera la première à écorner les représentations misogynes dans l’art de son époque, à défendre l’amour courtois et à dénoncer les horreurs de la guerre.
Sensible à la misère du peuple parisien, engagée dans son siècle, elle en a traversé toutes les tempêtes : la guerre de Cent Ans, la guerre civile opposant Armagnac et Bourguignons, la folie du roi Charles VI et les dévergondages de la reine Isabeau.
 
Par son formidable talent de conteur, Michel Peyramaure nous fait partager l’intimité d’un des personnages féminins les plus fascinants du Moyen Âge, une héroïne d’une incroyable modernité dont la liberté de pensée et la détermination à vivre selon ses convictions ont encore de quoi nous inspirer aujourd’hui.

Mon avis :

Dans mes cours d’histoire j’ai bien sûr entendu parler de Christine de Pizan. Toutefois je n’ai encore jamais eu l’occasion de me pencher sur son œuvre et sa vie, c’est maintenant presque chose faite. « Presque » car ça reste un roman, mais après un petit tour sur Wikipédia (dieu du savoir) les grandes lignes de sa vie que sont son mariage, son veuvage, ses œuvres, etc. sont, semble-t-il, respectés. Chose heureuse, car on découvre ainsi et sans ennui, la force de caractère et le talent de cette femme qui malgré sa situation de veuvage préférera sa liberté.
Connue surtout comme femme de lettre, l’auteur a agrémenté aussi son roman avec quelques bribes de ses œuvres et idées, nous faisant ainsi partager la plume et les pensées de cette femme hors du commun, tout en n’hésitant pas à dire via le personnage de Laurette les limites de ses textes et de son écriture. Ne faisant pas de ce livre, et c’est là un point agréable, un panégyrique à la gloire de cette écrivaine qui a traversé le temps.

Mais ce roman ne se contente pas que de décrire l’existence de Christine, en effet, à travers ces pages nous allons découvrir les vicissitudes de la France et plus particulièrement de Paris. Bon, je ne vais pas vous mentir, en pleine Guerre de Cent ans c’est souvent mauvais (la révolte des cabochiens, Jean sans peur, la folie de Charles VI, etc.), mais les bons moments sont néanmoins là, telles des petites lumières dans ces temps difficiles.

Enfin, dernière chose agréable à ce livre, la résurrection d’autres femmes écrivaines comme Marguerite Porete ou encore Marie de France, par quelques petites références çà et là. Pour ma part, je trouve qu'il est toujours agréable de voir des choses qu’on ne voit pas toujours.

En définitive, ce livre n’est pas un coup de cœur car l’écriture est somme toute banale, mais il était très intéressant pour découvrir une époque, une femme, des œuvres. Là-dessus le livre tient sa promesse. A lire pour sa culture et son plaisir.

Editions Calmann-Lévy.

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22 septembre 2019

C'est l'heure du bilan lecture ! (derniers mois)

 

Hey à tous, voici un petit bilan lecture et achat, le dernier étant assez lointain.

 

Livres lus (normalement je n'en ai pas oublié) :

1- La grande migration de Alain Hugon

2- Civilizations de Laurent Binet

3- La non pareille de Michel Peyramaure

4- Le guérisseur des Lumières de Frédéric Gros

5- Mes 150 pourquoi : la Terre de Anne-Claire Lévêque (livre enfant)

6- Le garçon et l'aigle (conte d'Albanie) de Nathalie Beau (livre enfant)

7- L'aile des vierges de Laurence Peyrin

8- L'amie prodigieuse tome 3 de Elena Ferrante

9- Richelieu et l'écriture de pouvoir de Christian Jouhaud

10- Les Égéries de la Révolution de Jean Tulard

11- Douze leçon d'histoire de Antoine Prost

12- La vérité sur la tragédie des Romanov de Marc Ferro

13- Lais de Marie de France (Littérature médiévale <3 )

14- Notre Dame de l'humanité de Adrien Goetz

15- Le Colisée de Mary Beard

16- Les petites voix : quand l'intuition toque à la porte de Christelle Lauret

17- Fille du silence de Carole Declercq

18- Combattant de l'empire : les toupes coloniales dans la Grande Guerre de Collectif

19- Des maquis du Morvan au piège de la gestapo de Joël Drogland

20- Marie Antoinette et ses soeurs tome 2 : Premiers bals de A.M. Desplat-Duc (Livre enfant)

21- Le sabordage de la noblesse de Fadi  El Hage

22- Les enquêtes de Lottie Lipton : l'aigle de Rome de Dan Metcalf (Livre enfant)

23- Empires illusoires : les paris perdus de la colonisation de Bouda Etemad

24- La route sombre de Ma Jian

25- Quand le lys terrassait la rose de Daniel de Montplaisir

26- Le Donjon de Naheulbeuk tome 24 de John Lang (BD)

27- L'auberge rouge : l'énigme de Peyrebeille de Michel Peyramaure

28- Accueillons les migrants de Xavier Emmanuelli (A fuir !)

29- Le livre des choses perdues de John Connolly

30- Les amants de Pompéï de Michel Blondonnet

31- Les fils de Canaan : l'esclavage au Moyen-âge de Sandrine Victor

32- Contes des sages de la mer de Partick Fischmann

33- A l'origine notre père obscur de Kaoutar Harchi

34- Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel

35- Le sauvage de Guillermo Arriaga

36- Allons-nous sortir de l'histoire de Jacques Julliard

37- Léonard de Vinci de Carlo Vecce

38- Par deux fois tu mourras de Eric Fouassier

Achats (je vous passe ceux des cours, je vous passe aussi les SP) :

 

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Et j'ai oublié en photo : L'été des quatre rois de Camille Pascal

 

Ciao les gens !

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12 septembre 2019

"Civilizations" de Laurent Binet

Civilizations de Laurent Binet

Source: Externe

Résumé :

Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud.
1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.
1531 : les Incas envahissent l’Europe.

À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ?
Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire.

Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ?
L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques.
Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés.

De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.

Mon avis

Honnêtement, je suis certaine qu’ils leur auraient fallu bien plus que le fer, les anticorps et le cheval pour résister aux conquistadors. Toutefois pour l’idée qu’il y avait derrière cette réécriture de l’histoire ce livre me tentait. Hélas, trois fois hélas, j’ai vite déchanté et pour plusieurs raisons.

Premièrement à cause de l’écriture : ce n’est pas raconté de manière très vive et attractive. J’ai eu l’impression que l’auteur racontait son imagination, par l’étalement de scène sans chercher à avoir une écriture qui en vaille la peine. Une écriture avec un souffle autre descriptif.

Deuxièmement, quand j’ai vu écrit : « la reine se souvint d’un marin génois qui souhaitait prouver la rotondité de la terre […] » ou encore « […] ce qui la forçait, disait-elle en riant, à admettre la rotondité de la terre », j’ai pris peur. Ce cliché de l’époque médiévale - et là on est même à la Renaissance - me gonfle au plus haut point. Depuis l’antiquité on se réfère au globe ou à la sphère pour parler de la Terre.

Et troisièmement, je n’ai pas apprécié ce livre car je ne le trouve pas - même pour une uchronie - crédible. Il y a beaucoup trop de facilité. Déjà au niveau du voyage des Incas. Ils ont vraiment le cul bordé de nouille pour arriver si vite à manier le bateau ; à si bien voyager ; à si bien approcher les plages ; à si bien lire les cartes, que ça en est incroyable.
Idem pour la prise de pouvoir. Pour commencer, je vois mal une déchristianisation si rapide de l’Europe alors que la religion est chevillée au corps et à l'âme. Ensuite, je vois mal l’acceptation d’une nouvelle religion, surtout quand à côté un bon nombre de personnes se tapent sur la tronche à propos de religions ressemblantes et multiséculaires pour eux. Ca fait désordre. Et enfin, je dois dire que j'ai trouvé la prise de pouvoir trop facile. Outre le fait qu'on n'a pas de prophétie pour favoriser l'invasion en Europe, j'avoue que je n'ai pas compris cette pusillanimité des espagnols envers Atahualpa. Certes, ce dernier tient le roi espagnol en otage, mais justement comme c'est sa seule planche de salut on peut subodorer qu'il ne lui fera rien. Je pense donc que les espagnols étaient clairement en position de force pour agir, surtout que même en cas de pépin il existe toujours d'autres prétendants au trône. Donc qu'ils ne fassent pas dans le concret et n'imposent rien, pour moi c'était peu crédible, surtout qu'ils ont la force militaire, l'assise politique et administrative. L'Espagne ne fonctionne pas comme l'Amérique en 1492.

Bien sûr l’intérêt du livre est ailleurs. Il sert à prendre de la hauteur, à voir que toutes les religions sont ridicules et montre que le pouvoir est partout le même, mais c'est un fait, c'était mal amené. Et ceci malgré un début prometteur et plausible avec
le voyage des vikings, ainsi que la sérieuse déconvenue de Christophe Colomb. 

En résumé, le début était prometteur, mais l’écriture sans étincelle et le manque de crédibilité m’ont vaincue par K.O.

Editions Grasset.

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04 septembre 2019

"Le guérisseur des Lumières" de Frédéric Gros

Le guérisseur des Lumières de Frédéric Gros

Source: Externe

Résumé :

Franz-Anton Mesmer publie son Mémoire sur la découverte du magnétisme animal en 1779. Il y révèle l’existence d’un fluide universel aux pouvoirs thérapeutiques. Par simples effleurements de la main, ce fluide pourrait guérir et rétablir l’harmonie du corps et de la nature. Rejetée par la médecine officielle, portée par quelques guérisons « spectaculaires », cette théorie vaut à Mesmer une foudroyante popularité. La fièvre mesmérienne enflamme les imaginations, dans la France prérévolutionnaire des Lumières où son harmonie universelle fait écho aux aspirations à l’égalité et à la fraternité.

C’est au cœur de cette histoire fascinante, celle d’un homme en qui s’incarne toute l’effervescence d’une époque, que Frédéric Gros, puisant sa matière romanesque au cœur de l’événement historique, nous entraîne.

Mon avis :

A travers ce livre Frédéric Gros, nous propose de découvrir la vie de Franz-Anton Mesmer, magnétiseur du 18ème siècle qui défendit toute sa vie les fluides émis par les hommes, la nature, l’univers et qui peuvent guérir les êtres de leur mal si on sait bien les utiliser. Magnétiseur qui aurait quelques guérisons à son actif, Franz-Anton Mesmer peut apparaître pour notre époque comme un homme farfelu, ce qui était déjà le cas à son époque quand Lavoisier ou Franklin le descendaient en flèche, pour autant le personnage mérite qu’on s’y attarde car il est un homme de l’Europe aux prises avec la Révolution mais aussi un homme de son époque où l’esprit se libère.

C’est donc à travers quelques lettres destinées à un ami, Monsieur Wolfart, que nous allons découvrir Mesmer. Ces lettres qui sont écrites à la fin de sa vie sont une manière pour l’auteur de faire une rétrospective sur l’existence de Mesmer depuis le commencement et de nous faire ainsi partager la découverte de son don, sa manière de travailler, ses réflexions et découvrir les liens qu’il a pu créer avec des personnages plus ou moins célèbres comme Mozart, Theresia Von Paradis, etc.
Au-delà de son carnet d’adresse (impressionnant quand même) et d’une biographie, on va aussi aborder la manière dont il a été accueilli par les hommes de son temps, et découvrir que si une partie de la population l’acceptait, une autre partie refusait d’admettre son don. Si l’époque se prêtait effectivement à toutes les découvertes pour améliorer le futur de l’homme, toutes n’étaient pas admises pour autant. En effet, la religion ayant trop abusé de son pouvoir mystérieux, le 18ème siècle arrivant ne veut plus de mystère impalpable et ceci malgré le don certain de ce personnage qu’est Mesmer.

En lisant ce livre, qui reste un roman pour rappel, on va aussi découvrir la personnalité d’un homme proche de la nature, voulant aider son prochain, mais aussi un homme sensible avec ses secrets et ses peurs, qui s’est vite fait dépasser par son rêve de renommée. Renommée que ses disciples ont aussi pas mal saccagés. Toutefois, si les disciples ont dévoyé les fluides, son idée d’ouvrir une école était tout aussi pourrie faut bien le dire, un don ne s’apprenant définitivement pas.

Comme je le disais Mesmer est de l’époque révolutionnaire, il goutera quelques mésaventures d’ailleurs, toutefois bien plus que nous décrire les déboires de Mesmer l’auteur va nous décrire par son personnage Paris et sa terreur, Paris et sa mémoire courte. Il va en outre, nous faire aborder ce Paris sensible que Mesmer dans le livre dit avoir ressenti via des énergies, lourdes, sombres. Je ne sais bien sûr pas si cela est vrai, mais pourquoi pas, l’idée de la Révolution sur un plan plus sensible est plaisante. Surtout que ce côté rattrape le côté froid de l’écriture de Frédéric Gros. On ne lit en effet pas ce livre pour l’écriture mais plus pour l’histoire.

En résumé, à travers ce roman on va découvrir la vie d’un homme, son don, son rêve de gloire, mais aussi sa chute. Petit bémol, ce n’était pas forcément une lecture très agréable sur le plan de l’écriture, mais pour l'histoire réelle en partie, c’est à tenter.

 

Editions Albin Michel.

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30 août 2019

"Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre" sous la dir. de Philippe Button et Marc Michel


Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre : ici.

Couverture du livre « Combattants de l'empire ; les troupes coloniales dans la Grande Guerre » de Philippe Buton et Marc Michel aux éditions Vendemiaire

Résumé :

Tirailleurs sénégalais, spahis algériens mais aussi troupes indochinoises : autant de soldats des colonies appelés sur les fronts européens de la Grande Guerre pour défendre l'empire. Bien que l'on ait beaucoup écrit sur le sujet, certains aspects restent encore inexplorés : la composition de ces troupes coloniales, et l'attitude du commandement à leur égards.
De la bataille oubliée de Dobro Polje aux graffitis du Chemin des dames en passant par les mutineries d'août 1917, cet ouvrage aborde la spécificité du cas français sans négliger les expériences des autres empires.
Cent ans après les événements, grâce à la somme de travaux inédits d'historiens émérites, il est possible de mettre en lumière cet épisode essentiel de la Grande Guerre, trop souvent traité de manière polémique.

Posté par Florell à 00:16 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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