Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

04 septembre 2017

Bilan de l'été ! (Lectures & achats)

Bilan juillet et août 2017 ! Et là ça va faire mal...

 

Comme Madame Conscience est partie en Antarctique profiter du soleil

nuagepas content

 

Ouh ! Elle n'est pas contente. Pourtant le cadeau venait du coeur. Ingrate !

concon nuage

 

Alors niveau lecture il y a eu très peu :

1- "De moi, pauvre je veux parler" vie et mort de François Villon de S. Cassagne-Brouquet

2- Une aventure monumentale de Olivier Dutaillis

3- Les possédées de Frédéric Gros

4- Apatride de Shumona Sinha

5- La valse des arbres et du ciel de J-M Guenassia

6- Un moustique dans la ville de Erlom Akhvlediani (Pas encore terminé)

7- Vie et mort des Maréchaux de France au 18ème de Simon Surreaux

 

Livres achetés (Beaucoup) :

 

S7302245

 

S7302247

 

S7302248

 

S7302249

 

Posté par Florell à 17:30 - Bilan - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 août 2017

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagne-Brouquet

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagnes-Brouquet

Source: Externe

Résumé :

S’il est un mystère dans l’histoire de la littérature, c’est celui du poète appelé pour la postérité François Villon (né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l’année où Jeanne d’Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?

C’est à ce paradoxe unique – un poète dont on ignore jusqu’à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre – que s’attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle. L’occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s’interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L’occasion surtout de comprendre la destinée d’un homme qui n’a cessé d’inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.

Une biographie enfin exhaustive à l’usage de ceux que François Villon, l’insoumis par excellence, appelait ses « frères humains ».

Mon avis :

Très intéressant à lire pour découvrir la vie du pauvre Villon, poète et vagabond de son état.
Érudit, moqueur et rancunier dans ces textes, voilà la part que l'on connaît tous de Villon, ce livre va cependant nous faire découvrir l'autre côté du poète, sa part sombre ; gredin, délinquant multirécidiviste, voleur, bagarreur qui finira souvent en prison échappant à la mort souvent grâce à la chance.

Parfois un peu fastidieux à lire, ce livre est toutefois intéressant pour découvrir en plus de Villon le Paris du Moyen-âge, son fonctionnement, son ambiance, ses étudiants et ses gredins qui hantent les ruelles sombres avec leur langage.

Bref ! Plus qu'un portrait d'artiste c'est aussi un portrait sociologique sur certains groupes. Mais ma plus grande découverte, fut de découvrir sa rapide entrée dans la légende des poètes.

Posté par Florell à 10:04 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

28 juillet 2017

"Une aventure monumentale" de Olivier Dutaillis

Une aventure monumentale de Olivier Dutaillis

Source: Externe

Résumé :

Qui aurait pu imaginer que cette élégante touriste anglaise visitant les sites historiques de la France était une pilleuse de trésors ? Dans les années 1830, la séduisante Emily Dingham écume nos provinces pour faire main basse sur les chefs-d'oeuvre laissés à l'abandon qu'elle revend à prix d'or à Londres. La belle aventurière séduit des adversaires d'envergure : le jeune écrivain Prosper Mérimée, fraîchement nommé inspecteur général des Monuments historiques et chargé de sauvegarder les oeuvres qu'elle pille, l'architecte Viollet-le-Duc, et même, le bouillant Victor Hugo, chantre des cathédrales gothiques.

Une vaste fresque, érudite et enlevée, à travers les bouleversements d'un xixe siècle qui se découvre une passion pour le passé et voit naître les premiers grands chantiers de restauration monumentale, de Notre-Dame de Paris à Vézelay, du Pont-du-Gard à Carcassonne. Au coeur de ce passionnant roman historique, la confrontation inédite de deux pionniers, Mérimée et Hugo, qui, par des voies si différentes, joueront un rôle décisif dans le sauvetage du patrimoine culturel.

Mon avis (express) :

"Il faut plaindre les peuples qui renient leur passé car il n'y a pas d'avenir pour eux"

Eugène Viollet-le-Duc

Pas si aventuresque que ça, mais lecture malgré tout intéressante pour découvrir le grand lancement de la sauvegarde du patrimoine à laquelle Mérimée et Eugène Viollet-Le-Duc ont participé. On apprend beaucoup sur ces deux personnages et Victor Hugo aussi, on apprend un peu sur les controverses qu'ont suscité les restaurations d'Eugène. On découvre aussi la fin d'un monde...
Bref, on découvre et on remercie ce mouvement de sauvegarde du patrimoine gardien de notre passé aujourd'hui pourtant si menacé dans le budget et par les mentalités.

En résumé, à défaut d'avoir une aventure palpitante on a de l'érudition et des libertés, ce qui rattrape à mon sens le manque d’intérêt pour la forme. Le fond rien à redire.

26 juillet 2017

"De l'arsenic pour le goûter (série T2)" de Robin Stevens

De l'arsenic pour le goûter : une enquête trépidante du club Wells & Wong de Robin Stevens

 S7302236

 Résumé :

 «Je n'aimais pas du tout ce grossier Mr Curtis, et d'après les vibrations de colère que je percevais chez Daisy, j'ai compris qu'elle partageait mon opinion. Son rire contenu, comme s'il lançait des plaisanteries que les autres ne pouvaient pas comprendre... Les joues roses de Lady Hastings... Pas de doute, il se passait quelque chose.» Nouvelle affaire pour les détectives privées Daisy et Hazel ! Daisy fête son anniversaire avec la famille au grand complet dans sa maison de Fallingford. Mais l'ambiance est étrange : M. Curtis, un invité surprise que tout le monde déteste, ne semble vraiment pas digne de confiance. Le thé est servi, M. Curtis tombe gravement malade, empoisonné. Que s'est-il passé ? Difficile d'enquêter quand on imagine que tout le monde a une bonne raison d'être coupable...

Mon avis :

Une autre enquête pour notre club de détective en herbe. Cette fois-ci l’affaire a lieu chez Daisy pour son anniversaire ; un homme très désagréable est mort après s'être abreuvé d'une tasse de thé et plusieurs personnes semblent avoir des choses à cacher. Difficilement, d’autant plus que la famille de Daisy est suspecte aussi, nos enquêtrices aidées par deux amies du pensionnat vont mener l’enquête.

Ce livre reprend le schéma qui a fonctionné dans le premier tome, à savoir la différence de caractère entre nos deux personnages principaux qui se complètent l’un et l’autre et intensifient l'enquête, plus un suspense qui se distille doucement mais sûrement via des soubresauts qui complexifient un peu plus l’histoire. Cependant contrairement au 1er tome et même si lui je l’ai aussi bien lu que le premier livre, j’ai trouvé que certaines choses étaient prévisibles assez vite. Le livre n’est pas mauvais en soi, il n’est même pas mauvais du tout, au contraire j'ai adoré ; mais au niveau des ficelles il était un peu en dessous de la première enquête, en effet certaines choses étaient aussi grosses qu’une montagne et on les voyait arriver de loin. Mais outre cela je n'ai rien à dire de plus, car c'était une enquête prenante malgré tout et je l'ai lu comme un livre que j'aime, et pour un ado peut-être que ces ficelles visibles passeront à l’as.

Et en parlant d’ado n’hésitez pas à lui offrir ce livre pour les vacances, car lire c’est toujours bien, mais lire un livre prenant et en plus dans une ambiance surannée c’est toujours mieux. Honnêtement cette ambiance vieillotte je la kiffe.

En résumé, pour vous ou vos ados n'hésitez pas à commencer cette série prenante.

Merci aux édition Flammarion Jeunesse.

15 juillet 2017

"La blog de Gaea tome 1 : la bourse ou la vie in game" de collectif

La blog de Gaea tome 1 : la bourse ou la vie in game de Jarnet, Cardona, Torta

noob

 

Résumé :

Gabrielle Jolivet a beau collectionner avidement les crédits lorsqu'elle joue son personnage de Gaea l'invocatrice dans son jeu vidéo en ligne préféré, elle n'en reste pas moins sans le sou, comme la plupart des étudiants de son âge. Manipulatrice vénale pour certains, ingénieuse et économe pour d'autres, c'est sur son blog qu'elle sévit. Suivez ses aventures et celles de ses amis dans sa quête du buzz !

Mon avis :

Que font nos noobs préférés quand ils ne sont pas devant leur écran à nous faire vivre des aventures rocambolesques ? Ils vivent leur vie, comme vous comme moi, mais une vie qui leur en réserve autant que le jeu en ligne Horizon. Dans le fond cependant rien de surprenant, bien que parfois un peu étonnant, mais la manière dont c’est raconté avec notamment des clins d’œil aux autres cultures (cinéma…) fait que j’ai rigolé ou souri et que j’ai apprécié suivre le fil des pages qui réservent des bons moments de lecture où nos personnages restent égales à eux-mêmes. Oui j’ai pris plaisir à lire cette BD car même dans la vie de tous les jours ça reste magique et incroyable. D’ailleurs ça n’arrive pas en vrai qu’on se le dise mais par contre ça n’arrive qu’à eux.

Outre le scénario, niveau couleur, dessin c’est comme la série en BD Noob, agréable à regarder. On voit que le travail est soigné et je crois même noter une différence de trait, de proportion, de design sur les personnages entre ceux du jeu et ceux de la vraie vie, mais après c’est peut-être moi qui me drogue sans le savoir.

En résumé en résumons no comments, c’était bien, c'était une lecture agréable et pour ma part une série que je vais suivre et compléter tout comme Noob que j'ai commencé y a peu car ça fait très peu de temps que je connais la série web.

Merci Babelio et Olydri éditions.

Posté par Florell à 00:12 - BD / Manga - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12 juillet 2017

Bilan lecture des 3 derniers mois

Bilan lecture ; avril, mai, juin 2017

 

 

Je sais, je sais, je ne suis plus très assidue avec mes bilans, mais c'est parce que... hein, d'abord !

 

nuage8

Toi merde ! Voilà ! Ca dit, on va pourvoir passer aux choses sérieuses.

Alors les mois ont été moyens en rythme mais quelques bonnes lectures quand même.

 

Lectures :

1- Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

2- Quand sort la reluse de Fred Vargas

3- Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

4- Le fantôme de la Mary Celeste de Valérie Martin (Détesté et non fini)

5- Le Prince de Machiavel

6- Le coma des mortels de Maxim Chattam

7- Jacques coeur le vif-argent de Mickael de Kent

8- Enquête Agatha Raisin : remède de cheval de Marion Chesney

9- Le mystère du livre disparu : les trois mousquetaires de Collectif

10- Guerre froide les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

11- Les gardiens de nos frères de Ariane Bois

12- Duchesse rebelle tome 2 : la dangereuse amie de la reine de A-M Desplat-Duc

13- Tome 1 le blog de Gaea : la bourse ou la vie in game de Collectif (Noob-BD)

14- La Bible racontée comme un roman tome 2 de Christine Pedotti

15- Suzon ne veut pas aller à l'école de Emilie Chazerand (Livre enfant)

 

Achats (pas que) :

 

liivre

Cadeaux de ma mère

 

livre

Trouvé dans la boîte à livre

 

livre

Achats

(Princesse de Clève de Madame de Lafayette, Joë de Guillaume de Fonclare, L'étrange défaite de Marc Bloch, Voyage sentimental en France et en Italie de Laurence Sterne (classique) + BD Gaston Lagaffe et Saint Seiya lost canvas tome 1)

 

Voili voilou les gens. Voici quelques mois chargés mais finalement calme je trouve.

Bonne lecture et vacances.

Posté par Florell à 22:03 - Bilan - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 juillet 2017

"Apatride" de Shumona Sinha

Apatride de Shumona Sinha

S7302226

Résumé :

Esha a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Elle s’épuise dans d’innombrables batailles, et ne se sent plus en sécurité.

Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance, ou par crédulité, elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam, qui lui fait commettre l’irréparable.

Les destins de Mina et d’Esha se répondent dans ce roman qui ne ménage ni notre société ni la société indienne. L’écriture de Shumona Sinha est animée par la colère, une colère éloquente, aux images aussi suggestives que puissantes.

Mon avis :

Apatride de Shumona Sinha parle de deux destins de femmes (voire trois) qui se trouvent chacune d’un côté du monde, une à Paris et les deux autres en Inde. C’est l’histoire de femme mais aussi de pays et de civilisation ; en Inde on retrouve les problèmes avec le gouvernement et la manière dont sont traitées les femmes qualifiés de facile mais dans les faits amoureuses, et en France on retrouve la violence de la société mais aussi le supposé rejet de l’autre. Et si pour l’Inde je n’ai rien à redire car je ne connais que très peu la politique de ce pays, je n’en dirais pas autant de la France.
Je suis tout à fait d’accord avec l’autrice quand elle dénonce cette explosion de violence en France, cet irrespect total venant d’une grand part de la population, mais aussi ce problème de religion très communautariste avec l’Islam et l’indifférence des autres qui laissent faire au nom des droits de l’homme détournés ou par lâcheté et donnent du crédit à toutes les plaintes mêmes les plus absurdes.

« Les émeutes au nom de la religion sur le sol d’Europe bouleversaient Esha non seulement par leur violence, mais aussi parce qu’elle croyait avoir laissé derrière elle un sous-continent entier ravagé par les émeutes communautaristes, les trains incendiés, les corps jetés vifs dans les flammes, les foules hystériques manifestant avec les tridents et des sabres, des drapeaux et des bandanas couleur safran. A présent elle vivait dans le pays des élus, des éclairés et des nantis. Elle n’aurait pas pensé que se déclarer athée était encore un tabou ici, que la chute de la croyance avait laissé place à l’ignorance, laquelle n’était qu’une réaction passive et soumise, une désillusion, un désarroi, un vide. Elle n’aurait pas pensé qu’il existait dans ce pays qui croyaient qu’au-delà des nuages il y avait un barbu, deux, trois barbus, son fils, la mère et la pute, les mille deux cents vierges, toute une clique, et qu’ils allaient bientôt rétablir le pouvoir du plus grand, qu’ils allaient provoquer un bain de sang au nom de sa clémence et de sa magnanimité. »

Mais si j’ai apprécié cela sur la France, car c’est très juste, le côté politiquement correct du rejet de l’autre, de l’exclusion de l’autre ou le nom et la couleur de peau seraient un frein à la réussite, m’a plus qu’agacée ! Pourquoi ? Parce que c’est faux. Et ce que je déteste dans cette démarche outre le fait que ça joue sur des clichés médiatiques et les mensonges politiques et autres, c’est que ça met de côté la réalité qui n’est pas celle-là. En effet la galère et la pauvreté concernent tout le monde et pas que les étrangers, et personne n’a selon sa couleur de peau où ses origines un métier bien définit, et bien sûr pour l’autrice forcément venu d’ailleurs veut dire sous-métier… Bref ! De tels clichés m’ont énervé. Et ceci a fait que j’ai eu du mal avec ce livre où la plainte, la douleur, semble être leitmotive de ces pages, et d’ailleurs passé la page 138 j’ai survolé complètement le reste, sauf les dernières pages que j’ai lu correctement et qui n’ont fait que confirmer mon opinion plombée sur ce livre. J’avoue que je n’ai pas compris ce qu’elle faisait là cette fin et je n’arrive pas à lui donner sens. Faut croire que le malheur colle à la peau et doit rester coller.

Alors certes ce livre permet de voir le recul de la France (et de l’Europe) sur ces valeurs qui avaient fait de cette terre et de ce continent un lieu éclairé. Il permet de voir la lâcheté des hommes, d’avoir un aperçu très mince sur la femme en Inde, mais pour voir cela faut lire le reste, hélas… C’est-à-dire les clichés mais aussi l’histoire d’amour pas intéressante avec Julien. Bref, un cri de révolte quasiment raté.

Merci à Lecteurs.com (livre gagné suite à un jeu, voici mon texte :

Mon cher « Amant noir », mon frère,

Je suis toujours dans les îles, là-bas en Inde les « Premières neiges sur Pondichéry » tombent, et dans le jardin de « Ronce Rose » où je me trouve, un pianiste sans talent joue « La sonate à Bridgetower » d’un air mélancolique.
« Trois saisons d’orage » se sont écoulées sans toi, mon frère, bientôt la quatrième commencera. Sous peu « L’été des charognes », des touristes, cessera… Trois ans que je suis là sur cette île, à vivre sans vie, que j’ère « Par amour » pour toi sans but. T’enlever à moi c’était signer ma mort. Aujourd’hui pourtant, j’ai envie de voyager, mon âme. Retrouver la vie en bougeant... Certes, depuis que tu n’es plus, je n’arrive pas à résister à l’appel du départ, « Apatride » malgré une terre où l’on m’attend, je n’arrive plus à mener une vie sédentaire avec « Une activité respectable » même si j’essaye. Mais là je sens que c’est différent, mon frère. Il faut que je bouge, mon âme, pour m’échapper de toi, mon « Hadamar », ma camisole, ma prison.

Je sais qu’il est « Un peu tard dans la saison » pour cela, la saison des pluies arrive… Mais dans cette lettre que je t’envoie au vent et qui j’espère te parviendra, je veux te faire part de mon envie de « Retourner à la mer » malgré tout ; afin de m’échapper de toi, de ma mélancolie, et aussi échapper à « La vie automatique » qui m’attend si je rentre à Paris dans notre maison que l’on a nommée enfant « Winter is coming ». Je n’ai pas envie de vendre « Les parapluies d’Erik Sati » ! Tu comprends !?
En fait, mon frère, peut-être que je vais embrasser une vie de marin, sur un bateau que je nommerai « La téméraire ». J’embrasserai avec une vie d’océan et d’étendues vides.
Voilà mon frère, je pars. Cette dernière lettre pour te dire cela. Non ! N’essayes pas de me retenir dans les eaux sombres de ton souvenir. « Arrêtes avec tes mensonges » ! On ne revient pas du monde des morts !
C’est dit mon âme, je partirai bientôt sur le bateau que je vais construire. Je te laisse ici mon frère, « Ressentiments distingués » ta sœur. )

 

 

Posté par Florell à 23:53 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 juillet 2017

"Quand la météo fait l'histoire" de Louis Bodin

Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

louis bodin

Résumé :

Depuis la nuit des temps, les désordres météorologiques influent sur le cours de l'histoire : des pluies ont fait basculer l'issue des plus grandes batailles, comme à Waterloo ou à Azincourt ; les mauvaises récoltes de 1788 et 1789 ont attisé la fureur populaire et les grondements de la Révolution ; la pluie et la boue de la dramatique année 1914 ont freiné l'offensive française et précipité la guerre des tranchées ; la vague de froid de 1954 a entraîné le mouvement de solidarité de l'abbé Pierre ; et les canicules de 1976 ou 2003 ont fait vaciller les gouvernements... Grand spécialiste de la météorologie, Louis Bodin nous invite à un voyage inattendu et passionnant, qui nous montre que le climat a toujours été un acteur incontournable de notre histoire !

Mon avis :

La météo n’est jamais seule responsable des échecs, des défaites, des révoltes, des crises, mais il est certain qu’elle est un facteur non négligeable de ces équations et qu’elle aura plus d’une fois fait trembler les gouvernements.
Loin du réchauffement climatique, du trou de la couche d’ozone, Louis Bodin va nous montrer dans son petit livre intéressant que la météo a toujours imposé sa loi aux hommes et que ces derniers ne sont pas toujours responsables de la colère naturelle. Certes, le réchauffement climatique aujourd’hui - et quoi qu’en dise l’auteur - est responsable de beaucoup de catastrophe, mais avec ce livre qui combine évènements historiques, anecdotes (qui sert souvent d’intro au sujet du chapitre) et un recul sur la situation, on va se rendre compte, si ce n’est pas déjà fait,
que ce n’est pas toujours le cas vu qu’à l’époque où il n’était point vraiment question d’une grosse activité humaine, le temps déjà n’en faisait qu’à sa tête.

Mais si ce livre met en avant le facteur temps au cœur d’une équation pour expliquer certaines défaites, situations critiques, il va aussi au-delà car l’auteur montre comment le facteur humain prend une grosse place dans la tragédie et comment le temps joue sur nous. L’entêtement de Napoléon, les faux pas d’un gouvernement qui les fonts vaciller, les comportements et l’impatience des citoyens ou du bas peuple à l’époque où la citoyenneté n’existait pas, etc. montrent que la question météorologique va plus loin que des phénomènes atmosphériques et que cette dernière est inextricablement liée à l’espèce humaine et sa nature. D’ailleurs je parle de tragédie mais parfois cela a été aussi source de solidarité.

Cela étant et au-delà de tout cela ; temps, nature humaine, faux pas gouvernementaux, ce livre est aussi intéressant d’un point de vue pédagogique car on apprend certaines causes de mauvais temps comme l’éruption du volcan Tambora en 1815 responsable de mauvaise récolte en Europe, mais aussi l’évolution de cette science toujours incertaine et la manière dont elle est perçue par la population ou encore les états-majors.

Bref ! C’est un petit livre sans prétention mais franchement agréable à lire. Il nous apprend beaucoup de chose et est intéressant.

Merci aux éditions J'ai lu.

Posté par Florell à 21:17 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

27 juin 2017

"Quand sort la recluse" de Fred vargas

Quand sort la recluse de Fred Vargas

fred vargas

Résumé :

— Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
— Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
— Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
— Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
— Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?

Mon avis :

Je me demande toujours comment Fred Vargas arrive à écrire et faire tenir debout des histoires si étranges. Il n’y a qu’elle pour jouer avec les choses improbables, les différents sens d’un mot, une impression lointaine, pour écrire une enquête à l’aura mystérieuse à un rythme entraînant.

Après un retour en France suite à une affaire point facile à élucider pour l’équipe d’Adamsberg, ce dernier s’intéresse à des morts par piqûre d’araignée  violoniste. D’apparence banale et de « la faute à pas de chance », Adamsberg trouve néanmoins cela étrange, il va donc se mettre à enquêter - avec une partie de son équipe - en cachette de sa hiérarchie sur cette affaire qui le gratte, qui le picote et qu’il est sûr n’est pas normale.
De découvertes terribles, de rebondissement en rebondissement, d’échec en échec, Adamsberg va finir par résoudre cette affaire qui sort du commun et qui a mis en danger la cohésion de l’équipe.

Je ne vous cache pas que cette affaire est complètement capilotracté ; explication, déroulement, extraction de souvenir, tout paraît trop forcé et peu naturel, pourtant, malgré cela, ça marche, faut bien l’admettre. Malgré un petit coup de mou sur la fin pour ma part, le tout en effet fonctionne et emporte le lecteur très vite et très loin ; car voyez-vous ce n’est pas seulement une enquête qui accapare le livre mais diverses histoires (y compris de volatiles) et diverses personnalités. Diverses histoires et personnalités qui font changer le lecteur de préoccupation et d’atmosphère et permettent quelques digressions, quelques à-côté pour nous faire découvrir un peu plus cette équipe sans lasser le lecteur. Car bien plus que dans les autres livres, j’ai en effet cru voir que Fred Vargas avait passé plus de temps ici à nous faire découvrir toute l’équipe d’Adamsberg même s’il existe néanmoins quelques redites. D’ailleurs qu’il ait du changement dans les prochains livres paraît plus que probable, visiblement dans cette brigade la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Bref ! C’était une lecture agréable, originale, prenante, riche en rebondissement et cheminement tortueux malgré le côté peu naturel. Je recommande, Fred Vargas est vraiment une valeur sûre, elle prend le temps de bien ficeler ses livres.

 

Editions Flammarion.

Posté par Florell à 17:28 - Livre policier, thriller - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

23 juin 2017

"Un été avec Machiavel" de Patrick Boucheron

Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

S7302223

Résumé :

« L’intérêt pour Machiavel renaît toujours dans l’histoire au moment où s’annoncent les tempêtes, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. Si on le relit aujourd’hui, c’est qu’il y a de quoi s’inquiéter. Il revient : réveillez-vous. » Depuis sa mort en 1527, on le lit pour s’arracher à la torpeur. Mais que sait-on de lui hormis le machiavélisme, cette angoisse collective devant le mal en politique ? Allons donc chercher l’homme derrière le masque qui le défigure. Levons les contradictions qui travaillent cet esprit ardent de la Renaissance florentine : le créateur du Prince et l’homme d’action, le poète obscène et le blagueur, l’inspiration qu’il trouve autant chez les peintres que dans la mécanique des passions et intérêts humains. En somme, la sagesse de Machiavel ne se trouve-t-elle pas dans « l’art subtil de la provocation joyeuse » ? Patrick Boucheron nous invite sur un tempo allegrissimo à découvrir un Machiavel insolent, visionnaire, implacable comme un soleil d’été. « Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver, non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose ». Un été avec Machiavel est à l’origine une série d’émissions diffusées pendant l’été 2016 sur France Inter.

Mon avis :

Machiavel, Machiavel un auteur connu de tous même si tout le monde ne le lit pas.
Machiavel, l’auteur du Prince, mais un Prince pas si Machiavélique que ça, plutôt un livre pour apprendre à gouverner tout en ayant l’art d’entourlouper les gens ; et si je vous parle de cela c’est parce qu’en lisant ce livre Un été avec Machiavel j’ai la certitude d’être passé à côté de l’œuvre maîtresse de Machiavel que je n’ai pas tant apprécié que cela, j’admets.
Il faudrait que je la relise dans une édition argumentée.
Avec ce livre et une édition argumentée je comprendrai mieux ce livre (Le Prince) que j’ai laborieusement lu et finalement très mal compris.
Mais parce que j’ai laborieusement lu Le Prince de Machiavel, j’ai difficilement lu Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron. C’est un livre très intéressant, on apprend beaucoup de chose sur Machiavel, sur ses livres, sur les temps, sur les messages de ce bouquin et sa manière qu’il a de marquer l’histoire, mais au final et malgré tout cela ça n’a pas suffi pour me faire aimer ces pages à la première lecture - même s'il permet une autre approche du Prince.
Il y a pourtant de magnifiques passages à méditer, à imaginer, à dévorer, à relire, et il est aisé de faire le parallèle avec aujourd’hui, mais malgré cela ce livre m’est resté obscure car l’œuvre principale qu’il aborde m’est resté elle-même en grosse partie obscure... Alors là je vais mettre 3 étoiles, mais je sais que quand je relirai ces deux livres (Le Prince et Un été avec Machiavel) je mettrai plus d’étoile à ces derniers, car j’aurai enfin eu tous les éléments en main pour bien comprendre la portée de l’œuvre "machiavéliste" et sa résonance au temps présent et futur...

Merci aux éditions des Equateurs

Extraits :

« On racontera bientôt que Machiavel, avant de mourir, fit un songe. Il voyait arriver vers lui une foule misérable et triste en haillons. De l’autre côté, un autre groupe s’avançait, noble et solennel. Il demanda leurs noms  aux premiers : nous sommes les saints qui allons en paradis. Quant aux seconds, ils déclaraient : nous sommes les damnés qui allons en Enfer. Mais oui, il les reconnaissait : il y avait parmi eux tous ces grands esprits de l’Antiquité qui lui avaient offert avec tant de libéralité leur conversation. Avec eux, on pourra continuer à parler politique. Pourquoi aller s’ennuyer avec les gueux ? Point de doute, Machiavel a décidé : il suivra les grands hommes en enfer. »

" Raymond Aron l’a écrit en 1945 : « La querelle du machiavélisme se rallume chaque fois que des Césars plongent l’Europe dans la servitude et la guerre. » En sommes-nous là ? Peut-être pas, ou pas encore. SI l’histoire est scandée par une succession de moments machiavéliens, il y a des moments forts et des moments faibles, plus discrets, plus sournois, plus entêtants. Les moments faibles ne sont pas toujours les moins dangereux, dès lors que menace l’engourdissement général. Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose. "

"Le gouvernant avisé, lit-on dans le Prince, "ne doit avoir autre objet ni autre pensée que la guerre et les institutions et science de la guerre". Mais alors qu'est-ce que la paix ? Machiavel répond : la violence en puissance, celle qui n'a pas besoin de s'exercer sinon par les effets d'une menace insidieuse, d'autant plus efficace qu'elle demeurera vague, incertaine, informulée."

Posté par Florell à 22:21 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,