Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

29 mai 2014

"Contre la justice laxiste" de Philippe Bilger (Taubira carton rouge)

"Contre la justice laxiste" de Philippe Bilger (Taubira carton rouge)

contre la justice laxiste

Résumé :

Durant sa vie professionnelle, notamment à la cour d’assises de Paris, Philippe Bilger a affronté et aussi tenté de comprendre les criminels. Face à la montée d’une délinquance de plus en plus juvénile, il ne supporte plus la mansuétude perverse de la gauche, les explications sociologiques hypocrites, la culpabilisation des élites. Non, estime-t-il, ce n’est pas la prison qui crée le crime, c’est le criminel ! La justice selon Mme Taubira, obsédée par la surpopulation carcérale et qui ne pense qu’à vider les prisons, oublie juste un détail : les victimes !
Peines de substitution, probation : du vent, de la démagogie, de l’idéologie. L’actuelle Garde des Sceaux pratique la politique du verbe. Elle incarne toutes les tares d’une gauche morale qui fait fi des réalités.
Cet essai dresse un tableau sans concession de notre justice… qui n’est d’ailleurs pas l’apanage de la seule gauche et qu’une certaine droite a parfois essayé de copier.

Mon avis :

Ce livre est un constat de la politique judiciaire de la gauche, et comme on s’y attend il est catastrophique. Nul comme sa représentante Christiane Taubira.

Vision erronée du monde, vivant loin des réalités, trop bisounours, trop dangereuse, trop laxiste (et Taubira en est l’incarnation parfaite), trop mauvaise…, ce livre met en avant ce qui plombe les avancées judicaires et les milles et une facéties désastreuses qui sortent de l’esprit de la Garde des sceaux actuelle et qui encourage ainsi la criminalité ; puisqu’on ne peut en effet décemment pas admettre que la politique « justice sans peine » prêchée par la gauche pétrie de charité chrétienne, est ce qu’il faut pour régler les problèmes d’insécurités toujours plus grandissant et violent. Non c’est un fait, contrairement à ce que pense la gauche et comme le dit si bien l’auteur, c’est le criminel qui fait la prison et non l’inverse, ce n’est donc pas en supprimant les prisons (comme le pense le clown de service Taubira) que l’on fera baisser les crimes et les récidives qui vont avec.

Mais pouvons-nous expliquer ce désastreux bilan, cette politique judiciaire qui a bien plus de considération pour les coupables que les victimes, par la personnalité de la femme qui le représente à savoir Christiane Taubira ? A vous de voir, en tout cas l’auteur, lui le pense. Magistrat, avocat général…, faut dire qu’il est bien placé pour comprendre les rouages du système judicaire, et comprendre mieux que n’importe qui les dangers des très mauvaises idées de Taubira. Et personnellement je pense qu’en effet on peut le croire. Il est de notoriété public, quand une presse bien-pensante et moqueuse du peuple ne s’en mêle pas, que Taubira est nulle. Ego surdimensionné, égocentrique, menteuse (sur ses diplômes), sélective, hypocrite, dédaigneuse… sont en effet autant de défaut qui fait que Taubira ne peut accomplir correctement cette tâche. Loin des réalités, proposant des réformes absurdes, détestant cette France (et ça on ne me l’enlèvera pas) qu’elle est censée servir, accusant -avec son parti- le peuple de s’inventer des histoires d’insécurité, de basculer dans le sentiment populisme, et d’être sauvage et arriéré pour vouloir le tout carcéral, sont autant de preuves que cette incompétente n’est pas à sa place là où elle se trouve aujourd’hui.

Il est vrai qu’on peut m’accuser, comme je n’aime pas Taubira et ne l’ayant jamais caché, de vision fausse et partiale sur sa personne, pourtant l’auteur met en évidence tous les défauts énumérés ci-dessus, je n’invente rien ! Par exemple elle peut être menteuse sur ses diplômes qu’elle n’a jamais eu -excepté en économie -, et hypocrite et sélective, avec sa loi sur l'esclavage (qui met VOLONTAIREMENT de côté certaines populations ou qui ne parle pas de certains esclavages), ou encore avec son indignation. L’auteure rappelle bien toutes les fois où elle s’est tue, et où pourtant elle aurait pu défendre ces femmes des partis opposés au nom de la femme, elle, la féministe si prompte à s’enflammer !

Je la dirais hypocrite et sélective encore, par rapport à la crise identitaire française qu'elle refuse de comprendre. En effet elle traite ces gens-là de Lepiniste, qu'il convient de bâillonner et de ne pas écouter, alors qu'elle même a été proche, selon l'auteur, des idées de Elie Domota, et qu'elle a clairement tenu des propos identitaires sur RFI en 2006 à propos de la Guyanne. Voici ce qu'elle disait : « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leurs propres terres ». Elle se fout un peu de la gueule du monde-là ; non ? 

Quant à son égo, il suffit juste pour s’en apercevoir de l’entendre parler pleine de suffisance et d’arrogance, persuadée que ses idées (enfin le peu qu’elle a) sont suivis par tous. C’est pourtant être sourde de ne pas entendre le bas peuple, la plèbe, râler et manifester contre cette justice qui fait ouvertement fi des victimes, et ne console et cajole que les coupables qui sont eux-mêmes (peuchère) victime du monde et de ses tentations. Pourtant quand j’y pense, nous vivons tous dans le même monde, et dans une échelle plus petite le même pays. On connait tous des grosses galères et des malheurs, est-ce pour autant que l’on devient tous des criminels ? Non. Et cela s’explique sûrement par le fait que certains plus que d’autres ont le respect d’autrui et de ses biens malgré tout. Alors une question me taraude ; pourquoi la gauche refuse-t-elle de se rendre compte que le problème ce n’est pas la société, mais bel et bien ces gens corrompus qui cherchent la solution de facilité ? Pourquoi refuser d’admettre que les individus ne sont pas tous des anges ? Et que malgré les libertés conditionnelles ou les peines probatoires ils ne changeront pas. Un tel déni conduit au drame des récidives (victime qui aurait pu n’en être pas une) et à l’application de la justice personnelle, comme ce fut le cas avec le bijoutier de Nice (que je comprends), alors pourquoi, si ce n’est que dans un but suicidaire, continuer dans une fausse voie ? Pourquoi laisser cette femme incapable à l’évidence et qui incarne le laxisme que les français détestent tant, au pouvoir ? Si ce n’est que pour marquer le profond mépris que le peuple inspire.

Là où moi je n’ai pas d’autre opinion que celle cité dessus, l’auteur complète pourtant avec une autre réponse cette question. Il pense que c’est parce qu’elle incarne l’icône d’une gauche perdue, rêveuse, humaniste jusqu’à la bêtise, insensé, etc, etc… Personnellement je ne sais pas, mais le fait est que grâce à ses origines guyennaises et bénéficiant d’une aura d’intouchable (qui rend impossible tout jugement et sanction sur son action car elles passeront pour des attaques racistes), elle arrive à rendre occulte et faire passer au deuxième plan ce pourquoi elle devrait être jugée : son action politique. Ce qui est prodigieux vous en conviendrez quand on sait le résultat médiocre (le peuple ne s'y trompe pas). Mais il n'empêche qu'à cause de ce rêve perdu, c’est la France d’en-bas, celle de la terrible réalité, qui en subit les conséquences dramatiques... Des vies détruites qui pourraient ne pas l’être, si la gauche et les médias en place -qui sont de mèche avec ce parti- regardaient les réalités en face, et n’essayeraient pas de nous faire croire que vivre hier c’était pire que vivre aujourd’hui. (Je me souviens que l’article m’avait fait bondir.)  La presse moque, ment, mais elle ne sert pas le peuple en étant trop politisé.

Bien sûr la droite a fait aussi des erreurs, mais au moins elle agissait, Taubira à part brasser de l’air et manier le verbe creux, ne fait pas grand-chose, et quand elle fait c’est pire ! Cela dit, ses idées sont à l’image de son parti, qui donne des leçons de moral tout en refusant d’en avoir.
Car comme le raconte ce livre, mais comme on peut absolument tous s’en apercevoir, la gauche reste hermétiquement fermée aux sentiments du peuple. Elle préfère vivre dans le déni et l’erreur, se confortant avec des intellos ou des experts qui marchent dans leur sens ou qui tiennent à faire triompher leurs idées au détriment du bon sens. Bon les autres partis le font aussi on ne va pas se mentir, mais la gauche bat des records !
La preuve de ce que j’avance, si celle des journaux ne vous éclate pas aux yeux, se trouve dans ce livre, quand par exemple Taubira a fait interdire lors d’une émission le représentant de L’institut pour la justice Xavier Bébin, parce que selon ses paroles : « Elle ne veut pas entrer dans ce jeu médiatique malsain », la vérité est que sûrement son égo refuse d’entendre les critiques contre sa politique. Il y en a tellement qui l’attendent !

Enfin bref. Pour résumer ce livre et comme vous l’aurez compris c’est un constat sans appel sur la politique de Taubira, et même sur la gauche, et si certain trouve que l’auteur ne propose pas trop de solution (était-ce le but de ce livre ?) je trouve qu’il en fait déjà pas mal en faisant ce simple constat.

Chose qui est sûr c’est qu’à laisser Taubira aux rênes du pouvoir on court droit à la catastrophe, et une France qui donnera la médaille aux délinquants finira véritablement par arriver. Soyons honnête on n’a rien à attendre de cette femme, elle n’a rien de logique ou de sensé à proposer. Même ces prisons sur lesquels elle pleure tant par image, elle ne fait rien pour les arranger, à part relâcher des individus dangereux pour la société, pas pour elle évidemment qui vit dans sa petite tour dorée.
Ils sont si arriérés ceux qui s’accrochent à la sanction et refuse d’aimer son prochain même si c’est un assassin, un violeur, un voleur…, voilà le fond de sa pensée. Car voilà clairement ce qu'elle demande, qu’on se laisse marcher dessus au nom des bons sentiments, qui là basculent purement et simplement dans la bêtise. Les idiots généreux veulent faire le monde mais il ne sera pas meilleur pour autant, trop de gens en abuseront et en abuse déjà. Bref !

Pour faire simple je vous conseille ce livre, il montre clairement que depuis Hollande la justice est au plus mal, après pour les solutions ne serait-il pas plus simple de punir fermement les gens qui l’ont mérités. Désolée, j’ai beaucoup trop de commisération pour les véritables victimes.

 

Je remercie en passant les éditions l'Archipel pour leur gentillesse.


22 mai 2014

Mes derniers achats !

Voici en photo mes super derniers achats. Tadaaaa !

 

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Et je me rends compte que j'en ai oublié !

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Toi, si tu ne veux pas finir en parmentier ferme-la ! Merci.

 

 Donc voici les titres de la photo :

Une idée du moyen-âge de Giuseppi Sergi

Le dragon du trocadéro de Claude Izner

Les derniers jours d'Hitler de Hugh-Redwald Trevor-Roper

Les bas-fonds de Londres sous le règne de la reine Victoria de Kellow Chesney

Le Donjon de Naheulbeuk tome 14 de John Long

Zakuro : au coeur du yamato de Aki Shimazaki

Et il manque sur la photo Le prince de Machiavel ; Un truc sauvage de Julien Decoin ; la chute de l'empire romain de Max Gallo Et les 17 tomes de la collection que j'ai commencé en début d'année qui est Histoire et Civilisation du National Géographique qu'on trouve en presse.

J'ai reçu aussi des SP dont certains sont déjà chroniqués sur le blog et d'autres à venir.

J'ai reçu aussi 3 partenariats, 1 avec Myboox qui est un mignon petit lire pour enfant Les chocozoeufs de pâques ; et 2 avec Babelio Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steack haché de David Safier (j'espère que ce livre sera celui qui me fera renouer avec l'auteur) et Les hauts conteurs, tome 1 : La voix des rois de O. Péru & P. Mc Spare, (ce n'est pas vraiment mon genre mais je sais que mon neveu a bien aimé le début de la saga, du coup je vais tenter pour ça, après si j'aime tant mieux et si non ben tant pis j'aurai essayé).

Après voici les livres que j'ai lu depuis début avril jusqu'à aujourd'hui :

1- Lettre à mon ravisseur de Lucy Christopher (Il se lit mais je n'ai pas était très emballée non plus)

2- Mensonge d'une nuit d'été de Charlotte Marin

3- Brunehaut : Epouse de Sigebert 1er d'Anne Bernet

4- Toutes les couleurs du monde de Giovanni Montanarot

5- Créatures, légendes et mystères de Muriel Zürcher

6- Etre un enfant en Egypte ancienne d'Amandine Marshall

7- Le Horla et autres contes fantastiques (Différent de celui du précédent bilan car il ne comportait pas les mêmes contes en dehors du Horla).

8- Charly 9 la BD de adapté du roman de Jean Teulé

9- Auguste maître du monde. Actium, 2 septembre 31 avant JC de Pierre Cosme.

10- Sherlock Holmes et le fantôme de l'opéra de Nicholas Meyer

11- Les larmes de Tarzan de Katarina Mazetti

12- Je ne souffrirai plus par amour de Lucia Etxebarria

13- Un vent de cendres de Sandrine Collette

14- La fabuleuse histoire de l'icône de Tania Velmans (Grosse déception après son livre Le roman de Jérusalem)

15- Et une nouvelle de Zola dont j'ai oublié le titre ^^

 

Voilà pour mon bilan depuis début avril, prochain bilan normalement début juillet. :)

Et je rappelle qu'un concours se prépare sur mon blog (ouvert même aux non lecteurs officiels) pour fêter ses 4 ans et pour y participer il faut aimer ma nouvelle page FB : Long voyage livresque avec Florel  Où vous pourrez me suivre en "direct" pour ne pas rater les prochains avis, achats, concours... Normalement un autre concours pourrait voir le jour bientôt avec le Livre de poche qui m'a contacté, mais pour le moment je ne garantis rien. En attendant, bonne lecture !

 

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19 mai 2014

"Brunehaut : Epouse de Sigebert Ier" d'Anne Bernet

"Brunehaut : Epouse de Sigebert Ier" d'Anne Bernet

Brunehaut

Résumé :

Mariée en 566 au roi franc d'Austrasie Sigebert Ier, l'un des petits-fils de Clovis, Brunehaut est un personnage à la fois célèbre et méconnu. L'historiographie romantique l'a dépeinte sous les traits d'une mégère lancée dans une lutte féroce contre sa belle-soeur, la reine Frédégonde de Neustrie. Or, dans cette époque impitoyable où les assassinats sont légion, elle se montra sans faiblesse, certes, mais aussi souveraine avisée, diplomate, mécène, soutien de la papauté. Son règne contribua fortement à façonner le nouveau visage d'une France en train de se détacher du modèle impérial romain à l'aube du VIIe siècle.

Mon avis :

Deuxième bouquin sur Brunehaut que j’ai lu en additionnant celui-là à celui de Bruno Dumézil, et je dois dire que les deux se complètent bien. Celui de Dumézil s’attardant beaucoup sur la chute de l’empire romain d’occident, et celui d’Anne Bernet développant assez vite l’Espagne Wisigothique. Tous deux essentiels à la compréhension de l’époque mérovingienne et donc à la vie de Brunehaut.

Mais même si j’ai vraiment adoré lire celui de Dumézil qui est en plus facile d’accès, je dois avouer que celui d’Anne Bernet est encore mieux à lire, car je l’ai trouvé plus intime, plus détaillé. En effet là où Dumézil gratte le verni, l’auteure Anne Bernet creuse encore plus, et ça c’était vraiment un pur plaisir, parce que j’ai vraiment eu cette impression de découvrir vraiment la personnalité de Brunehaut, et dans une moindre mesure celle des autres.
Et là autant dire que j’ai fait des découvertes, le caractère de Brunehaut c’est en effet quelque chose ! Alors ça n’a pas été une entière découverte, dans celui de Dumézil je me suis bien aperçue que Brunehaut avait les dents très longues, qu’elle était calculatrice, et qu’elle était une personne assez froide ; mais dans ce livre, elle n’est pas froide, nooooooooon ! Juste glaciale.

C’est con, mais c'est en lisant ce livre que le me suis vraiment rendue compte à quel point cette femme ne reculait devant rien. Tout ce qu’elle faisait avait pour but d’assouvir sa soif de pouvoir et assurer sa sécurité. Au point que j’en suis venue à me demander si elle ne se croyait pas immortelle. Pour exemple, je citerai sa manière d’élever sa famille. En effet, à l’inverse de sa grande rivale Frédégonde qui a élevé son fils le roi Clotaire II de manière à ce qu’il puisse s’en sortir sans elle, Brunehaut a élevé toute sa descendance de manière à pouvoir les contrôler, et ainsi gouverner à travers eux. Ce qu’elle a fait d’ailleurs à merveille et personne ne s’y trompé.

Mais quand j’y pense, je trouve ça vraiment dingue. Quel était son intérêt de mettre des rois fantoches incapables de gouverner sur un trône (excepté Thierry II peut-être) alors qu’il pouvait lui arriver n’importe quoi à elle - l’espérance de vie à l’époque n’étant pas aussi élevée qu’aujourd’hui -, et donc réduire à néant ses efforts d’une vie. Vraiment où était son intérêt à ne regarder que le présent mais pas au-delà des siècles ? Je ne vois pas.

Alors bien sûr en lisant ce livre je me suis vraiment rendue compte que sa légende noire Brunehaut ne l’avait pas volée. Cela dit et vu l’époque très misogyne, je n’arrive pas à la détester, elle a fait ce qu’elle devait sûrement faire pour survivre et pour ça je ne peux pas trop la juger. Et puis après tout c’était quand même une sacrée femme, singulière, intelligente et avant tout géniale - parce que pour faire ce qu’elle a fait, elle ne pouvait pas être chose.

Enfin bref, comme pour celui de Dumézil, je vous conseille ce livre, et même lui en premier car plus complet selon moi. Bref, c'est un livre à lire, comme un roman en plus !

 

Je remercie en passant les éditions Pygmalion de leur gentillesse.

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11 mai 2014

"Etre un enfant en Egypte ancienne" d'Amandine Marshall

"Etre un enfant en Egypte ancienne" d'Amandine Marshall

être enfant en égypte ancienne

Résumé :

Il n'y a pas de société, pas de famille, pas de reconnaissance sociale sans enfant.. La façon dont les enfants étaient perçus, intégrés et élevés au sein de la famille et de la communauté établit les fondements même de la société égyptienne. Si la vie quotidienne des jeunes Egyptiens ayant dépassé le stade de la petite enfance est le propos central du livre, il ne sera toutefois pas question d'une plongée dans leur univers. En effet, les sources antiques émanent principalement d'adultes masculins peu enclins à s'intéresser à la condition d'enfant. Le ressenti des jeunes Egyptiens et tout ce qui se rapporte à la sphère affective ne pourra donc jamais être déduit des sources. En revanche, la confrontation de quelque 6 600 documents établis sur une période de 3 500 ans aboutit à une réflexion plus générale sur la perception de l'enfant dans la civilisation égyptienne. Quels enseignements peut-on tirer de la façon dont. l'enfant était représenté dans l'iconographie ? Comment était-il considéré par ses aînés ? Quels étaient ses rapports avec le monde adulte ? Quel était le quotidien d'un fils d'artisan ? Quel était celui d'un fils de fonctionnaire ? Quels jeux et jouets divertissaient les enfants ? Les enfants étaient-ils vraiment. enrôlés très jeunes dans l'armée comme plusieurs textes le soulignent ? Quels moyens étaient engagés pour protéger les enfants des maladies, des démons et des revenants ? L'enfant avait-il un statut particulier au regard de la loi, de la société et à celui de l'Etat égyptien ? Richement documenté et illustré par presque deux cents planches et dessins, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l'enfance en Egypte ancienne.

Mon avis :

Comme vous le savez sûrement j’aime beaucoup lire les documentaires et particulièrement ceux sur l’histoire qui peuvent m’apprendre un tas de chose. Etant grandement passionnée par cette matière ces livres sont pour moi un véritable plaisir à lire et non une corvée. Ben là pourtant ça a été moitié-moitié. Disons que pour faire simple les deux premiers chapitres m’ont vaguement intéressée, je les ai trouvés très long et pas toujours intéressants, alors que tous les autres étaient franchement bien.

Alors certes le sujet, que ça soit au début ou à la fin du livre, était toujours les enfants en Egypte ancienne, mais à mon goût j’ai trouvé qu’à partir du chapitre 3 les sujets développés étaient vraiment agréable à lire, car ils étaient clairement une fenêtre ouverte sur la vie des enfants en Egypte ancienne, contrairement aux deux premiers chapitre qui étaient plus « superficiels », plus axés sur le physiques et le symbolique, personnellement en tant que lectrice lambda, qui ne fait aucune thèse sur l’Egypte ancienne, savoir qu’ils portaient des chaussures, se coiffaient de telle manière, portaient des bijoux, etc, etc… me passait un peu au-dessus de la tête je dois dire.

Alors qu’à l’inverse, découvrir la place des enfants dans la société, leur apprentissage, leur jeux, (il y a même des contes résumés dedans qui sont très intéressants à découvrir), leur droit… m’a réellement intéressée puisque ça donnait vraiment un côté utile à ce sujet pour mieux comprendre cette société. Même si comme le dit sans arrêt Amandine Marshall, rien ne peut être affirmé avec certitude, les sources étant devenues peu fiables et incomplètes à cause des pillages, du temps, des anciennes fouilles archéologiques peu scrupuleuses du détail… Ce qui d’ailleurs est un peu agaçant, parce que quand j’ai fini ce livre, j’en suis venue à me dire : « Tout ça pour ça ?! » Alors bien sûr là je ne peux pas accuser l’auteure d’être incomplète, elle a fait avec ce qu’elle a pu, - et c’est même plutôt bien fait, il y a des tableaux, des dessins, des photos pour mieux cerner le sujet ce qui est génial-, mais quand même c’est frustrant de ne pas réellement savoir. Alors peut-être que beaucoup d’entre vous en auront rien à faire, mais moi j’avoue que ça me chagrine. Enfin bref. 

Comme vous le voyez et pour résumer, ce livre me laisse un sentiment mitigé. Oui il m’a plu car j’ai appris beaucoup de chose, (même si certaines choses me paraissent un peu de deuxième importance), et oui il me laisse sur ma faim car trop de doutes subsistent. Néanmoins je vous le conseille si le sujet, ou plus vaste l’Egypte ancienne, vous intéresse. Cela dit pour moi, qui suis une lectrice quelconque, je trouve que ce bouquin n’est pas fait pour un lecteur lambda ; même s’il est facile d’accès, il reste quand même très historique, très scientifique, alors oui vous (lecteur lambda) pouvez le lire (la preuve je l’ai fait), mais je pense quand même qu’il trouvera plus sa place auprès des archéologues, des savants… D’ailleurs il leur sera plus utile qu’à moi je pense, mais bon ce n'est pas pour autant que vous ne pouvez pas le lire. :)

Je remercie en passant les éditions Rocher pour leur gentillesse.

10 mai 2014

"Créatures, légendes et mystères" de Mureil Zürcher & Karim Friha

"Créatures, légendes et mystères" de Mureil Zürcher & Karim Friha

Créatures, légendes et mystères

Résumé :

Au cœur de la brume du Loch Ness, dans la cave voutée d'un château anglais, dans les montagnes enneigées du Japon, sommeillent de bien étranges créatures : la bête du Gévaudan aurait fait plus de 100 victimes, les fantômes du Hollandais volant ne se montreraient que les soirs de tempête, la créature de Frankenstein aurait tué son maître... Réalité ou fiction, légende ou vérité ? Ces créatures, beaucoup les ont vues, entendues, aperçues, mais peu sont encore là pour en parler...

Mon avis :

Pour être franche je ne pensais pas aimer ce livre après l’avoir feuilleté à réception. Non parce qu’il y avait Dracucul dedans, mais plutôt parce que sur le coup j’ai cru que c’était des légendes revisitées en histoire, en conte… ce qui dans ma tête faisait que finalement le fond était dénaturé, et la légende vidée ainsi de sa substance, donc sans grand intérêt… (Oui je ne fais pas les choses à moitié quand je pense n’importe quoi ^^)

Du coup là je me marre, car ça n’a pas été du tout le cas ! En effet et à ma grande surprise, j’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire ce livre, même s’il vise visiblement les plus jeunes. Ce qui fait que j’ai adoré ce livre ? Plein de chose !

Premièrement je l’ai aimé parce qu’il m’a permis de découvrir de véritable légendes venues du monde entier (même si Frankenstein, et dans une moindre mesure les Gremlins et Dracula n’en font pas réellement partie et sont plutôt des personnages de fiction).

Deuxièmement parce que d’après ce que j’ai pu trouver en cherchant des infos sur le net, ce qui est raconté là-dedans est assez « vrai », ce que je veux dire par là c’est que les histoires ne sont pas entièrement inventées les bases sont réellement tirées du folklore.

Et troisièmement parce qu’il y a à la fin de chaque histoire, «  La gazette des mystères », qui reprend dans les grandes lignes les fondements des légendes, des histoires, en mettant en avant les dates clés, les origines, et aussi les évènements qui ont marqué ces dernières, comme par exemple avec la bête du Gévaudan, où là les auteurs ont repris les grandes lignes de l’histoire en quelques mots et raconter ainsi comment cela s’est fini, enfin supposé fini…

Honnêtement, je ne suis vraiment pas mécontente d’avoir lu ce livre qui a été un pur bonheur à lire et à voir (c’est un très bel objet), et pour ma part je compte bien acheter dès que possible le tome sur Paris. Que voulez-vous je suis devenue fan !

En attendant je vous le conseille vivement, si découvrir tout le folklore qui marque les pays, les peuples, vous intéresse ; perso je trouve que découvrir des légendes typiques à chaque nation c’est une autre manière d’approche qui n’a absolument rien de désagréable. C’est amusant, c’est étonnant, c’est original, enfin bref c’est que du bonheur tout en découvrant. Et d’ailleurs maintenant que j’y pense, je trouve que ça rajoute du charme à ce qu’on s’imagine déjà, par exemple on sait tous que l’Irlande c’est magnifique pour ses paysages mais faut bien dire qu’avec les leprechauns elle gagne en cachet (je précise qu’il n’est pas question de leprechaun dans ce livre). Idem pour la Bretagne et l’Ankou, (dans le livre), le Japon et Yuki Onna (dans le livre aussi) ou encore les mers et leurs bateaux fantômes (dans le livre aussi)… Enfin bref c’était GENIAL !

Je remercie en passant les éditions graines 2 et Babelio pour ce partenariat.