Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

30 avril 2015

Bilan avril 2015

 

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- Tiens ! Tu es revenue toi ?!

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- Pas vraiment. Moi qui pensais que tu avais mangé des champignons vénéneux. Fausse joie.

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- Moi aussi je m'aime.

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Pour en venir au bilan maintenant (c'est un peu le but de ce message), dans l'ensemble il n'a pas été trop mauvais malgré le fait que que je n'ai pas beaucoup lu - ça ne fait qu'un peu plus d'un mois que ma chatte est morte et je pense encore tous les jours à elle -, et malgré le fait qu'elles n'ont pas toujours été fabuleuses.

Livres lus :

1- Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde de Collectif (Avis très bientôt.)

2- Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés d'Arto Paasilinna (Avis demain.)

3- Vers l'aube de Dominic Cooper

4- Beijing coma de Ma Jian (Gros pavé de presque 900 pages, bien mais trop de longueur.)

5- Père Castor raconte ses contes du printemps de Collectif (Jeunesse)

6- Baguettes chinoises de Xinran (Excellent bouquin que je recommande.)

7- Un mariage en héritage de Ayelet Waldman

8- Voir des baleines de Javier de Isusi (BD)

Livres achetés :

AUCUN ! Alors j'avais bien prévu d'acheter le tome 16 du Donjon de Naheulbeuk mais je ne l'ai pas trouvé chez mon libraire, du coup ben pas d'achat ce mois-ci, mais en avril je pense qu'il y en aura un ou deux, dont cette BD. Après j'ai bien eu des partes ou des SP, mais ça ne compte pas en achat. :P

 

Bon mois de mai, mois du muguet.
Bonne lecture.

 

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Posté par Florell à 13:48 - Bilan - Commentaires [0] - Permalien [#]
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29 avril 2015

"Vers l'aube" de Dominic Cooper

"Vers l'aube" de Dominic Cooper

vers l'aube

Résumé :

Murdo Munro travaille dans les forêts de son île natale sur la côte ouest de l'Ecosse. Il s'est depuis longtemps résigné à sa solitude et à l'hostilité froide de sa femme, lorsque, le jour du mariage de sa fille, devant la perspective du face-à-face conjugal qui l'attend, il décide de brûler sa maison et de disparaître.
Munro marche dans cette forêt qu'il aime, monte dans un bateau et va rejoindre la ferme de sa soeur. Après des semaines vécues dans la crainte d'être rattrapé, il décide de faire face à ses responsabilités.
L'écriture est extraordinaire aussi bien dans l'évocation puissante de la nature que dans le reflet du tourment intérieur qui ronge le personnage. Dominic Cooper écrit un livre magnifique sur l'errance, sur la difficulté d'être soi quand les autres ne vous connaissent pas tel que vous êtes et vous font exister à l'inverse de ce que vous voudriez vivre. Dans ce livre rare et poignant, l'auteur du Coeur de l'hiver confirme son originalité profonde et son talent d'écrivain en prise avec la nature.

Mon avis :

Quand j’ai commencé ce livre j’ai été assez vite épuisée par les innombrables descriptions du paysage que l’auteur étale sur des pages et des pages, mais finalement petit à petit j’ai remarqué qu’il était impossible d’avoir toute la portée de l’histoire sans connaître ces derniers.
En effet, c'est en transposant le chaos intérieur de son personnage sur le paysage que l’auteur va arriver à nous donner toute la portée psychologique du personnage. Ici, les chemins tortueux, les montées, les descentes, les rochers pointus, le ciel tantôt bas tantôt lumineux, les paysages isolés, ne représentent rien d'autre que Murdo Munro. Son errance, sa solitude, sa détresse, sa colère, son espoir, mais aussi son insignifiance dans le vaste monde. Une insignifiance d’ailleurs très appuyée par la fin qui passe inaperçue et n‘empêche pas la marche du monde. Une fin qui rappelle la condition de l’homme.

Mais outre cela, qui est ce qui m'a le plus plu, je dois dire que je n’ai pas grand-chose à raconter sur cette histoire, car d'une part c'est presque banal même si c'est très bien écrit (un homme qui part en quête de soi c'est du déjà vu), et d'autre part ce n’est pas un livre très bavard. L’auteur dit juste ce qu’il faut pour installer son histoire et peint beaucoup à côté.
Alors il y a bien quelques remous dans ce roman, il n'est pas plat et la vie de Murdo n'est pas le seul sujet du livre, mais le reste est tellement fugace que j'avoue ne pas trop y avoir prêté attention. Pour tout dire, je me suis plus attardée sur le cheminement intellectuel du personnage que sur le reste.

En fait, après coup, ce livre me fait penser à ces films artistiques (que je qualifie "d'intellos" mais comme je déteste le cinéma je ne sais pas quel nom ça porte) qui ont peu de dialogue, mais qui mise sur l’image, sur les scènes, sur l’ambiance, pour s'exprimer. Qui mise sur le silence pour parler.

Enfin bref, ce n'est pas le livre du siècle, il peut être parfois un peu long, mais il se lit bien.

Posté par Florell à 14:29 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
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