Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

31 mars 2015

Bilan mars 2015

 

Bonjour à tous voici le bilan du mois de mars.

 

Le mois était bien parti, mais un évènement tragique (la mort de ma chatte, ma Violette d'amour) a fait que mon rythme a ralenti, cependant mon bilan n'est pas si mauvais malgré tout.

 

Livres lus :

1- Je reviendrais avec la pluie de Takuji Ichikawa. Pas fan de l'écriture, ni fascinée par l'histoire, mais la recette prend quand même, surtout sur la fin où j'ai trouvé le roman un peu plus consistant.

2- L'art d'écosser les haricots de Wieslaw Mysliwski. Je ne suis pas arrivée au bout de ce livre, j'ai arrêté peu après la page 200. L'histoire de cette vie est intéressante, bien écrite, profonde, mais sincèrement indigeste par les interminables longueurs et répétitions.

3- Enchantement de Orson Scott Card

4- Duel en enfer de Bob Garcia

5- Les brillants tome 1 de Marcus Sakey

6- Nouvelles histoires extraordinaires de Edgar Poe

7- La mort s'invite à Pemberley de PD James. Sympa mais sans plus. Outre le fait que je ne suis pas fan de Jane Austen, Darcy et compagnie, j'ai trouvé ce livre un peu mou, répétitif, sans grand intérêt, et avec trop de nom. Bref, pas loin d'être une galère.
Bien sûr le charme anglais a opéré, mais je dois admettre que la courtoisie toute anglaise des personnages m'a franchement fait chier. Enfin bon, si la couverture est sympa (et je l'ai acheté pour ça) le roman n'est pas inoubliable.

8- Pourquoi le ciel est bleu de Christain Signol

9- Pietra Viva de Léonor de Récondo

 

Voilà pour le bilan et oui je n'ai pas fait d'achat ! (Souvenez-vous j'ai dit que cette année je ferai baisser ma PAL, mais je sens que ça ne va pas durer ^^)

 

Bonne lecture à tous et bon mois d'avril.

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26 mars 2015

Dernières découvertes

 

Dernières découvertes livresques et qui me font envie.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, enfin pour ceux qui sont sortis ^^

les démocraties en danger

Résumé : Quel sera le monde demain ? Cette question hante les esprits, et les événements qui se produisent sur la planète n'encouragent guère à l'optimisme : pour ne citer que les plus récents, annexion de la Crimée, guerre dans l'est Ukraine, attentats meurtriers et enlèvements au Nigéria, avancée violente de Daech en Irak et en Syrie... Dans ce livre, clair et accessible, Pierre Rousselin explore ce que pourrait être notre futur, et nous aide à comprendre les forces et les faiblesses des démocraties face aux bouleversements du monde. Si " la démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres " selon Winston Churchill, seront-elles capables de faire face aux violences qui les menacent et d'assurer leur avenir et leur pérennité ? Continent par continent, Pierre Rousselin dresse le bilan de l'état démocratique de la planète et tente de nous en brosser les évolutions possibles et prévisibles pour les années à venir. Le constat est sombre par moment, mais il a le mérite de nous inciter à plus de vigilance et d'exigence : si nous voulons vivre libres et en paix, la démocratie ne se négocie pas.

dans le pavillon rouge

Résumé : Chine, 1721. Daiyu, jeune provinciale de dix-sept ans, est accueillie à Pékin, au sein de la famille de sa mère qui vient de mourir. Ayant vécu simplement et sans contraintes, Daiyu est totalement déconcertée par le faste et la rigidité du palais de Rongguo, où elle fait la connaissance de toute la famille Jia, des aristocrates liés à la maison impériale. Sa grand-mère, Dame Jia, règne sur la résidence des femmes où tout le monde, servantes comme concubines, obéit à des règles hiérarchiques strictes. Quand Daiyu tombe amoureuse de l'héritier des Jia, elle s'attire les foudres de la matriarche et réveille certains secrets enfouis. Un meurtre, des amours illicites et un coup d'État après la mort de l'Empereur précipiteront la chute de cette dynastie. Trois femmes inoubliables, Daiyu, Xifeng et Baochai tenteront, chacune à leur manière, de façonner leur destinée. Pauline Chen donne une nouvelle vie à un classique de la littérature chinoise du XVIIIe siècle, Le Rêve dans le pavillon rouge, de Cao Xueqin.

Les druides Des philosophes chez les Barbares

Résumé : Qui sont les druides ? Depuis l’Antiquité, ils suscitent un étrange intérêt et demeurent énigmatiques. S’ils ont eux-mêmes cultivé le mystère, mythes et idéologie ont, durant les deux mille ans qui ont suivi leur disparition, contribué à brouiller encore davantage leur image. Prêtres, magiciens, devins, maîtres à penser ésotériques: les fonctions qui leur ont été attribuées sont aussi diverses que contradictoires.

La recherche qui est menée ici prend donc l’allure d’une enquête presque policière où toutes les pistes sont ouvertes et tous les indices mis à contribution. L’auteur doit remonter aux plus anciennes mentions des druides, quand ils étaient considérés par les Grecs anciens comme des philosophes, pour découvrir leur origine au début du Ier millénaire précédant notre ère. De là, il peut reconstituer leur histoire et celle des représentations dont ils ont fait l’objet jusqu’à nos jours.

Avec eux, c’est aussi une nouvelle image de la Gaule qui se dessine, loin des préjugés et des images d’Épinal.

et si on aimait la France

Résumé : « Ainsi vous écrivez un livre sur la France ? » « Oui. » « Ah… et sous quel angle ? Le déclin ? L’avenir ? L’universalité ? Le messianisme ? La cuisine ? Les filles ? » C’est vrai, il faut un angle… Alors, disons que je me pose moi aussi des questions de dettes et de créances. Une manière de dresser un bilan, actif passif, mais surtout de redonner au mot dette tout son sens, celui de faute, de culpabilité. Un livre pour dire : non, Français, vous n’êtes pas coupables, vous ne devez rien ; le chômage, la catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n’est pas vous ; le racisme, ce n’est pas vous, contrairement à ce qu’on veut vous faire croire. Vous n’êtes pas coupables. Retrouvez ce sourire qui fit l’envie des voyageurs pendant des siècles, au « pays où Dieu est heureux ».
Revenant de Rome, ville où je pourrais définitivement vivre, je me sens plein d’optimisme pour la France et songe qu’un petit rien pourrait redonner à ce Paris si triste, si bruyant et qui fut autrefois si gai, son sourire."

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19 mars 2015

Message

 

Coucou à tous !

Ce petit mot pour vous dire que je me remets doucement à la lecture après la difficile semaine qui vient de passer, et en profiter pour vous dire que j'ai mis de côté Les brillants tome 1 de Marcus Sayek (mais un avis est mis en ligne car c'était un partenariat Babelio) et Les nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe (pour ce dernier livre j'avoue cependant que je ne suis pas fan de l'écriture) que je n'arrive pas à finir.

J'en profite aussi pour vous dire que le blog risque de marcher un peu au ralenti dans les prochaines semaines, déjà à cause de ce qui s'est passé qui fait que je lis "doucement", mais aussi parce que j'ai encore une chatte qui demande beaucoup d'affection depuis que ma Violette est morte. Comme elles ont toujours été ensemble l'autre se sent du coup un peu seule depuis sa disparition et il faut donc que je l'aime encore plus pour qu'elle ne déprime pas.

En attendant que je revienne vraiment, bonne lecture et belle vie à tous.

 

S7301739

violette et livre

S7301824

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18 mars 2015

"Les brillants : tome 1" de Marcus Sayek

"Les brillants : tome 1" de Marcus Sayek

les brillants roman

Résumé :

Dans le Wyoming, une petite fille perçoit en un clin d’œil les secrets les plus sombres de tout un chacun. À New York, un homme décrypte les fluctuations des marchés financiers et engrange 300 milliards de rofit en une semaine. À Chicago, une femme maîtrise le don d’invisibilité en sachant d’instinct se placer là où personne ne regarde. On les appelle les «Brillants», et depuis les années 1980 1 % de la population naît avec ces capacités aussi exceptionnelles qu’inexplicables. Nick Cooper est l’un d’eux : agent fédéral, il a un don hors du commun pour traquer les terroristes. Sa nouvelle cible est l’homme le plus dangereux d’Amérique, un Brillant qui fait couler le sang et tente de provoquer une guerre civile entre surdoués et normaux. Mais pour l’arrêter, Cooper va devoir remettre en cause tout ce en quoi il croit, quitte à trahir les siens.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée si cet avis va se révéler assez court. Je n’ai en effet pas fini ce livre, je n’en ai lu qu'un peu plus de la moitié ; cela dit je n’ai pas arrêté parce qu’il ne me plaisait pas - même si je note tout de même une certaine lenteur dans le récit  -, mais parce que je suis tombée un peu malade, et que tout de suite derrière une de mes chattes d’amour a vécu un calvaire avant de s’éteindre samedi dernier. (Du coup pour cette dernière raison surtout je ne suis pas allée jusqu’au bout.)

Cependant pour le peu que j’ai lu, je dois dire que j’ai plutôt bien aimé ce que j’ai découvert : la trame, le personnage de Cooper, la description de la société… ce livre possède indéniablement d'innombrables atouts pour plaire et faire réfléchir.

D'ailleurs sur "la description de la société" il est assez étonnant de voir comment ce livre reflète assez bien nos sociétés, sa marche et ses travers, même si je mets toutefois en garde sur le fait que ça ne la reproduit pas fidèlement. En effet la réalité est largement plus nuancée et complexe, dans le livre c’est assez simplifié même s’il ressort que les torts viennent des deux côtés, enfin dans ce que j’ai lu.

En résumé la moitié (et même plus) que j’ai lu avait l’air plutôt pas mal (surtout que pour ma part c'était un style assez nouveau pour moi), mais en attendant que le temps passe un peu, je le mets de côté car ce n’est pas un abandon définitif. Et pour me faire pardonner de ne pas donner un avis plus complet, je vous fais partager quelques deux petites choses qui ne sont pas mal dans le font :

« A Rome, ils regardaient des esclaves se battre avec des lions. Le divertissement est un sport sanguinaire [...] »

« - Mes équipes s’occupaient des criminels. Des terroristes. Des anormaux qui s’en étaient pris à quelqu’un, ou qui étaient sur le point de le faire. 

- Je suis sûre que c’est exactement ce qu’on a dit à ces hommes. Que Lee et sa famille étaient des terroristes. Tout comme la Gestapo croyait que les gens qu’ils arrêtaient complotaient contre l’état.

- Allons. Tu peux tuer n’importe quel débat avec des arguments comme la Gestapo ou les nazis. Le DAR ce n’est pas la même chose.

- On dirait que pour toi, ils vont dans la bonne direction ?

- D’accord. D’abord, je n’appartiens plus au département, tu te souviens ? Ensuite, peut-être que ça ne serait pas arrivé si vous arrêtiez de faire exploser des buildings et d’assassiner des gens. Je déteste ce que je viens de voir. Ça me rend physiquement malade. Mais tu ne peux pas balancer une bombe et ensuite venir te plaindre que les gens ne t’aiment pas beaucoup. Ces  hommes pensaient arrêter venir arrêter les responsables d’une explosion qui a tué plus de 1000 personnes. »

En passant merci aux éditions Gallimard dont je découvre cette collection (mieux vaut tard que jamais) et Babelio pour ce partenariat. Et désolée encore auprès de vous.

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09 mars 2015

"Le maître" de Patrick Rambaud

"Le maître" de Patrick Rambaud

roman le maître

Résumé :

« C'était il y a vingt-cinq siècles dans le royaume de Song, entre le Fleuve Jaune et la rivière Houaï : Tchouang naquit les yeux ouverts et sans un cri. Il était froissé, édenté, chauve, puisque les nouveau-nés ressemblent aux vieillards : les hommes entrent en scène aussi démunis qu'ils en sortent… »
Bienvenu dans la Chine du Vème siècle avant Jésus-Christ. Un monde poétique et violent, où « tombe » soudain cet enfant, fils du Surintendant des présents et cadeaux. Dans ce royaume gigantesque, l'or est partout, la faim aussi, les princes et les rois ont des esclaves, des éléphants, des nains, ils écoutent des poèmes, font commerce de femmes et d'épices, lisent Confucius....
Avec son immense talent, Patrick Rambaud nous conte la vie de cet enfant, curieux, libre, attentif à la vie, aux métiers, à la pratique du monde ; bientôt inventif et sage ; au plus près du peuple. C'est ainsi qu'il deviendra le plus grand philosophe chinois, Tchouang Tseu, donnant son nom à son livre légendaire, suite magnifique d'histoires vivantes, où l'on croise des bouchers, des seigneurs, des tortues, des faux sages...
C'est un destin inouï que nous raconte le grand romancier de La Bataille – à mi-chemin de la fable et de la philosophie. On rit, on apprend, on découvre, on s'étonne, dans ce monde dont le vrai prince est un philosophe...

Mon avis :

Ce livre propose à travers un roman, de nous faire découvrir la vie et la pensée de maître Tchouang-Tse et de nous interroger sur notre manière de vivre.

Pleins d’anecdotes qui mettent en scène la pensée de cet homme, écrit d’une manière agréable qui nous fait voyager dans cette Chine ancienne, ce livre qui se trouve être aussi un miroir sur notre époque amènera à faire réfléchir chacun de ses lecteurs sur sa condition, ses désirs, sa soif de pouvoir, son égo surdimensionné, son envie de tout posséder et sur sa manière d’utiliser le progrès, sa manière de le percevoir aussi. 

Tout cela est certes bien beau, mais sachez cependant qu’on est loin du roman stéréotype qu’on attend, en tout cas que j’attendais. En effet, Tchouang-Tse étant un peu anarchiste, surprenant, il ne faudra pas être surpris (comme je l’ai été) par la tournure que prendra notre personnage.
Ici, il ne faut pas s’attendre à un héros « sage » comme le Siddhartha d’Herman Hess, mais plutôt à une forte personnalité qui n’hésite pas à envoyer paître ceux qui se présenteront à lui pour lui proposer gloire et fortune, à critiquer violemment ceux qui suivent sans sourciller les rites des anciens sans chercher à remettre en cause l’enseignement (notamment celui de Confucius mais qui aujourd’hui pourrait s’appliquer à d’autres), ou encore qui n’hésite pas à faire fi des conventions parce qu’il savait la sagesse. Cependant même si j’ai énormément apprécié la pensée de cet homme, je l’ai parfois trouvé un peu trop radical, trop anarchiste, enfin j’ai trouvé que sur certains points ça allait trop loin, un peu plus de mesure ne m’aurait pas déplu, mais sans ça, ça n'aurait plus été Tchouang-Tse ; n'est-ce pas ? 

Toutefois, tout cela est assez ironique quand on regarde bien. En effet il est assez étonnant de voir que malgré ce rejet des maîtres à penser, la pensée de maître Tchou a influencé d’autres courants ou a tiré ses racines de courant déjà existant… Comme quoi on n'invente jamais grand chose.

En résumé une lecture fort intéressante, que j’ai pas mal apprécié et riche d’enseignement.

 

Extraits :

« -Maître, disait-il, vous nous enseignez que la tradition est barbare…

- C’est la tradition qui nourrit les guerres, la tradition qui force les hommes à des travaux épuisants, la tradition qui creuse le fossé entre riches et pauvres, la tradition encore qui invente des cultes pour séparer les hommes. N’est-ce pas de la barbarie ?

- Qu’appelez-vous précisément la tradition ?

- Ce sont les règles de vie, édictées par on ne sait plus qui, ou par une divinité malfaisante à tête de crapaud. Les gens s’y habituent, ils y croient, ils l’appliquent sans jamais la remettre en question. Personne ne se lève et dit : « Cette règle est idiote ! » Je vais vous donner un exemple. Un jour, une secte décide qu’il ne faut pas manger de potiron. Les potirons sont donc bannis. Ils causent même l’effroi des spectateurs. « Tu as mangé une bouchée de potiron ? malheureux ! Tu vas périr dans d’affreuses souffrances ! Vite, recrache pendant qu’il est temps et jure de ne pas recommencer ! » De l’autre côté de la rivière, imaginons une tribu d’adorateurs du potiron. Que vont-ils faire ? Vont-ils traverser la rivière pour hacher menu ceux qui identifient le potiron au mal absolu ? Sans doute. Les guerres n’ont pas d’autres origines. Chacun reste emmuré dans ses croyances, qui vont à l’encontre des croyances du voisin. Ne pensez-vous pas que c’est stupide ?

- Stupide, Maître, mais aussi mortel.

- Eh oui, Lin-lei. Je vous engage tous à étudier ce que préconisent les sectes : leurs interdits ne sont que de signes de reconnaissance. Entre eux ils s’appellent frères. Tous les autres, ils les rejettent. Cette détestation des uns pour le potiron, elle vient peut-être d’une indigestion, puis ces maux de ventre alimentent une croyance, et la croyance engendre des maux encore plus grands. Tse-lei, va nous cueillir un potiron. »

« Ces sectateurs (en parlant des adeptes de Confucius) sèment le désordre ! La bonté qu’ils affectent n’est que du sentimentalisme ! Dis-moi, Yang, pourquoi les hommes vraiment miséricordieux vivent-ils toujours dans le malheur ? Tes charitables, ils guettent la souffrance des autres pour compatir en public et se donner un rôle. »

« - Le peuple ! Un peuple instruit est dangereux. On ne règne pas par la science, mais par la force. »

« Mes idées sont fausses, Monsieur le Suprême Directeur, parce que ce ne sont pas les vôtres. »

« - […] Ce monde dégénéré fourmille de penseurs. Comme les brigands, ils ne sont pas la critique du monde mais ses produits.

– Tant mieux s’ils sont inutiles, disait Tchouang.

- Inutiles ? ce serait trop beau. Ils ont nuisibles. Leur sainteté sent le rance, même si les peuples en raffolent. Des aveugles ! Des sourds ! Eliminons la sainteté, crois-moi, éradiquons la sagesse, gardons-nous de ces entrepreneurs du bien ! »

 « Après tout, dit le deuxième scribe, ça fait partie de notre métier de fonctionnaire, fermer les yeux pour une récompense… »

 

tous les livres sur Babelio.com

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07 mars 2015

Bilan février 2015

 

Coucou à tous !

Désolée pour le retard mais voici enfin le bilan de février 2015.

 

Livres lus février :

1- L'orangeraie de Larry Tremblay

2- Madame Bovary de Flaubert

3- Hunbaut de Annonyme (sixième récit du livre de La légende Arthurienne)

4- Le maître de Patrick Rambaud

5- La gauche et la préférence immigrée de Hervé Algalarrondo 

6- Odysseus : le retour d'Ulysse de Valerio Manfredi

7- Comment ma femme m'a rendu fou de Dimitri Verhulst

 

Livres achetés :

1- L'inquisition de Didier Le Fur

2- Petit traité des religions de Frédéric Lenoir

3- Fracture française de Christophe Guilluy

4- De bons présages de Prachett & Gaiman

5- Maudit soit Dostoïevski de Atiq Rahimi

6- Les hommes n'appartiennent pas au ciel de Nuno Camarneiro

 

Livres que je voudrais lire pour ce mois de mars : (mais le mois ayant mal commencé du fait qu'on ait trouvé une tumeur à une de mes toutounettes d'amour (la chatte noire et blanche) j'avoue que qu'en ce moment je rame un peu, de ce fait je ne sais pas si j'arriverai à tout lire, mais bon...).

En ce moment je lis La mort s'invite à Pemberley de PD James. J'ai mis en pause les Brillants tome 1 de Marcus Sakey.

Ensuite j'aimerai lire des vieux livres qui traînent dans ma PAL comme Pietra Viva de Léonor de Récondo ; Pourquoi le ciel est bleu de Christian Signol ; Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa ; L'art d'écosser les haricots de Wieslaw Mysliwski ; et d'autres... Ou plus récent comme Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde de Collectif.

Bref, je verrai selon l'inspiration du moment.

 

Bonne lecture et bon mois de mars à tous.

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01 mars 2015

Dernières découvertes

 

Hey ! Salut à tous !

 

J'inaugure une nouvelle rubrique, j'ai décidé de partager ici les livres (nouveautés ou pas) qui me font envie mais que je viens juste de découvrir, n'hésitez pas à me dire si vous les avez lu et ce que vous en avez pensé.

 

Tout d'abord trois titres de Henri Gougaud, je ne connais pas l'auteur mais les résumés sont alléchants et les couvertures aussi :

1- Le rire de l'ange

le rire de l'ange

Deux hardis gaillards, Pico le menuisier lettré et le pauvre Chaumet, dont la maison vient de brûler, s’en vont sur les routes avec leurs femmes. Dans un Moyen Âge peuplé de brigands, de vagabonds et de sorcières, nos héros affrontent d’innombrables embuscades. Un ange, arrivé par hasard au village, les accompagne, les protège, et les mènera à la rencontre de leur destin.

2- L'arbre à soleils : légendes du monde entier

l'arbre à soleils

LÉGENDES

Kaduan est très pauvre. Aussi, quand une voix céleste lui promet que sept garçons, riches et vigoureux, souhaitent épouser ses sept ravissantes filles, il saute de joie. Il ne sait pas encore qu’il devra payer de son propre sang le bonheur de sa progéniture… Au fil d’une centaine de légendes, Henri Gougaud nous emmène dans un voyage poétique et onirique à travers le monde entier.

3- L'amour foudre

l'amour foudre

L’Amour peut-il déplacer des montagnes ? Dans les contes d’Henri Gougaud, cette fièvre du corps et de l’esprit a bien d’autres pouvoirs… On y chuchote qu’une tache est apparue dans l’œil d’une femme depuis qu’elle n’aime plus son mari. On y croise les idylles naissantes entravées par les pères et les marâtres ourdissant des pièges de sorcières par jalousie. Mais seul celui qui se consume pour atteindre la flamme qui l’attire sait ce qu’est l’amour.

Ensuite vient :

Histoire du libertinage : Des goliards au marquis de Sade de Didier Foucault

histoire du libertinage

Christine de Suède (1626-1689) incarnait tous les traits du libertinage : l'incrédulité arrogante des grands, la passion érudite pour les sciences et la spéculation, enfin une très grande liberté de moeurs. Tous les libertins n'eurent cependant pas loisir de vivre pleinement cette liberté d'âme et de corps. Ainsi Théophile de Viau, Ninon de Lenclos ou Sade firent au cours de leur vie l'expérience de l'ostracisme ou de l'emprisonnement. D'autres encore, tels Giordano Bruno, Vanini ou Etienne Dolet, périrent sur le bûcher ! En s'appuyant sur les plus récents travaux consacrés aux libertins, Didier Foucault offre une synthèse inédite sur ce moment majeur de l'entrée de l'Occident dans la modernité. Il donne à voir l'extraordinaire bouillonnement des esprits désireux de comprendre le monde sans le secours de la religion et de substituer un art de vivre hédoniste à la culpabilisation chrétienne du désir.

Machiavel et Savonarole : la glace et le feu de Max Gallo

savonarol et machiavel

 

Au tournant des XVe et XVIe siècles, Florence exerce une fascination sur le monde. La République dirigée par les Médicis est enviée pour sa prospérité, ses splendeurs mais aussi ses intrigues.

 

Deux hommes, que tout oppose, cherchent à s’imposer dans la ville en dominant les consciences. Le premier, Jérôme Savonarole, a un tempérament de feu. Prédicateur exalté, ce dominicain prétend recevoir des messages de Dieu. Il remplit les églises, appelle à brûler les « vanités » : bijoux, parfums, jeux de cartes. Le nouveau maître de Florence provoque la fuite des Médicis jusqu’au jour où le pape l’excommunie. Il finit torturé, pendu, brûlé.

 

À l’inverse, Nicolas Machiavel, est la glace, la prudence, le calcul. Après l’exécution de Savonarole, cet ancien secrétaire de la Seigneurie, dont les Médicis se méfient tout autant, essaye de s’approcher du cercle enchanté du pouvoir. Il dispose pour cela d’une arme redoutable : sa plume. Machiavel dédie son essai, Le Prince, à Laurent le Magnifique.
Le machiavélisme est né ou l’art de conquérir et de conserver le pouvoir par la « ruse du renard » et la « force du lion ».

 

Max Gallo dresse le portrait de deux figures majeures du temps des Médicis. deux destins exceptionnels qui renvoient à l’histoire de l’Europe et l’éclairent.

 

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26 février 2015

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

madame bovary

Résumé :

C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XX

Mon avis :

Histoire d’illusion, histoire d’amour déçu, histoire de vanité, histoire d'ennui, histoire de médiocrité, ce livre qui se propose être un portrait de la vie rurale ce révèle intéressant à lire par les divers portraits qu’il comporte et le réalisme des sentiments décrits. Mais comportant trop de longueur, étant au final trop banal, racontant rien, il s’avère en fin de compte bien pénible à lire.

Je sais que ce « rien » que je dénonce est justement la force de ce roman, en effet il n’y aurait pas tout ça, s’il ne se passait "rien" et si l’ennui n’était pas chevillé à l’âme d’Emma, tout comme sa détestation de la médiocrité ; mais même en sachant cela j'ai malgré tout trouvé ce livre assommant. Tellement assommant, qu'en comparaison même ma vie où il ne se passe rien, est plus palpitante que la sienne qui bouge davantage.
C’est vous dire à quel point ce portrait fatigue, et ce malgré l’orgueil, le romantisme, l’égoïsme mal placés d’Emma qui dominent et donnent du relief à ce roman.

Mais peut-être qu'en fin de compte ce livre est plus à lire pour les caractères des personnages, que pour ce qui s’y déroule ?

En résumé ce classique m’a déçue, malgré mon amour pour ce genre.

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25 février 2015

"L'orangeraie" de Larry Tremblay

"L'orangeraie" de Larry Tremblay

l'orangeraie roman

Résumé :

«Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.» Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l'ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s'empare de leur enfance et sépare leurs destins. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Conte moral, fable politique, L'Orangeraie est un roman où la tension ne se relâche jamais. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert. L'Orangeraie a remporté plusieurs prix dont le Prix des libraires du Québec.

Mon avis :

Voilà un livre qui……… dérange. A mi-chemin entre le fictif et le réel, l’auteur nous embarque dans une guerre qui ne dit pas son nom, mais qui n’en est pas moins actuelle.

Il ne va pas être facile de parler de ce livre, car c’est une lecture terrible, puisque derrière ces deux petits enfants innocents, derrière ce décor d’orangeraie, se cache la guerre, la haine, le mensonge, la mort, et on se doute très tôt que c’est deux petits garçons vont en être victimes.

Cela dit ce qui m’a le plus choqué dans cette histoire, ce n'est pas tant la guerre qui est le quotidien des humains, mais la mentalité des personnages adultes qui conduisent cette guerre ; cette mentalité de barbus haineux, cette mentalité de martyre que l’on fête sans honte, cette mentalité de sacrifice nécessaire au nom de la guerre, au nom d’un dieu, au nom de la vengeance. Alors je conçois qu’une guerre fait des morts, que les pertes suscitent un sentiment de haine, de revanche, je conçois même que certaines guerres sont utiles au nom de la liberté (celle du livre j’ai des doutes), mais ce que je ne cautionne pas c’est la manière qui est décrite dans le livre pour la faire. Le mensonge, la manipulation, la lâcheté commune à toutes les guerres, m’ont rendue folle de rage et l’idée de sacrifice tout autant. Au point que pour le dernier point, jusqu’à l’ultime moment, je n’ai pas voulu y croire tellement ça me paraissait aberrant.

Une guerre fait des morts certes, mais on ne devrait pas mêler des enfants incapables de penser par eux-mêmes à ça, que les adultes se démerdent ! Car là ça va vraiment trop loin, et encore plus selon-moi avec la place de dieu dans le récit. Je ne crois pas en dieu, du coup c'est vrai que le fait qu’il soit un des moteurs me gêne, et ça me gêne doublement quand on prend connaissance de la raison du père dans le choix d’un de ses fils. L’idée de départ est déjà horrible, mais le raisonnement l'est tout autant. Faut croire qu'ils ne sont pas humains.

Un petit mot sur la fin avant de finir, elle n’est pas aussi agréable à lire que le reste (enfin si on peut trouver un livre pareil agréable). Alors elle est intéressante pour comprendre les sentiments qui animent Amed, même si parfois je n’ai pas compris certaines de ses réactions, mais néanmoins dans cette fin Amed n’est pas le seul protagoniste que je ne comprends pas tout le temps, Mickaël en est aussi. Avec ses doutes que je trouve assez injustifiés (comme le fait qu’il se juge mal placé pour dénoncer la cruauté de la guerre), certains de ses raisonnements, ses quelques questions nébuleuses sur le mal, lui aussi je ne l’ai pas toujours compris ; dans le sens où parfois j’ai trouvé qu’il philosophait pour rien, et qu’il essayait de raisonner ce qui n’est pas raisonnable, - et qui est encore moins raisonnable quand on n’est pas à leur place.

Avoir de l’empathie pour les victimes de la guerre, et donc vouloir la dénoncer c’est normal et faisable quand on possède un minimum d’humanité et d'intelligence, mais s’imaginer le mal quand on n’est pas une once du mal dénoncé, je n’en vois pas l’intérêt. Bien sûr qu’à leur place et bien dressé il ferait pareil, mais voilà il n’est pas à leur place, et il ne le sera probablement jamais puisqu’il peut réfléchir sur l’absurdité de la guerre, alors pourquoi se demander cela ?

Je ne sais pas si ce rejet de quelques questions vient du fait que je pense qu’il faut se poser seulement des questions utiles, mais de mon point de vue j’ai trouvé parfois que les interrogations n’allaient nulle part. Pour moi il faut savoir penser sur du concret, pas de l’imaginaire, mais ce n'est que mon avis.

En résumé c’est un livre à lire parce qu’il est en dehors du temps, mais aussi de son temps. Même si moi j'en parle mal et n'ai pas abordé tous les sujets que ce livre soulève, comme le déshonneur, l'hérédité de la haine, le traumatisme de la guerre...

 

Je remercie les éditions de la Table Ronde.

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22 février 2015

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

le retour d'ulysse

Résumé :

Il a fallu dix années de guerre et de sang, d'amours féroces et de haines inextinguibles pour vaincre les Troyens. À présent, Odysseus doit regagner Ithaque avec ses hommes, là où l'attendent sa fidèle épouse Pénélope et son fils qu'il a quitté encore en bas âge.
Mais le retour se transforme en épreuve car Odysseus doit défier les hommes, les forces obscures de la nature et la volonté capricieuse et impénétrable des dieux. Avec ses compagnons, il lui faudra affronter des ennemis aussi périlleux que le cyclope Polyphème, les mangeurs de lotos, la fleur qui procure l'oubli, ou encore les Sirènes au chant merveilleux mais meurtrier...
Odysseus aux mille talents, le rusé Personne, devra atteindre les confins du monde et oser invoquer les morts au seuil des Enfers. Après avoir chanté la naissance et la formation du héros dans sa variation sur L'Iliade, Valerio Manfredi donne une voix nouvelle à l'autre grand récit fondateur : L'Odyssée.

Mon avis :

Deuxième et dernier tome d’Odysseus, histoire qui reprend Homère (en plus rapide).

Dans ce tome-ci la guerre de Troie est finie après dix années de combat, nos héros rentrent chez eux couvert d’or et de gloire, après avoir récupérer Hélène et détruit Troie. Enfin tous ne rentrerons pas couvert de gloire comme Agamemnon, ou encore vivant de cette guerre (mort sur le champ de bataille ou mort en mer), mais à la base c’était censé être ça.

Pour commencer je dois souligner que ce tome deux est plus envoûtant que le premier. Les dieux et autres êtres fabuleux menant la danse, et notre pauvre Ulysse n’ayant pas fini de subir la colère de Poséidon, ce livre nous sert des aventures à un rythme effréné qui fait qu’on ne le lâche pas avant le dernier mot de l’histoire.

Du coup comme vous vous en doutez et contrairement au premier livre, ici nous retrouvons l’Ulysse des grands exploits, l’Ulysse combattant, l’Ulysse que l’on connaît tous, de ce fait il est vrai, rien de nouveau pour le lecteur qui connaît précisément ou vaguement le cycle d’Homère, mais malgré cela ça reste un bonheur à lire ; avant tout pour l’histoire d’Ulysse racontée différemment et avec beaucoup de vie, de sentiment et de passion, mais aussi pour ça fin qui va plus loin que le retour d’Ulysse, qui va vers un nouveau départ mais cette fois-ci sur terre. Sur une terre où la mer est inconnue, et où notre héros devra sacrifier à Poséidon trois animaux afin d’apaiser la colère de ce dernier.

Une fin surprise donc, mais qui pour ma part et en toute franchise m’a bien un peu fait chier, car j’étais terriblement triste pour les personnages et surtout pour Ulysse. Après toutes ces aventures qui l’ont tenu éloigné de sa patrie, de sa famille, j’ai ressentie une espèce de déchirure à le voir obliger de se séparer encore une fois des êtres qu’il aime, même si lui ressent une espèce de fièvre moitié-joyeuse moitié-honteuse pour cette nouvelle aventure tirée de la légende d’Odysseus. Cela dit, ça montre bien que l’auteur a su réécrire cette histoire en y mettant de la profondeur

Pour finir, je voudrais souligner un autre point agréable du bouquin qui est l'évolution des personnages, enfin surtout d'Ulysse car c'est lui que l'on suit. Dans le premier tome il me paraissait un peu trop sage, limite peu sûr de lui malgré son intelligence, là plus du tout ; il s'affirme, prend du caractère - trop parfois au point qu'il lui arrive de dire un mot plus haut que l'autre -, tout en gardant néanmoins un côté humble qui le rend humain et attachant. Pour moi Ulysse c'est vraiment le personnage idéal pour un roman, car il est ni parfait ni mauvais.

Comme vous l'avez donc probablement deviné, ce livre a été pour moi un coup de coeur, contrairement au premier tome je ne trouve rien à redire, tout s'enchaîne très vite, l'ambiance reste mystérieuse et terrible, les personnages gagnent en intensité. Bref. Là on assiste à l'apothéose du cycle d'Homère. Mais malgré ça je dois quand même conseiller de lire les deux tomes à la suite, pour ma part j'ai eu plusieurs mois de séparation entre les deux tomes, du coup j'avoue que j'avais un peu oublié certaines choses nécessaires. 

En conclusion, je vous ordonne de lire cette duologie qui a tout pour plaire. (Oui j'ordonne, rien que ça. ^^)

Merci aux éditions JC Lattès.

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