Flûte de Paon / Livre-sse livresque

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26 décembre 2014

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

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Résumé :

La première de la Septième Symphonie de Chostakovitch eut lieu à Leningrad le 9 août 1942, au 335e jour d'un siège qui tua plus de 1 800 000 personnes. Aucun concert n'a jamais égalé celui-ci. Les Allemands avaient commencé le blocus de la ville près d'un an auparavant. Les combats, le froid et surtout la faim avaient déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes. Les musiciens - recrutés jusque dans les bataillons et les fanfares militaires, car seuls vingt des cent membres initiaux de l'orchestre avaient survécu - étaient si affamés qu'on craignait qu'ils ne puissent jouer l'oeuvre jusqu'au bout. En ces jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, cette musique et l'attitude de défi qu'elle inspirait furent pour le monde entier un rayon de lumière.
Entretissant l'histoire de Chostakovitch et de bien d'autres dans le contexte du maelström des purges staliniennes et de l'invasion de la Russie par les Nazis, Le Concert héroïque est le récit magistral et émouvant de l'un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale, et sans doute le plus émouvant de l'histoire de la musique.

Traduit de l'anglais par Thierry Piélat

Mon avis :

Bien que les passages (très grands et très réguliers) sur les actions militaires ne m’aient pas toujours passionnée malgré leur utilité, dans l’ensemble ce livre a été pour moi intéressant à lire. J’ai découvert beaucoup, je suis restée horrifier souvent.

Certes je sais que la vie sous un siège n’est pas facile, mais n’ayant jamais vraiment abordé ce sujet précédemment ça restait une image lointaine. Du coup, là, le fait de lire un livre essentiellement sur ce sujet, qui montre cette vie de siège dans son horreur quotidienne, ça ne fait pas le même effet faut bien le dire... (surtout que l'auteur a été très pointu dans ce domaine)

D’une image lointaine, je suis passée à une réalité plus terrible. L'auteur décrivant avec réalisme, la mort, la faim, le froid, les purges staliniennes, le rationnement, les bombardements… Néanmoins chose étonnante là-dedans, c'est qu'au milieux de ce chaos les habitants arrivaient à se trouver des moments hors du monde, en allant par exemple à des concerts ou à des représentations théâtrales. D'ailleurs ce dernier point a été une image forte pour moi (tout comme son opposé), car j'ai trouvé que c’était quand même mettre beaucoup de passion et d’ardeur pour ne pas mourir.

 

Maintenant, et même si l’auteur développe énormément le siège de Leningrad, faut savoir que ce livre comporte une autre zone de recherche qui m'a surprise tout autant que le siège, voire même plus, qui est : Chotaskovitch

Alors je ne connaissais pas ce compositeur, ni l’histoire de la septième symphonie avant d’ouvrir ce livre, du coup j’avoue que j’ai énormément apprécié découvrir en plus du siège, la vie et l’œuvre de cet homme. L’un n’allant pas sans l’autre, puisqu’il faut connaître sa vie pour comprendre son œuvre.

Néanmoins à côté de cela, ce que j’ai surtout retenu de cette partie de l’histoire, c’est d’une, l’importance de la musique dans la guerre, et de deux, le fait que la musique parle. Alors si pour le premier point je ne suis pas étonnée, pour le second, je le suis un peu plus par contre.

En effet, j’avoue qu’avant de lire ce livre je n’aurai jamais imaginé qu’on puisse voir dans des notes de musique, la description si précise d’une épreuve ou d’une idéologie politique. Bien sûr je me doute que comme un peintre ou un écrivain, un musicien n’écrit pas sans son cœur, mais de là à donner une idéologie ou des sentiments précis à quelque chose de très abstrait (en tout cas pour moi)… Il y a un pas à franchir que je n’aurais pas fait.

Alors bien sûr les descriptions d’une œuvre sont à double sens ; certain voit dans la septième symphonie un hymne à la nation, d’autre par contre y voit un rejet du système soviétique. Mais il n’empêche que ce livre, m’a ouvert à la compréhension de la musique, - même si je ne vais pas devenir fan de musique classique pour autant.

 

Cela dit comme je le disais au début de cet avis, il y a trop de passages militaires (et même d'autres) qui saoulent un peu à la lecture de ce livre, du coup, c'est vrai que ce bouquin peut se montrer parfois un peu fastidieux à lire, au point qu'il en devient difficile de rester concentrer dessus. Bien sûr c'est intéressant de voir que les soldats n'étaient que de la chaire à canon, une armée de volontaire et non de métier qu'on a envoyé au casse-pipe sans trop de sentiment. Bien sûr que c'est intéressant de voir comment la population survivait, mais parfois c'était un peu trop développé - ou pas assez intéressant pour moi (?). Et c'est là, la seule chose que je reproche à ce livre, à part ça il était très très intéressant.

Au final c'était une lecture terrible mais très enrichissante.

Merci aux éditions JC Lattès.


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