Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

19 avril 2021

"Belphégor" d'Arthur Bernède.

Belphégor d'Arthur Bernède

Belphégor, Le fantôme du Louvre

Résumé :

"Belphégor est un mystère. Le mystère le plus troublant que l'on puisse imaginer et dont nous n'avons pas le droit de soulever, même légèrement, le voile... Qu'il nous suffise de dire que l'auteur de Judex, Cœur de Française, Surcouf et de tant d'autres récits justement célèbres n'a peut-être pas encore écrit un roman plus captivant, plus original et mieux digne de conquérir les suffrages de nos lecteurs !"
Belphégor était présenté ainsi dans Le Petit Parisien en 1927 lors de sa parution en feuilleton.

L'intrigue ? Elle tient dans la première ligne du livre : " Il y a un fantôme au Louvre ! Telle était l'étrange rumeur qui, le matin du 17 mai 1925, circulait dans notre musée national... " À partir de là, il ne reste plus au lecteur qu'à suivre...

Mon avis :

Je ne suis pas mécontente de connaître enfin l’histoire de Belphégor, classique de la culture française dont j’ignorai tout et que j’imaginais un peu autrement. (On m’a toujours dit que j’avais une imagination débordante ; je le confirme. Débordante et souvent éloignée de la réalité…)
Une fois l’illusion envolée, et même si cette histoire n’est au final qu’un simple policier non impressionnable, je dois avouer que Belphégor n’est pas déplaisant à lire. L’auteur manie en effet, bien ses ficelles, son intrigue, et sait distribuer par petite touche les indices. Bref, Arthur Bernède accroche son lecteur sans difficulté avec une histoire sans surnaturelle certes, mais avec une enquête au charme désuet et bien menée.

Une enquête qui malgré l’absence de surnaturelle promet un petit suspense malgré tout. En effet, en l’absence de police scientifique à l’époque on pouvait vite envoyer un innocent en prison, cette limite qu’impose l’époque et qui fait peser le danger sur un personnage du livre, a le don de rendre le livre plus addictif au lecteur car l’on craint un peu pour notre personnage. Pour un livre plutôt plan-plan faut avouer que ce n’était pas gagné.

Mais si l’époque du livre donne à ce livre son charme, faut dire qu’elle agace un peu dans le traitement de la femme. Loin de moi l’idée de crier au machisme, de condamner tous les hommes à disparaitre, je ne suis pas de ce genre de folle hystérique à envoyer au bûcher tout ce qui ne me plaît pas, mais les malaises à la moindre contrariété c’était vraiment obligé ? Elles surjouaient vraiment comme ça à l’époque ? Franchement je ne supporte pas ce genre de personnage, et là on est servi hélas…

En résumé outre la pléthore de Sarah Bernhardt qui compose ce livre, le livre est très agréable à lire. Y a des morts, des blessés, du trafic, des têtes à claques, du génie, enfin tout ce qu’il faut pour faire un bon livre.

 

Merci à Babelio et aux éditions Okno.

Posté par Florell à 12:42 - Les classiques - Commentaires [0] - Permalien [#]
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