Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

29 mai 2019

"Les fils de Canaan : l'esclavage au Moyen-Âge" de Sandrine Victor

 

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Sandrine Victor Les fils de Canaan : l'esclavage au Moyen-âge : ici.

Sandrine Victor Histoire esclavage Moyen age

Résumé :

L’esclave, tel qu’on se le représente généralement c’est tantôt l’homme-bétail de l’Antiquité, pliant le genou sous les coups de fouet des pharaons, tantôt l’homme-machine de l’époque contemporaine, chaînes aux pieds dans les plantations de coton nord-américaines… Quant au Moyen Âge, on l’a longtemps cru réservé à un autre type de subordination, celle du serf, attaché à la terre et au seigneur.
Or, à rebours de ces idées reçues, la chute de l’Empire romain est loin d’avoir marqué la fin de l’esclavage. Bien au contraire, les nombreux conflits du temps, des intrusions mongoles aux raids vikings, ont assuré la pérennité de cet asservissement de l’homme par l’homme : du bassin méditerranéen aux confins septentrionaux en passant par les terres byzantines, l’esclavage fut un phénomène très largement répandu durant les mille ans que dura l’époque médiévale.
Slaves transitant vers les contrées méridionales, populations d’Afrique noire vendues par les commerçants ibériques, chrétiens en terre d’islam, musulmans en terre chrétienne, les esclaves sont partout, aussi bien en ville qu’à la campagne, affectés à des tâches domestiques, artisanales, industrielles, dans une diversité de situations et de statuts qui a longtemps dissuadé les historiens de considérer le phénomène dans son ensemble – c’est précisément le défi que relève aujourd’hui cet ouvrage pionnier.

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26 mai 2019

"Contes des sages gardiens de la mer" de P. Fischmann & A. Lazowski

Contes des sages gardiens de la mer de P. Fischmann & A. Lazowski

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Résumé :

Après le beau succès des Contes des sages gardiens de la Terre, ce nouveau volume des Gardiens de la mer constitue une sorte de manifeste poétique qui nous plonge dans l'imaginaire des sagesses populaires, de la Manche à l'Atlantique, de la Baltique à la Méditerranée, des eaux du Pacifique à la mer du Japon... Une traversée initiatique aux côtés d'animaux marins, de héros légendaires et de simples pêcheurs. On y rencontre la princesse Otohimé du Japon, le Vieux de la mer des Tartares, d'indomptables pirates, druides, bardes et autres sirènes. Au coeur de cette "galerie marine", les récits convoquent le peuple des océans, des dauphins fidèles compagnons des hommes aux baleines offrant leur rêve et leur souffle au monde.

En cette époque de "tempête écologique", les auteurs font appel à leur talent de conteurs, en écho aux traditions populaires, pour ainsi contribuer à l'éveil des consciences, et sauvegarder cette source-monde que sont les mers, mères nourricières, réjouissantes, parfois terrifiantes, riches de légendes universelles qui façonnent nos imaginaires, et dont chaque goutte irrigue notre planète bleue.

Mon avis :

 

"Corbeau fit appel à sa magie, la plus noire, la plus maligne, et se transforma en homme, petit, vilain, trapu, il raconta le torse bombé son exploit en omettant l’essentiel : sa trahison, la destruction de celle qui l’avait sauvé."
Conte inuit.

A la différence des autres livres que j’ai dans cette collection, qui sont tous délimités géographiquement ou philosophiquement (samouraïs, Bretagne, Zen, Tibet, Japon, Grèce….) ce livre m’a emmenée voyager de par le monde. D’Irlande au Japon, en passant par la France et l’Italie, j’ai fait un tour d’horizon des légendes marines et visité le vaste monde en abordant la mer, merveilleuse de créatures légendaires, d’aventure et de sagesse. Comme dans tous les contes, on aborde la charité, l’aventure, l’amour, l’origine, la patience, le temps, la croyance, je ne vais donc pas m’attarder dessus, si ce n’est que pour dire que tous les contes ne sont pas égaux et que certains ont eu ma préférence par rapport à d’autre, soit à cause de l’enjeu, de la morale, de l’écriture ou de l’histoire.

Par contre, si tous les contes du monde sont identiques, tous cependant ne sont pas accompagnés de dessin ou de graphisme particulier. Ici si.
Si vous connaissez déjà cette collection, je ne vous apprendrai rien en vous parlant des dessins employés en rapport avec le thème, ni en vous parlant des liserés en bordure de page. Si vous ne la connaissez pas, voilà la chose faite. En effet, voilà ce que vous trouverez dans ce bouquin, une présentation recherchée en rapport avec le thème, qui vous donnera cette impression de tenir dans vos mains un objet raffiné et recherché. Même si on peut regretter que la couverture ne soit pas tissée comme les autres.

Quoi qu’il en soit, et parce que l’eau est un élément qui nous est proche tant dans l’histoire que dans le corps, il est bon de se pencher sur ce livre afin de redécouvrir tous les trésors que le monde maritime nous a offert et peu encore nous offrir si on en prenait tous soin. Car avec cette eau souffrante, il est temps de renouer le lien ancien.
"Là où notre espèce semble détestable, ne détournons pas les yeux. Sur les côtes, dans le corps de nos cousins aquatiques des milliers de plastiques, increvable destructeurs du vivants, s’enfoncent. Dans ce camaïeu de bleu, du turquoise au grand bleu des profondeurs, jusqu’où polluent-ils ? Jusqu’où laisserons-nous faire l’immonde contre la splendeur du monde ?"

Merci aux éditions du Seuil et Babelio.

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25 mai 2019

"Les suppliciées du Rhône" de Coline Gatel

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel

Source: Externe

Résumé :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle.
Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l'enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu'il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu'intrigant ?
Entouré d'Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d'un Lyon de notables, d'opiomanes et de faiseuses d'anges. Jusqu'à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

Mon avis :

Trois jeunes gens, une journaliste polonaise et deux jeunes médecins légistes, mènent l’enquête pour résoudre les meurtres de jeunes femmes avortées. Dans un Lyon mal fréquenté à la fin du 19ème siècle, nous voici donc embarquez avec ces trois jeunes gens pour résoudre l’enquête à l’époque des balbutiements de la science policière…

Embarquez oui, mais pas entièrement, et pour deux raisons en ce qui me concerne.
Première raison, j’ai trouvé que l’auteure s’éparpillait beaucoup trop dans le récit, en abordant beaucoup trop de sujet comme la drogue, l’avortement, la prostitution, la misogynie… qui donne un peu cette impression d’avoir une enquête qui passe au second plan.
Deuxième raison, j’ai trouvé les personnages beaucoup, beaucoup trop bruyants, et de fait beaucoup trop fatigants. A cause de leurs oppositions constantes, leurs prises de bec incessantes, mais aussi à cause de leur personnalité trop forte. La journaliste polonaise par exemple, m’a fatiguée au plus haut point - et je crois que c’est la première fois de ma vie qu’un personnage fictif me fatigue !

Toutefois, si tout ceci a mal joué sur ce moment de lecture, que je ne qualifierai pas de spécialement bon donc, je dois dire que la fin était par contre bien trouvée, et qu’elle a réussi à rattraper un peu mes deux défauts. Elle était un peu compliquée à suivre pour ma part car je n’ai pas été très concentrée sur ma lecture, mais ces dernières scènes où il y avait de la haine, de la vengeance, de la folie, de la colère étaient surprenantes et agréables à lire malgré tout. Et j'avoue que j'ai été contente de voir que je n'ai pas souffert pour rien, que la fin au moins était à la hauteur d'un bon roman policier.

En résumé, je n’ai pas été si emballée que ça par cette lecture, mais si les ambiances tendues vous plaisent, pourquoi pas.

Merci à Lecteurs.com et aux éditions Préludes.

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24 mai 2019

Prochain combat pour Grenoble : la charia

 

 

Prochain combat, après le burkini, pour la ville de Grenoble, Eric Piolle, et Alliance citoyenne.
La lapidation pour les femmes.

Le collaborationniste islamiste de certains dirigeants (et il n'y a pas que le Maire de Grenoble dans le lot) plus celui des syndicats, des associations, devrait être une cause suffisante pour exclure de la vie politique et associative ces personnes. Ils sont un danger pour la femme comme pour l'avenir de ce pays. Ils nous promettent une belle guerre au nom de la charia et nous n'avons pas le droit de les laisser faire. Par ailleurs, je trouve regrettable que la charia soit si ardemment défendue pour rentrer dans les moeurs et dans les normes.

"Pour amadouer la gauche bisounours, les islamistes grenoblois ont encore affiné leur stratégie, l’allusion à Rosa Parks et aux droits civiques des Noirs américains a produit son petit effet, ils en rajoutent une couche en faisant valoir l’article 18 de la Déclaration des droits de l’Homme : « toute personne a droit à la liberté de penser , de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de manifester sa religion tant en public qu’en privé par les pratiques, le culte et l’accomplissent des rites. »
Cette débauche de bons sentiments me fatigue tellement qu’une vision de Tariq Ramadan en charmeur de serpents me vient à l’esprit."
Causeur.



"L'islamo-gauchisme affaiblit la résistance des musulmans à une idéologie islamiste de nature et de tendance totalitaire. On pense toujours à l'intimidation qu'exerce l'islamo-gauchisme sur la population dans son ensemble, à travers les médias, mais ses principales victimes sont d'abord ceux qui se réclament de la liberté chez les musulmans, et notamment chez les musulmans de France. Ils sont confrontés à une menace morales, mais aussi parfois physique. Le quadrillage mis en place par l'islamisme dans les milieux musulmans en France est terrible. L'islamo-gauchisme a pour effet d'escamoter ce grave danger dont pâtissent nos compatriotes musulmans. Je crois tout à fait la volonté de liberté et même de laïcité chez-eux - je pense particulièrement aux femmes. Et il me semble que le mouvement féministe français ne fait pas son travail dans ce domaine. Il devrait aider les femmes musulmanes à sortir chacun de leur carcan au lieu de justifier le voile, qui n'est rien d'autres qu'un symbole de leur servitude et de la présence islamiste." 

Allons-nous sortir de l'histoire de Jacques Julliard

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21 mai 2019

"Allons-nous sortir de l'histoire ?" de Jacques Julliard

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Allons-nous sortir de l'histoire ? De Jacques Julliard : ici.

Source: Externe

Résumé :

«La France pourrait pour la première fois quitter la place qui fut toujours la sienne à l’avant-garde de l’Histoire. Pis que cela, si l’on en croit certains : il ne lui resterait plus qu’à méditer sur l’irréductible diversité de ses origines et sur les crimes qu’elle n’aurait cessé de commettre.Eh bien ! Cette vision lacrymale et pénitentielle de l’Histoire de mon pays ne sera jamais la mienne ; je ne l’accepterai jamais.Ce que nous vivons aujourd’hui n’est rien de moins qu’un changement d’époque. Au moment où s’affirment les grandes puissances régionales du monde de demain, l’Europe fait preuve d’une incroyable impuissance. Et la France se trouve bien seule et bien démunie, en proie à des déchirements intérieurs. Or elle n’a d’unité que dans son passé, d’avenir qu’en Europe, de raison d’être que dans l’universalité de ses valeurs. »Les analyses de Jacques Julliard publiées précédemment dans Le Figaro sont ici réunies pour la première fois, accompagnées d’une introduction inédite. Le travail du journaliste rejoint celui de l’historien pour dresser le portrait édifiant de la France d’aujourd’hui, mettant en lumière les démons qui l’assaillent et esquissant les défis qu’elle a à relever, sans oublier ce qui a toujours fait sa force : sa vocation à être la patrie de l’universel.

 

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19 mai 2019

Quelques extraits...

 

Extraits sur ma dernière lecture Allons-nous sortir de l'histoire ? De Jacques Julliard

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L'homme est un animal symbolique :

"Que de bruit pour un morceau de tissu !" s'en vont répétant les bons apôtres du communautarisme. Je parle évidemment du burkini. Comme si le maillot du Barça ou du PSG n'était pas un morceau de tissu. Comme si le drapeau tricolore, l’Union jack ou la bannière étoilée n'étaient pas des morceaux de tissu.
L'homme est un animal symbolique, capable - et c'est heureux - de transformer des affrontements réels en confrontations formelles. Personne ne s'y trompe.
Quand, en 1848, Lamartine impose le drapeau tricolore face au drapeau rouge, c'est bel et bien fondements du nouveau régime, de suffrage universel ou de lutte des classes qu'il est question. Quand, en 1873, le comte de Chambord ruine les chances d'une restauration monarchique en refusant le drapeau tricolore exigé par les orléanistes, il a bien conscience de l'enjeu réel du débat. "Et tout cela pour une serviette !", s'impatiente le pape Pie IX, ardent partisan de cette restauration. Sans mes principes, je ne suis qu'un gros homme boiteux", lui réplique le prétendant au trône.

Au-delà des "arguties juridiques", comme dirait Nicolas Sarkozy, c'est sorte de Kulturkampf d'un genre nouveau que nous imposent aujourd'hui les islamistes. Ils ne cachent pas que leur projet, grâce à des revendications formelles concernant l'alimentation, le vêtement, la ségrégation des sexes, est d'islamiser la société française. Dans la jeunesse musulmane, ces revendications ne cessent de progresser. Elles sont déjà majoritaires quant au port du voile par les femmes. Et l'Occident est pris au piège. Au nom du respect des libertés individuelles, il est condamné à tolérer le communautarisme. Son libéralisme juridique se fait l'agent malgré lui de l'asservissement des femmes musulmanes.

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Fascination pour la violence :

Il y a un problème de l’islamo-gauchisme. Pourquoi et comment une poignée d’intellectuels d’extrême-gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l’homme, ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l’islam dans l’espace politique français ? Oui, pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont-ils pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, et, dans sa version islamiste, la plus guerrière et la plus violente à la surface du globe ? Pourquoi cette étrange intimidation, parée de plume de la morale ? Pourquoi ne peut-on plus parler de l’islam qu’en présence de son avocat ?
Le résultat est stupéfiant, aberrant. On vient en effet d’assister, en l’espace de deux ou trois ans, à la plus incroyable inversion de presque tous les signes distinctifs de la gauche, ceux dans lesquels traditionnellement elle se reconnaît et on la reconnaît.

Au premier rang d’entre eux, la laïcité. Longtemps, elle fut pour elle le marqueur par excellence pour s’opposer à la droite. Et voici que brusquement, elle est devenue suspecte à une partie de l’extrême-gauche intellectuelle, qui a repris sans vergogne à son compte les errances de Nicolas Sarkozy sur la prétendue « laïcité ouverte ». Car la laïcité de papa, dès lors qu’elle ne s’applique à l’islam, et non plus au catholicisme, apparaît soudain intolérante, voire réactionnaire. Pis que cela, elle charrierait avec elle de vagues relents de revanche catholique ! Depuis que l’Eglise s’y est ralliée, elle serait devenue infréquentable !

Or la République à son tour est devenue suspecte. N’a-t-elle pas une connotation presque identitaire, « souchienne » disent les plus exaltés, pour ne pas dire raciste ? N’est-elle pas le dernier rempart de l’universalisme occidental contre l’affirmation bruyante de toutes les minorités ? N’est-elle pas fondée sur ce qui rapproche les hommes plutôt que sur ce qui les distingue ? Un crime majeur aux yeux des communautarismes.
[…]
Il y a quelque chose d’insolite dans le néo-cléricalisme musulman qui s’est emparé d’une frange de l’intelligentsia. Parce que l’islam serait le parti des pauvres, comme ils le prétendent ? Je ne crois pas un instant ce changement de prolétariat. Du reste, allez voir en Arabie Saoudite si l’islam est la religion des pauvres. Je constate que l’islamo-gauchisme est né du jour où l’islamise est devenu le vecteur du terrorisme et de l’égorgement.

Pourquoi cette conversion ? Parce que l’intelligentsia est devenue, depuis le début du XXè siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la révolution à la réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n’eût pas assez guillotiné. Et si devait établir la liste des intellectuels français ont adhéré, au XXè siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n’y suffirait pas.
[…]
L’autre explication, […], c’est ce qu’il faut appeler la haine du christianisme. Il est singulier de voir ces âmes sensibles s’angoisser des progrès de la prétendue « islamophobie », qui n’a jamais fait un mort, hormis les guerres que se font les musulmans entre eux, quand les persécutions dont sont victimes par milliers les chrétiens à travers le monde ne leur arrachent pas un soupir.
P141-144.

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Nos sociétés sont multiculturelles et sont vouées à le devenir un peu plus chaque jour. La rapidité, le bon marché des transports, les énormes écarts de prospérité entre les nations font que les pays riches d’Europe et d’Amérique sont en train de devenir des mosaïques ethniques, tandis que les pays pauvres conservent pour l’essentiel leur identité. Pour les pays d’accueil, le communautarisme est une solution de facilité et une marque de candeur extrême. Pour permettre aux migrants de « conserver ses racines », on somme le pays d’accueil de renoncer aux siennes, ce que les populations locales n’acceptent pas ; elles ont l’impression d’être déracinées sur leur propre sol.
Ajoutez à cela un phénomène nouveau, qui est la marque propre à l’islamisme, et qui contraste avec l’immigration de passé : la détestation du pays hôte. Le résultat, c’est ce cocktail détonant qui est en train de gagner l’Europe et que l’on appelle sommairement le populisme.
[…]
L’Europe, si le phénomène devait persister, ne lui survivrait pas. L’Allemagne, le Pays-Bas, les pays scandinaves l’ont reconnu depuis peu. La Belgique, le Royaume-Uni ne tarderont pas à le faire.

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16 mai 2019

"Le sauvage" de Guillermo Arriaga

Le sauvage de Guillermo Arriaga

Source: Externe

Résumé :

Dans l’Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est
une présence obsédante, qui l’a privé de ce qu’il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les « bons garçons », une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin
à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère.
Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l’amour fou de Juan Guillermo pour l’intrépide Chelo pourrait l’extirper de la spirale de destruction dont il est captif.
En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d’Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d’un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon – un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort.
Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London.
Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu’est l’homme en puissance.

Mon avis :

Je crois que c’est la première fois que je lis un auteur mexicain. Pour une première, c’est une réussite, et une sacrée belle découverte. Ce mélange de temps, d’histoire, et l’imagination étaient beaucoup trop bien maniés pour ne pas l’apprécier, malgré le fait que ça soit un gros pavé.

Nous allons donc suivre l’histoire d’un loup chassé et capturé à travers les étendues blanches et forestières du Canada, et de celle de Guillermo Juan et de sa famille au Mexique. L’histoire prépondérante est la dernière, l’histoire triste de Guillermo. Histoire triste certes, mais pas dénuée pour autant de questionnement, d’évènement, de passion, de haine, de rebondissement, de force et de courage, qui va permettre d’aborder tout un tas de sujet, dont trois principalement.

Tout d’abord la corruption. Beaucoup de corruption. Mais la corruption meurtrière, celle qui tue avant de punir par la prison. Et pour avoir refusé de verser une part de ses butins au chef de la police, c’est ce qui perdra Carlos, le frère de Guillermo.
Qui dit corruption, dit aussi collusion entre gang et pouvoir. Se battre contre l’un c’est se battre contre l’autre, c’est aussi redessiner des règles. Ce qui n’inquiète pas Guillermo qui veut venger ses morts, mais qui va cependant réveiller tout un système plus grand que lui et qui ne plaisantera pas, et cherchera vraiment à l’éliminer. N’est sauvage pas que le loup…
Enfin, ces pages c’est aussi l’occasion d’aborder la religion. La manière dont-elle est utilisée, la manière dont on peut la voir. La manière dont-elle peut se faire menaçante par l’idéologie ou par les groupes. C’est aussi aborder le fond, souvent ridicule, de fait le dieu Serpent à plume (Quetzalcoatl)  n’est pas plus ridicule que le reste.

Mais ce livre, ce n’est pas qu’un combat avec les mains ou idéologique, ce n’est pas non plus que des combats d’intérêt financier ou contre la pourriture, même si cette dernière peut avoir des apparences angéliques. C’est aussi des questionnements, des errances. Qui suis-je ? Dois-je préférer la justice à la vengeance ? Dois-je me transformer en assassin pour venger les assassins de mon frère ? Que me reste-t-il à part mes morts ?
C’est aussi en outre, un combat contre soi-même. Guillermo va vraiment s’interroger sur l’enrôlement qu’il a subit parce que son frère lui a demandé. Il va se questionner ainsi sur les actes qu’il a pu commettre et leurs conséquences. Je vous laisse imaginer dans quel état ça va le mettre. Et quand je parle de combat contre soi-même, c’est aussi admettre que les morts sont parfois sombres et loin de l’image merveilleuse qu’on avait pu en tirer.

Ce livre c’est tout ça, mais c’est aussi une histoire, enfin deux histoires qui finiront par se rejoindre. C’est donc celle de Guillermo, son enfance, sa procréation, son adolescence et l’adulte, mais aussi celle du loup qui raisonne en écho avec Croc-Blanc et Moby Dick.  Et pour cette dernière, et après un début un peu houleux - car on se demande vraiment où l’on va -, elle deviendra tout aussi passionnante que celle de Guillermo. On va y découvrir d’autres histoires tragiques (qui permettront de faire une pause dans l’histoire de Guillermo), mais très intéressantes qui vont mettre à jour d’autres paysages, d’autres histoires, d’autres personnalités, d’autres sauvages.

Juste un petit bémol, certains passages longs et pas intéressants, ceux qui parlent de sexe. Ils n'apportent rien à l'histoire, ou très très peu.

En résumé, c’est un livre long, très difficile à chroniquer tellement il est riche en situation et question, mais c’est un livre à lire. Le mélange des histoires, les analepses et les prolepses, l’écriture, les personnages, les situations, ne peuvent en effet que plaire. C’est vraiment trop bien manié, trop bien raconté, trop riche, pour ne pas aimer. Et ça serait dommage de passer à côté.

Editions Fayard.

Extraits :

"Or Carlos avait compris à la perfection que, dans le système capitaliste, la rébellion avait une valeur très cotée. Il savait la labelliser et la commercialiser, et persuader ses clients que les vrais révoltés étaient ceux qui s'aventuraient dans les univers de la morphine et LSD, loin des sentiers battus de l'herbe et de la coke." P.212

"La mère de l'assassin doit être si accablée qu'elle a trouvé le cran d'aller affronter la mère de celui que son fils a tué. Elle n'est pas venue le justifier ni demander pardon en son nom. Elle est venue partager son chagrin, serrer dans ses bras la mère qui a perdu un enfant à cause de son fils." P.393

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10 mai 2019

"Les Francs Royaumes : par deux fois tu mourras" de Eric Fouassier

Les Francs Royaumes : par deux fois tu mourras (T.1) de Eric Fouassier

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Résumé :

Palais de Rouen, 569. Galswinthe, la jeune épouse de Chilpéric, l’un des trois petits-fils de Clovis, meurt étouffée dans sa chambre. Juste après, son assassin est retrouvé poignardé… Quatre ans plus tard, la sœur de Galswinthe, la reine Brunehilde d’Austrasie, est persuadée que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragique affaire. Elle charge Arsenius Pontius, un jeune lettré gallo-roman, de se rendre à Rouen pour enquêter en toute discrétion.
Sur place, Wintrude, une ancienne princesse thuringienne devenue esclave des Francs, lui apporte des informations essentielles. La jeune femme, indirectement mêlée au meurtre de Galwsinthe, a dû se placer sous la protection de l’Église pour échapper à des proches de Chilpéric, qui cherchent à la réduire au silence… Victime lui-même d’une tentative de meurtre, Arsenius apprend qu’un conflit est sur le point d’éclater entre Neustrie et Austrasie. Dès lors, Wintrude et lui n’ont plus le choix : ils doivent faire éclater la vérité avant que le jeu des trônes n’embrase toute la Gaule mérovingienne.
Ressuscitant avec brio cet âge sombre qui fonda la France, où le meurtre, le sexe et la vengeance sont autant d’instrument de pouvoir, Éric Fouassier allie rigueur historique et inventivité romanesque pour emporter le lecteur dans une enquête trépidante.

Mon avis :

Childéric, ancêtre des trois rois de ce livre, avait eu une nuit une vision à propos de bêtes que sa femme Basine lui avait expliquée au petit matin. Il ressortait de cette prophétie, qu’après Clovis les descendants se conduiraient comme des bêtes et s’entredéchiraient pour la terre et le pouvoir. Je ne vais pas dire que cette vision fût réelle, mais quoi qu’il en soit l’histoire est telle que cette vision s’est avérée réelle, et c’est ce contexte que l’auteur de Par deux fois tu mourras a choisi pour son livre. Faut dire que l’époque se prête beaucoup aux trahisons, aux assassinats (sport national), aux girouettes, comme va en attester la suite de l’histoire…
Car tout commence en effet avec l’assassinat de Galswinthe, princesse wisigothe devenue Reine de Neustrie en se mariant avec Chilpéric, que sa sœur Brunehaut (Reine d’Austrasie et épouse de Sigebert), veut élucider. Bien que cette dernière ait déjà une petite idée de la commanditaire du meurtre : Frédégonde maîtresse du Roi Chilpéric.
Pour cela, elle envoie donc un émissaire en Neustrie, un jeune homme du nom d’Arsenius, afin que ce dernier fasse toute la lumière sur le meurtre de sa sœur. Mais ce qu’Arsenius va découvrir, va s’avérer plus compliqué que ce que pensait la Reine d’Austrasie ; coup fourrés, dangers, révélations, faux-semblants, ne vont pas ménager notre pauvre enquêteur malgré lui.

Vous l’aurez deviné, ce roman c’est une enquête historique où l’auteur va se faire plaisir avec ce que l’époque mérovingienne permet, mais si vous ne pensez que lire une enquête où plusieurs personnages vont risquer leur vie, détrompez-vous très vite. Car l’enquête n’est pas qu’une enquête, c’est toute une histoire qui appelle une faide et donc aura un impact non négligeable sur la stabilité de la Francia. Et tout cet impact politique, l’auteur va nous le faire découvrir ou redécouvrir en montrant les enjeux de ce meurtre, tout en rajoutant bien sûr au meurtre d’autres enjeux et une autre enquête avec des runes (je crois). Roman oblige !
Bien sûr dit comme ça, ça peut faire peur le lecteur plus novice en Histoire, mais (en sachant que je ne suis pas novice) pour ma part je trouve que ce bouquin est accessible à tous, tout en étant bien fait historiquement, du moins autant que faire se peut. Cependant, je n’ai pas trouvé qu’Eric Fouassier - et contrairement à ce qu’il dit - amoindrissait la légende noire du Néron et de la Néronne (oui, j’invente des mots), je trouve en effet Frédégonde toujours aussi garce, même si c’est vrai que pour le coup du meurtre de Galswinthe il envisage visiblement autre chose.

D’ailleurs petit aparté, je me demande comment ça va virer dans la suite. Car le rôle que joue un roi dans ces pages m’étonne un peu - surtout qu’il n’est pas réputé pour être un salopard -, du fait qu’avec Brunehaut ou Frédégonde il fera, fera plus, alliance. Du coup la question se pose, où est-ce que l’auteur va aller avec ce roi ? Est-ce le roi ou quelqu’un d’autre qui commandite le meurtre ? Comment l’auteur va rester au plus proche de l’Histoire avec son histoire comme dans le tome 1 ? Car oui dernier point, ce livre donne un début de réponse, mais ne résout pas l’enquête dans son entièreté, au contraire la lumière éclaire les ténèbres qui restent à parcourir.

En résumé, un bon premier tome. Bien écrit, bien clair, où l’imaginaire se mélange bien à l’Histoire. Vivement la suite.

Editions JC Lattès.

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09 mai 2019

"Peine perdue" de Kent

Peine perdue de Kent

Source: Externe

Résumé :

D'un coup, sèchement, par un simple appel, Vincent l'apprend : Karen est morte, Karen s'est tuée au volant. Singulièrement, ce qui aurait dû le démanteler sur place, l'annihiler, ne le touche qu'à peine. La mort de Karen n'ouvre pas un gouffre mais cerne les contours d'une absence : Vincent Delporte, claviériste et compositeur, amateur de Haydn, n'aimait plus sa femme, Karen, star du street art. Et c'est à l'exploration subtile, nuance après nuance, de cet état d'être que va se livrer l'auteur, tout au long de ce roman. Peine perdue, un titre qui n'aura jamais autant convenu à un livre, car Vincent va chercher en lui sa peine comme on remue le fouillis d'un tiroir, inventorie le vrac d'un grenier, à la recherche d'un objet perdu. Il n'y trouvera qu'« une mélancolie brumeuse qui, à la manière d'un doux clapot, lui lèche les rives de l'âme ». Un manque lancinant, néanmoins, qui va l'amener à remonter le cours de leurs vies, objet après souvenir, d'instant en rencontre. Au fil de la route, reprise au sein d'un groupe vedette, on le voit retisser des liens rompus, affectifs et familiaux, réactiver des liaisons anciennes, mesurant ainsi le temps écoulé, l'usure des corps et le fléchissement des âmes. Sentant qu'il a sûrement été dépossédé d'une part de lui-même par l'ascendant de sa défunte femme, il se piste, tente de refaçonner ce qui serait sa vraie personnalité. En vain. L'impasse intérieure est là, qui ne donne que sur l'absence. Le coeur n'est pas un objet en consigne, à retrouver intact, c'est un muscle qu'on a tort de laisser fondre. Et le retendre ne sera que peine perdue : une lente déploration romanesque et désenchantée sur le temps et l'usure sournoise des amours.

Mon avis :

Peine perdue de Kent, parle d’un homme qui n’a aucune peine à la mort de sa femme Karen, et donc d’un homme qui aurait tendance à rendre responsable la défunte de ce qu’il est devenu. Au vu du résumé et avec un peu d’imagination, on pourrait penser que l’on aurait affaire à un psychopathe, surtout que ce livre m’a été proposé dans le cadre des Explorateurs du polar. Eh ben, gros épic fail pour bibi, ce n’est en rien un polar, c’est juste un livre contemporain. De fait, vous pensez bien, que j’ai été un peu déçue en voyant que ça n’était pas ce que j’imaginais.
Certes on pourrait penser que cela n’empêche en rien d’apprécier un livre, et c’est vrai puisque j’ai apprécié moyennement cette lecture. Toutefois j’avoue que ça a joué un peu dessus, mais outre cette petite déception, j’ai aussi moyennement accroché à cette lecture car c’était long. Oui ! Le roman n’a beau pas être épais, je vous jure que j’ai trouvé cette lecture longue. J’ai trouvé que ça tournait un peu vite en rond, que ce n’était pas toujours intéressant, et j’ai senti très vite que cette froideur apparente, ce rejet de la moitié, cachait finalement des sentiments profonds pour l’épouse défunte. Bien sûr, l’auteur aborde la vie de ce personnage par son métier, il n’aborde donc pas que les sentiments et les accusations de Vincent envers sa femme, il a pris soin de placer ce dernier dans un monde, mais toutefois j’ai trouvé qu’on retombait quand même régulièrement sur ce rejet de l’autre, ce qui donne cette impression de tourner un peu en rond très vite.

Néanmoins, et même si je ne partage pas l’idée qui veut faire croire que dans la solitude on est malheureux ou qu’on est rien, les réflexions qu’il amène à repenser à son amour pour sa femme sont intéressantes à lire, tout comme le déni de Vincent à ne pas vouloir voir que sa solitude lui pèse, que la sécurité, le côté guide de Karen, lui manque et le fragilise. On a vraiment l’image d’un homme qui se noie sans s’en rendre réellement compte, et ça c’est plutôt sympathique.

Cela étant, dire que tout ce livre est prévisible serait faux de ma part. Effectivement, la fin apporte une petite surprise non désagréable pour le lecteur, un peu moins agréable pour Vincent par contre. Bon, c’est très rapide, mais finalement c’est ce détail qui laisse cette impression que le livre raconte un truc et n’est pas qu’un simple état des lieux sans intérêt du personnage principal.

En résumé, je ressors de cette lecture mi-figue mi-raisin, je ne regrette pas d’avoir découvert ce livre, mais je ne le juge pas indispensable. Ma note 6,5/10.

Lecteurs.com et les éditions Le Dilettante.

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06 mai 2019

"Léonard de Vinci" de Carlo Vecce

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Léonard de Vinci de Carlo Vecce, LA biographie de référence. ICI.

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Résumé :

Léonard de Vinci, ou l’incarnation mythique, presque effrayante, du génie, et du génie universel : « aucun homme ne vint au monde qui en sût autant que Léonard », disait François Ier, guère démenti par la postérité, même si elle a consacré l’artiste avant de découvrir le savant, à la fin du XVIIIe siècle.
Mais le mythe n’a pas tué l’homme, tant Léonard a laissé de traces de ses pérégrinations dans l’Italie de la Renaissance. De cet enfant naturel, natif du village de Vinci, devenu un maître auquel les puissants font leur cour, nous découvrons jour après jour les espoirs, les projets, les toquades, mais aussi les contradictions : prodigue avec ses amants, Léonard tient la comptabilité de ses dépenses quotidiennes avec la précision d’un usurier. Ardent promoteur de la liberté intellectuelle, il se met pourtant au service de tyrans qu’il abandonne à la hâte lorsqu’ils tombent en disgrâce. Et quand il s’attaque à de grandes fresques murales promises à l’éternité, il expérimente des techniques nouvelles qui conduiront ces œuvres à la ruine.
C’est peut-être là le fil rouge de cette vie de Léonard : toujours rêver, toujours perfectionner, toujours inventer, au service de la peinture ou des mathématiques, de l’art de l’ingénieur ou de celui du poète.
Jusqu’à sa mort, il n’a guère le temps de peaufiner l’inachevé, comme cette ultime démonstration géométrique qui clôt ses carnets, interrompue, écrit le vieil homme, « parce que la soupe refroidit ».

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