Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

07 juillet 2019

"Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo : André Rodneay, agent de la France libre" de Joël Drogland

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Joël Drogland Des maquis du Morvan au pège de la Gestapo.

Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo André Rodneay, agent de la France libre deJoël Drogland

Résumé :

Dans la nuit du 12 septembre 1943, l’agent français André Rondenay atterrit sur le sol de la France occupée. Ce jeune polytechnicien de 30 ans, évadé des camps de prisonniers allemands, vient d’être formé par les services secrets anglais, après son recrutement par le BCRA qui le considère comme l’un de ses meilleurs atouts.
Les missions de celui qui va devenir le représentant de la France libre auprès de la Résistance intérieure pour l’ensemble de la zone Nord sont de la plus haute importance : direction du plan Tortue visant à retarder d’au moins huit heures l’arrivée des Panzers sur les lieux du futur débarquement, destructions d’industries vitales pour l’armée allemande, sabotages de chemins de fer…
Mais sa mission la plus difficile sera d’unir les maquis du Morvan, divisés en organisations aux orientations politiques parfois diamétralement opposées, pour en faire un des plus puissants bastions de la Résistance française. Dans cette entreprise à haut risque, il devra faire face aux pires calomnies venant de son propre camp, jusqu’à ce que, trahi et arrêté, il soit exécuté par les agents de la Gestapo, de l’Abwehr et de la Milice qui l’avaient traqué sans relâche, à quelques jours de la libération de Paris. En suivant le parcours d’un héros de la guerre de l’ombre, Joël Drogland nous emmène au plus près de la vie des combattants clandestins, retraçant leurs victoires, mais aussi leurs défaites et leurs luttes fratricides.

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02 juillet 2019

"Le sabordage de la noblesse : mythe et réalité d'une décadence" de Fadi El Hage

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Fadi El Hage Le sabordage de la noblesse.

le sabordage de la noblesse fadi el hage

Résumé :

Au XVIIIe siècle, la noblesse française comme l'aristocratie, minorité ô combien plus "médiatisée", sont perçues comme décadentes par la grande majorité du peuple de France. Rongée par les dissensions internes, minée par les rumeurs et les scandales, contestée dans sa légitimité à revendiquer une supériorité sociale, la noblesse paraissait au plus grand nombre indigne de sa vocation à servir le royaume. Elle vivait alors la clôture d'un cycle, dont 1789 ne serait que l'ultime conséquence. En somme, et l'image perdure jusqu'à nos jours, la noblesse, en dérogeant à l'honneur, aurait perdu sa raison d'être. Mais y avait-il, dans les faits, une inconscience collective de la noblesse ? Pour démêler le vrai du faux, Fadi El Hage retrace son histoire au XVIIIe, dans toutes ces composantes, de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées, sans oublier la noblesse de robe. Fondé sur une relecture des sources et l'étude de documents inédits, cet essai novateur invite le lecteur à s'interroger sur la place et le rôle d'une noblesse victime autant de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle renvoyait au public.

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24 juin 2019

"Empires illusoires : les paris perdus de la colonisation" de Bouda Etemad

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Empires illusoires : les paris perdus de la colonisation de Bouda Etemad.

Empires illusoires les paris perdus de la colonisation

Résumé :

Les Anglais auraient voulu faire de l'Amérique du Nord une seigneurie féodale et transformer profondément la civilisation des Indes ; les Français étaient persuadés de pouvoir implanter une colonie de peuplement agricole en Algérie ; tous pensaient exploiter sans difficultés les ressources de l'Afrique et y contrôler les systèmes de production... Or, quelle qu'ait été la puissance de ces empires, ils ont dû faire le deuil de leurs ambitions face à l'écart béant entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité des terres qu'ils entendaient dominer.
Comment se brisent les rêves des colonisateurs ? Comment, à leur corps défendant, doivent-ils modifier leurs plans d'aménagement des territoires, d'encadrement des populations, et revoir à la baisse leurs prétentions jusqu'à la déroute et l'effondrement de tout ce qui avait été bâti ?

En un essai dense et documenté, nourri d'analyses approfondies des débats politiques et intellectuels du temps, Bouda Etemad en arrive à une conclusion radicale : les empires coloniaux sont illusoires, et cela tient à l'ignorance et à l'esprit de coercition dont font preuve leurs bâtisseurs, lorsqu'ils prétendent transformer des milieux et des sociétés dont la complexité les dépasse de très loin.

 

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17 juin 2019

"Quand le lys terrassait la rose" de Daniel de Montplaisir

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Mon avis sur le Livre de Daniel de Montplaisir Quand le lys terrassait la rose.

quand le lys terrassait la rose daniel de montplaisir

Résumé :

Jamais, dans l'histoire du monde, deux démocraties ne se sont fait la guerre. Mais avant qu'elles ne le deviennent, que de massacres ! Ainsi l'Angleterre et la France se sont-elles affrontées, souvent avec une incroyable violence, durant sept cent quarante-neuf ans. Chacune a essayé d'envahir l'autre, ou de la dominer, ou de l'empêcher d'en dominer d'autres. Toutes deux ont justifié l'appellation mutuelle d'"ennemi héréditaire". Pour bâtir ensuite une paix, puis une alliance, qui dure maintenant depuis deux cents ans. Et pour construire ensemble une Union européenne, que l'une des deux s'apprête à quitter. On attribue à saint Augustin l'aphorisme "nul ne peut prédire ce que sera le passé". C'est sans doute pourquoi l'impression dominante de la longue histoire du couple franco-britannique donne l'Angleterre toujours victorieuse et la France toujours vaincue. Ce qui est faux, du moins sur le plan militaire. Durant leur millénaire face-à-face, les deux pays ont participé à une trentaine de guerres, seuls ou dans le cadre de coalitions, et se sont combattus au cours de deux cents batailles majeures. On sait rarement que la France a en remporté les deux tiers. Ce livre, fruit d'une minutieuse recherche, en retrace le cheminement.

Extraits :

"Toutefois, malgré leur apport, vers dix-huit heures, Wellington croit la partie perdue : « Nu-tête, adossé à un arbre, il voyait sans bouger son armée battue. Elle fuyait autour de lui. Son désespoir était au comble. J’ai vu des larmes sortir de ses yeux » a rapporté l’un de ses officiers d’état-major. Mais, une heure plus tard, le gros de l’armée prussienne, avec à sa tête le vieux maréchal Blücher, le soldat le plus déterminé d’Europe à combattre Napoléon, vole enfin au secours des Anglais. Dès lors, la tendance s’inverse […]." p.13

"A Bayeux, le monument aux morts britanniques de la Seconde Guerre mondiale porte cette inscription : Nos, a Gulielmo victi, victoris patrium liberavimus (« Nous, vaincu par Guillaume, avons libéré la patrie du vainqueur »)"

 

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14 juin 2019

"Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ?" de Guy rachet

Sur Encre d'époque :

Sur mon autre blog histoire-actu, voici mon avis sur le livre de Guy Rachet. Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? :

guy rachet les racines de notre europe sont elles chrétiennes et musulmanes

Résumé :

Les racines de l'Europe ? Voilà un sujet important et d'actualité. Guy Rachet, avec sa culture, se fondant sur une vaste documentation sérieuse, diversifiée, s'attaque. souvent avec verve et toujours avec courage, à ce débat voire à ce choc des civilisations. Textes et références à l'appui. Guy Rachet prouve que sur le socle des Celtes, Germains, Slaves, Latins, Hellènes s'est épanouie une civilisation novatrice et libératrice. Il atteste que le Moyen Âge européen n'a jamais été la période obscure et barbare que d'étranges " europhobes " ont professée. qu'il n'y a jamais eu de rupture avec la tradition gréco-romaine, et que, contrairement à l'islam dont le Coran a toujours été aux fondements de l'enseignement, celui des clercs du Moyen Age était établi avant tout sur la connaissance des auteurs latins dits " profanes ". Guy Rachet met ici en valeur la prodigieuse floraison d'art, de peinture. de sculpture, d'architecture (romane et gothique), de littérature, de philosophie et de science, qui marque cette période. Un ensemble qui fait de l'Europe du Moyen Age puis de la Renaissance un des joyaux de la civilisation. Il est patent que c'est à la Grèce que l'Europe doit ce qui la distingue dans le concert des peuples et des nations.

Extraits :

« Le danger réel réside dans une invasion plus ou moins pacifique, plus ou moins feutrée, l'invasion peu discernable de musulmans qui se prétendent réformistes, démocrates et qui, sous couvert d'intégration cherchent à occuper ce qu'on peut appeler des « postes clefs. » Cette infiltration en France par ces réseaux islamistes a été nombreuses fois dénoncée aussi bien dans la presse que dans des livres, sans d'ailleurs émouvoir les idiots, les mêmes que les communistes appelaient les idiots utiles. L'Express, parmi d'autres hebdomadaire, a dénoncé dans son numéro du 17 avril 2003 ce réseau de « croyants purs et durs répartis entre Lille, Strasbourgs, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux, tous passés par l'Université, jeunes, intelligents et cyniques, bien placés à l'UOIF » qui constitue l'avant-garde des néo-islamistes. Lesquels auraient fait passer des consignes clandestines par l'intermédiaire de cédéroms numérotés du disque de Carla Bruni, Quelqu'un m'a dit. Les « axes de ce combat » définis dans ces fiches, au nombre de 70, porteraient sur la prise des commandes de la république pour parvenir à instaurer en France une République islamique. Je ne sais ce qui peut avoir de vrai dans cette enquête, mais ce qui ne peut échapper à l'attention du moins prévenu des innocents, ce sont les islamistes, notamment ceux de ce qu'on a pu appeler Londonistan, qui affirmaient haut, aussi bien dans les journaux qu'à la télévision, qu'un jour les Européennes seront voilées et règnera sur l'Europe ce que j'appellerai non pas le soleil mais la nuit obscure d'Allah. L'arrogance des jeunes bigotes porteuse de voile (rêvent-elles aussi de burqa) ? Celle des musulmans qui réclament non seulement des mosquées, des boucheries hallal, des heures réservées aux femmes dans nos piscines municipales, sans compter ceux qui, en France voudraient interdire la lecture de nos auteurs les plus chers qui ont forgés nos libertés, des Voltaires, Diderot et autres, que de jeunes fanatiques refusent d'aborder dans nos es, ce sont là des avancées des islamistes qui éprouvent de cette manière les faiblesses de la République afin de la déstabiliser.

Cette volonté d'interdiction de la connaissance de nos écrivains, notamment de ceux des Lumières qui ont fait éclater le carcan de la religion, s'est encore manifestée en décembre 2005. Des associations musulmanes locales et des gens de la mosquée de Genève ont eu le front d'oser demander l'interdiction de représenter la pièce de Voltaire, Le fanatisme ou Mahomet le Prophète, au Théâtre de Carouge à Genève et à Saint-Genis-Pouilly dans l'Ain. Heureusement le maire de cette dernière commune a refusé de se plier à l'oukase des musulmans, mais le préfet s'est couché en tentant d'expliquer que cela n'impliquait pas les musulmans mais le fanatisme des catholiques !  Car, à l'évidence, les musulmans ne sont ni fanatiques ni intolérants, contrairement aux catholiques... Ce qui n'a pas empêché ces braves gens installés chez nous d'incendier la porte d'entrée du collège et de lancer des pierres sur les pompiers qui intervenaient, tandis que la pièce se donnait sous la protection de la police ! (Voir le Figaro du 12 décembre 2005, article de Corinne Caillaurd, p.12). A ce train-là, dans combien de temps nous autres Européens n'auront plus qu'un droit, nous taire et lire leur Coran ? En revanche, de zélés serviteurs des ambitions musulmanes 'toujours les mêmes idiots utiles) montrent le plus grand soin pour complaire à leurs futurs maîtres. Témoin, par exemple, cet agent de l'aéroport de Bâle-Mulhouse qui s'est autorisé à demander (ou exiger ?) à une agence de publicité de retirer des affiches de lingerie féminine « par respect pour les pèlerins musulmans qui se rendent à la Mecque ». L'entrefilet du journal qui rapporte ce fait ahurissant, soit le Figaro du 23 décembre 2005, p.7, laisse entendre qu'on a obtempéré puisque « la direction a fait remettre les affiches le lendemain. » On peut ainsi constater que les musulmans n'ont rien à envier au puritanisme victorien de l'Angleterre du XIXé siècle. [...] Et  non contents d'imposer aux pays qui les accueillent béatement, soit au reste du monde, à ce Dar al-Harb haï ou méprisé.

Un programme qui n'est jamais que l'aboutissement d'un processus que le grand arabisant américain Bernard Lewis démontre parfaitement dans son étude Le Langage politique de l'islam, qui pourrait se résumer par cet extrait :
« Jusqu'à ce jour, le monde est partagé en deux, la maison de l'Islam (Dar-al-Islam), où s'imposent la domination et la loi de l'islam, et la maison de la Guerre (Dar al-Harb) qui couvre le reste du monde. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécessaire, juridiquement et religieusement obligatoire, jusqu'au triomphe final et inévitable de l'islam sur l'incroyance. Selon les livres de droit, cet état de guerre pourrait être interrompu si besoin était, par un armistice ou une trêve de durée limitée. Il ne pouvait pas se conclure sur une paix, mais seulement par une victoire finale ».
Je pourrais citer quantité de déclarations d'islamistes qui mettent en évidence cette constations de Bernard Lewis. Je me contenterai de rappeler celle d'un chef d'Etat européen (Bosniaque musulman) Alija Izetbegovic. Dans ce qu'on a appelé sa « Déclaration islamique » faite en 1970 et reprise en anglais en 1991 afin de lui assurer une plus large diffusion, il déclare, entre autres que : « Il ne peut exister de paix ou de coexistence entre la foi islamique et des institutions sociales et politiques non islamiques » Ce qui le conduit à conclure que : « Le mouvement islamique doit et peut prendre le pouvoir dès qu'il est moralement et numériquement capable de détruire le pouvoir non islamique existant ». (Cité par Bat Ye'or 2005, p. 210, avec références à l'appui.)» p. 409

« L'incompétence et le parti pris de Jack Goody éclatent une fois encore sur ce point de l'art et de la sculpture. Comme pour légitimer la position négative et stérilisante de l'islam face aux arts plastiques, il cherche à laisser entendre que la création artistique n'est pas un phénomène naturel propre à l'homme, et pour étayer ce ridicule sous-entendu, à l'évidence dépourvu de tout fondement comme le démontre l'existence des sculptures et bas-reliefs aussi bien préhistoriques que sumériens, égyptiens, babyloniens, assyriens, perses et bien d'autres civilisation, il déclare que « même en Grèce la sculpture figurative ne s'imposa réellement qu'à l'époque ique qui succéda à une longue période géométrique où tout motif figuratif était proscrit ». Je ne peux éviter de noter cet indigent raccourci dans lequel est passée sous silence toute la période dite archaïque qui dure plus d'un siècle et nous a laissé quelques merveilles comme les kouroi et le koré de l'Acropole d'Athènes. Par ailleurs, on ne voit nulle part dans les textes grecs qu'il y ait eu une quelconque interdiction d'autant que cette affirmation est fausse puisque sur les vases géométriques sont souvent représentées des figurines qui annoncent dans une certaine mesure toute la grande céramique figurative qui annoncent dans une certaine mesure toute la grande céramique figurative dont la perfection est atteinte par les vases attiques à figures rouges et noires. Les exemples sont nombreux. Je me contenterai de citer tel cratère corinthien (au British Museum, donc dans le pays de notre auteur) daté du VIIIe siècle avant notre ère, représentant un homme emmenant une femme par la main, couple qui selon certains, serait Pâris et Hélène. Et, naturellement, sans compter les représentations plastiques de ce même siècle et des siècles suivants (la statuaire dite ique ne commençant qu'au Ve siècle),  ornements figurés plaqués sur des objets en bronze ou statuettes modelées dans diverses matières, tout cela précédant les séries de kouroi et koré datées dans leur majorité du VIe siècle.
Et un peu plus loin (p.67) il assure que les « pères de la Révolution française étaient farouchement hostiles à la représentation, non seulement picturale ou plastique, mais aussi théâtrale. » Déjà, si cette affirmation était exacte, cela n'apporterait aucun élément à son assertion première, mais, visiblement il n'a sans doute jamais entendu parler de David et moins encore de Louis Boilly (1761-1845) qui peignit en 1794 « le Triomphe de Marat » et « l'Arrestation de Charlotte Corday », de François-André Vincent qui fit en 1792 le portrait du comédien Dazincourt lequel triomphait sur les scènes de Paris en pleine Révolution, ni de Joseph Benoît Suvée qui peignit comme David des scènes antiques à la même époque, ni de Charles Meynier qui peignit en 1793 le tableau allégorique de la France encourageant les sciences et les arts... » p.384-385

« Une lecture attentives du Coran ne permet pas de dissimuler comme tendant à le faire les musulmans modernes afin de laisser croire que l'islam est, comme ils déclarent sans vergogne, une religion de paix et de tolérance, le côté intolérant, violent, meurtrier de certaines sourates par quoi, pour ne prendre qu'un exemple, on doit bien admettre que les talibans ont pu justifier tout leur comportement en se fondant sur ces dites sourates (même cette interdiction qui a pu scandaliser ou amuser d'aucuns tant elle parut ridicule, faite aux femmes de faire claquer les semelles de leurs chaussures : sourates XXIV, an-Nûr, verset 31). Je n'ignore pas que ces sourates doivent être replacées dans leur contexte, qu'elles ont été données pour des raisons politiques, voire personnelles, mais cela n'empêche pas de nombreux musulmans, à commencer par les intégristes, les interprètent à la lettre. Et ils ont raison, car reconnaître que Mahomet (ou ses successeurs qui ont fixé le canon coranique) les a conçues dans telle ou telle conjoncture donc qu'elles n'ont qu'une valeur transitoire, pour des besoins politiques, suivant certaines circonstances où l'appui d'Allah devenait décisif, c'est nécessairement admettre d'emblée que l'ensemble du Coran n'a jamais été dictées au prophète par l'intermédiaire d'un ange envoyé par Allah, mais simplement conçues sur le moment pour des raisons de stratégies personnelle, ce qui revient à dire que l'Envoyé d'Allah n'est jamais qu'un imposteur ! » p.224

« Ibn  Khaldoun écrit, en effet, que "quand les musulmans entreprirent la conquête de l'Iran, ils y trouvèrent une quantité extraordinaire de livres et de recueils scientifique et (leur général) Sa'ad ibn Waqqâs écrivit à Omar ibn-al-Khattab pour lui demander la permission de les prendre et de les distribuer aux musulmans avec le reste du butin. Mais Omar En conséquence, conclut  lui répondit : "Jette-les à l'eau ! S'ils renferment un guide pour la Vérité, Allah nous en a donné le meilleur. Et s'ils ne contiennent que des mensonges, Allah nous en a débarassés." En conséquence, concut Ibn Khaldoun, les soldats musulmans jetèrent les livres à l'eau ou au feu, et c'est ainsi que la science de Perses a disparu et qu'il n'en est rien resté. » Belle conclusion qui va à l'encontre de ce que prétendent certains auteurs tels les organisateurs de l'exposition à l'Institut du Monde Arabe (IMA) sur l'Âge d'or de la dite science, suivis par les journalistes qui ont participé  à l'apologie de la science arabe, accumulant un nombre impressionnant d'erreurs ou d'affirmations gratuite, qui citent la science des Perses l'une des sources de la science arabe. Au demeurant, parallèlement à ces erreurs, on ne peut qu'être choqué par des prétentions non seulement dépourvues de tout fondement mais qui sont de volontaires contrevérités historiques. » p.249

« Je ne sais sur quels textes se fondent certains auteurs comme par exemple, ceux qui ont rédigé la présentation de l'exposition sur l'âge d'or de la science arabe, organisée à l'institut du monde arabe, qui mentionnent la science des anciens Babyloniens et des Perses parmi les sources de la science arabe sans pour autant justifier de quelque manière que ce soit ces assertions qui me semblent donc totalement infondées. Les textes « babyloniens » qu'on peut qualifier de scientifique étaient rédigés en babylonien cunéiforme, langue et écriture complètement oubliées dès la fin de l'époque grecque, soit au cours des deux derniers siècles précédent notre ère. Occupée par les Grecs pendant pendant plus de deux siècles, la Babylonien était en rupture totale avec son passé qui n'avait que la cunairement substitué au cours des trois siècles de l'occupation des Perses sous la dynastie des Achéménides (VI- IV siècle avant JC), renversée par Alexandre le Grand. A l'époque des Abbassides, soit plus d'un millénaire après la fin de l'empire achéménide, non seulement plus personne ne savaient lire les cunéiformes, mais on en ignorait même l'existence, les tablettes cunéiformes  sumériennes et akkadiennes (l'assyrien et le babylonien procédant tous deux de cette dernière langue) n'ayant été rendues au jour et finalement décryptées et traduites qu'à la suite des travaux archéologues et philologues européens au 19ème siècle. 
Il nous a été conservé en grec quelques traditions historico-mythologiques babyloniennes et phéniciennes qui n'ont aucun caractère scientifique. Quant à ce qui concerne la Perse antique, il ne nous est parvenu que le corpus de textes de l'Avesta, préservé par les anciens sujets de l'empire sassanide qui avaient trouvé refuge en Inde. Les textes de l'Avesta, en langue pehlevi, dialecte persan, sont entièrement religieux et appartiennent au culte zoroastrien. Ibn Khaldoun nous apprend que toute la "science" et la littérature persanes ont été détruites par les envahisseurs musulmans. Seuls les poètes persans ont retrouvé des éléments d'une tradition pehlevi restée entièrement littéraire, et visiblement ignorée des Arabes, les quels ne savaient pas le persan. Cr les musulmans parlant le persan sont les iraniens ayant reçu des noms arabes suivant l'obligation de l'islam. Si l'on sait, cependant que l'Hémégistè de Ptolémée a été traduit en pehlevi au IIIè siècle, à l'époque sassanide, tout ce que nous savons sur une possible science perse préislamique ne tient qu'à quelques allusions chez les auteurs arabes. Ainsi nous ont-ils conservé le souvenir de l'existence de Tables royales (astrologie) dont il y aurait eu plusieurs versions entre 450 et 640. » p.255.256

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12 juin 2019

"Accueillons les migrants" de Xavier Emmanuelli (Attention je ne suis pas pro-migrant)

Accueillons les migrants ! de Xavier Emmanuelli

 Source: Externe

Résumé :

53 ans après l'Abbé Pierre sur Radio-Luxembourg à l'hiver 54, l'une des grandes consciences de notre temps nous enjoint de manifester notre solidarité. Des vagues humaines bravent les pires dangers pour rejoindre une terre qui est à leurs yeux l'ultime espoir. Ils sont des milliers à être retrouvés noyés après le naufrage de leurs embarcations de fortune, morts de soif dans les cales de camions. Tous portent un avis d'expulsion gravé dans leur chair. Dans leur pays, leur vie était menacée. Lampedusa, Lesbos... Ils espèrent, à la fin du leur périlleuse traversée, trouver une vie meilleure. Mais à leur arrivée, ils sont arrêtés par la police pour être de nouveau parqués dans des camps saturés. Clochardisés, maltraités, ils sont déplacés d'un centre d'hébergement à l'autre avant de se résoudre à reconnaître la vérité : personne ne veut d'eux ! Pourtant, la France est riche, nous avons la capacité d'accueillir ces migrants, clame Xavier Emmanuelli. Nous ne faisons pas assez pour eux. Soyons à la pointe de ce combat.
Dans cet appel solennel, le fondateur du Samu social explique que les migrants sont une chance pour notre pays et qu'il faut les accueillir dans nos coeurs et nos maisons...

Mon avis : (Attention avis vénère et long.)

"La France parviendra-t-elle à ne pas se laisser entraîner dans l’orbite du monde arabo-musulman ? Rien n’est moins sûr, car dans sa confrontation avec l’islam de masse installé sur son sol, la France se trouve mortellement handicapée par ce qui fait sa fierté et constitue la seule identité qu’elle veuille bien revendiquer aujourd’hui : les droits de l’homme. En effet, l’application de droits individuels jadis conçus pour protéger un peuple contre les excès d’autorité de ses gouvernants devient dangereux pour ce peuple quand se déversent sur son territoire d’autres peuples, surtout dans un climat de guerre entre civilisations."

"L’admission, au nom des droits de l’homme, de tous les individus présents sur le territoire d’un pays européen à multiplier les revendications et les actions juridiques fournit à ces individus une arme en principe contre l’Etat, mais en réalité contre le groupe humain du pays d’accueil. […]
En France nous ne sommes plus dans le cas de figure des droits d’un peuple face à son état, mais du droit d’un peuple d’être défendu par son Etat contre la présence envahissante de membres d’autres peuples, d’autres civilisations, qui dépossèdent notre peuple d’une partie de son territoire, lui causent de graves préjudices (incivilités, violences, dommages matériels), lui occasionnent des dépenses énormes (allocations sociales, médicales, dépenses éducatives) et détruisent son identité. Bref, qui sont en train de nous remplacer. Si bien que notre préoccupation première est désormais notre droit, comme peuple, à survivre.
[…] Car cette religion des droits de l’homme, au nom du dogme de l’amour de l’autre jusqu’au mépris de soi, a gravement dénaturé notre droit au détriment des valeurs de durée nécessaire à l’inscription dans le très long terme des groupes humains. Car cette religion des droits de l’homme nous livre sans défense à la flagellation d’une immigration dont le déferlement est présent comme le règne du bien sur terre. Car cette religion des droits de l’homme prête à la conquête généralement feutrée, mais bien réelle, de notre pays par la civilisation arabo-musulmane."

"Le concept de guerre de civilisations, que l’on s’est empressé de rejeter au prétexte qu’il s’agirait d’une bêtise du néo-conservatisme bushiste, est une réalité, certes désagréable, mais malheureusement évidente. Ayant généralement pour enjeu principal le contrôle d’un sol, les conflits entre Etats ou groupes appartenant à des civilisations différentes sont susceptibles de déboucher sur des guerres civilisationnelles, les quelles peuvent éclater dans des Etats, mais aussi au sein d’un même Etat. Il est par ailleurs avéré que les musulmans sont beaucoup plus impliqués que les membres des autres civilisations dans les violences des guerres de civilisations.

L’islam impose aux Européens un conflit de civilisations en s’invitant et en s’incrustant avec aplomb sur leur sol tout en refusant de se fondre dans la société sécularisée produite par près de 2 millénaires de chrétienté occidentale, et dont les membres, quand bien même ils ne seraient plus religieusement des chrétiens, ne portent pas moins profondément l’empreinte du christianisme, ce qui fait des modernes que nous sommes – athées et anticléricaux compris -, qu’on le veuille ou non, des chrétiens.

Dans sa guerre ouverte contre l’Occident, l’islamisme entend s’appuyer sur les masses musulmanes installées sur le sol européen et qui affluent chaque jour plus nombreuses. L’islam submerge des territoires entiers et y installe sa civilisation, ses minarets, ses modes de vie, ses prescriptions et interdits alimentaires, ses comportements vestimentaires, avec pour conséquences de déposséder les habitants légitimes et de les expulser vers d’autre zones."

Les droits de l'homme contre le peuple de JL Harouel

Je savais que j’allais m’énerver en lisant ce livre, comme je m’énerve déjà devant les idiots généreux qui s’expriment dans la presse. Les entendre vanter les bienfaits de l’immigration (qui nous pose problème depuis plus de 30 ans soit dit en passant), les entendre prêcher le suicide de l’Europe pour sauver l’Afrique et le Moyen-Orient (depuis quand doit-on se suicider pour sauver les autres ?), les entendre victimiser et infantiliser l’Afrique et Le Moyen-Orient, les entendre taper sur l’Union-Européenne qui ne ferait pas assez selon ces  juges de la bien-pensance alors qu’on en fait déjà beaucoup trop, forcément ça énerve. Oui, ça énerve, car ces aveugles qui n’ont pas un minimum de réflexion ne voient pas les méfaits de leur pensée, les conséquences graves qu’elles font peser sur l’Europe et son avenir, vu qu’ils sont – parfois sans s’en rendre compte – dans une logique de capital, de mondialisation, de concurrence, de pauvreté, d’apartheid, de mise à mort des nations, des identités, comme des frontières qui pourtant assurent la paix civile.
Bref ! Quand on voit tous ce que l’immigration cache, qu’elle soit légale ou pas, forcément entendre ou lire ces idiots utiles, ce n’est pas possible de le faire sans s’énerver. Et il y a tellement à dire dans ce livre, que je ne sais pas par où commencer.

En fait si, je pourrai déjà dénoncer l’idéologie de l’auteur qui pense que l’on fait de la politique avec des bons sentiments, et cela est particulièrement visible page 129 quand il regrette que l’on n’ait pas favorisé l’accueil et l’hébergement des hors-la-loi suite à la noyade du gamin. Comme-si on faisait de la politique avec des bons sentiments et que les bons sentiments devaient être la règle du jeu. La politique demande un peu plus de bon sens quand même !

Outre cette idéologie dégoulinante de bon sentiment, je pourrais parler aussi du fait que ce livre fait une grande part au pathos et au déni. Je sais ces tares-là sont typiques du sectarisme gauchiste, mais à chaque fois ça fait un choque faut bien le dire. Comment ne pas être choqué quand vous voyez que ce mec, met l’incendie du camp de Grande-Synthe sur le dos des autres afin de dédouaner les migrants ? Comment ne pas être choqué quand il pense que les migrants ne sont pas responsables en partie des agressions de Cologne ?! Car il pense qu’ils ne peuvent pas être méchants, parce que ce sont des grands malheureux qui dans la tête de l’auteur, ne viennent ni avec leurs mœurs, leurs problèmes, leur volonté de reproduire ici leur société d’origine. Dire que tous cherchent la paix, laissez-moi rire. (Et d’ailleurs je me demande, étant donné que le livre date de 2017, comment il a réagi en entendant parler d’autres faits eux-mêmes indiscutables sur le comportement des migrants qui a eu lieu depuis. Ce mec veut tellement croire aux victimes qu’il en oublie tout sens rationnel. C’est son déni et son pathos avant tout. C’est grave quand même, mais dieu merci il n’est pas aux commandes du pays.)

Cela étant, ce qui m’a énervé ce n’est pas tant ces tares, c’est choquant, très choquant, mais ce n’est pas ce qui m’a énervé le plus. Non, ce qui m’a horripilé particulièrement dans ce livre, c’est les arguments non dénués de relativisme, de pathos, de bêtise, d'aveuglement, que l’auteur avance.

Car outre le fait que je suis persuadée que la France est pleine comme un œuf pour ses capacités actuelles et futures, on ne peut décemment pas être d’accord avec Xavier Emmanuelli quand il ose affirmer que l’immigration musulmane ne serait pas plus problématique que celle, antérieure, découlant des pays chrétiens : Italie, Pologne, Portugal, etc. Comment peut-on dire ça, quand depuis les années 80 (au moins), l’immigration issue de l’islam et génralement de l'Afrique pose des emmerdes à tout bout de champ ? Et pas qu’en France et ni qu’en Europe, et ce depuis plusieurs générations de présence par ailleurs ? Je précise ce dernier point car il est persuadé, que la deuxième génération sera parfaite et bien française !!! Exemple à l’appui, dont la fameuse pro-intégriste Belkacem. (Il ne faut pas habiter dans un pays occidental pour dire une énormité pareille, on est d’accord. Ou alors il faut être volontairement aveugle à l’intégrisme islamiste - qui touche même ceux qu’on dit modérés - qui donne sans arrêt des coups de butoir contre les républiques et les démocraties occidentales, et que les collaborateurs de gauche et pas mal de droite, osent soutenir quand bien même ça nous promet une belle guerre civile qui va se transformer en mondiale.)
Ce point-là m’a donc agacé car il ose faire le comparatif entre les divers courants migratoires du passé, en comparant les courants chrétiens antérieurs et les musulmans qui pratiquent une religion, inégalitaire, violente et arrogante (c’est dans le Coran et dans son histoire, par exemple en Espagne et aussi dans l’actualité). Toutefois, cette comparaison honteuse entre deux courants qui n'ont rien à voir, va plus loin dans la bêtise, vu qu'il a utilisé l’englobement et la généralisation au mépris de la subtilité. Pourtant il aurait été judicieux de sa part de voir que les migrants polonais et italiens qu’ils aiment bien citer, n’ont pas fondé l’identité française, ils se sont fondus en elle (j’en suis un exemple), ce qu’une grosse partie des musulmans depuis plusieurs dizaines d’années ne cherchent pas à faire, étant donné qu’ils tentent de la modifier voire à l’éradiquer. Deux choses complètement différentes !
Cependant, chose importante, cette démarche historique prouve encore une fois, que faire appel à l’histoire est rarement une bonne solution, si les choses se répètent, les époques sont différentes, les gens sont différents, donc confronter des courants migratoires qui n’ont rien à voir entre eux c’est parfaitement stupide. Par ailleurs quand on aborde les courants migratoires passés, il serait judicieux de penser que le chemin dans l’autre sens n’est pas une réalité incontestable non plus, comme l’auteur le croit en partie.
Alors, je ne vais pas mettre tous les musulmans dans le même lot, j’en ai connu qui mangeaient du porc, qui eux-mêmes n’aiment pas les musulmans d’aujourd’hui et sont bien différents, mais hélas on peut que regretter que ça ne soit qu’une minorité qui cherche à s’intégrer et non la majorité. Le pire c'est qu'on ose mettre ce refus d'intégration sur le dos de la France !
Bref ! La preuve que ça ne peut pas fonctionner et c’est dommage que l’auteur ne percute pas ça.

Forcément, après l’histoire utilisée de manière douteuse, avec ses petites sources incomplètes, l’auteur va en arriver aux arguments économiques et ce qui s’y rattachent. Là aussi, on voit tout de suite qu’il ne dit pas tout et ne pense pas à tout, par exemple quand il aborde les soi-disant cerveaux diplômés vus comme une chance économique.
Sur ce point, c’est bien il dénonce que c’est une perte pour le pays d’origine, il a conscience que les diplômes ne valent pas la même chose ici, mais pour lui ça reste des diplômés, et dans le même temps il tente donc d’en faire un rouage économique du pays, en oubliant juste que nos cerveaux se barrent à l’étranger par manque de moyen alors qu’ils ont souvent coûté cher à la communauté nationale, et que par conséquent ça serait bien et mieux qu’on s’occupe d’eux avant les cerveaux des hors-la-loi. Non ?
Idem, il ne pense pas qu’il serait bien d’éviter de tabler sur leurs enfants qui coûteront une blinde à l’Etat pour peut-être que dalle, étant donné qu’ils pourront repartir à tout moment dans le pays d’origine. (Et pardon l’image de la France à l’étranger on s’en fout un peu.)
Enfin, que faire de ce surcroît d’étudiant supposé si on accueillait les migrants et leur progéniture ? Ça serait une catastrophe pour la distribution des places à l’université mais aussi pour accéder au logement, et ça l’auteur n’y a pas pensé dans sa générosité vu qu’il pense que la France et l’Europe sont vides. Pourtant, combien de potentiel étudiant français ne font pas d’étude supérieure car financièrement et structurellement ça ne suit pas ?
Assurément, on peut dire qu’il faut mettre plus de moyen dedans, mais on ne peut pas accueillir les autres et s’occuper de nous dans le même temps. Ce n’est pas possible, on en n’a pas les moyens. On n’habille pas Pierre et Paul ensemble. Le traitement de l’un, demande le sacrifice de l’autre obligatoirement. Et pardon, je pars du principe qu’il vaut mieux sacrifier l’autre, il en va de notre avenir. On ne se suicide pas pour aider l’autre, je le redis.   
Pour finir sur l’éducation et montrer la connerie de l’auteur (et de la gauche), notons que l’immigration est nocive pour l’instruction et donc à terme mauvais pour le pays. En effet, l’auteur a oublié que pour les nouveaux arrivants ça fait des années qu’on baisse le niveau scolaire français afin qu’ils aient plus de facilité à suivre. Ceci a donc une regrettable conséquence sur le niveau d’éducation, nos diplômes et notre place dans le monde. Alors, je pose la question, où l’immigration est donc superbe pour notre pays d’un point de vue éducatif ? Et économique ? Enfin, est-ce que le peu de diplômés doivent justifier une politique migratoire libérale ?

Après c’est vrai qu’il existe la question des enfants. Mais là je pense que si ici il faut commencer l’éducation le temps que le dossier soit traité (à part des français pour ne pas les pénaliser), il ne faudrait pas non plus que ça soit une cause de refus d’expulsion. Après tout il y a des écoles en Afrique, souvenez-vous les diplômés, et surtout on ne peut pas encore se permettre de baisser le niveau français.

Ce sujet économique-éducatif, n’est pas le seul où l’auteur déraille à plein pot. En effet, comme beaucoup il est persuadé que les migrants relanceront le pays malgré les fortunes qu’ils coûtent en structures, aides sociales et délinquance. (La délinquance n’est probablement pas comptée dans les statistiques qu’Emmanuelli nous sort, par ailleurs il est à parier qu’il en existe probablement d’autres moins officielles qui dressent un portrait peu flatteur de l’immigration. Les politiques ne disent pas tout, dommage car s'ils disaient la vérité on éviterai d'enfoncer le pays un peu plus dans la mouise et la dictature du politiquement correct.)
Dans les arguments réellement économiques, l’auteur aborde donc les zones rurales désertées, où ce monsieur table là aussi sur l’immigration pour les rebooster. Là-dessus j’ai pas mal d’arguments qui montrent que là aussi, il y a une grosse utopie de la part de l’auteur. En effet, les zones rurales ne repartiront pas avec des migrants, les magasins qu’il imagine ouvert ne tiendront pas, car ils sont plus chers et qu’il existe les grandes surfaces et internet. Et je ne parle de ceux qui ne vendront pas de charcuterie ou d’alcool parce que ce n’est pas leur religion.
En outre, la délinquance (première, deuxième, troisième génération) très importante dans certains courants migratoires pose aussi un problème de sécurité, et à long terme sur la vie d’une ville ou d’un village. A cause de ceci, il y a plusieurs lieux en France qui voient les commerces fermer, qui voient les médecins partir, les fêtes s’arrêter, les gens déménager, pour devenir finalement des villes mortes et/ou communautaristes car c’est impossible de vivre à côté. Alors je pose la question, où ça booste une économie rurale à chaque fois ?
Devant les faits que je viens d'exposer, cet argument est donc caduc, s’il faut vraiment un exemple on peut citer Marseille pour le prouver. Je pense notamment aux commerces proches de la Porte d’Aix, où l’argent qui circule n’est probablement pas déclaré à l’Etat. Mettez-y les pieds vous aller comprendre de quoi je parle, quand on n’accepte pas les chèques et les CB, c’est ça et pas autre chose. Donc l’immigration qui rebooste l’économie par la consommation ce n’est pas vrai, moi je n’y crois pas, et dans son idée ce que je viens de dire n’a pas été pensé. Et je ne parle du PIB qui se casse dans le pays d’origine par les petits transferts d’argent pour ne plus revenir, on pourrait pourtant.
Bref, tout ça plus le fait qu’ils coûtent des milliards par an aux Etats, fait que je ne crois pas au bien fait de l’immigration sur l’économie, et on aura beau me sortir des rapports officiels et bien corrects, il y aura toujours des manques et des arrangements avec les mots et les chiffres dedans qui fait que ça ne sera jamais vrai. (Et pardon, mais l’économie florissante pour risquer une guerre à l’arrivée, c’est foireux comme plan.)
En outre, j’admets que je pars du principe que l’argent dépensé pour eux serait plus utile pour nous (armée, éducation, santé, culture, infrastructure, retraite…) ou pour renflouer la dette qui assure à la France un avenir ruiné.
Et vu que je viens de mettre le mot retraite, voilà l’occasion d’aborder une autre légende tenace que l’auteur avance : le paiement des retraites par l’immigration. Là j’avoue que je suis dans l’incompréhension totale ! Depuis Mitterrand (et même avant) la France est submergée par l’immigration - surtout venue d'Afrique et du Maghreb -, et pourtant plus de 30 ans après on ne paye pas plus les retraites ! Alors faudrait m'expliquer où ça paye les retraites l’immigration ?! C’est une légende urbaine ce machin. L’immigration ne paye pas les retraites, et pour les travailleurs ou les chômeurs elle est même source de misère et de fin de droit. L’immigré ou le migrant qui demandera moins, baisse ou gèle forcément les salaires et de fait réduit le droit du travail, c’est pour ça que les patrons en veulent des migrants. Ca les arrange pour tout saper à la base, ce n’est pas de la charité. Donc comment on peut soutenir que c’est cool pour l’économie ou les retraites ? Surtout qu’il y a eu des rapports là-dessus, lisez Malika Sorel et vous verrez.
Bon d’accord parfois, l’auteur montre que ce n’est pas toujours une bonne chose, mais c’est tellement honteusement minimiser qu’il aurait mieux dû s’abstenir d’aborder le sujet.

Rien de très étonnant à tout ça cependant, puisque outre les arguments qui ne tiennent pas la route, l’auteur s’exprime avec force de pathos. Et quand une personne met en avant le pathos, avant la raison, vous pouvez être sûr que ses écrits, sa pensée, c’est que du n’importe quoi. Le pathos reflète un manque d’argument ou des arguments bancals qu'on aimerait bien faire oublier par les larmes. Comme je l'ai déjà dit, on ne fait pas de politique avec des bons sentiments. La réalité demande plus de bon sens, et le bon sens et le pathos ne font pas ménage ensemble.

Bien sûr au milieu de son pathos, il a parfois des moments de lucidité sur les situations, mais je ne le suis pas dans sa conclusion.
Oui, il a raison, les Etats européens gèrent mal la crise, se maquer avec l'intégriste Erdogan c'est débile. Il a raison, les lois sur l’immigration, le droit d’asile, le droit du sol (ça c’est moi qui rajoute) ne sont pas adaptées à la situation présente et future, c'est un fait, surtout qu’on aura nous-même en Europe nos propres déplacés climatiques - sans oublier le manque d'eau -, donc il faut clairement que tout ça soit revu au niveau des états. Traité toutefois de manière différente selon l’origine. Mais moi, à la différence de l’auteur je ne suis pas pour qu’on assouplisse tout ça parce que c’est la France ! Au contraire, il faut durcir ce système, car cela ne peut pas durer ainsi. Nous sommes envahis et pas que par l'immigration illégale hélas.
Certes, l'auteur parle de tri, c’est bien il a conscience qu’on ne peut pas accueillir tout le monde - encore que je ne suis pas arrivée à fixer sa limite qui a l’air d’être très lointaine -, mais vu qu’à côté de ça il raconte qu’il faut donner des aides, qu’il faut les soigner (gratuitement forcément), qu'il faut les protéger, qu’il faut les accueillir car c’est ça la France, on se doute bien finalement qu’il a mis ça juste pour faire croire qu’il avait réfléchi correctement à la situation. Ce qui quand on continue la lecture montre que ce n’est pas le cas...

Par ailleurs, outre le fait qu’on n’a déjà bien assez de misère en France - et par son passé la France n’a jamais hésité à renvoyer dans le pays d’origine s’il le fallait (cf : Pour en finir avec la repentance coloniale) -, j’ai envie de lui faire remarquer que sa manie d’infantiliser l’Afrique est abject. L’Afrique est constamment vue comme une victime et ça, ça commence à bien faire. Il serait temps de les mettre devant leurs responsabilités, d’arrêter de les infantiliser et de les tenir dans un sentiment d'infériorité ! Alors je sais que l’Aide Internationale est un commerce juteux et qu’en plus ça donne une bonne image à l’égo, mais force est de constater que depuis qu’on leur donne du fric et qu’on les aide, ça ne les aide pas. De fait, il faudrait peut-être songer à arrêter ce qui ne marche pas, afin d’inverser la tendance, pour favoriser un sursaut de survie de leur côté.
De surcroît, agir ainsi s’est encourager les départs et tout ce qui a de nocif avec : les morts, le commerce d’esclave, le commerce sexuel, etc… c’est aussi faire le jeu des passeurs. Ne serait-il donc pas temps d’arrêter de jouer la charité, afin d’arrêter les crimes qui se cachent derrière ? Tout ça pour le bien de tous. Sincèrement, je pense qu’il est temps d’arrêter l’infantilisation et de croire que nous pouvons faire face à toute cette demande dévoreuse d’argent, de temps et de personne. La France n’a pas un porte-monnaie sans fin. L’Europe non plus. Et ces deux entités en donnent déjà beaucoup pour l’Afrique, et je ne parle pas des ONG et des particuliers.

J’entends de là dire que l’Occident est responsable de ce qui se passe, et que je devrais avoir un peu honte de parler de crime quand je parle de charité. L’auteur a tenu à peu près ce discours. Sauf que non, je n’ai pas honte, car l’Occident n’est pas seul responsable de ce qui se passe. L’Orient a sa part de responsabilité, mais aussi l’Afrique. L’islam est un problème et a toujours été un problème cette religion a toujours été violente et discriminatoire, mais la corruption, les guerres de clan, la hiérarchie des sociétés, la démographie, les mœurs, sont des gros problèmes aussi et un frein au développement. Donc taper sur l’Occident pour qu’elle arrange tout ça et arranger tout le monde, faut arrêter aussi, ça n’a pas de sens. Tout comme il faut arrêter en Occident la flagellation et ce côté christique qui fait qu’on veut prendre toutes les fautes des autres sur soi. L’Afrique, le Maghreb, le Moyen-Orient sont responsables de ce qui se passe aussi, mettons les devant leurs erreurs. Pourquoi il n'y a que l'Occident qui devrait payer ?!

En conclusion, ce livre fait surtout jouer les violons histoire de faire plonger la balance migratoire dans l’idiotie généreuse. L’auteur va tout faire pour vous tirer la larmichette à l’œil, vous parler de la misère, des morts, des malades, des hors-la-loi qui brulent leur doigts afin de ne pas respecter encore une fois les lois que les Etats instaurent, des commerces parallèles, etc. Et pour paraître pas trop idiot, trop complaisant, il va vous dire qu’on ne peut pas accueillir toute la terre entière, il va tenter de minimiser son discours en mettant dedans une fois ou deux les méfaits de cette vague migratoire, mais allez savoir pourquoi, on n’y croit pas une seule seconde. Son objectif est clair, c’est d’accueillir, d’accueillir, d'accueillir, parce que c’est sa France idéale. (Et paradoxe, pendant qu’il tape sur ceux qui rêvent d’une France désuète et brillante à l’opposé de la sienne, il ne voit pas qu’il a le même comportement que ceux-là...)
Certes, il a raison quand il dit que la fin d’un monde, ce n’est pas la fin du monde, mais je trouve sa résilience dangereuse quand même. Car ça cache mal son côté défaitiste et son côté « de toute manière on ne peut rien y faire », un peu fataliste. Alors que non, on peut refuser un monde, et il est même conseillé de le refuser si celui qui se prépare est gage de guerre. L’Europe commence plus ou moins à le comprendre. A vous monsieur de le faire maintenant. Car ce n’est pas en jouant sur les racines chrétiennes de l’Europe et la laïcité (qui n’a jamais été pensée pour l’islam et sa violence) que l’on va maintenir l’identité européenne et la paix ici. Surtout pas dans cette époque individualiste, qui se croit tout permis sur l'intérêt commun.

Pour finir, j’ai conscience que ce que je dis peut paraître odieux, on parle de souffrance humaine, mais la charité ne peut être éternelle et n’est pas bonne conseillère dans ce monde. Je sais aussi que ce que j’ai écrit peut en choquer beaucoup à gauche et même à droite, pourtant ce que j’ai mis dans cet avis ce sont des réalités vraies et il faut les prendre en compte dans cette question migratoire ; ce que des tas de crétin ne font pas parce que ça ne les arrange pas. Ils ne regardent qu’une partie et pas le reste...

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11 juin 2019

"Il était une fois la Chine : 4500 ans d'histoire" de José Frèches

tiIl était une fois la Chine : 4500 ans d'histoire de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

Qui mieux que José Frèches, à la fois historien et conteur passionné, pouvait nous dévoiler les beautés et les mystères de la Chine, acteur majeur de notre monde, omniprésente dans notre vie quotidienne et dans nos médias ? On ne peut comprendre ce qui se passe aujourd'hui avec la Chine sans prendre en compte son passé immémorial. C'est la seule civilisation vieille de plus de 4 500 ans qui n'a jamais disparu. Les traditions, les coutumes, l'héritage culturel d'un Chinois d'aujourd'hui viennent en droite ligne de ces millénaires d'histoire. Récits de la vie quotidienne, biographies, légendes et anecdotes insolites... Avec ce livre, José Frèches établit un pont entre nos deux mondes, nous transmettant avec enthousiasme et simplicité son savoir sur l'Histoire et les histoires de la Chine. Parce que nous avons tous envie de connaître la place qu'occupera ce pays immense et fascinant dans notre vie, demain.

Mon avis :

4500 ans c’est long ! C’est aussi beaucoup de personnage, de changement, d’évolution ou de régression, donc autant vous dire que je n’ai pas reconnu beaucoup de cette lecture. Pour autant, l’impression générale que j’ai en sortant de cette lecture c’est que ce pays exotique possède une histoire riche. On sait tous que la Chine a été première dans pas mal de domaine et d’invention ; la poudre à canon, la boussole, l’imprimerie c’est eux. On sait tous qu’elle a été un exemple pendant longtemps pour le Japon, et que quand l’Europe l’a mieux découverte elle en fut elle-même éblouie.

Plus profondément pourtant, on sait peu de la politique et de l'histoire de ce pays, à part éventuellement la fin du 19ème siècle et le 20ème siècle. Voilà donc un livre, qui sans rentrer dans les détails, va réparer cette lacune, en nous présentant les révoltes paysannes, le système administratif, les conquêtes, la pensée chinoise, les rapports avec les autres, le quadrillage de la population, les changements de dynastie avec leur bienfaits ou pas. Hé oui ! La Chine, comme dans beaucoup de pays du monde, c’est parfois des belles avancées mais aussi des reculs. Tout n’est pas beau et excellent, voyez le communisme qui a détruit des perles chinoises artistiques ou autres (le pire c’est qu’après ça va hurler sur Taiwan pour récupérer ce que eux auraient détruit sans scrupule).
Outre, l'histoire, l'autre atout de ce bouquin c'est qu'il a aussi une petite ouverture sur la Chine de demain. En montrant le monstre que deviendra ce pays d'un point de vue économique et commercial, et en l'interrogeant sur les revanches historiques. En plus de cela, il aborde quelques problèmes comme l'énergie et l'immobilier.

Toutefois, ce que je regrette un peu avec ce livre, qui est une excellente première approche au demeurant, c’est que l’on ne retient finalement pas grand-chose. Car il approche peut-être l’histoire de manière trop large, ce qui n’aide pas à en retenir le maximum. Pour moi, après lecture de ce livre, je me dis qu’il vaut peut-être mieux lire plusieurs livres qui abordent chacun une époque, un personnage, un évènement, plutôt qu’un condensé, car finalement l’histoire chinoise se répète pas mal et ça ressemble à l’arrivée à un gloubi-boulga de connaissance et d’impression. En tout cas pour moi. Excepté ce que je connaissais déjà fin 19ème siècle et 20ème siècle, le reste me reste assez flou au final... - à part les encadrés qui s'attardent sur un point particulier que j'ai plus ou moins retenu.

En résumé, c’est une bonne approche, l’auteur connaît très bien son sujet, mais finalement pour moi c’est trop vaste et je n’en retiens que peu de chose à mon grand désarroi. Mais j'y retournerai souvent.

XO éditions.

Extrait :

"L'accumulation, sous les Yuan et sous les Ming, des catastrophes naturelles (séismes, débordement des grands fleuves, pluies torrentielles) et des famines consécutives à celles-ci incita Zhuxiao le cinquième fils de l'empereur Hongwu, à pilier (1406) un ouvrage censé permettre aux plus pauvres de se nourrir "en cas de disette". Il s'agit du Précieux Herbier pour la Survie en cas de Disette (Jiu Huang Bencao) qui recense 444 plantes comestibles susceptibles de servir d'ingrédients au "repas de famine". On y trouve quantité de recettes sur la façon, par exemple, de combiner la feuille d'ortie à la tige de sorgho et de mélanger le tout avec des écorces tendres, ou encore piler certaines racines pour obtenir "une pâte nourrissante et au goût délicieux"... L'administration encouragea la diffusion du manuel de survie de Zhuxiao, mais sans pour autant empêcher les malheureux, qui n'avaient plus rien à se mettre sous la dent et erraient de village en village à la recherche de quelques grains de riz, de se révolter et de se livrer au pillage..."
p. 264

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29 mai 2019

"Les fils de Canaan : l'esclavage au Moyen-Âge" de Sandrine Victor

 

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Sandrine Victor Les fils de Canaan : l'esclavage au Moyen-âge : ici.

Sandrine Victor Histoire esclavage Moyen age

Résumé :

L’esclave, tel qu’on se le représente généralement c’est tantôt l’homme-bétail de l’Antiquité, pliant le genou sous les coups de fouet des pharaons, tantôt l’homme-machine de l’époque contemporaine, chaînes aux pieds dans les plantations de coton nord-américaines… Quant au Moyen Âge, on l’a longtemps cru réservé à un autre type de subordination, celle du serf, attaché à la terre et au seigneur.
Or, à rebours de ces idées reçues, la chute de l’Empire romain est loin d’avoir marqué la fin de l’esclavage. Bien au contraire, les nombreux conflits du temps, des intrusions mongoles aux raids vikings, ont assuré la pérennité de cet asservissement de l’homme par l’homme : du bassin méditerranéen aux confins septentrionaux en passant par les terres byzantines, l’esclavage fut un phénomène très largement répandu durant les mille ans que dura l’époque médiévale.
Slaves transitant vers les contrées méridionales, populations d’Afrique noire vendues par les commerçants ibériques, chrétiens en terre d’islam, musulmans en terre chrétienne, les esclaves sont partout, aussi bien en ville qu’à la campagne, affectés à des tâches domestiques, artisanales, industrielles, dans une diversité de situations et de statuts qui a longtemps dissuadé les historiens de considérer le phénomène dans son ensemble – c’est précisément le défi que relève aujourd’hui cet ouvrage pionnier.

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15 avril 2019

"A l'assaut ! La baïonnette dans la Première Guerre mondiale." de Cédric Marty

Sur Encre d'époque

Mon avis sur : A l'assaut ! La baïonnette dans la Première Guerre mondiale de Cédric Marty

Source: Externe

Résumé :

"Baïonnette au canon ! " "En avant, à la baïonnette ! " Les conscrits de 1914 sont d'abord des fantassins, préparés à faire la preuve de leur bravoure lors d'assauts et de combats au corps à corps à l'arme blanche, où ils surpassent leurs ennemis et remportent la victoire. Pourtant, dans les tranchées, la réalité est tout autre. Sur un champ de bataille bien peu propice à l'héroïsme et face à la puissance destructrice des pluies d'obus, au feu de l'artillerie, aux attaques chimiques et aux raids de l'aviation, les soldats tombent en masse et sont tués à distance dans une guerre résolument moderne. Par-delà les mythes et les images d'Epinal, à hauteur d'hommes, la véritable histoire d'une arme devenue paradoxalement l'emblème de la Première Guerre mondiale.
Cédric Marty, docteur en histoire, travaille depuis plusieurs années sur l'histoire et les mémoires de la Grande Guerre.

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04 avril 2019

"Entre ici Jean Moulin" de Aude Terray

Entre ici Jean Moulin de Aude Terray

Source: Externe

Résumé :

C’était un matin de décembre, dans le froid et le vent, devant les marches du Panthéon, la voix caverneuse et lyrique d'André Malraux, les roulements de tambour qui martèlent la tristesse…
La République, toute à sa liturgie, sacrait Jean Moulin.
Aude Terray a choisi d'explorer ce moment historique et fondateur.
Elle s'interroge et mène l'enquête : comment expliquer le choix de panthéoniser
Jean Moulin qui ne faisait pas l'unanimité au sein de la Résistance ? Pour quelles raisons deux jours de cérémonies ? Pourquoi le discours de Malraux, sans doute le plus beau de la Vème République, a-t-il été si douloureux à écrire ?
Aude Terray scrute les coulisses, traque les secrets et les états d'âme. Elle mêle dans une fresque vivante et intime le Général de Gaulle, Georges Pompidou, André Malraux, Daniel Cordier, Maurice Papon aux héros anonymes de ces deux jours, un sacristain, une fleuriste, une gardienne d'immeuble, un commissaire adjoint et tant d’autres. 
Cette France des années 60 est encore meurtrie mais regarde vers l'avenir.
Ses contradictions et ses espérances hantent nos mythologies les plus contemporaines.

Mon avis :

Avec ce livre, Aude Terray nous plonge dans une époque et une histoire intimement liée à la Vème République, celle de la panthéonisation de Jean Moulin. Cendre de conséquence qu’on tire tantôt à droite, tantôt à gauche.

Je ne connaissais pas la vie de Jean Moulin, à part ce que tout le monde en sait, c’est-à-dire son rôle dans la résistance. Avec son livre, Aude Terray m’a comblé un peu cette lacune en présentant l’homme et ses femmes. Elle abordera même la supposé homosexualité de Moulin qui a l’air d’être qu’une affabulation selon les personnes qui l’ont connu.

Mais là n’est pas tout à fait le sujet du livre, car ce qui nous intéresse ici, c’est surtout les journées du 18 et 19 décembre 1964. Jours de la panthéonisation de Jean Moulin que l’autrice va faire revivre avec ses grands personnages comme Malraux, De Gaulle, et ses inconnus, la fleuriste, le proviseur d’école, etc.
En abordant ce moment, Aude Terray va en outre nous montrer toute l’effervescence, les préparations, qui a autour de cet évènement, mais aussi les angoisses qui pèsent sur cette journée. Les menaces écrites ou par téléphone, ou encore la douleur de Malraux pour rédiger son discours. Selon l’autrice un des plus beaux qui soit, mais qui soulève dans ce livre plusieurs voix discordantes. Toute comme la présence d’une certaine personne à l’hommage de Jean Moulin, celle de René Hardy connu pour avoir selon certaines sources de l’époque dénoncé Jean Moulin. (Et selon la page Wikipédia est passé à travers de la condamnation au "bénéfice « de la minorité de faveur »".)

Ce livre qui se partage entre deux époques, raconte aussi les recherches et questionnements de l’écrivaine : les archives plus ou moins parlantes ; les lieux visités ; les personnes qu’elle a dû rencontrer, dont Daniel Cordier qui a connu Jean Moulin. Et dans l’ensemble, ces points étaient intéressants à lire, mais pour être franche, pas à tous les coups…
Bien sûr, c’était captivant de voir comment Jean moulin a pu être perçu : homme ouvert à tous les courants ; communiste ; gaulliste. De prendre connaissance des diverses versions sur son arrestation, les guerres d’historien, la guerre des femmes - bien mise en avant dans le livre d’ailleurs. Mais à côté, la description des lieux ou encore le questionnement débile sur Johnny Hallyday (what ?!), j’avoue que je m’en serais passée. Par moment j’avais un peu cette impression qu’il fallait broder.

D’ailleurs je ne sais pas si ça vient de ça et le fait que le livre fasse un peu roman avec les personnages secondaires, les inconnus, mais finalement je trouve ce bouquin plutôt vide. Tellement peu rempli que j’en viens à me demander si Aude Terray a répondu aux questions écrites dans le résumé. Alors oui, certaines ont été plus ou moins abordées, mais par exemple la raison des deux jours je crois que je ne l’ai pas vu. En tout cas j’ai rien retenu. Le trou. Le vide. Le néant.
Et au final, autant j’ai trouvé que livre abordé bien les esprits, celui douloureux de Malraux, celui tourné vers l’avenir de Pompidou, ou encore la vie de Madeleine Malraux, mais pas tant l’importance de l’évènement et ce qu’il représente. Par contre la description de l’évènement, oui, là l’auteure a été jusqu’au bout.


Bref ! Je ressors de cette lecture mitigée. J’ai découvert avec plaisir des choses sur Jean Moulin, les hommes et les femmes de décembre 1964 (à moi d’aller plus loin), mais je trouve le livre un peu maigre et pas très bavard. Je m’attendais à un peu plus, mais bon ça reste une bonne intro, mais juste une intro.

Editions Grasset.

Posté par Florell à 14:44 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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