Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

15 avril 2019

"A l'assaut ! La baïonnette dans la Première Guerre mondiale." de Cédric Marty

Sur Encre d'époque

Mon avis sur : A l'assaut ! La baïonnette dans la Première Guerre mondiale de Cédric Marty

Source: Externe

Résumé :

"Baïonnette au canon ! " "En avant, à la baïonnette ! " Les conscrits de 1914 sont d'abord des fantassins, préparés à faire la preuve de leur bravoure lors d'assauts et de combats au corps à corps à l'arme blanche, où ils surpassent leurs ennemis et remportent la victoire. Pourtant, dans les tranchées, la réalité est tout autre. Sur un champ de bataille bien peu propice à l'héroïsme et face à la puissance destructrice des pluies d'obus, au feu de l'artillerie, aux attaques chimiques et aux raids de l'aviation, les soldats tombent en masse et sont tués à distance dans une guerre résolument moderne. Par-delà les mythes et les images d'Epinal, à hauteur d'hommes, la véritable histoire d'une arme devenue paradoxalement l'emblème de la Première Guerre mondiale.
Cédric Marty, docteur en histoire, travaille depuis plusieurs années sur l'histoire et les mémoires de la Grande Guerre.

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04 avril 2019

"Entre ici Jean Moulin" de Aude Terray

Entre ici Jean Moulin de Aude Terray

Source: Externe

Résumé :

C’était un matin de décembre, dans le froid et le vent, devant les marches du Panthéon, la voix caverneuse et lyrique d'André Malraux, les roulements de tambour qui martèlent la tristesse…
La République, toute à sa liturgie, sacrait Jean Moulin.
Aude Terray a choisi d'explorer ce moment historique et fondateur.
Elle s'interroge et mène l'enquête : comment expliquer le choix de panthéoniser
Jean Moulin qui ne faisait pas l'unanimité au sein de la Résistance ? Pour quelles raisons deux jours de cérémonies ? Pourquoi le discours de Malraux, sans doute le plus beau de la Vème République, a-t-il été si douloureux à écrire ?
Aude Terray scrute les coulisses, traque les secrets et les états d'âme. Elle mêle dans une fresque vivante et intime le Général de Gaulle, Georges Pompidou, André Malraux, Daniel Cordier, Maurice Papon aux héros anonymes de ces deux jours, un sacristain, une fleuriste, une gardienne d'immeuble, un commissaire adjoint et tant d’autres. 
Cette France des années 60 est encore meurtrie mais regarde vers l'avenir.
Ses contradictions et ses espérances hantent nos mythologies les plus contemporaines.

Mon avis :

Avec ce livre, Aude Terray nous plonge dans une époque et une histoire intimement liée à la Vème République, celle de la panthéonisation de Jean Moulin. Cendre de conséquence qu’on tire tantôt à droite, tantôt à gauche.

Je ne connaissais pas la vie de Jean Moulin, à part ce que tout le monde en sait, c’est-à-dire son rôle dans la résistance. Avec son livre, Aude Terray m’a comblé un peu cette lacune en présentant l’homme et ses femmes. Elle abordera même la supposé homosexualité de Moulin qui a l’air d’être qu’une affabulation selon les personnes qui l’ont connu.

Mais là n’est pas tout à fait le sujet du livre, car ce qui nous intéresse ici, c’est surtout les journées du 18 et 19 décembre 1964. Jours de la panthéonisation de Jean Moulin que l’autrice va faire revivre avec ses grands personnages comme Malraux, De Gaulle, et ses inconnus, la fleuriste, le proviseur d’école, etc.
En abordant ce moment, Aude Terray va en outre nous montrer toute l’effervescence, les préparations, qui a autour de cet évènement, mais aussi les angoisses qui pèsent sur cette journée. Les menaces écrites ou par téléphone, ou encore la douleur de Malraux pour rédiger son discours. Selon l’autrice un des plus beaux qui soit, mais qui soulève dans ce livre plusieurs voix discordantes. Toute comme la présence d’une certaine personne à l’hommage de Jean Moulin, celle de René Hardy connu pour avoir selon certaines sources de l’époque dénoncé Jean Moulin. (Et selon la page Wikipédia est passé à travers de la condamnation au "bénéfice « de la minorité de faveur »".)

Ce livre qui se partage entre deux époques, raconte aussi les recherches et questionnements de l’écrivaine : les archives plus ou moins parlantes ; les lieux visités ; les personnes qu’elle a dû rencontrer, dont Daniel Cordier qui a connu Jean Moulin. Et dans l’ensemble, ces points étaient intéressants à lire, mais pour être franche, pas à tous les coups…
Bien sûr, c’était captivant de voir comment Jean moulin a pu être perçu : homme ouvert à tous les courants ; communiste ; gaulliste. De prendre connaissance des diverses versions sur son arrestation, les guerres d’historien, la guerre des femmes - bien mise en avant dans le livre d’ailleurs. Mais à côté, la description des lieux ou encore le questionnement débile sur Johnny Hallyday (what ?!), j’avoue que je m’en serais passée. Par moment j’avais un peu cette impression qu’il fallait broder.

D’ailleurs je ne sais pas si ça vient de ça et le fait que le livre fasse un peu roman avec les personnages secondaires, les inconnus, mais finalement je trouve ce bouquin plutôt vide. Tellement peu rempli que j’en viens à me demander si Aude Terray a répondu aux questions écrites dans le résumé. Alors oui, certaines ont été plus ou moins abordées, mais par exemple la raison des deux jours je crois que je ne l’ai pas vu. En tout cas j’ai rien retenu. Le trou. Le vide. Le néant.
Et au final, autant j’ai trouvé que livre abordé bien les esprits, celui douloureux de Malraux, celui tourné vers l’avenir de Pompidou, ou encore la vie de Madeleine Malraux, mais pas tant l’importance de l’évènement et ce qu’il représente. Par contre la description de l’évènement, oui, là l’auteure a été jusqu’au bout.


Bref ! Je ressors de cette lecture mitigée. J’ai découvert avec plaisir des choses sur Jean Moulin, les hommes et les femmes de décembre 1964 (à moi d’aller plus loin), mais je trouve le livre un peu maigre et pas très bavard. Je m’attendais à un peu plus, mais bon ça reste une bonne intro, mais juste une intro.

Editions Grasset.

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29 mars 2019

"Propagande : la manipulation de masse dans le monde contemporain" de David Colon

Sur Encre d'époque :

Sur mon autre blog, voici mon avis sur Propagande : la manipulation de masse dans le monde contemporain de David Colin.

Propagande la manipulation de masse dans le monde contemporain

Résumé:

« Fake news », « infox », « post-vérité » : le monde contemporain ne cesse d’être confronté aux enjeux de l’information de masse. On croyait la propagande disparue avec les régimes totalitaires du XXe siècle mais, à l’ère de la révolution numérique et des réseaux sociaux, elle est plus présente et plus efficace que jamais. Chaque jour apporte ainsi son lot de désinformation, de manipulation, de rumeurs et de théories du complot. Loin de se résumer à la sphère politique et à la « fabrique du consentement », la propagande imprègne aujourd’hui tous les aspects de notre vie en société, les spécialistes du marketing, du storytelling ou les théoriciens du nudge s’efforçant d’influencer nos choix et comportements.

Embrassant plus d’un siècle d’histoire et couvrant un vaste espace géographique, David Colon explique les fondements et les techniques de la persuasion de masse dans le monde contemporain. Il montre que la propagande n’a cessé de se perfectionner à mesure que les sciences sociales et les neurosciences permettaient d’améliorer l’efficacité des techniques de persuasion, d’influence ou de manipulation.

Cet ouvrage percutant présente les acquis les plus récents de la recherche et permet de mieux cerner les ravages de la désinformation, hier comme aujourd’hui.

A travers une synthèse accessible et percutante, David Colon livre une contribution essentielle pour mieux cerner les ravages causés par la désinformation, hier comme aujourd'hui. 

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09 mars 2019

"Les cages de la Kempeitaï : Les français sous la terreur japonaise. Indochine, mars-août 1945" de Guillaume Zeller

Sur Encre d'époque mon 2ème blog :

Mon avis sur Les cages de la Kempeitaï : les français sous l'occupation japonaise. Indochine, mars-août 1945 de Guillaume Zeller.

Les cages de la Kempeitaï Guillaume Zeller

Résumé :

9 mars 1945. Les Japonais s’emparent de l’Indochine française alors que l’issue de la guerre du Pacique en faveur des Alliés ne fait plus le moindre doute. Après ce coup de force, ponctué de nombreux massacres, des milliers de Français, civils ou militaires, sont déportés dans des camps, incarcérés dans des prisons ou assignés à résidence.

Ces hommes et ces femmes connaissent des conditions de détention effrayantes dans les cachots et bagnes qui jalonnent la péninsule du nord du Tonkin jusqu’au sud de la Cochinchine. Sous la surveillance de la Kempeitaï, surnommée la « Gestapo japonaise », ils participent à des travaux harassants, souffrent de la faim et de la soif, subissent coups et tortures quand ils ne sont pas entassés dans des cages à tigres fétides d’où ils ne voient jamais le jour.

On estime que plus de 3 000 Européens sont morts pendant cette période. Les rescapés, dont les grands-parents de l’auteur, ont toujours été convaincus de ne devoir la vie qu’aux explosions nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki. Ces Français du bout du monde demeurent pourtant oubliés, écrasés entre la libération de la métropole et la guerre d’Indochine qui s’annonce, quand ils ne sont pas soupçonnés de complaisance envers le régime de Vichy. Plus de 70 ans après, il est temps que cette tragédie occupe sa juste place dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

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02 mars 2019

"Mon fils, ce djihadiste" de Alexandra Gil

Mon fils, ce djihadiste de Alexandra Gil

Mon fils ce djihadiste alexandra Gil

Résumé :

Nathalie, Marie-Agnès, Françoise, Michelle... Toutes ces mères ont vu leur enfant partir en Syrie pour participer au djihad. Un phénomène d’ampleur touchant chaque année plus de 5 000 jeunes Européens qui n’hésitent pas à rejoindre l’État Islamique. Dans ce livre, des mères de djihadistes français et belges témoignent. Pourquoi ces enfants qu’elles ont portés et éduqués ont-ils pris un tel engagement ? Comment supporter l’absence d’un fils que l’on continue d’aimer, envers et contre tout ? Ces mères font le récit d’une vie quotidienne devenue un calvaire : les interrogatoires interminables, les voisins suspicieux, et cette peur terrible d'allumer la télévision après un attentat qui aurait pu être commis par leur fils. Avec parfois pour seule conclusion, un texto laconique les informant que leur enfant n'est plus de ce monde…

Un document exceptionnel pour comprendre le djihadisme européen.

Mon avis :

                                                          "Les Saint Jean bouche d'or
Qui prêchent le martyre
Le plus souvent d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées
C'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas.
[...]
Ô vous, les boutefeux
Ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu !
Laissez vivre les autres !
La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas."

Mourir pour des idées de Georges Brassens.



     Voilà un livre qui soulève des sentiments différents en moi, mais après un petit point sur moi-même, finalement je m’aperçois que je ressens plus de colère que de compassion. Colère contre les familles, colère contre l’Etat.

     Pour commencer, je tiens à préciser que je comprends ces mères ou ces pères qui sont déboussolés, dépressifs, perdus, quand ils ont su que leur enfant était parti faire le djihad. Je me doute en effet que ça ne soit pas facile à apprendre, surtout quand on sait quelles atrocités vont être commises contre des innocents à cause de la connerie religieuse. Je comprends aussi très bien ce sentiment de ne pas être à sa place dans une société qui souffre de cette connerie religieuse islamique par plusieurs attentats et autres atteintes aux Droits de l’Homme.
      Toutefois, ma compassion pour ces familles a tout de même eu ses limites. En effet, j’admets que j’ai eu aussi beaucoup moins de sympathie pour quelques familles quand je lisais certains passages. La compassion n’était pas tout à fait absente, mais entre la sœur qui ne voulait pas dénoncer son frère quand il reviendra (en espérant qu’il ne revienne jamais et qu’il crève là-bas), la mère qui fait comprendre à son fils de ne pas se pointer au resto habituel de peur qu’il soit arrêté, ou encore la mère qui refuse d’admettre que son fils ait changé (parole de mère !), j’avoue que j’ai fait quelques bons.
L’amour c’est probablement beau, mais là c’était juste idiot. Et j’avoue que je ne comprends pas cette attache à ce membre assassin de la famille, qui m'a particulièrement agacée quand les parents ont peur que leur monstre d’enfant meurt. Dans ma tête, ce n’est pas admis d’avoir peur pour des monstres, quand bien même ils soient de ta famille...
      Nonobstant cela, tous ne sont heureusement pas ainsi, à l’image de ce père de famille qui dit qu’il ne pourra plus jamais avoir confiance en ce fils qui est rentré en France (hélas pour nous).
     Bref ! Certains témoignages ont soufflé en moi le chaud et le froid. Mais malgré tout, et malgré l’énormité de ce que je vais dire, je ne peux qu’encourager ces familles amputées d’un membre à continuer leur vie, car leur vie vaut mieux que cet échec.

      Pour continuer, je disais dans l’intro que l’Etat était la seconde source de ma colère. Sur ce point, ce que j’ai apprécié voir, c’était de voir que cette colère était partagée avec les familles, comme l’atteste les témoignages qui dénoncent :

1- La collusion entre l’Etat et les islamistes ;

2- Les discours qui jouent avec la théorie de l’amalgame comme celui du Maire de Sevran et qui servent si bien les islamistes ;

3- L’inaction de l’Etat qui ne fait rien pour lutter contre ce fléau, et laisse en liberté en France ou en Belgique des gens qui ne doivent pas connaître cet état de faveur. (Pour moi une balle dans la tête, c’est un cadeau pour l’humanité.)

      Néanmoins, en lisant ce livre ma colère est allée plus loin que ces choses-là, en effet quand je sais que certains débiles de dieu ressortiront un jour de prison comme le fils d’Omar, ça m’a révoltée. Car je trouve le droit pas assez sévère avec ces choses-là, et là pour moi réside une des faiblesses des démocraties.
Effectivement, il ne doit pas être admis que ces monstres là ressortent un jour de prison, ni même rentre de Syrie. Les Bisounours ça n’existent pas en vrai, et on ne revient jamais de la folie divine et meurtrière. On ne peut de ce fait donner une seconde chance à ces choses-là !!!
     Sinon pour en revenir au livre, nous savons tous que dénoncer les trois points s’est enfoncer les portes ouvertes, c’est des choses que l’on dit depuis longtemps et que l’on voit tous les jours sans que ça choque pour autant les bien-pensants… Cependant j’ai trouvé qu’il était intéressant de voir comment ces familles le ressentaient. Tantôt comme une injustice, notamment quand les recruteurs, les imams sont dehors en liberté ; tantôt comme une défaite annoncée, à l’image de ce père qui se dit que vu l’inactivité des états de droit, on a déjà perdu. Et ça c'est terrible...

     Enfin, pour conclure cet avis, l’autre atout de ce livre, c’est qu’on peut aussi découvrir certaines situations, comme la DGSI qui ne fait rien car l’Etat n’est pas réactif ou encore la corruption qui règne à divers endroit.

     En résumé, c’est un livre témoignage très intéressant à lire – et qu’il faut lire –pour découvrir comment se transforme l’enfant ; renseigner sur les dérives qui doivent inquiéter ; et aussi avoir une meilleure vue sur l’état actuel de l’Europe qui laisse beaucoup trop faire les musulmans et leur donne beaucoup trop de droit (islam-islamiste ce n’est pas différent). Mais quand vous lirez ce livre, gardez une dose de zen en vous car la colère viendra titiller vos chakras plus d’une fois ! Que ça soit dans les témoignanges, dans les actions, dans les écrits.

Merci aux Editions City.

Extraits :

"Je viens d'Algérie, je sais de quoi je parle. Quand j’étais môme, les islamistes ont commencé à fonder des associations, soi-disant pour venir en aide à la population. Et je l'ai constaté. Si tu étais sans ressources, ils t'accueillaient à la mosquée et te donnaient à manger... Ils étaient discrets et paraissaient inoffensifs, parce qu'à l'époque ils n'étaient pas encore en position de force. Mais dans les années quatre-vingt, quand j'avais 20 ans, leur heure de gloire est arrivée, ils ont gagné du terrain et se sont imposés par la force. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment même en Europe. Ces gens-là sont en Europe et se servent de la loi, du droit, de la démocratie précisément pour combattre la démocratie". Omar.

"Elle n'a pas non plus oublié que le maire de sa ville, Sevran, a refusé de divulguer le numéro vert mis en place par le gouvernement pour aider les familles témoins de signes de radicalisation chez les proches. Elle se rappelle clairement sa réponse dévastatrice : "A quoi bon stigmatiser la communauté musulmane ? il ne faut pas exagérer, il y a seulement 14 jeunes originaires de Sevran qui sont partis en Syrie." La mère de Quentin hausse le ton quand elle m'avoue que ce "seulement" l'obsède et la met au supplice depuis deux ans. Car, pour elle, un garçon c'est déjà de trop. Elle est convaincue qu'il existe un clientélisme politique envers l'islam, et que cette complaisance est motivée par la crainte de perdre des électeurs parmi les citoyens de confession musulmane." Véronique.

"Ce sont des lâches, des hypocrites. Ils dénoncent un système dont-ils se servent à leur avantage." Véronique.(En parlant de la justice française).

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22 février 2019

"La nostalgie des pays perdus" de Jean-Claude Perrier

La nostalgie des pays perdus de Jean-Claude Perrier

Source: Externe

Résumé :

Qu’est le monde d’hier devenu ? Découvrir ses monuments et ses mystères, ses splendeurs et ses ombres, ses foules et ses visages faisait le voyage et le voyageur. Submergé par le tourisme de masse, le voilà englouti sous les guerres, les fanatismes, les tsunamis. Et la laideur.

Ce livre constitue la grande cérémonie des adieux qui manquait à la littérature des ailleurs. Il est tant de lieux où l’on ne pourra plus aller ou revenir sur un globe rétréci comme peau de chagrin.

Inconsolable, Jean-Claude Perrier se souvient des siens qui sont aussi les nôtres. Sa remémoration est notre consolation. Elle invite, par les mots, les images, le style, à entreprendre l’ultime tour du monde.

Mon avis :

Je pensais lire un livre sur les pays plus ou moins lointains qui raconterait l’histoire, les personnages, la magie, des lieux emblématiques de l’auteur. Je pensais lire un livre un peu général, un peu mondial, où chacun se sentirait concerné par les mots et paysages qui défileraient dans ces pages.
Ben non.
Finalement c’est un livre très personnel, où l’auteur parle de lui, de ses rencontres, de ses questionnements, de ses voyages, de ses attentes. Déçue ? Oui, un peu, car je ne m’attendais vraiment pas à ça.

Toutefois, je n’irai pas dire que ce livre est mauvais. En effet, si la magie n’a pas opéré entièrement, j’ai malgré tout ressenti cette nostalgie que l’auteur a pour les lieux et les gens qu’il a connu, car je comprends son sentiment. Qui ne s’est jamais demandé ce qu’était devenue cette personne ou comment le lieu à évoluer pendant tout ce temps d’absence ?

Outre la nostalgie, et même si cette dernière est différente de celle de l’auteur car sa vie n’est pas la mienne, je dois admettre que pour le voyage, pour les rencontres, ce livre n’est pas désagréable non plus, puisqu’il est aussi le récit d’un lieu dans une époque. Il donne ainsi à voir certaines mentalités, certaines tensions politiques… à un moment donné, et donne aussi à voir ce qui a changé.

En résumé, ce n’est pas un livre que je qualifierais d’indispensable, mais si un jour vous l’avez sous la main, ouvrez-le, et vous prendrez conscience que face au temps l’homme est impuissant.

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14 février 2019

"Antivax : la résistance aux vaccins du XVIIIème siècle à nos jours" de F.Salvadori & LH.Vignaud

Sur Encre d'époque (mon 2ème blog) :

Mon avis sur Antivax : ici.

Antivax la résistance aux vaccins du XVIIIème siècle à nos jours

Résumé :

Selon une enquête récente, plus de 40 % des Français considèrent que les vaccins ne sont pas sûrs. La rougeole s’étend sur notre territoire, la diphtérie réapparaît en Europe, le monde voit s’éloigner la possibilité d’une prochaine éradication de la poliomyélite, seuls 20 % des infirmiers se vaccineraient contre la grippe saisonnière… Comment expliquer cette vague de méfiance, menaçant de faire resurgir en Occident des maladies que l’on pensait disparues ?
Oppositions religieuses, arguments écologiques, préventions contre une industrie Big Pharma et un État Big Brother… Si internet facilite aujourd’hui la diffusion de théories conspirationnistes, la plupart des courants « antivax » modernes reprennent des arguments nés dès le XVIIIe siècle. Pasteur lui-même ne fut-il pas en son temps accusé d’être un spéculateur vantant les mérites d’un procédé qui aurait fait plus de victimes que la maladie elle-même ?
Une enquête sur trois siècles d’oppositions à une révolution médicale, qui fait le point sur toutes les polémiques actuelles à la lumière des débats du passé.

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07 février 2019

"Les plantes ces êtres intelligents" de Claude Joseph

Les plantes ces êtres intelligents de Claude Joseph

les plantes ces êtres intelligents

Résumé :

Savez-vous que les plantes peuvent éprouver de la douleur, de la peur et ont des facultés sensorielles ? Qu’elles communiquent entre elles et qu’elles ont chacune leur personnalité, une vie sociale et font preuve de stratégie ? Oui, les plantes sont des êtres intelligents et leur vie est passionnante ! Dans ce livre, l’auteur invite à un extraordinaire voyage dans l’univers végétal. Il nous montre comment, avec peu de moyens, les plantes ont construit un monde surprenant d’ingéniosité basé sur l’entraide et l’instinct de survie. Un monde d’une richesse incroyable qu’il est essentiel de préserver alors que la diversité biologique s’appauvrit. Car si les plantes peuvent parfaitement vivre sans les hommes, il nous serait totalement impossible de vivre sans elles...

Mon avis :

Quand je faisais mon CAP fleuriste (très très longtemps avant ma Licence d’histoire) j’avais eu des cours de botanique qui nous apprenaient le fonctionnement de la plante, les maladies, etc… A l’époque, j’adorais ces cours. Avec le temps toutefois, mon intérêt s’est émoussé, jusqu’à se faire oublier... Affront réparé ! En lisant ce livre, j’ai retrouvé l’intérêt que j’avais pour cette matière à l’époque. Car oui, la botanique c’est passionnant !
Je sais, les sciences ont pour réputation d’être chiantes, la botanique est en plus souvent une science oubliée qui ne compte pas vraiment, mais lisez ce livre et vous verrez à quel point le monde des plantes est riche et passionnant.
Bien sûr, l’écriture de l’auteur et son accessibilité doit pas mal jouer sur le fait que j’ai adoré ce livre, toutefois le sujet abordé est tellement vaste, que l’on va pour notre plus grand plaisir de découverte en découverte. (Ou en redécouverte, car j’ai bien gardé quelques bribes de mes cours et comme tout le monde j’ai regardé enfant C’est pas sorcier.)

Oui ! J’ai adoré ce livre ! Et pour plusieurs raisons.
Déjà parce qu’il donne des bon petits cours de botanique en expliquant le fonctionnement de la plante ou encore sa naissance. L’auteur va par exemple aborder la photosynthèse, la reproduction, la nutrition des plantes (sève, eau), l’adaptation dans le temps, etc. Tout ceci avec force d’exemple et de détail, sans toutefois noyer le lecteur sous un flot d’information indigeste. Ensuite, parce que Claude Joseph va aborder d’autres sujets, comme les animaux et les insectes pour bien remettre les plantes dans leur milieu et nous montrer par la même occasion la magie de la nature. L’étonnement en tout cas, qu’elle peut susciter.
Enfin, j’ai aussi apprécié ce livre pour la variété de l’approche que l’auteur a eu sur les plantes. Sur toutes les plantes : fleurs coupées, légumes, fleurs des champs, arbres, etc. Mythologique, historique, pharmaceutique, industriel, il va aborder l’histoire de ces plantes, les espoirs et vertus qu’elles peuvent avoir, les contraintes qu’elles ont, les problèmes qu’elles posent. (Il va même jusqu’à donner des conseils de jardinage ! Ce n’est probablement pas le but, mais en tout cas ça y ressemble fortement.)
Alors oui, ça fait peut-être un peu fourre-tout dit comme ça, mais ça ne l’est pas, car chaque point abordé apporte un développement intéressant et soulève d’autres problèmes liés à ce monde végétal ; par ailleurs cette démarche élargie montre que ces plantes un peu bafouées par la science et les gens, sont au contraire très présentes autour de nous et méritent un peu plus de considération. Ce que l’auteur cherche à remédier via ce livre.

Néanmoins, j’ai deux petites choses à reprocher à ce bouquin.
Premièrement, je n’ai pas trop apprécié le comparatif récurent entre la morale humaine et la vie sexuelle des plantes. Pour moi c’est une chose qui n’a pas lieu d’être ; existe-il en ce monde une seule personne qui soit réellement choquée par la vie sexuelle des plantes ???
Et deuxièmement, je regrette qu’il n’y ait pas eu de glossaire et quelques petits schémas explicatifs à la fin du livre. Après une pause dans le livre, c’est un peu difficile de souvenir de la définition de certains mots, et par ailleurs j’avoue que même avec quelques connaissances, j’ai parfois eu du mal à me représenter les parties d’une feuille ou d’une plante. L’école remontant à loin…

En résumé, malgré les deux petits défauts, j’ai adoré ce livre qui m’a bien rafraîchi la mémoire et m’a appris aussi beaucoup. J’ai adoré son sujet mais aussi son approche variée, qui montre entre autre la sensibilité du monde végétal, son intelligence, son adaptation. A lire pour voir la richesse et l’intelligence de la nature.


Editions Ideo.

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06 février 2019

"La tondue 1944-1947" de P. Frétigne & G. Leray

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur la Tondue 1944-1947 de Philippe Frétigne & Gérad Leray : ici.

Source: Externe

Résumé :

3e édition, revue et augmentée

La photographie dite de la « Tondue de Chartres », prise par Robert Capa le 16 août 1944, est sans doute le document le plus représentatif du phénomène de l’épuration sauvage qui a entaché la Libération de la France au cours de l’été 1944. Or, elle a beau être mondialement connue, avoir été publiée dans un nombre considérable de publications et d’ouvrages, avoir suscité émotions et commentaires, rares sont ceux qui connaissent l’histoire véritable de ses protagonistes.
Au fil d’un long travail de recherche au sein des archives, il a enfin été possible de reconstituer l’itinéraire familial et politique de cette femme martyrisée qui traverse, son enfant dans les bras, une foule hostile : victime sacrificielle, ou coupable avérée ?
À l’issue de cette enquête, c’est une société provinciale en proie aux déchirements idéologiques, mais aussi aux querelles de voisinage, aux ambitions et aux rancœurs de tous ordres, qui resurgit devant nous, avec une saisissante précision dans le détail.
3e édition augmentée de nouvelles informations sur les acteurs de l’affaire, et de l’intégralité du dossier judiciaire.

 

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04 février 2019

"Le loup, une histoire culturelle" de Michel Pastoureau

Sur Encre d'époque :

 

Mon avis sur Le loup, une histoire culturelle de Michel Pastoureau  : ici

 

Source: Externe

Résumé :

Dans l'imaginaire européen, quelques animaux jouent un rôle plus important que les autres et forment une sorte de « bestiaire central ».
Le loup en fait partie et en est même une des vedettes. Il occupe déjà cette place dans les mythologies antiques, à l'exemple de la louve romaine, qui a nourri Romulus et Rémus, du loup Fenrir, destructeur du panthéon nordique, et des nombreuses histoires de dévorations, de métamorphoses et de loups-garous. Ces derniers sont encore bien présents au Moyen Âge, même si la crainte du loup est alors en recul. Les bestiaires dressent du fauve un portrait négatif et le Roman de Renart en fait une bête ridicule, bernée par les autres animaux et sans cesse poursuivie par les chasseurs et les paysans. La peur du loup revient à l'époque moderne. Les documents d'archives, les chroniques, le folklore en portent témoignage : désormais les loups ne s'attaquent plus seulement au bétail, ils dévorent les femmes et les enfants. L'étrange affaire de la Bête du Gévaudan (1765-1767) constitue le paroxysme de cette peur qui dans les campagnes ne disparaît que lentement.
Au xxe siècle, la littérature, les dessins animés, les livres pour enfants finissent par transformer le grand méchant loup en un animal qui ne fait plus peur et devient même attachant. Seuls la toponymie, les proverbes et quelques légendes conservent le souvenir du fauve vorace et cruel, si longtemps redouté.

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