Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

28 septembre 2014

Tag livresque de A à Z

 

Salut à tous !

J'ai trouvé ce petit TAG livresque sur la toile (plus exactement ici), et du coup pour faire un peu bouger le blog j'ai bien envie de l'essayer. Mais comme je ne fais de vidéo, ben je le fais là ! ^^

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Pour une fois qu'elle est contente celle-là.

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Toujours aussi charmante...  Bref ! Commençons.

 

A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres.

Devant Alexandra David-Néel et Nicole de Buron, c'est Emile Zola !


B pour « Best » – La meilleure « suite » de sérié.

Je passe, car les séries ce n'est pas mon truc. Maintenant si on peut considérer que la Trilogie des Dieux de Bernard Werber est une suite des Tanathaunotes et de L'empire des anges, ça serait ça.


C pour « Current » – Lecture en cours.

Et bientôt terminée ; Un jeune homme prometteur de G. Battistella.


D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures.

Le thé ! Je suis fanatique de thé. Je dois en avoir à peu près 80 sortes.

E pour « E-book » – E-books ou romans papier ?

Papier ! Mais j'aimerais bien avoir un E.Book pour lire en espagnol, parce que même si je comprends cette langue à l'écrit, niveau vocabulaire ce n'est pas encore ça. Et je sais que les E-Book ont parfois des dico. intégrés, ce qui serait très pratique.

F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sorti(e) au lycée.

Aucun. Je ne bloque jamais sur les personnages fictifs. J'avoue que je ne bloque déjà pas sur les gens réels, donc, imaginaires faut pas déconner. Je crois que là vous lisez la personne la moins sentimentale du monde. ^^

G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance.

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé. Et Harry Potter que j'ai lu carrément par hasard.

H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché.

Je ne sais pas.

I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice.

Fréquenter les forums de lecture, bien que les sites que je fréquente aujourd'hui n'en ont pas réellement ou ils ne sont pas très actifs (Myboox, Lecteurs.com, Babelio), après je fréquentais Livraddict mais j'ai arrêté pour diverses raisons. Et ça, même si je n'ai pas du tout atterri que c'était pour les Inrock sur le net.

J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir.

Aristote, mon père d'Annabel Lyon.

K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais.

Les Bit-lit. Pas assez mûrs pour moi, ça peut paraître pédant ce que je dis, mais je trouve ça vraiment trop niais d'après ce que je voie, j'entends, ce que j'ai pu feuilleter. Déjà les histoires d'amour me font chier, mais à ce niveau-là, c'est trop me demander. Pour que j'apprécie une histoire d'amour faut vraiment que ça soit super, super, super, bien écrit. Genre un Mishima, un Beigbeder... Après pour l'aventure, faut vraiment qu'il y ait matière.

L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu.

Peut-être Un monde sans fin de Ken Follet, 1286 pages en grand format. Je n'ai pas encore fini Les misérables, donc je ne compte pas ^^

M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça).

Le dernier en date A l'ombre des arbres millénaires de V. Ratner. Et je le conseille vivement !

N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes.

6 ! Mais il faut que j'en rachète une ! Voilà les meubles, mais depuis il y a eu beaucoup de livre en plus du coup ça traîne de partout.

O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois.

C'est une bio pas un roman, et c'est Dalida de Catherine Rihoit. Sinon petite, mon p'tit frère adoré que je lui lise Oui-Oui et le clown mécanique, après plus de 20 ans je me souviens encore de l'histoire !

P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire.

Mon liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !

Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions.

Plein, plein, plein. Entre autre : "Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre... Mieux vaut s'accommoder des choses, ou les briser que de pleurer à la lune." (Alexandra David-Néel) ; "Être perché sur tes hauteurs spirituelles ne t'autorise pas à déféquer sur nos têtes." (Dans la BD Histoire de la Belgique pour tous) ; "Les hommes,"espèce supérieure", doivent se rendre compte qu'ils n'ont pas un droit de vie et de mort sur les animaux, mais au contraire le devoir de protéger, de gérer le capital aussi bien animal que végétal de leur planète..." (Jean Pierre Hutin) ; "Quand tu te crois perdue dans le chaos, m'avait dit mon maître, tu reviens à l'origine à partir de laquelle on peut créer." 'Fabienne Verdier) ; "La compassion n'est pas dissociable de la sagesse : ouvrir son cœur ne signifie pas fermer les yeux, mettre entre parenthèse sa capacité d'entendement, devenir un idiot généreux." (Grazyna Pearl) ; et j'en ai encore plein d'autre (notamment celles visibles en couverture sur mon blog ou dans la catégorie proverbe).

R pour « Regret » - Un regret de Lecteur.

Ne pas pouvoir acheter tous les livres que je désir.

S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis).

La série Ewilan de Bottero, je ne sais plus lesquels j'ai lu, mais je sais que je n'ai pas lu toutes les séries de ce monde. Mais je vais les finir un de ces quatre car je les ai.

T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps.

Proverbes d'Asie (celui que j'ai en photo sur ma page FB du blog) ; La vie sur-humaine de Guésar de Ling d'Alexandra David-Néel (encore ^^) ; Une soif d'amour de Yukio Mishima. Dure comme question, parce qu'il y en a d'autres.

U pour « Unapologetic » – Quelque chose dont tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl).

Dragon Ball Z et Saint Seiya. Alors j'ai connu ça petite avec le Club Dorothée, mais quand je peux les lire, je les lis avec grand plaisir. D'ailleurs je pense me les acheter rien qu'à moi, parce que j'en suis vraiment une fan ! Quant au Donjon de Naheulbeuk, je les ai déjà en livres et BDs (j'ai aussi les CDs) et j'adore !!! Et je n'ai aucun regret !

V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres.

Ca va vous faire rire, mais je vous jure que je attends ce livre avec impatience. Hitler et les sociétés secrètes : enquête sur les sources occultes du nazisme de René Alleau, et ce n'est pas un roman.^^

W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque.

Du mal à me concentrer, je peux être vite préoccupée par d'autres choses ou penser à autres choses. Mais j'ai pire ! Souvent je refais carrément l'histoire du livre que je lis. >_<

X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27ème livre.

Benoîte Groult La touche étoile. Que j'avais moyennement apprécié.

Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté.

Ceux-là :

S7301744


Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit).

Big brother de Lionel  Shriver.

 

FIN

 

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25 septembre 2014

"Oona & Salinger" de Frédéric Beigbeder

"Oona & Salinger" de Frédéric Beigbeder

oona et salinger roman

Résumé :

« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood.
Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »

Mon avis :

Comme vous le savez j’adore Beigbeder, et si j’ai voulu lire ce livre c’est bien à cause du nom de l’auteur, et non pour Salinger, car L’attrape-cœur et moi nous ne sommes pas très copain. D’ailleurs, généralement j’ai du mal avec les écrivains classiques américains, mais là je digresse... Pour en revenir au livre « Onna et Salinger » je dois dire que Beigbeder a fait un très bon cru, avec ce genre romanesque, mélangé à du biographique et de l’historique, même si parfois les passages historiques m’ont un peu étonnée.

Cela étant, même s'il surprend avec ce roman, ça reste du Beigbeder. Même écriture, même tournure, même style, c'est tour à tour cruel, étonnant, profond, superficiel, drôle, ou encore terriblement terre à terre comme le prouve ce  passage : « Je suppose qu’un romancier professionnel décrirait ici le paysage océanique les entourant, et le vent, les nuages, les pelouses couvertes de rosée, mais je ne le fais pas pour deux raisons. Premièrement parce qu’Oona et Jerry n’en avaient rien à foutre du paysage ; deuxièmement, parce qu’on y voyait rien, le jour n’étant toujours pas levé. » Ce qui à défaut de rajouter de la poésie, rajoute de l’humour, et finalement allège même un peu ce roman assez sombre.

Car oui ce livre est très sombre. Derrière les apparences, alors que Oona O’neil, Chaplin, Salinger, font partie d’un monde de paillette, de talent et de reconnaissance, ce roman reste malgré tout assez pesant dans l’ensemble. La seconde guerre mondiale et l’horreur du terrain que Salinger a vécu étant retranscrit dedans, l’abandon de Oona par son père aussi, ainsi que le rejet de Chaplin par les Etats-Unis, font que l'ambiance n'est pas à la fête, même s'il y a parfois un côté léger, un côté fabuleux, vu qu'on rencontre Truman Capote ou encore Ernest Hemingway.

Cependant ce n'est pas suffisant, pour effacer cet effet obscur qui est vraiment appuyé par le fait que Beigbeder a clairement fait ressortir le côté sombre des personnages. Salinger est très sévère avec lui-même à propos de la guerre, il est désespéré de cet amour sans retour pour Onna, et il a en plus pour elle une espèce d’obsession étrange qui l’apaise surtout lors de la guerre. Oona est de son côté quelqu’un de très sombre, déprimée, elle a un côté enfant perdu, qui plaît d’ailleurs beaucoup à l’auteur. Quant à Chaplin, même si Beigbeder s’attarde bien moins sur lui, on se doute que le rejet des Etats-Unis l’a sûrement affecté.

Mais malgré tout ça, ce roman empreint de désespoir mais aussi d’amour, reste agréable à lire. Frédéric Beigbeder a vraiment bien écrit cette histoire, il a vraiment bien su la romancer tout en lui donnant un côté véridique, en décrivant à la perfection l’amour fou, l’amour calme, les ténèbres, la nostalgie qui pince le cœur.

Je recommande vivement ce livre, qui change du Beigbeder extravagant et expansif habituel.

Je remercie les éditions Grasset.

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19 septembre 2014

"J'aurai dû apporter des fleurs" d'Alma Brami

"J'aurai dû apporter des fleurs" d'Alma Brami

alma brami

Résumé :

«N'apporte rien, Gérault, on a tout !» Toujours cette générosité qui écrase. Ben tiens, c'est vrai, qu'est-ce que je pourrais bien leur apporter, moi, dans leur foyer parfait ! Une pauvre bouteille de pinard ? Qui sera bu le nez bouché avant d'entamer les grands crus de leur cave à vin personnelle. Des fleurs ? Qui se retrouveront dans l'évier, humiliées par tous les bouquets qui, eux, auront eu le privilège de trôner dans des vases. Mieux vaut des mains vides et l'honneur sauf, qu'un «oh, mais fallait pas» qui accable. Fallait pas, vraiment pas, tu nous déranges avec ton cadeau minable, remporte-le. Je viendrai avec rien. Rien et mon manteau et malgré tout, peut-être qu'ils auront droit à mon sourire, peut-être, si je suis grand seigneur. Gérault tente d'offrir une image idéale de lui-même, mais quand on est seul, au chômage à cinquante ans, ce n'est pas chose facile. Homme empêché, il s'interdit de dire ce qu'il pense et retient en lui sa colère, sa violence. Sa voix intérieure prendra-t-elle peu à peu le dessus ? Ironique et tendre, Alma Brami révèle un personnage lucide, terriblement humain, reflet des travers de notre société tout entière.

Mon avis :

Ce n’est pas un livre qui rend très bavard, du coup ça va être un peu difficile pour moi de vous faire un avis  même si j’ai beaucoup apprécié ce roman.

Alors je préviens de suite ce n’est pas un coup de cœur pour autant parce que faut bien dire que c’est un peu répétitif, mais comme c’est terriblement humain et vrai, c’est un livre qui se lit très bien malgré sa simplicité, voire même sa banalité. Parce que oui voilà, ce livre est banal ; puisqu’il raconte juste la vie d’un mec mangé par la vie, sa famille (sa mère plus précisément), ses peurs, ses doutes, ses lâchetés…. Enfin bref, rien de très nouveau et de folichon comme vous le voyez.

Néanmoins au-delà de ça, et c’est la première chose qui m’a plu dans ce livre, c’est que le personnage Mr. Gérault est très sarcastique. Mais pas moqueur pour être moqueur, mais plutôt moqueur pour montrer son dégoût de la médiocrité du quotidien, de la normalité, alors que chose étrange, d’un côté il n’aspire qu’à ça.

Personnage un peu girouette, et même si parfois ses envies et ses attentes me restaient incomprises, j’ai apprécié suivre cet individu terriblement humain fait de paradoxe, de colère, de dégoût, d’envie… pour voir son évolution dans le temps et la finalité qu’il donnera à cette histoire, car cette dernière n’est pas vraiment prévisible. Et d'ailleurs la finalité est sûrement ce qui a de meilleure dans ce livre.

Alors j’avoue, sur le coup je l’ai trouvé un peu rapide. Mais après coup je m’aperçois que cette fin violente, ce changement de position brutal, se révèle parfait. Ça claque comme une porte que l’on ferme d’un geste décisif. La promesse au personnage d’une vie meilleure…

Maintenant beaucoup pourront penser que c’est peut-être un peu salaud de la part de l’auteure de critiquer cette situation via son personnage, car vu de l’autre on possède tous des défauts de la société - et beaucoup pourraient se sentir viser -, mais personnellement je ne l’ai pas mal pris, et c’est vrai qu’on ne peut pas non plus nier qu’il existe des quotidiens tristes à mourir, qui finalement n’appellent pas autre chose que la moquerie. Le seul petit hic à ce roman finalement, c’est qu’Alma Brami bascule un peu beaucoup dans les clichés pour faire ressortir ces traits, mais l’écriture tantôt imagée tantôt drôle arrive à atténuer ce côté.

En résumé ce livre possède d’innombrables atouts ; un personnage terriblement humain agréable à suivre, une écriture fluide et agréable, un ton « tragi-comique »... Heureusement cependant qu’il ne soit pas plus long car on tournerait vite en rond.

D'autres avis sur lecteurs.com

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17 septembre 2014

"La langue des oiseaux" de Claudie Hunzinger

"La langue des oiseaux" de Claudie Hunzinger

la langue des oiseaux

Résumé :

« La nuit où j’ai rencontré Kat-Epadô, j’étais seule dans une baraque isolée, porte fermée à double tour. Autour de moi, la tempête. À perte de vue, des forêts. »
 ZsaZsa, une romancière, quitte Paris pour aller dans les montagnes étudier la langue des oiseaux. Elle n’imaginait pas que le soir même, allumant l’écran, elle allait rencontrer une étrange Japonaise dont l’écriture la fascine aussitôt par son charme maladroit. Un jour, celle-ci débarque. Elle a peur. Pourquoi ces deux jeunes femmes vont-elles fuir ensemble à travers les forêts ? De nuit ? Qu’est-ce qui les lie ? Qui les poursuit ?

Mon avis :

Je ressors de ce livre avec un sentiment indéfinissable. Ce n’est pas un mauvais livre, mais il n’est pas non plus inoubliable. L’histoire est, ma foi assez bizarre. Très bizarre même, mais pas désagréable du tout. L’écriture est fluide et cache quelques belles phrases.

Mais à côté de ça, la manière dont a été tournée l’histoire me dérange un peu.
Alors déjà je trouve que c’est un peu long à se mettre en place, disons que l’auteure prend son temps pour décrire la japonaise qui est le centre de l’histoire et responsable de cette mystérieuse fuite dans la forêt.
Ensuite un autre petit problème, c’est qu’en plus d’être ouverte, la fin paraît un peu trop rapide comme bâclée. Alors bien que bizarrement avec le recul cela me parait faire sens, vu que ça colle à l’ambiance générale du livre, le point d’interrogation restant vraiment la marque de ce livre, j’avoue que sur le coup je l'ai trouvé un peu frustrante, car voilà on ne sait rien de concret et ça fait peu une aventure sans la faire.

Pourtant malgré ces premières impressions pas vraiment positives, ça reste une agréable lecture, car comme ZsaZsa (la romancière retirée dans les bois), je ne savais pas trop où j’allais, ce qui se cachait, ce qui allait arriver. J’étais complètement dans la brume, tout comme cette romancière. Et ça c’est vrai que peu de roman de ma connaissance peuvent se vanter de faire vivre en même temps au lecteur les sentiments d’un personnage. Il y a des livres où on sait comment ça va finir ou au moins on sait à peu près à quoi s’attendre, et il y a les autres où on ne peut vraiment pas tirer de plan.

Alors je vous ai parlé de cette ambiance vaporeuse et incertaine qui entoure le lecteur et ce livre, mais une autre ambiance mérite d’être aussi soulignée c’est ce goût de la poésie qui ressort dans ces pages. Alors pour Kat-Epadô cette poésie se retrouve dans l’écriture des annonces sur Ebay, mais en ce qui concerne ZsaZsa c’est un peu plus « subtile », car elle se retrouve plus dans sa retraite, ce quasi dénuement qu’elle vit au quotidien dans la petite baraque de la forêt. Dans cette vie toute simple qu’elle a choisie pour un an, où là elle va se balader, découvrir la vie d’une forêt –et aussi d’une vielle dame- et réentendre au détour d’un arbre un chant d’oiseau. Ce livre joue beaucoup sur les impressions et ça c’est quand même un bon point. Ca a un côté authentique pas désagréable, d’ailleurs ça colle bien avec la fascination du personnage pour l’Extrême-Orient asiatique.

En résumé, malgré une certaine lenteur et une fin un peu frustrante, c’est un livre que je recommande pour sa poésie, son ambiance particulière et son inaccessibilité.

Je remercie en passant les éditions Grasset.

13 septembre 2014

"Les tribulations du derniers Siljimassi" de Fouad Laroui

"Les tribulations du derniers Siljimassi" de Fouad Laroui

les tribulations du dernier siljimassi

Résumé :

Adam Sijilmassi revenait d'Asie où il avait négocié brillamment la vente de produits chimiques marocains. Alors qu'il survolait la mer d'Andaman, il se posa soudain une question dérangeante : " Que fais-je ici ? " Pourquoi était-il transporté dans les airs, à des vitesses hallucinantes, alors que son père et son grand-père, qui avaient passé leur vie dans les plaines des Doukkala, n'avaient jamais dépassé la vitesse d'un cheval au galop ? Ce fut une illumination. Il décida de renoncer à cette vie qui ne lui ressemblait pas, se résolut à ne plus jamais mettre les pieds dans un avion et à changer totalement de mode de vie. Funeste décision ! Arrivé à l'aéroport de Casablanca, il entreprit de rejoindre la ville à pied, ce qui lui valut de rentrer chez lui encadré par deux gendarmes. Dès que sa femme comprit ce qu'il voulait faire, elle retourna vivre chez sa mère, en emportant le chat. À peine avait-il donné sa démission que son employeur le mettait à la porte de son appartement de fonction. Qu'importe, il ne céderait pas. Il se débarrasserait de cette défroque d'ingénieur, nourri au lait du lycée français de Casablanca. Il viderait sa tête de tout ce fatras de fragments de littérature française qui lui compliquait la vie. Il redeviendrait le Marocain authentique qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être. Il partit (à pied...) vers son village natal. Fatale décision ! Certes, il redécouvrit la bibliothèque de son grand-père et dévora la littérature et la philosophie qu'avaient produites quelques génies au temps béni de l'Andalousie arabe. Mais, dans son village, personne ne comprenait pourquoi un ingénieur de Casablanca venait s'enfermer dans la maison délabrée de sa famille. Était-il un fou ? Ou un perturbateur ? Un prophète ? Fallait-il l'abattre ou le vénérer ? Dans son style inimitable, Fouad Laroui nous entraîne à la suite de son héros dans une aventure échevelée et picaresque où se dessine en arrière-plan une des grandes interrogations de notre temps : qui saura détruire le mur que des forces obscures sont en train d'ériger entre l'Orient et l'Occident ?

Mon avis :

Je n'ai jamais lu cet auteur, et pour une première c'est ma foi une réussite. Bon ce n'est pas un coup de cœur, car j'ai trouvé quelques longueurs, notamment sur la fin avec les discussions entre notre héros et son cousin. Mais malgré ça j'ai passé un bon moment de lecture, car je suis allée de surprise en surprise.
Tout d'abord sur le ton du livre. Alors au début ça a l'air un peu loufoque, le ton est à la plaisanterie, et je dois dire que je ne m'attendais pas à quelque chose de vraiment sérieux malgré le côté existentiel qui taraude notre héros. Grosse erreur ! Car au fur et à mesure que j'ai avancé dans ces pages, je me suis vite rendue compte que l'auteur dirigeait le lecteur dans quelque chose de plus grave. Qui finalement laisse présager autre chose qu'un roman qui raconte de simple fait juste pour le plaisir d'en raconter.
Alors bien sûr l'auteur va inventer toute une intrigue un peu invraisemblable basée sur la chance des Sijilmassi pour exprimer ses idées. Mais cette intrigue, même si elle est capillotractée, encore qu'elle apporte du sens à l'histoire, m'a quand même conduite à quelque chose d'intense ; car déjà j'ai apprécié découvrir certains philosophes (même si je prends certaines infos avec des pincettes), et ensuite j'ai surtout énormément aimé ce que l'auteur faisait ressentir à son personnage dans ces moments d'errements philosophiques. Et ce même si Adam m'a un peu énervée au début par son côté « rejet des philosophes occidentaux », mais comme il n'est pas mauvais bougre et comme il est sensé heureusement ça n'a pas
durée.


En effet et bien que ça soit l'auteur qui s'exprime à travers Adam, j'ai ressenti tout le regret d'Adam sur le fait que les arabes musulmans soient aujourd'hui énormément arriérés, et ne puissent pas se défaire d'une religion qui en fait des moutons et des humains dominés. Alors que dans un passé assez lointain on pouvait plus ou moins les prendre au sérieux. (Bien que tous les philosophes de cette périodes ne fussent pas arabes et musulmans, mais bref faisons au plus simple.) Et ce côté-là donc, et LE côté qui m'a le plus plu, car ça peut s'adresser à d'autres religions, mais aussi parce que je n'ai pu qu'être d'accord avec lui sur les pensées qu'il avait. Toutes, je ne sais plus, mais une bonne partie en tout cas.


Niveau écriture maintenant, je n'ai pas grand-chose à dire, c'est très facile d'accès avec une pointe d'humour pas désagréable du tout, mais à cela il y a quand même un bémol. Il y a trop de citation. Alors j'aime beaucoup les citations, j'adore les citations même ! Mais le fait qu'Adam s'en raconte constamment agace. Ca le rend beaucoup moins réel. Mais bon à part ça et les quelques longueurs rien à dire. A part peut-être sur la fin qui m'a laissée mi-figue mi-raisin, elle était bien partie mais elle ne se finit pas très bien. du coup faut bien dire que c'est un peu rageant, même si cette scène est très riche. Les hommes qui détruisent toutes sources de Lumière (ou qui essayent de l'attirer à soi) par intérêt, par haine, par peur, c'est toujours triste faut bien le dire.


En résumé c'est une lecture très riche que je conseille.

D'autres avis sur Lecteurs.com

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12 septembre 2014

Bilan août

 

Bonjour à tous !

Voici l'heure du bilan ! (avec beaucoup de retard^^)

 

En photo pour les derniers : 

 

P12-09-14_14

 

 

Les pourquoi de l'histoire de Stéphane Bern

Le lac né en une nuit de Minh Tran Huy

L'alchimiste de Paulo Coelho (Mais pas la peine de le lire car je le connais déjà. Je l'ai racheté juste pour cette édition)

14 - 14 de P. Beorne & S. Edgar (Ce n'est absolument pas mon genre de lecture (trop jeune), mais là j'ai envie de tenter vu le sujet. Par contre si ça ne me plaît pas j'arrête de vouloir tenter les lectures jeunesses.)

Par contre il manque Jacob, Jacob de Valérie Zenatti que j'ai commandé mais pas encore reçu. :(

Puis derrière c'est le thé Guimet du Palais des thés que j'ai reçu hier et qui est très bon.^^

 

Livres lus en août (petit mois à cause des révisions et d'une lecture que j'ai détesté)

Faux nègres de Thierry Beinstingel (la lecture que j'ai détesté, je suis restée 15 jours dessus et je n'ai même pas fini)

Le dernier Siljimassi de Fouad Laroui

Histoire de la Belgique pour tous (BD) de H. Seele & Kamagura

Oeuvres amoureuses de Napoléon à Joséphine de Napoléon

 

Livres acheter depuis juillet :

L'été des noyés de John Burnside

Les 4 filles du docteur Marche (collection BNF) de Louise May Alcott

Le peintre d'éventail d'Hubbert Haddad

La route sombre de Jian Ma

Dans la barque de Dieu de Ekuni Kaori

Prince d'Orchestre de Metin Arditi

Datura de François Bellec

L'ensorcelée de Jules Berbey d'Aurevilly (collection BNF)

Mémoires du diable de Frédéric Soulié (collection BNF, mais illisible tellement c'est écrit petit petit)

A l'origine notre père obscure de Kaourta Harchi

Les augustins de Mélissa Godet (gagné sur Vendredi lecture)

(Et ça ce n'est que les achats, je n'ai pas parlé des SP *gloups* ^^)

 

Enfin, quand je vois que je fais autant d'achat, je me dis que je suis légèrement barge.

triste

Toi merde.

Mais pour cette fin d'année j'ai décidé d'être sage. :) (Enfin je vais essayer, j'ai écrit petit pour pas que madame conscience le voit.)

nuageconcon6

Bonne lecture à tous et bon mois de septembre !

Et n'oubliez pas d'aimer à la passion, à la folie, ma page FB ^^

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10 septembre 2014

"Histoire de la Belgique pour tous" deHerrseele & Kamagurka

"Histoire de la Belgique pour tous" deHerrseele & Kamagurka

histoire de la belgique BD

Résumé :

La Belgique a inventé la bourse et le capitalisme ! La peinture à l'huile et le cricket ! L'automobile et l'ampoule à incandescence ! L'indice de masse corporelle ! La sonnette et la dynamo ! Le tramway ! La bakélite et la cassette audio ! Et même ... la galette de riz soufflé et le world wide web ! ... Il était donc plus que temps de consacrer à l'histoire de cette terre d'exception un ouvrage à la fois rigoureux et accessible.

Le plus grand héros de bande dessinée du monde est belge. Il s'appelle Cowboy Henk. L'écrivain et humoriste Arnon Grunberg l'a affirmé : "Cowboy Henk, c'est mieux que Tintin : il nous fait revivre l'époque coloniale". Aujourd'hui, à travers le destin de la Belgique, c'est une nourriture universelle que Cowboy Henk nous offre en partage.

Lorsqu'il a créé la vie, le Très haut avait déjà prévu de placer la destinée de Cowboy Henk entre les mains de Kamagurka et Herr Seele. Kamagurka est un des maîtres modernes de l'absurde et Herr Seele a été salué comme "un grand styliste" par son éminent paire, Willem. De plus, il était écrit depuis l'origine qu'en 2014, dans le cadre du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, Cowboy Henk et ses pères seraient inscrits au patrimoine mondial de l'humanité.

La lecture de ce livre augmente d'environ 97% vos chances de survie à la disparition éventuelle de la Belgique.

Mon avis :

Bourré d'anachronisme qui lui donne son côté décalé, c'est une BD sympathique à lire.

Bien que je ne connaisse pas tant que ça l'histoire de la Belgique ça a été un plaisir de la lire, mais aussi de la découvrir finalement. En effet, bien que la couverture laisse deviner le ton de cette BD, et bien que tout soit tourné en dérision, il y a quand même un côté sérieux à ces pages.
Bien que j'avoue que ce n'est pas à ce côté-là auquel j'ai adhéré en premier, puisque l'humour décalé et totalement déplacé m'a en premier plu.
Bon par contre ce n'est pas une BD que je conseille aux petits, c'est par moment trop adulte pour eux, par exemple l'inquisition transformé en club SM.

En résumé c’est une sympathique BD que je conseille même si on n'est pas belge.

Je remercie en passant Babelio et les éditions FRMK.

 

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09 septembre 2014

"Big brother" de Lionel Shriver

"Big brother" de Lionel Shriver

big brother roman

Résumé :

Le grand retour de Lionel Shriver pour son meilleur livre depuis Il faut qu'on parle de Kevin. Où l'on retrouve tout son esprit de provocation et son humour au vitriol, ainsi qu'une bonne dose d'émotion, pour parler de la famille, du mariage, mais aussi, et surtout, de l'obésité et du rapport complexe et quasi-obsessionnel que nous entretenons avec la nourriture. En Iowa, de nos jours. Femme d'affaires en pleine réussite, mariée à Fletcher, un artiste ébéniste, belle-mère de deux ados, Pandora n'a pas vu son frère Edison depuis quatre ans quand elle accepte de l'héberger. A son arrivée à l'aéroport, c'est le choc : Pandora avait quitté un jeune prodige du jazz, séduisant et hâbleur, elle trouve un homme obèse, obligé de se déplacer en fauteuil, négligé, capricieux et compulsif. Que s'est-il passé ? Comment Edison a-t-il pu se laisser aller à ce point ? Pandora a-t-elle une responsabilité ? Entre le très psychorigide Fletcher et le très jouisseur Edison, la tension ne tarde pas à monter, et c'est Pandora qui va en faire les frais. Jusqu'à se retrouver face au pire des dilemmes : choisir entre son époux et son frère. Qui choisira-t-elle ? Pourra-t-elle sortir son frère de la spirale dans laquelle il s'est enfermé ? Edison le veut-il seulement ? Peut-on sauver malgré eux ceux qu'on aime ?

Mon avis :

Je ne garde pas un bon souvenir de Lionel ShriverDouble faute et La double vie d’Irina ne m’avaient pas tant emballée – d’ailleurs j’ai toujours dans ma PAL Il faut qu’on parle de Kevin. Bref. Tout ça pour dire que je me suis lancée dans ce livre sans être très motivée à le lire, et en fait malgré quelques défauts il se trouve que j’ai plutôt vraiment apprécié cette lecture.

Alors le sujet au premier abord ne fait partie de ces sujets passionnants, le rapport à la nourriture restant quelque chose de vaste il est difficile d’en faire un sujet qui parle au lecteur, de plus comme je ne plains pas les gros (surtout que j’en éprouve une certaine répulsion) c’était dans mon cas assez difficile de me faire apprécier cette lecture, mais voilà Lionel Shriver est quand même arrivée à me la faire aimer car elle a super bien manié son sujet ; puisqu'elle a fait le rapport entre la nourriture et l’homme vue sous une bonne partie des problèmes existants ; la dépression, le contrôle, le manque, la légèreté aussi, la jalousie, etc, etc…

Néanmoins ceci a vite rencontré des limites, car il se trouve que j’ai eu beaucoup de mal à m’émouvoir sur les personnages et leur rapport à leur nourriture. La cause étant que nombre des protagonistes sont justes extrêmement insupportables ; entre le frère qui se plaint tout le temps, qui se vante, qui se cherche des excuses, qui est égoïste, et le mari qui critique constamment avec une tendance égocentrique, ce n’était juste pas possible pour moi. Alors certes cela était nécessaire à l’histoire, et d’autres personnages n’auraient probablement pas fait l’affaire, mais cumuler des personnages insupportables avec les très nombreuses longueurs et digressions ça fait beaucoup à supporter. Car voilà l’autre souci de ce livre, c’est qu’il est très lent, très long (surtout sur la fin) et parfois un peu répétitif. (Et même parfois un peu délirant).

Bon malgré tout ce livre possède d'autres atouts, déjà il ne s’arrête pas seulement sur l’obésité, l’auteure va parfois glisser vers d’autres sujets comme les chimères qu’entretiennent les adolescents, et le danger de les leur laisser mais aussi de leur enlever. De plus la fin est assez étonnante, et si sur le coup je me suis sentie flouée je me dis avec le recul que cette fin est finalement tout aussi bien, car peut-être qu’à travers cette dernière l’auteure exprimait le regret de n’avoir rien fait ou pas le nécessaire pour son vrai frère mort d’une obésité morbide. (Ou peut-être pas ?) Ce qui quoi qu'il en soit donne une dimension supplémentaire et réelle au roman.

Et enfin le dernier bon atout qui fait que je conseille ce livre, c’est que l’auteure a une approche du leurre, de la répugnance, de la pitié, de la fuite, etc, etc… assez marquante et pour ça je pense vraiment qu’il faut lire ce livre. Car elle montre vraiment jusqu’à qu’elle point l’être humain peut se raconter des histoires pour ne pas voir la réalité ou pour l'accepter.

En résumé même si ce livre ne réveil pas une indulgence en moi pour les obèses, ça a été une bonne approche de ce monde malgré tout. Et c’est une lecture de cette rentrée littéraire que je recommande vivement.

Je remercie les éditions Belfond et Babelio pour cette lecture.

 

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06 septembre 2014

Oeuvres amoureuses de Napoléon d'après ses lettres d'amour à Joséphine

Oeuvres amoureuses de Napoléon d'après ses lettres d'amour à Joséphine

Oeuvres amoureuses de Napoléon d'après ses lettres d'amour à Joséphine

Résumé :

Cet ouvrage très complet contient non seulement les lettres de Napoléon à Joséphine, de Joséphine à sa fille, mais aussi une étude introductive ainsi qu’un avant propos et une notice sur l’impératrice permettant d’aborder ces écrits épistolaires de manière littéraire, historique et psychologique.

Ainsi,  Napoléon se fait tour à tour, ami, amant, mari à travers plus de 250 lettres adressées à Joséphine. Cette correspondance s’étend sur 17 ans, entre 1796 et 1813, et montre comment  l’évolution des campagnes de Napoléon se confonde à la relation, tantôt ardente, tantôt troublé,  qu’il tient avec l’impératrice. Image d’un empereur dont les mots intimes peuvent être lus de manières universelles et image de mots d’une mère à sa fille dont la lecture est équivalente.


Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

Mon avis :

Ces lettres de Napoléon à Joséphine, - et même plus car ce livre possède des lettres de Joséphine à ses enfants -, sont une autre façon non désagréable d’appréhender Napoléon, de découvrir l’homme derrière l’empereur - encore que l’empereur n’est jamais très loin. C’est aussi une autre façon de voir l’évolution des sentiments entre ces deux personnages, puisqu’au début de ce livre on a plutôt à faire à une Joséphine quasiment indifférente à son mari, alors que sur la fin non.

Mais avant tout ceux-ci, ce qu'il faut avant tout remarquer, c'est que ces lettres reflètent assez bien la personnalité de Napoléon. Une personnalité qui aime donner des ordres même pour forcer à être heureux, mais une personnalité qui pousse aussi à lutter contre la mélancolie, la tristesse… Quand on lit ces lettres on remarque vraiment que cet homme était une personne active, qui devait toujours aller de l’avant, ce que toutes ses guerres ont permis de voir certes, mais dans la vie privée je ne l’aurai pas imaginé ainsi.

Autre chose assez marquante dans ces pages, -et j’avoue que c’est même drôle à lire-, c’est cette tendance de Napoléon à jouer le petit Caliméro. A jouer les martyres de l’amour. Comme je l’ai glissé rapidement en début de l’avis, au début de ce livre Joséphine ressent une certaine indifférence envers son époux, et on le remarque en lisant les lettres de Bonaparte adressées à cette dernière. Et ben dans ces lettres-là on voit donc Napoléon, l’homme de guerre, se transformer en poète en mal d’amour qui ne cesse d'accuser sa femme d’indifférente sans cœur, mais qui curieusement accepte de sacrifier son amour, son bonheur, pour qu’elle, Joséphine, soit heureuse. Ce qui donne un côté tragique assez drôle, je trouve. Mais bien que ceci m’ait fait rire, le plus marquant c’est que ces lettres sont quand même à doubles sens, à travers ses divagation de "martyre", c’est aussi des reproches qu’il lui fait. Mais il a une drôle de façon de les faire.

Bon par contre, le seul bémol de ce livre, c’est qu’il est parfois un peu répétitif et lassant à lire. En effet Napoléon avait une tendance à écrire beaucoup et souvent pour ne rien dire de plus que la dernière lettre qui été datée de deux jours en arrière. Les timbres ne devaient pas lui coûter chers. ^^

En résumé c'était une lecture agréable.

Je remercie en passant Hachette BNF et Myboox pour ce partenariat. En passant merci Myboox de m'avoir fait découvrir ces rééditions, j'en ai déjà acheté 3 !

Posté par Florell à 09:37 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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