Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

09 octobre 2012

Extrait du livre "Le crime d'Halloween" d'Agatha Christie.

Extrait du livre "Le crime d'Halloween" d'Agatha Christie.

 

 

" Poirot, quant à lui, n'était pas du tout d'accord. Pour lui, c'était la justice qui primait. Il se méfait s'était toujours méfié de l'indulgence - de trop d'indulgence. Trop d"indulgence, comme il avait appris par expérience, en Belgique comme en Angleterre, menait souvent à d'autres crimes dont pâtissaient d'innocentes victimes, victimes qui ne l'auraient pas été si l'on s'était soucié de justice d'abord et d'indulgence ensuite. "

 

Mon avis sur ce livre ici.

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22 avril 2012

Extrait du tome 3 de 1Q84 de Haruki Murakami.

Extrait du tome 3 de 1Q84 de Haruki Murakami.

 

"Les membres de la famille d'Aomamé -du point de vue d'Ushikawa, bien entendu- étaient des gens qui avaient des idées étroites et qui menaient une vie bornée, et qui croyaient sincèrement sans l'ombre d'un doute, que plus leur esprit était étroit et bornée, plus ils approcheraient du paradis."

 

"La foi authentique et l'intolérance sont souvent les deux faces d'une même médaille."

 

Petit avis : J'ai été déçue par ce dernier tome. Même s'il a été le meilleur des trois, il est encore décevant, je trouve qu'il manque d'action. En effet j'ai trouvé ça très long, répétitif, et lourd de métaphore trop nombreuses et inutiles, sans compter qu'il est finalement très incomplet ; je me demande même si c'est bien le dernier tome, et du coup une trilogie. En bref, il n'a pas répondu à toutes mes questions et mes attentes. Une trilogie qui a fait beaucoup de bruit pour rien.

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11 avril 2011

Extrait du livre "Neige"

 

Extrait du livre "Neige" de Maxence Fermine

 

« Mais la jeune femme maîtrisant son art, avançait irrémédiablement. Pas à pas. Souffle après souffle. Silence après silence. De vertige en vertige.

Jamais elle ne trébucha. »

 

« Il y’a deux sortes de gens.

Ceux qui vivent, jouent et meurent.

Et il y’a ceux qui ne font jamais rien d’autre que se tenir en équilibre sur l’arête de la vie.

Il y’a les acteurs.

Et les funambules. »

 

« Neige était devenue funambule par souci d’équilibre. Elle, dont la vie se déroulait comme un fil tortueux, entrelacé de nœuds que nouaient et dénouaient la sinuosité du hasard et de la platitude de l’existence, excellait dans l’art subtil et périlleux consistant à évoluer sur une corde raide. 

Elle n’était jamais aussi à l’aise que lorsqu’elle marchait à mille pieds au dessus du sol. Droit devant elle. Sans jamais s’écarter d’un millimètre de sa route.

C’était son destin.

Avancer pas à pas.

D’un bout à l’autre de la vie. »

 

Mon avis sur Neige ici.

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10 mars 2011

Extrait du livre "Journal de voyage, tome 1 : Lettres à son mari 11/08/1904 - 26/12/1917" d'Alexandra David-Néel

Extrait du livre "Journal de voyage, tome 1 : Lettres à son mari 11/08/1904 - 26/12/1917" d'Alexandra David-Néel

 

Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre... Mieux vaut s'accommoder des choses, ou les briser que de pleurer à la lune.

" Le jour où l'on renonce à manger du poulet c'est qu'on y tient plus beaucoup ou que l'on préfère à la saveur du poulet, celle des principes au nom desquels on y renonce." Vérité absolue. Et tout l'enseignement du Bouddha est là. Il n'a jamais demandé aux gens [...], de se mutiler moralement ou physiquement par la renonciation. Il leur a simplement dit de regarder, d'analyser, de se rendre compte de la valeur des choses et de se décider ensuite. Le bouddhiste ne renonce qu'à ce à quoi il ne tient plus parce qu'il en a mesuré le vide, le néant.

Il fait froid et triste quand on demande aux êtres de vous être un soutient, de vous réchauffer, d'alléger le fardeau de misère inhérente à toute existence. Nul d'eux n'a réellement le souci de le faire, nul d'eux ne le peut vraiment. C'est en soi qu'il faut cultiver la flamme qui réchauffe, c'est sur soi qu'il faut s'appuyer.

 

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26 février 2011

Extrait du livre "Les mains nues" de Simonetta Greggio

Extrait du livre "Les mains nues" de Simonetta Greggio

 

"Peut être avais-je toujours été suspecte d'être une femme seule, sans mari, sans même le plus vague fiancé. je me devais d'être accompagnée d'un homme, d'avoir des enfants - ou de me plaindre de ne pas en avoir. Je n'avais pas joué le jeu, n'avais respecté aucune règle. Je n'avais même pas fait semblant, et peut-être était-ce ça le plus grave, ce qu'on ne pouvait pardonner."

"Maman partie, papa ne s'est pas éternisé. Il est devenu vieux tout d'un coup. Quand il bougeait, ses articulations faisaient un bruit de branches qui s'entrechoquent. On dit qu'on ne meurt pas d'avoir le coeur brisé. Peut-être est-ce vrai. Mais je crois qu'on meurt de ne plus avoir envie de vivre. On meurt de laisser tomber."

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21 février 2011

Extrait du livre "Frankenstein ou le Prométhée moderne"

Extrait du livre "Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary W. Shelley


"Un être humain en cours de perfection doit toujours garder un esprit calme et paisible, et ne jamais permettre à la passion ou à un désir passager de troubler sa tranquillité. Je ne pense pas que la poursuite du savoir soit une exception à cette règle. Si l'étude à laquelle vous vous appliquez tend à diminuer vos affections et à détruire votre goût pour les plaisirs simples, c'est que cette étude est certainement blâmable, c'est à dire impropre à l'esprit humain. Si cette règle était toujours observée, si tous les hommes renonçaient à toute tâche susceptible de contrarier la tranquillité de leurs affections familiales, la Grèce n'aurait pas été asservie, César aurait épargné sa patrie, l'Amérique aurait été découverte plus graduellement, et les empires du Pérou et du Mexique n'auraient pas été détruits."

 

"Les travaux de ces hommes de génies, bien que visant des buts faux, apportèrent en fin de compte des avantages substantiels à l'humanité."

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10 février 2011

Extrait du livre "Le crépuscule d'une idole"

Extrait du livre "Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray.

« Nous sommes porteurs, Freud nous le dit, nul besoin de démonstration, de ce souhait d’enfance : chacun d’entre nous a voulu un jour s’accoupler au parent du sexe opposé et a considéré le parent du sexe identique comme un rival dont il a souhaité la disparition. Freud l’a vécu ainsi dans sa chair, il faut donc que tous l’aient une fois vécu de la même manière dans leur chair. L’alternative est simple : soit chacun se souvient de cette configuration libidinale, et les choses sont claires, Freud a raison. Soit il ne s’en souvient pas, et l’affaire est encore plus claire, alors Freud a encore plus raison, car ne pas se souvenir prouve la formidable puissance du refoulement d’autant plus nécessaire que ce désir oedipien a été puissant. Dans tous les cas, Œdipe triomphe, mais aussi, et surtout, Freud dont la névrose ne lui paraît plus insupportable une fois étendue à chacun. Quand tous souffrent de cette pathologie, plus personne ne souffre d’aucune pathologie… »

J’adore ce passage où comme Kipling il fait des suppositions / affirmations pour décrire en quelques phrases Freud.

 « Et si l’on ne croit pas aux fictions freudiennes ? Si l’on n’adhère pas à sa psychologie littéraire ? Si l’on doute de l’université du complexe d’Œdipe ? Si l’on ne sacrifie pas à l’hypothèse d’un désir sexuel de tout garçon pour sa mère et, conséquemment, d’une envie d’occire symboliquement son père ? Si l’on résiste à l’idée que nous avons tous assisté à la scène primitive d’une copulation entre notre père et notre mère soit de visu, soit parce que notre inconscient conservait la trace de ce qui ne peut pas avoir eu lieu à l’origine de l’humanité ? Si l’on pense que le tropisme incestueux est l’affaire d’un seul homme sans que pour autant l’humanité tout entière en soit affectée ? Si l’on pense qu’un mythe se situe aux antipodes de la science et qu’on ne devrait donc pas pouvoir, de ce fait, parler de mythe scientifique ? Si l’on ne souscrit pas à l’idée que tous les pères auraient le fantasme inconscient d’abuser de leurs enfants ? Si l’on pense que le banquet primitif avec manducation d’un corps du père de la horde primitive relève de l’extravagance ? Si l’on estime que la vérité du corps concret devrait peser plus dans le souci de la pathologie d’autrui que l’hypothèse d’un inconscient nouménal doté de toutes les qualités d’un dieu monothéiste ? Si l’on préfère la causalité dialectique à la causalité magique ? Si l’on se soucie moins du chaman ou du sorcier et plus du médecin ou du chirurgien pour régler ses problèmes de santé ? Si l’on soupçonne le divan d’être un accessoire moderne dans le vieux théâtre des guérisseurs ? Si l’on pense, après examen du dossier, que Freud a beaucoup menti, peu soigné et presque pas guéri ? Si l’on doute que le psychanalyse ait plus de souci de lui, de son revenu, de sa discipline, de sa corporation, que la guérison de son patient ? Si l’on pense qu’un conquistador vit sur une autre planète qu’un homme de science ? Si l’on estime que la psychanalyse est une excellente thérapie – pour son inventeur et seulement pour lui ? Alors, c’est qu’on est très malade et qu’il nous faut urgemment nous allonger sur un divan… »

 

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25 janvier 2011

Extrait du livre "La porte des enfers"

Extrait du livre "La porte des enfers" de Laurent Gaudé

 

"Je suis à genoux devant vous, père, mais ne croyez pas que je suis faible. Je suis forte. J'ai confiance en vous. Vous allez faire pour moi un miracle et je sens déjà  la joie monter dans mes veines. Je sais que des hommes comme vous sont capables de choses pareilles. Cela leur coûte, peut être, mais ils sont ici-bas pour cela, pour nous soulager de nos malheurs. Je sais ce qui vient. Les aveugles vont voir. Les paralytiques se mettront à marcher. Je sais tout cela. Je suis prête. C'est l'heure de la résurrection des morts . Tous, un par un, ils vont se lever de dessous la terre et marcher. J'attends avec impatience. Ce ne sera pas un miracle. Juste une réconciliation du Seigneur avec des hommes. Car il nous a offensés. Vous le savez comme moi. Par la mort de Pippo, il m'a jetée à terre et m'a battue. C'était un acte de cruauté et je l'ai maudit pour cela. Mais c'est aujourd'hui l'heure du pardon. Le Seigneur lui même va s'agenouiller devant nous et nous demander de lui pardonner. Je le regarderai longuement, je lui baiserai le front et je lui pardonnerai. C'est alors que les morts se lèveront, car tout sera achevé. C'est bien. Je prie pour que ce jour advienne. Je suis pleine de force. J'attendrai jusqu'à demain je sens déjà la terre qui gronde. Les cadavre bougent. Ils se préparent et trépignent d'impatience. Il ne reste que quelques heures avant que le Seigneur ne se présente à nous. J'ai hâte, mon père, de le voir s'agenouiller devant moi et pleurer avec humilité."

 

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05 décembre 2010

Extrait du livre "Les trois mousquetaires"

Extrait du livre "Les trois mousquetaires" d'Alexandre Dumas

 

"Poussière, je rentre dans la poussière. La vie est pleine d'humiliations et de douleurs, continua-t-il en s'assombrissant ; tous les fils qui la rattachent au bonheur se rompent tour à tour dans la main de l'homme, surtout les fils d'or. O mon cher d'Artagnan ! reprit Aramis en donnant à sa voix une légère teinte d'amertume, croyez-moi, cachez bien vos plaies quand vous en aurez. Le silence est la dernière joie des malheureux ; gardez-vous de mettre qui que ce soit sur la trace de vos douleurs, les curieux pompent nos larmes comme les mouches font du sang d'un daim blessé."

"[...]
- Cœur tendre, coeur percés, dit Athos.
- Que dites-vous ?
- Je dis que l'amour est une loterie où celui qui gagne, gagne la mort ! Vous êtes bien heureux d'avoir perdu, croyez-moi, mon cher d'Artagnan. Et si j'ai un conseil à vous donner, c'est de le perdre toujours."

"Si fait ; mais, vous savez, plus les cœurs sont fiers, plus ils sont difficiles à prendre."

Avis sur les trois mousquetaires ici

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13 octobre 2010

Extrait du livre "Une soif d'amour"

Extrait du livre "Une soif d'amour" de Yukio Mishima

 

« Où en es-tu ? Ton bateau est sur le point de sombrer. Et tu n’as pas encore appelé au secours ? Ce bateau, tu l’as cruellement malmené et t’es ainsi privée de port. L’heure est venue où il te faut nager de tes propres forces. Tout ce qui t’attend est la mort. Est-ce là ce que tu souhaites ? »

Seule le souffrance peut ainsi servir d’avertissement. A sa dernière extrémité, son organisme avait tendance à perdre son support mental. Son désespoir était pareil à un mal de tête qui lui martelait le crâne comme s’il allait éclater, pareil à une grosse bille de verre qui, de sa poitrine, remonterait vers sa gorge. « Je n’appellerai jamais au secours », pensa-t-elle.

En dépit de tout, Etsuko avait besoin d’une dure logique. Elle l’aiderait à édifier une assise, qui lui permettrait de se dire heureuse.

Etsuko poursuivait le cours de ses pensées.

« Il me faut tout absorber… il me faut tout absorber les yeux fermés… Cette souffrance, je dois apprendre à la savourer… Le chercheur d’or ne saurait s’attendre à ne trouver que de l’or. Il doit ramasser le sable au hasard au fond de la rivière. Il n’a pas le privilège de savoir à l’avance s’il réussira. Il se peut qu’il n’y ait pas d’or du tout et il se peut qu’il y en ait. Mais une chose est certaine : celui qui ne va pas à le recherche de l’or ne fait jamais fortune. »

 

 "Une trop longue souffrance rend stupide, mais celui que la souffrance a rendu stupide peut encore connaître la joie."

Mon avis sur Une soif d'amour ici

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