Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

06 mai 2019

"Léonard de Vinci" de Carlo Vecce

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Léonard de Vinci de Carlo Vecce, LA biographie de référence. ICI.

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Résumé :

Léonard de Vinci, ou l’incarnation mythique, presque effrayante, du génie, et du génie universel : « aucun homme ne vint au monde qui en sût autant que Léonard », disait François Ier, guère démenti par la postérité, même si elle a consacré l’artiste avant de découvrir le savant, à la fin du XVIIIe siècle.
Mais le mythe n’a pas tué l’homme, tant Léonard a laissé de traces de ses pérégrinations dans l’Italie de la Renaissance. De cet enfant naturel, natif du village de Vinci, devenu un maître auquel les puissants font leur cour, nous découvrons jour après jour les espoirs, les projets, les toquades, mais aussi les contradictions : prodigue avec ses amants, Léonard tient la comptabilité de ses dépenses quotidiennes avec la précision d’un usurier. Ardent promoteur de la liberté intellectuelle, il se met pourtant au service de tyrans qu’il abandonne à la hâte lorsqu’ils tombent en disgrâce. Et quand il s’attaque à de grandes fresques murales promises à l’éternité, il expérimente des techniques nouvelles qui conduiront ces œuvres à la ruine.
C’est peut-être là le fil rouge de cette vie de Léonard : toujours rêver, toujours perfectionner, toujours inventer, au service de la peinture ou des mathématiques, de l’art de l’ingénieur ou de celui du poète.
Jusqu’à sa mort, il n’a guère le temps de peaufiner l’inachevé, comme cette ultime démonstration géométrique qui clôt ses carnets, interrompue, écrit le vieil homme, « parce que la soupe refroidit ».

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25 décembre 2018

"Le Facteur Cheval : jusqu'au bout du rêve" de Nils Tavernier

Le Facteur Cheval : jusqu'au bout du rêve de Nils Tavernier

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Résumé :

En 1879, à Hauterives dans la Drôme, le facteur Cheval effectue chaque jour dix heures de marche pour boucler sa tournée de 32 kilomètres... Pas un instant de repos pour ce fils de paysan qui n’est allé que six ans à l’école. Et pourtant, la maturité venant, il se lance dans l’une des aventures les plus extraordinaires du siècle. Trente-trois années durant, sans aucune connaissance de l’architecture, il va bâtir pour l’amour de sa fille Alice un Palais idéal «vu en songe». Un palais aujourd’hui classé monument historique et visité par le monde entier... Auteur et réalisateur, Nils Tavernier a été bouleversé par la destinée étonnante de ce simple facteur devenu un artiste reconnu. Sa vie lui a inspiré un film magnifique ainsi que le présent livre, première grande biographie de Ferdinand Cheval nourrie d’archives inédites, notamment de son journal.

Mon avis :

Nous voilà dans la Drôme pendant le 19ème siècle. Dans une France pré-révolutionnaire et révolutionnaire riche en changement, dans les campagnes le paysan, le petit ouvrier, ne voient pas vraiment d’amélioration à sa misère. Obligés qu’ils sont, d’exercer divers métiers pour survivre, la révolution ne leur a jamais réellement appartenu…
Nous voilà dans la Drôme pendant le 19ème siècle, et c’est dans cette France rurale encore superstitieuse, que né Ferdinand Cheval enfant de paysan et précurseur de l’architecture naïve.

Nous connaissons quasiment tous l’œuvre de Cheval, de visu ou sur photo. On sait aussi du sculpteur qu’il était facteur et qu’il a imaginé son château de longue année avant de passer à l’action. Mais au fond, qu’en savons-nous exactement ? Et qui peut prétendre apprécier l’œuvre sans connaître sa vie ? Les souffrances, les rêves, les envies de cet homme ? Car oui, une fois n’est pas coutume pour l’art contemporain, je vais penser pour le coup que ce château est intime lié à cet homme, à ce qu’il portait dans ses tripes, sa tête et son cœur. En effet, d’un terrain de jeu pour sa fille à une justification pour s’évader de la peine, d’une envie furieuse à réaliser un rêve à cette envie d’entreprendre, chaque parcelle de ce château répond au désire de cet homme. Et c’est cette histoire, cette tête, cette vie que l’auteur Nils Tavernier nous propose de découvrir.

Fruit d’une longue recherche et conclusion d’un travail minutieux, Nils Taverniers va donc nous faire découvrir la France d’alors (un peu), mais aussi et surtout la vie de cet homme qu’il n’a pas exposée dans la totalité de son film. Et mes amis quelle vie !
Comment vous dire que quand vous lirez ce livre, il est probable qu’une impression d’admiration devant la ténacité de cet homme naisse en vous très vite ? Car devant les malheurs de cet homme, mais qui n’a jamais cessé de croire et qui n’a pas chômé un instant, la force de ce simple facteur va vous éblouir. Et vous éblouir autant que son imagination à laquelle il ne refusait rien ; cosmopolite (merci de ne pas y voir un hymne à la mondialisation), sauvage, religieux, naturel, marin… tout se mélange, se fusionne, dans un bâtiment pour ne former qu’un.

L’admiration est une chose, la vision onirique de l’artiste aussi. Mais quid de la personnalité de ce dernier ? Là aussi l’auteur, ne l’a pas oublié.
Considéré comme un peu fou, même si finalement on apprécie les touristes qui affluent dans ce petit village, car c'est un peu comme Rodia aux EU de l'art spectacle, il est intéressant de voir que ce simple facteur, discret, et acceptant de supprimer certaines choses écrites dans la description de son Palais pour les articles nationaux, prenne de l’assurance au fur et à mesure que le temps passe, et arrive à s’imposer comme le seul artiste de sa gloire, que d’autres ont tenté de s’approprier. Mais n’allez pas croire pour autant qu’il prit la grosse tête, cet homme a su rester humble toute sa vie, comme toute les petites gens de l’époque.

Toutefois, si vous pensez ne lire que l’histoire d’un homme qui va évoluer et n’a jamais lâché prise, détrompez-vous. Car si Le Palais idéal et son créateur tiennent la plus grosse place dans ces pages, tout n’est pourtant pas que cela. En effet, il est aussi beaucoup question du bâtiment, que ça soit dans la description et sa construction - c’est même parfois là un peu long -, mais aussi dans son combat pour la reconnaissance au monument historique. Car en effet, si aujourd’hui l’œuvre de Cheval est qualifiée d’art brut, d’art naïf, d’aucuns à l’époque n’appelaient pas cela de l’art, et il aura fallu la ténacité de Malraux et que les surréalistes s’y intéressent et le revalorisent en même temps que Gaudi, pour que ce Palais idéal, ce château improbable, soit protégé du temps et de ses ravages. Avec toutefois quelques difficultés à ce niveau-là.

En résumé, ce fut un livre agréable à lire malgré quelques longueurs, et si vous voulez lire et prendre connaissance d’un homme qui marqua l’histoire de l’art mais qui jamais n’aura des centaines biographies sur sa personne, ce livre est franchement pas mal. Car il a l’air plutôt bien complet.

Merci aux éditions Flammarion.

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18 mai 2018

"L'invention du grand écrivain" de Joseph Vebret

L'invention du grand écrivain : dans les coulisses des grandes oeuvres littéraires de Joseph Vebret

Joseph Vebret

Résumé :

Dans les coulisses des grandes œuvres littéraires

Le xixe siècle voit naître le roman tel que nous le connaissons aujourd’hui. Auparavant, il était considéré comme un art mineur, un « fourre-tout » inférieur à la poésie et au théâtre, dont la codification était jalousement défendue par les « Classiques ». Sous l’effet d’une alphabétisation croissante, la littérature, réservée jusqu’alors à une élite, va s’adapter à un nouveau public. La place des écrivains dans la société ira alors grandissante : qu’ils soient considérés comme des faiseurs d’opinion, des leaders politiques, voire des symboles vivants, le peuple se reconnaît en eux. C’est l’avènement du sacerdoce de l’écrivain. De son côté, l’école célèbre la figure de l’écrivain comme celle d’un grand homme.

Ainsi, le xixe siècle va offrir au public des oeuvres inoubliables (Madame Bovary, Notre Dame de Paris, La Mare au diable, Le Rouge et le Noir, etc.) devenus de grands classiques lus et relus génération après génération.

Pour raconter l’invention du grand écrivain et visiter les coulisses de la création littéraire, Joseph Vebret convoque tour à tour Stendhal, Victor Hugo, Charles Dickens, Alexandre Dumas père et fils, Edgar Allan Poe, Honoré de Balzac, Émile Zola, Gustave Flaubert, Louise Colet, Charles Baudelaire, Eugène Sue, Jules Verne, George Sand, Léon Tolstoï, Lewis Wallace, Guy de Maupassant, Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde, Edith Wharton, Gaston Leroux, Virginia Woolf et bien d’autres qui apparaissent en second plan.

C’est tout le xixe siècle qui défile sous la plume de Joseph Vebret, tant politique, social que littéraire.

Mon avis :

L’invention du grand écrivain c’est ce genre de livre où tu as de la découverte mais pas entièrement (sauf pour les écrivains qui ne vous intéresse pas des masses). En effet, ça reprend toujours plus ou moins ce qu’on connaît déjà sur certains écrivains, comme pour Arthur Conan Doyle qui n’aimait pas Sherlock Holmes ou encore pour Madame Bovary qui a été censurée à sa sortie, mais toutefois et en parallèle à ceci, se rajoute de l’information qui complète la petite anecdote, tout en nous éclairant sur la vie et le talent de ces gens. Vie souvent poursuivie par les créanciers et talent pas toujours mérité, comme par exemple pour Alexandre Dumas qui a été pas mal aidé. (Ca casse le mythe, je sais.)
Outre cela, c’est aussi un livre qui permet de découvrir de nouveaux auteurs - personnellement je ne connaissais pas Edith Wharton - et qui corrige quelques idées reçues, comme par exemple le fait qu’Edgar Allan Poe n’a pas connu ses premières traductions en français avec Baudelaire ; Isabelle Meunier en 1847, Gustave Brunet en 1844, etc.
Cela étant ça ne se résume pas qu’à une simple biographie, certains passages nous montrent les rapports qui existent entre la vie du romancier et ses romans ou personnages, Stendhal avec Le rouge et le noir ou encore Alexandre Dumas fils avec La Dame aux camélias.

Où est l’intérêt de cela ? L’intérêt premier, c’est que la vie de ces écrivains est condensée en quelques pages. Le deuxième intérêt, c’est que ce bouquin est intéressant car ça nous permet de voir derrière l’œuvre l’histoire des auteurs. Le seul petit truc qui manque à ces pages c’est le talent de conteur. En effet, on dirait que c’est écrit par un écrivain qui raconte une leçon, plutôt que par un écrivain qui raconte une passion, et c’est là le seul point négatif que je reproche.

En résumé, ça reste un livre agréable, intéressant, qui nous éclaire sur les oeuvres, les auteurs et autrices du 19ème début 20ème siècle de France et d’ailleurs, puisqu’il y a Wolf, Tolstoï… avec Hugo, Zola... C'est à tenter.

Editions Marivole.

20 mars 2018

"Charles VIII" de Didier le Fur

Charles VIII de Didier le Fur

Source: Externe

Résumé :

Moins prestigieux que son père Louis XI ou que son épouse Anne de Bretagne, Charles VIII  est généralement considéré comme un prince sans intérêt. Didier Le Fur démontre qu'il eut au contraire un rôle capital en sachant conclure la reconstruction de la France ruinée par la guerre de Cent Ans et mener vers l'Italie une politique que ses successeurs François Ier et Henri II s'employèrent  à prolonger.

Couronné à l'âge de 13 ans en 1484, accueilli par la population comme un espoir après le règne tyrannique de son père Louis XI, Charles VIII fut d'abord un prince-enfant, enjeu d'un pouvoir qu'il n'exerçait pas et que se disputaient les diverses factions en œuvre autour de lui : le parti des princes mené par Louis d'Orléans, et le parti Beaujeu, qui finira par l'emporter.

L'arrestation du duc d'Orléans en juillet 1488, la mort de François II duc de Bretagne en septembre de la même année et la fin de la guerre de succession en Bretagne en 1491 conclurent cette période au bénéfice du jeune roi. Dès lors, le pouvoir est entre ses mains. En épousant Anne de Bretagne, fille de François II, il rétablit la paix dans le pays et fit de la France le plus riche et le plus puissant royaume de la chrétienté. A 24 ans, reprenant à son compte un projet offert à Louis XI et inabouti, il entreprend la conquête du royaume de Naples. Ses premiers succès sont éclatants, mais brutalement interrompus par sa mort prématurée, à 27 ans, en 1498. Didier Le Fur porte un regard nouveau et original sur ce roi au destin fulgurant, et sur son règne d'une particulière richesse, fondateur d'une ère de prestige pour la France, qu'on appellera Renaissance.

Docteur en histoire, Didier Le Fur a récemment publié chez Perrin : Louis XII, un autre César et Marignan.

Mon avis express :

Très intéressant, plus facile à lire que celui sur Diane de Poitiers, mais parfois un peu fastidieux et tout particulièrement les entrées dans les villes très expliquées. Sinon, j'ai bien aimé voir les décisions politiques, les rapports avec les Beaujeu et Orléans (futur Louis XII), la personnalité de ce roi, mais parfois c'était très long dans le détail (entrée et guerre d'Italie). Je n'en demandais pas autant pour mon cours.
Enfin, maintenant je visualise mieux l'histoire du duché de Bretagne, les rapports avec Louis XII, et les débuts de son règne. Le plus important pour mon cours.

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02 août 2017

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagne-Brouquet

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagnes-Brouquet

Source: Externe

Résumé :

S’il est un mystère dans l’histoire de la littérature, c’est celui du poète appelé pour la postérité François Villon (né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l’année où Jeanne d’Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?

C’est à ce paradoxe unique – un poète dont on ignore jusqu’à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre – que s’attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle. L’occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s’interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L’occasion surtout de comprendre la destinée d’un homme qui n’a cessé d’inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.

Une biographie enfin exhaustive à l’usage de ceux que François Villon, l’insoumis par excellence, appelait ses « frères humains ».

Mon avis :

Très intéressant à lire pour découvrir la vie du pauvre Villon, poète et vagabond de son état.
Érudit, moqueur et rancunier dans ces textes, voilà la part que l'on connaît tous de Villon, ce livre va cependant nous faire découvrir l'autre côté du poète, sa part sombre ; gredin, délinquant multirécidiviste, voleur, bagarreur qui finira souvent en prison échappant à la mort souvent grâce à la chance.

Parfois un peu fastidieux à lire, ce livre est toutefois intéressant pour découvrir en plus de Villon le Paris du Moyen-âge, son fonctionnement, son ambiance, ses étudiants et ses gredins qui hantent les ruelles sombres avec leur langage.

Bref ! Plus qu'un portrait d'artiste c'est aussi un portrait sociologique sur certains groupes. Mais ma plus grande découverte, fut de découvrir sa rapide entrée dans la légende des poètes.

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26 mai 2017

"Madeleine Pauliac, l'insoumise" de Philippe Maynial

Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial

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Résumé :

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à « kidnapper » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

Mon avis :

Philippe Maynial raconte l’histoire de sa tante Madeleine Pauliac, qu’il n’a connu qu’à travers sa mère et ses recherches. Qui est Madeleine Pauliac ? Une femme médecin et militaire qui durant la seconde guerre mondiale œuvra dans la résistance et après 1945 œuvra à l’Est pour rapatrier les français avant qu’ils ne partent pour le grand inconnu en URSS, en plus de soulager dans le même temps les souffrances des populations autochtones. C’est sûr ces missions à l’Est où son neveu va s’attarder. Bonnes sœurs violées, ouverture des camps concentrationnaires, ces pages vont voir défiler la misère humaine en période de crise que Madeleine Pauliac a tenté d’adoucir.
Pour autant à côté de cette misère humaine, ces pages vont nous offrir aussi des leçons de courage, de culot, mais aussi une belle amitié entre ces membres volontaires de la Croix-Rouge française.

Mais j’avoue, si j’ai apprécié ce bouquin ce n’est pas tant pour l’amitié qu’il montre, ni pour l’altruisme de ces femmes, ou encore cette aventure dangereuse dans des pays dévastés où l’Armée Rouge se comporte comme le dernier des monstres. Non, si j’ai avant tout apprécié ce livre c’est parce qu’il raconte l’histoire de femmes libres et courageuses et qu’en faisant cela l’auteur a replacé la femme dans l’Histoire, avec un grand H. Il a montré qu’elles pouvaient être aussi fortes, douées, utiles, meilleures, que les hommes. Oui je vais jusqu'à là !
En outre, Philippe Maynial a en plus permis de sortir de l’oubli cette aventure de l’Escadron Bleu qui mériterait d’être bien plus connue, tout comme l’histoire des rapatriements. En effet, la seconde guerre mondiale ne s’arrête pas en Europe au 8 mai 1945, ses effets vont se faire sentir encore longtemps après la capitulation, notamment à travers les mouvements de population (retour de camp ou des exilés) et l’avantage de ce livre c’est qu’il permet d’avoir un aperçu sur cela et de la difficulté d’effectuer des rapatriements dans un contexte de Guerre froide. L’URSS est déjà maître de l’Europe de l’Est et les actions de la Croix-Rouge vont se heurter très vite au nouveau pouvoir, comme on va le voir avec l’Escadron Bleu notamment.
Alors certes le livre n’est pas aussi pointu qu’un ouvrage d’historien, mais il a se mérite d’élargir la problématique de la seconde guerre mondiale et de la recontextualiser, en plus de rendre à l’Histoire des personnages, des actions, oubliés ; et tout ça, oui tout ça, c’est merveilleux ! Personnellement il ne m'en faut pas plus.

En résumé, c’est une biographie, mais une biographie utile. Une vraie biographie utile qui instruit.

Merci à XO éditions.

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19 janvier 2017

"Henri IV, un roi français" de Max Gallo

Henri IV, un roi français de Max Gallo

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Résumé :

 Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Et il en est mort.

Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté originaire d’Angoulême, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec « cet hérétique paillard, parjure et renégat » dont la conversion n’était que façade.

 Dans un texte haletant, Max Gallo dresse le portrait d’Henri IV, ce béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume, fou de femmes, et qui n’aura de cesse de consolider l’État, d’administrer une saine justice et d’éviter que la France sombre dans la guerre civile.

 Pour les ligues catholiques, Henri IV sera, jusqu’au bout, un « voleur d’âmes ». Mais l'histoire retiendra de ce grand roi qu’il était celui de tous les français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

Mon avis:

Cette fois-ci c'est au tour du roi concorde Henri IV à qui Max Gallo dédie ce livre. Portait simple, sans fioriture, peut-être un peu plat, ce livre est une bonne approche à celui qui ne connaît pas ce roi car pour les autres rien de vraiment neuf.
Je dis "vraiment", car en ce qui concerne le portrait psychologique j'avoue que c'était assez nouveau pour moi vu que je n'envisage jamais entièrement un roi sous le jour psychologique. Bien que certaines choses soient assez évidentes comme par exemple les ravages psychologiques suite à la Saint Barthélemy qui conduiront la politique de ce roi à une tentative de paix, d'autres plus intimes m'effleuraient pas spécialement. D'ailleurs je ne sais pas trop quelle importance leur accorder.

Au delà-de tout cela je n'ai pas grand chose à dire sur ce bon roi Henri IV, on retrouve ici son amour des femmes, son humanité, sa politique. En revanche sur l'homme aux racines béarnaises là je serais plus bavarde. En effet, si le roi ne m'était pas inconnu, je suis plutôt contente de cette lecture car j'ai appris beaucoup sur son enfance. De son premier "baptême" un peu particulier à son enfance à la cour de France, en passant par l'éducation de sa mère intransigeante sur son éducation calviniste, je suis allée de découverte en découverte. Et ce que j'ai découvert m'a rendu ce roi très sympathique ; ce n'est pas l'enfance dorée, sans contact avec le peuple de son petit fils Louis XIV ! Non Henri IV venait presque du peuple ! En tout cas pour moi.

Mais l'auteur ne reste pas que autour de Henri IV, en effet aborder ce roi c'est forcément aborder la vie de son assassin Ravaillac. C'est ce que fait rapidement Max Gallo en nous faisant découvrir sa vie un peu incertaine (un jour à Angoulême un autre à Paris), mendiante, sans attache réelle et le portrait troublé d'un illuminé qui sera rejeté plus d'une fois par divers ordres religieux. Je précise que l'auteur n'ira pas plus loin que ce qui est admis, ici point de complot où Ravaillac serait un jouet. Là Ravaillac a agi seul au nom de Dieu et les raisons sont rappelées dans ces pages.

Dernier atout de ce livre, les photos de tableaux, de gravures, qui accompagnent ce livre en son milieu. Permettant de mettre un visage sur une personne ou de visualiser une scène et étant accompagner de petite légende, ces images complètent à merveille cet ouvrage.

En conclusion, c'était une lecture rapide, pas forcément palpitante (souvent avec Max Gallo) mais toujours très intéressante qui permet la découverte et le rafraîchissement de la mémoire. Bref, un bon livre pas abêtissant pour deux sous.

Merci à XO éditions.

 

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12 décembre 2016

"Comme un enfant perdu" de Renaud

Comme un enfant perdu de Renaud

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Résumé :

Je parcourais les rues,
Ma guitare sur le dos,
Comme un enfant perdu,
Je traînais des sanglots.
Ma vie n’avait pas de sens,
Et l’amour fuyait mes pas.
Je n’ai jamais eu de chance,
Je n’en aurai jamais, je crois.
Renaud, Lucile, 1969

Quand vous m’offriez des fleurs et que je vous grognais quelques mots inaudibles – d’aller vous faire voir, que plus jamais je ne chanterai, embrumé dans les vapeurs de l’alcool, je vous ai rendus malheureux, comme j’ai rendu malheureux tous les miens. Je le sais, je l’ai lu dans les milliers de lettres que vous m’avez adressées. Eh bien, dans les mois qui viennent, je vais m’efforcer de vous rendre le sourire. Et qui sait ? Peut-être même allons-nous pleurer ensemble du bonheur de nous retrouver vivants, et sous le même ciel. Toujours debout.

Renaud,
L’Isle-sur-la-Sorgue, 11 mai 2016

Ce livre est un événement.
Après le grand retour de Renaud et le succès triomphal de son nouvel album Toujours debout, le chanteur publie son autobiographie. Dans son livre, Renaud raconte ses amours, ses tourments, sa révolte face aux injustices du monde. Un livre, dit-il, qui permet de comprendre. Sa vie. La vie. Et qui nous bouleverse à chaque page.

 

Mon avis :

Ce livre qui parle de Renaud et écrit par Renaud lui-même sort par son contenu de tout ce que j’ai pu lire sur cet artiste. Ecrire par d’autre où par son frère, jamais je n’avais eu l’occasion de pénétrer si profondément dans l’intimité de cet artiste ; et si avec le temps mon intérêt pour celui-ci s’est émoussé (j’ai décroché peu après Boucan d’enfer et le concert qui allait avec. J’avais gardé un meilleur souvenir de la tournée « Une guitare, un piano et Renaud » où il avait encore toute sa voix), en même temps que ma curiosité pour ce genre de livre, il n’en demeure pas moins que j’ai passé un agréable moment de lecture à découvrir un homme derrière l’artiste. Un homme timide, discret, perdu, survivant (le mot est peut-être un peu fort), anxieux, paranoïaque que finalement on connaît à peine.

Ce livre suit le parcours des milliers de biographie. D’une écriture simple, il va nous raconter sa jeunesse Porte d’Orléans, ses études, mai 68, ses rapports avec ses parents, ses premiers pas sur scène, sa carrière, sa vie de famille, bref ! rien de bien exceptionnel avec ce genre littéraire. Pourtant, plus qu’une succession d’évènements, d’époque, de disque, l’auteur va s’épancher plus particulièrement sur ses peines et ses joies secrètes. Il en ressortira de très beaux moments, mais aussi de la nostalgie, des regrets – notamment vis-à-vis de son père – et la douleur d’avoir « fait le mal » à ses proches sans le vouloir. Mais en fait plus que la peine d’avoir blessé ses proches, il supporte très mal le mal des membres de sa famille, enfin l’idée du mal qu’il en a. En effet, ce livre est lourd en culpabilité et on remarquera que ça l’a énormément miné. On retrouvera d’ailleurs le poids de cette culpabilité dans ses textes, comme autant de pardons qui résonnent, mais aussi dans certains de ses gestes et engagements peu ou prou connus.

En plus d’un parcours déjà riche en évènements et rencontres, sans tabou il racontera bien sûr sa descente aux enfers après un voyage à Cuba. Devenu une véritable loque humaine, il va partager tout de ses mauvais passages avec ses lecteurs en s’excusant au passage pour ceux qui lui restaient fidèles, en s'excusant de son comportement et de ses mauvais mots.
Ce passage est, je l’avoue, celui que j’ai le moins apprécié, d’une part parce que je le trouve trop secret et ça met un peu mal à l’aise, et d’autre part parce que je trouve que c’est un peu beaucoup pitoyable de se mettre si minable pour des histoires d’amour, - même si l’élément déclencheur est une crise de paranoïa. A mes yeux il existe tellement pire que la fin d’une histoire d’amour que ça me paraît franchement crétin. (Mais comme je suis un congélateur on dira que ça vient de moi.)

Bref. Même si aujourd’hui je me suis éloignée de ce chanteur et de ce genre littéraire qu’est la biographie, j’ai malgré tout passé un très bon moment avec ce livre. Sincère, nostalgique, riche en découverte, parfois un peu trop indiscret, mais où on découvre en quelques heures le portrait d’un éternel enfant. Un livre à offrir où à s'offrir.

Merci à XO éditions.

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01 janvier 2016

"Richelieu" de Max Gallo

Richelieu : la foi dans la France de Max Gallo 

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Résumé :

Max Gallo raconte la vraie vie de Richelieu, personnage de légende et grand bâtisseur de l’unité française.

Armand Jean du Plessis de Richelieu n’aurait jamais dû devenir cardinal. Voué au métier des armes, il hérite pourtant, à vingt-trois ans, du petit évêché de Luçon. Dès lors, il fait preuve d’une détermination et d’une ambition infinies pour ne pas s’embourber dans son Poitou natal, et accéder à la Cour, à  la dignité de cardinal, et finalement au Conseil du roi.

Demeurer au faîte des honneurs et du pouvoir, c’est être capable de déjouer les cabales qu’animent Marie de Médicis, Anne d’Autriche, ou encore Monsieur frère du roi. C’est écarter avec cruauté les ennemis du royaume : protestants ou grands seigneurs refusant de faire allégeance. C’est mener la guerre contre l’Espagne. Et surtout, c’est séduire Louis XIII, homme insaisissable, hésitant et susceptible, qui peut à tout instant décider du sort de son plus proche conseiller.

L’histoire de Richelieu est aussi celle de son roi. Et c’est grâce à ce couple qu’ils formaient que Richelieu, serviteur de la grandeur de la France, est entré dans la légende.

Le destin fascinant d’un homme aux multiples facettes, sensible, déchiré, malade, mais aussi impitoyable et redoutable.

Mon avis :

Après François 1er, voici que Max Gallo nous emmène visiter une partie du 17ème siècle, et plus exactement le règne de Louis 13 qui avec son siège de la Rochelle, sa guerre espagnole, sa mère dominatrice... offre une histoire à n’en plus finir.
Mais ici, tout ce contexte historique est secondaire, en fait tout cela sert surtout au « décor » de ce livre, car avant tout chose l’auteur nous fait partager la vie de Richelieu, l'homme politique, l’homme intime, sa psychologie, en plus de nous faire découvrir sa vie privée.
Et il est justement étonnant de voir sur cet homme intime que ce génie politique fut un homme si tourmenté, jamais sûr de son pouvoir, et même si on peut supposer que Max Gallo en a rajouté un peu –et encore ce n’est qu’une supposition- on se doute quand même qu’il y a beaucoup de vrai dans ce portrait, connaissant sa réaction lors de la journée des Dupes ça colle avec le reste. Le seul petit problème à ce point c’est que c’est un peu répétitif.

Sur le contexte, le fameux « décor », la lecture a été par contre plus agréable. Outre le fait que ça m’a fait réviser mes cours d’histoire, il est agréable quand on connaît ou quand on ne connaît pas, de découvrir par le biais de ce personnage tous ces évènements qui ont marqué le règne de Louis 13. De découvrir l’esprit brillant de cet homme dans ses mêmes évènements, de voir comment il les dénouait et les pensait. Ce qui ferait au final de lui, le roi à la place du roi, ce qui lui vaudra beaucoup d’inimité, de complot contre sa vie, et de souci. 

D’ailleurs un point extrêmement étonnant sur ce rapport roi/ministre, c’est les attitudes du roi rapportées par des proches de la cour au moment de la mort de Richelieu, où parait-il ce dernier « l’ayant trouvé fort mal, en sortit fort gai. » Vu comme Richelieu gouvernait ce genre de propos ne serait pas étonnant, et je pense en effet que Louis XIII malgré l’affection renouvelée envers le cardinal devait parfois se sentir un peu étouffé par son pouvoir, mais quand même, sachant que Richelieu a tout fait pour la gloire de la France et du roi ça fait un peu bizarre de lire ce genre de propos. Ca fait comme un choque. Oui un choque c'est exactement ça, car je reste persuadée que sans Richelieu le règne de Louis 13 aurait été comme celui des derniers Valois... catastrophique. Guerre intestine qui se serait transformée en guerre nationale (ce qui a été en parti le cas), meurtres, affaiblissement du pouvoir royal au profit des nobles, bref malgré son coup de maître en 1617 en tuant Concini, je ne trouve pas que Louis 13 aurait été un grand roi sans Richelieu. Alors le voir penser ainsi oui ça choque ! Je le trouve gonflé !

 

En résumé même si parfois c'est un peu répétitif, c'est un livre que je conseille pour une première approche de ce grand homme politique français, qui de part son esprit brillant va en étonner plus d'un.

 

Merci à XO éditions.

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19 mai 2014

"Brunehaut : Epouse de Sigebert Ier" d'Anne Bernet

"Brunehaut : Epouse de Sigebert Ier" d'Anne Bernet

Brunehaut

Résumé :

Mariée en 566 au roi franc d'Austrasie Sigebert Ier, l'un des petits-fils de Clovis, Brunehaut est un personnage à la fois célèbre et méconnu. L'historiographie romantique l'a dépeinte sous les traits d'une mégère lancée dans une lutte féroce contre sa belle-soeur, la reine Frédégonde de Neustrie. Or, dans cette époque impitoyable où les assassinats sont légion, elle se montra sans faiblesse, certes, mais aussi souveraine avisée, diplomate, mécène, soutien de la papauté. Son règne contribua fortement à façonner le nouveau visage d'une France en train de se détacher du modèle impérial romain à l'aube du VIIe siècle.

Mon avis :

Deuxième bouquin sur Brunehaut que j’ai lu en additionnant celui-là à celui de Bruno Dumézil, et je dois dire que les deux se complètent bien. Celui de Dumézil s’attardant beaucoup sur la chute de l’empire romain d’occident, et celui d’Anne Bernet développant assez vite l’Espagne Wisigothique. Tous deux essentiels à la compréhension de l’époque mérovingienne et donc à la vie de Brunehaut.

Mais même si j’ai vraiment adoré lire celui de Dumézil qui est en plus facile d’accès, je dois avouer que celui d’Anne Bernet est encore mieux à lire, car je l’ai trouvé plus intime, plus détaillé. En effet là où Dumézil gratte le verni, l’auteure Anne Bernet creuse encore plus, et ça c’était vraiment un pur plaisir, parce que j’ai vraiment eu cette impression de découvrir vraiment la personnalité de Brunehaut, et dans une moindre mesure celle des autres.
Et là autant dire que j’ai fait des découvertes, le caractère de Brunehaut c’est en effet quelque chose ! Alors ça n’a pas été une entière découverte, dans celui de Dumézil je me suis bien aperçue que Brunehaut avait les dents très longues, qu’elle était calculatrice, et qu’elle était une personne assez froide ; mais dans ce livre, elle n’est pas froide, nooooooooon ! Juste glaciale.

C’est con, mais c'est en lisant ce livre que le me suis vraiment rendue compte à quel point cette femme ne reculait devant rien. Tout ce qu’elle faisait avait pour but d’assouvir sa soif de pouvoir et assurer sa sécurité. Au point que j’en suis venue à me demander si elle ne se croyait pas immortelle. Pour exemple, je citerai sa manière d’élever sa famille. En effet, à l’inverse de sa grande rivale Frédégonde qui a élevé son fils le roi Clotaire II de manière à ce qu’il puisse s’en sortir sans elle, Brunehaut a élevé toute sa descendance de manière à pouvoir les contrôler, et ainsi gouverner à travers eux. Ce qu’elle a fait d’ailleurs à merveille et personne ne s’y trompé.

Mais quand j’y pense, je trouve ça vraiment dingue. Quel était son intérêt de mettre des rois fantoches incapables de gouverner sur un trône (excepté Thierry II peut-être) alors qu’il pouvait lui arriver n’importe quoi à elle - l’espérance de vie à l’époque n’étant pas aussi élevée qu’aujourd’hui -, et donc réduire à néant ses efforts d’une vie. Vraiment où était son intérêt à ne regarder que le présent mais pas au-delà des siècles ? Je ne vois pas.

Alors bien sûr en lisant ce livre je me suis vraiment rendue compte que sa légende noire Brunehaut ne l’avait pas volée. Cela dit et vu l’époque très misogyne, je n’arrive pas à la détester, elle a fait ce qu’elle devait sûrement faire pour survivre et pour ça je ne peux pas trop la juger. Et puis après tout c’était quand même une sacrée femme, singulière, intelligente et avant tout géniale - parce que pour faire ce qu’elle a fait, elle ne pouvait pas être chose.

Enfin bref, comme pour celui de Dumézil, je vous conseille ce livre, et même lui en premier car plus complet selon moi. Bref, c'est un livre à lire, comme un roman en plus !

 

Je remercie en passant les éditions Pygmalion de leur gentillesse.

Posté par Florell à 14:46 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
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