Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

27 mai 2015

"Le cerveau à sornettes" de Roger Price

"Le cerveau à sornettes" de Roger Price

le cerveau à sornettes

Résumé :

Apprenez à ne rien faire ! Un des livres les plus fous et les plus drôles de la littérature américaine du XXe siècle.
Pourquoi s'adapter alors que c'est la civilisation qui est inadaptée ? Pourquoi s'activer quand on peut l'éviter ? Et comment s'exercer à ne rien faire ? Après des années de recherches approfondies en anthropologie, en psychologie, en laboratoire et sur Mlle Patricia Delray, l'auteur fonde dans ce livre les bases d'un mouvement révolutionnaire : l'Evitisme. Il nous raconte aussi le destin tragique de Melvin Ouk, l'inventeur de la roue, pionnier du cauchemar mécaniste actuel, et nous emmène en expédition chez les sauvages blancs du Pópotan, fétichistes de l'argent... Il nous enseigne par ailleurs «Comment combattre efficacement la publicité» ou «Comment les jeunes femmes et autres types de femmes peuvent éviter les hommes qui les enquiquinent dans les lieux publics». Hilarant manuel illustré de 80 dessins, Le Cerveau à sornettes vous convaincra de rejoindre le Mouvement !
Pamphlet anti-utilitariste virulent et chef-d'oeuvre d'humour nonsensique, pionnier «marxbrotherien» de la décroissance et du slow en plein maccarthysme, Le Cerveau à sornettes est un des livres les plus dingos de la littérature US, salué comme il se doit par l'Oulipien Georges Perec.

Mon avis :

Je ne sais pas vraiment si le propre de cette maison d’édition est de publier des choses loufoques, mais en additionnant Mémoires d’un vieux con de Topor (j’ai Vaches noires dans ma PAL mais toujours pas lu) et Le cerveau  à sornettes, je pourrais être tentée de le croire. Car comme le livre de Topor celui-là est tout aussi bizarre et nouveau.

Dans ce livre l’auteur va se proposer de nous faire découvrir sa philosophie « L’évitisme ». « L’évitisme » qu’est-ce que c’est ? Ca ressemble un peu au non-agir des bouddhistes mais en pire – cependant comme chez les bouddhistes il faut une longue pratique pour y parvenir, comptez un an pour apprendre trois poses pour ne rien faire.

Maintenant que les bases sont posées, venons-en au contenu.

Pour ce qui est de ce dernier je ne vous cache pas que ça va être dur d’en parler, car d’une part l’écriture est tellement délirante qu’il est parfois difficile de suivre le fil conducteur de « l’évitisme », et d’autre part ça part tellement dans tous les sens qu’en fait il est impossible d’en parler. En fait je suis à deux doigts de tenter l’évitisme moi aussi.

Plus sérieusement sachez que l’expression « part dans tous les sens » n’est pas exagérée. Car pour comprendre le malheur humain, et nous faire comprendre que sa philosophie l’évitisme ne peut être évitée et qu'elle peut nous être que bénéfique, l’auteur va démontrer par A+B et avec une variété d'exemples, que nos diverses philosophies habituelles, que nos manières de vivre et de penser, nous ont menés droits dans le mur et qu'il est donc grand temps d'en changer. Et sachez que pour étayer ses propos l'auteur n'hésitera pas à remonter à l'invention de la roue, c'est vous dire que c'est sérieux. Enfin au premier abord... 
Bref ! Comme vous le voyez, c’est à une véritable thèse que Roger Price s’est adonné tout en tapant sans arrêt sur le pauvre Dr. Carl Gassoway ennemi du mouvement de "l'évitisme" et terroriste sur les bords ^^ - et je précise que cette thèse est aussi bordélique que ce dernier paragraphe.

Bon, vous vous en doutez rien de sérieux là-dedans, encore que ce passage page 91 « (Def.) Existentialisme : toute l’humanité devrait aller se faire voir. Et plutôt deux fois qu’une. » « De l’avis général, l’homme moderne fonce vers le Néant. Cette situation est due au fait que l’homme souffre d‘une compulsion le poussant à sans cesse se lancer […] dans des projets, des plans et des actions. », montre que parfois ça peut être profond (mais vraiment parfois, en fait je n'ai retenu que ce passage).
Cela dit, sachez que ce qui fait le charme de ce livre c’est justement ça ; son manque de sérieux, son bordel éclatant, son écriture drolatique, son esprit comique et farceur. Personnellement ça m'a arraché des rires et des sourires à chaque page, y compris quand il dit qu'il faut taper l'enfant pour le forcer à rire à une histoire crétine. D’ailleurs une anecdote de lecture, la connerie de la page 153 a marché avec ma mère. Je lui contais l’histoire, quand d’un coup j’ai crié « féroce rhinocéros » comme cela avait été conseillé au bas de la page, elle s’est quasiment pétée la gueule du canapé ! (J’en rigole encore.)

Bref ! Tout ça pour dire que c’est vraiment la lecture que je conseille, et ce que je disais de Topor à l’époque je le dis pour ce livre aussi sans hésiter, lisez-le vous n’en lirez jamais deux pareils. A moins que l’auteur en ait écrit deux identiques ? 

En tout cas je remercie Libfly & l'éditeur Wombat pour cette découverte plus qu'agréable.

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26 mai 2015

"Encyclopédie des sports oubliés" de Edward Brooke-Hitching

"Encyclopédie des sports oubliés" de Edward Brooke-Hitching

encyclopédie des sports oubliés livre

Résumé :

Edward Brooke-Hitching a parcouru nombre de grimoires poussiéreux afin de faire revivre les sports et autres passe-temps les plus étonnants, les plus dangereux ou tout simplement les plus absurdes que l'homme ait jamais inventés (et, tout compte fait, abandonnés). Après tout, qui aurait pensé à remettre au goût du jour les combats de pieuvres, très populaires au XVIIIe siècle ? Ou la boxe avec feux d'artifice - un sport aussi dangereux qu'on peut le craindre. Quant au ballet à skis, il ne semble pas si risqué, à moins que vous ne tentiez de reproduire l'exploit de Suzy «Chapstick» : le grand écart sur la pointe des skis. Voyage délicieusement loufoque au pays des excentriques, ce livre ravira tous les fans des Monty Python ou de Mr Bean.

Mon avis :

L’encyclopédie des sports oubliés possède une approche particulière de son sujet, vu que l’auteur mélange le sérieux de ses recherches au ton humoristique.

Ce livre qui se présente dans une magnifique couverture cartonnée, va aborder ces sports oubliés d’une manière concise. Rarement sur plus d’une page et souvent accompagné de dessins qui finiront de vous convaincre que ces sports ont existé, l’auteur va faire partager aux lecteurs dans un court texte l’essentiel de ces modes sportives éphémères ; origine, pratique, image véhiculée, fin, et parfois anecdote.

Mais au-delà du simple mode d’emploi, ce livre va nous faire aborder sous une autre facette, l’Histoire. En effet, sport noble ou sport populaire, sport d'ici ou d'ailleurs, ce bouquin se relève au final un excellent ouvrage d’histoire pour découvrir toutes les couches de ces populations anciennes dans leurs moments de divertissement, mais aussi pour découvrir leurs mentalités comme le montre un court passage sur les procès d’animaux (!) ou encore l’évolution des sociétés avec par exemple la naissance des associations de défenses des animaux qui est abordée ici.

On sera néanmoins étonné de voir que certain de ces sports ne sont pas si vieux, quelque-uns datent de quelques dizaines années en arrière à peine, comme ; le golf à l’arc, le gober de poisson rouge (qui m’a fait monter la gerbe. Je vous jure que c’est vrai !), le lancer de serpillière, etc.

Cependant je reproche une petite chose à ce livre, c’est que parfois j’ai eu l’impression qu’il ne parlait pas de sport mais plutôt de challenge, de record du monde, et ce dans des catégories qu’on ne peut pas dire sportives – enfin pour moi – comme le gober de poisson ou encore comme le record de personnes dans une cabine téléphonique. Bon, ce n’est pas un gros défaut non plus, et il y en a très peu, mais voilà avec ce genre là j’ai trouvé qu’on s’éloignait parfois du sujet. Après c’est peut-être moi qui n’aie pas la bonne définition du mot sport en tête. ^^

Bref, malgré ce défaut pas déplaisant, c’était une lecture très sympathique que je conseille.

Merci aux éditions Denoël (Hors collection)
Traduit de l'anglais par Laurent Barucq
272 pages
Paru le 04/05/2015

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24 mai 2015

Dernières découvertes livresques

 

Coucou à tous !

Voici une nouvelle pêche de livre que j'ai repéré récemment et qui me font particulièrement envie. :)

Si vous en avez lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.

 

"La première femme nue" de Christophe Bouquerel

la première femme nue

Résumé: Phrynê a seize ans et déjà la beauté du diable quand le jeune Praxitélês pose pour la première fois les yeux sur elle. Il n’est pas encore le plus grand artiste de son temps, elle est encore loin de devenir l’hétaïre la plus scandaleuse d’Athènes. Ni l’un ni l’autre ne devine que la déshabiller les rendra tous deux célèbres pour l’éternité. Mais ce premier regard va sceller leurs destins, miroirs d’une civilisation à l’aube de sa métamorphose.
De la débauche codée des banquets aux corps à corps avec l’inspiration dans l’atelier du sculpteur, de la furie sans merci des champs de bataille aux dangereux périples jusqu’aux confins de l’Orient, du bouillonnement de la philosophie grecque en pleine découverte d’elle-même aux déchaînements païens des rituels les plus révolutionnaires… voici une expérience de lecture kaléidoscopique.
Magistral et joueur, Christophe Bouquerel s’inspire d’un personnage dont la légende a traversé les siècles pour tracer la trajectoire hors du commun d’une femme de chair et de passions, fougueusement engagée dans la tentative de conduire sa propre histoire, qui défie constamment la société et les hommes sans jamais renoncer à l’affirmation de son identité.
Roman initiatique dans tous les sens du terme, à la fois fresque et portrait, La Première Femme nue raconte autant le perpétuel apprentissage d’une héroïne subversive par instinct de survie que l’aventure d’un monde qui vacille et se réinvente.

 

"Esaü et Jacob"  de JM Machado de Assis

esau et jacob

Résumé : En 1879 naissent à Rio de Janeiro deux jumeaux, Paulo et Pedro qui, déjà dans le ventre de leur mère, puis tout au long de leur vie, se querellent et se haïssent. La femme dont ils sont tous les deux amoureux, incapable de choisir, en mourra.

 

"Fuyez le guide ! : L'art en petits morceau à l'usage des mauvais esprits" de Yoram Leker

 

fuyez le guide

Résumé : Loufoque, hilarante, et profondément instructive, une promenade parmi les chefs d'oeuvres de la peinture, du Louvre au MoMa.
Dix-sept toiles de maîtres, du XVIe (Véronèse) au XXIe siècle (Van Eetvelde), très librement commentées par un inexpert en la matière, qui vous entraînera bien loin des sentiers battus, dans les recoins les plus improbables, voire au-delà du cadre des tableaux.
Aux analyses arbitraires et biographies douteuses se greffent des références historiques tendancieuses, qui offrent au bout du compte des explications étonnamment plausibles, établies dans une seule et constante obsession : faire sourire le lecteur.

"A qui appartient la Bible ?" de Jaroslav Pelikan

 

Source: Externe

Résumé : Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ?
Aucun livre n’aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n’aura eu autant d’influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, d’agir, sur notre langage et notre culture que la Bible. Des rouleaux de la mer Morte aux laboratoires les plus sophistiqués de paléographie, en passant par saint Jérôme, la Réforme, la critique textuelle, c’est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan.
Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence. Une érudite et vivante leçon de tolérance
.

 

 

Et voilà ! J'espère qu'ils rejoindront un jour ma petite PAL. ^^

 

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22 mai 2015

"Vie de Jude, frère de Jésus" de Françoise Chandernagor

"Vie de Jude, frère de Jésus" de Françoise Chandernagor

vie de jude frère de jésus

Résumé : Tout commence avec la découverte d'une Vie de Jude dans un tombeau d'Abydos en Egypte. Le manuscrit est une traduction en copte de la vie du plus jeune frère de Jésus. Jude y évoque son frère, sa famille et leurs proches dans leurs faits et gestes avérés mais aussi dans leur humanité, avec leurs doutes, leurs failles. C'est là toute l'originalité de ce roman qui nous donne à voir le Christ de l'intérieur. Sous le regard de Jude, il est avant tout un homme, poussé presque malgré lui par des forces qui le dépassent. Et la magie opère : subtil alliage de véracité historique et d'intuition sensible, cet évangile apocryphe nous plonge au coeur d'une époustouflante reconstitution du monde antique. Comme Marguerite Yourcenar, Françoise Chandernagor maîtrise impeccablement ses sources, sans jamais en être prisonnière. Dans une langue aux accents bibliques aussi directe qu'évocatrice, elle ouvre des portes à notre perception spirituelle. On est ému, fasciné, certain de tenir entre ses mains un authentique manuscrit !

Mon avis :

C’est avec une sérieuse documentation et un esprit érudit toujours soucieux de rester au plus proche de la réalité et de la probabilité, que Françoise Chandernagor va nous faire découvrir la vie de Jude frère de Jésus, mais aussi celle de ses autres frères. 

Ecrivaine brillante, cherchant à rendre justice à ces personnages oubliés, c'est avec une plume maîtrisée que l'auteure va nous transporter avec son livre dans la Jérusalem d’il y a deux mille ans aux côtés des frères de Jésus, au temps du balbutiement du christianisme - même si l’on remarque assez vite que fonder une nouvelle religion n’était pas le premier but - ; tout en nous immergeant à côté de cela dans cette région instable, et en nous faisant vivre la vie sous l’occupation romaine, le siège de Jérusalem, les coutumes et les rites religieux judaïques qui rythmaient la vie des juifs en ce temps-là, - et qui feront à eux seuls une bonne partie du décor et de l’ambiance du livre.

Cependant si pour le décor, l'ambiance, l'histoire, l'auteure est restée au plus proche des réalités, côté personnage là par contre Françoise Chandernagor a donné plus libre court à son imagination. Bien sûr Jacques, Simon, José, Jude, sont des personnages réellement historiques et ils étaient vraisemblablement les frères de chair et de sang de Jésus, par conséquent il ne faudra pas être étonné de la position de l’auteure à ce sujet ; mais comme les informations sont très succinctes à leur propos (sauf Jacques où on en sait un peu plus) l’auteure a laissé parler avant tout sa sensibilité et ses désirs pour donner corps aux personnages de ce roman, tout en gardant quand même une logique par rapport à ce que l’on sait. Et personnellement c'est une démarche que j'ai particulièrement appréciée, car si elle garde une certaine base elle en n’en a pas fait des mystiques pour autant - excepté Jésus bien sûr - mais plutôt des humains avec leurs doutes, leurs questions... Même s'il faut admettre que ça ne leur enlève pas leur côté naïf. (Désolée, je n’ai pas pu m’en empêcher de penser cela.)
Néanmoins le problème à ceci, c’est que l’on ne sait jamais trop comment se placer vis-à-vis de ces derniers. Qu’est-ce qui est fiction, qu’est-ce qui est réalité ? En effet, les deux sont tellement bien mélangés que, voilà, on ne sait pas trop sur quel pied danser.

Heureusement quand même qu’à la fin, soit après la lecture du roman, dans « L’atelier de l’auteur » (la partie que j’ai le plus préférée peut-être) Françoise Chandernagor resitue les choses pour le lecteur, mais bon pour l’atteindre il faut accepter de ne pas pouvoir être clairement positionné sur le récit pendant la lecture. (Oui on ne lit pas un livre en commençant par la fin. ^^)

Pour finir je voudrais dire que c’est un roman qui se lit facilement et qui possède un charme certain, Jérusalem c’est aussi fascinant que la Rome antique. Cela étant le récit peut parfois être un peu long, enfin sur un passage en particulier quand l’auteure parle de Paul, mais excepté cela je n’ai rien à dire de négatif sur ce livre. C’est un très bon roman aux accents de vérité.

Merci aux éditions Albin Michel.

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17 mai 2015

Ma PAL fin 2015

Ma PAL mai 2015 (techniquement je n'en ai pas oublié, ou alors très peu^^)

 

Source: Externe

 

 A

 J. d'Aillon : Récits cruels et sanglants durantla guerre des 3 Henri

R. Alleau : Hitler et les sociétés secrètes

LM Alcot : Les 4 filles du docteur March

J. Akagawa : Le piège de la marionnette

Andersen : Contes

Anonyme : La Bible

Anonyme : Les 5 livres de la sagesse : Pancatantra

Anonyme : Beowulf

Anonyme : Tristan et Iseult

J. Archer : Kane et Abel

M. Arditi : Prince d'orchestre

M. Arditi : Le turquetto

A. Arditi : La confrérie des moines volants

J. Arras : Mélusine

R. Aslan : Le zélote

F. Aubenas : Quai de ouistreham

M. Aurell : Des chrétiens contre les croisades

J. Austen : Raison et sentiment suivi de Persuasion

C. Aziza : Néron le mal aimé de l'histoire

 

B

 A. Bach : Fusillés pour l'exemple

V Badré : L'histoire fabriquée ? ce qu'on ne vous dit pas à l'école

J. Bainville : Histoire de France

P. Banon : Jésus la biographie non autorisée

A. Baraton : Vice et Versailles

E. Barbier : Les gens de Mogador : Julia, Ludivine, Dominique

L. Barclay : Cette nuit-là

Barde-Cabucon : Messe noire

R. Barjavel : L'enchanteur

R. Barjavel : Romans extraordinaires

F. Bellec : Datura

D. Benhabib : Ma vie à contre-Coran

S. Bern : Secrets d'histoire tome 3

J.P Bled : L'agonie d'une monarchie

J. Blofeld : Thé et Tao : L'art chinois du thé

P. Bottero : Les mondes d'Ewilan, tome 1

P. Bottero : Les mondes d'Ewilan, tome 2

P. Bottero : Les mondes d'Ewilan, tome 3

P. Bottero : Le pacte des marchombres, tome 1 : Ellana

P. Bottero : Le pacte des marchombres, tome 2 : Ellana : L'envol

P. Bottero : Le pacte des marchombres, tome 3 : Ellana : La prophétie

I. de Bourbon-Parme : Je meurs d'amour pour toi

B. Bove : 1328 1453 Le temps de la guerre de 100 ans

C. Brontë : Jane Eyre

A. Brontë : La dame du manoire de W.

Y. Bruley : Histoire de la papauté

J.L. Bruneaux : Nos ancêtres les gaulois

P. Buck : Pivoine

P. Buck : Le pavillon des femmes

P. Buckner : Les sanglots de l'homme blanc

Burnside : L'été des noyés

D. Buzzati : Le K

G. Bührer-Thierry : La France avant la France (481-888)

 

C

 

J. Cabré : Confitéor

M. Calmel : Aliénor : Le règne des lions

A. Camus : La mort heureuse

N. Carmarneiro : les hommes n'appartiennent pas qu'au ciel

D. Casali : L'histoire de France interdite

Cassagnes-Brouquet : la passion du livre au Moyen Age

JC Cassard : l'âge d'or capétien

M. de Cervantès : Don Quichotte

Cesar : la guerre des gaules

F.R. de Chateaubriand : Mémoires d'outre tombe Tome 1. (Après avoir lu l'anthologie que je n'avais pas trop aimé, peut-être parce que trop jeune, je veux tenter la totalité des mémoires.)

Chandra : le seigneur de Bombay

M. Chebel : L'esclavage en terre d'islam

A. Chedid : Le sixième jour

K. Chesney : Les bas-fond de Londres sous le règne le la reine Victoria

T. Chevalier : La jeune fille à la perle

C. Ching Lie : Le palanquin des larmes

C. Clément : La reine des cipayes

P. Choderlos de laclos : Les liaisons dangeureuses

A. Cohen : Belle du seigneur

Collectif : 3000 ans de peinture chinoise

Collectif : Les paysans sous l'ancien régime

Collectif : Voici la saison des voyages

Collectif : Les métiers de Versailles vol1

Collectif : Les métiers de Versailles vol2

Collectif : Les historiens de gardes

Collectif : Les mensonges les + incroyables de l'histoire

Collectif : Contes d'une grand-mère chinoise

J. Connolly : Le livre des choses perdues

A. Corbin : Histoire du christianisme

S. Cox : Les illuminati décryptés : Anges ou démons ?

 

D

N. Dau : Les contes myalgiques, tome 2 : Les atouts du diable

A. David-Néel : Au coeur de l'Himalayas

A. David-Néel : Le bouddhisme du Bouddha

A. David Néel : Textes tibétains inédits

A. David-Néel : L'Inde où j'ai vécu : Avant après l'indépendance

A. David-Néel : Immortalité et réincarnation

JL Debré : Ces femmes qui ont réveillé la France

M.C. Delmas : Fées et lutins : Les esprits de la nature

Decoin : Un truc sauvage

J. des Cars : Sissi impératrice d'Autriche

C. Dickens : David Copperfield

C. Dickens : Oliver Twist

Ya Ding : Le sorgho rouge

H. Dufour : Margot, la reine rebelle

C. Dufour : Quand les dieux buvaient, tome 1 : Blanche neige et les lance-missiles

M. Dugain : Une exécution ordinaire

D. Du Maurier : Rebecca

A. Dumas : Le comte de Monte-Christo, tome 1

A. Dumas : Le comte de Monte-Christo, tome 2

A. Dumas : Les 1001 fantômes

A. Dumas : Vingt ans après

P. Duhamel & J. Santamaria : l'Elysée coulisses et secrets d'un palais

G. Ducan : Moi, Lucifer

T.H. Duong : Sanctuaire du coeur

 

E

U. Eco : Le cimetière de Prague

M. Enard : Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants

N. Eybalin : Quand les lieux racontent l'histoire de France

 

F

F. Farges : Le diamant bleu

Faure : Bouddhisme & violence

J. Favier : Philippe le Bel

V. Féderovski : le roman de l'Orient-Express

Y. Féray : Contes d'une grand-mère japonaise

F. Ferrand : L'histoire interdite

J. Ferrari : Le sermont sur la chute de Rome

F. Ferric : 3 oboles pour Charon

M. Ferro : La vérité sur la tragédie des Romanov

J.L. Fetjaine : La trilogie des elfes , intégrale

J. Fforde : L'affaire Jane Eyre

J. Flori : Aliénor d'Aquitaine : la reine insoumise

R. Fortune : La route du thé et des fleurs

R. Fortune : Le vagabond des fleurs

M. de France : Lais

S. Fromberg Schaeffer : Folie d'une femme séduite

 

G

 B. Gallimard Flavigny : Les chevaliers de Malte...

L. Gallego Garcia : Idhun tome 3 (espagnol)

L. Gallego Garcia : Idhun tome 2 (français)

M. Gallo : Fier d'être français

G. Garcia Marquez : De l'amour et autres démons

Garcia Marquez : 12 contes vagabonds

F. Garde : Ce qu'il advient du sauvage blanc

L. Gaudé : Pour seul cortège

H. Gaudy : Plein hiver

A. Garrido : Le lecteur de cadavre

P.J. Geary : Naissance de la France mérovingien

M. Gerber : Barry Trotter et la parodie éhontée (j'ai aussi le 2 et le 3, mais à voir...)

E. Gilbert : Mange, prie, aime

D. Gira : Comprendre le bouddhisme

Goethe : Les souffrances du jeune Werther

A. Golden : Geisha

E. Goudge : la colline aux gentianes

S. Gouguenheim : Aristote au Mont Saint Michel

Grand corps malade : Patients

M. Granet : La religion des chinois

P. Gregory : Deux soeurs pour un roi

P. Grimal :  L'empire romain

Grimm : Contes

R. Grousset : L'épopée des croisades

R. Guillain : Les Geishas

C. Guiluy : Fractures françaises

 

H

M. Haag : La trégadie des templiers

H. haddad : Le peintre d'éventail

K. Harchi : A l'origine de nos pères obscur

 L.T. Hayden : L'enfant qui ne pleurait pas

V. Hayot : Les plus célèbres guillotinés de l'an 2

L. Hearn : Le clan des Otori 1 : Le silence du rossignol

L. Hearn : La maison de l'arbre joueur

J. Heers : Chute et mort de Constantinople

J. Heers : Le moyen âge une imposture

J. Herf : Hiteler et la propagande dans le monde arabe

Henri IV : J'ai tellement rêvé de vous

N. Huston : Instrument des ténèbres

Homère : Odyssé

Homère : l'Iliade

A. Horowitz : Moriarty

 

I

Y. Inoué : Le loup bleu

 C. Izner : Le dragon du trocadéro

 

J

CJD Javary : Les trois sagesses chinoises

Ma Jian : La route sombre

A. Jollien : le philosophe nu

J.J. Julaud : L'histoire de France pour les nuls

 

K

E. Kaori : Dans la barque de dieu

Y. Kawabata : Le grondement de la montagne

Y. Kawabata : Le lac

Y. Kawabata : Tristesse et beauté

J. Kellerman : Les visages

D. kennedy : Quitter le monde

Y. Kerlau : L'échiquier de la reine

P. Kerr : La trilogie berlinoise

Kessel : Les cavaliers

S. King : La ligne verte

D. Kirk : Le samouraï

S. Komatsu : La submersion du Japon

J. Krishmanatmurti : Le sens du bonheur

 

L

Lola Lafon : la petite communiste qui ne souriait jamais

La Fontaine : Fables et contes.

J.C. Lamy : Brassens, le mécréant de Dieu

J. Lang : Donjon de Naheulbeuk tome 0

P. langevin : Le Moyen-âge pour les nuls

P. Lapeyre : La vie est brève et le désir sans fin

F. Lefèvre : Histoire du monde grec antique

D. le fur : L'inquisition

P. Lemaitre : Alex

P. lemaûtre : Aurevoir là-haut

F. Lenoir : Jésus, Socrate, Bouddha : Trois maîtres de vie

M. Lesage : Anne de Bretagne... & Ninon de Lenclos : La sainte patronne des courtisanes

J. lesieur : Mishima

JP Letort-Trégaro : Pierre Abélard

E. Levy : La gauche contre le réel

C. Link : L'invité de la dernière heure

D. Lodge : La vie en sourdine

M. Luc : Ils ont échappé à la mort...

E. Luttwak : Stratégie de l'empire byzantin

 

M

Machiavel : Le prince

P. Magnan : Chronique d'un château hanté

G. Maguire : Wicked tome 1

Malet : Les bas-fonds de Paris enquête de Vidocq

A. Malraux : La condition humaine

A. Martin Lugand : Les gens heureux lisent et boivent du café

C. Martinez : le coeur cousu

C. Massarotto : Dieu est un pote à moi

Maupassant : Contes et nouvelles

J. Mazeau : Le vent de la colère

F. Mazel : Féodalité 888-1180

P. Metternich-Sandor : Je ne suis pas jolie je suis pire

Milarépa : Oeuvres complètes

Y. Mishima : La fertilité de la mer

Y. Mishima : La musique

Y. Mishima : Pèlerinage aux trois montagnes

P. Modiano : L'horizon

Molière : Théâtre

L. Monnac : Dors demain ça ira mieux

Montaigne : Les essais

V. Moore : Ainsi puis-je mourir

M. Morazzoni : La note secrète

K. Mourad : De la part de la princesse morte

Z. Muhsen : Vendues !

R. Murakami : Chanson populaire de l'air Showa

H. Murakami : L'éléphant s'évapore

 

N

V. Nabokove : Lolita

S. Nai'an : Au bord de l'eau tome 1 et 2

P. Neruda : La solitude lumineuse

F. Nietzsche : Ainsi parlait Zarathoustra (que je n'ai jamais eu le temps de finir)

F. Nietzsche : Par-delà le bien et le mal

F. Nietzsche : Aurore

A. Niffenegger : Les jumelles d'Highgate

L. Nobécourt : La cloture des merveilles

JJ Norwich : Histoire de Byzance

 

O

L. Obertone : La France orange mécanique

M. Onfray : Apostille au crépuscule

G. Orwell : 1984

 

P

Padmasanbhava : Le livre des morts tibétain

K. Pancol : les écureuils de CP sont tristes...

P. Péju : La petite chartreuse

R. Pernoud : Hildegarde de Bingen

C. Perrault : Contes

F. Perriot : J'ai entendu pleurer la forêt

T. Pérusat : Les Jatakas

J.C. Petitfils : Jésus

JC Petitfils : Louis 14

H. Pigaillem : La splendeur des Borgia

M. Pilate : La passion selon 5 matous

T. Pratchett : Les annales du Disque-Monde tome 1

Pratchett & Gaiman : De bons présages

M. Proust : A l'ombre des jeunes filles en fleurs

M. Proust : Du côté de chez Swann

JC. Poursat : La grèce près classique tome 1

 

R

G. Rachet et Shan Sa : Les fleurs de la pensée chinoise tome 1

A. Radcliffe : Les mystères de la forêt

A.Rahimi : Maudit soit Dostoïevski

K. Reichs : L'épopée du perroquet

A.M. Revol : Nos étoiles ont filé

F. Reynaert : Nos ancêtres les gaulois...

R.T. Rimpotché : Et si vous m'expliquer le bouddhisme ?

I. Robinet : Histoire du taoïsme

E. Rommeluère : Les Bouddhas naissent dans le feu

J.J. Rousseau : Rêveries du promeneur solitaire

JP Roux : Histoire de l'empire Mongol

C. Ruiz Zafon : L'ombre du vent

C. Ruiz Zafon : Le jeu de l'ange

S. Rushfie : Les versets sataniques

S. Rushdfie : Luka le feu de la vie

 

S

J. Schmidt : Le royaume wisigoth d'Occitanie

V. Sackville-West : Toute passion abolie

G. Saint-Bris : François 1er et la renaissance

G. Saint-Bris : Les châteaux de la Loire vu par GSB

Saint Simon : Mémoires

B. Sansal : Gouverner au nom d'Allah

JP. Sartre : L'existentialisme est un humanisme

L. See : Le pavillon des pivoines

R. Sepetys : Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

G. Sergi : L'idée de Moyen-âge

J. Sévillia : Historiquement correct

J. Sevillia : La terrorisme intélectuel

J. Sevillia : Histoire passionnée de France

Shakespeare : Othello, Macbeth, Hamlet

G. Sinoué : 12 femmes d'orient qui ont changé l'histoire

A. Shimazaki : Zakuro

G. Sivéry : Saint Louis

J. Shors : Sous un ciel de marbre

L. Shriver : Il faut qu'on parle de Kevin

PF Souyri : Nouvelle histoire du Japon

JK. Stefansson : La tristesse des anges

RL. Stevenson : Voyage avec un âne dans les Cévènnes

I. Sundaresan : Princesse de l'ombre

 

T

J. Tanizaki : Romans, nouvelles

W. Tch'eng-En : le singe pèlerin

J. Teulé : Fleur de tonnerre

JRR. Tolkien : Les aventures de Tom Bombadil

R. Topor : Vaches noires

M. Tran Huy : Le lac né en une nuit

Trévor Roper : Les derniers jours d'Hitler

M. Tribalat : Les yeux grands fermés, l'immigration en France

L. tseu : Lao Tseu

 

V

V. Valère : Laisse pleurer la pluie sur tes yeux

J. Vernes : Le château des Carpathes

B. Vian : L'arrache-coeur

A. Vitkine : Mein Kamf Histoire d'un livre

Voltaire : Le monde comment il va

M. Vovelle : Nouvelle histoire de la France Contemporaine tome 1

 

W

R. W Chambers : le roi en jaune

T. Wangyal Rimpoché : Yogas tibetains du rêve et du sommeil

V. Wolf : les vagues

 

X

Xinran : Funérailles célestes

 

Y

I. Yalom : Et Nietzsche a pleuré

E. Yoshikawa : La pierre et le sabre

 

Z

V. Zenatti : Jacob Jacob

Zurcher : Créatures, légendes et mystères de Paris

E. Zola : la curée

E. Zola : La conquête de Plassans

E. Zola : La joie de vivre

E. Zola: L'argent

E. Zola : La terre

E. Zola : Son excellence Eugène Rougon

S. Zweig : La peur

S. Zweig : Le monde d'hier : Souvenir européen

S. Zweig : La confusion des sentiments

S. Zweig : Amok ou le fou de Malaisie, suivi de la Ruelle au clair de lune (J'ai déjà lu y'a longtemps Lettre d'une inconnue.)

++

Les 30 tomes du National géographique histoire. 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-
22-23-24-25-26-27-28-29-30

 

Ca fait beaucoup quand même..., mais ce n'est pas de ma faute, et si vous voulez suivre l'avancée dans le temps c'est simple je barrerai au fur et à mesure des livres lus.

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15 mai 2015

"Embrouilles familiales de l'histoire de France" de Clémentine Portier-Kaltenbach

"Embrouilles familiales de l'histoire de France" de Clémentine Portier-Kaltenbach

embrouilles familiales Portier-Kaltenbach

Résumé :

Qu’est-ce que l’histoire de France sinon une longue, très longue, très embrouillée et très sanglante histoire de famille ? Des Mérovingiens aux Carolingiens, des Armagnacs aux Bourguignons, des Bourbons aux Orléans… tout a été dit de leurs réalisations politiques, économiques et artistiques, de leurs territoires conquis ou perdus, tout a été révélé de leurs secrets d’alcôves, mais jusqu’à présent, nul ne les avait examinés sous le seul angle de leurs démêlés familiaux : père absent, mère abusive, famille recomposée, jalousies, frustrations, préférences…
Saviez-vous que le futur Louis XI quitta définitivement la cour après avoir giflé publiquement la maîtresse de son père ? Que Blanche de Castille, mère possessive de Saint Louis, pouvait surgir en pleine nuit dans la chambre de son fils pour l’empêcher de convoler avec son épouse ? Que Louis XIV était jaloux de son petit frère, pourtant élevé comme une fille afin de ne pas lui faire d’ombre ? Présenté sous forme d’un jeu des sept familles, ce voyage constitue aussi une belle leçon de modestie. À une époque où l’on croit avoir tout inventé en matière de modèles familiaux, on sera en effet étonné de découvrir la modernité des familles passées, comme en témoignent les exemples étonnants de certains de nos rois et de nos grands hommes, tel Jean-Jacques Rousseau, qui écrivit un volumineux traité d’éducation, alors que lui-même avait confié ses cinq enfants à l’assistance publique…

Mon avis :

C’est avec une écriture non dénué d’humour que Clémentine Portier-Kaltenbach va nous faire voyager à travers le temps pour découvrir l’intimité de ces familles qui ont marqué l’histoire, depuis l’empire romain jusqu’au 20ème siècle, et qui s’étripaient joyeusement ou se détestaient cordialement.
Fils de rois, rois adolescents, empereurs sanguinaires, mères meurtrières, écrivains atteints du démon de midi… ce sont des portraits haut en couleur que nous allons découvrir au fil de ces pages, et qui se résument la plupart du temps bien plus qu’à des histoires d’alcôve puisque certains de ces récits ont eu des impacts sur la politique.

Tout n’est bien sûr pas découverte, il suffit de regarder des émissions où cette auteure apparaît souvent ou bien de lire quelques biographies pour connaître déjà certaines choses, cela étant ce point-là n’est pas dérangeant puisque il y a quand même de la surprise au milieu de ce terrain connu, comme par exemple avec ces écrivains qu’elle raconte et qui nous feront voir leurs œuvres différemment, ou encore avec ces empereurs romains, ces frères de rois ou ces reines infanticides. J’ai bien découvert Frédégonde en lisant des livres sur Brunehaut, mais j’ignorais qu’elle avait tenté de tuer sa fille avec un coffre. Quand je disais que c’était joyeux !

Mais toi qui ouvre ce livre en pensant ne trouver que la France, détrompe-toi ! Car le titre est un peu menteur. En effet Clémentine Portier-Kaltenbach ne s’arrête pas qu’à l’histoire de France. Bien sûr elle donne des exemples hors frontières pour montrer que nos ancêtres n’étaient pas les seuls fous qu’abritait cette terre, mais des fois il faut bien dire qu’elle dépassait un peu son sujet, en tout cas j’avoue que je n’ai pas toujours remarqué de fil conducteur entre les histoires. Mais pour autant je ne qualifierai pas cela de mauvais point, car c’était aussi intéressant à lire que l’histoire de nos ancêtres. Et là en ce qui me concerne j’avais peut-être plus de découverte avec ça, enfin avec certains personnages comme Don Carlos mais pas avec Freud car j’ai lu Le crépuscule d’une idole de Onfray.  

D’ailleurs Freud est une bonne transition car si j’ai quelque chose à reprocher à ce livre c’est justement ces parallèles psychanalytiques que l’auteure s’est parfois amusée à faire. D’accord ce n’était pas toujours sérieux, et généralement elle ne le faisait pas sans une once de moquerie, mais comme je déteste cette philosophie capillotractée qu’est la psychanalyse, et comme d’une manière générale je n’aime pas ces philosophies psy-ce-que-vous-voulez (non, chez-moi cela n’a rien de scientifique, il suffit de voir les divergences qu’il y a pour s’en convaincre), c’était parfois un peu énervant à lire. Cela dit ça rajoutait du comique à l'ensemble, ce qui en fin de compte n’était pas déplaisant ; puis de toute manière ça n’enlevait rien au sérieux historique de l’auteure, car oui il y a quand même du sérieux dans ces pages. Je sais que la couverture est trompeuse, mais par exemple l'auteure n'hésitait pas à donner différentes versions quand les histoires s'y prêtaient.

Bref !

En résumé c'était une excellente lecture et je la conseille fortement surtout que je la crois vraiment facile d'accès pour tout le monde.

Merci aux éditions JC Lattès.

Extraits :  "Diverses études généalogiques ont en effet établi que, depuis au moins cinq générations, tout Français de souche descend de Charlemagne et neuf Européens sur dix auraient un peu de son sang dans les veines"

"Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné. En apprenant la mort de son frère aîné, le comte de Provence manifeste un cynisme monstrueux. Il s'autoproclame "régent du royaume" et écrit à son frère d'Artois : "Vous n'oublierez pas de quelle utilité pour l'Etat va devenir leur mort. Que cette utilité vous console." A la mort de Marie-Antoinette, il ne trouve rien de mieux à dire que : "Me voilà dans une belle position !" Enfin, deux ans plus tard, quand il apprend la mort à la prison du Temple du petit Louis XVII (8/06/1795), il écrit de nouveau à son frère : "On m'apprend que son fils s'en va mourant. En donnant des larmes à nos proches, n'oubliez pas de quelle utilité pour l'Etat va devenir leur mort".
"Je n'ai pas besoin d'ennemis, j'ai de la famille !" La phrase est de Jean-Jacques Péroni mais on la croirait taillé pour Louis XVI !"

13 mai 2015

"Danser avec le diable" de Maud Tabachnik

"Danser avec le diable" de Maud Tabachnik

danser avec le diable

Résumé :

Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.

Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.

De la folie urbaine ordinaire aux spectres de l’Histoire soviétique et ses tragédies, un suspense aussi musclé que vertigineux de Maud Tabachnik, la plus américaine des auteurs français de polar.

Mon avis :

Vous connaissez ce vieil adage qui dit que la curiosité est pleine de surprises ? Non. C’est normal. Je viens de l’inventer.
En tout cas ça n’en reste pas moins mon avis sur cette lecture, et je ne dis pas ça parce que j’ai eu la chance de le recevoir, mais vraiment parce que ce livre - vers lequel je ne serais pas forcément allée en librairie -, est un coup de cœur !
Un coup de cœur pour quelque chose d’aussi sanguinaire et noir, c’est bizarre je vous l’accorde. Mais ce livre m’a littéralement scotché. Je n’avais jamais rien lu de pareil dans ce genre-là, et j’affirme sans peur des représailles
smileyque les plus grands auteurs américains de polard peuvent aller se rhabiller.

Oui je l'affirme et le signe ! Car tout d'abord rares sont les auteurs qui arrivent à manier si bien deux histoires, dont une - la plus privée - me semblait plutôt capillotractée et mal barrée à la base, et ensuite rares sont ceux qui bousculent les codes du genre comme ça. Ici par exemple, l'auteure ne cache pas l'identité du meurtrier, mais va par contre jouer sur d'autres choses pour faire durer le plaisir du lecteur. (Je vous en dirai bien plus mais j'ai peur de spoiler.)

Pourtant même si tout cela est déjà agréable à suivre et à lire, il faut savoir que ça ne serait rien sans la fin. Je vous assure que la fin se mange sans faim, comme le Plantafin. Et même si j'ai eu l’impression qu’elle me laissait sur la faim, vu que cette dernière sonne un peu comme un cliffhanger, - alors que je ne pense pas qu’une suite soit prévue, d’ailleurs je pense qu’elle gâcherait tout si jamais il y en avait une-, je la trouve cependant franchement bien trouvée !
Déjà parce que même cette dernière bouscule les codes du genre, c'est le livre en entier qui les bouscules en fait ; et ensuite parce qu’elle m'a laissée ; éberluée, triste, désemparée… A deux doigts du suicide. Bon d’accord j’exagère un peu, mais en tout cas elle m'a coupé le souffle ça c’est un fait, et je ne suis pourtant pas fan des fins ouvertes.

Quoi qu'il en soit pour moi, il n’y a pas photo, même si tout le livre est excellent le point d’orgue se trouve clairement à la fin, dans les dernières pages jusqu'à la dernière ligne jusqu'au dernier mot. (Je ne peux pas aller plus loin ! Flûûûûûte !)

Bon tout cela est bien beau mais qu'en est-il du reste ? He ben le reste est parfait aussi. Comme je le disais les deux histoires sont habillement menées et bien dosées, mais en plus de ça l'écriture ne souffre d'aucune descriptions indigestes, la plume coule toute seule. Quant aux personnages ils ne sont pas en reste non plus, puisqu'ils sont intrigants et agréables à suivre sans que l'auteur ne s'appesante plus que ça sur leur vie privée, et ça c'est un point très important pour moi dans ce genre de livre.

En résumé je ne peux que conseiller ce livre qui mêle formidablement bien enquête policière et vie privée tout en revisitant les codes du genre. En clair, je le conseille mille fois plutôt qu’une. 

Merci Albin Michel. :)

10 mai 2015

"Ce que Fanny veut..." de Karine Lebert

"Ce que Fanny veut..." de Karine Lebert

Source: Externe

Résumé :

Ce que Fanny veut... Fanny l'aura ! A la fin du XIXe siècle, à Paris, entre la butte Montmartre et les beaux quartiers de la capitale, Fanny, jolie fleur ambitieuse de seize ans, met tout en oeuvre pour s'extraire de sa modeste condition. Afin de gagner sa vie, elle pose pour des peintres en mal de gloire en espérant un avenir meilleur. Trois hommes providentiels, Sam, le compagnon de toujours, Geoffrey, l'aristocrate intrigant, et Nathan, le médecin philanthrope, vont bouleverser le cours de son jeune destin...

Sur les traces de l'imprévisible Fanny, un roman à la fois plein de grâce et de gravité.

Mon avis :

Ici nous allons suivre l’histoire de Fanny qui n’a qu’un vœu dans sa vie, sortir de sa condition misérable. Pour cela, cette jeune et belle fille qui habite dans le maquis montmartrois, n’hésite pas à user de ses charmes et de son aplomb auprès de ces hommes riches qu’elle croise par chance ou par hasard.

Ce roman qui faisait chez-moi une (très) lointaine référence à Ambre de Kathleen Winsor - roman que j’ai adoré -, ne m’a cependant rien fait, et peut se résumer à une histoire à fort potentiel mais au final plutôt mal exploité.
Rythme trop rapide, personnage à peine approfondi, trop superficiel, ce roman cumul pas mal de défaut dans son genre.

Cela dit, dire qu’il est entièrement mauvais ne serait pas honnête de ma part. En effet, même si comme je l’ai dit il est trop expéditif, faut quand même admettre qu’il se lit bien. D’accord l’histoire nous passe un peu au-dessus de la tête, les personnages nous font ni chaud ni froid, Fanny elle-même n’a pas réussi à m’énerver (!), mais à côté de ça ce livre n’est pas vide. La trame, même si on manque d’atome crochu avec, comme l’histoire de fanny et de sa famille, rattrape un peu tout ça, et empêche en fin de compte la totale débâcle annoncée au bout de quelques pages à peine.

En résumé, ce livre n’a pas été la lecture que j’escomptais. Il promettait beaucoup, il y a beaucoup dans ces pages d’ailleurs, mais à part la quantité d’aventure, la qualité elle, est absente. Dommage, il y avait pourtant de la matière.

Mais merci aux éditions Presses de la cité et à Babelio.

Posté par Florell à 10:23 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
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08 mai 2015

"Jour de feu" de René Barjavel

"Jour de feu" de René Barjavel

jour de feu

Résumé :

C’est l’été. Le village de Collioure se prépare pour la fête du Roussillon. L’air sent le pastis et le melon. Les vieilles Catalanes vêtues de noir croisent les Parisiennes en bikini.
Deux nouvelles courent parmi la foule : hier, Barabbas a été emprisonné. Et pendant la nuit les gardes de Caïphe ont arrêté Jésus. Les croix dressées sur la colline attendent les prisonniers.
Tandis que Judas boit un demi au café, Pilate débat avec Caïphe pour savoir lequel de Barabbas ou de Jésus sera gracié. Un avion tourne sur la ville et laisse tomber des tracts : Libérez Barabbas!
Où sommes-nous? En quel temps? C’est l’éternité d’une histoire tragique, toujours présente, en tout lieu et en tout temps…

Jour de feu de René Barjavel, roman inclassable et fascinant, révèle un autre visage du maître du fantastique et de l’anticipation.

Mon avis :

C’était ma première rencontre avec Barjavel, et de toute évidence ça ne sera pas la dernière vu que l’expérience était des plus bizarres mais aussi des plus agréables en bousculant mes habitudes lecture. Et quand je dis ça ce n'est pas exagéré ! Tout était nouveau.
Déjà parce que le roman contait d'avantage l'histoire de Barabbas que Jésus, - et ça, soyons honnête fallait avoir l'idée de le faire et aussi avoir l'idée d'inventer un bout de la vie de cet homme.
Et ensuite parce que ça ne se passait pas dans la Jérusalem d'il y à 2000 ans, mais dans le Roussillon contemporain de l'auteur. Et bien que j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire, j'avoue que cette sensation de redécouvrir le roman à chaque fois que Barjavel glissait une chose actuelle n'était pas désagréable.

Sur le récit encore, ce que je retiens surtout de cette lecture c’est qu’elle est là dans un but divertissant, en tout cas je l’ai trouvé plus divertissante qu’autre chose - même si la dernière phrase donnait une touche philosophique à l'ensemble -, mais ce que j’ai apprécié là-dedans c’est que malgré ce côté divertissant elle est quand même fidèle à l’histoire originale, avec par exemple le rôle de Caïphe dans l'arrestation de Jésus - bien sûr l’auteur en rajoute un peu mais le fond est juste -, ou encore avec ce qui est admis généralement sur le comportement de Judas et Ponce Pilate, - bien qu'on remette en cause leurs comportements. Bien sûr ceci n'a rien de nouveau et vous pouvez penser que c’est stupide de bloquer là-dessus, mais personnellement j’ai vraiment adoré ce côté-là.

Tout comme le côté « j’en dis très peu sur les divers personnages, mais juste assez pour leur donner une profondeur humaine ». Ca c'était la cerise sur le gâteau ! Rendez-vous compte ! Grâce à ça pas de longueur futile, pas de temps mort dans le récit, juste le minimum pour donner de la psychologie aux personnages et du relief à l'histoire.

Bref, c’était une lecture formidable, vivante et rapide. Tout ce que j'aime !

Merci aux éditons Denoël.

Edition Denoël, collection empreinte
208 pages
Date de sortie le 24/04/15

Posté par Florell à 09:59 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
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07 mai 2015

Concours pour gagner des livres : biblio #2

 

Coucou à tous !

 

Je fais un peu le ménage dans mes bibliothèques, et ces livres que je ne lirai jamais -ou que je n'ai pas aimé- je me suis dit qu'il ne serait pas mal de vous les faire gagner.

Pour cela c'est simple, laissez un commentaire sous ce message et dites-moi le titre pour lequel vous jouez, - et n'hésitez pas à aimer la page FB.

 

Voici donc les titres que je vous propose et en bonne condition :

Eragon tome 1 de Christopher Paolini publié chez Bayard.

eragon

Un garçon...
Un dragon...
Une épopée...

Voilà bien longtemps que le mal règne dans l'Empire de l'Alagaësia... Et puis, un jour, le jeune Eragon découvre au cœur de la forêt une magnifique pierre bleue, étrangement lisse. Fasciné et effrayé, il l'emporte à Carvahall, le village où il vit très simplement avec son oncle et son cousin. Il n'imagine pas alors qu'il s'agit d'une œuf, et qu'un dragon, porteur d'un héritage ancestral, aussi vieux que l'Empire lui-même, va en éclore... Très vite, la vie d'Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s'engage dans une quête qui le mènera aux confins de l'Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter, avec son jeune dragon, les terribles ennemis envoyés par le roi dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite.
Eragon n'a que quinze ans, mais le destin de l'Empire est désormais entre ses mains !

 

J'irai pas en enfer de Jean-Louis Fournier (lui en fait je l'ai en double) Livre de poche.

Source: Externe

Insupportable garnement, provocateur né, impénitent redoutable et redouté, jamais avare de sacrilèges… Tel a été Jean-Louis Fournier dans sa jeunesse, un épi constamment dressé sur la tête comme marque indélébile d'être retors, inscrit malgré lui dans un collège catholique, pour le malheur de ses enseignants. "J'irai certainement en enfer, bonne-maman le dit souvent." À vrai dire, le narrateur fait tout pour y aller. À force de péchés mortels. Il gâche un jour de procession, il regarde les Vénus dénudées dans le Larousse illustré, il pense à Jésus chaque fois qu'il mange un cornichon, il déplace une statue de la Vierge pour la faire trôner au-dessus de toilettes à la turque… "J'étais une honte pour mes parents, pour le collège, pour la France, pour l'humanité. Dieu devait regretter de m'avoir créé." Seule l'écoute du Concerto pour violon en mi mineur de Felix Mendelssohn lui permet, en de rares occasions, de monter au ciel…

Ouvert jusqu'au 21 mai.

Bonne chance.

Les gagnants sont Maléfique et Serena. Désolée pour les autres au prochain coup. :)

Posté par Florell à 08:00 - Concours - Commentaires [0] - Permalien [#]