Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

15 juillet 2017

"La blog de Gaea tome 1 : la bourse ou la vie in game" de collectif

La blog de Gaea tome 1 : la bourse ou la vie in game de Jarnet, Cardona, Torta

noob

 

Résumé :

Gabrielle Jolivet a beau collectionner avidement les crédits lorsqu'elle joue son personnage de Gaea l'invocatrice dans son jeu vidéo en ligne préféré, elle n'en reste pas moins sans le sou, comme la plupart des étudiants de son âge. Manipulatrice vénale pour certains, ingénieuse et économe pour d'autres, c'est sur son blog qu'elle sévit. Suivez ses aventures et celles de ses amis dans sa quête du buzz !

Mon avis :

Que font nos noobs préférés quand ils ne sont pas devant leur écran à nous faire vivre des aventures rocambolesques ? Ils vivent leur vie, comme vous comme moi, mais une vie qui leur en réserve autant que le jeu en ligne Horizon. Dans le fond cependant rien de surprenant, bien que parfois un peu étonnant, mais la manière dont c’est raconté avec notamment des clins d’œil aux autres cultures (cinéma…) fait que j’ai rigolé ou souri et que j’ai apprécié suivre le fil des pages qui réservent des bons moments de lecture où nos personnages restent égales à eux-mêmes. Oui j’ai pris plaisir à lire cette BD car même dans la vie de tous les jours ça reste magique et incroyable. D’ailleurs ça n’arrive pas en vrai qu’on se le dise mais par contre ça n’arrive qu’à eux.

Outre le scénario, niveau couleur, dessin c’est comme la série en BD Noob, agréable à regarder. On voit que le travail est soigné et je crois même noter une différence de trait, de proportion, de design sur les personnages entre ceux du jeu et ceux de la vraie vie, mais après c’est peut-être moi qui me drogue sans le savoir.

En résumé en résumons no comments, c’était bien, c'était une lecture agréable et pour ma part une série que je vais suivre et compléter tout comme Noob que j'ai commencé y a peu car ça fait très peu de temps que je connais la série web.

Merci Babelio et Olydri éditions.

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12 juillet 2017

Bilan lecture des 3 derniers mois

Bilan lecture ; avril, mai, juin 2017

 

 

Je sais, je sais, je ne suis plus très assidue avec mes bilans, mais c'est parce que... hein, d'abord !

 

nuage8

Toi merde ! Voilà ! Ca dit, on va pourvoir passer aux choses sérieuses.

Alors les mois ont été moyens en rythme mais quelques bonnes lectures quand même.

 

Lectures :

1- Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

2- Quand sort la reluse de Fred Vargas

3- Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

4- Le fantôme de la Mary Celeste de Valérie Martin (Détesté et non fini)

5- Le Prince de Machiavel

6- Le coma des mortels de Maxim Chattam

7- Jacques coeur le vif-argent de Mickael de Kent

8- Enquête Agatha Raisin : remède de cheval de Marion Chesney

9- Le mystère du livre disparu : les trois mousquetaires de Collectif

10- Guerre froide les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

11- Les gardiens de nos frères de Ariane Bois

12- Duchesse rebelle tome 2 : la dangereuse amie de la reine de A-M Desplat-Duc

13- Tome 1 le blog de Gaea : la bourse ou la vie in game de Collectif (Noob-BD)

14- La Bible racontée comme un roman tome 2 de Christine Pedotti

15- Suzon ne veut pas aller à l'école de Emilie Chazerand (Livre enfant)

 

Achats (pas que) :

 

liivre

Cadeaux de ma mère

 

livre

Trouvé dans la boîte à livre

 

livre

Achats

(Princesse de Clève de Madame de Lafayette, Joë de Guillaume de Fonclare, L'étrange défaite de Marc Bloch, Voyage sentimental en France et en Italie de Laurence Sterne (classique) + BD Gaston Lagaffe et Saint Seiya lost canvas tome 1)

 

Voili voilou les gens. Voici quelques mois chargés mais finalement calme je trouve.

Bonne lecture et vacances.

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10 juillet 2017

"Apatride" de Shumona Sinha

Apatride de Shumona Sinha

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Résumé :

Esha a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Elle s’épuise dans d’innombrables batailles, et ne se sent plus en sécurité.

Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance, ou par crédulité, elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam, qui lui fait commettre l’irréparable.

Les destins de Mina et d’Esha se répondent dans ce roman qui ne ménage ni notre société ni la société indienne. L’écriture de Shumona Sinha est animée par la colère, une colère éloquente, aux images aussi suggestives que puissantes.

Mon avis :

Apatride de Shumona Sinha parle de deux destins de femmes (voire trois) qui se trouvent chacune d’un côté du monde, une à Paris et les deux autres en Inde. C’est l’histoire de femme mais aussi de pays et de civilisation ; en Inde on retrouve les problèmes avec le gouvernement et la manière dont sont traitées les femmes qualifiés de facile mais dans les faits amoureuses, et en France on retrouve la violence de la société mais aussi le supposé rejet de l’autre. Et si pour l’Inde je n’ai rien à redire car je ne connais que très peu la politique de ce pays, je n’en dirais pas autant de la France.
Je suis tout à fait d’accord avec l’autrice quand elle dénonce cette explosion de violence en France, cet irrespect total venant d’une grand part de la population, mais aussi ce problème de religion très communautariste avec l’Islam et l’indifférence des autres qui laissent faire au nom des droits de l’homme détournés ou par lâcheté et donnent du crédit à toutes les plaintes mêmes les plus absurdes.

« Les émeutes au nom de la religion sur le sol d’Europe bouleversaient Esha non seulement par leur violence, mais aussi parce qu’elle croyait avoir laissé derrière elle un sous-continent entier ravagé par les émeutes communautaristes, les trains incendiés, les corps jetés vifs dans les flammes, les foules hystériques manifestant avec les tridents et des sabres, des drapeaux et des bandanas couleur safran. A présent elle vivait dans le pays des élus, des éclairés et des nantis. Elle n’aurait pas pensé que se déclarer athée était encore un tabou ici, que la chute de la croyance avait laissé place à l’ignorance, laquelle n’était qu’une réaction passive et soumise, une désillusion, un désarroi, un vide. Elle n’aurait pas pensé qu’il existait dans ce pays qui croyaient qu’au-delà des nuages il y avait un barbu, deux, trois barbus, son fils, la mère et la pute, les mille deux cents vierges, toute une clique, et qu’ils allaient bientôt rétablir le pouvoir du plus grand, qu’ils allaient provoquer un bain de sang au nom de sa clémence et de sa magnanimité. »

Mais si j’ai apprécié cela sur la France, car c’est très juste, le côté politiquement correct du rejet de l’autre, de l’exclusion de l’autre ou le nom et la couleur de peau seraient un frein à la réussite, m’a plus qu’agacée ! Pourquoi ? Parce que c’est faux. Et ce que je déteste dans cette démarche outre le fait que ça joue sur des clichés médiatiques et les mensonges politiques et autres, c’est que ça met de côté la réalité qui n’est pas celle-là. En effet la galère et la pauvreté concernent tout le monde et pas que les étrangers, et personne n’a selon sa couleur de peau où ses origines un métier bien définit, et bien sûr pour l’autrice forcément venu d’ailleurs veut dire sous-métier… Bref ! De tels clichés m’ont énervé. Et ceci a fait que j’ai eu du mal avec ce livre où la plainte, la douleur, semble être leitmotive de ces pages, et d’ailleurs passé la page 138 j’ai survolé complètement le reste, sauf les dernières pages que j’ai lu correctement et qui n’ont fait que confirmer mon opinion plombée sur ce livre. J’avoue que je n’ai pas compris ce qu’elle faisait là cette fin et je n’arrive pas à lui donner sens. Faut croire que le malheur colle à la peau et doit rester coller.

Alors certes ce livre permet de voir le recul de la France (et de l’Europe) sur ces valeurs qui avaient fait de cette terre et de ce continent un lieu éclairé. Il permet de voir la lâcheté des hommes, d’avoir un aperçu très mince sur la femme en Inde, mais pour voir cela faut lire le reste, hélas… C’est-à-dire les clichés mais aussi l’histoire d’amour pas intéressante avec Julien. Bref, un cri de révolte quasiment raté.

Merci à Lecteurs.com (livre gagné suite à un jeu, voici mon texte :

Mon cher « Amant noir », mon frère,

Je suis toujours dans les îles, là-bas en Inde les « Premières neiges sur Pondichéry » tombent, et dans le jardin de « Ronce Rose » où je me trouve, un pianiste sans talent joue « La sonate à Bridgetower » d’un air mélancolique.
« Trois saisons d’orage » se sont écoulées sans toi, mon frère, bientôt la quatrième commencera. Sous peu « L’été des charognes », des touristes, cessera… Trois ans que je suis là sur cette île, à vivre sans vie, que j’ère « Par amour » pour toi sans but. T’enlever à moi c’était signer ma mort. Aujourd’hui pourtant, j’ai envie de voyager, mon âme. Retrouver la vie en bougeant... Certes, depuis que tu n’es plus, je n’arrive pas à résister à l’appel du départ, « Apatride » malgré une terre où l’on m’attend, je n’arrive plus à mener une vie sédentaire avec « Une activité respectable » même si j’essaye. Mais là je sens que c’est différent, mon frère. Il faut que je bouge, mon âme, pour m’échapper de toi, mon « Hadamar », ma camisole, ma prison.

Je sais qu’il est « Un peu tard dans la saison » pour cela, la saison des pluies arrive… Mais dans cette lettre que je t’envoie au vent et qui j’espère te parviendra, je veux te faire part de mon envie de « Retourner à la mer » malgré tout ; afin de m’échapper de toi, de ma mélancolie, et aussi échapper à « La vie automatique » qui m’attend si je rentre à Paris dans notre maison que l’on a nommée enfant « Winter is coming ». Je n’ai pas envie de vendre « Les parapluies d’Erik Sati » ! Tu comprends !?
En fait, mon frère, peut-être que je vais embrasser une vie de marin, sur un bateau que je nommerai « La téméraire ». J’embrasserai avec une vie d’océan et d’étendues vides.
Voilà mon frère, je pars. Cette dernière lettre pour te dire cela. Non ! N’essayes pas de me retenir dans les eaux sombres de ton souvenir. « Arrêtes avec tes mensonges » ! On ne revient pas du monde des morts !
C’est dit mon âme, je partirai bientôt sur le bateau que je vais construire. Je te laisse ici mon frère, « Ressentiments distingués » ta sœur. )

 

 

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05 juillet 2017

"Quand la météo fait l'histoire" de Louis Bodin

Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

louis bodin

Résumé :

Depuis la nuit des temps, les désordres météorologiques influent sur le cours de l'histoire : des pluies ont fait basculer l'issue des plus grandes batailles, comme à Waterloo ou à Azincourt ; les mauvaises récoltes de 1788 et 1789 ont attisé la fureur populaire et les grondements de la Révolution ; la pluie et la boue de la dramatique année 1914 ont freiné l'offensive française et précipité la guerre des tranchées ; la vague de froid de 1954 a entraîné le mouvement de solidarité de l'abbé Pierre ; et les canicules de 1976 ou 2003 ont fait vaciller les gouvernements... Grand spécialiste de la météorologie, Louis Bodin nous invite à un voyage inattendu et passionnant, qui nous montre que le climat a toujours été un acteur incontournable de notre histoire !

Mon avis :

La météo n’est jamais seule responsable des échecs, des défaites, des révoltes, des crises, mais il est certain qu’elle est un facteur non négligeable de ces équations et qu’elle aura plus d’une fois fait trembler les gouvernements.
Loin du réchauffement climatique, du trou de la couche d’ozone, Louis Bodin va nous montrer dans son petit livre intéressant que la météo a toujours imposé sa loi aux hommes et que ces derniers ne sont pas toujours responsables de la colère naturelle. Certes, le réchauffement climatique aujourd’hui - et quoi qu’en dise l’auteur - est responsable de beaucoup de catastrophe, mais avec ce livre qui combine évènements historiques, anecdotes (qui sert souvent d’intro au sujet du chapitre) et un recul sur la situation, on va se rendre compte, si ce n’est pas déjà fait,
que ce n’est pas toujours le cas vu qu’à l’époque où il n’était point vraiment question d’une grosse activité humaine, le temps déjà n’en faisait qu’à sa tête.

Mais si ce livre met en avant le facteur temps au cœur d’une équation pour expliquer certaines défaites, situations critiques, il va aussi au-delà car l’auteur montre comment le facteur humain prend une grosse place dans la tragédie et comment le temps joue sur nous. L’entêtement de Napoléon, les faux pas d’un gouvernement qui les fonts vaciller, les comportements et l’impatience des citoyens ou du bas peuple à l’époque où la citoyenneté n’existait pas, etc. montrent que la question météorologique va plus loin que des phénomènes atmosphériques et que cette dernière est inextricablement liée à l’espèce humaine et sa nature. D’ailleurs je parle de tragédie mais parfois cela a été aussi source de solidarité.

Cela étant et au-delà de tout cela ; temps, nature humaine, faux pas gouvernementaux, ce livre est aussi intéressant d’un point de vue pédagogique car on apprend certaines causes de mauvais temps comme l’éruption du volcan Tambora en 1815 responsable de mauvaise récolte en Europe, mais aussi l’évolution de cette science toujours incertaine et la manière dont elle est perçue par la population ou encore les états-majors.

Bref ! C’est un petit livre sans prétention mais franchement agréable à lire. Il nous apprend beaucoup de chose et est intéressant.

Merci aux éditions J'ai lu.

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27 juin 2017

"Quand sort la recluse" de Fred vargas

Quand sort la recluse de Fred Vargas

fred vargas

Résumé :

— Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
— Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
— Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
— Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
— Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?

Mon avis :

Je me demande toujours comment Fred Vargas arrive à écrire et faire tenir debout des histoires si étranges. Il n’y a qu’elle pour jouer avec les choses improbables, les différents sens d’un mot, une impression lointaine, pour écrire une enquête à l’aura mystérieuse à un rythme entraînant.

Après un retour en France suite à une affaire point facile à élucider pour l’équipe d’Adamsberg, ce dernier s’intéresse à des morts par piqûre d’araignée  violoniste. D’apparence banale et de « la faute à pas de chance », Adamsberg trouve néanmoins cela étrange, il va donc se mettre à enquêter - avec une partie de son équipe - en cachette de sa hiérarchie sur cette affaire qui le gratte, qui le picote et qu’il est sûr n’est pas normale.
De découvertes terribles, de rebondissement en rebondissement, d’échec en échec, Adamsberg va finir par résoudre cette affaire qui sort du commun et qui a mis en danger la cohésion de l’équipe.

Je ne vous cache pas que cette affaire est complètement capilotracté ; explication, déroulement, extraction de souvenir, tout paraît trop forcé et peu naturel, pourtant, malgré cela, ça marche, faut bien l’admettre. Malgré un petit coup de mou sur la fin pour ma part, le tout en effet fonctionne et emporte le lecteur très vite et très loin ; car voyez-vous ce n’est pas seulement une enquête qui accapare le livre mais diverses histoires (y compris de volatiles) et diverses personnalités. Diverses histoires et personnalités qui font changer le lecteur de préoccupation et d’atmosphère et permettent quelques digressions, quelques à-côté pour nous faire découvrir un peu plus cette équipe sans lasser le lecteur. Car bien plus que dans les autres livres, j’ai en effet cru voir que Fred Vargas avait passé plus de temps ici à nous faire découvrir toute l’équipe d’Adamsberg même s’il existe néanmoins quelques redites. D’ailleurs qu’il ait du changement dans les prochains livres paraît plus que probable, visiblement dans cette brigade la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Bref ! C’était une lecture agréable, originale, prenante, riche en rebondissement et cheminement tortueux malgré le côté peu naturel. Je recommande, Fred Vargas est vraiment une valeur sûre, elle prend le temps de bien ficeler ses livres.

 

Editions Flammarion.

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23 juin 2017

"Un été avec Machiavel" de Patrick Boucheron

Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

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Résumé :

« L’intérêt pour Machiavel renaît toujours dans l’histoire au moment où s’annoncent les tempêtes, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. Si on le relit aujourd’hui, c’est qu’il y a de quoi s’inquiéter. Il revient : réveillez-vous. » Depuis sa mort en 1527, on le lit pour s’arracher à la torpeur. Mais que sait-on de lui hormis le machiavélisme, cette angoisse collective devant le mal en politique ? Allons donc chercher l’homme derrière le masque qui le défigure. Levons les contradictions qui travaillent cet esprit ardent de la Renaissance florentine : le créateur du Prince et l’homme d’action, le poète obscène et le blagueur, l’inspiration qu’il trouve autant chez les peintres que dans la mécanique des passions et intérêts humains. En somme, la sagesse de Machiavel ne se trouve-t-elle pas dans « l’art subtil de la provocation joyeuse » ? Patrick Boucheron nous invite sur un tempo allegrissimo à découvrir un Machiavel insolent, visionnaire, implacable comme un soleil d’été. « Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver, non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose ». Un été avec Machiavel est à l’origine une série d’émissions diffusées pendant l’été 2016 sur France Inter.

Mon avis :

Machiavel, Machiavel un auteur connu de tous même si tout le monde ne le lit pas.
Machiavel, l’auteur du Prince, mais un Prince pas si Machiavélique que ça, plutôt un livre pour apprendre à gouverner tout en ayant l’art d’entourlouper les gens ; et si je vous parle de cela c’est parce qu’en lisant ce livre Un été avec Machiavel j’ai la certitude d’être passé à côté de l’œuvre maîtresse de Machiavel que je n’ai pas tant apprécié que cela, j’admets.
Il faudrait que je la relise dans une édition argumentée.
Avec ce livre et une édition argumentée je comprendrai mieux ce livre (Le Prince) que j’ai laborieusement lu et finalement très mal compris.
Mais parce que j’ai laborieusement lu Le Prince de Machiavel, j’ai difficilement lu Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron. C’est un livre très intéressant, on apprend beaucoup de chose sur Machiavel, sur ses livres, sur les temps, sur les messages de ce bouquin et sa manière qu’il a de marquer l’histoire, mais au final et malgré tout cela ça n’a pas suffi pour me faire aimer ces pages à la première lecture - même s'il permet une autre approche du Prince.
Il y a pourtant de magnifiques passages à méditer, à imaginer, à dévorer, à relire, et il est aisé de faire le parallèle avec aujourd’hui, mais malgré cela ce livre m’est resté obscure car l’œuvre principale qu’il aborde m’est resté elle-même en grosse partie obscure... Alors là je vais mettre 3 étoiles, mais je sais que quand je relirai ces deux livres (Le Prince et Un été avec Machiavel) je mettrai plus d’étoile à ces derniers, car j’aurai enfin eu tous les éléments en main pour bien comprendre la portée de l’œuvre "machiavéliste" et sa résonance au temps présent et futur...

Merci aux éditions des Equateurs

Extraits :

« On racontera bientôt que Machiavel, avant de mourir, fit un songe. Il voyait arriver vers lui une foule misérable et triste en haillons. De l’autre côté, un autre groupe s’avançait, noble et solennel. Il demanda leurs noms  aux premiers : nous sommes les saints qui allons en paradis. Quant aux seconds, ils déclaraient : nous sommes les damnés qui allons en Enfer. Mais oui, il les reconnaissait : il y avait parmi eux tous ces grands esprits de l’Antiquité qui lui avaient offert avec tant de libéralité leur conversation. Avec eux, on pourra continuer à parler politique. Pourquoi aller s’ennuyer avec les gueux ? Point de doute, Machiavel a décidé : il suivra les grands hommes en enfer. »

" Raymond Aron l’a écrit en 1945 : « La querelle du machiavélisme se rallume chaque fois que des Césars plongent l’Europe dans la servitude et la guerre. » En sommes-nous là ? Peut-être pas, ou pas encore. SI l’histoire est scandée par une succession de moments machiavéliens, il y a des moments forts et des moments faibles, plus discrets, plus sournois, plus entêtants. Les moments faibles ne sont pas toujours les moins dangereux, dès lors que menace l’engourdissement général. Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose. "

"Le gouvernant avisé, lit-on dans le Prince, "ne doit avoir autre objet ni autre pensée que la guerre et les institutions et science de la guerre". Mais alors qu'est-ce que la paix ? Machiavel répond : la violence en puissance, celle qui n'a pas besoin de s'exercer sinon par les effets d'une menace insidieuse, d'autant plus efficace qu'elle demeurera vague, incertaine, informulée."

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15 juin 2017

"Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu" de Michael Kerrigan

Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

guerre froide

Résumé :

Les dessous d’une guerre qui n’a pas eu lieu

L’attaque nucléaire de l’OTAN sur l’Union soviétique, l’assaut terrestre de l’Europe occidentale décidé lors du Pacte de Varsovie, des chats dressés pour écouter des conversations secrètes, des explosions nucléaires sur la Lune, le PROFUNC canadien visant à retirer leurs droits civils aux citoyens qui, par leurs idées, auraient été considérés comme une menace pour la démocratie, le bombardement nucléaire de cibles économiques et militaires du Nord-Vietnam...
Ces projets peuvent sembler invraisemblables, mais pendant la Guerre Froide, ces opérations et de nombreuses autres ont été sérieusement prises en considération, tant par les Américains que par les Soviétiques.
Ce livre nous raconte l’histoire des principales opérations secrètes et scandaleuses qui ont été mises au point, et qui auraient pu changer le cours de l’Histoire.
L’auteur resitue ces opérations dans leur contexte, étudie les chances qu’elles auraient eues de réussir et les conséquences qui en auraient découlé si elles avaient été menées à bien.
Les documents d’archives officielles, les photographies rares, les illustrations et les cartes contenus dans ce livre montrent le sérieux de ces opérations et de leur analyse.
Un livre fascinant qui, après coup, fait froid dans le dos.

Mon avis :

Comme dit le titre, ce livre va aborder la guerre froide, du moins tout ce qui fut plans, organisation en cas de frappe, idées d’espionnage, etc., etc. en gros tout ce qui ne s’apprend pas à l’école et qu’on ne voit pas forcément ailleurs. Cela étant, si cela peut s’avérer intéressant à découvrir voire amusant à lire, c’est surtout au final délirant et terrifiant. En effet certaines choses paraissent tellement exagérer ou pas assez (les dangers de la bombe atomique paraissent vraiment minimisés quand on voit certaines précautions), qu’on ne peut pas ne pas sentir un certain malaise à la lecture de ces pages.

Malgré ce sentiment de malaise, j’ai trouvé ce livre très intéressant, il met bien en avant la mentalité de l’époque, replace bien dans le contexte politique les actions et les plans pensés, mais pour autant je ne l’ai pas tant aimé que cela. Il est très bien, il éclaire sur beaucoup de chose, il nous apprend beaucoup, mais parfois c’est assez soporifique à lire car trop militaire et donc pas assez prenant.
J’avoue que les approches trop militaires, mécaniques, techniques, sont souvent de trop pour moi ; un peu je ne dis pas non mais là j'ai trouvé que c'était beaucoup, du coup si j'ai un point à reprocher à ce livre c'est cela. C'est ce côté parfois trop technique qui peut vite noyer le lecteur dans un flot d'information trop pointu, mais bon cela n'est pas obligé de gêner tout le monde et bien-sûr ça n'enlève rien à l'intérêt du bouquin.

En résumé, c'est un livre très intéressant à lire qui nous ouvre un peu plus les yeux sur cette guerre, mais voilà par moment il faut s'accrocher.

Merci aux éditions Jourdan.

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08 juin 2017

"Le fantôme de la Mary Celeste" de Valérie Martin

Le fantôme de la Mary Celeste de Valérie Martin

le fantôme de la mary celeste

Résumé :

Entre mythe et réalité, la grande romancière Valerie Martin, prix Orange pour Maîtresse, revisite l'histoire d'une des plus célèbres énigmes maritimes : le 4 décembre 1872, la Mary Celeste, un brigantin américain en route vers Gênes, est retrouvé dérivant au large des Açores. A son bord, aucune trace de l'équipage, de son capitaine, Benjamin Briggs, de son épouse et de sa fille qui l'accompagnaient. Pour le jeune écrivain Arthur Conan Doyle, cette disparition est une source d'inspiration inespérée. Pour Violet Petra, médium réputée dans les cercles huppés de Philadelphie, un cauchemar. Et pour le public de l'époque victorienne, obsédé par la mort, un fascinant mystère... Un navire surgi d'une brume semblable aux ténèbres, un écrivain naissant à la veille de la gloire, l'émergence d'une ferveur spirituelle troublante et inédite : trois trames qui convergent tout au long d'un récit aussi tumultueux que les océans menaçant d'engouffrer la Mary Celeste. Un roman ambitieux sur l'amour, la perte, et les légendes parfois plus fortes que la vérité.

Mon avis express :

Résumé alléchant, mais ça s'arrête là. J'ai tiré péniblement jusqu'à la page 100 environ, et après j'ai dû admettre mon propre naufrage... Long, assommant, embrouillant (mot français mais phrase absolument pas française), ce livre réunit pour moi toutes les définitions qui résument l'ennui.

Je crois que je devrais arrêter de vouloir tenter des livres qui parlent de la mer, à chaque fois ça m'emmerde ! (Disons la chose clairement.) En effet, je crois partir voyager au loin à chaque fois, et pourtant à chaque fois le bateau reste au port... Et à côté de cela j'ai toujours besoin d'un radeau de sauvetage pour ne pas sombrer dans l'abîme ou m'éclater sur les récifs de ce genre de livre. Généralement, un autre livre.

Vous l'aurez compris je n'ai pas aimé.

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"Le Prince" de Machiavel

Le Prince de Machiavel

Source: Externe

 

Résumé :

Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une œuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières œuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Œuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. Paul Klein

Avis express :

Je m'attendais à un Prince machiavélique, malfaisant et en fait non. Ca se rapproche plus d'un manuel pour gouverner, mais ça c'est l'opinion que j'ai aujourd'hui... En effet ma lecture actuelle Un été avec Machiavel me donne d'autres manières d'aborder ce livre et qui sait si je lisais une édition plus explicative sûrement que j'en aurais encore une autre.
En résumé pas une lecture si fabuleuse, mais dans une autre édition, une édition explicative, sûrement que ça m'intéresserait plus. Et je tenterai !

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28 mai 2017

"Le coma des mortels" de Maxime Chattam

Le coma des mortels de Maxime Chattam

Source: Externe

Résumé :

Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Top chrono (avis express) :

Sympa à lire, peut-être parce que je ne connais pas spécialement Maxime Chattam et ce qu'il a fait avant. Mais si l'histoire est intéressante, l'humour grinçant plus qu'agréable, c'est quand même long à lire et par moment vraiment soporifique. Des pages et des passages en moins aurait fait ce livre plus digeste, car l'humour bizarre, les gens étranges (très), ce monde un peu parallèle, ne sauve pas de l'ennui qui étreint par instant.

Mais c'était quand même sympa à lire, même si finalement ce n'est pas du tout une enquête comme le laisse entendre le résumé.

Posté par Florell à 11:54 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
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