Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

27 mars 2020

Lettre à Macron

Monsieur Macron,

J'avoue que j'ai hésité à vous appeler Tigrou ou Rantanplan (Clémenceau faut pas déconner), il y a tellement de nom en ce qui vous concerne qui circulent de partout actuellement, que j'admets c'est dur de s'y retrouver. Mais passons...

Je vous écris car comme des millions de français j'attends des comptes :

Qu'avez-vous à dire sur les mensonges d'Etat à propos du coronavirus ?

Qu'avez-vous à dire sur la gestion de cette crise, des discours changeants, l'absence de matériel, cette méthode de confinement alors qu'en Corée du Sud ils s'en sortent beaucoup mieux ?

Qu'avez-vous à dire sur la France tiers-mondialisée ? Qui n'est pas fichue de s'en sortir parce qu'elle est devenue nulle derrière son pauvre PIB. (Je vous l'accorde ceci n'est pas que de votre faute. Les politiques éducative et migratoire, la distribution massive d'argent français à l'étranger et sa gestion catastrophique ici en France, n'est pas que de votre fait, mais quand même un peu).

Qu'avez-vous à dire sur le non respect de l'article premier de la constitution française, à propos de l'égalité devant la loi ? Pourquoi tant de laxisme avec les banlieues et tant d'acharnement sur les vrais français ? Comme la pauvre mémé qui va chercher sa baguette, la pauvre dame qui va nourrir les chats en détresses dans la rue.
La constitution française n'est pas respectée Monsieur. Annulez les amendes qui n'ont pas lieu d'être, elles sont injustes et le principe de distribution ne respecte pas l'égalité ni la légalité.

Qu'avez-vous à dire sur le mépris des français d'en-bas ? Vous avez beau faire le paon devant la caméra, votre mépris reste flagrant. Lâcher le crime dans la Cité, revoir les droits du travail sans limite de temps, ça ne trompe pas.

Qu'avez-vous à dire pour votre défense sur cette crise ? Pour les mots extravagants que vous employez (ce mot "guerre" est idiot) ? La gabegie de l’État français ? Pour justifier que les nuls sont dans les sphères du pouvoir ? (Sibeth elle est magique par sa connerie, ce n'est pas la seule mais elle c'est le pompon.)

Je pense qu'il est temps pour vous de rendre des comptes au peuple français. Vous n'êtes pas Louis XIV qui devait rendre des comptes seulement à Dieu, vous n'êtes pas Jupiter non plus, vous êtes seulement Emmanuel Macron, seulement, et vous devez des comptes au peuple français. On les attend.

***

PS : Si seulement vous mettiez autant d'ardeur à défendre la France dans la seule guerre qu'elle vit actuellement : l'islam contre le monde civilisé... Si seulement. Mais pour ça je crois qu'il ne faut pas rêver, vous n'en avez pas la carrure. Vous continuerez la politique de péteux de vos prédécesseurs : laissons faire, laissons-les nous envahir, écoutons les islamistes et ouvrons les frontières au nom d'un soi-disant progrès. On voit ce que ça donne actuellement...
Non, c'est sûr, vous n'êtes pas Clemenceau.

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14 mars 2020

"Poule coquette" de Magdalena

Poule coquette de Magdalena

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Résumé :

Un matin, une poule voit une fleur et s'écrie : « Cotcodi, cotcoda, je ne sais pas ce que c'est, mais je vais l'accrocher à ma queue… ». Très vite, elle fait des jaloux, et la fleur passe d'animal en animal… Mais qui trouvera son utilité ?

Mon avis :

Je vais faire court pour une fois, Poule Coquette, qui est un petit album pour jeune enfant, est décevant. Magdalena aurait pu sûrement faire mieux. Les dessins sont très charmants, visuellement un enfant sera assurément ravi, mais niveau histoire... c'est très - trop - répétitif. Il n'y a plus de surprise réelle après les 3 premières pages, et ceci est très dommage.

Bien sûr un jeune enfant de 3 ans ou 4 ans sera moins regardant que moi et s'en contentera, mais malgré tout ça reste peu divertissant.


Editions Flamamrion Jeunesse.

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09 mars 2020

"Louis XIV l'enfant roi" de François Guillaume Lorrain

Louis XIV l'enfant roi de François Guillaume Lorrain

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Résumé :

On connaît le Roi-Soleil, mais comment le jeune Louis est-il devenu ce monarque qui fit briller si haut la grandeur de la France ?

L’enfance de Louis XIV est aussi romanesque que douloureuse. Écrasé de professeurs, surveillé par Mazarin qui l’initie aux intrigues et à l’art d’être roi, fouetté par sa mère Anne d’Autriche, qui ne lui passe rien, il reçoit une éducation qui s’apparente à un dressage.

Souverain à cinq ans, il se retrouve projeté dans l’une des périodes les plus tourmentées de notre histoire, la Fronde. Le Parlement le malmène, les princes le défient, le peuple envahit son palais. Louis est à la fois un enfant, capricieux, buté, et un jeune roi qui doit subir en silence le mépris de ses aînés.

Parce qu’il fut très humilié, Louis XIV ne songera ensuite qu’à démontrer toute sa puissance. Avant que le soleil ne se lève, il y avait un « petit homme ». Et c’est à cette intimité que François-Guillaume Lorrain, en romancier passionné d’histoire, redonne vie sous nos yeux.

Mon avis :

François Guillaume Lorrain réussit dans ce roman biographique le délicat exercice de nous faire partager l’enfance d’un roi pris entre ses obligations et sa lourde éducation, et ses instants de liberté avec ses compagnons de jeu.
D’une écriture simple, sans superflu, mais rythmée et vivante, nous allons découvrir l’intimité de ce roi soleil dont l’enfance est une éternelle difficulté, dans une France secouée de toute part.

Nous imaginons souvent la vie de ce roi douillette, tendre, facile, sa personne respectée - hormis lors de la période de la Fronde -, à la lecture de ce roman vrai nous allons vite réviser notre jugement. De par l’époque mouvementée et la charge qui pèse sur ses épaules, nous allons en effet découvrir grâce à ce livre que l’enfance de ce petit roi n’avait finalement rien d’une partie de plaisir ; assommé de professeur, régulièrement écarté des personnes qui lui étaient agréables, ayant des obligations dus à son rang - mais n’étant pas non plus livré à lui-même et sans joie -, Louis XIV n'a pas eu l'enfance heureuse qu'on lui imagine. En effet, prisonnier d'un rang, d'obligations, d'une éducation profane et religieuse, on peut dire que son système d'éducation a contenu très vite la fougue de ce jeune homme en lui donnant très vite les traits d'un adulte sur qui repose une lourde charge.

Cependant, si toutes ces obligations sont pénibles à supporter et l’auteur le met fort bien en avant, ce dernier va quand même prendre le temps de raconter ces moments joyeux et simples que Louis XIV a pu partager avec ses amis ou encore sa famille. Ainsi, ces scènes décrites de manière très réaliste, vont nous permettre de découvrir que l'enfance de Louis XIV est malgré tout plus joyeuse, plus aimante, plus dorée que celle du commun des mortels, et qu'il a grandi entouré d'attention et d'affection.
Bien sûr, il a ses obligations très lourdes, mais c’est néanmoins un enfant qui peut se permettre des caprices, des largesses, une insouciance que d’autres n’ont pas. 

Enfin, outre la vie bien visible d’un roi je dirais, basé sur des faits assez matériels disons, F.G Lorrain va aussi nous dépeindre en parallèle aux évènements, un portrait psychologique d’un petit roi qui va nous montrer à quel point l’âge adulte est une revanche sur son enfance. Humilié par le Parlement, un oncle jaloux, des personnages orgueilleux et ambitieux, Louis XIV n’oubliera pas en grandissant toutes les vexations qu’il a subies à l’époque de son apprentissage.
En parallèle à ce portrait psychologique, on sentira en outre déjà poindre chez ce jeune garçon sa passion pour le théâtre, les choses de la guerre et la haute idée qui a de lui-même. Ce dernier point ne le rendra pas forcément agréable au demeurant…

Bref, vivant, turbulent, affectueux, curieux, désagréable aussi, l’auteur nous offre un portrait d’un jeune roi dans toute sa jeunesse et sa gravité, une esquisse d’une France déchirée et mouvementée.

XO éditions.

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25 février 2020

"Le bon sens" de Michel Bernard

Le bon sens de Michel Bernard

le bon sens michel bernard

Résumé :

Novembre 1449, dix-huit ans après la condamnation pour hérésie de Jeanne d’Arc, Charles VII chasse les Anglais de Rouen. La fin de la guerre de Cent Ans est proche : il faut achever la reconquête du territoire, panser les plaies des provinces dévastées et réconcilier les partis engagés dans la guerre civile. Promettant le pardon et l’oubli, le roi ordonne pourtant une enquête sur le procès de 1431. Malgré la résistance d’une partie de l’Église et de l’Université, quelques hommes opiniâtres, rusant avec la raison d’État, vont rechercher preuves et témoins pour rétablir la vérité, le droit et l’honneur de la jeune fille.
Après Le Bon Cœur, Michel Bernard relate l’histoire d’une poignée d’hommes en quête de justice. Bouleversés par la parole qu’ils découvrent dans les actes du procès, ils conduiront Charles VII à rendre à Jeanne un peu de ce qu’elle lui a donné. Chez cet homme insaisissable qui fut un grand roi, ils feront jouer au bon moment le bon ressort. Il a le visage d’Agnès Sorel, la beauté morte fixée par Jean Fouquet.

Mon avis :

Pardonnez-moi d’avance, si cet avis sera succinct. C’est que je n’ai pas grand-chose à en dire, si ce n’est que ce livre retrace une bonne partie de la vie de Charles VII roi de France.
Est-ce un roman ? Une enquête ? Un croisement entre plusieurs biographies ? Franchement je ne saurais le dire. Mais ce dont je suis certaine, c’est que Jeanne d’Arc et son enquête de réhabilitation – songez donc, un roi ne peut devoir son trône à une sorcière –, m’ont paru finalement comme des sujets bien secondaires. Et ce n'est point ce à quoi je m'attendais.

Le livre est-il pour autant mauvais ? Assurément non, pour prendre quelques connaissances des hommes de l’époque et de cette réhabilitation il est très bien. Si je dois en effet lui reconnaître une qualité, c’est le désir de faire de l’histoire correctement ; mais je dois bien avouer quand même, que c’est plat et d’une écriture commune. Je me suis ennuyée entre ces pages… tout en m’y intéressant. Chose curieuse…

Bon, tout n’est pas qu’ennui. En effet j’admets que la description psychique de certains personnages : le peintre Jean Fouquet, Charles VII, Dunois est plutôt agréable à suivre. Le retournement ou comportement de certains personnages, pouvoir oblige, aussi. Mais il ne faut pas m’en demander plus.

En conclusion, c’est un livre à lire si jamais l’histoire vous intéresse, si jamais vous avez l’occasion de le lire, mais ce n’est pas un bouquin qui vous manquera non plus.

Merci à Babelio et les Editions de la Table Ronde.

19 février 2020

"10 contes du Japon" de Rafe Martin

10 contes du Japon de Rafe Martin

Source: Externe

Résumé :

« Le portail s’ouvrit et, aussitôt, les hommes se changèrent en serpents aux yeux luisants, aux écailles brillantes, à la langue pointée comme un dard. Ils se mirent à se contorsionner et à danser, tournant et virevoltant dans la poussière. »

Le Japon, univers envoûtant des samouraïs, est aussi une île de poésie et de rêve. On y raconte notamment qu’un peintre donna naissance à des chats en les peignant et qu’une jeune fille fut blessée lorsqu’on entailla l’arbre qui porte son nom.
Laissez place à l’imaginaire dans ces contes où la nature et le fantastique ne font qu’un.

Mon avis :

Adulte comme enfant se plairont à lire ces contes exotiques et souvent inquiétants. Foin ! la pasteurisation, la censure, la niaiserie, la vie belle, étrange et cruelle se dessine à chaque page avec ces créatures humaines ou fantastiques.

Comme tous les contes, ces textes sont porteurs de morale : la curiosité peut être « punie », la sagesse ou encore l’empathie récompensées. Cela étant même si les messages sont universels, il faut bien dire que l'état d'esprit de ces pages est tout japonais et que l’auteur américain retranscrit à merveille cet état d’esprit, où le moindre geste envers une plante, un animal, une personne peuvent changer le destin ou l’honneur d’un homme. Ces trames narratives, uniques à chaque conte, invitent comme on s'en doute, le lecteur microcosme à s’immerger dans le macrocosme et à réfléchir à ses actions, son destin, la nature, la vie...

Certes, dit comme ça, il est vrai que ça ne fait guère enfantin comme sujets. Pourtant l'écriture limpide, la simplicité des histoires qui restent merveilleuses donc captivantes pour des adolescents, la mise en scène claire, en font bien avant tout un livre pour jeune adolescent dont la lecture restera, je pense, longtemps dans les mémoires. (Néanmoins il n'est pas interdit à un adulte de se faire plaisir.)


Bref ! Pour un dépaysement total tant sur la forme que dans le fond, je conseille 1000 fois ce livre. Gros coup de coeur pour moi !

Editions Flammarion Jeunesse.

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27 janvier 2020

"La politique s'affiche : un petit récit de nos murs politiques" de Milot Gregoire

La politique s'affiche : un petit récit de nos murs politiques de Milot Gregoire

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Résumé :

Aujourd'hui, les affiches et les tracts de campagne ont disparu au profit des tweets et de facebook. Une sélection et une analyse de pépites politiques permettent de revivre et de découvrir les revirements, les erreurs des uns et des autres.
Hier, on éditait des documents pour tout (mais aussi pour rien). Un slogan, un appel à manifester, une déclaration aux jeunes ou aux exploités, la politique s'affichait au quotidien pour informer, alerter, mobiliser et séduire l'électeur. Parcourir ces documents, les replacer dans leur contexte, interroger leurs auteurs, c'est l'occasion de découvrir l'histoire par la petite histoire. Les photos, témoignages, slogans et les arguments des candidats prennent toute leur saveur avec le recul du temps.

Mon avis :

Les affiches politiques c’est comme la réclame, je ne les regarde jamais. Mais bon si on suit l’idée de l’auteur les affiches actuelles ne parlent plus et ne sont guère inventives, donc je ne rate pas grand-chose. Toutefois, à l’avenir je les regarderai (quand je les regarderai) avec un œil différent. Mais soyons honnêtes aujourd’hui les murs virtuels remplacent ces bons vieux murs d’antan devenus presque silencieux.

Pour en revenir à ces bonnes affiches d’antan, je dois avouer que c’est une approche de l’histoire bien sympathique, et une belle manière de voir l’évolution de la démarche politique auprès de la population. Si aujourd’hui on a des affiches peu loquaces, fut un temps ce n’était pas le cas, puisque les affiches exposées tout un programme politique et s’adresser clairement à une population directement.
En outre, cette fameuse population était régulièrement représentée en compagnie des politiciens, montrant ainsi un peu mieux le public visé par le programme et donnant aussi une image proche des gens.

Au-delà de l’intérêt visuel qui nous montre qu’à l’époque on savait mieux se mettre en scène qu’aujourd’hui, que la communication c’était un art avec de l’humour et du sérieux, ce livre s’avère être aussi une rétrospective excellente de la Ve République et de quelques gouvernements précédents. Par ce biais on redécouvre ou découvre les discours politiques de certaines époques, l’usage public de l’histoire, des hommes politiques qui peuvent faire sourire ou pas. En tout cas ça a de la saveur.

En résumé, c’était une lecture très instructive et intéressante qui s’adresse autant aux personnes intéressées d’histoire, de politique, de communication, qu’aux gens curieux.

Merci à Babelio et aux éditions De Borée.

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16 janvier 2020

"Je suis en CP : cahier de calcul" de Anne-Sophie Dreyfus

Je suis en CP : cahier de calcul de Anne Sophie Dreyfus

je suis en cp

Résumé :

Pour apprendre à calculer avec plaisir dans le respect du rythme de chaque enfant.

Basé sur la pédagogie Montessori, ce cahier s’enrichit des récentes découvertes des neurosciences. Prenant appui sur le sens naturel du nombre dès le plus jeune âge, il place l’éveil sensoriel et gestuel au cœur de l’ apprentissage.

Nous vous proposons de découvrir avec votre enfant de nombreuses activités qui l’accompagneront, de façon progressive, vers le calcul :
Situations du quotidien, variées et ludiques, pour découvrir les différentes notions
Activités favorisant le raisonnement et la répétition, pour mieux ancrer l’information à mémoriser.

Avec des pages de bilans et des conseils.

Mon avis :

Les mathématiques quand on est petit quelle galère ! Et les faire apprendre à vos enfants c’est encore pire. Heureusement Anne-Sophie Dreyfus propose ce petit livret à la méthode Montessori pour améliorer et faciliter l’apprentissage des chiffres en CP.

Ce cahier de 48 pages qui fait moins de 5€, réunit en effet ce qu’on peut trouver de meilleur pour les enfants en apprentissage et les intéresser aux mathématiques sans les rebuter. Colorier, observer, écrire, compter, dessiner, relier, barrer, chercher, ce petit livre propose une panoplie d’approche récréative et sérieuse des chiffres, qui va permettre aux enfants de progresser tout en s’amusant jusqu’au chiffre 100. En plus, en plus d'être divisé en unité ou dizaine par double page, des pages bilan et même défi s'ajoutent aux leçons après chaque avancée significative pour favoriser la mémorisation.

On remarquera aussi qu’Anne-Sophie Dreyfus a pensé à tout pour faciliter l’approche des enfants en abordant les difficultés de manière crescendo. Ajoutez à cela de la couleur dans les pages et de la variété dans les sujets/approche, et vous aurez je pense un enfant heureux de faire des maths. (Je ne pensais pas un jour dire cela !)

En conclusion, réunissant les 100 premiers chiffres, les additions et même les signes « inférieur à » et « supérieur à », ce livret d’exercice est un bon compagnon pour les enfants pour progresser tout le long de l’année scolaire.

Editions Flammarion Jeunesse.

05 janvier 2020

"Un racisme imaginaire : islamophobie et culpabilité" de Pascal Bruckner

Un racisme imaginaire : islamophobie et culpabilité de Pascal Bruckner
Source: Externe

Résumé :

Il existe assez de racismes véritables pour que l’on n’en invente pas d’imaginaires.
Depuis trente-cinq ans, le terme d’« islamophobie » anéantit toute parole critique envers l’islam. Il a pour double finalité de bâillonner les Occidentaux et de disqualifier les musulmans réformateurs.
Une grande religion comme l’islam n’est pas réductible à un peuple puisqu’elle a une vocation universelle. Lui épargner l’épreuve de l’examen, entrepris depuis des siècles avec le christianisme et le judaïsme, c’est l’enfermer dans ses difficultés actuelles. Et condamner à jamais ses fidèles au rôle de victimes, exonérées de toute responsabilité dans les violences qu’elles commettent.
Démonter cette imposture, réévaluer ce qu’on appelle le « retour du religieux » et qui est plutôt le retour du fanatisme, célébrer l’extraordinaire liberté que la France donne à ses citoyens, le droit de croire ou de ne pas croire en Dieu : tels sont les objectifs de cet essai.

Avis express :

J'ai lu ce livre car il est islamophobe (du moins on pourrait le juger ainsi). Mais il a d'islamophobe ce qu'il y a de plus beau : le refus de se laisser intimider par les idéologies politiques et religieuses ; le refus de fermer les yeux ; le refus de l'interdiction de penser, d'analyser et de critiquer ; le refus de la peur ; le refus du mensonge.
Face à ces arguments historiques, religieux, politiques et l'actualité, l'idéologie islamophobe ne tient pas.

Je suis toujours Charlie.

Des extraits par ici.

28 décembre 2019

"Un racisme imaginaire : islamophobie et culpabilité" de Pascal Bruckner (extraits)

 

On peut en France, pays de tradition anticléricale, ridiculiser Moïse, jésus, le Dalaï-lama, le Pape, les représenter dans toutes les postures, même les plus grotesques ou obscènes, mais on ne devrait jamais rire de l'islam sous peine d'encourir le courroux des tribunaux ou la lise à mort par les justiciers du djihad. Lui et lui seul, de toutes les grandes confessions, devrait échapper à l'opprobre,à la moquerie. Pourquoi ce traitement préférentiel ?

Pages 47 - 48

Pourquoi le choix de cette religion à l'exclusion de toutes les autres ? Parce qu'elle est le substitut d'un marxisme et d'un tiers-mondialisme à l'agonie, parce qu'elle incarne un pouvoir de dévotion qui nous a quittés. Partant, il faudrait traiter l'islam et ses fidèles avec un tact, une patience, un doigté que ne requièrent ni les juifs, ni les chrétiens, ni les bouddhiste, ni les hindous. Ainsi, explique Régis Debray, il faut distinguer les opinions, révocables et fragiles, des convictions qui engagent l'être entier. Ces dernières, même si elles ne peuvent prétendre au statut de vérité universelle, constituent "un foyer vivant d'existence, de partage et de rayonnement". Et de conclure : "On contredit une opinion, on blesse ou on heurte une conviction." Mais la maturité démocratique suppose d'accepter que mes convictions les plus intimes, mon assurance d'être en possession de la vérité ne soient des opinions pour les autres. [...]
S'il ne fallait pas froisser la croyance des autres, l'humanité ne serait jamais sortie de la foi du charbonnier et en serait restée aux formes primitives de la religion. [...]
Vient un moment où l'enseignement, l'évolution des mœurs la progression des savoirs peuvent entrer en conflit avec telle ou telle croyance et ne doivent en rien plier devant elles.

Pages 49-50.

L'antiracisme, pareil à l'humanitaire, est un marché en pleine expansion où chaque groupe, pour exister, doit exciper d'une blessure qui le singularise. Ce ne sont plus des associations de citoyens qui s'allient pour combattre le racisme, ce sont des lobbies confessionnels ou communautaires qui inventent de nouvelles formes de discriminations pour justifier leur existence, recevoir le maximum de publicité, de réparations.

Page 31

Le fait qu'on ne puisse plus proclamer haut et fort à la télévision ou en public qu'il faut tuer les juifs, les arabes, les blancs [...] est en soi une bonne chose. Contrepartie de ce progrès : pour éviter de tomber sous le coup de l'accusation, il faut parler avec des gants, user de comparaisons prudentes [...] Mais étendre cette prudence aux productions de la culture humaine, bannira priori toute critique d'un système, d'une foi, c'est prendre le risque d'amputer la liberté de penser. Ce qu'a entériné la loi Pleven de 1972 qui crée un nouveau délit de " provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" commise envers des individus "à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée". L'élargissement fut l'occasion, saisie par des associations intégristes, catholiques ou autre, de traîner en justice les auteurs de films jugés diffamatoires ( "Je vous salue, Marie" de Jean-Luc Godard (1985), [...]). Au motif que certains mots sont des armes [...] , et peuvent blesser comme l'avait déjà souligné Jean-Paul Sartre citant Brice Parrain, après la guerre, à propos des écrivains collaborateurs, les discours méprisables ou moqueurs envers la foi devraient être censurés. De l'affaire Rushdie, condamné à mort pour avoir, selon ses procureurs, blasphémé la Prophète dans ses "Versets sataniques" jusqu'à l'affaire des caricatures de Mahomet qui se solda par l'assassinat de sang-froid de toute l'équipe de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, la frontière est mince entre le jugement satirique sur les croyances d'autrui et l'outrage maximal. Nous n'aurions donc le choix qu'entre l'offense et l'acquiescement. L'islam radical rajoute à la délicate question du blasphème une nuance importante : il tue les contrevenants et ne s'embarrasse pas de précautions. Tout ce qui relevé jadis de l'esprit des Lumières, la critique mais aussi le discours anticlérical, théologique, philosophique, la satire, devrait désormais être assimilé à une diffamation.

Pages 29-30

Pour que les certitudes des uns ne blessent pas celles des autres, il faut donc des lois, une habitude de la cohabitation, des mœurs communes compatibles avec la liberté d'expression, à condition qu'un culte précis ne s'arroge pas  des droits exorbitants et n'exige pas des égards déniés aux autres. C'est là que le bas blesse quand des fidèles veulent empiéter sur l'espace public pour imposer leurs exigences - refus de piscine et de gymnastique pour les filles, voile intégral, burkini, etc. C'est à la loi et non à la religion de dire le licite et l'illicite et aux citoyens de s'y conformer, quelles que soient leurs appartenances.

Page 51

"Qu'un Michel Houellebecq ait pu être traîné au tribunal par la Mosquée de Paris pour avoir dit en 2001 : "La religion la plus con c'est quand même l'islam. Quand on lit le Coran, on est effondré", en dit long sur l'état de régression où nous sommes (*1). La même affirmation sur le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme aurait à peine suscité un soulèvement de paupières."

*1Michel Houellebecq sera relaxé par le tribunal correctionnel de Paris le 22 octobre 2002.
A ce propos, Claude Lévi-Strauss, dans une interview su 10 octobre 2002 au Nouvel observateur, confiait : "J'ai dit dans Tristes Tropiques ce que je pensais de l'islam. Bien que dans une langue plus châtiée, ce n'était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd'hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle ; ça ne serait venu à l'esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu'on pense. Nous sommes contaminés par l'intolérance islamique. Il en va de même avec l'idée actuelle qu'il faudrait introduire l'enseignement de l'histoire des religions à l'école. [...] Là encore, cela me semble être une concession faite à l'islam : à l'idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu'ici."

Pages 45-46.

"On a le droit, en régime civilisé, de refuser les grandes confessions dans leur ensemble, de les juger puériles, rétrogrades, abêtissantes. On a le droit de qualifier Moïse, Jésus et Mahomet de "Trois imposteurs", selon la célèbre thèse, connue en Europe dès le 13ème siècle et qui Louis Massignon fait remonter à une secte d'Ismaéliens dissidents du royaume de Barheïn du 10ème siècle. Leur souverain Abû Tâhir Sulaymân (907-944) aurait écrit : "En ce monde trois individus ont corrompu les hommes : un berger, un médecin et un chamelier. Et ce chamelier a été le pire escamoteur, le pire prestidigitateur des trois". Pour qui ne croit pas, les religions ne sont que des fictions, des récits plus ou moins merveilleux ou absurdes. Les regarder avec distance ou incrédulité ne devrait pas valoir la sanction du cachot ou pire encore du terrorisme, cette Inquisition aléatoire."

Page 45.

(La légende raconte que les musulmans se trouvent toujours emmerdés pour répondre à la question.)
"L'explication par l'allergie occidentale n'est pas valide ; il s'agit juste de délégitimer toute interrogation sur la foi en inventant des liens fantaisistes avec le passé colonial de l'Europe, même quand il s'agit de pays comme la Suède, la Norvège, le Danemark, qui n'ont eu aucune expansion territoriale hors d'Europe.

Et si la France et ses voisins sont à ce point hostiles à l'islam, comment se fait-il que les citoyens musulmans y restent et souhaitent toujours y venir, au lieu d'émigrer en masse vers des cieux plus cléments ?"

Page 152

 

"Un rapport publié en 2006 par l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes explique, sans rire, que les actes terroristes commis sur les sols américain, espagnol et britannique depuis 2001 sont traumatisants non pour les victimes mais pour les "musulmans", les "Arabes" et les "demandeurs d'asile".

Page 145

"La culture de l'excuse est d'abord une culture du mépris : croyant blanchir des groupes entiers, elle les infantilise. Les djihadistes sont réduits à leurs conditions sociales ; loin d'être des meurtriers, ce sont des archanges dont les forfaits nous incombent. On les rhabille du manteau du persécuté, du psychopathe, du déséquilibré. Tout crime, égorgement, attentat à la bombe en France, en Allemagne ou au Proche-Orient, serait un peu de notre faute et devrait nous inciter à battre notre coulpe. Dans l'idéologie de l'absolution, l'acte n'est plus qu'un symptôme. Il fond littéralement, tel le sucre dans l'eau, dans les circonstances qui l'entourent. Tueurs, kamikazes ne sont jamais responsables puisque, nés sur le terreau du mépris, de la pauvreté, de l'exploitation, ils n'en sont que les produits. Ce sont des désespérés qui ont éprouvé un besoin urgent de tuer un maximum de gens. Vient un moment pourtant où les égarements de tels individus ne peuvent être imputés qu'à eux-mêmes : en faire des marionnettes inconscientes des grandes puissances revient à les disculper à peu de frais. L'ami des opprimés fait preuve d'un paternalisme condescendant à l'égard de ses protégés : il leur interdit l'accès à l'autonomie parce qu'il les rend jamais comptables de leurs actes, pas plus qu'il ne les crédite de leurs réussites individuelles.
A ceux qui imputent le terrorisme aux inégalités économiques du proche-Orient, au réchauffement climatique, aux interventions américaines ou européennes, opposons plutôt ce sage conseil du doyen de la faculté de droit du Qatar : le seul moyen de combattre Al-Qaïda ou Daech, c'est de leur substituer une autre théologie, d'autres valeurs spirituelles qui réfutent les leurs. L’enjeu est d'abord religieux."

Pages 91-92

"Dans une note pour la Fondation de la recherche stratégique (février 2016), Bruno Tertrais rappelle que des attentats frappèrent le sol français dès les années 70 sans que nos armées soient intervenues à l'étranger, par le terrorisme palestinien et iranien. En 2000, un projet d'attentat déjoué voulait détruire la cathédrale de Strasbourg alors même que notre pays n'intervenait nulle part. Ne pas frapper en Afghanistan en 2001 aurait permis à un émirat taliban de prospérer et de rayonner sur le monde entier. L'Allemagne elle aussi est menacée comme pays croisé alors qu'elle a peu de troupes hors de ses frontières. Daech veut nous enfermer dans une alternative intolérable : soumission ou intervention. Il est dommage que des responsables politiques, tel Dominique de Villepin, ou des intellectuels s'y laissent enfermer. C'est confondre les prétextes invoqués par les djihadistes avec les causalités réelles.
La France est haïe pour ce qu'elle est, non ce qu'elle fait."


"Éternel travers de l'ultra-gauche : elle a toujours une barbarie de retard, elle garde les yeux fixés sur le national-socialisme d'hier pour mieux s'aveugler sur ses versions contemporaines."

"Or le voile, loin de dissimuler la chevelure, est d'abord une stratégie de visibilité : il départage "nos" femmes des vôtres, les sauvées des damnées, les pudiques des traînées et permet de faire le compte. En quoi il est acte militant, une démonstration de force, l'étendard d'une avant-garde qui veut conquérir les cœurs et les esprits. Se couvrir la tête, c'est faire scission, ostensiblement, d'avec le reste de la société. Comme l'affirme avec candeur, en juin 2016, Hani Ramadan, frère deTariq Ramadan et directeur du centre islamique de Genève : " la femme sans voile est comme une pièce de deux euros, elle passe d'une main à l'autre." À l'inverse, l'universitaire Abderrahim Hafidi demande aux musulmans de France de " comprendre que certains comportements vestimentaires, notamment le port intégral de l'habit religieux, signifient pour nos concitoyens non musulmans un refus du vivre ensemble, en se barricadant dans une posture d'exclusion"."

Page 77.

"Qu'est-ce que l'antiracisme aujourd'hui ? L'amour de l'autre poussé jusqu'au sacrifice de soi ou des siens. La fraternité obligatoire avec toute l'humanité sauf avec sa propre culture. Car il y a un seul ennemi, l'homme hétérosexuel blanc, héritier du DWEM comme on dit sur les campus américain. Ainsi sont foulés aux pieds l'égalité hommes-femmes, le doute salvateur, l'esprit critique, tout ce qui était associé traditionnellement à une position éclairée. Seul le racisme tourné contre nous est légitime, nous devons approuver chez l'autre ce que nous refusons chez nous. La tolérance envers lui doit tolérer également son intolérance à notre égard.
Ainsi par amour pour l'islam, une certaine gauche halal tombe-t-elle dans une idolâtrie sans failles envers le voile islamique, porté aux nues. Retour d'une ancienne valeur romantique : l'exotisme. On s'entiche jusqu'à l'extase de toute la vêture des salafistes, de leur attirail de bazar orientalisant comme on s'extasiait au XIXe siècle sur les odalisques net les harem."

Pages 74-75

"Pourquoi alors mettre sur un pie d'agalité antisémitisme et islamophobie, surtout à un moment où le premier fleurit dans l'ensemble du monde arabo-musulman sous le nom d'antisionisme ? Pour le dire autrement, pourquoi tout le monde veut-il être juif aujourd'hui, surtout les ennemis des juifs ? Pour accéder fantasmatiquement au statut de Réprouvé, rapprocher la défense de l'Islam de la lutte contre le nazisme. Seule la foi coranique devrait échapper à la remise en cause qui est la règle pour toutes les autres confessions : elle est intouchable, elles sont modifiables."

Page 106

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18 décembre 2019

"La petite voleuse de la soie" de José Frèches

La petite voleuse de la soie de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

Quelques œufs de ver à soie et graines de mûrier… et voilà qu’un secret jalousement gardé en Chine pendant des millénaires finira par être divulgué au dehors de la Grande Muraille, ce qui entraînera la chute de la puissante dynastie des Han.
Nous sommes au IIIe siècle de notre ère, et la « petite voleuse de la soie » s’appelle étoile du Nord. Menacée de mort, cette brodeuse aux doigts d’or fera le bonheur d’un roitelet du Khotan et la richesse de cette oasis, l’un des plus anciens pays bouddhistes.
Sa fuite est le début d’une étourdissante cavalcade sur la légendaire route de la soie, épopée pleine de rebondissements, de fureur et de sensualité, où le lecteur croisera, tour à tour, un vieil ermite taoïste, un général sans peur ni scrupules, un empereur autiste et une redoutable Persane.
Avec ce roman, José Frèches nous fait partager sa passion pour la Chine. Il nous montre combien la soie était, pour tous les Chinois, une étoffe sacrée, symbole de beauté, de douceur, mais aussi de rayonnement et de domination.
Jusqu’à ce qu’un coup de foudre ne vienne tout renverser…

Un grand roman au cœur des mystères de la Chine.

Mon avis :

Depuis Moi, Confucius je n’ai pas lu de José Frèches aussi prenant. J’ai apprécié découvrir Gengis Khan, 2500 ans de la Chine, j’avais beaucoup moins apprécié le Père David et le Panda, avec La petite voleuse de la soie je retrouve enfin ce que j’apprécie dans le roman et chez cet auteur : une écriture prenante, un fond  historique, un soupçon énorme de connaissance.
Je suis toujours ravie d’apprendre des choses, surtout quand ça concerne des régions pour lesquelles j’ai de l’intérêt, mais pour moi l’intérêt de ce roman ne réside pas que dans son savoir - même s'il en fait indubitablement partie.

En effet, pour commencer, je salue le roman par le traitement des personnages. Ces derniers, variés et nombreux, assurent déjà à eux seuls une part importante de l’intrigue. Chacun a son caractère, ses petites ambitions, sa petite histoire, ses petites haines, qui donnent très vite du rebondissement à l’intrigue et fait que ce livre n’est pas un long fleuve tranquille. On sent que ça va dégénérer. Surtout si on ne perd pas de vue qu’à l’époque la justice peut être assez expéditive, et qu’il est facile de piéger quelque-un.
Je ne vais pas vous mentir tous les personnages ne sont pas sympathiques, bien sûr que parfois on a envie d’en tuer quelques-uns, mais à part ça rien de grave, le roman s’en chargera bien tout seul. (J’ai un sourire sadique qui se dessine sur les lèvres. Oui.)

Outre les personnages qui donnent déjà à eux seuls la substance intéressante du livre, l’autre atout de ces pages est bien évidemment l’approche de la Chine ancienne par l'auteur. A travers ce livre José Frèches qui est un grand connaisseur de la Chine, a su trouver les mots justes et l'ambiance juste pour dépayser son lecteur et le transporter dans une Chine hautaine, brillante, secouée par les révoltes, injuste par sa misère et le traitement de certains personnages. Pas une Chine toujours sympathique... Mais un vrai cours d'histoire sur fond de légende, écrit d'une écriture qui éloigne l'exotisme songeur, - quand bien même le décor et la soie qui me laissent toujours cette petite image de palais féerique chinois en tête. (On ne se refait pas.)

En conclusion, je n'écrirai pas 150 lignes pour vous dire de lire ce livre, car c'est juste un livre à lire pour découvrir un peu plus la Chine. Et ça devrait être suffisant pour vous le faire lire, acheter, offrir.

XO éditions.

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