Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

28 mars 2021

"Dans la barque de Dieu" de Ekuni Kaori

Dans la barque de Dieu de Ekuni Kaori

dans la barque de dieu

Résumé :

Yôko vit dans le souvenir de son seul amour, qui lui a donné sa fille Sôko. L’homme est parti avant de savoir qu’il allait être père, mais en affirmant qu’il reviendrait et la retrouverait où qu’elle soit. Depuis, Yôko change de ville tous les ans, comme dans un jeu de cache-cache avec cet homme supposé être à sa recherche. C’est ainsi qu’elle vit «?dans la barque de Dieu?», remettant volontairement son destin entre les mains du hasard. Mais quand Sôko demande à s’inscrire dans un lycée avec internat, Yôko sent la fragile construction de sa vie s’effondrer. Si sa fille la quitte, la seule preuve que sa vie et cet amour ne sont pas une illusion disparaît. Ce roman élégant, subtil, mélancolique, alterne les voix de Yôko et de sa fille, comme deux visions féminines et décalées d’une même réalité?: l’une, Sôko, qui découvre en même temps que la liberté les mensonges et l’irréductible étrangeté de sa mère, l’autre, Yôko, qui ne s’est jamais laissé apprivoiser par personne, si ce n’est par ce fugitif amour.

Mon avis :

L'idée de départ est bizarre ; Japon ?
Bon c'est justement cette originalité qui en fait un livre agréable à lire. On vagabonde avec cette femme et sa fille, on découvre les deux voix, le temps passe et forcément arrive un jour où rien ne va plus... La réalité n'est pas le rêve, et le prisme de l'autre pose problème.
Ce n'est pas le genre d'histoire que je préfère mais c'est une histoire que j'ai pourtant aimé lire. D'accord j'aime le Japon mais ça ne fait pas tout. Là y a un truc.

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25 janvier 2021

"Pour Clara : prix 2020" de Collectif

Pour Clara : prix 2020 de Collectif

Source: Externe

Résumé :

"Écrire a toujours été pour moi une manière d’interagir avec le monde. Grâce aux mots, je transmets mes sentiments, mes peurs, mais aussi mon univers".
Sept jeunes auteurs entre douze et dix-sept ans ont pris la plume pour écrire une nouvelle qui leur ressemble.
Ils nous emmènent dans les tranchées un soir de Noël, ou dans l’Angleterre victorienne, nous font découvrir des sociétés futuristes, nous accompagnent dans la fin de l’enfance, ou dans les pas d’une aveugle, nous plongent dans la guerre, encore. Ils nous dérangent, nous bouleversent, nous interrogent, nous remuent.
Lisez-les.

Ce prix a été créé en mémoire de Clara, décédée subitement à l’âge de 13 ans des suites d’une malformation cardiaque. Destiné aux adolescents qui, comme elle, aiment lire et écrire, il est décerné par un jury présidé par Erik Orsenna et composé de personnalités du monde des lettres et de l’édition.
La vocation du prix Clara est caritative. Les bénéfices de vente de ce livre seront versés à l’Association pour la Recherche en Cardiologie du Fœtus à l’Adulte (ARCFA) de l’hôpital Necker-Enfants malades.

Mon avis:

Voilà quelques années que je n’avais pas ouvert un Prix Clara. Ce prix qui laisse le talent de jeune auteur en herbe s’exprimer librement dans une nouvelle.
Comme dans mon souvenir ce livre propose une large palette de sujet, de style d’écriture, d’idée : pêle-mêle on n’y retrouve des sujets sur la guerre, les violences conjugales, de la SF, etc. Nous remarquons aussi que l’inspiration puise pour beaucoup dans l’actualité plus ou moins récente, signe évocateur d’une jeunesse qui se sent concernée quand bien même elle y va avec ses petites naïvetés et faiblesses.

Pour commencer notons que chacune de ces nouvelles possèdent des qualités littéraires certaines – ce qui fait plaisir à notre époque. Ces jeunes manient les effets, les sensations, les sentiments, les mots, les images avec adresse, même si ça reste assez banal dans l’approche. Cependant comme chaque année j’avoue que j’ai ma préférence en la nouvelle « Les heures sombres ». Nouvelle qui parle d’un soldat dans les tranchées de 1914-1918. Pour ce texte, j’ai trouvé que le jeune auteur a fait preuve d’une grande maturité dans l’approche psychologique d’un soldat éloigné des siens, j’ai vraiment trouvé un portrait plausible et probablement réel d’un soldat lors de cette guerre. Ce côté oui et non, ce côté personne et tout le monde.

Une autre nouvelle qui n’était pas mal dans son genre : « Les couleurs de la douleur ». Ce texte qui parle d’une des innombrables violences familiales existante possède une fin étonnante, mais hélas un texte assez dur à lire, et ceci malgré les images et périphrases qui tentent d’adoucir le propos. C’est joli les coquelicots, mais bon, ça n’enlève rien à l’horreur.
Outre la dureté, ce qui peut être dérangeant c’est la naïveté du dialogue, exemple vers la fin de la nouvelle : « Mais si tu fais du mal, il aura gagné. Il aura détruit la merveilleuse petite fille que tu es. […] Ne cède pas à la colère. Je t’en prie. Sois forte. » Franchement, c’est un peu agaçant de lire cela, tellement c’est cliché ! En plus d’être horrible quand on voit comment ça se finit pour elle. Mais bon, c’est une jeune personne on pardonne l’innocence et l’approche. A moins que ce dialogue soit volontaire pour en faire plus ressortir l’absurdité de par la fin. Question...

Dans la première nouvelle on retrouve un peu ce style de dialogue réchauffé, mais encore une fois la jeunesse et l’absence de recul, ainsi que l’absence d’expérience excuse les facilités que l’on voit déjà beaucoup dans de livre publié.
Quant aux autres nouvelles, elles sont évidemment très bien aussi. Mais le sujet me convenait moins ou le genre n’était pas pour moi comme la SF par exemple.

En résumé c’est un livre écrit pour la bonne cause et pourquoi ne pas l’offrir à des jeunes qui se rêvent en auteur (e).

16 décembre 2020

"La Goulue" de Maryline Martin

La Goulue de Maryline Martin

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Résumé :

À seize ans, la future reine du cancan est blanchisseuse. Mais le soir, Louise Weber « emprunte » les robes des clientes pour courir à l'Élysée Montmartre. Celle que l'on va surnommer La Goulue se fait rapidement remarquer par sa gouaille et son appétit de vivre. Au Moulin Rouge, elle bouscule les codes en arrivant avec un bouc en laisse, détournant ainsi l'interdiction faite aux femmes d'entrer dans un lieu public sans être accompagnées par un mâle ! Immortalisée par Toulouse-Lautrec et Renoir, elle va également s'imposer dans le milieu mondain et côtoyer les plus grandes personnalités de son temps - le prince de Galles, le shah de Perse, le baron de Rothschild, le marquis de Biron... - avant de tomber en disgrâce.
Pour mener à bien cette biographie, Maryline Martin s'est plongée dans le journal intime de la danseuse, conservé au Moulin Rouge. Elle a également consulté les archives de la société des amis du Vieux Montmartre, le service de la mémoire et des affaires culturelles de la préfecture de Police et les divers documents des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris. À partir de ses recherches, elle a pu dessiner le portrait tendre et intimiste d'une figure incontournable de la Butte Montmartre : une femme libre, fantasque, généreuse et attachante.

Mon avis :

Il y a très longtemps (un peu par hasard) j’ai vu la pierre tombale de La Goulue au cimetière Montmartre. Je ne sa vais pas trop qui elle était alors. Depuis j’ai grandi et appris, mais je dois dire que je n’en connaissais que très peu de chose. Voilà un problème réparé grâce à Maryline Martin journaliste littéraire avec qui j’ai découvert une fleur épanouie ou fanée de ce vieux Montmartre, loin des grands boulevards et un peu canaille.
Blanchisseuse qui chipée les vêtements de ses riches clientes, à ce modèle qui enchanta la toile de quelques peintres, en passant par cette danseuse qui imposa sa signature, sa verve, son caractère, sans oublier cette dompteuse de lion, cette femme au caractère bien trempé et cette fin miséreuse, Maryline Martin nous racontera tout de cette danseuse un peu filante qui marqua à jamais Paris. De cette femme au sacré caractère.

« Tu leur diras que j’ai été une bonne fille », il est vrai qu’elle a vécu à son époque, une époque où la force de caractère et la brutalité étaient comme nécessaires à la survie dans ce milieu modeste. Il est vrai qu’elle a eu des anicroches avec des collègues, avec son mari sur qui elle tira des coups de révolver, avec son fils. Il est vrai qu’elle ne se laissa pas faire et il en cuira à plus d’un de la titiller. Il est vrai qu’elle sait se défendre ! Mais il n’empêche, il est vrai que cette femme était généreuse avec sa fortune trébuchante et sonnante, ou ses poches trouées. Elle était de cette espèce qui donne une fleur à tout le monde, et trouve constamment de la joie de vivre. Elle ouvrait sa roulotte aux plus pauvres qu’elle, les cages (vides) de ses animaux aux amis pour des fêtes bien arrosées.
Un certain mauvais caractère la Louise Weber, mais un cœur sur la main, du ressort et une résignation sans égale, c’est indéniable. Elle savait constamment se réinventer pour trouver de la joie dans son quotidien et continuer son petit bout de chemin.

Quand vous aurez fini ce livre, Louise Weber dit la Goulue n’aura presque plus de secret pour vous. Vous y découvrirez une femme libre, fantasque, légère, insouciante. Impossible de l’apprécier entièrement ou de la détester pareillement. A la toute dernière page de ce livre, vous aurez découvert une femme de son milieu très souvent insatisfaite mais toujours fidèle à elle-même.

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04 novembre 2020

"La solitude Caravage" de Yannick Haenel

La solitude Caravage de Yannick Haenel

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Résumé :

Dans un bel essai plongeant dans la vie du Caravage, Yannick Haenel interroge l’intériorité du plus grand des peintres. Comment peignait-il ? Que cherchait-il à travers ces scènes de crime, ces têtes coupées, cette couleur noire qui envahit peu à peu tous ses tableaux ?
« Vers 15 ans, j'ai rencontré l'objet de mon désir. C'était dans un livre consacré à la peinture italienne : une femme vêtue d'un corsage blanc se dressait sur un fond noir ; elle avait des boucles châtain clair, les sourcils froncés et de beaux seins moulés dans la transparence d'une étoffe. »
Ainsi commence ce récit d'apprentissage qui se métamorphose en quête de la peinture. En plongeant dans les tableaux du Caravage (1571-1610), en racontant la vie violente et passionnée de ce peintre génial, ce livre relate une initiation à l'absolu.
À notre époque d'épaississement de la sensibilité, regarder la peinture nous remet en vie. On entre dans le feu des nuances, on accède à la vérité du détail. C'est une aventure des sens et une odyssée de l'esprit. Aimer un peintre comme le Caravage élargit notre vie.

Mon avis :

Je me faisais une joie de lire La solitude Caravage, découvrir le portrait de Caravage grâce à l’intermédiaire d’une rencontre picturale, c’était en effet assez bien présenté pour être tentant. C’était même au-delà, puisqu’il y avait la promesse d’apprendre des choses sur Caravage, même si pour cela il fallait que je chemine par le nombril de l'écrivain.

J’ai appris des choses, c’est un fait.
J'ai découvert un écrivain, c'est un fait.
Je n’ai pas entièrement perdu mon temps, c’est un fait également.
Toutefois, et malgré ma volonté de continuer au moins pour la vie de Caravage, je n’ai pas réussi à finir le livre. L’énervement comme l’ennui m’ont vaincu par K.O.

Voulant partir dans trop de poésie, qu’il en a oublié le rationnel.
Voulant trop faire ressortir le génie de ce peintre, qu’il en finit par écrire des absurdités psychologiques.
Voulant être trop original, qu'il en devient ridicule.
Bref. Voulant trop en faire, Yannick Haenel a perdu la lectrice que je suis.

Certes, les erreurs que je souligne là, pourraient dans d’autres romans passées outre. Mais quand on a la prétention d’écrire sur un personnage qui a réellement existé, le minimum c’est de garder un peu de sérieux et de raison. On ne sort pas juste des phrases pour faire de belles phrases, remplir des pages ou encore divaguer.

Désolée, il a fallut que je lise plus de 200 pages pour vous dire que je n'ai vraiment pas aimé. Et que j'ai souvent levé les yeux au ciel d'agacement.

Editions Folio.

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15 juin 2020

C'était Jean Raspail. Merci Monsieur.

 

 

Une semaine avant qu'il ne meurt j'ai emprunté à la médiathèque le livre le plus polémique de l'auteur Le Camp des Saints. J'ai découvert ce livre en lisant un article du très sérieux magazine de presse Causeur. Mais dans l'édition que j'ai (2011), l'auteur y a rajouté une longue préface très intéressante, laissez-moi vous montrer ici de quoi elle cause. On y découvrira une lucidité étonnante mais aussi les mensonges des politiques sur la question migratoire. L'auteur a discuté avec eux, leur démission sur cette question cruciale est inquiétante.
Encore un avertissement avant de commencer. Les plus intelligents savent que l'on nous ment sur l'immigration massive, que le multiculturalisme c'est de la merde en barre (on le voit bien en cette période de soutien à la racaille Traoré) et que cette idéologie est néfaste pour la France comme pour tous les pays. Nous savons aussi que l'immigration arabo-musulmane et africaine n'est pas une chance. Par contre pour les plus idiots qui tombent facilement dans le piège de la peste brune bien-pensante, je vous préviens que lire les lignes qui vont suivre, risquent de bousculer vos petites certitudes. Car en effet, Raspail a discuté avec des politiciens, et les discours sont sensiblement différents dans le privé que ceux qu'ils tiennent en public, et de fait beaucoup plus proche de la réalité.

 

"En fait, chacun sait, d’instinct, que les « minorités visibles » vont devenir majorité et qu’il n’existera plus aucun moyen, hormis l’inconcevable, d’inverser la tendance. C’est vrai aussi qu’on ne peut pas se lever chaque matin et s’empoisonner la journée et la vie entière en se pénétrant dès le petit déjeuner, de l’idée que tout est foutu, mais tout de même, cette étrange indolence à tous les niveaux de la connaissance, des pouvoirs, de l’information, de l’opinion, cette rétention fin de race de la pensée et de l’action, cette politique de l’autruche…

[...]

[Parlant de la loi Pleven 1972] La question de l’immigration, encore à ses balbutiements ne requérant aucune urgence apparente, et les magistrats de l’époque se révélant plutôt réticents, il lui fallut un certain temps pour devenir opérationnelle. A cela s’ajoutait la prescription pénal qui n’était alors que de trois mois. C’est ainsi que le Camp des Saints, paru en 1973, et qui aurait dû tomber sous le coup de cette loi, en réchappa. Il ne fut jamais rattrapé, les lois restrictives qui suivirent n’étant pas rétroactives. Elles sont au nombre de trois : la loi Gayssot (1990), la loi Lellouche (2001) et la loi Perben (2004), et ont reçu, à l’initiative personnelle de Jacques Chirac en cadeau de fin de mandat présidentiel, le renfort musclé de la HALDE.
J’ai eu la curiosité de consulter deux avocats spécialistes de ces questions.
Il en ressort que Le Camp des Saints, s’il voyait le jour pour la première fois, serait impubliable aujourd’hui, à moins d’être gravement amputé. On peut mesurer, après trente-deux ans, avec une accélération brutale à partir de la loi Gayssot de 1990, combien a été restreinte et encadrée dans ce pays, la liberté d’expression, précisément sur ce sujet-là.

[...]

Des témoignages que je viens d’évoquer, parmi d’autres, il ressort que tous ces gens – de droite comme de gauche, j’insiste là-dessus – qui participent ou participaient au gouvernement du pays ou au modelage de l’opinion, pratiquent un double langage : l’un public et proclamé, l’autre personnel et dissimulé, comme s’ils avaient une double conscience, celle qu’on a arbore comme un drapeau et celle qui s’est réfugiée dans le maquis des pensées inavouables, qu’on n’exprime qu’n petit comité, entre amis sûrs, et encore…
Je ne fréquente pas les allées du pouvoir, mais il m’est arrivé de converser en privé, sur ce thème, avec tel ou tel ministre ou ancien ministre, tel ou tel directeur de cabinet de Matignon, tel ou tel conseiller de l’un ou l’autre président et dont les propos nets et clairs, sans illusions, se situaient aux antipodes de leur comportement officiel et de mesures et décisions qu’ils étaient chargés d’élaborer. Au service de l’Etat, ils sont… Il me semble juste de reconnaître en guise de circonstance atténuantes, que s’ils s’engageaient à rebrousse-poil face à la meute médiatique, showbiztique, artistique, droit de l’homme, artistique, droit, de l’hommiste, universitaire, gaucho-chrétienne, épiscopale, scientifique, psy, mutualiste et j’en passe, ils signeraient, dans la minute, leur condamnation de mort civile.
Car en face dans l’autre camp, s’agite une redoutable phalange issue du sein de notre propre nation, et néanmoins tout entière engagée au service volontaire de l’Autre : BIG OTHER…

Big Other vous voit. Big other vous surveille. Big Other a mille voix, des yeux et des oreilles partout. Il est le Fils Unique de la Pensée dominante, comme le Christ est le Fils de Dieu et procède au Saint-Esprit.  Il s’insinue dans les consciences. Il circonvient les âmes charitables. Il sème le doute chez les plus lucides. Rien ne lui échappe. Il ne laisse rien passer. Comme Lénine en autres occurrences, il dispose d’une foule « d’idiots utiles ». Sa parole est souveraine. Et le bon peuple suit, hypnotisé, anesthésié, gavé comme une oie de certitudes angéliques…
Le premier soin de Big Other a été de tordre le cou au « Français de souche », pour déblayer définitivement le terrain. Il lui a fallu un certain temps, mais la besogne est en voie d’achèvement. Une dernière salve a été tirée au début de 2010 par le ministre Eric Besson (« La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de français de souche, il n’y a qu’une France du métissage »), suivie de près, pour le coup de grâce, par Claude Allègre, que tout le monde connaît, et Denis Jeambar, l’ex-conscience de l’hebdomadaire de L’Express. Car ils s’y étaient mis à deux, dans le Figaro, pour planter ce poignard dans le dos d’une très vieille nation : « Il n’y a pas de Français de souche. »  […]
A ces propos péremptoires, il n’y a pas eu de réponse. Ni dans le journal qui les avait publiés, ni ailleurs. Rien. Pour ma part, je suis arrivée trop tard. Dès le lendemain, le Figaro avait clos le débat. J'y reviens.
Métissage, métis, France métissée… Cette innovante escroquerie historico-sémantique a fait des ravages. Elle impose un impudent amalgame, puisqu’il est avéré que l’immigration extra-européenne, dans notre pays, ne date au mieux – si j’ose dire – que d’une cinquantaine d’années.
C’est vrai que la France est le produit d’un superbe et bénéfique brassage, sur fond de sauce gallo-romaine, de Francs, de Burgondes, de Vikings, de Wisigoths, de Germains, puis d’Alsaciens, de Basques, de Catalans, de Juifs d’Alsace et de Lorraine et du Comtat –Venaissin, de Corses, de Flamands, de Bretons […] enfin d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais, de Portugais, mais c’était l’Europe qui s’était invitée chez elle. Rien que l’Europe. Les voilà les Français de souche ! Depuis le temps que ça dure, cela fait énormément de monde, mais rien qui permette, dans tous las cas sous le prétexte qu’ils sont « divers », de les qualifier de métis et de justifier ainsi le vrai métissage, celui qui se définit en ces termes : croisement, mélange de races différents. (Petit robert, 2002).

[…]

Ce que je ne parviens pas à admettre, et qui me plonge dans un abîme de perplexité furieuse et désolée, c’est pourquoi tant de Français avertis (voir plus haut…) concourent aveuglement, méthodiquement, voire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France [...] sur l’autel de l’humanisme exacerbé.
Je me pose la même question à propos de toutes ces associations de droit à ceci, à cela, de toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat, ces pétitionnaires machinaux, ces médias si correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui, jour après jour, inoculent leur discours corrosif dans le subconscient de la nation française Big Other.

[...]

Dans la réalité que nous vivons en France depuis les années 1970, l’urgence d’un tel discours ne s’est pas encore imposée. Le temps viendra, n’en doutons pas, mais on était, et on est en droit d’attendre, au moins de la part du chef de l’Etat, des perspectives claires et une attitude ferme, ce qui n’est pas le cas. Par légèreté (Giscard d’Estaing), complicité militante (Chirac) ou affectée (Mitterrand), et peut-être par estimation de l’impossible (Sarkozy), nos présidents de la République se sont toujours soigneusement gardés d’affronter publiquement la vérité, de peur de se trouver acculés à devoir prendre les vraies décisions. Ils passent le mistigri au suivant : puisque rien n’a été fait, c’est donc qu’il n’y a rien à faire, alors ne faisons rien. L’éditorialiste Ivan Rioufol, qui suit de très très près ces questions, a fort bien analysé cela : « Les glorieux qui nous dirigent, bousculés il est vrai par le fait accompli d’une immigration incontrôlée et définitivement établie, ont décidé un beau jour que la République française serait  désormais, et à titre officiel, métissée et multiethnique. Personne n’aura jamais été prévenu, et encore moins consulté, sur ce soudain changement identitaire, ce qui n’est tout de même pas anodin… » (La République des faux gentils, éd. Du rocher, 2004).
Et l’historien Jean Monneret fait écho :
« Mais ces gens-là réfléchissent-ils ?
« Oui, ils réfléchissent. Comme on réfléchit dans les conseils d’administration, selon les critères exclusifs du profit économique… » (La Nouvelle Revue d’Histoire, janvier 2010).
Nous aurons tout de même une pensée reconnaissante pour le Grand Charles qui, en des temps ô combien lointains (1959), s’en était approché au plus près, de cette vérité. Pas officiellement, pas publiquement, mais de façon privée, très privée :
« Il ne faut pas se payer de mots ! C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français brun. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même et avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne… »

 […]

Pour le moment, on nous joue du pipeau. On édifie pour la forme et pour la galerie quelques paravents que balaye aussitôt un gigantesque appel d’air : octroi automatique de la nationalité française par le droit du sol ou par mariage, inflation des naturalisations, porosité des frontières, répugnance de milliers de milliers de jeunes Français à exercer  des métiers de labeur où autant de milliers de milliers d’immigrés les remplacent, spirale imparable des sans-papiers (régularisation, regroupement familiale, scolarisation obligatoire des enfants), allocations, prestations sociales,  attributions préférentielles de logements, subventions aux associations de soutien, etc. Et Big Other patrouille sur tous les fronts. Il a siphonné la charité chrétienne, celle qu’on doit à son prochain, il l’a détournée à son crédit et s’en est attribué les mérites.  Grâce à ses affidés, il n’est pas d’expulsion où un placement en centre de rétention, en dépit de leur nombre infime, qui ne soient  présentés à l’opinion publique comme injustifiable opération rappelant « les heures les plus sombres de notre histoire », et souvent interprétées comme telle.
La gouvernance a laissé tomber."

Préface de l'auteur dans l'édition de 2011.


23 mai 2020

"A la lumière de Renoir" de Michèle Dassas

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Résumé :

Elève, muse, amie, complice : voici ce que fut Jeanne Baudot pour Renoir pendant plus de vingt-six ans. Elle vouait au maître une admiration sans bornes que la passion commune pour la nature et ses beautés exacerbait. Que de moments précieux et joyeux partagèrent-ils ! Dès son plus jeune âge, évoluant au coeur de la sphère privilégiée d'intellectuels, d'artistes et de collectionneurs parisiens de la Belle Epoque, cousine de Paul Gallimard, amie des petites Manet, de Degas, Mallarmé, Maillol, Maurice Denis, Valéry et de tant d'autres, Jeanne ne pouvait que succomber à l'appel de l'Art.
La peinture l'ensorcela. A la lumière de Renoir tente de percer le secret de cette folle passion aux vertus rédemptrices. "Grâce à la peinture, j'ai éprouvé dans ma vie des émotions et des joies esthétiques qui m'élevèrent dans le royaume de la Beauté pure et m'immunisèrent contre tant d'atteintes terrestres.", dira-t-elle dans ses souvenirs.

Préface de Jean-Marie ROUART de l'Académie Française.

Mon avis :

Il y a quelques année Michèle Dassas avait écrit un roman très remarqué sur la pionnière des avocates (que je recommande toujours vivement), cette fois-ci elle s’attaque à une artiste peintre, amie, élève, muse de Renoir : Jeanne Baudot.
De son adolescence à sa mort nous allons parcourir sa vie, découvrir ses joies, ses doutes, ses peines, son caractère, son rapport à la peinture. Nous allons découvrir une autre époque faite de génie comme il y en a plus, où se côtoyait des littérateurs, des artistes, des journalistes…

Avec le souci de bien faire et de retranscrire au plus proche la réalité, l’écrivaine a fait mainte recherche en partant à la recherche de Jeanne Baudot à travers des écrits et des témoignages d'époque. Je dois dire qu’elle a bien réussi son travail, puisqu’elle nous rend un portrait de Jeanne jeune et vieillissante. Dans la tourmente ou l’enthousiasme. Et nous plonge ainsi dans une longue époque que traverse moult soubresauts.
Néanmoins, si j’ai apprécié plonger dans cette époque et découvrir cette femme, je dois avouer que j’ai peu accroché à cette artiste peintre qui resta dans l’ombre de Renoir, et qui ne fut pas tant exceptionnelle que ça à mes yeux. Ayant tout eu facilement, sans talent exceptionnel, je lui trouve effectivement moins de mérite que d’autres femmes artistes au sens large.

Effet Jeanne Baudot ou pas, je n’ai aussi pas tout le temps accroché à l’écriture de ce livre. Ho ! pas grand-chose de décevant, mais j’ai trouvé certains passages assez longs et quelques répétitions surtout quand Jeanne peint. Mais malgré tout, j’ai été plus que ravie de lire ce livre qui fait revivre une femme oubliée.

Tentez-le, car il en vaut le détour pour la culture.

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13 avril 2020

"Quatre idiots en Syrie" de Christophe Donner

Quatre idiots en Syrie de Christophe Donner

Quatre idiots en Syrie

Résumé :

Ils sont quatre, comme les Dalton. Quatre Français, un vidéaste, un photographe et deux écrivains, invités par un improbable «  Festival du cheval  » à Damas, en Syrie. Ils sont tellement flattés d’être parmi les rares Français à pouvoir fouler le sol de cette patrie ravagée par la guerre depuis huit ans, qu’ils sont prêts à tout pour assouvir leur passion du cheval. Prêts à ce qu’on les fasse passer pour ce qu’ils ne sont pas. Prêts à rencontrer les dignitaires locaux et avaler leurs discours patriotiques d’un autre temps. Prêts aussi à se laisser corrompre par le régime  de Bachar el-Assad  et à servir d’«  idiots utiles  », comme au bon vieux temps de Staline, Mao et autres Castro  ? Là, ça coince un peu. Mais ils se croient protégés par l’ironie, par l’amour du cheval, ils ont la curiosité en guise de passeport, avec le visa inattaquable de l’impartialité. La réalité du pays va les entraîner dans un mensonge des plus loufoques au cours duquel la question se pose  : est-ce qu’on a bien fait d’aller en Syrie  ? Certainement pas… sauf si l’un des branquignols rapporte de ce voyage supposé servir la propagande du régime une sotie parfaitement incorrecte qui montre que le roi est nu…

Mon avis :

Je me suis demandé tout le long de ces 154 pages si je n’étais pas en train de lire une farce. Une bonne grosse farce d'avril. Faut dire que ce livre, qui raconte l’histoire de quatre idiots inutiles en voyage en Syrie, paraît tellement surréaliste qu’on ne peut pas avoir d’autre sentiment que celui-ci. Puisque les quatre gonzes ne sont pas seulement que quatre idiots inutiles, c’est aussi quatre personnes qu’on prend pour des imbéciles.

Mais pour bien comprendre ce que je veux dire, je replace vite fait l’ambiance. Dans une Syrie ravagée par la guerre et qui tente de reprendre vie, un salon du cheval est organisé à Damas où nos quatre français (dont l’auteur) sont invités en tant que délégation française. Jusqu’ici rien de bizarre, visiblement ils vont faire un peu de tourisme tranquillement ; mais c’était sans compter avec le mec qui leur sert de guide et qui est un espèce d’hurluberlu qui va inventer le mensonge le plus improbable du monde dans un pays qui ne déconne pas : un des invité, Jean-Louis Gouraud, est le petit-fils du général Gouraud mort sans enfant. (Je suis en train de me dire que je n’ai jamais écrit un truc aussi débile de ma vie.) Bref ! De ce mensonge, où un des personnages va devoir faire avec et les autres suivre le mouvement, va sortir des situations que personne n’auraient imaginées et un recul de la part de l’auteur assez comique. (Je vous garantis que vous allez rire en lisant le livre.) En effet, ce dernier ne manque pas de trouver la situation surréaliste, de voir les discours pour ce qu’ils sont et de rire des traductions du guide ainsi que de son comportement. Cerise sur le gâteau, l’auteur ne manque pas non plus d’autodérision et ça rajoute au charme du livre.

Mais au-delà de la situation surréaliste que vivent nos protagonistes, ce livre est aussi appréciable pour ce qu’il montre de la Syrie : un pays qui, malgré un timide retour à la vie, n’est pas prêt de se reconstruire. Surtout pas avec le zozo huluberlu de guide qui refait l’histoire du monde à sa sauce. Bien sûr ce personnage réel est drôle quand on lit ce qu’il raconte comme connerie, mais il est aussi terriblement désolant car ce n’est pas avec des gens comme ça que l’on reconstruit un pays correctement.  
Au-delà de l’affligent niveau intellectuel de l’hurluberlu et de cette Syrie pas prête de vivre et de croquer la vie à pleine dent, ce livre va aussi nous interroger sur notre vision des choses, sur nos priorités, et finalement on va se rendre compte que tout n’est que question d’impression personnelle.

En conclusion je ne peux que conseiller ce livre un peu farceur un peu triste.

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18 décembre 2019

"La petite voleuse de la soie" de José Frèches

La petite voleuse de la soie de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

Quelques œufs de ver à soie et graines de mûrier… et voilà qu’un secret jalousement gardé en Chine pendant des millénaires finira par être divulgué au dehors de la Grande Muraille, ce qui entraînera la chute de la puissante dynastie des Han.
Nous sommes au IIIe siècle de notre ère, et la « petite voleuse de la soie » s’appelle étoile du Nord. Menacée de mort, cette brodeuse aux doigts d’or fera le bonheur d’un roitelet du Khotan et la richesse de cette oasis, l’un des plus anciens pays bouddhistes.
Sa fuite est le début d’une étourdissante cavalcade sur la légendaire route de la soie, épopée pleine de rebondissements, de fureur et de sensualité, où le lecteur croisera, tour à tour, un vieil ermite taoïste, un général sans peur ni scrupules, un empereur autiste et une redoutable Persane.
Avec ce roman, José Frèches nous fait partager sa passion pour la Chine. Il nous montre combien la soie était, pour tous les Chinois, une étoffe sacrée, symbole de beauté, de douceur, mais aussi de rayonnement et de domination.
Jusqu’à ce qu’un coup de foudre ne vienne tout renverser…

Un grand roman au cœur des mystères de la Chine.

Mon avis :

Depuis Moi, Confucius je n’ai pas lu de José Frèches aussi prenant. J’ai apprécié découvrir Gengis Khan, 2500 ans de la Chine, j’avais beaucoup moins apprécié le Père David et le Panda, avec La petite voleuse de la soie je retrouve enfin ce que j’apprécie dans le roman et chez cet auteur : une écriture prenante, un fond  historique, un soupçon énorme de connaissance.
Je suis toujours ravie d’apprendre des choses, surtout quand ça concerne des régions pour lesquelles j’ai de l’intérêt, mais pour moi l’intérêt de ce roman ne réside pas que dans son savoir - même s'il en fait indubitablement partie.

En effet, pour commencer, je salue le roman par le traitement des personnages. Ces derniers, variés et nombreux, assurent déjà à eux seuls une part importante de l’intrigue. Chacun a son caractère, ses petites ambitions, sa petite histoire, ses petites haines, qui donnent très vite du rebondissement à l’intrigue et fait que ce livre n’est pas un long fleuve tranquille. On sent que ça va dégénérer. Surtout si on ne perd pas de vue qu’à l’époque la justice peut être assez expéditive, et qu’il est facile de piéger quelque-un.
Je ne vais pas vous mentir tous les personnages ne sont pas sympathiques, bien sûr que parfois on a envie d’en tuer quelques-uns, mais à part ça rien de grave, le roman s’en chargera bien tout seul. (J’ai un sourire sadique qui se dessine sur les lèvres. Oui.)

Outre les personnages qui donnent déjà à eux seuls la substance intéressante du livre, l’autre atout de ces pages est bien évidemment l’approche de la Chine ancienne par l'auteur. A travers ce livre José Frèches qui est un grand connaisseur de la Chine, a su trouver les mots justes et l'ambiance juste pour dépayser son lecteur et le transporter dans une Chine hautaine, brillante, secouée par les révoltes, injuste par sa misère et le traitement de certains personnages. Pas une Chine toujours sympathique... Mais un vrai cours d'histoire sur fond de légende, écrit d'une écriture qui éloigne l'exotisme songeur, - quand bien même le décor et la soie qui me laissent toujours cette petite image de palais féerique chinois en tête. (On ne se refait pas.)

En conclusion, je n'écrirai pas 150 lignes pour vous dire de lire ce livre, car c'est juste un livre à lire pour découvrir un peu plus la Chine. Et ça devrait être suffisant pour vous le faire lire, acheter, offrir.

XO éditions.

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06 décembre 2019

"Un peu de nuit en plein jour" d'Erik l'Homme

Un peu de nuit en plein jour d'Erik l'Homme

Source: Externe

Résumé :

"Il ne reste plus que ça aujourd’hui, la communion des caves, cette sauvagerie qui seule subsiste une fois quittée la grisaille de la surface où les clans survivent dans des boulots plus pourris qu’une charogne oubliée sur un piège."

Ce pourrait être le monde de demain. Paris est envahi par une obscurité perpétuelle et livré aux instincts redevenus primaires d’une population désormais organisée en clans. Dans ce monde urbain terriblement violent, Féral est un des derniers à avoir des souvenirs des temps anciens. Il est aussi un as de la « cogne»,
ces combats à mains nues qui opposent les plus forts des clans dans des sortes de grand-messes expiatoires. C’est lors d’une de ces cognes qu’il rencontre Livie, qui respire la liberté, l’intelligence, la force. Leur amour est immédiat, charnel, entier. Mais le destin de Féral va se fracasser sur cette jeune femme qui n’est pas libre d’aimer.

Bijou littéraire, Un peu de nuit en plein jour parle de notre monde qui s’abîme, de la part de sauvagerie en l’homme, de l’inéluctabilité des destins.

Avis rapide :

Pour une première avec l'auteur, ça n'a pas été très concluant. Ce livre n'est pas déplaisant, il se lit bien, mais il n’est pas pour autant extrêmement plaisant. L'histoire est terrible, l'ambiance dangereuse avec quelques plages de douceur qui permettent le rêve et l'épanouissement, mais le côté oppressant et violent sans trop savoir pourquoi m'a un peu perturbée. (Bien que je me doute que c'est l’humanité qui a commencé à définitivement foirer.)
Bref. Pas la lecture de l'année, malgré une écriture qui possède son charme et une fin... vous verrez.

Extrait :

"En vérité Féral pense que c'est trop tard, que les jeunes qui se sont révoltés avant eux, quand il était encore temps, se sont trompés de révolte - c'est facile d'exiger que tout change alors qu'on n'est pas prêt à changer soi-même. La couleur du ciel, ce n'est pas un problème extérieur mais une affaire intérieur. A quoi bon le soleil si les cœurs ne sont pas prêts à l'accueillir ?"

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21 août 2019

"L'aile des vierges" de Laurence Peyrin

L'aile des vierges de Laurence Peyrin

Source: Externe

Résumé :

Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l'allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le coeur lourd. Car aujourd'hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d'une féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s'installer dans une chambre de bonne.
Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n'est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu'elle n'est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d'un long chemin passionnel vers la liberté.

Mon avis :

J'ai plutôt bien apprécié la première partie en Angleterre, la partie américaine devient plus fastidieuse.
Cependant, ce n'est pas tant ça le problème qui fait que je ne lui attribue que un 2/5. Non. le problème, c'est l'héroïne qui est franchement agaçante. Elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle est obtuse, elle n'est jamais contente, ne se pose pas trop de questions non plus, et pense à tort qu'être féministe s'est foncer dans le lard de tout le monde !

Par ailleurs, je trouve cette personne trop actuelle pour être d'époque et crédible, en effet dans ce livre être féministe c'est (attention la liste est longue) : combattre pour LGBT, combattre pour les minorités, combattre contre le racisme, combattre contre la religion, combattre la faim dans le monde, et c'est être plus ouverte que les autres (forcément). C'est même se poser déjà pour l'époque, la question de féminisme égale classe privilégiée de blanche.

Enfin bref, l'héroïne se prend pour une Mère Teresa de toutes les causes, il ne lui manquait que le foulard islamique à défendre pour avoir le combo. Par ailleurs ce côté Mère Teresa qui ne pense qu'aux autres et pas à elle c'était peu crédible, à voir d'ailleurs si Mère Teresa ne pensait pas un peu à elle de temps en temps.
Bref ! Tout est excès dans ce livre. Dommage.

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