Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

31 juillet 2015

"Le petit Napoléon illustré" de Pierre Etaix & Jean-Claude Carrière

"Le petit Napoléon illustré" de Pierre Etaix & Jean-Claude Carrière

le petit napoléon illustré

Résumé :

À l'occasion du bicentenaire des Cent-Jours et de la défaite de Waterloo, Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière racontent en dessins un Napoléon intime, avec impertinence, drôlerie et finesse.

Le livre
Empereur de 1804 à 1815, Napoléon a légué à la France l'Arc de triomphe, le code civil, le baccalauréat, Napoléon III et la betterave à sucre. Ce n'est certes pas rien. Mais qui était vraiment l'homme sous le bicorne ? Un despote solitaire, un grand romantique ou un facétieux petit plaisantin ?
Cette histoire en images iconoclaste lève le voile sur un Napoléon intime, à la vie sentimentale fort agitée, et répond entre autres à la question que tous les Français, petits et grands, se posent : mais pourquoi diable glissait-il la main sous sa redingote ?...
Délicieusement impertinent, Le Petit Napoléon illustré est un sommet de drôlerie spirituelle et d'humour «à double détente» (on sourit, puis l'on re-sourit). À l'instar des plus grands cartoonistes (on pense à Thurber, Steinberg, Chaval...), la désarmante simplicité du dessin de Pierre Étaix, d'une rigueur savoureuse, fait mouche à tous les coups.
Paru à l'origine en 1963, ce «roman graphique» avant l'heure, pétillant d'esprit, d'humour et de finesse, n'avait jamais été réédité.

Mon avis :

Ce livre est surprenant par la rapidité à laquelle il se lit. Si vous voulez mon avis il est même trop court et trop rapide ! Honnêtement, je ne voulais pas quitter si vite, surtout que nous nous connaissons que depuis cinq minutes à peine, ce portrait de Napoléon tout en humour et dessin.
Qu’elle drôle de manière d'ailleurs de décrire Napoléon comme cela. Il fallait avoir l’idée de mettre certains mots avec certaines images. D’ailleurs le dessin du code civil n’était pas mal, car c’est bien ce qu’on en fait aujourd’hui… des cocottes en papier.

Cela étant ce portrait reste fidèle, et on se délecte de découvrir la mégalomanie de cet empereur, son caractère peu facile et ses recoins sombres, ainsi que son amour pour les femmes de sa vie. Sans oublier bien sûr ses ennuis de santé notamment avec son estomac (là aussi le dessin était bien trouvé !).

Bref, ce fut un livre fort sympathique à lire, mais qui fut hélas trop rapide.

Je remercie les éditions Wombat et Babelio pour ce partenariat.

Un dessin pour le plaisir :)

"On l'a dit peu mondain, comédien, imprévisible, et...

napoléon

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24 juillet 2015

"Enfants de dictateurs" de Claude Quétel et Jean Claude Brisard

"Enfants de dictateurs" de Claude Quétel et Jean Claude Brisard

Source: Externe

Résumé :

Qu’ils s’appellent Svetlana, Edda, Carmen, Li Na, Zoia, Jean-Claude ou Bachar... leur point commun est d’avoir été – ou d’être – fils et filles de dictateurs. Acteurs involontaires d'un destin dont ils n’étaient pas maîtres, certains ont dû offrir leur innocence à un régime qui voyait en eux une continuité dynastique. D'autres furent mis en avant pour servir une propagande dogmatique, ou bien dissimulés, exilés, niés pour ne pas faire d'ombre à un père inaccessible. Si certains ont assumé, assument et même revendiquent l'héritage paternel, d'autres n’ont eu de cesse de se cacher ou de rompre de toutes leurs forces avec celui à qui ils doivent la vie. Une fois adultes, ces enfants ont-ils prolongé l'action paternelle ou s'en sont-ils vivement détournés ? C’est ce que nous raconte, avec passion, un collectif d’auteurs, composé d’historiens et de journalistes.

Mon avis :

L’année dernière j’ai lu un livre sur le siège de Stalingrad, et dans ce livre il y avait une photo de Staline avec sa fille Sveltana et Beria. En voyant cette photo je me suis demandé vite fait ce qu’était devenue sa fille (je ne savais pas encore qu’il avait eu d’autres enfants) à sa mort. Le temps a passé je n’y ai plus pensé, jusqu’à la couverture de ce livre qui m’a rappelé mon interrogation d’alors, ce qui par conséquent m’a donné envie de le lire.
Alors en ce qui concerne Sveltana j'ai eu ma réponse, mais au final j'ai en fait eu beaucoup plus que cela, puisque d’une part j’ai découvert la vie des enfants des autres dictateurs (j’ai même été surprise de découvrir que le Shah d’Iran en était un !), et d’autre part j’ai découvert aussi la jeunesse de ces despotes comme celle de Bachar el-Assad (quelle transformation !).

Cela étant ce livre va plus loin encore que le simple fait de brosser un portrait. Il va plus loin que ces quelques lignes qui disent : « Ils sont nés à telle date à tel endroit. » et « Ils sont devenus cela à cause de la mort de ce terrible parent. » Certes il parle de cela, mais il nous raconte aussi les liens qui existaient dans ces familles spéciales. Des liens qui pouvaient être très forts avec tous les enfants ou parfois un seul, ou encore des liens complètement chaotiques, soit parce que le tyran était paranoïaque, soit parce qu’il ne voulait pas se faire doubler, soit parce que les enfants décevaient, etc., etc.
Enfin on sera souvent étonné de ces liens ou même d’une manière plus générale de ces familles, car ce livre va plus loin que son premier sujet, puisqu'on touche aussi une bonne partie de la sphère privée.

Bref. Comme vous l’avez deviné c’est un livre très intéressant à lire car on aborde les dictateurs dans un cadre privé. De plus comme ce sont des courts chapitres c’est d’autant plus intéressant à lire car les auteurs restent sur l’essentiel.
C'est donc un livre que je recommande pour la curiosité et pour mieux cerner la personnalité, voire la politique, de ces personnalités.

Je remercie les éditions Livre de poche pour cette découverte.

 

22 juillet 2015

Bilan de juin 2015 après la mi-juillet...

Bilan de juin 2015 après la mi-juillet... (tout va bien.)

 

Braves gens écoutez cette histoire honteuse, qui prouve que je suis martyrisée par ma conscience.

 

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C'est ça moque toi ! Tu ne sais faire que ça ! 

En attendant, braves gens, ne vous laissez pas avoir par cet air innocent ! Car sachez que sous cet air innocent se cache en fait un véritable monstre. En effet je sors d'une dépression terrible qui a quand même durée plus de 15 jours, car cette dernière n'a cessé de me gourmander depuis début juillet en me traitant de fainéante, de paresseuse et d'autres mots que la morale m'interdit de prononcer ici, car selon elle j'étais à la bourre dans mes billets et notamment sur mon bilan de juin.
Alors qu'en vérité, je vous le dis, ce n'est pas vrai ! Mais ce personnage si sûre d'elle, refusant d'écouter ma plaidoirie, ne m'a pas laissé le temps de lui dire que tout cela était un habile stratagème pour vous surprendre et montrer que je peux être imprévisible.

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Non mais c'est vrai ! Vous voyez ! Le nuage magique ne me croit pas !

 

nuage rigole

...

Bon puisque c'est ça venons-en aux livres.

Livres lus :

1 - Moi Amélie dernière reine du Portugal de Stephane Bern

2- L'affaire Thomas Quick de Hannes Rastam

3- La perle et la coquille de Nadia Hashimi

4- Anthologie maisons hantées de Collectif

5- Les anges maudits de Tourlaville de Yves Jacob

6- Les évaporés de Thomas B. Reverdy

Livres achetés :

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1- Le règne de Louis XIV d'Olivier Chaline

2- L'identité malheureuse d'Alain Finkielkraut

3- Mandrin le voleur d'impôts d'Yves Jacob (Comme j'ai adoré Les anges maudits de Tourlaville, j'ai voulu en tenter un autre de cet auteur. Mon choix s'est donc porté sur ce personnage historique qui m'intrigue beaucoup Mandrin. Dommage cependant qu'il ne soit dispo que d'occasion.)

4- La Macédoine de Philippe II à la conquête romaine de René Ginouvès

5- L'art du haut moyen-âge de Piotr Skubiszewski

Des achats plaisir et pour mes futurs cours. :) Cependant comme vous le remarquez c'est un petit mois d'achat, mais comme mon anniversaire est passé le 20 juillet ce n'est pas plus mal si j'en ai acheté peu en juin, car là ma PAL viens d'en prendre un sacré coup. Surtout que je ne les ai pas encore tous eu smilies (234).gif

 

 

Enfin bref, bilan fini !

Bonne lecture à tous et bonne fin du mois de juillet.

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21 juillet 2015

"Le siècle de Louis XIV" de Collectif sous la direction de Jean-Christian Petitfils

"Le siècle de Louis XIV" de Collectif sous la direction de Jean-Christian Petitfils

le siècle de louis 14

Résumé:

C'est Voltaire qui, en 1751, proposa publiquement l'expression de " Siècle de Louis XIV ", qui depuis lors s'est imposée pour qualifier la période sans doute la plus éclatante de l'histoire de France, de 1643 à 1715. Ce rayonnement n'alla certes pas sans ombres, et le bilan présenté ici ne dissimule pas, à côté des grandeurs du règne, les misères du temps. De plus, loin d'être immobile, ce grand siècle fut une période de maturation et de transformation de la société, sous tous ses aspects. Aussi cet ouvrage traite-t-il tout autant de la personne royale que du mode de gouvernement, de l'économie du royaume et de la religion que de la guerre, de l'entourage du roi que de la politique extérieure et des mouvements populaires, sans oublier les arts et les lettres. Pour dresser ce panorama, à l'occasion du tricentenaire de la mort du Roi-Soleil, Jean-Christian Petitfils, dont le Louis XIV, paru en 1995 et lauréat du Grand Prix de la biographie (histoire) de l'Académie française, fait autorité, s'est entouré d'une vingtaine d'historiens qui se sont distingués par leur connaissance de cette période : Jean Barbey, Lucien Bély, Yves-Marie Bercé, de l'Institut, Emmanuel Bury, Jean-Philippe Cénat, Jean-Marie Constant, Joël Cornette, Bernard Cottret, Mathieu Da Vinha, Sylvio De Franceschi, Jean-Paul Desprat, Françoise Hildesheimer, Jean-Claude Le Guillou, Alexandre Maral, Emmanuel Pénicaut, Jean-Pierre Poussou, Thierry Sarmant, Jean-François Solnon.

Mon avis :

Louis XIV laisse toujours l’impression d’être un roi très frivole. La démesure de Versailles, son cérémonial de cour, son image au centre de tout, son égocentrisme, son goût pour les fêtes, ne m’ont personnellement jamais laissé d’autre impression. De ce fait je ne le voyais du coup pas être un grand roi réformateur qui savait gouverner.

Et ben je me suis trompée sur toute la ligne. Ce livre m’a en effet vu réviser bon nombre de ces jugements erronés. Là où je ne voyais que comédie, frivolité, culte de la personnalité exagéré, il y avait en fait des manœuvres politiques, qui étaient tantôt une manière de garder un œil sur la noblesse (notamment à cause de la Fronde), et tantôt une manière de diviser pour mieux régner.

Cela c’est pour la première impression que j’avais, mais ce livre m’a en fait ouvert tout un tas de porte sur ce roi et son siècle que je ne connaissais pas. Véritable synthèse socio-politique ce livre m’a montré que Louis XIV fut quand même un grand roi. Très travailleur, organisant conseil sur conseil avec ces quelques ministres, c’est au final un roi qui a su réformer le pays en centralisant le pouvoir, pour pouvoir mieux l’unifier mais aussi pour mieux le protéger des abus et aussi pour mieux se protéger. On lui doit par exemple divers codes et divers changements que même les petites gens ont eu ressenti les bienfaits.  
Bien sûr à côté de cela c’est un roi qui a eu ses erreurs. La révocation de l’édit de Nantes ou ses incessantes guerres qui ont rendu exsangues les finances et le peuple sont là pour nous le rappeler. Mais malgré les faux pas on ne peut enlever le fait que c’était un grand roi qui a su emmener une certaine stabilité à la France.

Tout ce que je viens d’écrire concerne bien sûr Louis XIV, mais au fil de ces pages on se rend très vite compte aussi que c’est un siècle qui a eu ses grands génies politiques comme Colbert, Le Tellier, Louvois, etc. qui ont su faire de la France une puissance guerrière et maritime, mais aussi une puissance économique. Du coup au final tout cela me fait penser que sans eux Louis XIV n’aurait peut-être pas été le Louis XIV que l’on connaît.

Là je vous parle d'un Louis XIV public et politique, mais sachez que ce livre nous le montre aussi sous un jour plus intime, qui va au-delà des histoires d'alcove. De ce fait considérez que c'est un bon livre qui synthétise Louis XIV. Du public au privé, ce livre nous raconte en profondeur ce roi.

Un petit mot avant de finir, il faut savoir que dans l’ensemble ce documentaire se lit bien, cela étant j’avoue que certains chapitres étaient durs à suivre, soit parce que il y’ avait un trop grand nombre de fonction et de nom, ou soit parce que ça parlait de chose un peu abstraite pour moi comme le jansénisme. Donc un conseil, si vous tentez ce livre prenez le temps de le lire et même de relire des passages.

En conclusion, malgré quelques difficultés de compréhension, c’est un livre que je conseille pour cette synthèse du grand siècle mais aussi pour enlever les fausses images que l’on peut avoir de ce roi.

Merci aux éditions Perrin et Babelio.

 

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16 juillet 2015

"La mer couleur de vin" de Leonardo Sciascia

"La mer couleur de vin" de Leonardo Sciascia

la mer couleur de vin

Résumé :

Rebelle à toute forme d’oppression, Leonardo Sciascia n’a cessé de lutter contre les différents pouvoirs. Dans ce recueil de treize récits écrits entre 1959 et 1972, l’enfant du pays raconte la Sicile et sa «mer couleur de vin». Dénonçant les ravages causés par la mafia et l’avidité des nantis, il met en lumière le poids de la tradition religieuse et livre de la misère du peuple une série de tableaux saisissants. Sans aucun doute l’une des voix les plus marquantes de la littérature italienne du XX.

Mon avis :

Je suis désolée auprès de l'éditeur pour se retard qui s'explique par le fait que je n'arrive pas à faire d'avis sur ce livre qui pourtant a été une excellente lecture. Je dois avouer qu'il m'est arrivée parfois de ne pas savoir parler d'un livre que j'ai aimé, et ben là c'est exactement le cas. Je bloque sur les mots. Du coup je suis d'avance désolée si cet avis va être petit.

 

Cela éclaircie, et comme je l'ai déjà dit ce livre a été une agréable lecture. Sauf deux nouvelles Philologie et Eufrosina que je n'ai pas aimé, tout le reste est excellent et m’a énormément plu. L'auteur a une plume charmante, une imagination débordante capable de raconter toutes les histoires du monde, et le savoir-faire certain pour raconter les gens, la vie, les sentiments.
Sur ce dernier point j'ai d'ailleurs sincèrement cru ressentir les mêmes sentiments que notre galerie de personnage, qui vont de l'exilé, à une femme rongée par le remord, en passant par la colère des hommes et leur peine. Sans exagérer, c'est tellement bien raconté que même si on n'a jamais connu ces histoires on ressent la force de tempêtes intérieures.

 

Ca dit je n'ai plus grand chose à dire sur ce livre. Si ce n'est que c'est un livre que je conseille pour les travers qu'il dénonce, pour son écriture passionnée et passionnante, pour son parfum italien et du temps jadis.

Merci aux éditions Denoël.

 

La mer couleur de vin 192 pages.
Traduction de Jacques de Pressac et revu par Mario Fusco en 2015.
Première parution en 1976 et le 13/05/2015
Collection Denoël & d'ailleurs.

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15 juillet 2015

"Puissions-nous êtres pardonnés" de A. M. Homes

"Puissions-nous êtres pardonnés" de A.M. Homes

puissions nous être pardonés

Résumé :

À travers la rivalité passionnée – devenue assassine – qui anime deux frères au point de faire naufrager leurs existences respectives, A. M. Homes brosse un portrait à la fois ironique et sombre de la vie familiale au XXe siècle, mettant en lumière la solitude criante de l’être humain dans notre société. Un roman tragi-comique sur la reconstruction d’une famille profondément meurtrie et sur la possibilité de transformation personnelle, ou comment renoncer à la tentation de nous autodétruire pour apprendre enfin à vivre ensemble.

Mon avis : (attention lisez bien le résumé, car je ne parle pas trop du sujet dans mon avis puisque je trouvais que le résumé en parlait largement assez.)

Sans être pour autant un coup de cœur, j’ai passé un vrai bon moment de lecture avec ce livre.

Roman d’espoir, roman de lutte, ce bouquin m’a réservé d’innombrables surprises. Exemple d’évolution et de persévérance, ces pages vont rassembler tout ce qui a de pire mais aussi de meilleur dans la nature humaine, tout en montrant par la même occasion les ressources inépuisables que l’esprit humain peut cacher.

Ce que j’ai avant tout apprécié dans ce roman c’est l’aventure en elle-même, bien que pas toujours jojo et un peu exagérée, j’ai été étonnée de voir jusqu’à où l’auteure pouvait aller pour révéler les différentes facettes de ses personnages, et ce sur plus de 600 pages et sans jamais tourner en rond.
Franchement à ce niveau-là je dirais juste, car je ne veux pas trop en divulguer, que l’auteure a tapé fort en dotant - et pardon pour l’expression - d’un karma de merde ses personnages. Il est évident que ces derniers ne sont vraiment pas nés pour la chance, ils vont en vivre des vertes et des pas mûres, et rien que pour ça déjà le livre vaut le coup d’œil. (Mais sans blague.)

Cependant l’évolution des personnages vaut aussi son pesant d’or, et surtout celle de notre professeur d’université Harold. Au début homme quelconque presque insipide, - bien que je n’aie pas pu m’empêcher de le trouver encore parfois stupide -, c’est avec plaisir que je l’ai vu évoluer au fil de ces pages pour devenir un autre homme ; plus mûr, plus adulte, moins peureux, plus responsable, plus combattant.
Je sais que c’est un peu bête dit comme ça, mais pour moi Harold représente vraiment une belle aventure humaine, car l’auteure montre à travers ce personnage que ça peut être aussi grâce au malheur que l’on se découvre, que l’on s’épanouit. Pour faire court, j’ai trouvé qu’il y avait une belle leçon de vie à méditer derrière ce personnage, surtout qu’il entraîne dans ce changement les autres protagonistes. 

Bon tout ça c’est bien beau mais quand est-il du reste ? Ben le reste, à part le manque de chapitre je dois dire que je n’ai rien à redire. L’écriture coule toute seule, les pages défilent à une allure folle, ça bouge énormément on ne s’ennuie pas un seul instant, et c’est avec plaisir que l’on suit les tribulations de ce groupe hétéroclite, même si comme je l’ai déjà dit c’est parfois un peu tiré par les cheveux. 

Bref !

En résumé, c’est un livre que je conseille vivement pour ces aventures humaines, même si pour ma part il ne fera pas parti de ces livres qui marquent réellement une vie.

Merci aux éditions Actes Sud et à Lecteur.com

 

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11 juillet 2015

"La perle et la coquille" de Nadia Hashimi

"La perle et la coquille" de Nadia Hashimi

la perle et la coquille

Résumé :

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

« Ce magnifique conte familial reflète à merveille les combats des femmes afghanes d'hier et d'aujourd hui. » Khaled Hosseini
« Hashimi entrelace deux histoires tout aussi captivantes l'une que l'autre dans un premier roman envoûtant. » Booklist
« À travers ce récit bouleversant, Hashimi donne la parole à celles qui ne l'ont pas. » Kirkus

Mon avis :

On a beau savoir que le monde musulman est arriéré sur beaucoup de point, notamment sur les droits de la femme, ça énerve toujours de lire ce genre d’histoire.

Cela étant même si j’ai perdu plus d’une fois mon sang-froid, j’ai adoré cette histoire terrible mais passionnante. Moi qui ne m’attendais à pas grand-chose vu que c’est du Milady – je ne lis jamais de Milady trop jeunesse pour moi – là je dois dire que c’est en effet une agréable découverte. Car à travers le destin terrible de ces deux femmes, dont l’une descend de l’autre, c’est un livre engagé qui dénonce la condition des femmes en Afghanistan et même d’ailleurs, qui dénonce la pensée misogyne et pathologique des hommes en terre d’Islam. En effet ce qui se passe en Afghanistan peut très bien s’appliquer à l’Arabie Saoudite par exemple.

D’un sentiment plus général à présent, ce livre a été très difficile à lire je ne le cache pas. L’emprisonnement des femmes dans les murs des maisons et dans leur prison de tissu, les mariages forcés, les violences conjugales, le peu de considération qu’elles ont, n’en fait pas un livre aisément  supportable, pourtant malgré cela il se lit bien et même très bien, d’une part parce que c’est très bien raconté, on s’y croirait tellement c’est réaliste, et d’autre part parce qu’on se doute que la fin va être différente du reste, et qu’elle nous réserve une surprise. Certes l’histoire de Rahima ne sera pas une réussite éclatante, ni même celle de Shekiba d’ailleurs, se sont juste de petites victoires, mais elles sont des victoires qui font chaud au cœur car elles laissent présager que tout peut s’arranger pour nos personnages.

A côté de cela ce que j’ai aussi apprécié découvrir dans ce roman, c’est l’histoire du pays. Bien sûr elle n’est qu’effleurée je le précise, mais qu’elle soit ancienne de 100 ans ou contemporaine, on a un aperçu pas désagréable du tout au final. Personnellement j’ai apprécié découvrir la position du roi Amanullah Khan sur la condition des femmes, tout comme j’ai apprécié, même si là c’est plus triste, découvrir que même au coeur du parlement afghan les femmes sont malgré les apparences pas toutes maîtresses de leur décision. Là aussi elles subissent l’intimidation. Bien sûr l’auteure dit bien que cela est une fiction, mais comme pour la condition des femmes, là on peut clairement se douter que ce que l’auteure dénonce sur les débats au parlement soit en partie véridique.

Bref.

D’une manière générale ce livre est un hymne à la liberté, un chant pour toutes ces femmes qui rêvent de vivre libres, qui rêvent de vivre pour elles et par elles. Une belle plume engagée que je vous invite vivement à lire.

Merci à Babelio et les éditions Milady.

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07 juillet 2015

"Moi, Amélie dernière reine du Portugal" de Stephane Bern

"Moi, Amélie dernière reine du Portugal" de Stephane Bern

moi amélie dernière reine du portugal

Résumé :

Née en Angleterre en 1865, Marie-Amélie d’Orléans, princesse de France, épouse en 1886 l’héritier du trône portugais, dom Carlos de Bragance. À l’âge de quarante-trois ans, elle est foudroyée par le double assassinat de son mari et de son fils aîné. Impuissante à conjurer la révolution de 1910, elle est contrainte à l’exil, en Angleterre puis à Versailles, où elle s’éteindra en 1951 à quatre-vingt-six ans.
De l’exil de sa famille à l’échec de son mariage, de la mort de son mari et de ses deux fils aux chemins de l’errance, de la révolution et des guerres, cette femme aura connu toutes les vicissitudes d’une existence romanesque. À partir de la correspondance et du journal intime de la reine Amélie, documents inédits appartenant aux archives de la Maison de France, Stéphane Bern a imaginé ses Mémoires, reflet fidèle d’une figure méconnue de l’Histoire contemporaine. Il signe ainsi son premier roman à la croisée de deux passions, le Portugal et l’histoire des monarchies européennes, et nous fait partager l’exceptionnelle leçon de vie de La reine Amélie.

Mon avis :

Avec Moi, Amélie dernière reine du Portugal, Stéphane Bern va nous faire voyager sur presque un siècle d’Histoire avec cette dernière reine portugaise qui naquit princesse française.
Livre écrit à la manière d’un journal, avec l’aide d’archive de la maison de France, c’est avec beaucoup de passion pour cette reine que l’auteur va nous faire découvrir les tumultes que cette femme à traverser, et la manière dont-elle les a probablement ressentis.
De son enfance et son premier exil, à ses fiançailles en France, en passant par son voyage à Vienne, pour finir par sa vie au Portugal et son dernier exil, Stéphane Bern va tout nous raconter sur cette grande femme.

Bien sûr ce livre rappellera le Secret d’Histoire que Stephane Bern a fait récemment sur cette reine, en plus de petites choses inédites on retrouvera dans l’ensemble ce qui a déjà été dit sur cette dernière, par conséquent il ne faudra pas s'attendre à trop de découverte.
Cependant comme le ton employé ici sonne plus intime ce n’est vraiment pas un roman désagréable à lire, et ceci malgré la généalogie parfois dur à suivre et le ton un peu trop pathos que l’auteur prête à sa reine. Sur ce dernier point d’ailleurs, je dois dire que cette manie que Stephane Bern lui a donné (ou pas) de croire qu’elle attirait la mort, qu’elle portait malheur, était un peu agaçante, en effet pour ma part j’ai un peu du mal avec ces personnalités-là.

Néanmoins malgré ces quelques petits points sombres - qui faut le dire ne sont pas très importants -, ce fut une lecture très agréable, Stéphane Bern manie bien sa plume et sait bien jouer avec les codes du roman, surtout au début où la lecture est la plus intense dans tout le roman.

En résumé c’était une lecture fort sympathique et je la conseille.

Merci aux éditions Denoël.

Moi, Amélie dernière reine du Portugal
400 pages
Première parution en 1997. Deuxième parution le 04/05/2015

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05 juillet 2015

"L'affaire Thomas Quick" de Hannes Rastam

"L'affaire Thomas Quick" de Hannes Rastam

Source: Externe

Résumé :

Dans les années 1990, Thomas Quick fut reconnu coupable de huit meurtres et en confessa vingt-cinq autres, commis entre 1964 et 1993. On le considéra comme le violeur, cannibale et tueur en série le plus impitoyable de l'histoire scandinave. En 2008, le journaliste Hannes Råstam lui rend visite à l'hôpital psychiatrique où il est interné à vie. Il rassemble ensuite les documents liés à l'enquête, décortique les interviews et les déclarations de Quick, étudie les verdicts, les reconstitutions des crimes. Il découvre alors l'impensable : Thomas Quick est un mythomane, mais pas un criminel. Comment un affabulateur inoffensif peut-il, sans preuves et sans témoins, être accusé et condamné ? Depuis la parution de cet ouvrage, Thomas Quick a été acquitté, puis libéré en 2014.

Ce livre se dévore les yeux écarquillés d’effroi. Une réflexion acérée sur les mécanismes de la justice et de la psychothérapie. Glaçant. Clémentine Goldszal, Les Inrockuptibles.

Mon avis :

Ce livre L’affaire Thomas Quick va remettre en cause un système judiciaire et médical qui présente à l’aube de cette affaire de grosse lacune d’intégrité.

Journaliste d’investigation Hannes Rastam va nous expliquer comment il en est venu à s’occuper de cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre dans son pays, et comment petit à petit il est arrivé à remettre en doute des jugements qui on fait de Thomas Quick à chaque fois un coupable.
C’est donc sur presque 700 pages que nous allons suivre la contre-enquête de ce journaliste qui va nous faire découvrir à son tour et par de longues recherches, les déficiences de la première enquête et les méthodes discutables que les enquêteurs et médecins ont employé, et ce en dépit du bon sens.

Bien sûr quand on commence à lire cela, on est au départ dubitatif, on se demande si l’auteur ne va pas droit dans le mur avec cette nouvelle enquête, car après-tout Thomas Quick à avouer ces meurtres. Pourtant, quand on commence à cerner la psychologie du personnage, et qu’on découvre comment fonctionne sa manière de raisonner, on en vient très vite à comprendre pourquoi il s’est accusé de meurtre.
Évidemment, les aveux ne suffisent généralement pas pour condamner, pourtant ici ils suffiront amplement, car niveau preuve la justice ne trouvera jamais rien de concret, mais jamais. Thomas Quick se servant surtout de ce qu’il voyait dans les journaux pour aiguiller les enquêteurs dans leur enquête (et là autant dire que ça pourrait être limite comique quand on découvre à quoi cela ressemblait), et des réponses que glissaient ces derniers dans leurs questions.

A première vu tout cela ressemble seulement à un scandale judicaire, où des juges, des enquêteurs, cherchaient avant tout la facilité, la renommée et la fortune plutôt que la vérité. Pourtant cette affaire est aussi un scandale médical, d’une part à cause du traitement que recevait Thomas Quick en hôpital psychiatrique - il était devenu complètement toxicomane -, et d’autre part à cause des méthodes qu’employaient cette pseudo-branche de la médecine qu’est la psychiatrie. Ils se sont par exemple beaucoup servis de la théorie des souvenirs refoulés, qui aujourd’hui - et déjà à l’époque - passe pour complètement absurde.
Cela étant croire que leur rôle s’arrête là est une erreur, car Thomas Quick qui avait fait déjà plusieurs séjours en HP avant ces histoires d’homicide, s’est aussi accusé de meurtre à cause d’eux. En effet ce dernier pensait - et vu leur indifférence à son égard -, que pour devenir intéressant à leurs yeux il fallait s’accuser de meurtre et mentir sur son enfance, en accusant par exemple ses parents de sévices sur sa personne.
Bref, on remarquera que niveau écoute on peut trouver mieux chez le curé du village.

Mais au-delà de tout ça, ce livre posent les questions suivantes : jusqu’à quel point peut-on faire confiance à la justice ? A cette pseudo branche scientifique qu’est la psychiatrie ? Ne risquons pas nous même à cause de la nature humaine à rechercher la facilité, la gloire et la fortune, d’être nous aussi victime un jour d’une erreur judiciaire et/ou médicale ? Comme dit sur la quatrième couverture ce livre à en effet quelque chose de glaçant malgré le fait qu'il soit parfois un peu lassant.

En conclusion c'est un livre intéressant qui se lit aussi bien qu'un roman sauf que là c'est véridique. Et ce n'est pas rassurant.

Et ici un extrait qui résume assez bien ce livre je trouve :

« 1- Le patient n’a-t-il eu aucun souvenir des faits pendant un long moment ? Ces souvenirs ont-ils « refait surface » au cours du processus thérapeutique ? Si oui, il y a de grandes chances qu’il s’agisse de souvenirs inventés.
2- Les entretiens se penchant sur ces souvenirs ont-ils été enregistrés ? Si oui, il est possible d’analyser toute influence exercée. Sinon, il se peut que le thérapeute ne puisse isoler l’interaction ayant mené à de faux souvenirs.
3- Les suspicions s’appuient-elles sur autre chose que sur les propres déclarations du patient  (empreintes digitales, tests ADN, preuves matérielle) ? Si ces déclarations sont les seules sources de suspicion, il convient alors de les analyser en détail afin de déterminer si ces informations ont pu être tirées de sources extérieures, par exemple des médias.
S’il y a le moindre risque que des souvenirs aient pu voir le jour au cours de la thérapie, les déclarations du patient doivent être soumises à l’expertise d’un psychiatre ayant suivi une formation universitaire dans le domaine de la psychologie des témoins. […] Si le verdict de la cour se fonde sur de tel souvenirs sans avoir procédé à l’analyse recommande il y a risque d’erreur judiciaire.

Nils Wiklund.
Psychiatre agrée,
maître de conférences en psychiatrie légale, spécialiste en psychiatrie clinique. »

Merci aux éditions du Livre de poche.

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