Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

07 novembre 2019

"Un racisme imaginaire : islamophobie et culpabilité" de Pascal Bruckner

 

Source: Externe

Résumé :

Il existe assez de racismes véritables pour que l’on n’en invente pas d’imaginaires.
Depuis trente-cinq ans, le terme d’« islamophobie » anéantit toute parole critique envers l’islam. Il a pour double finalité de bâillonner les Occidentaux et de disqualifier les musulmans réformateurs.
Une grande religion comme l’islam n’est pas réductible à un peuple puisqu’elle a une vocation universelle. Lui épargner l’épreuve de l’examen, entrepris depuis des siècles avec le christianisme et le judaïsme, c’est l’enfermer dans ses difficultés actuelles. Et condamner à jamais ses fidèles au rôle de victimes, exonérées de toute responsabilité dans les violences qu’elles commettent.
Démonter cette imposture, réévaluer ce qu’on appelle le « retour du religieux » et qui est plutôt le retour du fanatisme, célébrer l’extraordinaire liberté que la France donne à ses citoyens, le droit de croire ou de ne pas croire en Dieu : tels sont les objectifs de cet essai.

Je suis en train de lire ce livre, je vous offre quelques extraits parce que ça me fait plaisir.
Je ne l'ai pas fini, mais je pense que beaucoup de personne devrait le lire, ça leur ferait peut-être pousser un neurone ou deux. Sinon il est à lire, car il est très important d'avoir un esprit qui dévie de la doxa officielle, dans cette époque du retour à l'obscurantisme qui doit être vu comme une norme.

"En octobre 2013, à Istanbul, l'organisation de la Conférence islamique, financée par des douzaines de pays musulmans qui persécutent sans vergogne juifs, hindous, bouddhistes et chrétiens, demande aux nations occidentales, incarnées par la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et le Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, de mettre fin à la liberté d'expression, au moins en ce qui concerne l'islam, représenté de façon trop négative comme une confession qui opprime les femmes et fait preuve d'un prosélytisme agressif. Les signataires veulent faire de la critique de l'islam et, notamment, de l'assimilation des musulmans à des terroristes, un crime international reconnu par les plus hautes instances. Depuis 1999, tous les ans, les 57 pays de l'organisation de la Conférence islamique s'efforcent d'imposer un délit de blasphème devant la commission des droits de l'homme de l'ONU. Déjà formulée à Durban en 2001, cette demande est réitérée presque chaque année dans les différentes instances internationales. En septembre 2007, par exemple, le rapporteur spécial sur le racisme, Doudou Diène, juriste sénégalais, dans sin rapport présenté au Conseil des droits de l'homme, fait de l'islamophobie une "des formes les plus graves de diffamation des religions". Toujours en mars de la même année, le Conseil des droits de l'homme avait assimilé ce type de " diffamation " à du racisme pur et simple et demandait d'interdire toute moquerie à l'égard du Prophète et des symboles islamiques.
Double ambition donc : faire taire les Occidentaux, coupables de 3 péchés capitaux, la liberté religieuse, la liberté de penser, l'égalité entre hommes et femmes. Mais surtout forger un outil de police interne à l'égard des musulmans réformateurs ou libéraux qui osent critiquer leur confession et en appellent à un changement du code de la famille, à la parité entre les sexes, au droit à l'apostasie, à la conversion ou encore la possibilité de "dé-jeuner""
Pages 35-36

"On ne s'est jamais autant apostrophé au nom de ses origines, de ses croyances ou de sa couleur de peau. Dans un mouvement déjà remarqué par les plus lucides, Paul Gonnet, Pierre-André Taguieff, l'antiracisme ne cesse de racialiser toute forme de conflit ethnique, politique, sexuel ou religieux. Il recrée en permanence la malédiction qu'il prétend combattre."
Page 22

"C'est la perversité de l'obscurantisme que de faire apparaître la liberté comme une anomalie et l'asservissement comme une norme."

"L'antiracisme, pareil à l'humanitaire, est un marché en pleine expansion où chaque groupe, pour exister, doit exciper d'une blessure qui le singularise. Ce ne sont plus des associations de citoyens qui s'allient pour combattre le racisme, ce sont des lobbies confessionnels ou communautaires qui inventent de nouvelles formes de discriminations pour justifier leur existence, recevoir le maximum de publicité, de réparations."
Page 31

"Le fait qu'on ne puisse plus proclamer haut et fort à la télévision ou en public qu'il faut tuer les juifs, les arabes, les blancs [...] est en soi une bonne chose. Contrepartie de ce progrès : pour éviter de tomber sous le coup de l'accusation, il faut parler avec des gants, user de comparaisons prudentes [...] Mais étendre cette prudence aux productions de la culture humaine, bannira priori toute critique d'un système, d'une foi, c'est prendre le risque d'amputer la liberté de penser. Ce qu'a entériné la loi Pleven de 1972 qui crée un nouveau délit de " provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" commise envers des individus "à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée". L'élargissement fut l'occasion, saisie par des associations intégristes, catholiques ou autre, de traîner en justice les auteurs de films jugés diffamatoires (Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard (1985), [...]). Au motif que certains mots sont des armes [...] , et peuvent blesser comme l'avait déjà souligné Jean-Paul Sartre citant Brice Parrain, après la guerre, à propos des écrivains collaborateurs, les discours méprisables ou moqueurs envers la foi devraient être censurés. De l'affaire Rushdie, condamné à mort pour avoir, selon ses procureurs, blasphémé le Prophète dans ses Versets sataniques jusqu'à l'affaire des caricatures de Mahomet qui se solda par l'assassinat de sang-froid de toute l'équipe de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, la frontière est mince entre le jugement satirique sur les croyances d'autrui et l'outrage maximal. Nous n'aurions donc le choix qu'entre l'offense et l'acquiescement. L'islam radical rajoute à la délicate question du blasphème une nuance importante : il tue les contrevenants et ne s'embarrasse pas de précautions. Tout ce qui relevé jadis de l'esprit des Lumières, la critique mais aussi le discours anticlérical, théologique, philosophique, la satire, devrait désormais être assimilé à une diffamation."
Pages 29-30

"Tout ce qui distingue les hommes finit par les opposer."
Page 23

"Pour établir des ponts entre les hommes, il faut commencer par rétablir des portes qui délimitent les territoires de chacun."

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30 août 2019

"Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre" sous la dir. de Philippe Button et Marc Michel


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Mon avis sur Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre : ici.

Couverture du livre « Combattants de l'empire ; les troupes coloniales dans la Grande Guerre » de Philippe Buton et Marc Michel aux éditions Vendemiaire

Résumé :

Tirailleurs sénégalais, spahis algériens mais aussi troupes indochinoises : autant de soldats des colonies appelés sur les fronts européens de la Grande Guerre pour défendre l'empire. Bien que l'on ait beaucoup écrit sur le sujet, certains aspects restent encore inexplorés : la composition de ces troupes coloniales, et l'attitude du commandement à leur égards.
De la bataille oubliée de Dobro Polje aux graffitis du Chemin des dames en passant par les mutineries d'août 1917, cet ouvrage aborde la spécificité du cas français sans négliger les expériences des autres empires.
Cent ans après les événements, grâce à la somme de travaux inédits d'historiens émérites, il est possible de mettre en lumière cet épisode essentiel de la Grande Guerre, trop souvent traité de manière polémique.

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11 août 2019

"La vérité sur la tragédie des Romanov" de Marc Ferro

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Marc Ferro : ici

La vérité sur la tragédie des Romanov

Résumé :

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans l’Oural, le tsar Nicolas II, sa femme et leurs enfants – Olga (22 ans), Tatiana (21 ans), Marie (19 ans), Anastasia (17 ans), et Alexis, le tsarévitch (13 ans) –, sont exécutés par les bolcheviks. Cette version oficielle, Marc Ferro n’y a jamais cru.

Documents à l’appui, avec la rigueur du grand historien, il remet en cause l’assassinat des Romanov. Des juges ou des témoins morts subitement ou exécutés, des documents tronqués, des pièces du dossier d’instruction subtilisées, des tests ADN controversés, le mettent sur la piste d’une hypothèse inavouable et sacrilège : les filles et la tsarine ont été sauvées grâce à un accord secret conclu entre les bolcheviks et les Allemands. Elles se sont tues pour ne pas ébruiter leur sauvetage. Seul le sort du tsarévitch, Alexis, reste inconnu, faute de sources

Dans un récit palpitant, Marc Ferro bat en brèche un véritable tabou de l’histoire et fait la lumière sur un des plus grands mystères du XXe siècle.

25 juillet 2019

"Le Colisée : l'histoire et le mythe" de Keith Hopkins et Mary Beard

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Le Colisée : l'histoire et le mythe ici.

Le Colisée l'histoire et le mythe

Résumé :

Dans un récit aussi vivant qu’original, Keith Hopkins et Mary Beard invitent le lecteur à un périple, fait de légendes et d’histoires, au cœur du plus mythique des monuments : le Colisée de Rome. Construit entre 71 et 80 après J.-C. par l’empereur Vespasien, le Colisée suscite fantasmes et inexactitudes. À quoi servait-il ? Comment se déroulaient les jeux ? Quelle était la vie d’un gladiateur ? Qu’en pensaient les Romains ? Des chrétiens ont-ils vraiment été jetés aux lions ? Comment le monument a-t-il survécu à travers les âges ? À partir des meilleures sources et des recherches archéologiques les plus récentes, les auteurs – spécialistes reconnus de l’Antiquité – démêlent le vrai du faux pour nous raconter la fabuleuse histoire du plus grand symbole de l’Empire romain. Des invasions barbares jusqu’à aujourd’hui, ils décrivent aussi l’étonnante seconde vie de ce monument qui fut, tour à tour, un fort, une église, un jardin botanique et une fabrique de colle… Plein d’anecdotes et d’illustrations, ce livre, érudit et divertissant, est la meilleure biographie du Colisée.

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07 juillet 2019

"Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo : André Rodneay, agent de la France libre" de Joël Drogland

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Mon avis sur le livre de Joël Drogland Des maquis du Morvan au pège de la Gestapo.

Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo André Rodneay, agent de la France libre deJoël Drogland

Résumé :

Dans la nuit du 12 septembre 1943, l’agent français André Rondenay atterrit sur le sol de la France occupée. Ce jeune polytechnicien de 30 ans, évadé des camps de prisonniers allemands, vient d’être formé par les services secrets anglais, après son recrutement par le BCRA qui le considère comme l’un de ses meilleurs atouts.
Les missions de celui qui va devenir le représentant de la France libre auprès de la Résistance intérieure pour l’ensemble de la zone Nord sont de la plus haute importance : direction du plan Tortue visant à retarder d’au moins huit heures l’arrivée des Panzers sur les lieux du futur débarquement, destructions d’industries vitales pour l’armée allemande, sabotages de chemins de fer…
Mais sa mission la plus difficile sera d’unir les maquis du Morvan, divisés en organisations aux orientations politiques parfois diamétralement opposées, pour en faire un des plus puissants bastions de la Résistance française. Dans cette entreprise à haut risque, il devra faire face aux pires calomnies venant de son propre camp, jusqu’à ce que, trahi et arrêté, il soit exécuté par les agents de la Gestapo, de l’Abwehr et de la Milice qui l’avaient traqué sans relâche, à quelques jours de la libération de Paris. En suivant le parcours d’un héros de la guerre de l’ombre, Joël Drogland nous emmène au plus près de la vie des combattants clandestins, retraçant leurs victoires, mais aussi leurs défaites et leurs luttes fratricides.

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02 juillet 2019

"Le sabordage de la noblesse : mythe et réalité d'une décadence" de Fadi El Hage

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Mon avis sur le livre de Fadi El Hage Le sabordage de la noblesse.

le sabordage de la noblesse fadi el hage

Résumé :

Au XVIIIe siècle, la noblesse française comme l'aristocratie, minorité ô combien plus "médiatisée", sont perçues comme décadentes par la grande majorité du peuple de France. Rongée par les dissensions internes, minée par les rumeurs et les scandales, contestée dans sa légitimité à revendiquer une supériorité sociale, la noblesse paraissait au plus grand nombre indigne de sa vocation à servir le royaume. Elle vivait alors la clôture d'un cycle, dont 1789 ne serait que l'ultime conséquence. En somme, et l'image perdure jusqu'à nos jours, la noblesse, en dérogeant à l'honneur, aurait perdu sa raison d'être. Mais y avait-il, dans les faits, une inconscience collective de la noblesse ? Pour démêler le vrai du faux, Fadi El Hage retrace son histoire au XVIIIe, dans toutes ces composantes, de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées, sans oublier la noblesse de robe. Fondé sur une relecture des sources et l'étude de documents inédits, cet essai novateur invite le lecteur à s'interroger sur la place et le rôle d'une noblesse victime autant de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle renvoyait au public.

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24 juin 2019

"Empires illusoires : les paris perdus de la colonisation" de Bouda Etemad

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Mon avis sur Empires illusoires : les paris perdus de la colonisation de Bouda Etemad.

Empires illusoires les paris perdus de la colonisation

Résumé :

Les Anglais auraient voulu faire de l'Amérique du Nord une seigneurie féodale et transformer profondément la civilisation des Indes ; les Français étaient persuadés de pouvoir implanter une colonie de peuplement agricole en Algérie ; tous pensaient exploiter sans difficultés les ressources de l'Afrique et y contrôler les systèmes de production... Or, quelle qu'ait été la puissance de ces empires, ils ont dû faire le deuil de leurs ambitions face à l'écart béant entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité des terres qu'ils entendaient dominer.
Comment se brisent les rêves des colonisateurs ? Comment, à leur corps défendant, doivent-ils modifier leurs plans d'aménagement des territoires, d'encadrement des populations, et revoir à la baisse leurs prétentions jusqu'à la déroute et l'effondrement de tout ce qui avait été bâti ?

En un essai dense et documenté, nourri d'analyses approfondies des débats politiques et intellectuels du temps, Bouda Etemad en arrive à une conclusion radicale : les empires coloniaux sont illusoires, et cela tient à l'ignorance et à l'esprit de coercition dont font preuve leurs bâtisseurs, lorsqu'ils prétendent transformer des milieux et des sociétés dont la complexité les dépasse de très loin.

 

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17 juin 2019

"Quand le lys terrassait la rose" de Daniel de Montplaisir

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Mon avis sur le Livre de Daniel de Montplaisir Quand le lys terrassait la rose.

quand le lys terrassait la rose daniel de montplaisir

Résumé :

Jamais, dans l'histoire du monde, deux démocraties ne se sont fait la guerre. Mais avant qu'elles ne le deviennent, que de massacres ! Ainsi l'Angleterre et la France se sont-elles affrontées, souvent avec une incroyable violence, durant sept cent quarante-neuf ans. Chacune a essayé d'envahir l'autre, ou de la dominer, ou de l'empêcher d'en dominer d'autres. Toutes deux ont justifié l'appellation mutuelle d'"ennemi héréditaire". Pour bâtir ensuite une paix, puis une alliance, qui dure maintenant depuis deux cents ans. Et pour construire ensemble une Union européenne, que l'une des deux s'apprête à quitter. On attribue à saint Augustin l'aphorisme "nul ne peut prédire ce que sera le passé". C'est sans doute pourquoi l'impression dominante de la longue histoire du couple franco-britannique donne l'Angleterre toujours victorieuse et la France toujours vaincue. Ce qui est faux, du moins sur le plan militaire. Durant leur millénaire face-à-face, les deux pays ont participé à une trentaine de guerres, seuls ou dans le cadre de coalitions, et se sont combattus au cours de deux cents batailles majeures. On sait rarement que la France a en remporté les deux tiers. Ce livre, fruit d'une minutieuse recherche, en retrace le cheminement.

Extraits :

"Toutefois, malgré leur apport, vers dix-huit heures, Wellington croit la partie perdue : « Nu-tête, adossé à un arbre, il voyait sans bouger son armée battue. Elle fuyait autour de lui. Son désespoir était au comble. J’ai vu des larmes sortir de ses yeux » a rapporté l’un de ses officiers d’état-major. Mais, une heure plus tard, le gros de l’armée prussienne, avec à sa tête le vieux maréchal Blücher, le soldat le plus déterminé d’Europe à combattre Napoléon, vole enfin au secours des Anglais. Dès lors, la tendance s’inverse […]." p.13

"A Bayeux, le monument aux morts britanniques de la Seconde Guerre mondiale porte cette inscription : Nos, a Gulielmo victi, victoris patrium liberavimus (« Nous, vaincu par Guillaume, avons libéré la patrie du vainqueur »)"

 

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14 juin 2019

"Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ?" de Guy rachet

Sur Encre d'époque :

Sur mon autre blog histoire-actu, voici mon avis sur le livre de Guy Rachet. Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? :

guy rachet les racines de notre europe sont elles chrétiennes et musulmanes

Résumé :

Les racines de l'Europe ? Voilà un sujet important et d'actualité. Guy Rachet, avec sa culture, se fondant sur une vaste documentation sérieuse, diversifiée, s'attaque. souvent avec verve et toujours avec courage, à ce débat voire à ce choc des civilisations. Textes et références à l'appui. Guy Rachet prouve que sur le socle des Celtes, Germains, Slaves, Latins, Hellènes s'est épanouie une civilisation novatrice et libératrice. Il atteste que le Moyen Âge européen n'a jamais été la période obscure et barbare que d'étranges " europhobes " ont professée. qu'il n'y a jamais eu de rupture avec la tradition gréco-romaine, et que, contrairement à l'islam dont le Coran a toujours été aux fondements de l'enseignement, celui des clercs du Moyen Age était établi avant tout sur la connaissance des auteurs latins dits " profanes ". Guy Rachet met ici en valeur la prodigieuse floraison d'art, de peinture. de sculpture, d'architecture (romane et gothique), de littérature, de philosophie et de science, qui marque cette période. Un ensemble qui fait de l'Europe du Moyen Age puis de la Renaissance un des joyaux de la civilisation. Il est patent que c'est à la Grèce que l'Europe doit ce qui la distingue dans le concert des peuples et des nations.

Extraits :

« Le danger réel réside dans une invasion plus ou moins pacifique, plus ou moins feutrée, l'invasion peu discernable de musulmans qui se prétendent réformistes, démocrates et qui, sous couvert d'intégration cherchent à occuper ce qu'on peut appeler des « postes clefs. » Cette infiltration en France par ces réseaux islamistes a été nombreuses fois dénoncée aussi bien dans la presse que dans des livres, sans d'ailleurs émouvoir les idiots, les mêmes que les communistes appelaient les idiots utiles. L'Express, parmi d'autres hebdomadaire, a dénoncé dans son numéro du 17 avril 2003 ce réseau de « croyants purs et durs répartis entre Lille, Strasbourgs, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux, tous passés par l'Université, jeunes, intelligents et cyniques, bien placés à l'UOIF » qui constitue l'avant-garde des néo-islamistes. Lesquels auraient fait passer des consignes clandestines par l'intermédiaire de cédéroms numérotés du disque de Carla Bruni, Quelqu'un m'a dit. Les « axes de ce combat » définis dans ces fiches, au nombre de 70, porteraient sur la prise des commandes de la république pour parvenir à instaurer en France une République islamique. Je ne sais ce qui peut avoir de vrai dans cette enquête, mais ce qui ne peut échapper à l'attention du moins prévenu des innocents, ce sont les islamistes, notamment ceux de ce qu'on a pu appeler Londonistan, qui affirmaient haut, aussi bien dans les journaux qu'à la télévision, qu'un jour les Européennes seront voilées et règnera sur l'Europe ce que j'appellerai non pas le soleil mais la nuit obscure d'Allah. L'arrogance des jeunes bigotes porteuse de voile (rêvent-elles aussi de burqa) ? Celle des musulmans qui réclament non seulement des mosquées, des boucheries hallal, des heures réservées aux femmes dans nos piscines municipales, sans compter ceux qui, en France voudraient interdire la lecture de nos auteurs les plus chers qui ont forgés nos libertés, des Voltaires, Diderot et autres, que de jeunes fanatiques refusent d'aborder dans nos es, ce sont là des avancées des islamistes qui éprouvent de cette manière les faiblesses de la République afin de la déstabiliser.

Cette volonté d'interdiction de la connaissance de nos écrivains, notamment de ceux des Lumières qui ont fait éclater le carcan de la religion, s'est encore manifestée en décembre 2005. Des associations musulmanes locales et des gens de la mosquée de Genève ont eu le front d'oser demander l'interdiction de représenter la pièce de Voltaire, Le fanatisme ou Mahomet le Prophète, au Théâtre de Carouge à Genève et à Saint-Genis-Pouilly dans l'Ain. Heureusement le maire de cette dernière commune a refusé de se plier à l'oukase des musulmans, mais le préfet s'est couché en tentant d'expliquer que cela n'impliquait pas les musulmans mais le fanatisme des catholiques !  Car, à l'évidence, les musulmans ne sont ni fanatiques ni intolérants, contrairement aux catholiques... Ce qui n'a pas empêché ces braves gens installés chez nous d'incendier la porte d'entrée du collège et de lancer des pierres sur les pompiers qui intervenaient, tandis que la pièce se donnait sous la protection de la police ! (Voir le Figaro du 12 décembre 2005, article de Corinne Caillaurd, p.12). A ce train-là, dans combien de temps nous autres Européens n'auront plus qu'un droit, nous taire et lire leur Coran ? En revanche, de zélés serviteurs des ambitions musulmanes 'toujours les mêmes idiots utiles) montrent le plus grand soin pour complaire à leurs futurs maîtres. Témoin, par exemple, cet agent de l'aéroport de Bâle-Mulhouse qui s'est autorisé à demander (ou exiger ?) à une agence de publicité de retirer des affiches de lingerie féminine « par respect pour les pèlerins musulmans qui se rendent à la Mecque ». L'entrefilet du journal qui rapporte ce fait ahurissant, soit le Figaro du 23 décembre 2005, p.7, laisse entendre qu'on a obtempéré puisque « la direction a fait remettre les affiches le lendemain. » On peut ainsi constater que les musulmans n'ont rien à envier au puritanisme victorien de l'Angleterre du XIXé siècle. [...] Et  non contents d'imposer aux pays qui les accueillent béatement, soit au reste du monde, à ce Dar al-Harb haï ou méprisé.

Un programme qui n'est jamais que l'aboutissement d'un processus que le grand arabisant américain Bernard Lewis démontre parfaitement dans son étude Le Langage politique de l'islam, qui pourrait se résumer par cet extrait :
« Jusqu'à ce jour, le monde est partagé en deux, la maison de l'Islam (Dar-al-Islam), où s'imposent la domination et la loi de l'islam, et la maison de la Guerre (Dar al-Harb) qui couvre le reste du monde. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécessaire, juridiquement et religieusement obligatoire, jusqu'au triomphe final et inévitable de l'islam sur l'incroyance. Selon les livres de droit, cet état de guerre pourrait être interrompu si besoin était, par un armistice ou une trêve de durée limitée. Il ne pouvait pas se conclure sur une paix, mais seulement par une victoire finale ».
Je pourrais citer quantité de déclarations d'islamistes qui mettent en évidence cette constations de Bernard Lewis. Je me contenterai de rappeler celle d'un chef d'Etat européen (Bosniaque musulman) Alija Izetbegovic. Dans ce qu'on a appelé sa « Déclaration islamique » faite en 1970 et reprise en anglais en 1991 afin de lui assurer une plus large diffusion, il déclare, entre autres que : « Il ne peut exister de paix ou de coexistence entre la foi islamique et des institutions sociales et politiques non islamiques » Ce qui le conduit à conclure que : « Le mouvement islamique doit et peut prendre le pouvoir dès qu'il est moralement et numériquement capable de détruire le pouvoir non islamique existant ». (Cité par Bat Ye'or 2005, p. 210, avec références à l'appui.)» p. 409

« L'incompétence et le parti pris de Jack Goody éclatent une fois encore sur ce point de l'art et de la sculpture. Comme pour légitimer la position négative et stérilisante de l'islam face aux arts plastiques, il cherche à laisser entendre que la création artistique n'est pas un phénomène naturel propre à l'homme, et pour étayer ce ridicule sous-entendu, à l'évidence dépourvu de tout fondement comme le démontre l'existence des sculptures et bas-reliefs aussi bien préhistoriques que sumériens, égyptiens, babyloniens, assyriens, perses et bien d'autres civilisation, il déclare que « même en Grèce la sculpture figurative ne s'imposa réellement qu'à l'époque ique qui succéda à une longue période géométrique où tout motif figuratif était proscrit ». Je ne peux éviter de noter cet indigent raccourci dans lequel est passée sous silence toute la période dite archaïque qui dure plus d'un siècle et nous a laissé quelques merveilles comme les kouroi et le koré de l'Acropole d'Athènes. Par ailleurs, on ne voit nulle part dans les textes grecs qu'il y ait eu une quelconque interdiction d'autant que cette affirmation est fausse puisque sur les vases géométriques sont souvent représentées des figurines qui annoncent dans une certaine mesure toute la grande céramique figurative qui annoncent dans une certaine mesure toute la grande céramique figurative dont la perfection est atteinte par les vases attiques à figures rouges et noires. Les exemples sont nombreux. Je me contenterai de citer tel cratère corinthien (au British Museum, donc dans le pays de notre auteur) daté du VIIIe siècle avant notre ère, représentant un homme emmenant une femme par la main, couple qui selon certains, serait Pâris et Hélène. Et, naturellement, sans compter les représentations plastiques de ce même siècle et des siècles suivants (la statuaire dite ique ne commençant qu'au Ve siècle),  ornements figurés plaqués sur des objets en bronze ou statuettes modelées dans diverses matières, tout cela précédant les séries de kouroi et koré datées dans leur majorité du VIe siècle.
Et un peu plus loin (p.67) il assure que les « pères de la Révolution française étaient farouchement hostiles à la représentation, non seulement picturale ou plastique, mais aussi théâtrale. » Déjà, si cette affirmation était exacte, cela n'apporterait aucun élément à son assertion première, mais, visiblement il n'a sans doute jamais entendu parler de David et moins encore de Louis Boilly (1761-1845) qui peignit en 1794 « le Triomphe de Marat » et « l'Arrestation de Charlotte Corday », de François-André Vincent qui fit en 1792 le portrait du comédien Dazincourt lequel triomphait sur les scènes de Paris en pleine Révolution, ni de Joseph Benoît Suvée qui peignit comme David des scènes antiques à la même époque, ni de Charles Meynier qui peignit en 1793 le tableau allégorique de la France encourageant les sciences et les arts... » p.384-385

« Une lecture attentives du Coran ne permet pas de dissimuler comme tendant à le faire les musulmans modernes afin de laisser croire que l'islam est, comme ils déclarent sans vergogne, une religion de paix et de tolérance, le côté intolérant, violent, meurtrier de certaines sourates par quoi, pour ne prendre qu'un exemple, on doit bien admettre que les talibans ont pu justifier tout leur comportement en se fondant sur ces dites sourates (même cette interdiction qui a pu scandaliser ou amuser d'aucuns tant elle parut ridicule, faite aux femmes de faire claquer les semelles de leurs chaussures : sourates XXIV, an-Nûr, verset 31). Je n'ignore pas que ces sourates doivent être replacées dans leur contexte, qu'elles ont été données pour des raisons politiques, voire personnelles, mais cela n'empêche pas de nombreux musulmans, à commencer par les intégristes, les interprètent à la lettre. Et ils ont raison, car reconnaître que Mahomet (ou ses successeurs qui ont fixé le canon coranique) les a conçues dans telle ou telle conjoncture donc qu'elles n'ont qu'une valeur transitoire, pour des besoins politiques, suivant certaines circonstances où l'appui d'Allah devenait décisif, c'est nécessairement admettre d'emblée que l'ensemble du Coran n'a jamais été dictées au prophète par l'intermédiaire d'un ange envoyé par Allah, mais simplement conçues sur le moment pour des raisons de stratégies personnelle, ce qui revient à dire que l'Envoyé d'Allah n'est jamais qu'un imposteur ! » p.224

« Ibn  Khaldoun écrit, en effet, que "quand les musulmans entreprirent la conquête de l'Iran, ils y trouvèrent une quantité extraordinaire de livres et de recueils scientifique et (leur général) Sa'ad ibn Waqqâs écrivit à Omar ibn-al-Khattab pour lui demander la permission de les prendre et de les distribuer aux musulmans avec le reste du butin. Mais Omar En conséquence, conclut  lui répondit : "Jette-les à l'eau ! S'ils renferment un guide pour la Vérité, Allah nous en a donné le meilleur. Et s'ils ne contiennent que des mensonges, Allah nous en a débarassés." En conséquence, concut Ibn Khaldoun, les soldats musulmans jetèrent les livres à l'eau ou au feu, et c'est ainsi que la science de Perses a disparu et qu'il n'en est rien resté. » Belle conclusion qui va à l'encontre de ce que prétendent certains auteurs tels les organisateurs de l'exposition à l'Institut du Monde Arabe (IMA) sur l'Âge d'or de la dite science, suivis par les journalistes qui ont participé  à l'apologie de la science arabe, accumulant un nombre impressionnant d'erreurs ou d'affirmations gratuite, qui citent la science des Perses l'une des sources de la science arabe. Au demeurant, parallèlement à ces erreurs, on ne peut qu'être choqué par des prétentions non seulement dépourvues de tout fondement mais qui sont de volontaires contrevérités historiques. » p.249

« Je ne sais sur quels textes se fondent certains auteurs comme par exemple, ceux qui ont rédigé la présentation de l'exposition sur l'âge d'or de la science arabe, organisée à l'institut du monde arabe, qui mentionnent la science des anciens Babyloniens et des Perses parmi les sources de la science arabe sans pour autant justifier de quelque manière que ce soit ces assertions qui me semblent donc totalement infondées. Les textes « babyloniens » qu'on peut qualifier de scientifique étaient rédigés en babylonien cunéiforme, langue et écriture complètement oubliées dès la fin de l'époque grecque, soit au cours des deux derniers siècles précédent notre ère. Occupée par les Grecs pendant pendant plus de deux siècles, la Babylonien était en rupture totale avec son passé qui n'avait que la cunairement substitué au cours des trois siècles de l'occupation des Perses sous la dynastie des Achéménides (VI- IV siècle avant JC), renversée par Alexandre le Grand. A l'époque des Abbassides, soit plus d'un millénaire après la fin de l'empire achéménide, non seulement plus personne ne savaient lire les cunéiformes, mais on en ignorait même l'existence, les tablettes cunéiformes  sumériennes et akkadiennes (l'assyrien et le babylonien procédant tous deux de cette dernière langue) n'ayant été rendues au jour et finalement décryptées et traduites qu'à la suite des travaux archéologues et philologues européens au 19ème siècle. 
Il nous a été conservé en grec quelques traditions historico-mythologiques babyloniennes et phéniciennes qui n'ont aucun caractère scientifique. Quant à ce qui concerne la Perse antique, il ne nous est parvenu que le corpus de textes de l'Avesta, préservé par les anciens sujets de l'empire sassanide qui avaient trouvé refuge en Inde. Les textes de l'Avesta, en langue pehlevi, dialecte persan, sont entièrement religieux et appartiennent au culte zoroastrien. Ibn Khaldoun nous apprend que toute la "science" et la littérature persanes ont été détruites par les envahisseurs musulmans. Seuls les poètes persans ont retrouvé des éléments d'une tradition pehlevi restée entièrement littéraire, et visiblement ignorée des Arabes, les quels ne savaient pas le persan. Cr les musulmans parlant le persan sont les iraniens ayant reçu des noms arabes suivant l'obligation de l'islam. Si l'on sait, cependant que l'Hémégistè de Ptolémée a été traduit en pehlevi au IIIè siècle, à l'époque sassanide, tout ce que nous savons sur une possible science perse préislamique ne tient qu'à quelques allusions chez les auteurs arabes. Ainsi nous ont-ils conservé le souvenir de l'existence de Tables royales (astrologie) dont il y aurait eu plusieurs versions entre 450 et 640. » p.255.256

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12 juin 2019

"Accueillons les migrants" de Xavier Emmanuelli (Attention je ne suis pas pro-migrant)

Accueillons les migrants ! de Xavier Emmanuelli

 Source: Externe

Résumé :

53 ans après l'Abbé Pierre sur Radio-Luxembourg à l'hiver 54, l'une des grandes consciences de notre temps nous enjoint de manifester notre solidarité. Des vagues humaines bravent les pires dangers pour rejoindre une terre qui est à leurs yeux l'ultime espoir. Ils sont des milliers à être retrouvés noyés après le naufrage de leurs embarcations de fortune, morts de soif dans les cales de camions. Tous portent un avis d'expulsion gravé dans leur chair. Dans leur pays, leur vie était menacée. Lampedusa, Lesbos... Ils espèrent, à la fin du leur périlleuse traversée, trouver une vie meilleure. Mais à leur arrivée, ils sont arrêtés par la police pour être de nouveau parqués dans des camps saturés. Clochardisés, maltraités, ils sont déplacés d'un centre d'hébergement à l'autre avant de se résoudre à reconnaître la vérité : personne ne veut d'eux ! Pourtant, la France est riche, nous avons la capacité d'accueillir ces migrants, clame Xavier Emmanuelli. Nous ne faisons pas assez pour eux. Soyons à la pointe de ce combat.
Dans cet appel solennel, le fondateur du Samu social explique que les migrants sont une chance pour notre pays et qu'il faut les accueillir dans nos coeurs et nos maisons...

Mon avis : (Attention avis vénère et long.)

"La France parviendra-t-elle à ne pas se laisser entraîner dans l’orbite du monde arabo-musulman ? Rien n’est moins sûr, car dans sa confrontation avec l’islam de masse installé sur son sol, la France se trouve mortellement handicapée par ce qui fait sa fierté et constitue la seule identité qu’elle veuille bien revendiquer aujourd’hui : les droits de l’homme. En effet, l’application de droits individuels jadis conçus pour protéger un peuple contre les excès d’autorité de ses gouvernants devient dangereux pour ce peuple quand se déversent sur son territoire d’autres peuples, surtout dans un climat de guerre entre civilisations."

"L’admission, au nom des droits de l’homme, de tous les individus présents sur le territoire d’un pays européen à multiplier les revendications et les actions juridiques fournit à ces individus une arme en principe contre l’Etat, mais en réalité contre le groupe humain du pays d’accueil. […]
En France nous ne sommes plus dans le cas de figure des droits d’un peuple face à son état, mais du droit d’un peuple d’être défendu par son Etat contre la présence envahissante de membres d’autres peuples, d’autres civilisations, qui dépossèdent notre peuple d’une partie de son territoire, lui causent de graves préjudices (incivilités, violences, dommages matériels), lui occasionnent des dépenses énormes (allocations sociales, médicales, dépenses éducatives) et détruisent son identité. Bref, qui sont en train de nous remplacer. Si bien que notre préoccupation première est désormais notre droit, comme peuple, à survivre.
[…] Car cette religion des droits de l’homme, au nom du dogme de l’amour de l’autre jusqu’au mépris de soi, a gravement dénaturé notre droit au détriment des valeurs de durée nécessaire à l’inscription dans le très long terme des groupes humains. Car cette religion des droits de l’homme nous livre sans défense à la flagellation d’une immigration dont le déferlement est présent comme le règne du bien sur terre. Car cette religion des droits de l’homme prête à la conquête généralement feutrée, mais bien réelle, de notre pays par la civilisation arabo-musulmane."

"Le concept de guerre de civilisations, que l’on s’est empressé de rejeter au prétexte qu’il s’agirait d’une bêtise du néo-conservatisme bushiste, est une réalité, certes désagréable, mais malheureusement évidente. Ayant généralement pour enjeu principal le contrôle d’un sol, les conflits entre Etats ou groupes appartenant à des civilisations différentes sont susceptibles de déboucher sur des guerres civilisationnelles, les quelles peuvent éclater dans des Etats, mais aussi au sein d’un même Etat. Il est par ailleurs avéré que les musulmans sont beaucoup plus impliqués que les membres des autres civilisations dans les violences des guerres de civilisations.

L’islam impose aux Européens un conflit de civilisations en s’invitant et en s’incrustant avec aplomb sur leur sol tout en refusant de se fondre dans la société sécularisée produite par près de 2 millénaires de chrétienté occidentale, et dont les membres, quand bien même ils ne seraient plus religieusement des chrétiens, ne portent pas moins profondément l’empreinte du christianisme, ce qui fait des modernes que nous sommes – athées et anticléricaux compris -, qu’on le veuille ou non, des chrétiens.

Dans sa guerre ouverte contre l’Occident, l’islamisme entend s’appuyer sur les masses musulmanes installées sur le sol européen et qui affluent chaque jour plus nombreuses. L’islam submerge des territoires entiers et y installe sa civilisation, ses minarets, ses modes de vie, ses prescriptions et interdits alimentaires, ses comportements vestimentaires, avec pour conséquences de déposséder les habitants légitimes et de les expulser vers d’autre zones."

Les droits de l'homme contre le peuple de JL Harouel

    Je savais que j’allais m’énerver en lisant ce livre, comme je m’énerve déjà devant les idiots généreux qui s’expriment dans la presse. Les entendre vanter les bienfaits de l’immigration (qui nous pose problème depuis plus de 30 ans soit dit en passant), les entendre prêcher le suicide de l’Europe pour sauver l’Afrique et le Moyen-Orient (depuis quand doit-on se suicider pour sauver les autres ?), les entendre victimiser et infantiliser l’Afrique et Le Moyen-Orient, les entendre taper sur l’Union-Européenne qui ne ferait pas assez selon ces juges de la bien-pensance alors qu’on en fait déjà beaucoup trop, forcément ça énerve. Oui, ça énerve, car ces aveugles qui n’ont pas un minimum de réflexion ne voient pas les méfaits de leur pensée et de leur action, les conséquences graves qu’elles font peser sur l’Europe et son avenir, vu qu’ils sont – parfois sans s’en rendre compte – dans une logique de capital, de mondialisation, de concurrence, de pauvreté, d’apartheid, de mise à mort des nations, des identités et des frontières qui pourtant assurent la paix civile.
Bref ! Quand on voit tout ce que l’immigration cache, qu’elle soit légale ou pas, forcément entendre ou lire ces idiots utiles ce n’est pas possible de le faire sans s’énerver. Et il y a tellement à dire dans ce livre, que je ne sais pas par où commencer.

     En fait si, je pourrai déjà dénoncer l’idéologie de l’auteur qui pense que l’on fait de la politique avec des bons sentiments, et cela est particulièrement visible page 129 quand il regrette que l’on n’ait pas favorisé l’accueil et l’hébergement des hors-la-loi suite à la noyade du gamin. Comme si on faisait de la politique avec des bons sentiments et que les bons sentiments devaient être la règle du jeu. La politique demande un peu plus de bon sens quand même !

     Outre cette idéologie dégoulinante de bon sentiment, je pourrais parler aussi du fait que ce livre fait une grande part au pathos et au déni. Je sais ces tares-là sont typiques du sectarisme gauchiste, mais à chaque fois ça fait un choque faut bien le dire. Comment ne pas être choqué quand vous voyez que ce mec, met l’incendie du camp de Grande-Synthe sur le dos des autres afin de dédouaner les migrants ? Comment ne pas être choqué quand il pense que les migrants ne sont pas responsables en partie des agressions de Cologne ?! Car il pense qu’ils ne peuvent pas être méchants parce que ce sont des grands malheureux, qui dans la tête de l’auteur ne viennent, ni avec leurs mœurs, leurs problèmes, leur volonté de reproduire ici leur société d’origine. Dire que tous cherchent la paix, laissez-moi rire. (Et d’ailleurs je me demande, étant donné que le livre date de 2017, comment il a réagi en entendant parler d’autres faits eux-mêmes indiscutables sur le comportement des migrants qui a eu lieu depuis. Ce mec veut tellement croire aux victimes qu’il en oublie tout sens rationnel. C’est son déni et son pathos avant tout. C’est grave quand même, mais dieu merci il n’est pas aux commandes du pays, hélas son idéologie oui...)

     Cela étant, ce qui m’a énervé ce n’est pas tant ces tares, c’est choquant, très choquant, mais ce n’est pas ce qui m’a énervé le plus. Non, ce qui m’a horripilé particulièrement dans ce livre, c’est les arguments non dénués de relativisme, de pathos, de bêtise, d'aveuglement, que l’auteur avance.
Car outre le fait que je suis persuadée que la France est pleine comme un œuf pour ses capacités actuelles et futures, on ne peut décemment pas être d’accord avec Xavier Emmanuelli quand il ose affirmer que l’immigration musulmane ne serait pas plus problématique que celle, antérieure, découlant des pays chrétiens : Italie, Pologne, Portugal, etc. Comment peut-on dire ça, quand depuis les années 80 (au moins), l’immigration issue de l’islam et génralement de l'Afrique, pose des emmerdes à tout bout de champ ? Et pas qu’en France et ni qu’en Europe, et ce depuis plusieurs générations de présence par ailleurs. Je précise ce dernier point car il est persuadé que la deuxième génération sera parfaite et bien française !!! Exemple à l’appui, dont la fameuse pro-intégriste Belkacem. (Il ne faut pas habiter dans un pays occidental pour dire une énormité pareille, on est d’accord. Ou alors il faut être volontairement aveugle à l’intégrisme islamiste - qui touche même ceux qu’on dit modérés - qui donne sans arrêt des coups de butoir contre les républiques et les démocraties occidentales, et que les collaborateurs de gauche et pas mal de droite, osent soutenir quand bien même ça nous promet une belle guerre civile qui va se transformer en mondiale.)

Ce point-là m’a donc agacée car il ose faire le comparatif entre les divers courants migratoires du passé, en comparant les courants chrétiens antérieurs et les musulmans qui pratiquent une religion, inégalitaire, violente et arrogante (c’est dans le Coran et dans son histoire, par exemple en Espagne et aussi dans l’actualité).
Toutefois, cette comparaison honteuse entre deux courants qui n'ont rien à voir va plus loin dans la bêtise, vu qu'
il a utilisé l’englobement et la généralisation au mépris de la subtilité. Pourtant il aurait été judicieux de sa part de voir que les migrants polonais et italiens qu’ils aiment bien citer, n’ont pas fondé l’identité française, ils se sont fondus en elle (j’en suis un exemple), ce qu’une grosse partie des musulmans depuis plusieurs dizaines d’années ne cherchent pas à faire, étant donné qu’ils tentent de la modifier voire à l’éradiquer. Deux choses complètement différentes !
Cependant, chose importante à souligner, cette démarche historique prouve encore une fois, que faire appel à l’histoire est rarement une bonne solution. Si les choses se répètent, les époques sont différentes, les gens sont différents, donc confronter des courants migratoires qui n’ont rien à voir entre eux c’est parfaitement stupide. Par ailleurs quand on aborde les courants migratoires passés, il serait judicieux de penser que le chemin dans l’autre sens n’est pas une réalité incontestable non plus, comme l’auteur le croit en partie.
Alors, je ne vais pas mettre tous les musulmans dans le même lot, j’en ai connu qui mangeaient du porc, qui eux-mêmes n’aiment pas les musulmans d’aujourd’hui et sont bien différents, mais hélas on ne peut que regretter que ça ne soit qu’une minorité qui cherche à s’intégrer et non la majorité. Le pire c'est qu'on ose mettre ce refus d'intégration sur le dos de la France !
Bref ! La preuve que ça ne peut pas fonctionner et c’est dommage que l’auteur ne percute pas ça.

    Forcément, après l’histoire utilisée de manière douteuse, avec ses petites sources incomplètes l’auteur va en arriver aux arguments économiques et tout ce qui s’y rattachent. Là aussi, on voit tout de suite qu’il ne dit pas tout et ne pense pas à tout, par exemple quand il aborde les soi-disant cerveaux diplômés vus comme une chance économique.
Sur ce point, c’est bien il dénonce que c’est une perte pour le pays d’origine. Il a conscience que les diplômes ne valent pas la même chose ici. Mais pour lui ça reste des diplômés, et dans le même temps il tente donc d’en faire un rouage économique du pays, en oubliant juste que nos cerveaux se barrent à l’étranger par manque de moyen alors qu’ils ont souvent coûté cher à la communauté nationale, et que par conséquent ça serait bien et mieux qu’on s’occupe d’eux avant les cerveaux des hors-la-loi. Non ?
Idem, il ne pense pas qu’il serait bien d’éviter de tabler sur leurs enfants qui coûteront une blinde à l’Etat pour peut-être que dalle, étant donné qu’ils pourront repartir à tout moment dans le pays d’origine. (Et pardon l’image de la France à l’étranger on s’en fout un peu.)
Enfin, que faire de ce surcroît d’étudiant supposé si on accueillait les migrants et leur progéniture ? Ça serait une catastrophe pour la distribution des places à l’université mais aussi pour accéder au logement, et ça l’auteur n’y a pas pensé dans sa générosité vu qu’il pense que la France et l’Europe sont vides. Pourtant, combien de potentiel étudiant français ne font pas d’étude supérieure car financièrement et structurellement ça ne suit pas ?
Assurément, on peut dire qu’il faut mettre plus de moyen dedans, mais on ne peut pas accueillir les autres et s’occuper de nous dans le même temps. Ce n’est pas possible, on en n’a pas les moyens. On n’habille pas Pierre et Paul ensemble. Le traitement de l’un demande le sacrifice de l’autre obligatoirement. Et pardon, je pars du principe qu’il vaut mieux sacrifier l’autre, il en va de notre avenir. On ne se suicide pas pour aider l’autre, je le redis.   
Pour finir sur l’éducation et montrer la connerie de l’auteur (et de la gauche), notons que l’immigration est nocive pour l’instruction et donc à terme mauvaise pour le pays. En effet, l’auteur a oublié que pour les nouveaux arrivants ça fait des années qu’on baisse le niveau scolaire français afin qu’ils aient plus de facilité à suivre. Ceci a donc une regrettable conséquence sur le niveau d’éducation, nos diplômes et notre place dans le monde. Alors, je pose la question, où l’immigration est donc superbe pour notre pays d’un point de vue éducatif ? Et économique ? Enfin, est-ce que le peu de diplômés doivent justifier une politique migratoire libérale ?

Après c’est vrai qu’il existe la question des enfants. Mais là je pense que si ici il faut commencer l’éducation le temps que le dossier soit traité (à part des français pour ne pas les pénaliser), il ne faudrait pas non plus que ça soit une cause de refus d’expulsion. Après tout il y a des écoles en Afrique, souvenez-vous les diplômés. Et surtout on ne peut pas encore se permettre de baisser le niveau français.

    Ce sujet économique-éducatif, n’est pas le seul où l’auteur déraille à plein pot. En effet, comme beaucoup il est persuadé que les migrants relanceront le pays malgré les fortunes qu’ils coûtent en structures, aides sociales et délinquance. (La délinquance n’est probablement pas comptée dans les statistiques qu’Emmanuelli nous sort, par ailleurs il est à parier qu’il en existe probablement d’autres moins officielles qui dressent un portrait peu flatteur de l’immigration. Les politiques ne disent pas tout, dommage car s'ils disaient la vérité on éviterait d'enfoncer le pays un peu plus dans la mouise et la dictature du politiquement correct.)
Dans les arguments réellement économiques, l’auteur aborde donc les zones rurales désertées, où ce monsieur table là aussi sur l’immigration pour les rebooster. Là-dessus j’ai pas mal d’arguments qui montrent que là aussi il y a une grosse utopie de la part de l’auteur. En effet, les zones rurales ne repartiront pas avec des migrants, les magasins qu’il imagine ouvert ne tiendront pas, car ils sont plus chers et qu’il existe les grandes surfaces et internet. Et je ne parle de ceux qui ne vendront pas de charcuterie ou d’alcool parce que ce n’est pas leur religion.
En outre, la délinquance (première, deuxième, troisième génération) très importante dans certains courants migratoires pose aussi un problème de sécurité, et à long terme sur la vie d’une ville ou d’un village. A cause de ceci, il y a plusieurs lieux en France qui voient les commerces fermer, qui voient les médecins partir, les fêtes s’arrêter, les gens déménager, pour devenir finalement des villes mortes et/ou communautaristes car c’est impossible de vivre à côté. Alors je pose la question, où ça booste une économie rurale à chaque fois ?
Devant les faits que je viens d'exposer, cet argument est donc caduc, s’il faut vraiment un exemple on peut citer Marseille pour le prouver. Je pense notamment aux commerces proches de la Porte d’Aix, où l’argent qui circule n’est probablement pas déclaré à l’Etat. Mettez-y les pieds vous aller comprendre de quoi je parle, quand on n’accepte pas les chèques et les CB, c’est ça et pas autre chose. Donc l’immigration qui rebooste l’économie par la consommation ce n’est pas vrai, moi je n’y crois pas, et dans son idée ce que je viens de dire n’a pas été pensé. Et je ne parle du PIB qui se casse dans le pays d’origine par les petits transferts d’argent pour ne plus revenir, on pourrait pourtant.
Bref, tout ça plus le fait qu’ils coûtent des milliards par an aux Etats, fait que je ne crois pas au bien fait de l’immigration sur l’économie, et on aura beau me sortir des rapports officiels et bien corrects, il y aura toujours des manques et des arrangements avec les mots et les chiffres dedans qui fait que ça ne sera jamais vrai. (Et pardon, mais l’économie florissante pour risquer une guerre à l’arrivée, c’est foireux comme plan.)
En outre, j’admets que je pars du principe que l’argent dépensé pour eux serait plus utile pour nous (armée, éducation, santé, culture, infrastructure, retraite…) ou pour renflouer la dette qui assure à la France un avenir ruiné.
     Et vu que je viens de mettre le mot retraite, voilà l’occasion d’aborder une autre légende tenace que l’auteur avance : le paiement des retraites par l’immigration. Là j’avoue que je suis dans l’incompréhension totale ! Depuis Mitterrand (et même avant) la France est submergée par l’immigration - surtout celle venue d'Afrique et du Maghreb et ils ne viennent pas pour travailler -, et pourtant plus de 30 ans après on ne paye pas plus les retraites ! Alors faudrait m'expliquer où ça paye les retraites l’immigration ?! C’est une légende urbaine ce machin. L’immigration ne paye pas les retraites, c'est faux, et pour les travailleurs ou les chômeurs elle est même source de misère et de fin de droit. L’immigré ou le migrant qui demandera moins, baisse ou gèle forcément les salaires et de fait réduit le droit du travail, c’est pour ça que les patrons en veulent des migrants. Ca les arrange pour tout saper à la base, ce n’est pas de la charité. Donc comment on peut soutenir que c’est cool pour l’économie ou les retraites ? Surtout qu’il y a eu des rapports là-dessus, lisez Malika Sorel et vous verrez.
Bon d’accord parfois, l’auteur montre que ce n’est pas toujours une bonne chose, mais c’est tellement honteusement minimiser qu’il aurait mieux dû s’abstenir d’aborder le sujet.

    Rien de très étonnant à tout ça cependant, puisque outre les arguments qui ne tiennent pas la route, l’auteur s’exprime avec force de pathos. Et quand une personne met en avant le pathos bien avant la raison, vous pouvez être sûr que ses écrits, sa pensée, c’est que du n’importe quoi. Puisque le pathos reflète un manque d’argument ou des arguments bancals qu'on aimerait bien faire oublier par les larmes. Mais comme je l'ai déjà dit, on ne fait pas de politique avec des bons sentiments. La réalité demande plus de bon sens, et le bon sens et le pathos ne font pas ménage ensemble.

    Bien sûr au milieu de son pathos, il a parfois des moments de lucidité sur les situations, mais je ne le suis pas dans sa conclusion.
    Oui, il a raison, les Etats européens gèrent mal la crise, se maquer avec l'intégriste Erdogan c'est débile. Il a raison, les lois sur l’immigration, le droit d’asile, le droit du sol (ça c’est moi qui rajoute) ne sont pas adaptées à la situation présente et future, c'est un fait, surtout qu’on aura nous-mêmes en Europe nos propres déplacés climatiques - sans oublier le manque d'eau -, donc il faut clairement que tout ça soit revu au niveau des états. Traité toutefois de manière différente selon l’origine. Mais moi, à la différence de l’auteur je ne suis pas pour qu’on assouplisse tout ça parce que c’est la France ! Au contraire, il faut durcir ce système, car cela ne peut pas durer ainsi. Nous sommes envahis et pas que par l'immigration illégale hélas.
Certes, l'auteur parle de tri, c’est bien il a conscience qu’on ne peut pas accueillir tout le monde - encore que je ne suis pas arrivée à fixer sa limite qui a l’air d’être très lointaine -, mais vu qu’à côté de ça il raconte qu’il faut donner des aides, qu’il faut les soigner (gratuitement forcément), qu'il faut les protéger, qu’il faut les accueillir car c’est ça la France, on se doute bien finalement qu’il a mis ça juste pour faire croire qu’il avait réfléchi correctement à la situation. Ce qui quand on continue la lecture montre que ce n’est pas le cas...

Par ailleurs, outre le fait qu’on n’a déjà bien assez de misère en France - et par son passé la France n’a jamais hésité à renvoyer dans le pays d’origine s’il le fallait (cf : Pour en finir avec la repentance coloniale) -, j’ai envie de lui faire remarquer que sa manie d’infantiliser l’Afrique est abject. L’Afrique est constamment vue comme une victime et ça, ça commence à bien faire. Il serait temps de les mettre devant leurs responsabilités, d’arrêter de les infantiliser et de les tenir dans un sentiment d'infériorité ! Alors je sais que l’Aide Internationale est un commerce juteux et qu’en plus ça donne une bonne image à l’égo, mais force est de constater que depuis qu’on leur donne du fric et qu’on les aide, ça ne les aide pas des masses. De fait, il faudrait peut-être songer à arrêter ce qui ne marche pas, afin d’inverser la tendance pour favoriser un sursaut de survie de leur côté.
De surcroît, agir ainsi s’est encourager les départs et tout ce qui a de nocif avec : les morts, le commerce d’esclave, le commerce sexuel, etc… c’est aussi faire le jeu des passeurs. Ne serait-il donc pas temps d’arrêter de jouer la charité (des prédateurs ?), afin d’arrêter les crimes qui se cachent derrière ? Tout ça pour le bien de tous. Sincèrement, je pense qu’il est temps d’arrêter l’infantilisation et de croire que nous pouvons faire face à toute cette demande dévoreuse d’argent, de temps et de personne. La France n’a pas un porte-monnaie sans fin. L’Europe non plus. Et ces deux entités en donnent déjà beaucoup pour l’Afrique, et je ne parle pas des ONG et des particuliers.

     J’entends de là dire que l’Occident est responsable de ce qui se passe, et que je devrais avoir un peu honte de parler de crime quand je parle de charité. L’auteur a tenu à peu près ce discours. Sauf que non, je n’ai pas honte, car l’Occident n’est pas seul responsable de ce qui se passe. En effet, l’Orient a sa part de responsabilité mais aussi l’Afrique. L’islam est un problème et a toujours été un problème cette religion a toujours été violente et discriminatoire, mais la corruption, les guerres de clans, la hiérarchie des sociétés, la démographie galopante, les mœurs, sont des gros problèmes aussi et un frein au développement. Donc taper sur l’Occident pour qu’elle arrange tout ça et arranger tout le monde, faut arrêter aussi, ça n’a pas de sens. Tout comme il faut arrêter en Occident la flagellation et ce côté christique qui fait qu’on veut prendre toutes les fautes des autres sur soi. L’Afrique, le Maghreb, le Moyen-Orient sont responsables de ce qui se passe aussi, mettons les devant leurs erreurs. Pourquoi il n'y a que l'Occident qui devrait payer ?!

    En conclusion, ce livre fait surtout jouer les violons histoire de faire plonger la balance migratoire dans l’idiotie généreuse. L’auteur va tout faire pour vous tirer la larmichette à l’œil, vous parler de la misère, des morts, des malades, des hors-la-loi qui brûlent leur doigts afin de ne pas respecter encore une fois les lois que les Etats instaurent, des commerces parallèles, etc., etc. A côté, et pour ne paraître pas trop idiot, trop complaisant, il va vous dire qu’on ne peut pas accueillir toute la terre entière, il va tenter de minimiser son discours en mettant dedans une fois ou deux les méfaits de cette vague migratoire, mais allez savoir pourquoi, on n’y croit pas une seule seconde. En effet, son objectif est clair, c’est d’accueillir, d’accueillir, d'accueillir parce que c’est sa France idéale. (Et paradoxe, pendant qu’il tape sur ceux qui rêvent d’une France désuète et brillante à l’opposé de la sienne, il ne voit pas qu’il a le même comportement que ceux-là...)
Certes, il a raison quand il dit que la fin d’un monde, ce n’est pas la fin du monde, mais je trouve sa résilience dangereuse quand même. Car ça cache mal son côté défaitiste, et son côté « de toute manière on ne peut rien y faire » un peu fataliste. Alors que non, on peut refuser un monde, et il est même conseillé de le refuser si celui qui se prépare est gage de guerre. L’Europe commence plus ou moins à le comprendre. A vous monsieur de le faire maintenant. Car ce n’est pas en jouant sur les racines chrétiennes de l’Europe et la laïcité (qui n’a jamais été pensée pour l’islam et sa violence) que l’on va maintenir l’identité européenne et la paix ici. Surtout pas dans cette époque individualiste qui se croit tout permis sur l'intérêt commun.

     Pour finir, j’ai conscience que ce que je dis peut paraître odieux, on parle de souffrance humaine, mais la charité ne peut être éternelle et n’est pas bonne conseillère dans ce monde. Je sais aussi que ce que j’ai écrit peut en choquer beaucoup à gauche et même à droite, pourtant ce que j’ai mis dans cet avis - et on pourrait en rajouter - ce sont des réalités vraies, et il faut les prendre en compte dans cette question migratoire, ce que des tas de crétin ne font pas parce que ça ne les arrange pas. Ils ne regardent qu’une partie et pas le reste...
    En attendant espérons que les bateaux coulent ou se choppent Ebola. Ca stopera toujours l'invasion migratoire.

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