Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

01 mars 2015

Dernières découvertes

 

Hey ! Salut à tous !

 

J'inaugure une nouvelle rubrique, j'ai décidé de partager ici les livres (nouveautés ou pas) qui me font envie mais que je viens juste de découvrir, n'hésitez pas à me dire si vous les avez lu et ce que vous en avez pensé.

 

Tout d'abord trois titres de Henri Gougaud, je ne connais pas l'auteur mais les résumés sont alléchants et les couvertures aussi :

1- Le rire de l'ange

le rire de l'ange

Deux hardis gaillards, Pico le menuisier lettré et le pauvre Chaumet, dont la maison vient de brûler, s’en vont sur les routes avec leurs femmes. Dans un Moyen Âge peuplé de brigands, de vagabonds et de sorcières, nos héros affrontent d’innombrables embuscades. Un ange, arrivé par hasard au village, les accompagne, les protège, et les mènera à la rencontre de leur destin.

2- L'arbre à soleils : légendes du monde entier

l'arbre à soleils

LÉGENDES

Kaduan est très pauvre. Aussi, quand une voix céleste lui promet que sept garçons, riches et vigoureux, souhaitent épouser ses sept ravissantes filles, il saute de joie. Il ne sait pas encore qu’il devra payer de son propre sang le bonheur de sa progéniture… Au fil d’une centaine de légendes, Henri Gougaud nous emmène dans un voyage poétique et onirique à travers le monde entier.

3- L'amour foudre

l'amour foudre

L’Amour peut-il déplacer des montagnes ? Dans les contes d’Henri Gougaud, cette fièvre du corps et de l’esprit a bien d’autres pouvoirs… On y chuchote qu’une tache est apparue dans l’œil d’une femme depuis qu’elle n’aime plus son mari. On y croise les idylles naissantes entravées par les pères et les marâtres ourdissant des pièges de sorcières par jalousie. Mais seul celui qui se consume pour atteindre la flamme qui l’attire sait ce qu’est l’amour.

Ensuite vient :

Histoire du libertinage : Des goliards au marquis de Sade de Didier Foucault

histoire du libertinage

Christine de Suède (1626-1689) incarnait tous les traits du libertinage : l'incrédulité arrogante des grands, la passion érudite pour les sciences et la spéculation, enfin une très grande liberté de moeurs. Tous les libertins n'eurent cependant pas loisir de vivre pleinement cette liberté d'âme et de corps. Ainsi Théophile de Viau, Ninon de Lenclos ou Sade firent au cours de leur vie l'expérience de l'ostracisme ou de l'emprisonnement. D'autres encore, tels Giordano Bruno, Vanini ou Etienne Dolet, périrent sur le bûcher ! En s'appuyant sur les plus récents travaux consacrés aux libertins, Didier Foucault offre une synthèse inédite sur ce moment majeur de l'entrée de l'Occident dans la modernité. Il donne à voir l'extraordinaire bouillonnement des esprits désireux de comprendre le monde sans le secours de la religion et de substituer un art de vivre hédoniste à la culpabilisation chrétienne du désir.

Machiavel et Savonarole : la glace et le feu de Max Gallo

savonarol et machiavel

 

Au tournant des XVe et XVIe siècles, Florence exerce une fascination sur le monde. La République dirigée par les Médicis est enviée pour sa prospérité, ses splendeurs mais aussi ses intrigues.

 

Deux hommes, que tout oppose, cherchent à s’imposer dans la ville en dominant les consciences. Le premier, Jérôme Savonarole, a un tempérament de feu. Prédicateur exalté, ce dominicain prétend recevoir des messages de Dieu. Il remplit les églises, appelle à brûler les « vanités » : bijoux, parfums, jeux de cartes. Le nouveau maître de Florence provoque la fuite des Médicis jusqu’au jour où le pape l’excommunie. Il finit torturé, pendu, brûlé.

 

À l’inverse, Nicolas Machiavel, est la glace, la prudence, le calcul. Après l’exécution de Savonarole, cet ancien secrétaire de la Seigneurie, dont les Médicis se méfient tout autant, essaye de s’approcher du cercle enchanté du pouvoir. Il dispose pour cela d’une arme redoutable : sa plume. Machiavel dédie son essai, Le Prince, à Laurent le Magnifique.
Le machiavélisme est né ou l’art de conquérir et de conserver le pouvoir par la « ruse du renard » et la « force du lion ».

 

Max Gallo dresse le portrait de deux figures majeures du temps des Médicis. deux destins exceptionnels qui renvoient à l’histoire de l’Europe et l’éclairent.

 

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26 février 2015

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

madame bovary

Résumé :

C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XX

Mon avis :

Histoire d’illusion, histoire d’amour déçu, histoire de vanité, histoire d'ennui, histoire de médiocrité, ce livre qui se propose être un portrait de la vie rurale ce révèle intéressant à lire par les divers portraits qu’il comporte et le réalisme des sentiments décrits. Mais comportant trop de longueur, étant au final trop banal, racontant rien, il s’avère en fin de compte bien pénible à lire.

Je sais que ce « rien » que je dénonce est justement la force de ce roman, en effet il n’y aurait pas tout ça, s’il ne se passait "rien" et si l’ennui n’était pas chevillé à l’âme d’Emma, tout comme sa détestation de la médiocrité ; mais même en sachant cela j'ai malgré tout trouvé ce livre assommant. Tellement assommant, qu'en comparaison même ma vie où il ne se passe rien, est plus palpitante que la sienne qui bouge davantage.

C’est vous dire à quel point ce portrait fatigue, et ce malgré l’orgueil, le romantisme, l’égoïsme mal placés d’Emma qui dominent et donnent du relief à ce roman.

Mais peut-être qu'en fin de compte ce livre est plus à lire pour les caractères des personnages, que pour ce qui s’y déroule ?

En résumé ce classique m’a déçue, malgré mon amour pour ce genre.

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25 février 2015

"L'orangeraie" de Larry Tremblay

"L'orangeraie" de Larry Tremblay

l'orangeraie roman

Résumé :

«Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.» Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l'ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s'empare de leur enfance et sépare leurs destins. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Conte moral, fable politique, L'Orangeraie est un roman où la tension ne se relâche jamais. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert. L'Orangeraie a remporté plusieurs prix dont le Prix des libraires du Québec.

Mon avis :

Voilà un livre qui……… dérange. A mi-chemin entre le fictif et le réel, l’auteur nous embarque dans une guerre qui ne dit pas son nom, mais qui n’en est pas moins actuelle.

Il ne va pas être facile de parler de ce livre, car c’est une lecture terrible, puisque derrière ces deux petits enfants innocents, derrière ce décor d’orangeraie, se cache la guerre, la haine, le mensonge, la mort, et on se doute très tôt que c’est deux petits garçons vont en être victimes.

Cela dit ce qui m’a le plus choqué dans cette histoire, ce n'est pas tant la guerre qui est le quotidien des humains, mais la mentalité des personnages adultes qui conduisent cette guerre ; cette mentalité de barbus haineux, cette mentalité de martyre que l’on fête sans honte, cette mentalité de sacrifice nécessaire au nom de la guerre, au nom d’un dieu, au nom de la vengeance. Alors je conçois qu’une guerre fait des morts, que les pertes suscitent un sentiment de haine, de revanche, je conçois même que certaines guerres sont utiles au nom de la liberté (celle du livre j’ai des doutes), mais ce que je ne cautionne pas c’est la manière qui est décrite dans le livre pour la faire. Le mensonge, la manipulation, la lâcheté commune à toutes les guerres, m’ont rendue folle de rage et l’idée de sacrifice tout autant. Au point que pour le dernier point, jusqu’à l’ultime moment, je n’ai pas voulu y croire tellement ça me paraissait aberrant.

Une guerre fait des morts certes, mais on ne devrait pas mêler des enfants incapables de penser par eux-mêmes à ça, que les adultes se démerdent ! Car là ça va vraiment trop loin, et encore plus selon-moi avec la place de dieu dans le récit. Je ne crois pas en dieu, du coup c'est vrai que le fait qu’il soit un des moteurs me gêne, et ça me gêne doublement quand on prend connaissance de la raison du père dans le choix d’un de ses fils. L’idée de départ est déjà horrible, mais le raisonnement l'est tout autant. Faut croire qu'ils ne sont pas humains.

Un petit mot sur la fin avant de finir, elle n’est pas aussi agréable à lire que le reste (enfin si on peut trouver un livre pareil agréable). Alors elle est intéressante pour comprendre les sentiments qui animent Amed, même si parfois je n’ai pas compris certaines de ses réactions, mais néanmoins dans cette fin Amed n’est pas le seul protagoniste que je ne comprends pas tout le temps, Mickaël en est aussi. Avec ses doutes que je trouve assez injustifiés (comme le fait qu’il se juge mal placé pour dénoncer la cruauté de la guerre), certains de ses raisonnements, ses quelques questions nébuleuses sur le mal, lui aussi je ne l’ai pas toujours compris ; dans le sens où parfois j’ai trouvé qu’il philosophait pour rien, et qu’il essayait de raisonner ce qui n’est pas raisonnable, - et qui est encore moins raisonnable quand on n’est pas à leur place.

Avoir de l’empathie pour les victimes de la guerre, et donc vouloir la dénoncer c’est normal et faisable quand on possède un minimum d’humanité et d'intelligence, mais s’imaginer le mal quand on n’est pas une once du mal dénoncé, je n’en vois pas l’intérêt. Bien sûr qu’à leur place et bien dressé il ferait pareil, mais voilà il n’est pas à leur place, et il ne le sera probablement jamais puisqu’il peut réfléchir sur l’absurdité de la guerre, alors pourquoi se demander cela ?

Je ne sais pas si ce rejet de quelques questions vient du fait que je pense qu’il faut se poser seulement des questions utiles, mais de mon point de vue j’ai trouvé parfois que les interrogations n’allaient nulle part. Pour moi il faut savoir penser sur du concret, pas de l’imaginaire, mais ce n'est que mon avis.

En résumé c’est un livre à lire parce qu’il est en dehors du temps, mais aussi de son temps. Même si moi j'en parle mal et n'ai pas abordé tous les sujets que ce livre soulève, comme le déshonneur, l'hérédité de la haine, le traumatisme de la guerre...

 

Je remercie les éditions de la Table Ronde.

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22 février 2015

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

le retour d'ulysse

Résumé :

Il a fallu dix années de guerre et de sang, d'amours féroces et de haines inextinguibles pour vaincre les Troyens. À présent, Odysseus doit regagner Ithaque avec ses hommes, là où l'attendent sa fidèle épouse Pénélope et son fils qu'il a quitté encore en bas âge.
Mais le retour se transforme en épreuve car Odysseus doit défier les hommes, les forces obscures de la nature et la volonté capricieuse et impénétrable des dieux. Avec ses compagnons, il lui faudra affronter des ennemis aussi périlleux que le cyclope Polyphème, les mangeurs de lotos, la fleur qui procure l'oubli, ou encore les Sirènes au chant merveilleux mais meurtrier...
Odysseus aux mille talents, le rusé Personne, devra atteindre les confins du monde et oser invoquer les morts au seuil des Enfers. Après avoir chanté la naissance et la formation du héros dans sa variation sur L'Iliade, Valerio Manfredi donne une voix nouvelle à l'autre grand récit fondateur : L'Odyssée.

Mon avis :

Deuxième et dernier tome d’Odysseus, histoire qui reprend Homère (en plus rapide).

Dans ce tome-ci la guerre de Troie est finie après dix années de combat, nos héros rentrent chez eux couvert d’or et de gloire, après avoir récupérer Hélène et détruit Troie. Enfin tous ne rentrerons pas couvert de gloire comme Agamemnon, ou encore vivant de cette guerre (mort sur le champ de bataille ou mort en mer), mais à la base c’était censé être ça.

Pour commencer je dois souligner que ce tome deux est plus envoûtant que le premier. Les dieux et autres êtres fabuleux menant la danse, et notre pauvre Ulysse n’ayant pas fini de subir la colère de Poséidon, ce livre nous sert des aventures à un rythme effréné qui fait qu’on ne le lâche pas avant le dernier mot de l’histoire.

Du coup comme vous vous en doutez et contrairement au premier livre, ici nous retrouvons l’Ulysse des grands exploits, l’Ulysse combattant, l’Ulysse que l’on connaît tous, de ce fait il est vrai, rien de nouveau pour le lecteur qui connaît précisément ou vaguement le cycle d’Homère, mais malgré cela ça reste un bonheur à lire ; avant tout pour l’histoire d’Ulysse racontée différemment et avec beaucoup de vie, de sentiment et de passion, mais aussi pour ça fin qui va plus loin que le retour d’Ulysse, qui va vers un nouveau départ mais cette fois-ci sur terre. Sur une terre où la mer est inconnue, et où notre héros devra sacrifier à Poséidon trois animaux afin d’apaiser la colère de ce dernier.

Une fin surprise donc, mais qui pour ma part et en toute franchise m’a bien un peu fait chier, car j’étais terriblement triste pour les personnages et surtout pour Ulysse. Après toutes ces aventures qui l’ont tenu éloigné de sa patrie, de sa famille, j’ai ressentie une espèce de déchirure à le voir obliger de se séparer encore une fois des êtres qu’il aime, même si lui ressent une espèce de fièvre moitié-joyeuse moitié-honteuse pour cette nouvelle aventure tirée de la légende d’Odysseus. Cela dit, ça montre bien que l’auteur a su réécrire cette histoire en y mettant de la profondeur

Pour finir, je voudrais souligner un autre point agréable du bouquin qui est l'évolution des personnages, enfin surtout d'Ulysse car c'est lui que l'on suit. Dans le premier tome il me paraissait un peu trop sage, limite peu sûr de lui malgré son intelligence, là plus du tout ; il s'affirme, prend du caractère - trop parfois au point qu'il lui arrive de dire un mot plus haut que l'autre -, tout en gardant néanmoins un côté humble qui le rend humain et attachant. Pour moi Ulysse c'est vraiment le personnage idéal pour un roman, car il est ni parfait ni mauvais.

Comme vous l'avez donc probablement deviné, ce livre a été pour moi un coup de coeur, contrairement au premier tome je ne trouve rien à redire, tout s'enchaîne très vite, l'ambiance reste mystérieuse et terrible, les personnages gagnent en intensité. Bref. Là on assiste à l'apothéose du cycle d'Homère. Mais malgré ça je dois quand même conseiller de lire les deux tomes à la suite, pour ma part j'ai eu plusieurs mois de séparation entre les deux tomes, du coup j'avoue que j'avais un peu oublié certaines choses nécessaires. 

En conclusion, je vous ordonne de lire cette duologie qui a tout pour plaire. (Oui j'ordonne, rien que ça. ^^)

Merci aux éditions JC Lattès.

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21 février 2015

Petite phrase

 

 

 

(Parce que je ne supporte pas les benêts de l'amour universel.)

J'ai le droit d'aimer, mais n'oubliez pas que j'ai aussi le droit de détester.

ange et démon

 

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16 février 2015

"Le Quinconce, tome 1 : L'Héritage" de John Huffman

"Le Quinconce, tome 1 : L'Héritage" de John Huffman

Le Quinconce, tome 1 L'Héritage de John Huffman

Résumé :

Nous sommes dans l'Angleterre du début du XXe siècle - celle des romans de Dickens - et nous découvrons avec le petit John Huffam, élevé dans un village perdu, la cruauté qui fonde les castes sociales et celle qui déchire les êtres. A l'occasion d'une rencontre avec une gamine de son âge, Henrietta, fille des chârelains de l'endroit, il croit comprendre que sa mère et lui, pauvres parmi les pauvres mais attachés au maintien d'une improbable dignité, sont mystérieusement apparentés aux propriétaires du vaste domaine voisin: Hougham, lieu de sinistre réputation s'il en est. Mais il s'agit là d'un secret qu'il vaut mieux ne pas trop creuser si l'on tient à avoir la paix- car "l'ennemi" dans la terreur duquel vit sa mère pourrait bien être plus réel qu'il n'y paraît...

Ce secret, John consacrera sa vie à le découvrir, convaincu que nous devons chercher d'abord à quelles troubles sources prend naissance notre destin. Il se heurtera, ce faisant, à toutes les forces du silence, du mensonge, de la violence et devra bientôt touver refuge à Londres, où la lumière tant attendue lui fera signe à travers le plus épais brouillard...

Roman de la violence sociale, roman picaresque haut en couleur, grouillant de mille figures inoubliables, roman historique où revit un passé reconstitué sans complaisance, roman initiatique perdue, roman à énigme où le héros se trouve désigné au rôle de détective de son propre destin, le Quinconce, salué des deux côtés de l'Atlantique par une critique fascinée, obéit en secret au projet le plus ambitieux: réconcilier notre imaginaire avec le romanesque, cettte terre nourricière où s'enracinent malgré nous les fictions qui fondent notre modernité.

L'ensemble constitue une saga en cinq livres au fil desquels nous sont livrées les cinq clés du mystère qui scelle le sort de John.

Avis :

Premier tome d’une série qui en comporte 5, ce livre n’a pas été la lecture fantastique que j’attendais. En fait elle a même été plutôt laborieuse… Début difficile, long, manquant d’action et d’intérêt, répétitif sur certains points... je ne trouve vraiment pas grand-chose à sortir de ce roman.

Le trame générale est certes intrigante, on se demande pourquoi il y a tant de mystère autour de cette mère et de son fils, pourquoi la mère craint pour sa vie et celle de sa progéniture, et pourquoi elle cache un mystérieux document ; mais à côté de ça dans ce scénario du tome 1, ça traîne tellement en longueur -pour finalement pas grand-chose de consistant à la fin de ce livre - que je n’ai pas accroché ; j’avoue que j’ai même sauté des pages tellement j'ai trouvé ça mou, malgré une ambiance, une époque, que j’ai trouvé des plus charmantes.

Alors on pourrait arguer que comme c’est un tome 1 c’est un peu normal s’il ne se déroule pas grand-chose, si c’est un peu lent et j’en passe..., mais quand même, niveau consistance là on est assez bas je trouve. Et même si la fin du roman et la suite - qu’on imagine d’après le résumé - laissent présager quelque chose de très bon, j’admets très sincèrement qu’à cause de la lenteur de ce tome 1 je ne me vois pas lire les 4 autres romans qui feront vivre d'une part ce tome et concluront d'autre part cette saga. Et c’est bien dommage car j’aimerai bien savoir ce qui se passe ensuite.

En résumé ce fut une lecture décevante car trop lente, mais si par contre on en reste à l'histoire, je dois dire que c'est extrêmement intéressant. D'autres avis de personnes plus convaincus ici.

Merci malgré tout à l’éditeur Libretto et à Babelio.

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12 février 2015

"Comment ma femme m'a rendu fou" de Dimitri Verhulst

"Comment ma femme m'a rendu fou" de Dimitri Verhulst

Comment ma femme m'a rendu fou de Dimitri Verhulst

Résumé :

Par désespoir, pour asticoter son monde et surtout pour se venger de son épouse qu'il déteste, Désiré Cordier, petit bibliothécaire retraité de son état, décide de simuler la maladie d'Alzheimer. Bientôt il se prend au jeu et s'amuse des réactions désemparées de sa famille. Il découvre là une liberté qu'il n'a jamais connue et un moyen sûr de s'éloigner de son entourage, et surtout de sa femme qui l'a toujours régenté. Il décide alors de se plonger dans les joies de la démence, la sénilité et l'incontinence et finit par être interné dans une institution. La maison de retraite lui réserve quelques surprises, comme les retrouvailles avec son amour de jeunesse et la rencontre avec des pensionnaires aussi déjantés que lui. A travers des portraits féroces et hilarants, Verhulst, qui a un don sans pareil pour rendre le comique tragique, et vice versa, nous livre sa vision douce-amère du mariage.

Mon avis :

Pour un livre qui se veut drôle, je trouve qu’il ne manque pas de profondeur. Bien plus qu’un livre qui raconte une histoire divertissante, c’est aussi un livre qui décrit la vieillesse, la décrépitude, les regrets et remords d’une vie avec beaucoup de sincérité.

Je sais que le mot « sincérité » peut en faire tiquer plus d’un au vu du résumé, mais pourtant même si l’histoire est à la base un peu tirée par les cheveux - personne ne se ferait passer pour sénile afin d’échapper à son harpie de femme -, j’ai trouvé que les sentiments et les pensées de Désirée sont tous ce qui a de plus honnêtes et réels. Lâche, méchant, égoïste, mais aussi attendrissant, triste, drôle, j’admets que j’ai énormément apprécié ce personnage multiple, loin d’être parfait. Et j’avoue en toute franchise que j’ai énormément apprécié son côté vache, particulièrement bien représenter par ce passage : "[...] Inutile d'ajouter que ces retrouvailles et ma remarque l'offensèrent profondément, et pas le moins parce que ma femme ne s'appelle pas du tout Camillle. Mais Monik. Monik de Petter. Un beau nom, pour une piere tombale."

Maintenant niveau histoire, j’admets que là je suis assez pantoise et je ne sais pas trop quoi en penser. Ce n’est pas mauvais, ça m’a même plutôt bien plu, mais je dois dire que je ne comprends pas trop la démarche de notre héros. Pourquoi n’envoie-t-il pas juste chier sa femme, plutôt que de se faire enfermer volontairement dans un hospice et un rôle ? Pourquoi ???

Bref, ce n’est pas une lecture inoubliable, mais c’est quand même un excellent livre, qui en plus de faire sourire fait réfléchir. Merci aux éditions Denoël.

 

Pages 142

Edition Denoël

Traduction du néerlandais par Danielle Losman

Collection Denoël & d'ailleurs paru le 22/01/2015

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06 février 2015

Concours pour gagner des livres : biblio #1

 

Coucou à tous !

 

Je fais un peu le ménage dans mes bibliothèques, et ces livres que je ne lirai jamais je me suis dit qu'il serait pas mal de vous les faire gagner.

Pour cela c'est simple, laissez un commentaire sous ce message et dites-moi le titre pour lequel vous jouez, - et n'hésitez pas à aimer la page FB.

 

Voici donc les titres que je vous propose et en bonne condition :

 

Les étranges talents de Flavia Luce de Alan Bradley

les étranges talents

Résumé : Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.

 

Nulle part où aller de Mary Jane Clark

nulle part où aller

Résumé : Le chroniqueur littéraire de l'émission d'information matinale de la chaîne Key News a été assassiné.
Il projetait de publier un brûlot dénonçant les pratiques de ses confrères. Elle-même journaliste, Annabelle Murphy a eu connaissance du manuscrit. Elle est la nouvelle cible du tueur. A qui se fier ? Tous les collègues d'Annabelle sont suspects à ses yeux. Elle en est certaine : le meurtrier appartient bien à Key News et il l'épie... Rebondissements, morts violentes, empoisonnements...

 

Ouvert jusqu'au 16 mars.

Bonne chance !

Les gagnants sont Bull Elodie et Christophine.

A bientôt pour un prochain concours :)

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05 février 2015

"Le lys et les ombres" de Bernard Simonay

"Le lys et les ombres" de Bernard Simonay

le lys et les ombres

Résumé :

Qui était Jeanne d’Arc ?

   Le mercredi 30 mai 1431, Jeanne d’Arc a-t-elle été brûlée vive à Rouen, après avoir délivré la ville d’Orléans et mené Charles VII à Reims pour y être sacré roi de France ?   De larges zones d’ombre recouvrent l’histoire officielle de la Pucelle. Était-elle vraiment l’humble petite bergère lorraine que l’on nous présente ? 
   Comment une paysanne de seize ans aurait-elle su monter à cheval, manier la lance et l’épée, commander à une armée ? Quel secret extraordinaire a-t-elle révélé à Charles VII lors de leur entrevue de Chinon, à tel point que le souverain en a eu les larmes aux yeux ?
   Rompant avec les vérités officielles et s’appuyant sur une étude critique minutieuse et impartiale des sources, Bernard Simonay a reconstitué dans ce roman ce qu’a pu être l’autre destin de Jeanne d’Arc. Celle-ci n’est pas l’envoyée de Dieu des manuels d’histoire. En secret, une puissante toute terrestre l’a froidement utilisée pour réaliser l’un des plus spectaculaires retournements militaires et diplomatiques de l’histoire de France.
    De cette fresque historique tumultueuse et haletante, incroyablement riche en rebondissements, se dégage le portrait d’une femme exceptionnelle, avec ses ombres et ses lumières, une héroïne animée d’une foi profonde, d’autant plus admirable qu’elle n’est pas la sainte intouchable du mythe. Une femme dont la légende s’est emparée sous le nom de Jeanne d’Arc, nom qu’elle n’a pourtant jamais porté de son vivant.

Mon avis :

J’ai voulu lire ce livre pour trois raisons :

1 – Parce que je venais de finir La reine des quatre royaumes et je ne voulais pas quitter si vite cette fin de moyen-âge.

2- Parce que j’ai adoré de cet auteur La louve de Cornouaille.

(2 et demi – Accessoirement parce que ça faisait plus de 3 ans qu’il trainait dans ma PAL. Si j'avais pu écrire plus petit je l'aurais fait.)

3- Parce qu’il y a plusieurs années déjà que j’ai lu L’affaire Jeanne d’Arc le livre qui a inspiré l’auteur, et pour ça, oui pour ça, j’ai eu envie de le lire. En passant je vous le conseille fortement, il est vraiment bien fait.

Pour rapprocher les 2 derniers points maintenant, ce livre n’a pas été un coup de cœur ni même une expérience de lecture incroyable, car déjà je n’ai pas eu trop de surprise, je savais à peu près où l’auteur allait en venir, et de deux, il est un peu long et redondant sur certains points, notamment avec les épisodes qui parlent de combat. Pour être franche au bout de quelques-uns ça devient vite une "fatality", vu que c’est lent et toujours un peu les mêmes problèmes qui se posent.

Cependant si on fait abstraction de cela, il reste plaisant à lire. Même si c’est long dans un style un peu plat, je dois reconnaître que ça bouge pas mal ; il se passe des choses, il y a de l’histoire, c’est un bon portrait de la cour mais aussi de la situation, ça réserve quelques surprises pour ceux qui n’ont pas lu L’affaire Jeanne d’Arc, bref, il y a de la matière quand même. Mais voilà, ce n’est pas le meilleur de l’auteur pour moi.

En résumé vous pouvez le lire, mais s’il ne vous plaît pas ne restez pas sur ce livre, allez voir La louve de Cornouaille. (De toute façon je vous y oblige en tant que Dieu j'y ai droit.^^)

Extrait : (Je ne crois pas en Dieu, mais je trouve ce passage très beau.)

« Vous devez faire la différence entre la foi et les dogmes de la religion. Ne vous y trompez pas : je crois en Dieu. Et si j’ai l’air parfois de me moquer de Lui, de ne pas Le prendre au sérieux, c’est parce que je crois qu’il a le sens de l’humour. Sinon, il n’aurait pas donné le rire aux hommes pour les aider à supporter leur malheurs. »

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03 février 2015

Bilan janvier 2015

 

Coucou à tous !

 

Janvier se termine et c'est l'heure du bilan, pour lequel je suis assez contente, même si niveau achat ça a été la fête du slip.

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Alors niveau lecture :

1- Un destin singulier de Siméon 2 de Bulgarie

2- 14 14 de Paul Béorne & Silène Edgar. Petit livre jeunesse qui n'a pas été une lecture marquante (fallait s'y attendre), et que j'ai trouvé un peu simpliste. Cela dit j'ai bien aimé le parallèle entre les deux époques, qui peut montrer aux plus jeunes d'aujourd'hui la superficialité  de leur problème, et les différences de mentalité en 100 ans d'écart.

3- Donjon de Naheulbeuk tome 3 : le conseil de  Suak de John Lang. Je l'ai enfin lu, et j'ai enfin pu commencer la BD en rapport avec ce livre. Même si je pense que pour lire le tome 15 je vais attendre un peu, car le tome 14 ne m'a pas donné réellement de plaisir vu que je venais de finir le roman.

4- Femme nue jouant Chopin de Louise Erdrich

5- La reine des quatre royaume de Michael de Kent

6- Siddhartha de Herman Hess

7- BD Donjon de Naheulbeuk tome 14 de John Lang

8- BD Gaston Lagaffe de Franquin. Même si on m'appelle souvent Gaston Lagaffe, j'avoue que je ne connaissais pas ses aventures, du coup l'erreur est réparée.

9- Le lys et les ombres de Bernard Simonay. (Je vais essayer de faire un avis bientôt)

10- Peut-on encore rire de tout ? de Cabu. Et oui les derniers évènements on fait que j'ai acheté ce livre, et j'ai prévu d'en acheter d'autres, pour continuer à faire vivre ces gens-là.

11- Une femme simple de Cédric Morgan. Lecture que je n'ai pas aimé et à laquelle je n'ai pas accrochée. L'idée de départ n'est pas mal, mais elle manque d'un côté intéressant et ça n'a pas été amené d'une manière très accrocheuse. En fait bien que ça soit réaliste, j'ai trouvé cela trop banal. Mais j'ai néanmoins apprécié redécouvrir la simplicité d’antan, et des jeux d'enfant, dont un, le bouton-d’or qui dit qu'on aime le beurre, m'a ramené 20 ans en arrière.

Derniers achats : (Il s'est passé quelque chose d'étrange...)

1- BD tome 15 Le donjon de Naheulbeuk

2- Le roi en jaune de R.W. Chambers

3- Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

4- Peut-on rire de tout ? de Cabu

5- C'est la faute à la société de Collectif (Honoré, Cabu...)

6- Louange des mousses de Véronique Brindeau

7- Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde de Collectif (Je l'ai enfin, je voulais depuis sa sortie !)

8- Hitler, la propagande et le monde arabe de Jeffrey Herf

9- Les vagues de Virginia Wolf (Je n'ai jamais lu cette auteure donc faut bien que je m'y mette.)

10- Les paysans français de Emmanuel le Roy Ladurie

11- La confrerie des moines volants de Metin Arditi

12- + 1 livre d'une Masse critique Babelio spéciale Le quinconce tome 1 de Charles Palliser

13 et 14 + 2 SP.

Comme vous le voyez ça a été n'importe quoi d'acheter autant. En attendant bonne lecture à tous et bon mois de février.

Posté par Florell à 18:25 - Bilan - Commentaires [0] - Permalien [#]
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