Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

06 avril 2018

"Le vrai visage du Moyen Âge : au-delà des idées reçues" Sous la dir. de N. Weill-Parot et V.Sales

Le vrai visage du Moyen Âge : au-delà des idées reçues. Sous la dir. de N. Weill-Parot et V.Sales

le vrai visage du MA

Résumé :

Que la violence y ait régné sans partage, que les puissants y aient exercé une impitoyable domination sur les faibles, que la justice y ait été cruelle et expéditive, qu'une religion fanatique y ait régenté la vie des hommes, à peine tempérée par les superstitions les plus extravagantes, qu'on n'y ait eu que de très approximatives connaissances dans les domaines de la science, de la médecine ou de l'hygiène, qu'on y ait méprisé les femmes et méconnu tout ce qui était étranger aux frontières de l'Occident, pour la majorité d'entre nous, cela ne fait aucun doute : le Moyen Âge, interminable parenthèse entre les accomplissements de l'Antiquité et les merveilles de la Renaissance, est le point de référence obligé lorsqu'on veut dénigrer les temps obscurs auxquels nous avons échappé pour accéder enfin à la modernité. Autant d'idées reçues que les plus grands spécialistes français de la question contestent avec force.

Contributeurs : Dominique Barthélemy, Colette Beaune, Ziad Bou Akl, Alain Boureau, Boris Bove, Nicolas Carrier, Franck Collard, Philippe Contamine, Patrick Gautier Dalché, Danielle Jacquart, Philippe Josserand, Didier Kahn, Gabriel Martinez-Gros, Laurence Moulinier, Marilyn Nicoud, Jacques Paviot, Valérie Toureille, André Vauchez, Jacques Verger, Catherine Verna, Laurent Vissière et Nicolas Weill-Parot.

Mon avis :

J’ai mis du temps - étude oblige – mais je l’ai fini ! Et malgré le temps à le lire je peux dire que j’ai été ravie de lire ce livre. Un gros coup de cœur.

Loin du politiquement correct, de la réécriture comme des louanges, ce livre est une mine d’or d’information sur le Moyen Âge. Déjà pour les étudiants, pour ma part je trouve qu’il complète bien mes cours, ce qui est un peu logique car certains sont mes profs comme Monsieur Collard mais pour ceux qui ne sont pas mes profs ça marche aussi - et je regrette d’ailleurs que certains ne soient pas mes profs, ça aurait évité quelques catastrophes… Ensuite, il est aussi parfait pour le lecteur lambda qui veut se cultiver et sortir des clichés que l’on entend sans cesse sur l'époque médiévale habituellement vu que ce livre a pour mission de bousculer les idées reçues et qu'il temporise les ardeurs des discours.

Par ailleurs comme il est écrit par des vrais historiens ce bouquin est aussi une mine d’or sur ce qui fait le sel de ce métier, à savoir : la méthode, la vue d’ensemble, la relativisation, la déduction, la projection… Quand on lit ce livre on voit bien qu’être historien ne s’improvise pas, qu’il faut du temps et de la recherche et que ça va plus loin que répéter une liste de faits comme ça, sans réfléchir.
En effet, les faits s’analysent et comme le montre ce bouquin ça prend du temps pour les analyser et aussi les partager, d’où le fait qu’on peut franchement critiquer ces gens à la TV, à la radio, dans les journaux… qui tentent de donner des leçons d’histoire en 5 minutes et qui se veulent être exhaustifs en plus de ça - même s'ils ne sont pas tous ainsi faut bien l'admettre.
Ce genre de programme c’est très bien pour avoir une première approche, ouvrir sa curiosité, mais pour l’approfondissement et pour une bonne vue d’ensemble ça ne suffit pas, et ce livre le met particulièrement bien en lumière. Il montre vraiment que dans les discours souvent politiques (l’histoire est très politique) on fait usage de trop de raccourci et d’idée fausse qui suffisent hélas pour beaucoup de personne et de ce fait entretient les fausses légendes et facilite la déconstruction...
Outre la méthode, ce livre est aussi une bonne critique sur l’historiographie comme des discours sur l’histoire qui s’inscrivent dans un cadre politique.
Et moi, toutes ces qualités et connaissances me laissent rêveuse… J’aimerai être aussi douée que ça un jour. (Ce qui n’arrivera jamais.)

Enfin, le dernier atout de ce bouquin collectif, c’est la pluralité des thèmes abordés ; de la médecine à la ville, en passant par la femme, la science loin d'être irrationnelle contrairement à ce qu'on pense généralement, les seigneurs, l’hygiène, l’université (je ne digère toujours pas mon mauvais cours sur ce sujet), les traductions beaucoup du fait des chrétiens et des juifs dans le monde islamique, etc., etc. tout passe à la lumière de l’historien, et ceci pour le plus grand bonheur du lecteur qui veut apprendre et sortir des clichés ou compléter ses connaissances.
Le seul défaut qu’on pourrait éventuellement trouver à ce livre - et encore que pour moi ça n’est pas un défaut -, c’est la manière un peu enfantine d’aborder les pistes de réflexion sur cette période par le jeu des questions-réponses, mais personnellement je trouve que ce procédé a au moins le mérite d’être clair et de faciliter la lecture et je n’y vois rien à redire même si beaucoup ne trouveront pas cela sérieux.

En résumé, c'est un livre à lire, c'est un livre fabuleux, c'est un livre nécessaire que tout le monde doit lire. Vraiment j'insiste.

Extraits : (Difficile de choisir !)

"Parleriez-vous d'un sentiment national français au Moyen Âge ?

L'expression "sentiment national" ne se rencontre pas à l'époque. Si l'on considère que, pour qu'une idée existe, il faut qu'elle ait une expression linguistique, alors il faudrait conclure cette idée n'existe pas au Moyen Âge. Mais peut-on être aussi catégorique ? Je retiens un élément : le roi de France passe pour une incarnation de la France, indépendamment de ses qualités propres ; donc s'il est chassé, supplanté, la France elle-même est menacée dans sa survie. L'idée était admise et ancrée que le roi de France devait être un Français. Des textes produits au XIVème siècle dans l'entourage de Charles V le disent expressément, cela pour ruiner les prétentions des rois d'Angleterre, présentés comme des étrangers : "Nul de succède [à la couronne de France] qui est d'étrange pays." Christine de Pizan dit très nettement que les français ont la chance d'avoir toujours été gouvernés par des gens de chez-eux. Il y a donc bien une sorte d'identification entre le roi et ceux qui lui sont soumis dans les limites de sa souveraineté, de son ressort et de son hommage ; et d'un point de vue émotionnel, effectivement, la présence anglaise a été vécue comme une invasion suivie d'une occupation

La France existait donc bien au Moyen Âge...

Il ne paraît pas absurde, en effet, de parler de France et de Français dans les derniers siècles du Moyen Âge. C'ets dire que je suis loin de blâmer les historiens du XIXème siècle, de Michelet à Lavisse, qui ont comme on dit maintenant, crée et raconté le "roman national". Pour eux, ce n'était pas un roman, c'était un récit, composé de bonne foi. Ce n'était pas l'histoire d'un mythe, c'était l'histoire d'une réalité. Il se peut qu'ils aient surestimé tel élément et qu'ils aient volontiers retenu des textes ou des faits répondant ç leur attente et à celle de leur public, mais ils ne les ont pas inventés. Lorsque Jeanne d'Arc déclare dans sa fameuse lettre au roi d'Angleterre (mars-avril 1429) qu'elle veut le "bouter hors de toute France", il ne s'agit évidemment pas simplement de la région parisienne. Entendons-nous bien : être Français, être bon Français, à l'époque, c'est une détermination géographique, mais c'est aussi l'adhésion à la lignée des Valois. En disant tout cela j'ai l'impression de proférer de évidences, mais apparemment, cela mérite encore d'être dit." Pages 20-21. Historien : Franck Collard.

"Selon une idée générale très répandue, dans les médias, dans la classe politique, parfois dans les manuels scolaires, il y aurait eu au coeur de ces conflits de civilisation une oasis de paix et de tolérance : al-Andalus.

Jacques Berque a écrit un livre pour tenter de rapprocher les deux rives de la Méditerranée, un de ses derniers, qui s'intitule Andalousies. Comme se ce mot magique suffisait, un peu comme la lecture d'Avérroès, à rapprocher les civilisations. C'est malheureusement totalement faux. Ce qu'on présente comme la tolérance andalouse, c'est la tolérance du monde islamique à l'égard des religions qui ne sont pas l'islam mais qui font partie des "religions du livre" citées dans la Coran ; cependant, cette tolérance, la dhimma, implique une forme de soumission, un statut d'infériorité. Ce qu'on mesure mal dans notre civilisation moderne, où la tolérance date de la fin du 17ème siècle, c'est que, lorsque la tolérance s'est exercée dans le monde ancien, y compris dans l'Empire romain, mais surtout dans le monde islamique, elle ne signifiait jamais l'égalité. Au contraire, la condition de la tolérance est l'inégalité. En d'autres termes, vous tolérez un inférieur,celui qui vous prête son concours, qui vous donne ses impôts, son travail. [...]" Pages 79-80. Historien : Gabriel Martinez-Gros.


05 avril 2018

"Les pires batailles de l'Histoire" de Nota Bene (Benjamin Brillaud)

Les pires batailles de l'Histoire de Nota Bene (Benjamin Brillaud)

nota bene

Résumé :

Dans l'esprit qui a fait le succès de son site Nota Bene, Benjamin Brillaud, mêlant sérieux des informations et humour, s'attaque ici aux quinze pires batailles de l'histoire mondiale, de l'Antiquité à nos jours. Au Ve siècle avant notre ère, les Perses débarquent à Marathon où ils seront écrasés par une armée athénienne pourtant largement inférieure en nombre ; au début du XIVe siècle, Philippe le Bel lance la crème de l'armée française pour mater la rébellion, composée de simples artisans sous-équipés, qui décime l'essentiel de la noblesse du royaume ; durant la Seconde Guerre mondiale, neuf chasseurs alpins français résistent héroïquement à plusieurs milliers de soldats italiens. Malgré sa puissance, son avance technologique ou encore ses effectifs en surnombre par rapport à l'ennemi, une armée n'est jamais à l'abri d'une défaite majeure quand la loi de Murphy, dite de « l'emmerdement maximum », décide de s'en mêler. Ordres mal transmis, infériorité numérique flagrante, conditions climatiques désastreuses. ce livre reconstitue ces batailles désespérées ou incongrues qui ont marqué notre mémoire par leurs issues inattendues. Autant d'épisodes tragi-comiques qui nous font regretter les cours d'histoire. Passionné d'histoire, Benjamin Brillaud a créé, en août 2014, la chaîne Nota Bene - dont il réalise toutes les vidéos, de A à Z - qui rassemble une communauté de 370 000 fidèles.

Mon avis:

J’ai lu ce livre dans un état second, ce n’est jamais facile de lire un livre quand son animal est malade et que tout ce qu’on a fait n’a servi à rien… Donc je vais être vraiment vague pour cet avis et j’en suis d’avance désolée.

Pour être tout à fait franche j’ai lu les deux premiers chapitres, les 2 premières batailles, dans un état normal et je me souviens que j’ai apprécié ma lecture sur ces deux batailles antiques. C’était de la découverte pour une, une meilleure vue d’ensemble pour l’autre, et tout ça sans prise de tête et raconté de manière très simple même si je trouve ses vidéos plus avantageuses dans le ton.

Mais ça se gâte ensuite…

Je ne sais pas si c’est mon moral ou l’inquiétude qui a joué sur la lecture, ou si c’est les batailles qui ne m’intéressaient pas vraiment, mais j’ai moins accroché par la suite. En fait, il y a une ou deux batailles où j’ai accroché comme Zanzibar, Cortès, Myong-Yang, Helder, sauf Cortès les autres étaient des pures découvertes, mais pour les absentes de la liste c’était plus difficile… Probablement beaucoup le moral, mais aussi probablement qu’elles ne m’intéressaient pas plus que ça. C’était bien raconté, toujours de manière simple, ça je ne l’enlève pas, mais Azincourt c’est connu et les autres je n’étais que partiellement dedans si on enlève les quelques une qui ne m’intéressaient pas du tout comme Isandhlwana, Hattin… où là je n’étais pas du tout dedans.

Cela étant, j’ai particulièrement apprécié les batailles qui ont été choisies, déjà parce qu’elles font le tour du monde et ensuite parce que Nota Bene a souvent choisi des situations désespérées où tout est perdu d’avance, mais qui par un homme, le courage, le calcul, la stratégie, la météo… deviennent des victoires éclatantes où on n’aurait pourtant pas parié un kopeck à la base. Ce qui laisse quand même admiratif.
En effet et même si je n’ai pas tout aimé, je trouve qu'il y a quand même eu un excellent choix dans les batailles et je pense qu'on ne pouvait pas choisir mieux, maintenant je précise que niveau historique je ne sais pas ce que ça vaut, s'il y a des erreurs ou autre, car les batailles ce n'est pas trop mon dada en histoire.

En conclusion, j'ai apprécié certaines batailles et d'autres pas, mais pour la curiosité et la découverte je conseille ce livre.

Merci à Babelio et les Editions Tallandier.

30 octobre 2017

Un voyage dans les pages du temps et des livres.

La bibliothèque la nuit de Alberto Manguel

Source: Externe

Résumé :

Qu'elle soit constituée de quelques livres ou de volumes par milliers, qu'elle obéisse à une classifi cation rigoureuse ou aléatoire, que les livres qui la composent soient alignés sur des étagères ou rangés dans des cartons, qu'est-ce qu'une bibliothèque, sinon l'éternelle compagne de tout lecteur - son rêve le plus cher ?
Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel offre un essai au propos formidablement complémentaire, d'où il ressort que construire une bibliothèque, privée ou publique, n'est rien de moins qu'une mise à l'épreuve d'ordre philosophique dont l'avènement annoncé de la bibliothèque électronique ne saurait réduire la portée.
Voyage au coeur de nos livres et histoire de leurs demeures, La Bibliothèque, la nuit nous rappelle à quel point les livres, réinventant sans fi n la «bibliothèque» qui les accueille, sont seuls maîtres de la lumière dans laquelle ils nous apparaissent - ces livres qui en savent décidément sur nous bien davantage que nous sur eux.

Mon avis :

"Mais pour les lecteurs de mon espèces, il n'y a pas de "derniers" achats de ce côté-ci du tombeau." p.78

"Si un roman commence toujours pas une découverte, il doit toujours finir par une recherche" p.332 
Citation du livre La fleur bleue de P. Fitzgerald

La Bibliothèque la nuit d’Alberto Manguel est une invitation au pays des livres. Des lumineuses bibliothèques dans leur plus belle âge d’or ; Alexandrie, Pergame, aux bibliothèques plus modestes étudiantes ou de villes, en passant par les heures sombres qu’elles peuvent traverser quand elle rencontre un ennemi, ce livre nous raconte l’histoire de ces bibliothèques, de leur construction à leurs idéaux, tout en nous parlant à côté de cela des lecteurs qui hantent ces bâtiments. Mais plus qu’une présentation d’étagère, de bâtiment et de lecteur, ce livre est avant tout une interrogation, sur les lecteurs et les livres, les deux étant néanmoins toujours liés.
Pour exemple, une bibliothèque décrit souvent la personnalité d’un lecteur ; à ses livres on voit la personnalité qu’il est, les idées qu’il défend, ses centres d’intérêt, ses goûts, mais l’auteur nous interroge aussi sur ses manques, vu qu’une bibliothèque c’est toujours des manques...
Tous ces livres qui n’y sont pas pour diverses raisons, veut toujours exprimer une idée par son absence ; de l’inutilité qu’on peut y voir à leur dangerosité supposée, un manque est plus parlant qu’une présence. De là à dire que tous les livres sont utiles ce n'est pas un pas que je franchirai, et même Manguel je ne sais pas s'il le franchirait, car la petite phrase qu'il écrit sur "les best-sellers oubliés depuis longtemps" à un côté étrange et donne un côté regret à certaines lectures empressées. En tout cas pour moi. (Car actuellement je suis dans une phase de remise en question sur certaines de mes lectures. Pas que je ne les aime pas, mais je regrette un peu d'avoir perdu du temps à lire certains livres sans grand intérêt.)

Sur les livres l’auteur est probablement plus prolixe. En écrivant le rejet dont ils sont victimes mais aussi l'amour incommensurable dont il peut être l'objet, l'auteur nous interroge sur leur rôle, leur trésor et les vocations qu’ils ouvrent, que ça soit de la recherche à leur création, en passant par les rangements, etc. on redécouvre ce que le livre a pu nous offrir et ce qu'il demande comme réflexion pour un meilleur rangement ou une meilleure approche.

Bref ! Ce livre est un tour d’horizon, du lecteur, du savant, des étagères, d’histoire (bien que je pense qu’il faille mieux lire plusieurs livres sur ce domaine pour avoir de meilleures connaissances), et même si c’est long à lire – parce que parfois c’est long – ça reste cependant toujours intéressant à lire car on découvre et s’interroge sans cesse à chaque page. Donc, si le monde des livres vous intéresse, achetez ce petit pavé et lisez-le petit-à-petit et avec patience pour mieux vous questionner. Il y a que comme ça qu'il se déguste.

Merci à Lecteurs.com  et les éditions Actes Sud.

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05 octobre 2017

"Servir le roi : vie et mort des Maréchaux de France au XVIIIème s." de Simon Surreaux

Servir le roi : vie et mort des Maréchaux de France au XVIIIème siècle de Simon Surreaux

vie et mort maréchaux france

Résumé :

Dans la France des Lumières, être maréchal, c'est avoir reçu la dignité la plus importante de la hiérarchie militaire. Grands officiers de la Couronne, appartenant à l'ordre nobiliaire, les maréchaux sont des hommes de guerre qui doivent tenir leur rang, en temps de paix comme sur le champ de bataille. Cette obligation se manifeste par un train de vie spécifique : importante domesticité, religiosité démonstrative, dépenses somptuaires destinées à affirmer la puissance du lignage et à exprimer sa supériorité sociale. Autant de comportements et de préoccupations témoignant d'une réelle conscience de classe. En dépassant l'histoire glorieuse pour se concentrer sur l'intime et le domaine du privé, cette étude permet d'entrer dans l'intimité des membres de cette élite, de comprendre la réalité de leur quotidien et de mieux cerner leurs mentalités. Pour la première fois, les moeurs et les représentations de cet univers nobiliaire sont analysées de l'intérieur, grâce à des archives jusqu'alors inexplorées.

Mon avis :

Simon Surreaux a fait sa thèse sur les Maréchaux de France, c’est donc tout naturellement qu’il en fait partager les résultats au plus grand nombre via ce livre.

Personnellement, j’ai tout d’abord apprécié ce livre car il donne un aperçu des esprits du 18ème siècle notamment sur la déchristianisation des esprits et l’intériorisation de la foi - ce qui rejoint un de mes cours d’histoire – et qui se montre par l’absence ou la présence de formule rituelle sur le testament, les prières et messes aux défunts commandées ou encore par les funérailles, qui éclairent accessoirement sur la personnalité humble ou « clinquante » des maréchaux.
A côté de cela, j’ai apprécié aussi découvrir un peu plus le monde des maréchaux ; l’évolution de la récompense, comment on le devient, ou encore ses « scandales », etc…

Mais outre l’aspect public du personnage, l’auteur nous donne à (re)découvrir aussi les liens qui unit un maître à ses serviteurs, et même des serviteurs aux serviteurs, il est en effet pas rare de voir un jardinier épouser la cuisinière du couple par exemple. Cette approche privée permet là aussi de voir comment ses derniers étaient traités par leurs maîtres et notamment au moment de la mort du maréchal. Derrières quelques lettres, les testaments aux formules convenues et grâce au travail de l’auteur, en lisant ce livre on arrive à connaître les liens d’un serviteur à un maître par la récompense que le défunt laisse à ceux-là, ceci peut être une pension viagère, une aide pour apprendre un métier ou autre.

Bref ! Par ces points et autres dont je n’ai pas parlé, l’auteur nous donne à découvrir la mentalité d’une époque arrivée à un point de rupture ( il y a vraiment un basculement des esprits dans la population au 18ème siècle ), et et d’une « profession » en particulier. Ce qui est fort appréciable. Cela étant je ne vois pas pourquoi un lecteur lambda irait lire ce livre. Je le conseille avec sincérité surtout qu’il est accessible à tout le monde, mais à part des étudiants en histoire (et encore) et des profs d’histoire ça pourrait intéresser qui ??? Mais si la question vous intéresse ou le 18ème siècle d’une manière générale, n’hésitez pas, ce chemin vaut bien un autre.

Merci aux éditions Vendémiaire.

05 juillet 2017

"Quand la météo fait l'histoire" de Louis Bodin

Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

louis bodin

Résumé :

Depuis la nuit des temps, les désordres météorologiques influent sur le cours de l'histoire : des pluies ont fait basculer l'issue des plus grandes batailles, comme à Waterloo ou à Azincourt ; les mauvaises récoltes de 1788 et 1789 ont attisé la fureur populaire et les grondements de la Révolution ; la pluie et la boue de la dramatique année 1914 ont freiné l'offensive française et précipité la guerre des tranchées ; la vague de froid de 1954 a entraîné le mouvement de solidarité de l'abbé Pierre ; et les canicules de 1976 ou 2003 ont fait vaciller les gouvernements... Grand spécialiste de la météorologie, Louis Bodin nous invite à un voyage inattendu et passionnant, qui nous montre que le climat a toujours été un acteur incontournable de notre histoire !

Mon avis :

La météo n’est jamais seule responsable des échecs, des défaites, des révoltes, des crises, mais il est certain qu’elle est un facteur non négligeable de ces équations et qu’elle aura plus d’une fois fait trembler les gouvernements.
Loin du réchauffement climatique, du trou de la couche d’ozone, Louis Bodin va nous montrer dans son petit livre intéressant que la météo a toujours imposé sa loi aux hommes et que ces derniers ne sont pas toujours responsables de la colère naturelle. Certes, le réchauffement climatique aujourd’hui - et quoi qu’en dise l’auteur - est responsable de beaucoup de catastrophe, mais avec ce livre qui combine évènements historiques, anecdotes (qui sert souvent d’intro au sujet du chapitre) et un recul sur la situation, on va se rendre compte, si ce n’est pas déjà fait,
que ce n’est pas toujours le cas vu qu’à l’époque où il n’était point vraiment question d’une grosse activité humaine, le temps déjà n’en faisait qu’à sa tête.

Mais si ce livre met en avant le facteur temps au cœur d’une équation pour expliquer certaines défaites, situations critiques, il va aussi au-delà car l’auteur montre comment le facteur humain prend une grosse place dans la tragédie et comment le temps joue sur nous. L’entêtement de Napoléon, les faux pas d’un gouvernement qui les fonts vaciller, les comportements et l’impatience des citoyens ou du bas peuple à l’époque où la citoyenneté n’existait pas, etc. montrent que la question météorologique va plus loin que des phénomènes atmosphériques et que cette dernière est inextricablement liée à l’espèce humaine et sa nature. D’ailleurs je parle de tragédie mais parfois cela a été aussi source de solidarité.

Cela étant et au-delà de tout cela ; temps, nature humaine, faux pas gouvernementaux, ce livre est aussi intéressant d’un point de vue pédagogique car on apprend certaines causes de mauvais temps comme l’éruption du volcan Tambora en 1815 responsable de mauvaise récolte en Europe, mais aussi l’évolution de cette science toujours incertaine et la manière dont elle est perçue par la population ou encore les états-majors.

Bref ! C’est un petit livre sans prétention mais franchement agréable à lire. Il nous apprend beaucoup de chose et est intéressant.

Merci aux éditions J'ai lu.

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23 juin 2017

"Un été avec Machiavel" de Patrick Boucheron

Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

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Résumé :

« L’intérêt pour Machiavel renaît toujours dans l’histoire au moment où s’annoncent les tempêtes, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. Si on le relit aujourd’hui, c’est qu’il y a de quoi s’inquiéter. Il revient : réveillez-vous. » Depuis sa mort en 1527, on le lit pour s’arracher à la torpeur. Mais que sait-on de lui hormis le machiavélisme, cette angoisse collective devant le mal en politique ? Allons donc chercher l’homme derrière le masque qui le défigure. Levons les contradictions qui travaillent cet esprit ardent de la Renaissance florentine : le créateur du Prince et l’homme d’action, le poète obscène et le blagueur, l’inspiration qu’il trouve autant chez les peintres que dans la mécanique des passions et intérêts humains. En somme, la sagesse de Machiavel ne se trouve-t-elle pas dans « l’art subtil de la provocation joyeuse » ? Patrick Boucheron nous invite sur un tempo allegrissimo à découvrir un Machiavel insolent, visionnaire, implacable comme un soleil d’été. « Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver, non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose ». Un été avec Machiavel est à l’origine une série d’émissions diffusées pendant l’été 2016 sur France Inter.

Mon avis :

Machiavel, Machiavel un auteur connu de tous même si tout le monde ne le lit pas.
Machiavel, l’auteur du Prince, mais un Prince pas si Machiavélique que ça, plutôt un livre pour apprendre à gouverner tout en ayant l’art d’entourlouper les gens ; et si je vous parle de cela c’est parce qu’en lisant ce livre Un été avec Machiavel j’ai la certitude d’être passé à côté de l’œuvre maîtresse de Machiavel que je n’ai pas tant apprécié que cela, j’admets.
Il faudrait que je la relise dans une édition argumentée.
Avec ce livre et une édition argumentée je comprendrai mieux ce livre (Le Prince) que j’ai laborieusement lu et finalement très mal compris.
Mais parce que j’ai laborieusement lu Le Prince de Machiavel, j’ai difficilement lu Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron. C’est un livre très intéressant, on apprend beaucoup de chose sur Machiavel, sur ses livres, sur les temps, sur les messages de ce bouquin et sa manière qu’il a de marquer l’histoire, mais au final et malgré tout cela ça n’a pas suffi pour me faire aimer ces pages à la première lecture - même s'il permet une autre approche du Prince.
Il y a pourtant de magnifiques passages à méditer, à imaginer, à dévorer, à relire, et il est aisé de faire le parallèle avec aujourd’hui, mais malgré cela ce livre m’est resté obscure car l’œuvre principale qu’il aborde m’est resté elle-même en grosse partie obscure... Alors là je vais mettre 3 étoiles, mais je sais que quand je relirai ces deux livres (Le Prince et Un été avec Machiavel) je mettrai plus d’étoile à ces derniers, car j’aurai enfin eu tous les éléments en main pour bien comprendre la portée de l’œuvre "machiavéliste" et sa résonance au temps présent et futur...

Merci aux éditions des Equateurs

Extraits :

« On racontera bientôt que Machiavel, avant de mourir, fit un songe. Il voyait arriver vers lui une foule misérable et triste en haillons. De l’autre côté, un autre groupe s’avançait, noble et solennel. Il demanda leurs noms  aux premiers : nous sommes les saints qui allons en paradis. Quant aux seconds, ils déclaraient : nous sommes les damnés qui allons en Enfer. Mais oui, il les reconnaissait : il y avait parmi eux tous ces grands esprits de l’Antiquité qui lui avaient offert avec tant de libéralité leur conversation. Avec eux, on pourra continuer à parler politique. Pourquoi aller s’ennuyer avec les gueux ? Point de doute, Machiavel a décidé : il suivra les grands hommes en enfer. »

" Raymond Aron l’a écrit en 1945 : « La querelle du machiavélisme se rallume chaque fois que des Césars plongent l’Europe dans la servitude et la guerre. » En sommes-nous là ? Peut-être pas, ou pas encore. SI l’histoire est scandée par une succession de moments machiavéliens, il y a des moments forts et des moments faibles, plus discrets, plus sournois, plus entêtants. Les moments faibles ne sont pas toujours les moins dangereux, dès lors que menace l’engourdissement général. Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose. "

"Le gouvernant avisé, lit-on dans le Prince, "ne doit avoir autre objet ni autre pensée que la guerre et les institutions et science de la guerre". Mais alors qu'est-ce que la paix ? Machiavel répond : la violence en puissance, celle qui n'a pas besoin de s'exercer sinon par les effets d'une menace insidieuse, d'autant plus efficace qu'elle demeurera vague, incertaine, informulée."

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15 juin 2017

"Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu" de Michael Kerrigan

Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

guerre froide

Résumé :

Les dessous d’une guerre qui n’a pas eu lieu

L’attaque nucléaire de l’OTAN sur l’Union soviétique, l’assaut terrestre de l’Europe occidentale décidé lors du Pacte de Varsovie, des chats dressés pour écouter des conversations secrètes, des explosions nucléaires sur la Lune, le PROFUNC canadien visant à retirer leurs droits civils aux citoyens qui, par leurs idées, auraient été considérés comme une menace pour la démocratie, le bombardement nucléaire de cibles économiques et militaires du Nord-Vietnam...
Ces projets peuvent sembler invraisemblables, mais pendant la Guerre Froide, ces opérations et de nombreuses autres ont été sérieusement prises en considération, tant par les Américains que par les Soviétiques.
Ce livre nous raconte l’histoire des principales opérations secrètes et scandaleuses qui ont été mises au point, et qui auraient pu changer le cours de l’Histoire.
L’auteur resitue ces opérations dans leur contexte, étudie les chances qu’elles auraient eues de réussir et les conséquences qui en auraient découlé si elles avaient été menées à bien.
Les documents d’archives officielles, les photographies rares, les illustrations et les cartes contenus dans ce livre montrent le sérieux de ces opérations et de leur analyse.
Un livre fascinant qui, après coup, fait froid dans le dos.

Mon avis :

Comme dit le titre, ce livre va aborder la guerre froide, du moins tout ce qui fut plans, organisation en cas de frappe, idées d’espionnage, etc., etc. en gros tout ce qui ne s’apprend pas à l’école et qu’on ne voit pas forcément ailleurs. Cela étant, si cela peut s’avérer intéressant à découvrir voire amusant à lire, c’est surtout au final délirant et terrifiant. En effet certaines choses paraissent tellement exagérer ou pas assez (les dangers de la bombe atomique paraissent vraiment minimisés quand on voit certaines précautions), qu’on ne peut pas ne pas sentir un certain malaise à la lecture de ces pages.

Malgré ce sentiment de malaise, j’ai trouvé ce livre très intéressant, il met bien en avant la mentalité de l’époque, replace bien dans le contexte politique les actions et les plans pensés, mais pour autant je ne l’ai pas tant aimé que cela. Il est très bien, il éclaire sur beaucoup de chose, il nous apprend beaucoup, mais parfois c’est assez soporifique à lire car trop militaire et donc pas assez prenant.
J’avoue que les approches trop militaires, mécaniques, techniques, sont souvent de trop pour moi ; un peu je ne dis pas non mais là j'ai trouvé que c'était beaucoup, du coup si j'ai un point à reprocher à ce livre c'est cela. C'est ce côté parfois trop technique qui peut vite noyer le lecteur dans un flot d'information trop pointu, mais bon cela n'est pas obligé de gêner tout le monde et bien-sûr ça n'enlève rien à l'intérêt du bouquin.

En résumé, c'est un livre très intéressant à lire qui nous ouvre un peu plus les yeux sur cette guerre, mais voilà par moment il faut s'accrocher.

Merci aux éditions Jourdan.

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23 avril 2017

"Contre la bienveillance" d'Yves Michaud

Contre la bienveillance d'Yves Michaud

Source: Externe

Résumé :

Le constat est maintenant partout : la puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la construction européenne, rendent caducs les schémas anciens. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances.
Oui ! Il y a des croyances insupportables et intolérables. Non ! Le populisme n’est pas une illusion qui se dissipera d’elle-même avec un peu de pédagogie et de bonne volonté. Non ! La politique internationale n’obéit pas aux chartes du droit international.
Il faut dénoncer la tyrannie des bons sentiments, la politique de l’émotion et de la compassion. Non que la bienveillance soit un sentiment indigne, mais nous devons cesser de croire qu’on peut bâtir sur elle une communauté politique.

Mon avis :

Il est des livres qui font du bien car il montre que des gens réfléchissent encore, celui-ci Contre la bienveillance d’Yves Michaud en fait parti. Que ça m’a fait plaisir de lire ce livre qui va mettre à jour et développer tous les - du moins les principaux - travers de notre société, empreinte de beaucoup trop de charité chrétienne et qui agissent dans un but égocentrique et de haine de soi au délitement de la nation.
Petite précision, ce livre n’est pas entièrement contre la bienveillance, l’auteur met juste en garde contre l’idiotie généreuse qui poussent à ne pas voir et nommer la réalité (par politiquement correct, par terrorisme intellectuel, par clientélisme…), ce qui par conséquent nous enlise un peu plus chaque jour dans notre merde (n’ayons pas peur du mot), nos erreurs, et nous pousse à continuer sur la mauvaise route qu’un jour le gouvernement français - et même d’autres – a pris en donnant raison aux revendications contraire aux intérêts de la nation et des droits de l'homme.
Revendications intégristes islamiques (voile, burka, repas sans porc…), revendications de diverses associations qui ont pour but les droits de l’homme en les détournant de leur fonction première, ou encore revendications des idiots généreux qui peuvent avoir de belles pensées mais les utilisent mal généralement. 
J’entends de là les bien-pensants dire que c’est scandaleux de ne pas être un idiot généreux, de ne pas être ouvert aux autres (et j’ai l’impression qu’on confond souvent « fermeture d’esprit » et « lucidité ») ; mais refuser de se tirer une balle dans le pied n’est pas une tare. De plus quand on voit où nous conduit cette politique désastreuse et du « bien voir » qui pousse à accepter l’inacceptable, à nous asseoir sur nos valeurs, à se suicider à petit feu, on peut se demander où se trouve le problème de refuser cette dictature de la bienveillance malsaine et pousser jusqu’à l’absurde.

Plus précisément maintenant, l’auteur va donc développer les travers, les comportements et les lâchetés, des différents gouvernements qui ont conduit à cette situation désastreuse que nous vivons aujourd’hui. Il va dénoncer aussi le comportement dictatoriale des parties les plus modérés, certains discours qui amoindrissent les faits (la vague de refus des hommages aux victimes de Charlie Hebdo dans les écoles et plus importantes qu’on veut nous le faire croire) ou les discours doubles dont il faut se méfier sous des dehors normaux ou généreux, ceux de Belkacem par exemple ou de certaines ONG encore. En plus, il va aussi réexpliquer par la philosophie certaine notion de penser et de gouverner comme le « soin ».

Mais dénoncer n’est pas tout, faut-il encore argumenter et proposer des solutions. L’auteur l'a fait ; par exemple en ce qui concerne l’Islam et les musulmans et d’une manière général à tous ceux qui viennent ici, il va proposer de redécouvrir l’idée du contrat social qui imposerait les valeurs communes de la France et de la démocratie et rejetterait tout ce qui ne va pas avec notre démocratie, - et avec l’Islam il y a beaucoup de choses qui ne collent pas avec la démocratie et les droits de l’homme. Pour s’en convaincre il suffit de lire la déclaration des droits de l’homme en islam qui fait office de loi dans les pays musulmans. (C’est l’opposée de la notre).
D’ailleurs puisqu'on parle de religion, je dois dire que j'ai apprécié l’approche de l’auteur qui dit que la laïcité n’est pas le point de vu par lequel il faut aborder l’intégrisme, pour lui il faut aborder le problème religieux par la notion du contrat social ; car si la laïcité doit organiser les relations Église/État, elle ne peut faire face aux violences des intégristes d’aujourd’hui qui sont prêt à imposer leur religion par la force, ce qui n’était pas le cas au tournant du 20ème. En effet, quoi de mieux comme première mesure d'expulsion, de déchéance, qu'un contrat social non respecter ?


Comme vous le voyez, cette approche par la critique montre qu’il est nécessaire de revoir le fonctionnement de nos sociétés et certaines lois qui ne peuvent plus être appliquées à l’époque actuelle, comme par exemple le droit d’asile qui ne peut plus être applicable face à ce qu’on vit aujourd’hui, ou encore du regroupement familiale qui est devenue une notion ruineuse, catastrophique et ne tenant pas ces objectifs.
Cette approche montre aussi que les principes bienveillants mais malsains du moment qu’ils deviennent une ligne politique, des objectifs à atteindre pour une minorité contre le bien de la nation, doivent arrêter pour le bien-être du pays et son avenir. Il faut aussi sur certains sujets et pour le bien-être du pays dépasser le clivage gauche/droite. L’auteur insiste aussi sur le fait qu’il ne faut pas avoir peur d’agir et arrêter de faire des comparatifs crétins avec le passé à chaque fois qu’une personne propose quelque chose qui met en avant la défense nationale ou encore les intérêts nationaux, l’exemple le plus flagrant est actuellement la déchéance de la nationalité.
Sur cette question d’ailleurs je vais donner mon avis. Personnellement, je trouve inconcevable et abject d’être contre cette mesure symbolique - et encore pas tant que ça -  mais nécessaire. En effet, on ne peut pas considérer comme français et leur accorder les droits qui vont avec, des connards qui nous crachent ouvertement dessus. Par ailleurs il est abject de dire que cette mesure est contre-productive et de faire des comparatifs entre ces trous du cul et des victimes de régimes totalitaires pour expliquer le refus de cette mesure. Comment peut-on comparer des juifs victimes du nazisme à des terroristes !? Comment peut-on comparer les allemands qui ont été déchus de la nationalité française lors de la première guerre mondiale - sans doute victime des événements plus que coupable -, à des terroristes qui embrassent ouvertement l’idéologie qui veut notre mort !? Faut être con et n’avoir rien dans le crâne pour faire cela ! Honnêtement.
Bref !
Pour en revenir au livre, l’auteur va expliquer en quoi cette mesure de la déchéance de nationalité est nécessaire dans le contrat social mais aussi un des meilleurs moyens (avec la peine capitale) de se débarrasser d’individu nuisible en leur refusant l’accès au territoire et/ou en les expulsant.

Mais comme la France est sous l’égide de l’Europe (hélas) il faut aussi revoir ces institutions supra-nationales qui ne respectent pas la souveraineté nationale, bloque toute réforme et font n’importe quoi au nom d’idéaux marchands, de cosmopolitisme absurde…. Et le meilleur exemple la Turquie avec ce fumier d’Erdogan... Mais peu importe l'exemple, ce comportement suicidaire des élites dirigeantes montre clairement qu’il faut repenser l’Europe ou mieux, s’en éloigner. Ca pourrait éviter le pire, et dans le pire vous mettez ce que vous voulez, tout est valable. (Personnellement je ne peux plus me la voir, je n’arrive plus à supporter cette Europe qui a dépassé depuis longtemps sa fonction première et s’occupe de chose au sein des pays membres qui ne devraient pas la regarder, mais qui aussi n’hésite pas à pactiser et à se coucher devant le diable. Ils sont prompts pour faire des rapprochements avec le passé mais seulement quand ça les arrange...)

Au-delà de la politique nationale ou européenne, l'auteur va avoir une approche de la politique internationale toute aussi critique, elle dure peu, mais il va montrer comment la politique internationale peut être mauvaise et conduire à des désastres ou à des situations qui durent, vu qu’elle ne prend pas en compte certains paramètres qui ont leur importance. Comme l’Histoire ou encore les liens entre clans qui régissent les pays et les mentalités.


En résumé, même si je n'ai pas tout raconté, c'est un livre nécessaire car Yves Michaud pense avec sa tête et non avec son coeur. Certes il va parler de choses déjà connues, mais en lisant ce livre on se rend compte à quel point certains problèmes ne sont pas abordés sous le bon angle ou avec la bonne notion. A lire.

 

Extraits :

"En fait, l’islam ne pourra être accepté sans réserve que le jour où il reconnaîtra explicitement et inconditionnellement démocratie, pluralisme, liberté de pensée et d’expression, liberté de conscience, en particulier liberté de choix de la religion ou de la non-religion, ce qui veut dire liberté absolue d’apostasie, et enfin renoncement tout aussi explicite et inconditionnel à la charia comme droit absolu.
Bien évidemment, aussi, l’islam n’a aucun droit à être protégé par autre chose que le droit commun de choix de sa religion et de liberté de conscience dans une société démocratique. Toute instauration d’un délit d’islamophobie comme forme d’intolérance particulière est, de ce point de vue, à exclure. Si l’islam doit être toléré au titre de la liberté de conscience, il ne peut être protégé par principe de toute critique derrière le paravent d’un délit qui sera évoqué à la première remarque critique."

« Si recommander la bienveillance, la sollicitude, l’attention, le soin -qu’on appelle le car comme on voudra – n’a rien de pendable quand on s’en tient à la morale avec ses limites, faire du soin le principe d’une politique entraîne une cascade de conséquences inacceptables.

L’obsession de la bienveillance et du soin conduit à accepter toutes les différences, pour peu qu’elles invoquent les excuses de la vulnérabilité, de la souffrance, et de la minorité. Elle favorise donc les revendications communautarisme qui s’avancent masquées sous des dehors de plaintes.
C’est ainsi que, aujourd’hui en France, voire en Europe, la moindre critique de l’islam rencontre aussitôt l’accusation d’islamophobie et déclenche des discours d’excuse de la bien-pensance. Non l'islam n'est pas intolérant ! Non, l'intolérance en son sein est uniquement le fait des minorités ! Et de toutes manières c'est la religion des ex-colonisés et des opprimés. (Sur ce dernier point je regrette que l'auteur ne disent pas que l'inverse est vrai aussi, ils furent colonisateurs, esclavagistes et oppressifs.)
[…].
L’obsession de la bienveillance et du soin nous fait aborder avec compassion les plaintes, toutes les plaintes et, en ce sens, valide et renforce toutes les revendications populistes les plus démagogiques -puisque se sont chaque fois des victimes qui parlent et qu’il faut les écouter : victimes du capitalisme, victimes de la mondialisation, victimes de leurs échecs scolaires […]
Dès lors que l’on parle de victimes, il y aussi des agresseurs ; et comme ces agresseurs sont dissimulés par le fameux « système », non seulement la démagogie mais aussi le conspirationnisme peuvent se donner libre cours.

Bienveillance et vision morale du monde, dans tous les cas, nous font nous aveugler face à la réalité – face à la réalité de l’affrontement religieux, face à la réalité du populisme démagogique, face à la réalité d’un monde internationale où prévalent comme par le passé la force et les intérêts.
Le paradoxe de cette souffrance, si complaisamment débusquée, n’est pas mince : elle engendre l’anesthésie à la réalité et l’aveuglement aux faits. La souffrance et son accompagnement, le dolorisme, servent une fois de plus de paravent à la réalité.

Les différences religieuses « actives », militantes, celles qui débordent le for intérieur, doivent être proscrites.
[…]
Sur d’autres points, la réflexion est à approfondir et à nuancer, mais par exemple, si l’accès aux langues minoritaires peut être facilité, celles-ci ne peuvent en aucun cas avoir un usage public officiel. Il faut qu’il y ait une langue de la Res publica, le français. De même pour les matières enseignées dans les écoles ou l’accès aux soins. Les différences culturelles doivent demeurer des différences culturelles sans jamais devenir des différences politiques.
[…]
A l’inverse, certaines lois doivent être réintroduites : les lois mémorielles doivent être abolies, les droits exorbitants donnés à certaines associations d’ester en justice et qui sont un encouragement Quant à ceux qui ‘accepteraient pas cette idée du commun, ils peuvent, comme le disait Rousseau, « partir avec leurs biens », mais s’ils s’engagent dans des menées contre la communauté, le retrait graduel des droits sociaux et des droits civils, et pour finir, la déchéance de la nationalité s’imposent. »

Voici un lien avec un début très intéressant sur la déchéance de la nationalité et sa conséquence : apatride.

En voici un extrait :

"Article premier - Définition du terme "apatride"

1. Aux fins de la présente Convention, le terme "apatride" désigne une personne qu'aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation.
2. Cette Convention ne sera pas applicable :
i) Aux personnes qui bénéficient actuellement d'une protection ou d'une assistance de la part d'un organisme ou d'une institution des Nations Unies autre que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, tant qu'elles bénéficieront de ladite protection ou de ladite assistance;
ii) Aux personnes considérées par les autorités compétentes du pays dans lequel ces personnes ont établi leur résidence comme ayant les droits et les obligations attachés à la possession de la nationalité de ce pays;
iii) Aux personnes dont on aura des raisons sérieuses de penser :
a) Qu'elles ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l'humanité, au sens des instruments internationaux élaborés pour prévoir des dispositions relatives à ces crimes;
b) Qu'elles ont commis un crime grave de droit commun en dehors du pays de leur résidence avant d'y être admises;
c) Qu'elles se sont rendues coupables d'agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies."

 

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14 avril 2017

"Fausses vérités et vrais mensonges de l'histoire" de Pierre Monteil

Fausses vérités et vrais mensonges de l'histoire de Pierre Monteil

histoire pierre monteil

Résumé :

Chaque génération hérite des a priori et des idées reçues de la génération précédente. Ces fausses vérités et vrais mensonges, qui apparaissent à chaque époque de l'Histoire, se nourrissent de l'ignorance aussi bien que de la propagande,  et survivent au fil des siècles. Cependant, force est de constater que ces nombreux poncifs sont considérés par beaucoup comme une réalité.  Saviez-vous, par exemple, que Moïse et l'Exode n'ont aucun fondement historique, pas plus que les premiers rois du Grand Israël ? Que la Grèce antique ne fut jamais un havre de paix et de raison ? Que Christophe Colomb ne fut pas le premier à découvrir l'Amérique ? Que le Lusitania fut coulé alors qu'il transportait des armes ? Que le Tibet d'avant l'invasion chinoise de 1950 était une théocratie médiévale et obscurantiste ? Que la guerre d'Irak et l'affaire des armes de destruction massive reposent en fait sur du vide ? Cet ouvrage, mêlant simplicité d'écriture, esprit critique et objectivité, a été écrit pour s'adresser à un public large. Que vous soyez donc un passionné ou bien un simple néophyte, ne tardez pas à (re)découvrir ces fausses vérités et vrais mensonges de l'Histoire.

Mon avis :

Fausses vérités et vrais mensonges de l’histoire, fait parti de ces livres qui abordent de manière superficielle des sujets qui mériteraient plus de recherche. Cependant et malgré cela il est très intéressant à lire. D’une part parce qu’il aborde différentes époques et différents sujets, et ensuite parce qu’il est parfois assez suffisant pour constater les fausses vérités, les raccourcis et les plus gros mensonges (avant une lecture d’ouvrage plus conséquent).

Franchement j’ai apprécié ce livre, d’une part parce qu’il se propose de lutter contre les idées reçues, mais aussi parce qu’il permet de s’interroger sur des gens élevés aux statues d’icône (Lénine ou encore Malcom X qui est un fervent partisan de la violence et du racisme prôner par l’organisation extrémiste Nation of Islam), sur la fabrication de l’histoire, ou encore sur certains mensonges qui ont conduit à de grands mouvements sentimentaux populaires par la manipulation via des images et discours. Certes ce dernier point est su de tout le monde, mais je trouve que c’est toujours bien de rappeler ces pratiques dictatoriales et manipulatrices encore actuelles.

Bref ! Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce livre si ce n’est qu’il est intéressant, se lit bien, et titille assez la curiosité. A lire pour le plaisir.

Merci aux éditions Jourdan.

 

Extraits :

Affaire des couveuses du Koweït :

« Cependant dès mars 1991,  plusieurs journalistes américains s’aperçurent que le témoignage de Nayirah ne correspondait pas à la réalité. Ainsi, si de nombreux  patients et nouveau-né étaient mort lors de l’invasion du Koweït, c’était avant tout parce que le personnel médical c’était enfui, et non à cause des exactions irakiennes.

Pire, l’on découvrit que la jeune femme, loin d’être une infirmière lambda, était en fait une fille de Saud Bin Nasir al-Sabah, ambassadeur du Koweït à Washington (et membre de la famille royale koweïtienne).

En réalité, cette campagne en faveur d’une intervention internationale en Irak avait été commandée par l’association Citizen for a free Kuwait.

[…]

Ces nombreuses révélations, donnant naissance à l’affaire des couveuses du Koweït, firent grand bruit dans la presse.

Ce scandale véritable cas d’école, démontrent aujourd’hui à quel point il est facile de manipuler l’opinion publique afin de la pousser à défendre les idées du gouvernement. »

Lénine :

« Au final on ne peut que constater un décalage flagrant entre l’image plutôt positive de Lénine, telle qu’elle est véhiculée aujourd’hui, et l’implacable réalité du terrain. Cette dichotomie est d’autant plus incompréhensible, dans la mesure où, comme nous avons pu le constater, Lénine a violé tous les engagements pour lesquels il avait combattu le régime tsariste : suppression des libertés individuelles ; création d’une police secrète sans aucune base légale ou judiciaire ; rétablissement de la peine de mort ; instauration de la Terreur rouge (qui fit 3 fois plus de victimes en deux semaines que le régime tsariste en un siècle) ; dissolution de l’assemblée constituante qui lui était hostile ; instauration d’une véritable dictature ; ouverture de camp de concentration ; interdiction du droit de grève ; instauration d’un parti unique ; et au final un bilan humain estimé à près de quinze millions de morts (si l’on ajoute les victimes de la guerres civile à celles de la famine).

A l’aune de ces chiffres, force est de constater que Lénine ne fut pas un idéologue innocent, prix « involontairement » dans l’engrenage de la violence, qui aurait été contraint de se « salir les mains » à contrecœur à cause d’un contexte géopolitique difficile.

Aujourd’hui le premier dirigeant de l’URSS doit être considéré comme ce qu’il fut, c’est-à-dire « l’inventeur » de la première dictature totalitaire du 20ème siècle, sa responsabilité dans les atrocités commises au cours de son règne ne pouvant être écartée. »

 

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16 mars 2017

"Diane de Poitiers" de Didier Le Fur

Diane de Poitiers de Didier Le Fur

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Résumé :

Pour sortir de la légende, la première biographie historique de LA maîtresse royale de la Renaissance, par le plus fin connaisseur du XVIe siècle.

Les légendes, noires et dorées, font de Diane de Poitiers (1500-1566) la maîtresse de deux rois de France, François Ier et son fils Henri II, et construisent un portrait d'elle fait de poncifs sur le « pouvoir au féminin ». Mécène éclairée, femme libre et émancipée de toute entrave, dotée d'un sens aigu de ses intérêts financiers, elle aurait exercé par le charme et la chair une grande influence sur les hommes en charge du royaume de France, se hissant ainsi au panthéon des femmes célèbres.
L'histoire est fort séduisante. On pourrait y croire ; pourtant elle est grossièrement fausse. Didier Le Fur, pour qui les constructions historiographiques n'ont plus de secrets, explique simplement, et avec style, que l'image actuelle de Diane de Poitiers est faite d'une accumulation d'erreurs et d'approximations – volontaires ou non – reprises puis amplifiées, en fonction des modes, pendant quatre siècles. Ce faisant, l'auteur rend à cette femme passionnante sa réalité, loin des fantasmes entourant les maîtresses royales, et décrypte comment sa vie, qui reste sur bien des aspects un trou noir, a pu prendre une telle place dans l'imaginaire collectif et le roman national français.

Mon avis :

Si je reprends le Secret d’histoire sur cette dame de la Renaissance qu’est Diane de Poitiers, on découvre qu’elle était une belle femme, influente, ambitieuse, manipulatrice, intelligente, etc, etc. Bref, si on écoute cette émission on y découvre un portrait mi-ange mi-démon. Femme amoureuse, femme ambitieuse. Pourtant, tout est presque faux. En effet, à la fin de ce livre écrit par un éminent historien, on découvre surtout que nous ne savons quasiment rien sur cette femme, il existe très peu de source et le peu qu’il y a ne sont pas très parlantes.
Bien sûr ces sources parlent tout de même, on sait grâce à elles, que Diane de Poitiers n’a jamais cherché à récupérer les biens des hérétiques que sont les chrétiens dissidents. Elle n’a jamais cherché à amasser toute la fortune au détriment des autres, elle a même plutôt fait beaucoup pour les autres.
Bref ! Grâce à ce livre et au travail d’historien de l’auteur qui a pris le temps de décortiquer les sources, de peser le parti-pris des auteurs, etc., on sait que la légende écrite par des hommes (ennemis des femmes), des protestants, des adversaires, des romanciers comme Victor Hugo, est en partie forgée sur des délires politiques et amoureux ; des délires qui ont forgé petit à petit - même en se contredisant - cette légende sans grande rigueur historique qui sert aujourd’hui encore le roman de la vie de Diane de Poitiers. (Je précise quand même qu’il y a eu du nettoyage avant Didier Le Fur, en effet tous n’ont pas tout pris pour argent comptant ce qu’ils ont lu.)

Mais si je n’ai rien à dire sur le travail technique de l’auteur, qui a vraiment une démarche d’historien comme je l’ai déjà dit, en présentant par exemple ce que l’on dit, ce qu’on peut affirmer, la construction de la légende et la déconstruction des sources ; j’ai par contre eu beaucoup de mal à lire ce livre et ce pour deux raisons. Déjà il y a beaucoup de noms par moment ce qui m’a noyé dans les informations (c’est surtout vrai pour le dernier chapitre) et enfin c’est parfois un peu fastidieux à lire. Pourtant je suis habituée à lire des livres d’histoire pour mon plaisir personnel ou pour mes études (et dans le dernier cas ils sont souvent chi*** à lire) mais là waouh, à des instants il faut s’accrocher ! C’est par moment vraiment soporifique, surtout quand on a déjà du mal à suivre avec tous les noms.
Donc, si j’ai vraiment deux choses à reprocher à ce livre-là, c’est ces deux derniers points, pour le reste vraiment j’ai rien à dire, c’était instructif, étonnant, intéressant sur le fond.

En résumé c’est un livre que je conseille, mais un conseil accrochez-vous. Prenez peut-être même des notes en lisant pour vous retrouver plus facilement dans la masse d’information et de nom. (Et je crois que si un jour je lis son livre sur François 1er, que je désire vraiment lire, c'est ce que je ferai.)

Merci à Babelio et aux éditions Perrin.