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Blog pour chercher des idées de lecture

21 mai 2012

"Les trois saisons de la rage" de Victor Cohen Hadria

"Les trois saisons de la rage" de Victor Cohen Hadria

les 3 saisons de la rage

Résumé :

En 1859, le médecin-major Rochambaud, qui suit les armées de Napoléon III dans leurs campagnes d'Italie, écrit au médecin de campagne d'un village normand, le docteur Le Coeur. A travers eux, le soldat Délicieux, ordonnance du premier, et sa famille peuvent communiquer. Ce sont de pauvres paysans illettrés, qui n'ont eu pour seul recours contre la misère, que de « vendre » leur fils, enrôlé à la place de celui de paysans prospères. Mais Délicieux se révèle, à la déception de son mentor, plus retors qu il n y paraît...
Suit le journal du médecin Jean-Baptiste Le Coeur, un veuf, père de trois enfants adultes. Ce praticien que l'on croit humaniste et vertueux y avoue ses troubles sexuels, des relations érotiques nombreuses et un tempérament de feu. Et il en faut pour accomplir ses tâches quotidiennes ! Plus de trente patients par jour dont il connaît secrets de famille, adultères, misères sociales et maladies et qu'avec le curé et le sorcier, il tente de soigner.
Il y a dans ce roman mille romans, autant d'expériences où la naïveté, le cynisme, la brutalité, l'avidité, l'égoïsme et le sexe sont la source des conduites des personnages. Une comédie humaine prend vie, tourbillon de destins où paysans et châtelains partagent une même avidité de vivre.

Mon avis :

Lu dans le cadre du Prix Livre de poche 2012 et j'en ressors mitigée. J'ai été emballée au début, puis passé les 300 premières pages j'ai commencé à trouver cela un peu long, et mise à part les quelques évènements qui s'ajoutent pour un temps à l'histoire, on a vite l'impression de lire souvent la même chose.
Sans compter que pour ma part, j'ai trouvé le personnage parfois trop humain ou trop crétin (ça dépend comment on voit les choses) du coup je dois dire que le livre a perdu un peu plus de son charme. Cela dit comme la fin sonne un peu comme une terrible ironie du destin, je ne suis pas mécontente de cette lecture. Bon on va me dire que je suis horrible avec ce que je viens de dire, mais j'y vois une certaine leçon dans cette fin, donc...


En résumé à lire si l'envie vous vient sinon ben tant pis.

 

Bonne lecture.

Florel.

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30 avril 2012

"Les Pieds nickelés, Tome 2 : Le candidat providentiel" de Philippe Riche

"Les Pieds nickelés, Tome 2 : Le candidat providentiel" de Philippe Riche

les pieds


Résumé :

L'élection présidentielle approchant, nos Pieds Nickelés sont certains qu'ils ont un coup à faire ! Croquignol, Ribouldingue et Filochard décident de profiter d'un vide juridique pour présenter un candidat de leur cru au scrutin pour l'investiture suprême… Contre des politiques professionnels issus du sérail, leur candidat peu orthodoxe aura-t-il sa chance ? Étant donnée la crise de confiance des citoyens envers les politiques et les talents de communicants des Pieds Nickelés, les paris restent ouverts !Vents d'Ouest et les Publications Georges Ventillard poursuivent les aventures des Pieds Nickelés, série culte née au tout début du XXe siècle. Retrouvez l'ambiance potache et rocambolesque de la série d'origine dans ces histoires inédites que Philippe Riche publie une fois par an.

Mon avis :

Tout en sachant que ce n'est pas l'auteur d'origine l'auteur de cette BD, j'ai quand même voulu essayer et ainsi faire connaissance avec les Pieds Nickelés, et finalement ce n'est ni une bonne ou une mauvaise découverte. L'histoire est sympa, mais voilà les graphismes m'ont énormément rebutée. J'ai trouvé le style sans vie, et sans profondeur, et après avoir cherché sur le net des images de la BD d'origine, j'avoue que j'ai une très nette préférence pour les originaux.

Cela dit en passant outre cet inconvénient, enfin je suppose que c'est une question de goût donc plus mon inconvénient au final, la suite reste assez agréable à lire. On découvre avec stupéfaction les idées pourries et tordues de ces trois escrocs, on les suit dans leur malchance pour le moins tenace et leur petite période faste avec Bojolais le chien en lice pour la présidentielle. Période faste qui finira bien-sûr automatiquement mal. Vraiment pas de bol ! D'ailleurs par rapport à Bojolais j'ai trouvé l'attachement de Ribouldingue bien sympathique, et pour cela Ribouldingue devient mon personnage préféré.

Par contre bon point pour avoir tourné en dérision le monde politique, et je crois que mon meilleur passage était celui de François Timoré  pour François Hollande (alias Flamby), le coup du "si je suis élu tout le monde sera gentil" m'a vraiment fait rire, il est tellement cela... (arrrgh), d'autres passages et je pense au passage du commissariat ou encore au nom de Jean Cule, étaient pas mal non plus.

En résumé c'est une lecture agréable, mais bon ces dessins m'empêche d'en faire une un moment de lecture entièrement satisfait. Je remercie les éditions Vents d'Ouest et Babelio pour ce partenariat.

Bonne lecture.

Florel.


 

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23 avril 2012

Proverbe malaisien

 

 

malaisie

 

Un fou peut parfois porter conseil à un sage.

Proverbe malaisien.

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22 avril 2012

Extrait du tome 3 de 1Q84 de Haruki Murakami.

Extrait du tome 3 de 1Q84 de Haruki Murakami.

 

"Les membres de la famille d'Aomamé -du point de vue d'Ushikawa, bien entendu- étaient des gens qui avaient des idées étroites et qui menaient une vie bornée, et qui croyaient sincèrement sans l'ombre d'un doute, que plus leur esprit était étroit et bornée, plus ils approcheraient du paradis."

 

"La foi authentique et l'intolérence sont souvent les deux faces d'une même médaille."

 

Petit avis : J'ai été déçu par ce dernier tome. Même s'il a été le meilleur des trois, il est encore décevant, je trouve qu'il manque d'action. En effet j'ai trouvé ça très long, répétitif, et lourd de métaphore trop nombreuses et inutiles, sans compter qu'il est finalement très incomplet ; je me demande même si c'est bien le dernier tome, et du coup une trilogie. En bref, il n'a pas répondu à toutes mes questions et mes attentes. Une trilogie qui a fait beaucoup de bruit pour rien.

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Petite phrase

 

 

Avant de juger une personne, n'oubliez jamais que c'est l'expérience qui parle.

 

Florel.

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08 avril 2012

"Pour en finir avec la repentance coloniale" de Daniel Lefeuvre

"Pour en finir avec la repentance coloniale" de Daniel Lefeuvre.

 J'ai acheté ce livre pour deux raisons. Premièrement parce que je ne supporte pas l'histoire qui marche que dans un sens, et deuxièmement parce que je n'aime pas me contenter de l'histoire officielle, le problème avec cette dernière étant qu'elle est souvent remaniée. Sans compter que je ne supporte absolument pas le passé qui sert d'excuse et de faire valoir. Tous les peuples de cette planète ayant connu la domination, le massacre, la guerre, l'occupation, l'esclavage... et voyant que beaucoup de pays s'en sont remis à l'heure actuelle, je n'admets pas qu'on puisse accuser le passé quel qu'il soit, pour ne pas voir ses peurs, ses échecs, ses faiblesses, son incompétence... (et je marche ainsi pour tous les domaines de la vie.)

Tout d'abord avant d'entamer cet avis, je tiens quand même à préciser que je connais de la colonisation française seulement ce qu'on nous apprend en cours et de ce qu'on entend le plus souvent, c'est pourquoi j'ai aussi voulu, pour élargir mon point de vue et ne pas me baser que sur la version officielle, prendre connaissance de ces choses qu'on ne dit pas dans les livres d'histoire, cela dit j'irai lire d'autres livres sur ce sujet en général, qu'ils soient du côté des repentants (afin de voir leurs sources) ou non.

Sur ce livre, ce que j'ai d'abord envie de dire c'est qu'il est accessible pour tout le monde, il est clair et fort bien documenté. (Les sources sont multiples, livres, études, commissions d'enquête, journaux, rapport d'entreprise, mémoires, diverses sources ministérielles, etc, etc...)

Plus en détail maintenant, je dois dire que j'ai trouvé ce livre extrêmement bien fait. En plus de souligner les points non fondés que les repentants se plaisent à utiliser, -faut savoir que parfois ils avancent des chiffres tirés d'on ne sait où-, il va raconter des faits qui ont réellement existé mais qu'on ne raconte nulle part. Des faits qui pourtant montrent la colonisation différemment. Attention l'auteur ne renie pas ce qui s'est passé là-bas, cependant il va mettre en avant deux ou trois points qui apportent un point de vue différent sur les méchants français colonisateurs qui ont fait des pays colonisés une ruine. Comme si en 50 ans ils n'auraient pas pu en faire quelque chose. Personnellement pour moi c'est juste de la mauvaise volonté, enfin je dis ça, je dis rien..., mais bon passons. Pour en revenir à ces deux trois points, s'ils peuvent ne pas convaincre tout le monde, ils méritent cependant qu'on s'y arrête un instant.

Les colonies ont pillé ces pays qu'elles ont colonisés ?

Faux. En effet faut savoir que que les états colonisateurs ont très souvent perdus plus d'argent qu'ils n'ont fait de profit. Même s'il y a quelques exportations de marchandises, et cela grâce à toutes les aides aux développements qui sont venues des métropoles elles mêmes, il faut savoir qu'en grande partie rien de ce qui était produit là-bas était vendable et/ou assez rentable, donc pas d'argent gagné. Le pétrole en est un des grands exemples. Ce dernier étant de consistance légère ne donnait pas les fuels que l'industrie française avait besoin, il a donc fallut le vendre très cher, après l'avoir acheter très cher aussi, pour en racheter ailleurs. Et ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autre, le gaz, le vin... font parties d'une longue liste française. Je précise "française" car ce problème de rendement a touché tous les pays colonisateurs. D'ailleurs voici un extrait du livre qui montre assez bien l'ampleur des dégâts financier des colonies.

"Comment ne pas voir dans l'exemple hollandais, la confirmation de cette prémonition de Laveley qui, dès la fin du XIX siècle, regrettait le nombre d'université, de collèges, d'écoles, d'académies et de laboratoire que le budget colonial aurait permis de doter..."

La barbarie, la torture... une invention coloniale comme le disent les repentants ?

Non. Ce genre de procédé a toujours été partout dans le monde, y compris en France. L'auteur nous renvoie d'ailleurs à quelques massacres français qui ont été oubliés aujourd'hui comme le massacre du Palatinat ou encore de la guerre de Vendée. Par ailleurs faut savoir encore deux choses là-dessus, même si depuis 1788 la torture est bannie en France, faut savoir qu'elle l'est que sur le papier, en effet elle est toujours pratiquée dans les prisons, les bagnes et même dans l'armée française d'Afrique, et ce à l'encontre du règlement. Ce n'est donc pas un acte réservé aux habitants des colonies comme beaucoup le disent... Certes y'a certainement eu des violes, des razzias, des massacres, mais comme dans toutes les guerres. Pas que je cherche une excuse mais voilà c'est un fait.

Par ailleurs les algériens ne laissant pas leurs morts derrière eux et ne les comptant pas, on est dans l'incapacité de dire le nombre de mort exact dû seulement à la guerre. En fait il est très probable que dans ce chiffre de plus d'un million d'algérien mort, il est aussi les morts par maladies (peste, typhus...) et famine (que l'aide française a amoindrie dans sa dureté ! Envoie de nourriture et d'argent), sans bien sûr oublier à cela, les morts, violes, razzia, dû à Abd el-Kader lui même. Il faisait montre d'une sauvagerie qui n'enviait en rien l'armée française.

Les ouvriers des colonies ont reconstruit la France après 1945 ?

Dans les grandes lignes c'est faux, même très faux ! Même si y'en a eu, ils n'étaient qu'une minorité par rapport aux habitants des pays européens, Italie, Pologne, Belgique, Espagne.  En 1946 ceci représentaient dans l'ordre 26%, 24%, 17%, 9% de la population étrangère en France, alors que les algériens seulement 3%, et je ne parle pas de l'année 1951...

" Lorsque Tarik ramadan affirme, avec toutes l'assurance qu'on lui connaît, que les travailleurs venus d'Afrique du nord "ont reconstruit la France" après 1945, on peut s'interroger sur les arrières-pensées qui président à une telle assertion.  Au fond, le lieu commun, profondément ancré dans la conscience nationale, d'une main-d’œuvre que les patrons seraient allés enrôler dans les douars pour la conduire à l'usine, généralement entretenu sur un mode compassionnel par les repentants, remplit une fonction : Il sert à justifier l'existence d'une créance de la société et de l'état français à l'égard de ces travailleurs, que certains de leurs descendants, réels ou imaginaire, se posant en ayants droit, entendent monnayer."

Les ouvriers des colonies ont fait les métiers que les français ne voulaient pas faire ?

Là aussi c'est Faux. Cette légende qui court sur des lectures partiels de document, n'est pas fondée. Il faut savoir qu'au même niveau de ces immigrés d’Afrique du nord, travaillaient surtout et en plus grand nombre, les français et les autres pays européens énoncé plus haut. D'ailleurs pourquoi aller chercher des employés ailleurs, alors que les demandeurs d'emploi se pressent aux portes des entreprises !

L'immigration algérienne en France s'explique à cause de l'effort de guerre de 39-45 ?

Faux. Si la France a fait appelle à toutes ses colonies, aux vieillards, aux femmes, aux apprenties, et à divers peuples immigrés (chinois, grecs...) pour l'effort de guerre de 14-18, qui sont généralement repartis après la fin du conflit. Il faut cependant savoir que pour 39-45 ça n'a pas été le cas, quelques cas mis à part.

Si elle ne vient pas de là, d'où vient cette immigration nord africaine alors ? Contrairement à la légende tenace des repentants, aucun patron n'est allé sur place enrôler les habitants des colonies françaises. Il y'a bien eu des recruteurs, mais ce n'étaient que des escrocs qui ne pensaient qu'à soutirer de l'argent à ces gens dans le besoin.

En fait sur le besoin de la main d’œuvre coloniale, c'est même plutôt l'inverse de la légende, selon une enquête du ministère du travail de l'époque demandait aux préfets, les patrons ne voulaient pas embaucher trop d'immigrés algériens - c'étaient les plus nombreux- le rendement de cette main d’œuvre étant considéré peu stable et inférieur à ceux des habitants de la métropole ou des polonais... Par ailleurs, il faut savoir que la France voulait freiner l'exode de ce peuple qui n’arrangeait en rien l'économie française ou algérienne, et qui était par ailleurs très souvent source de désillusion. Cela dit devant tant d'exode, les entreprises ont été forcées d'embaucher cette main d’œuvre non voulu.

Pour en revenir à ma question, car là je me suis un peu égarée, d'une façon générale l'immigration algérienne vient suite à différentes périodes de misère, alors que le chômage fait rage en Algérie et que ces habitants vivent dans la misère, les algériens s'exodent pensant que c'est le meilleur moyen d'échapper à cette situation. Autre mouvement d'immigration, la période où l'Algérie devient un pays du tiers-monde ; (Taux de natalité trop important pour une production insuffisante = besoin vital non couvert.) Autre fait post-colonial, et non des moindres à mon sens , et je cite le passage du livre : "Le ministre algérien des Affaires étrangère de l'époque Abdelaziz Bouteflika, plaide pour l'émigration algérienne en France. Il réclame, pour résorber ses trois millions et demi de chômeurs, l'entrée d'un contingent annuel de 50 000 ouvriers de 1967 à 1975, voire le retour à la liberté totale de circulation. Finalement, en décembre 1968, le gouvernement algérien obtient que ce contingent soit relevé à 35 000 pour les années 1969-1970. Les deux années suivante il est abaissé à 25 000, à la demande des autorités françaises. Dans l'impossibilité de répondre aux promesses faites à leur peuple pendant la guerre d'indépendance , les caciques du FLN en ont été réduits à se retourner vers l'ancienne puissance coloniale pour pallier les faillites de leur politique."

Les habitants de ces colonies n'étaient pas la bienvenus ?

A l'époque, ils ont même étaient mieux accueillis que les immigrés, belges, italiens, polonais... Considéraient comme français leur présence ne posait aucun problème, d'ailleurs ils étaient entre autre protégés des expulsions, c'est d'ailleurs grâce à ce statut qu'ils n'ont pas été rapatriés de force, comme les milliers de polonais, lors de la crise de 1931 à 1936. En effet dans son passé la France a déjà fermé ses frontières, et n'a pas hésité à mettre dehors les travailleurs étrangers. D'ailleurs il faut savoir que dans le passé beaucoup de ces immigrés italiens, polonais,... sont repartis en très grand nombre dans leur pays, n'étant pas chez eux ici, et pour ceux qui sont restés et ce malgré les même racines latines, ils ont soupé du racisme français.

Cela pour dire que le racisme actuel envers ces peuples, ne trouve pas sa source dans les colonies -du moins côté français-, mais bien plus tard, des dizaine d'années plus tard. En ce qui concerne "l’islamophobie dont le MRAP et autres nous rebattent les oreilles, elle n'est en rien une survivance coloniale [...] Elle est, surtout, une réaction de crainte - pas totalement injustifiée au demeurant-  alimentée par la violence des fondamentalistes et autres talibans et jihadiste".

En conclusion, (je vous mets celle du livre car elle me plaît beaucoup) : "Prétendre que les français doivent faire acte de repentance pour expier la page coloniale de leur histoire est réduire les factures de la société française relève du charlatanisme ou de l'aveuglement. Cela conduit à ignorer les causes du mal et empêche donc de lui apporter les remèdes nécessaires. Le risque est grand, alors, de voir une partie des français, bien persuadés qu'ils seront à jamais les indigènes d'une République irrémédiablement marquées du seau de l'infamie coloniale, vouloir faire table rase et jeter, en même temps, nos institutions et le principe sur lequel elles reposent depuis la Révolution française : l'égalité en droit des individus. Belle révolution en perspective -peut-être même déjà en cours-, qui amènerait à créer en France un patchwork de communautés, avec leurs spécificités, leurs règles, leurs droits, leur police et leur justice - à l'appartenance desquelles des individus seraient assignés, avec ou sans leur accord. Une France, grâce à l’action du MRAP définitivement débarrasser de l'horreur laïque, où chacun pourrait exhiber au sein des établissements scolaires ses convictions religieuses ou politiques. Une France où l'on serait blanc, noir ou arabe, chrétien, juif ou musulman -éventuellement athée- avant d'être français. Bref, une France de l'Apartheid."

 
Je vais m'arrêter là, et j'espère que ce que j'ai résumé du livre va vous donner envie de le lire, car il vous montrera comment des phrases prélevées à droite et à gauche sont devenus des réalités, comment les mots ont aussi étaient changés, comment un cas isolé est devenu une réalité valable tout le temps et de partout.... Ce livre qui remonte aux origines de cette colonisation à beaucoup à nous apprendre, enfin commencer à nous faire apprendre.

Bonne lecture.

Florel.

 

 

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05 avril 2012

"Eloge de la trahison" de Jacques Aboucaya

"Eloge de la trahison" de Jacques Aboucaya

éloge de la

Résumé :

"Qu'est-ce que la trahison sinon une loyauté à l'envers, et par là d'autant plus intéressante ? Si je pousse aux limites mon introspection, elle me fournit la raison essentielle de cet attrait pour la trahison ressenti depuis ma tendre enfance. Il procède de la défiance quasi instinctive envers le troupeau. De la sympathie spontanée pour celui qui se démarque ? et peu importe la raison qui le meut. Que ferait la police sans les indics ? Quelle politique extérieure digne de ce nom pourrait être conduite sans les espions ? Et sans Judas, pas de trahison donc pas de résurrection. A lui, simple mortel, échoit le rôle de décider de la mort de Dieu."Dans son dialogue avec un compagnon de voyage, l'auteur nous livre une réflexion drôle et caustique sur la trahison, puisant aux vastes sources de sa culture littéraire et artistique pour entraîner le lecteur dans les méandres de son éloge paradoxal. Un vrai régal !

Mon avis :

Ce livre est intéressant. En 135 pages, l'auteur nous propose un tour d'horizon de la trahison dans différents domaines, politique, histoire, art, sport... et nous la montre comme nous l'avons jamais vu. Néanmoins, j'ai quand même quelques points négatifs à raconter dessus, pas spécialement sur le contenu, loin de là ! Mais plutôt sur la manière dont le sujet est amené.

Tout d'abord, j'ai trouvé le sujet trop rapide, l'auteur débite beaucoup trop d'un coup sans laisser le temps au lecteur de respirer, surtout que parfois faut s'accrocher pour suivre ! Ensuite comme autre problème, je note la forme qui est, de mon point de vue, pas vraiment appropriée à ce genre de sujet. Présenter cette cause sous la forme d'un pseudo roman, enlève beaucoup à ce livre, pour ma part je pense qu'un réel essai -même court- aurait été plus agréable. Sans compter que ça aurait été plus logique au vu de la situation et du déroulement de la scène.

Je sais là n'est pas le principal de ce bouquin, mais le fait que le narrateur soit un dictionnaire d'anecdote, de référence en tout genre, qu'il trouve comme ça au quart de tour réponse à tout, m'a sérieusement exaspéré ! Sans oublier qu'il peut parfois se montrer extrêmement énervant, en effet quand on le lit on a l'impression qu'il veut tellement en dire, qu'il écoute que d'une oreille distraite ce que son interlocuteur raconte, dommage... Mais bon, faut dire qu'on passe dessus assez vite quand même.

Mais outre ces détails et un début assez laborieux, j'ai commencé à plus apprécier le bouquin aux environs de la page 83, et en particulier les chapitres sur l'art, le sport, et la littérature, que j'ai pris grand plaisir à lire, mais il y'a quand même quelque chose qui me taraude... Dans ces derniers chapitres l'auteur n'en fait-il pas trop ? En ce qui me concerne, j'ai trouvé que si.
Je dois avouer que là où l'auteur voit la trahison, moi je verrais plus une simple, -presque banale- évolution ; évolution de la poésie, évolution de la musique ou encore évolution de la peinture. Certes, pour le narrateur c'est une trahison féconde, un "tuer le père". Pour moi cependant il n'en est rien. Pourquoi l'évolution serait-elle parricide, donc trahison ? Ça n'a pas de sens. Tout n'est pas lié, même si ça se suit. Beaucoup de choses existent en tant que telle et unique, sans lien avec quoi que ça soit. Beaucoup de choses évoluent, parce que ça doit évoluer, et non parce qu'il faut éclipser le passer. Pourquoi toujours cette obsession de chercher midi à quatorze heures ? Mais là n'est sans doute pas le sujet de ce livre.

En résumé c'est un livre qui ouvre un bon sujet de réflexion, qui m'a fait voir la trahison comme je ne l'avais jamais vu, mais hélas la forme et la rapidité ne conviennent pas. Je remercie cependant les éditions Rocher et Livraddict pour ce partenariat, car ça reste, malgré tout un livre à découvrir.

 

Bonne lecture.

Florel.

 

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20 mars 2012

"Le club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia

"Le club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia

le club des

Résumé :

Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes. Portrait de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, chronique douce-amère d'une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l'ampleur du projet que par l'authenticité qui souffle sur ces pages.

 

Mon avis :

Voilà plus d'une semaine que je suis dessus, ce qui est rare chez-moi de rester autant sur un livre. Je l'ai arrêté à la page 479, je n'ai pas aimé. Trop lent et vraiment pas assez intéressant à mon goût, à part 2 ou 3 passages le reste est à dormir debout, en fait statistiquement pour lire 10 pages bien, faut en lire 50 de chiantes... En plus j'avoue que les années 60 ne m'inspire pas du tout.

J'ai quand même survoler la suite pour voir, et ce que j'ai lu n'a rien éveillé en moi. J'essayerai de le finir d'ici la fin du mois -avant le vote du jury Livre de poche-, si je suis motivée, mais je doute que les quelques 200 pages rattrapent le coup.

En résumé après en avoir entendu que du bien, c'est une déception pour moi.


Bonne lecture.

Florel.

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09 mars 2012

Poésie de François Cheng

Bonjour les gens,

Comme vous le savez sans doute (moi je m'en suis souvenue grâce à Babelio, mais chut !), c'est la semaine de la poésie, du coup j'ai l'intention de vous mettre un peu de poésie. ^^ Mais, pas n'importe laquelle ! Pour changer un peu du classique français, et parce que j'adore tout ce qui vient de par là-bas, je vais vous mettre une poésie d'un auteur né en Chine, François Cheng.


chionoise

(Zhu Da)

Au bout de la nuit un seuil éclairé

Nous attire encore vers son doux mystère

Les grillons chantent l'éternel été

Quelque part la vie vécue reste entière.

 

François Cheng.

 

C'est court je sais, mais moi j'aime, et j'espère que vous aussi. A bientôt.

Florel.


PS :Je vous ai mis cette image car je l'ai étudié à mon second stage de peinture et calligraphie chinoise, et croyez moi j'ai souffert pour "reproduire" ces oiseaux, en fait, je crois qu'ils n'étaient pas du tout ressemblant. Mais ce peintre avait une tendance à voir les choses bizarrement. D'ailleurs j'ai bientôt fini mon stage de calligraphie et peinture chinoise, et c'est paaaaas juste.

 

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02 mars 2012

"L'homme qui voulait être heureux" deLaurent Gounelle

"L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle.

 

gounelle

Résumé :

Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.

 

Mon avis :

Malgré qu'il soit facile d'accès, et en plus très clair, je vous direz quand même tout de go, que je n'ai pas aimé ce bouquin. Déjà il n'a rien d'exceptionnel, ensuite, je trouve qu'il rabâche ce que tout le monde sait déjà, du moins dans les grandes lignes, et encore après, je le trouve beaucoup trop simpliste. Du coup au final il m'a fait plus rire qu'autre chose.

Outre les deux trois calembredaines psychologiques, et autres carabistouilles en tout genre que l'auteur raconte (celle qui m'a bien fait rire commence à la page 21), ce qui m'a quand même énormément fait halluciner dans ce livre, ce sont les situations simples ou presque simples, que l'auteur résout d'un coup de baguette magique. En fait là à chaud, ce livre c'est limite Au pays de Candy.

Au pays de Candy
Comme dans tous les pays
On s'amuse on pleure on rit
Il y a des méchants et des gentils

Et pour sortir des moments difficiles
Avoir des amis c'est très utile
Un peu d'astuce, d'espièglerie
C'est la vie de Candy

Si si je vous jure ! En fait c'est entièrement ça ! Par exemple quand l'auteur dit : "On te voit comme tu te vois", c'est juste énorme !!! Vous ne trouvez pas ? Pour ma part à ce moment là, je me suis surtout dit qu'il avait craqué et qu'il avait fumé 10 joints juste avant d'écrire son bouquin. Non mais c'est vrai. Admettons que je sois naine ou bien que je fasse 150 kilos, pas la peine que je me vois ainsi pour que les gens me voient ainsi. C'est un fait, je suis naine ou grosse ! Pas la peine de sortir des âneries sur une soi disant aura psychologique. La suite par contre, sur la prise de parole était un peu mieux, mais de mon point de vue ce n'était pas encore ça, et même loin d'être ça.

Alors oui, je suis entièrement d'accord pour dire que l'homme se complique énormément la vie, mais cela dit, contrairement de ce qui ressort de ce bouquin trop facile, l'homme est aussi victimes des aléas et des choix de la vie, et ce n'est pas être malheureux, ni être déprimé de se l'avouer ; en fait sur ce niveau je trouve que l'auteur manque cruellement de réalisme, en plus il généralise trop...

Prononcer de belle parole c'est bien beau, mais si ce n'est pas pour voir la réalité, je n'en vois pas trop l'intérêt, pas plus que si on fait un mauvais choix d'ailleurs, ou qu'on agit dans la précipitation. Qu'on le veuille ou non, faut parfois agir en tenant compte de certain facteur, sinon les dégâts risquent d'être très gros par la suite, et quand j'ai lu ce livre j'ai trouvé ce dernier point bien trop vite balayait. Se montrer raisonnable n'est pas une tare, ni un signe de faiblesse, au contraire ! Alors il nous dit qu'on a le choix, ok, mais quel choix !!! Youhou ! Haaaaaaaaaaa lala, on s'amuse on s'éclate à Happy Land !

Par contre ce livre n'est pas mal sur un point ; c'est quand il parle de l'effet placebo. Je suis allée vérifier sur Internet, et je dois dire que c'est incroyable comme la croyance en une chose, ou en un dieu, peut agir sur les gens.

Autre bon point, ce passage ci-dessous que j'ai bien aimé, puisque c'est ce que je pense :

" Une vie réussie est une vie que l'on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleurs de soi-même dans ce que l'on fait, en restant en harmonie avec qui l'on est [...]" (Maintenant très chers gens, arrêtez de m'emmerder parce que je ne suis pas conditionnée comme vous !)


Ha oui, avant de finir, un petit mot sur la fin qui est vraiment à chier, encore pire que le reste. Une fin pareille c'est juste horrible, on dirait du Lévy ou du Musso, et vu déjà le manque de réalisme de ce bouquin à la base, c'était juste une fin à ne pas faire. Voilà avec mes mots ce que donne le dernier chapitre : "J'ai écouté un vieux "sage" et maintenant je le suis aussi ! Je peux me permettre de donner des conseils à tout le monde, et quand j'arrive en Europe, j'envoie chier ma famille, les conseils, mon boulot... pour vivre mon rêve ! Et tant pis si je ne paye pas mon loyer de 10 mois. Youpi Tralalaaaaa ! J'ai atteint le septième sens, (non je me plante, ça c'est dans Les chevaliers du Zodiaque), ça serait plutôt : Youpi Tralalaaaaaaaa j'ai atteint la sagesse du Bouddha !!!" ; aaaah, la drogue, ça n'arrête pas le progrès. Est ce que quelqu'un lui a dit à ce monsieur, qu'être bouddhiste c'est aussi d'avoir des actes et des pensées réfléchis et mesurés, qu'être bouddhiste ce n'est pas tout envoyer chier sur un coup de tête ? Je précise cela car, le livre commence par une citation du Bouddha, donc ça laisserait penser que... Ha oui ! J'ai oublié de vous dire, imaginez de préférence cette scène au bord de l'eau, sur un soleil levant, avec une petite fille qui marche au bord de l'eau prête à conquérir le monde !... et si possible imaginez aussi le mec avec des larmes dans les yeux. (Oui parce que c'était à la petite fille à qui il a donné conseil.) Puis tant qu'à faire sortez les mouchoirs, et faite jouer les violons. Les violons j'ai dit ! Pas Patrick Sébastien ! Raaaah je vous jure !

En résumé, bien que ce livre peut ouvrir un début de chemin aux gens, -s'ils ne l'ont pas déjà ouvert avant-, ce n'est pas un livre que je recommande. Pas, parce qu'il ne colle pas à se que je pense, chacun sa philosophie après tout, mais plutôt parce qu'il manque cruellement de réalisme, et parce qu'il pourrait vous faire faire deux ou trois conneries. Mais pour commencer à avancer sur le chemin du bien-être (c'est hyper tendance en ce moment vous avez de la chance !) pourquoi pas, encore que non. Y'a vraiment rien de nouveau dans ce livre.

Mais de grâce ma petite vieille adoré, à l'avenir évite de me refourguer des livres comme ça, sous prétexte qu'il serait mieux chez-moi, avec ses autres copains livres. ^^

Bonne lecture.

Florel.


Posté par Florell à 14:33 - Livre populaire - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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