Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

19 novembre 2020

"L'auberge rouge et autres récits criminels" de Honoré de Balzac

L'auberge rouge et autres récits criminels de Honoré de Balzac

Source: Externe

Résumé :

Une anthologie qui réunit les quatre romans criminels d'Honoré de Balzac, mettant en lumière un aspect peu fréquenté de son œuvre.

Balzac, auteur de romans policiers ? Surprenant. Et pourtant... Comment ne pas voir un récit noir dans L'Auberge rouge, qui montre un chirurgien militaire, Prosper Magnan, échafaudant un meurtre en public... pour découvrir le lendemain même que sa victime hypothétique a été assassinée? De même pour La Grande Bretèche, nouvelle qui met en scène une femme soupçonnée d'adultère par son mari, au point de lui faire commettre l'irréparable. Quant à La Vendetta, ce bref roman raconte le tragique destin de Ginevra, jeune fille corse qui brave l'interdit paternel pour épouser celui dont elle ignore... qu'il est un ennemi de la famille. Enfin, Une ténébreuse affaire s'inspire d'un fait divers historique du Premier Empire, l'enlèvement mystérieux d'un sénateur averti d'un complot ourdi par Fouché contre Napoléon. Outre la capacité de Balzac à jouer de l'enquête et du mystère, cette anthologie révèle la virtuosité avec laquelle il combine histoire et politique, roman sentimental et étude de mœurs, enquête policière et suspense judiciaire.

Mon avis :

Quatre nouvelles. Trois très agréables, une plus ennuyeuse. Ce n’est pas si mal quand on sait le mal que j’ai avec Balzac. Au fond, ce livre confirme ce que je me doutais depuis longtemps après ma lecture de Vendetta (aussi présente dans ce livre), de Balzac je n’aime que les textes courts qui laissent peu de place aux très grandes descriptions. La quatrième nouvelle, Une ténébreuse affaire, en possède plus que les autres, ceci explique en partie pourquoi je n’ai pas accroché. La présence de trop de personnage dès l’entrée du récit a fait le reste.

Ces nouvelles simples dans leur ensemble (sauf la quatrième), montre de Balzac son imagination. Ces nouvelles nous font en effet passer du meurtre cupide à la vengeance clanique, en passant par la passion assassine et le fait divers.
Bien que je n’aie pas accroché à la dernière nouvelle, ces nouvelles nous montrent également le talent de Balzac à s’adapter à son support. On peut effectivement saluer la réussite de l’auteur de faire passer tant d’émotion, d’évènement, en si peu de pages. Lui qui habituellement se sentait obligé d’écrire des tartines pour immerger son lecteur dans son univers, avec ce livre on remarque qu’il savait faire sans. Ca réconcilie un peu avec l’écrivain.

Un petit salut posthume à l’auteur pour ses écrits sans trop d'alourdissement littéraire, et merci à Babelio et aux éditions Archipoche.

Posté par Florell à 22:37 - Les classiques - Commentaires [0] - Permalien [#]
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12 novembre 2020

"La boîte de jeux du Père Castor"

La boîte de jeux du Père Castor

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Résumé :

Un jeu de Mémo — Un puzzle de 16 pièces — Un jeu de Mistigri — Un jeu de Dominos. Jouez en famille avec les héros du Père Castor !

Mon avis :

Cette petite boîte, sous ses apparences de petite boîte, contient quatre jeux : un petit puzzle tout mignon ; un jeu de domino ; un mémo et enfin un jeu de carte : Le Mistigri. Autant de jeux qui offrent aux jeunes enfants la possibilité de jouer une heure ou deux entre eux ou avec des adultes. Et ce tout en apprenant puisque une variété d’animaux peuple ces jeux.
De ces jeux nous connaissons tous le fonctionnement (une notice est glissée dans la boîte cependant), donc je ne vais pas m’attarder plus que ça dessus.

Cependant, j’aimerai parler de la qualité de la boîte et de son contenu qui se veut écologique, et donc en carton. Atout excellent, cette boîte est-elle suffisamment solide ? Indéniablement oui. Sauf Le Mistigri et le jeu de mémoire qui sont des jeux de carte solides malgré tout, les deux autres jeux fait de carton épais promettent aussi une résistance dans le temps rassurante, tout comme la boîte bien plus solide que celle de La Bonne Paye.

Le design des jeux est lui aussi un autre atout de cette boîte. Le carton pourrait en effet faire craindre que le tout soit un peu maussade, une sorte de papier recyclé bas de gamme. Il n’en est rien. Les surfaces sont brillantes, les dessins très jolis et colorés ce qui participe à l’attractivité de l’ensemble.

Mais des photos vous parleront peut-être mieux.

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En résumé, c'est coloré, solide et enfin pas cher pour quatre jeux.

Editions Flammarion Jeunesse.

Posté par Florell à 13:40 - Livre jeunesse / Ado - Commentaires [0] - Permalien [#]
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04 novembre 2020

"La solitude Caravage" de Yannick Haenel

La solitude Caravage de Yannick Haenel

caravage livre

Résumé :

Dans un bel essai plongeant dans la vie du Caravage, Yannick Haenel interroge l’intériorité du plus grand des peintres. Comment peignait-il ? Que cherchait-il à travers ces scènes de crime, ces têtes coupées, cette couleur noire qui envahit peu à peu tous ses tableaux ?
« Vers 15 ans, j'ai rencontré l'objet de mon désir. C'était dans un livre consacré à la peinture italienne : une femme vêtue d'un corsage blanc se dressait sur un fond noir ; elle avait des boucles châtain clair, les sourcils froncés et de beaux seins moulés dans la transparence d'une étoffe. »
Ainsi commence ce récit d'apprentissage qui se métamorphose en quête de la peinture. En plongeant dans les tableaux du Caravage (1571-1610), en racontant la vie violente et passionnée de ce peintre génial, ce livre relate une initiation à l'absolu.
À notre époque d'épaississement de la sensibilité, regarder la peinture nous remet en vie. On entre dans le feu des nuances, on accède à la vérité du détail. C'est une aventure des sens et une odyssée de l'esprit. Aimer un peintre comme le Caravage élargit notre vie.

Mon avis :

Je me faisais une joie de lire La solitude Caravage, découvrir le portrait de Caravage grâce à l’intermédiaire d’une rencontre picturale, c’était en effet assez bien présenté pour être tentant. C’était même au-delà, puisqu’il y avait la promesse d’apprendre des choses sur Caravage, même si pour cela il fallait que je chemine par le nombril de l'écrivain.

J’ai appris des choses, c’est un fait.
J'ai découvert un écrivain, c'est un fait.
Je n’ai pas entièrement perdu mon temps, c’est un fait également.
Toutefois, et malgré ma volonté de continuer au moins pour la vie de Caravage, je n’ai pas réussi à finir le livre. L’énervement comme l’ennui m’ont vaincu par K.O.

Voulant partir dans trop de poésie, qu’il en a oublié le rationnel.
Voulant trop faire ressortir le génie de ce peintre, qu’il en finit par écrire des absurdités psychologiques.
Voulant être trop original, qu'il en devient ridicule.
Bref. Voulant trop en faire, Yannick Haenel a perdu la lectrice que je suis.

Certes, les erreurs que je souligne là, pourraient dans d’autres romans passées outre. Mais quand on a la prétention d’écrire sur un personnage qui a réellement existé, le minimum c’est de garder un peu de sérieux et de raison. On ne sort pas juste des phrases pour faire de belles phrases, remplir des pages ou encore divaguer.

Désolée, il a fallut que je lise plus de 200 pages pour vous dire que je n'ai vraiment pas aimé. Et que j'ai souvent levé les yeux au ciel d'agacement.

Editions Folio.

Posté par Florell à 12:29 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
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01 novembre 2020

"3 histoires de Noël" de Collectif

3 histoires de Noël de Collectif

3 histoires de Noël

Résumé :

Ce volume contient :

La légende de Saint-Nicolas
L’Ours et les trolls de la montagne
Michka

Mon avis :

Même si les jouets sont fâchés ainsi que le danger bien présent, voici trois contes de Noël parus chez Flammarion Jeunesse qui annoncent la magie de cette période ainsi que son esprit. L’ours Michka qui vient de quitter une petite fille riche et capricieuse, se sacrifie pour faire plaisir à un petit enfant pauvre ; le maître de l’ours aide les habitants d’une maison à lutter contre les trolls qui représentent grossièrement  le mal ainsi que la gloutonnerie ; et le miracle de Saint Nicolas c’est un peu la magie du christianisme.
Bref ! C’est Noël ! Et même si nous pouvons trouver ces textes un peu naïfs ou manichéens, ils restent toujours une source d’enchantement, de magie, d’aventure, de culture pour le jeune lecteur ou auditeur.

Certes le manichéisme comme la niaiserie peuvent déranger un peu le lecteur adulte qui fera la lecture à ses enfants (si les enfants ne lisent pas encore seuls), car ce ne sont pas des valeurs entièrement justes et à transmettre dans cet excès. Mais entre nous, est-il possible de critiquer ces contes en les trouvant trop manichéens ou naïfs ? Trop dans l'esprit de Noël ? Je ne pense pas. Etant donné que ce sont des histoires ancienne (Saint Nicolas) voire classique (L'ours Michka), elles restent forcément une description de leur époque, et donc nous ne pouvons pas les critiquer en les trouvant trop bienveillants ou trop tranchants dans la description du monde. Pas plus que nous pouvons les réécrire car ça serait un outrage à la littérature et à l’histoire. Bien sûr L'Ours et les trolls n'est pas si vieille mais elle découle de cette tradition.

Ne reste alors plus qu’au final à apprécier ces contes pour ce qu’ils racontent et sont. Des messages évidemment, mais aussi une aventure, du fantastique et un beau livre à regarder, étant donné qu’il offre des coups de crayons variés. Ce qui ne laisse pas de place à la monotonie visuelle. Car effectivement, les dessins tout ronds avec une aura un peu désuète, et les illustrations qui représentent des beaux effets de couleur ou des nuances de gris, sont indéniablement un atout à ce petit livre. Tout comme la longueur des textes, ni trop courts ni trop longs, et bien équilibrée dans les pages. (Et petit bonus pour la couverture avec un sapin qui se détache de la masse.)

En résumé, il est fort à parier que ces contes plairont aux enfants et les feront patienter en attendant Noël. Ce sont des classiques, donc une valeur sûre.