Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

16 mars 2017

"Diane de Poitiers" de Didier Le Fur

Diane de Poitiers de Didier Le Fur

 S7302183

Résumé :

Pour sortir de la légende, la première biographie historique de LA maîtresse royale de la Renaissance, par le plus fin connaisseur du XVIe siècle.

Les légendes, noires et dorées, font de Diane de Poitiers (1500-1566) la maîtresse de deux rois de France, François Ier et son fils Henri II, et construisent un portrait d'elle fait de poncifs sur le « pouvoir au féminin ». Mécène éclairée, femme libre et émancipée de toute entrave, dotée d'un sens aigu de ses intérêts financiers, elle aurait exercé par le charme et la chair une grande influence sur les hommes en charge du royaume de France, se hissant ainsi au panthéon des femmes célèbres.
L'histoire est fort séduisante. On pourrait y croire ; pourtant elle est grossièrement fausse. Didier Le Fur, pour qui les constructions historiographiques n'ont plus de secrets, explique simplement, et avec style, que l'image actuelle de Diane de Poitiers est faite d'une accumulation d'erreurs et d'approximations – volontaires ou non – reprises puis amplifiées, en fonction des modes, pendant quatre siècles. Ce faisant, l'auteur rend à cette femme passionnante sa réalité, loin des fantasmes entourant les maîtresses royales, et décrypte comment sa vie, qui reste sur bien des aspects un trou noir, a pu prendre une telle place dans l'imaginaire collectif et le roman national français.

Mon avis :

Si je reprends le Secret d’histoire sur cette dame de la Renaissance qu’est Diane de Poitiers, on découvre qu’elle était une belle femme, influente, ambitieuse, manipulatrice, intelligente, etc, etc. Bref, si on écoute cette émission on y découvre un portrait mi-ange mi-démon. Femme amoureuse, femme ambitieuse. Pourtant, tout est presque faux. En effet, à la fin de ce livre écrit par un éminent historien, on découvre surtout que nous ne savons quasiment rien sur cette femme, il existe très peu de source et le peu qu’il y a ne sont pas très parlantes.
Bien sûr ces sources parlent tout de même, on sait grâce à elles, que Diane de Poitiers n’a jamais cherché à récupérer les biens des hérétiques que sont les chrétiens dissidents. Elle n’a jamais cherché à amasser toute la fortune au détriment des autres, elle a même plutôt fait beaucoup pour les autres.
Bref ! Grâce à ce livre et au travail d’historien de l’auteur qui a pris le temps de décortiquer les sources, de peser le parti-pris des auteurs, etc., on sait que la légende écrite par des hommes (ennemis des femmes), des protestants, des adversaires, des romanciers comme Victor Hugo, est en partie forgée sur des délires politiques et amoureux ; des délires qui ont forgé petit à petit - même en se contredisant - cette légende sans grande rigueur historique qui sert aujourd’hui encore le roman de la vie de Diane de Poitiers. (Je précise quand même qu’il y a eu du nettoyage avant Didier Le Fur, en effet tous n’ont pas tout pris pour argent comptant ce qu’ils ont lu.)

Mais si je n’ai rien à dire sur le travail technique de l’auteur, qui a vraiment une démarche d’historien comme je l’ai déjà dit, en présentant par exemple ce que l’on dit, ce qu’on peut affirmer, la construction de la légende et la déconstruction des sources ; j’ai par contre eu beaucoup de mal à lire ce livre et ce pour deux raisons. Déjà il y a beaucoup de noms par moment ce qui m’a noyé dans les informations (c’est surtout vrai pour le dernier chapitre) et enfin c’est parfois un peu fastidieux à lire. Pourtant je suis habituée à lire des livres d’histoire pour mon plaisir personnel ou pour mes études (et dans le dernier cas ils sont souvent chi*** à lire) mais là waouh, à des instants il faut s’accrocher ! C’est par moment vraiment soporifique, surtout quand on a déjà du mal à suivre avec tous les noms.
Donc, si j’ai vraiment deux choses à reprocher à ce livre-là, c’est ces deux derniers points, pour le reste vraiment j’ai rien à dire, c’était instructif, étonnant, intéressant sur le fond.

En résumé c’est un livre que je conseille, mais un conseil accrochez-vous. Prenez peut-être même des notes en lisant pour vous retrouver plus facilement dans la masse d’information et de nom. (Et je crois que si un jour je lis son livre sur François 1er, que je désire vraiment lire, c'est ce que je ferai.)

Merci à Babelio et aux éditions Perrin.


08 décembre 2016

Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière.

Les plus terribles affaires de sorcellerie de Louise-Marie Libert

Source: Externe

Résumé :

Dans l’imagination populaire, la grande vague hystérique de sorcellerie, de sabbats et de procès terrifiants de cruauté, avec leurs interrogatoires sadiques et l’horrible issue du bucher, est indissociable de l’image d’un Moyen Âge obscurantiste.

Or, la majorité des hallucinants procès de sorcellerie se déroulèrent du XVe à la fin du XVIIIe siècle et servirent à focaliser, sur des boucs émissaires, la colère d’une population mise à mal par les famines et les guerres interminables.

Le dégoût et la peur qu’inspirent les maléfices – potions répugnantes, meurtres rituels d’enfants,… – au peuple justifient des exorcismes obscènes et des procès accompagnés de tortures effroyables. Cependant, derrière ce tableau effarant de la sorcellerie « ordinaire », se dessine une autre réalité, celle des faux procès de sorcellerie qui sont en fait des règlements de comptes politiques déguisés, bien plus nombreux qu’on le pense. Cet autre visage de l’usage d’accusation de sorcellerie recèle bien des surprises et révèle de curieux mystères…

Mon avis :

Les plus terribles affaires de sorcellerie parle de l’histoire de la sorcellerie à travers le Moyen-âge et l’Ancien régime.
Découpant le livre en différente partie, l’auteure va aborder les divers aspects que ce sujet soulève. Après une courte et triste présentation des livres et des auteurs qui ont guidé l’Inquisition dans ses jugements et ses pratiques ; Louise-Marie Libert va ensuite aborder quelques grandes, ou moins grandes, affaires de sorcellerie qui ont marqué l’histoire comme : le procès Jeanne d’Arc, Gilles de Rais, Urbain Grandier…, où la politique n’est jamais bien loin ; pour finir par approcher la problématique par qui tous les malheurs du monde arrive : la femme. (Bien plus victime de l’inquisition que les Hommes).

Comme on le constat, l’approche n’est pas si mal et elle est assez complète. L’auteure va bien décrire la mentalité de l’époque et notamment celle du clergé frustré sexuellement, illuminé, sadique et qui voit dans toute femme trop laide, originale, indépendante un signe du malin ; elle va bien décrire aussi les procès expéditifs et les enjeux qu’ils pouvaient cacher surtout avec les hauts personnages où souvent on accusait une personne de sorcellerie pour l’écarter politiquement et/ou récupérer ses biens : les Templiers, la comtesse Báthory et j’en passe en ont fait les frais - mais faut dire que la démarche n’est pas nouvelle déjà dans l’antiquité on recourait au accusation mensongère pour écarter un rival politique. Et enfin, pour finir, elle va aussi aborder l’hérésie qui est l’origine de la chasse aux sorcières. Effectivement, avant les sorcières faisant le sabbat, le problème numéro un était les chrétiens dissidents qui ne suivaient pas fidèlement les dogmes de l’église et ainsi la remettait en cause comme les Vaudois.
Bref, il y a une belle approche du sujet, et je n’ai pas tout cité je précise.

A première vue, tout cela semble bien noir, et c’est vrai que ça n’est pas jojo, cela étant elle nuancera cette époque en mettant en avant quelques personnages comme des ecclésiastiques qui dénonceront les hystéries collectives sur la sorcellerie et qui ont souvent pour origine une folle accusation ou une folle rumeur.

Mais puisque je parle de propos nuancer, à ce niveau je voudrais souligner qu’il y a un gros manque. Je le répète l’auteure explique très bien que les mauvais chrétiens étaient les premiers à être victimes de l’Inquisition, mais sur ce point elle oublie juste un peu de préciser qu’ils n’étaient pas automatiquement torturés et brûlés. En effet si elle explique bien qu’ils étaient pourchassés, elle oublie de préciser qu’ils avaient avant tout la possibilité de se racheter, par des pénitences, des pèlerinages, etc. Et personnellement je trouve que ce manque est énorme, car ça donne une information un peu biaisé du sujet.
Autre chose qui m’a un peu fait sursauter se trouve page 155. En parlant de l’empereur Frédéric II elle approche la figure d’un religieux italien du nom de Salimbe de Adam.
Avec ce personnage, Louise-Marie Libert va raconter à son propos que par un de ses textes il a relancé les terreurs de l’an mil. OK, mais disons que pour relancer les terreurs il y aurait déjà fallu les lancer une fois. En effet il est plutôt admis aujourd’hui que cette fameuse terreur est d’avantage un mythe qu’une réalité. Si une chose inquiétée à l’époque c’était plutôt le Salut - comme à toutes les époques au demeurant, mais pas "le jour du Dies irae" comme dirait l'autre.

Le dernier point que je trouve un peu bizarre (enfin y en a d'autres mais c'est plus affaire d'opinion personnelle), c’est la « conclusion ». Citer une lettre de 1913 de Paul Claudel à un abbé, pour appuyer l’idée que la croyance en la sorcellerie dans nos sociétés modernes serait encore tenace et ne serait pas que "l'apannage" des "esprits imbéciles", ce n’était pas très judicieux. S'il y a des gens qui croient vraiment en la vraie sorcellerie encore aujourd’hui on ne peut que qualifier ces personnes d’arriérées, mais je ne pense pas qu’on puisse penser que c’est une pratique répandu comme le sous-entend pour moi ce passage. Peut-être que ça vient de moi, mais j’ai vraiment trouvé ce passage curieux. Tout comme prendre une lettre de plus de 100 ans d'un imbécile - quand bien que ça soit Paul Claudel - qui y croyait pour décrire une époque très actuelle. J'admets que lé démarche je la trouve un peu bizarre là.

Bref. C’était une lecture sympa, instructive et beaucoup plus facile à lire que Les hérétiques au Moyen-Âge de André Vauchez (éditions CNRS), mais voilà je ne conseillerais pas que ce livre pour le sujet. Y a certaines choses qui fait que je conseillerai d’autres lectures sur le sujet pour compléter celui-là,qui je le rappelle n'est vraiment pas mauvais.

 

Merci aux éditions La boîte à Pandore.

20 novembre 2016

"SPQR. Histoire de l'ancienne Rome" de Mary Beard

SPQR. Histoire de l'ancienne Rome de Mary Beard

SPQR

Résumé :

Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise.

L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle).
Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages – Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron – prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles – les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs – retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine.
SPQR –Senatus PopulusQue Romanus – est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.

Mon avis :

Je n’aurais jamais pensé qu’il m’aurait fallu à peu près 15 jours pour lire ce livre. J’étais bien partie, j’étais aux anges quand j’ai commencé ce livre qui me replaçait l’histoire romaine dans un ensemble ; en voyageant dans les premiers temps de la royauté avec Romulus, dans la République et en m’arrêtant au 3ème siècle (qui correspond à un certain déclin), j’allais enfin avoir une belle grosse vision de cet empire qui commença bien avant le régime d’Auguste ; et je l’ai eu !!! Mais c’était sans compter sur la lassitude de lire des longs passages sur l’histoire politique romaine qui m’étaient déjà connus, ce qui correspond grosso-modo dans le livre aux frères Gracchus, Marius et Sylla, les 2 triumvirats, la dynastie Julio-Claudienne.
Alors je ne dis pas que je connaissais tout, même dans certains de ces passages j’ai découvert des choses très intéressantes sur la politique, mais pour le plus gros c’était déjà du connu, du coup j’avoue que dans ces cas-là j’ai eu du mal à avancer car je n’avais plus trop le plaisir de la découverte.
Ce plaisir de la découverte que j’ai eu en lisant la naissance de Rome, les rois oubliés, le conflit entre Cicéron et Catilina, la vie du petit peuple ou encore en lisant l’approche démystificatrice que Mary Beard a eu sur la fondation de cette ville, de ses institutions, de cet empire. En effet la République Romaine avaient tendance à tout faire remonter au temps de la création ou chose étrange au temps de la royauté détesté, Mary Beard va réguler cette vision en mettant en avant les incohérences des discours et dû au temps.
Bref. Comme vous le voyez, l’auteure a eu une approche approfondie mais aussi élargie de l’histoire romaine. On peut dire qu’elle n’a pas eu peur d’écrire !

Et je dis tant mieux ! Car malgré le fait que ce fut une lecture en dent de scie et malgré le fait que je me tape déjà des heures et des heures d’histoire dans le cadre de mes cours, j’ai adoré ce livre qui a donné une vision d’ensemble à mes cours d’histoire romaine - où la citoyenneté, le contact centre-périphérie, etc. est plus qu’abordé -, qui m’a fait découvrir des choses nouvelles et qui m’a même aidé à mieux cerner certaines notions.
Mais au-delà de l’approche étudiante que j’ai pu avoir, j’ai aussi apprécié ce livre pour son histoire certes, mais aussi pour son approche et son écriture. Mary Beard a le don d’une conteuse et sait approcher l’histoire sous différents angles (pauvre, riche, femme, esclaves, SPQR...) et surtout sans parti pris. Ici point de débordement pour tel ou tel personnage ou événement, j’ai trouvé que l’auteure gardait un regard neutre sur son histoire romaine et aussi un regard sincère sur l’Empire Romain. Elle ne le diabolise ni le porte aux nues, elle remet juste les choses en ordre.

En résumé, c’était une lecture passionnante malgré quelques défauts de passion chez-moi, mais cependant je ne conseille pas ce livre à ceux qui ne connaissent rien à l’histoire romaine, même si l'auteure prend le temps de tout éclairer et d'expliquer par plusieurs exemples, je pense qu’il vaut mieux avoir quelques bonnes connaissances dans le domaine pour ne pas s’endormir devant ce pavé où se perdre.

 

Merci aux éditions Perrin et Babelio.

Posté par Florell à 15:56 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

19 septembre 2016

Il était un petit navire...

Leur obsession, envahir l'Angleterre de Charles Turquin

envahir l'angleterre

Résumé :

Dans un lointain passé, Jules César et Guillaume le Conquérant ont réussi à envahir l'Angleterre. Mais au fil des siècles, l'entreprise devint plus difficile, avant de se révéler impossible. Après ces glorieux prédécesseurs, d'autres, tout aussi célèbres, comme Philippe II, Napoléon et Hitler, ont également rêvé de franchir la Manche et ont consenti à cet effet des préparatifs formidables : la Grande Armada, la flottille de Boulogne, l'opération Lion de Mer. Voici l'histoire de ces tentatives très longtemps ignorées, des moyens engagés, de leurs chances de succès et, surtout, des raisons de leurs échecs. Des siècles d'obstination et de frustrations !

Mon avis :

Y a pas à dire Charles Turquin est un conteur, parfois trop pointu, mais toujours avec une touche d’humour pas désagréable.

Leur obsession envahir l’Angleterre, est un livre très intéressant à lire, après un rapide topo, une mise en bouche sur l’histoire d’Angleterre et ses invasions réussites avec par exemple Guillaume le Conquérant, l’empereur Claude en 43, et quelques Vikings - dans l’ordre ça donne Claude, Vikings, Guillaume - et ses tentatives échouées comme avec César, Philipe IV … L’auteur rentre enfin dans le vif du sujet avec nos trois personnages présents sur la couverture. Hitler, Napoléon 1er, Philippe II d’Espagne.

Pourquoi seulement ces trois-là ? Je ne sais pas trop, mais je pense que leur énergie dépensée et idée fixe à vouloir la conquérir ne sont pas étrangères à ce choix ; parce que je vous jure que du temps, de l’argent et de l’énergie, ils en ont tous dépensé mais plus que les autres, c’est même fou à voir. Surtout quand on prend connaissance, qu’un échec cuisant n’empêche pas le renouveau de l’opération, très visible ici avec Philippe II d’Espagne. On pourrait limite croire qu’il n’avait que ça en tête, mais bon la persévérance c'est une qualité.

Outre le descriptif des opérations, qui est pour moi le seul point faible de ce livre car parfois trop détaillé dans la composition de la flotte et les plans de bataille, ce livre va aussi nous permettre d’aborder les différentes personnalités des commanditaires de l’opération « à l’assaut » et nous faire découvrir ainsi un Napoléon très têtu et très je n’écoute rien, mais aussi un Hitler pas si génie que ça. Alors pour ce dernier je ne sais pas trop si l’auteur dit vrai,  car personnellement j’ai toujours imaginé Hitler en génie du mal sachant ce qu’il faisait. Mais pourtant Charles Turquin va nous montrer comment Hitler voyait l’Angleterre et sa position dans la guerre, et d’après le livre il voyait tout faux ; puisque que l’Angleterre ne s’est pas montrée aussi défaitiste et pacifiste qu’il imaginait, le faisant ainsi agir sans réelle discernement et sans plan infaillible (même si l’Angleterre s’en prendra plein la poire quand même par la voix des airs).

Mais ces portraits essentiels ne sont pas les seuls bien sûr. Car ces combats contre l’Angleterre vont amener des combattants et des chefs sur le devant de la scène que l’auteur va nous faire découvrir. Et là on remarquera que le brouillard, les côtes anglaises et ses courants, ne vont pas être les seules responsables des échecs successifs, en effet les amiraux, les combattants qui ont le mal de mer, ne seront pas toujours les meilleurs des différentes marines. Et je ne parle pas du manque de vivre, des maladies qui eux aussi feront beaucoup de dégâts.

Bref ! En conclusion c’était un livre sympathique, très agréable à découvrir par son sujet, ce qu’il apprend et son écriture, mais hélas parfois un peu longuet sur les détails. Mais ça vaut bien un 3,5 sur 5.

 

Editions Jourdan.

Posté par Florell à 10:09 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

09 septembre 2016

"Les contes de la table" de Massimo Montanari

Les contes de la table de Massimo Montanari

Source: Externe

Résumé :

Présentation de l'éditeur

" Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.

Biographie de l'auteur

Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995, dans la collection "Faire l'Europe". Il enseigne à l'université de Bologne.

Mon avis :

Les contes de la table est écrit par un historien de l’alimentation qui enseigne à l’université de Bologne, ici il y aura donc que des histoires réelles ou fausses qui aborderont la nourriture à travers l’Histoire. Sujet quelque peu étonnant car je n’envisage pas l’histoire à travers la nourriture, et pourtant force est de constater que ce livre m’a permis d’approcher les mentalités, les traditions, les morales, du moyen-âge jusqu’à la renaissance et même un peu plus.

Histoires réelles ou fausses, mais toutes racontées avec la touche du possible, j’ai apprécié ce livre pour m’avoir fait découvrir le langage de la nourriture, pour tout ce qu’elle peut raconter sur les époques en abordant famines, jours gras, jours de fête, lois, et sur tout ce qu’elle peut avoir de révélateur avec les messages qu’elle peut faire passer, la première, celle sur Charlemagne pour ça est très explicite. (Et maintenant que j’y réfléchis ça ne me parait pas si absurde que ça que la nourriture parle, après tout il suffit de regarder aujourd’hui pour éclairer un peu quelques une de nos habitudes contemporaines.)

Cela étant si j’ai beaucoup goûté ce livre, je dois dire que certaines histoires - mais très peu – m’ont moins emballée comme la dernière sur le pays de cocagne que j’ai trouvé trop imaginaire, ou encore d’autres parce que l’histoire n’était pas aussi intéressante que ça.

Mais les histoires ne sont pas tout, en effet les personnages qui ont animés ces dernières étaient parfois aussi intéressants à suivre que le côté historique. Vraiment, certains personnages valaient leur pesant d’or par leur sarcasme, leur inventivité, leur génie, leur conduite, comme par exemple celle de l’étudiant en droit que j’ai trouvé magnifique. Ca c’est du répondant !A ce niveau c'est même de l'art !

Quoi qu’il en soit c’était une lecture très nourrissante pour l’esprit, il y avait de la découverte, mais aussi des personnages qui valait leur pesant d’or. Lecture que je conseille pour apprendre mais aussi appréhender l'histoire autrement.

 

Merci aux éditions Seuil

 


30 août 2016

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

djihad claude moniquet

Résumé :

On croyait avoir connu le pire le 11 septembre 2001. On pensait qu'aucune organisation terroriste ne pourrait jamais égaler la dangerosité d'al-Qaïda. On s'inquiétait de voir des dizaines d'Européens rejoindre le Djihad. Mais tout cela, c'était avant l'irruption de Da'ïch, l'État islamique. Aujourd'hui, on a droit aux décapitations en direct, aux massacres médiatisés, aux prisonniers brûlés vifs, enterrés vivants ou crucifiés, aux femmes lapidées et aux homosexuels jetés du haut des toits. Aujourd'hui on a droit aux femmes esclaves dont les prix se discutent sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, ce ne sont plus quelques dizaines de djihadistes que l'Europe doit craindre, mais des milliers. Aujourd'hui nous assistons à des attentats à Bruxelles, Paris, Strasbourg, Tunis, Sousse, Sydney. Aujourd'hui, l'horreur djihadiste est omniprésente et l'islamofascisme continue à progresser. Et demain ? Ce livre explique ce qu'est Da'ïch, d'où vient son succès et ce qui pourrait provoquer sa chute. Sans concessions, il démontre surtout ce qu'ont été nos erreurs et ce que sont nos faiblesses. À lire d'urgence pour ne pas dire, demain, " je ne savais pas ! " Et pour se préparer à une guerre qui sera longue.

Biographie de l'auteur

Claude Moniquet a été journaliste et a travaillé vingt ans pour la DGSE. Il est le cofondateur de l'ESISC, une société de renseignement privé et d'analyse stratégique qui conseille les plus grands groupes mondiaux et plusieurs gouvernements. Hôte fréquent et incontournable des plus grands médias internationaux, il est l'un des meilleurs spécialistes contemporains de la violence politique et du terrorisme.

Mon avis :

Vu le CV du bonhomme, je pense qu’on peut affirmer sans problème que Claude Moniquet est un expert du djihadisme et donc de l’intégrisme musulman vu que l’un et l’autre ne peuvent se concevoir séparément. Ce livre est le neuvième qu’il écrit sur le sujet, le premier que je lis.

Pour commencer, l’auteur va commencer par nous faire un rapide cours d’histoire sur l’Islam (là j’ai par contre préféré mes cours d’histoire plus justes et complets) et sur l’idéologie intégriste à l’époque contemporaine en citant quelques noms et thèses qui vont avec.
Ensuite, il va nous faire un rapide portrait du djihadiste ici en occident, qui a un pied dans la religion et l’autre dans la délinquance –d’ailleurs la délinquance sert à financer les réseaux terroristes – ou qui parfois sort de milieu tout à fait correct ; vient après un rapide topo sur les raisons de l’augmentation de l’intégrisme et donc de l’explosion du djihad en pointant particulièrement la politique inefficace des pays musulmans qui se résume par leur incapacité à se réformer, à se libérer de la dictature religieuse, et à combattre la corruption, et en pointant aussi pour certains pays la politique mal pensée de certains état occidentaux à certains moments. Ce qui est dommage sur ce point c’est qu’il ne dénonce pas la politique occidentale avec ses mensonges étatiques qui ont fait aussi le nid de l’intégrisme ici en occident, comme avec par exemple les mensonges qui font des autochtones des coupables et les musulmans les éternelles victimes de la société soi-disant raciste et qui n’en fait pas assez pour eux. (Il suffit pourtant de regarder par rapport aux autochtones et aux anciens flux migratoires pour savoir que c’est faux.)

Cela exposé, il va enfin arriver à l’année du basculement : 1979. La chute du Shah d’Iran qui verra un régime islamique dur s’installer dans ce même pays et enfin l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, qui pousseront les américains à jouer sur le sentiment religieux et identitaire pour repousser les soviétiques et ouvriront de ce fait un territoire où les moudjahidines pourront avec l’aide d’autres pays perfectionner leur idéologie. C’est d’ailleurs à cette occasion que le moudjahidine tristement célèbre Ben Laden sera formé.

Cette mise en place faite, et qui se révèle très intéressante, le livre va passer à d’autre chose. Alors je ne vais pas parler des portraits qu’il fait sur les débiles de dieu venant de partout, et qui sont justes des dégénérés effrayants d’imbécilité (je reprends là quelques mots de l’auteur). Mais je vais par contre vous parler des beaux jours que l’extrémisme et le djihad ont encore devant eux.

Et oui triste constat, on est mal barré pour gagner cette guerre, qui va durer longtemps. Alors je ne pars pas vaincue car je pense qu’avec beaucoup d’audace et de cran on pourra la gagner cette guerre (à condition de changer ce gouvernement qui est à la botte des extrémistes, dernière exemple en date le burkini, et la droite pas mieux), mais cependant je n’ai pu que remarquer en lisant ce livre que les choses traînent pour changer, et que beaucoup de choses sont anormales dans notre système de fonctionnement, ce qui permettra à l’idéologie extrémiste-terroriste de durer dans le temps.
A commencer déjà par la justice, aujourd’hui un terroriste risque en France maxi 30 ans de prison ! Outre le fait que c’est absurde et que c’est mettre en danger la vie d’autrui en laissant ressortir à l’air libre des choses dangereuses pour le peuple, il n’est pas normal qu’un terroriste ou qu’une chose qui épouse les idées extrémistes ne risquent pas plus comme la perpétuité. (Et je ne parle même pas dans ce domaine de la connerie d’empêcher les gens de partir faire le djihad en Syrie, alors que le bon sens voudrait qu’on les laisse partir et qu’on les empêcher définitivement de rentrer, car rien ne les empêche d’agir même s’ils ne partent pas en Syrie.)

Ensuite, autre chose anormale dans nos sociétés, l’extrémisme qui a pignon sur rue grâce à la faiblesse de nos gouvernements. Alors je sais ça choque, et pourtant c’est le cas.
En France par exemple l’extrémisme et donc son idéologie terroriste, a vu son installation facilité par l’encouragement des idiots utiles qui ont toujours reculé devant les coups de butoir donnés à nos valeurs au nom des droits de l’homme par des gens qui n’ont jamais voulu s’intégrer. Coups de butoir qui ont vu de surcroît leur légitimité s’installer à travers le CCIF, les Indigènes de la République et autres associations intégristes du genre comme SOS Racisme qui ont pour but de poursuivre la soi-disant islamophobie afin d’empêcher tout débat et tout retour à la Lumière et à la paix. (Et là-dessus je ne m’explique pas, à part pour raison électorale (?), que des crétins leur accordent la bénédiction de détourner les droits de l’homme dans le but d’être l’esclave d’un dieu et pour ne pas respecter nos lois, nos valeurs et notre démocratie, leur autorisant par la même occasion le racisme contre l'occident et dons les blancs.)
Mais les associations salafistes à but politiques, les idiots généreux, ce n’est pas tout ; en effet vous allez être étonnés en lisant ce livre de voir que les territoires cédés par la République à l'extrémisme islamique dans la précipitation et la peur d’une guerre (moralité la guerre on l’aura quand même et elle y est déjà) sont connus des renseignements intérieurs comme des politiques mais que rien ne bouge. Permettant ainsi l’enracinement de l’extrémisme.
Effectivement, Claude Moniquet montre clairement que la situation empire depuis des années et qu’elle dure depuis très très longtemps déjà, mais curieusement on remarquera que y a pas grand-chose qui change sur ces fameux territoires, aucune reconquête de nos gouvernements par exemple, aucun vrai nettoyage. D’ailleurs  pourquoi ont-ils laissé cette chose-là s’installer sans problème ? Ca n’aurait pas été plus simple d’empêcher la graine de germer sur nos territoires afin d’éviter la contamination et les dégâts actuels ? Surtout que c’était faisable de deviner ce qui allait arriver vu que les salafistes ont eu la gentillesse de les prévenir avant de leur plan de conquête de l'Europe.

Alors oui y a eu des opérations, ils ont empêché des attentats, ont aussi échoué par manque de moyen et d’efficacité de la hiérarchie (autres points anormaux), mais ces opérations de petites envergures ne font pas grand mal au salafisme et à son idéologie terroriste, et je pense qu’elles ne feront pas grand mal tant que les gouvernements n’adopteront pas un appareil judiciaire efficace et une mentalité de guerre.
Pour moi tant que les états occidentaux n’agiront pas de manière ferme, en cessant d’être timoré face à une religion de conquête par les armes et le prosélytisme, en cessant d’être des idiots utiles, en cessant de se coucher devant les revendications extrémistes (et ce point est partagé par l’auteur) et en cessant de laisser impunies ces revendications, rien de ce qu’on fera sera utile, car tous ces défauts servent l’idéologie extrémiste. Oui. Notre faiblesse c’est leur force.

Alors, beaucoup disent que se montrer ferme avec les musulmans attirera des ennuis (on la revue récemment avec le burkini), car encore une fois les intégristes trouveront un prétexte pour les faire passer pour des victimes de nos sociétés - et eux sont assez dans leur délire victimaire pour y croire - mais même si ça ne plaît pas aux intégristes de tout poil, je pense que ce n'est pas une raison pour ne pas se montrer ferme avec eux. Car plier devant cette peur de déplaire et donc de s'attirer des ennuis, que l'on a déjà au demeurant, c'est plier devant Daech et accepter qu'ils appliquent leur politique ici. Et de plus je suis intimement persuadée qu’on risque plus à ne rien faire qu’à laisser faire. Des morts y en aura dans tous les cas de toute manière.

Bref. Beaucoup de points dans ce livre laissent montrer que les gouvernements n’ont pas encore compris l’état d’urgence dans lequel nos pays se trouvent face à l’ennemi extérieur et intérieur (et bien installé). Ils agissent toujours comme si on était toujours en paix, et comme si rien n’avait changé, que le vieux modèle de la tolérance poussé jusqu’à l’absurde (surtout qu’ils ne s’arrêteront pas de revendiquer) et le dialogue pouvaient encore tout arranger. Bon OK j'exagère ils ont rajouté les bombes, mais... là-bas pas ici.

En plus de ce triste descriptif de l'état actuel de notre reconquête de la liberté et de la paix, que les portraits des djihadistes complètent car ils montrent le système de fonctionnement de nos services de renseignement, l’auteur va aussi aborder le sort des femmes (et ça me fait mal au fion d’appeler ces choses des femmes) fascinées par l’intégrisme islamiste et qui partent là bas, en montrant ce qui les attend. (Et je ne vais pas les plaindre.)
En plus de cela, il va expliquer que le terrorisme n’est pas mort le 11 septembre 2001, au contraire cette date a su donner un nouveau souffle et des bases aux terrorismes, et enfin pour finir l’auteur va aborder dans une partie très intéressant le mode de fonctionnement politique et de communication employé par l’EL et même Al-Qaïda. Ce qui permet de comprendre pourquoi des idiots décérébrés non répugnés par la violence crasse les rejoignent et y restent.
Et enfin à la fin (parce que je vais arrêter-là) il proposera des solutions pour mieux combattre le terrorisme comme le rétablissement des valeurs, le durcissement des lois, le concept de résilience pour mieux se battre, etc.

Bref, je n'ai pas tout raconté mais c’était une lecture très intéressante et que je conseille pour savoir ce qui se joue actuellement, et désolée si encore une fois j’ai débordé avec mes opinions. Je ne sais jamais m'en tenir à ce que je lis avec ce genre de livre.

Merci aux éditions Jourdan.

 

Extraits :

« Ignorants de la laïcité parce que leur religion se confond avec la loi et structure l’Etat, les musulmans se sont en général également montrés hostiles  à son importation ou à son imposition par l’Occident. »

« Comme les trotskystes l’avaient fait dans la gauche et les appareils d’Etat occidentaux, entre les années 50 et les années 70, les Frères musulmans se sont fait une spécialité de la pratique de « l’entérisme » : la confrérie est longtemps restée occulte, voire secrète, mais ses membres tentaient de prendre le contrôle des organisations caritatives ou culturelles et, dans les pays dans lesquels ils existent, des organes de représentation du culte musulman. Le mouvement acquiert ainsi une influence réelle sans aucune mesure avec son importance numérique et est à même de peser lourdement dans l’existence des communautés musulmanes en Europe. Tactiquement, les Frères, sous couvert de légalisme (en Europe, ils condamnent officiellement le terrorisme), entretiennent ou suscitent les conflits qui permettent d’unifier et de souder les communautés musulmanes et de les radicaliser. Ainsi, c’est sans surprise qu’on les retrouve un peu partout, depuis des années, en première ligne dans le combat pour la défense du voile islamique. » (Un simple bout de tissus vous dites ? Croyez-vous que les Frères musulmans (et autre comme le CCIF et j'en passe) pousseraient au cul si ça ne servirait par leur cause ? D'ailleurs souvenez-vous en 1989 l'affaire du voile islamique mettez déjà en cause l'intégrisme, mais on a dit que ce n'était rien, sauf que depuis le bout de tissus s'est agrandi... Hijab, burka, burkini).

« Quand on bombarde l’Etat Islamique, on tue des djihadistes. Parmi eux, il y a des Européens. Et c’est une excellente nouvelle, car ceux qui ne reviendront pas ne commettront pas d’attentats en Europe. Morte la bête, morte le venin ! A ceux qui s’en offusqueront de cette idée, je ferai simplement remarquer que personne n’a été forcé de se rendre en Syrie ou ailleurs pour participer au djihad et aux multiples crimes commis en son nom. Ceux qui sont partis l’ont fait de leur plein gré. A eux d’en assumer les conséquences. »

"La première chose à faire est, clairement, de défendre nos valeurs.
Je ne veux pas, ici, entrer dans une stérile polémique ni même prétendre que les « valeurs européennes » seraient supérieurs à d’autres. Je constaterai seulement que ce socle de références éthiques, philosophiques et politiques dans lequel nous nous reconnaissons a permis la naissance d’un système qui, pour imparfait qu’il soit, est le seul au monde à garantir à la fois le fonctionnement relativement équilibré de la société et les droits individuels.

 [...]

L’immense majorité des musulmans d’Europe, d’ailleurs se conforme à notre mode de vie. (là j’émets quand même des gros doutes). Or que voyons-nous : depuis 20 ans, les milieux islamistes mènent une offensive en règle  contre notre mode de vie. Des revendications communautarisme se sont multipliées : port du voile islamique dans l’entreprise ou l’administration, demande d’ouverture de salles de prières dans les mêmes lieux, remise en question de la liberté d’expression (avec, par exemple la volonté de faire passer des « lois contre le blasphème » qui nous feraient régresser de plusieurs siècles), demande d’une alimentation différenciée dans les cantines, remise en cause de la mixité, refus de travailler  avec des personnes de sexe différent, remise en cause des programmes scolaires (sur l’évolution, l’histoire, l’éducation sexuelle…).  Chaque jour apporte de trop nombreux exemples de ce néfaste activisme. Extrémistes parmi les extrémistes, les salafistes eux, n’hésitent plus, depuis longtemps, à rependre leur haine des juifs, des chrétiens, haine des homosexuels…  Or, trop souvent […], nous cédons. Dans trop de pays, on compose, on tergiverse, on faiblit et on finit par accepter l’inacceptable. Ou par fermer les yeux. Comment pouvons-nous, dans le même temps, accorder le droit du mariage aux homosexuels et consentir à ce que des établissements publics aient des horaires différents pour les hommes et pour les femmes ? Cette faiblesse encourage l’extrémisme. Chaque avancée est, pour les salafistes et leurs alliés une étape vers d’autres revendications qui, à court terme, sapent le « vivre-ensemble ». Notre faiblesse alimente cette offensive et lui permet de séduire les fanges de plus en plus larges des communautés musulmanes d’Europe. En témoignent notamment quelques études universitaires, malheureusement trop rares parce que politiquement peu correctes.

Cette schizophrénie doit cesser et il est temps de camper fermement sur nos valeurs. Ceux qui ne s’y reconnaissent pas n’ont qu’à aller vivre sous d’autres cieux."

 

 

23 juillet 2016

"La guerre du chômage" de Marc Weissberg

La guerre du chômage de Marc Weissberg

Source: Externe

Résumé :

Les pays d’Europe occidentale ont mis des siècles à établir un système économique permettant d’assurer leur développement tout en garantissant le bien-être de leurs populations grâce à l’établissement du système de sécurité sociale le plus avancé au monde.
Mais la condition essentielle à cela est une situation proche du plein-emploi.
Le chômage est la gangrène des pays européens.
Depuis 40 ans, la situation de l’emploi ne fait que se dégrader, sans qu’aucune solution ne soit trouvée par les gouvernements successifs.
Le système n’a d’autres solutions que de s’endetter pour financer ses obligations envers ses populations; mais l’endettement ne peut pas être éternel, des solutions économiques devront être trouvées !
C’est une véritable « guerre du chômage » qui devra être menée, entraînant certaines remises en cause fondamentales.
Cet essai choc et polémique propose sept groupes de mesures directement applicables pour vaincre le chômage et assurer la pérennité du modèle social européen.

L’auteur

Après des études en Sciences Politiques et en Gestion d’Entreprises, Marc Weissberg a occupé diverses positions de direction au sein de grands groupes industriels, à Paris, Frankfurt et New-York, principalement dans le cadre de leur développement international. En 1998 il crée la Banque d’Affaires WCI en Israël et assiste nombre de sociétés dans leur développement. Il intervient aussi directement dans la gestion de groupes en restructuration.
Présent dans la presse au travers d’analyses économiques et financières, Marc Weissberg est régulièrement invité à donner des conférences sur des thèmes touchant au développement économique.

Mon avis :

Je ne suis pas experte en économie et j’avoue que j’aimerais voir la fin de l’Union Européenne devenue dictatoriale, dangereuse, envahissante sur des sujets qui ne devraient pas la concerner, trop libérale et souvent à côté de la plaque. Bref. J’avoue je suis devenue anti-européenne et j’aimerai bien que la France prenne ses distances avec et surtout dans certain domaine, mais malgré cela j’ai lu ce livre.

Et même si je ne suis pas experte et ne pense pas avoir tout bien saisi, j’ai trouvé que pour ce que j’avais compris qu’il y avait de bonnes et moins bonnes idées pour ces dernières l’investissement dans le nucléaire par exemple, personnellement je pense qu’il vaut mieux se pencher sur les énergies propres. Bref.
Dans ces idées certaines sont donc nouvelles et d’autres le sont un peu moins car d’autres personnes les soutiennent, comme par exemple développer les industries de pointe et augmenter les moyens des universités et développer les alentours afin de garder les cerveaux qui feront l’avenir, c’est d’ailleurs mieux de les garder que d’en faire venir, c’est aussi plus logique. Mais là n’est pas le sujet.

Cela étant et malgré le détail des actions proposées par l’auteur, je serai bien en peine de savoir si ses idées sont possibles, si l’auteur a su prendre en compte tous les paramètres pour l’application de ces dernières. Bien que là-dessus j’ai quand même des doutes car par exemple réduire le chômage à 12 mois maximum ne m’a pas semblée très judicieux ; en effet les régions, les départements, les villes n’ont pas toutes le même  niveau de développement et de plus trouver un travail qui permet de vivre au moins un peu ce n’est pas facile, les contrats actuels étant surtout des contrats minables de quelques heures par mois surtout dans les coins reculés.

Mais outre ces et mes points faibles, ce livre est quand même intéressant à lire car même si on n’est pas expert on comprend et découvre certaines choses, même si je note encore des clichés comme par exemple : chômage = nationalisme (personnellement je pense qu’il y a d’autres choses plus importantes qui explique cela) ; en plus d’avoir des rappels sur les points faibles de l’Union Européenne comme la concurrence entre pays membres, les différences d’investissements, ou encore sa trop grande envie à s’élargir au mépris d’une stabilité.

En conclusion ce livre est un peu difficile à lire quand on ne s’y connaît pas trop, mais il est malgré tout compréhensible et visiblement assez sérieux. Voilà pourquoi il est à lire si vous vous intéressez au sujet avec un minimum de connaissance ou si vous faites des études en économie ou politique, dans le cas contraire je ne vois pas pourquoi vous lirez ça mais bon vous pouvez toujours me surprendre.^^

Merci aux édition La boîte à Pandore.

Posté par Florell à 07:03 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

14 juillet 2016

"Escroqueries légendaires et autres histoires de la délinquance astucieuse" de Eric Yung

Escroqueries légendaires et autres histoires de la délinquance astucieuse de Eric Yung

Source: Externe

Résumé :

Les Nobels de l'escroquerie

1918. Le très officiel « escroc légendaire » des États-Unis, Romulus Brinkley, se vante d’avoir mis au point la greffe de testicules de bouc pour les Américains en mal de virilité et, a-t-on dit, pour le bonheur des dames. Ainsi, durant seize ans, ce faux docteur, assisté de vrais chirurgiens, a effectué plus de 5 000 greffes. Une imposture qui a rapporté tellement d’argent qu’elle a fait de lui l’un des hommes les plus riches d’Amérique. Mais ce genre d’arnaque est légion. Ainsi, en 1925, Victor Lustig, un Austro-Hongrois, monnaye à un ferrailleur de la région parisienne la tour Eiffel en pièces détachées. Cette escroquerie peu banale traverse l’Atlantique pour arriver aux oreilles du parrain de la mafia de l’époque, le célèbre Al Capone, qui, du coup, fera de Victor Lustig… son conseiller financier ! De son côté, Léonarda Da Silva, une voyante très connue au Brésil, réussit à vendre à des acheteurs de rêve des appartements… au paradis.

La liste est longue et ce livre recèle tout un florilège d’astuces frauduleuses qui ont, en leur temps, défrayé la chronique publique et judiciaire. Éric Yung en a sélectionné parmi les plus insolites et les plus drôles. Savoureux !

Mon avis :

Escroqueries légendaires est un livre qui se lit avec plaisir. On va de découverte en surprise, de surprise en admiration.

Comme l’indique son titre et son résumé il parle des arnaques légendaires qui ont parfois rapporté gros aux Arsène Lupin audacieux, je ne vais donc pas m’étendre dessus. Toutefois je dois vous parler de ce sentiment d’admiration que j’ai parfois ressenti en lisant ces pages. En effet malgré leur forfait et ma personnalité honnête, je n’ai pas pu m’empêcher d’admirer ces génies de l’escroquerie qui pour mettre un peu de piment dans leur vie ou rajouter du beurre aux épinards, ont trouvé des trésors d’astuce, de mensonge, de magouille, d’idée, d’audace, sans en être en plus particulièrement inquiété par les créanciers ou la justice, certes pas à tous les coups mais même en cas de poursuite faut savoir que les créanciers peu glorieux de s’être fait avoir n’en feront pas un grand tapage et chercheront à cacher leur mauvaise histoire.

Dans ce monceau d’histoire il y a donc différentes histoires à différentes époques, mais même si toutes m’ont plu je dois avouer que certaines m’ont davantage satisfaites soit de par la personnalité des escrocs et leur génie, soit de par leur histoire et le culot des canailles. Et là, deux histoires se sont particulièrement démarquées celle de Monsieur Victor qui même en prison a quand même arnaqué Al Capone (visiblement tout allait bien dans sa vie, il ne voulait pas vivre vieux) et L’étonnante affaire Humbert qui est étonnante de par la grosseur des mensonges qui ont pourtant fonctionné et ont permis à cette famille de récolter plusieurs centaines de milliers de francs de l’époque même si au final ils ont fini ruiné ; et ce qui est plus incroyable dans cette histoire c’est que ça a touché des artistes célèbres, des hommes d’affaires ou encore la Banque de France ! Et en passant cette histoire n’est pas la seule à avoir touché des institutions étatiques.
En fait, ces arnaques à grande échelle sont celles qui d’une manière générale m’ont le plus plu car dans ces affaires on retrouve le culot, le sang-froid et le génie de personnes surdouées et sûres d’elles qui sont magnifiques même dans le crime (je vous jure que ce n’est pas une déclaration d’amour).  Surtout si on compare aux autres histoires à petite échelle qui sont justes de la magouille sans réel génie pour moi et sans trop d’ambition, là-dedans je pourrai citer Les passagers fantômes, La bande des cinq, etc.

Bon, là j’ai l’air de faire l'apologie de l'arnaque juste pour le plaisir de la lecture, mais je vous rassure je trouve cela pas bien et il ne faut pas faire ça, mais honnêtement pour certaines histoires j’ai eu autant de plaisir à les lire que l’auteur a eu à les écrire. Franchement même si ce n’est pas beau c’était superbe à lire car ça laisse admiratif, perso je ne pourrai pas en faire autant.

 

Je remercie les éditions Cherche Midi.

27 juin 2016

"La curieuse et amusante histoire de l'automobile" de Christain Vignol

La curieuse et amusante histoire de l'automobile de Christain Vignol

 

Source: Externe

Résumé :

Des débuts héroïques et balbutiants de l'automobile (ses faux inventeurs et ses nombreux papas), où les voitures roulaient moins vite que les piétons, jusqu'à l'auto de demain (électrique ? à l'hydrogène ? à l'eau de mer ?), découvrez les curieuses histoires de l'évolution de l'Automobile. Entre autres : Quand les conducteurs devaient se faire précéder d'un homme courant en agitant un drapeau ; Les premiers permis de conduire ; Les premiers excès de vitesse au-dessus de 9 km/h ; Les rencontres qui ont fait sortir l'auto de ses couches-culottes : quand Dion rencontre Bouton, quand Panhard rencontre Levasseur, quand Rolls rencontre Royce ; L'impossible "mur" des 100 km/h ; Les premières courses automobiles ; Les inutiles mais héroïques taxis de la Marne ; Le vétérinaire qui invente le pneu ; Hitler qui promet la VW pour tous ; Ford et la production en série ; Les magiciens de l'automobile : Bugatti, Ferrari, Maserati, Lamborghini ; La fin programmée du moteur à explosion.

Avis :

Je ne m’attarderai pas à faire un résumé de ce livre, le titre en disant bien assez. Cependant je vais vous en parler car ce livre m’a gentiment était offert par les Editions Jourdan, mais aussi parce que j’ai découvert plein de petites choses amusantes ou étonnantes.

Je ne suis pourtant pas fan des voitures, et j’avoue que les quelques passages mécaniques me sont passés au-dessus de la tête - oui je n’y ai pas compris grand-chose -, mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’évolution de la voiture à travers l’Histoire et ses grands évènements, mais aussi tout ce qui fait son univers à savoir, la circulation, le permis, les courses, les inventions propres à la voiture comme le pneu (inventé par un vétérinaire !), les grands noms de la voiture comme Ford par exemple.

D’ailleurs outre la succession d’anecdotes dont certaines sont très amusantes et l’échelle de l’évolution automobile, ce que j’ai aussi apprécié c’est que ce livre ne raconte pas que l’histoire de la voiture, il est aussi une projection dans l’avenir. Certes une projection superficielle, mais qui montre quand même les défis que l’avenir va devoir relever à ce niveau (et ce n’est pas gagné).
Petit plus là-dessus, l’auteur va aussi et avec le plus grand sérieux du monde, poser les problèmes que la voiture volante, la voiture imaginaire par excellence depuis décennies, pourra poser. Alors certes ce dernier sujet est plutôt du genre science-fiction, mais ce qui est bien c’est que l’auteur envisage toutes les possibilités de la future voiture.

Autre point très appréciable du bouquin ce fut de découvrir aussi que la voiture et son mode de construction ont mis en place les modes de production moderne, comme le travail à la chaîne. Bien sûr, le travail à la chaîne n’est pas né avec la voiture, mais c’est bien ces usines qui ont clairement mis en place  ce mode de production. Et d’ailleurs il est étonnant de voir que ce mode là – du moins chez Ford – a permis en plus de favoriser la vente de voiture de moins en moins chère, l’augmentation des salaires et la baisse de la journée de travail ; même si les ouvriers se plaindront du travail peu intéressant par la suite.
Et puisque je parle de Ford je vous conseille de lire ce livre pour voir le genre d’homme qu’il était et ceci même si tout n’est probablement pas dit ici. Personnellement, je ne pensais pas dire cela un jour mais oui la personnalité d’un homme du monde automobile est arrivée à m’intéresser. Et dans ce livre il était le portrait le plus captivant. C’était vraiment un homme étonnant et paternel.  

Bref !

Quoi qu’il en soit ce livre va aborder la voiture sous toutes ses coutures, et que vous vous y intéressez ou pas, y a des choses sympathiques à apprendre dedans. Donc faite vous plaisir.

 

Merci aux éditions Jourdan.

 

08 juin 2016

"La bête du Gévaudan et autres histoires vraies" de Jean-Claude Bourret

La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

la bête du gévaudan

Résumé :

Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Mon Avis :

Au premier abord on pourrait croire que ce livre est un peu farfelu, il n’en est pourtant rien ! Sous des dehors qui paraissent être amusant, il y a bien du mystérieux, de l’étrange, de l’incompréhension qui règne dans ces pages. Et Jean Claude Bourret avec l’art de celui qui sait prendre ses distances et sait chercher, va nous le prouver en mettant plus d’une fois notre raison à l’épreuve.
Bien sûr derrière quelques histoires comme celle des Possédées de Laudun où le Vampire de Montparnasse, le mystère trouve une raison toute rationnelle, mais pour les autres le rationnel est un peu plus dur à trouver, Bête du Gévaudan à part.

Et si je mets cette dernière à part, c’est bien parce qu’on sait qu’une bête meurtrière a existé même si elle a servi de couverture à quelques viols et meurtres. Quelle bête ? Ca on ne saura jamais vraiment, même si l’auteur y apporte une hypothèse. D’ailleurs puisque je parle de cette bête, faut savoir que c’est l’histoire la plus développé du livre. Un peu trop d’ailleurs. En effet l’auteur prend beaucoup de temps à énumérer les attaques, ce qui fait à la longue un peu long, même si elle n’en reste pas moins intéressante.

Pour en revenir aux autres histoires fabuleuses ou presque, elles ont été toutes aussi passionnantes que La bête du Gévaudan, voire même plus car déjà un peu plus courtes mais aussi moins connues, personnellement je ne connaissais pas l’histoire du Petit Trianon ou du Vampire de Montparnasse, et c’était un plaisir du découvrir. Quant à la combustion spontanée je connais comme tout le monde mais là j’ai par contre révisé mon jugement. En effet, j’ai toujours cru fermement que ces combustions étaient des légendes mais là un petit doute s’est insinué en moi, parce que oui c’est quand même étrange et peut-être un peu flippant.

Alors ça c’est pour les histoires, un petit mot rapide sur le reste maintenant. L’écriture est classique, les chapitres sont bien découpés en sous-parties ce qui facilite la lecture, et en plus ils sont aussi accompagnés de petite illustration pour parfaire le tout. Un seul regret j’aurais aimé plus.

En conclusion c’était une lecture fort sympathique et mystérieuse. Je recommande.

 

Merci aux éditions l'Archipel.