Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

25 mai 2019

"Les suppliciées du Rhône" de Coline Gatel

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel

Source: Externe

Résumé :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle.
Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l'enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu'il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu'intrigant ?
Entouré d'Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au cœur d'un Lyon de notables, d'opiomanes et de faiseuses d'anges. Jusqu'à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

Mon avis :

Trois jeunes gens, une journaliste polonaise et deux jeunes médecins légistes, mènent l’enquête pour résoudre les meurtres de jeunes femmes avortées. Dans un Lyon mal fréquenté à la fin du 19ème siècle, nous voici donc embarquez avec ces trois jeunes gens pour résoudre l’enquête à l’époque des balbutiements de la science policière…

Embarquez oui, mais pas entièrement, et pour deux raisons en ce qui me concerne.
Première raison, j’ai trouvé que l’auteure s’éparpillait beaucoup trop dans le récit, en abordant beaucoup trop de sujet comme la drogue, l’avortement, la prostitution, la misogynie… qui donne un peu cette impression d’avoir une enquête qui passe au second plan.
Deuxième raison, j’ai trouvé les personnages beaucoup, beaucoup trop bruyants, et de fait beaucoup trop fatigants. A cause de leurs oppositions constantes, leurs prises de bec incessantes, mais aussi à cause de leur personnalité trop forte. La journaliste polonaise par exemple, m’a fatiguée au plus haut point - et je crois que c’est la première fois de ma vie qu’un personnage fictif me fatigue !

Toutefois, si tout ceci a mal joué sur ce moment de lecture, que je ne qualifierai pas de spécialement bon donc, je dois dire que la fin était par contre bien trouvée, et qu’elle a réussi à rattraper un peu mes deux défauts. Elle était un peu compliquée à suivre pour ma part car je n’ai pas été très concentrée sur ma lecture, mais ces dernières scènes où il y avait de la haine, de la vengeance, de la folie, de la colère étaient surprenantes et agréables à lire malgré tout. Et j'avoue que j'ai été contente de voir que je n'ai pas souffert pour rien, que la fin au moins était à la hauteur d'un bon roman policier.

En résumé, je n’ai pas été si emballée que ça par cette lecture, mais si les ambiances tendues vous plaisent, pourquoi pas.

Merci à Lecteurs.com et aux éditions Préludes.

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28 avril 2019

"Peine maximum" de Gilles Vincent

Peine maximum de Gilles Vincent

peine maximum

Résumé :

Février 1947, Basses-Pyrénées. Un petit garçon assiste à la pendaison de son père, chasseur de Juifs pendant l’Occupation. Soixante ans plus tard, une grande ville du sud découvre chaque jour le corps supplicié d’un vieillard. Très vite, l’enquête révèle l’origine juive des victimes. Le passé d’une ville remonte alors à la surface et lance un ex-flic, Sébastien Touraine, et une jeune psychanalyste, Emma Steiner, dans une course folle contre l’histoire refoulée de la Libération. Ils ont six jours. Six jours pour mettre la main sur le tortionnaire avant qu’il ait achevé sa mission. Le compte à rebours ne fait que commencer... Et si c’était dans votre ville…

Mon avis:

Peine maximum est un court roman policier, où l’on part à la recherche d’un homme qui tue ses victimes juives selon les procédés allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Autant vous dire que sans être gore, ce n’est pas non plus un livre soft, puisque ça va loin dans l’idée (j’insiste sur le mot) du sadisme. Pour autant ce n’est pas un livre terrible à lire, l’auteur ne faisant pas dans le sensationnalisme et passant très vite sur les scènes macabres, comme sur le reste au demeurant. En effet tout va très vite, ce qui n’est pas plus mal car au moins ça reste sur l’essentiel. Bien que cela ne l'empêche cependant pas de développer ses personnages.

En ce qui concerne l’enquête maintenant, j’ai apprécié la personnalité que lui a donnée l’auteur en faisant jouer deux affaires distancées de plusieurs dizaines d’années, où s’ajoute une vengeance encore plus lointaine en rapport avec 39-45. (Ça fait un peu désordre dit comme ça, mais c’est très simple à suivre croyez-moi.) Toutefois, si j’ai bien apprécié le mélange des affaires, l’idée de la vengeance aussi, j’avoue que je n’ai pas marché entièrement avec le roman, car le suspense à défaut d’être absent souffre de lacune. Honnêtement, du départ on se doute que le patient a quelque chose de louche et que ce n’est pas un simple gars.
Cela étant, +1 pour la fin. En effet, pour une fois qu’un roman se finit mal, ça mérite le champagne ! Non je ne suis pas cruelle, mais toutes les fins qui se basent sur ce schéma habituellement se ressemblent, là on sort du prévisible. Alors ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça fait plaisir quand même.

En résumé, ce n’est pas un livre indispensable dans son genre. Bien qu’il soit rapide et pas si mal foutu, c’est un livre du genre un peu vite lu, vite oublié. Mais si vous tombez dessus, lisez-le car ce n’est pas non plus un mauvais moment de lecture qui vous attend. Ca se lit bien et vite.

Merci à Babelio et aux éditions Cairn

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29 décembre 2018

"A fleur de peau" de James Barnaby

A fleur de peau de James Barnaby

Source: Externe

Résumé :

Se réveiller sans rien savoir des dernières heures écoulées, un fardeau que Jane supporte depuis ses onze ans. L'année où elle a été enlevée. Brillante étudiante de 19 ans aux yeux de tous, la jeune fille souffre pourtant de « fugues temporelles », crises proches du somnambulisme dont elle ne garde aucun souvenir. Comme chaque année, Jane passe l'été au bord du lac Mendota dans le chalet familial. Obligée de se rendre à Chicago pour son travail, sa mère la laisse en compagnie de son beau-père, Richard, qu'elle adore. Mais le lendemain matin, Jane se réveille les mains ensanglantées. Près d'elle gît Richard, égorgé. Et Jane le sait, elle a tout de la coupable idéale...

Mon avis :

A fleur de peau, possède un résumé tentant pour qui comme moi ne lis pas beaucoup de polar. Quand je l’ai reçu, j’avais cependant un peu peur de m'être emballée pour rien, vu que dès l’entrée du livre il est question de Walt Disney et des soi-disant scènes qui impressionnent les enfants dans les animés. Et pour moi, s’il y a bien une chose qui ne fait pas peur quand on est gamin c’est bien Walt Disney. Car Walt Disney ce n’est pas L’exorciste non plus, mais passons.

Un peu refroidi donc, j’ai commencé à lire quand même ces pages, et outre le fait que j’ai constaté beaucoup de longueur et de description qui m’ont rendue la lecture parfois un peu pénible, je dois avouer que dans l’ensemble le livre est vraiment pas mal et se lit plutôt bien. D'une part, grâce à l’histoire de cette jeune fille manipulée qui a des absences et des crises de délire, et qui sera maltraitée par toutes les institutions existantes comme la police et les services de santé lors de l’enquête. Et d'autre part, grâce au fait qu’il se sert pour la base de son mystère, de pratiques manipulatrices réelles mises en place par des services secrets et des médecins de tout bord depuis longtemps.

Comme je l’ai déjà dit, le livre malgré les longueurs se lit bien, l’enquête et l’histoire de Jane sont prenantes, riches en surprise, en obstacle convenu, même si on s’étonne peu au final que les salauds et les requins festoient toujours sur le dos des victimes… Mais en ce qui me concerne, ce qui m’a réellement plu ici, c’est tous les détails sur les pratiques manipulatrices et le but de ces démarches de « reprogrammation », où on comprend pourquoi et sous certaines conditions Walt Disney peut servir l’hypnose et la manipulation, et donc faire peur aux enfants si on reste dans cette optique-là. Ca ne tient pas la plus grosse partie du livre, certes, pourtant ces explications et la manière dont s’imbrique la trame dedans rend l’horreur des faits plus tangible et l’histoire un tantinet moins imaginaire et délirante. Ca fait un peu froid dans le dos...

En résumé, un peu long mais très intéressant à lire pour l’ingrédient de l’intrigue qu’est l’hypnose dans un but de servir l’état, les institutions, les ambitions personnelles.

Editions De Borée.

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19 septembre 2018

"Les fantômes du passé" de Gaëlle Perrin-Guillet

Les fantômes du passé de Gaëlle Perrin-Guillet

Les fantômes du passé de Gaëlle Perrin Guillet

Résumé :

ondres, 1893  : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.

Mais quand le «  meurtre de la calèche  » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable  : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt  ! Est-ce une machination  ? Ou bien son frère serait-il encore vivant  ?

L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

Intrigues, menaces et complots  : une enquête dans les bas-fonds du Londres victorien.

 

Mon avis :

Dans un Londres du 19ème siècle, où riches et pauvres se côtoient, où le crime n’est jamais bien loin dans ses ruelles sombres ou lumineuses, un inspecteur à la retraite, Henry Wilkes, va devoir reprendre du service pour voir si c’est bien le fantôme de son frère qui a tué un riche patron dans une explosion.

Tentant, non ? Allons voir ça de plus près.

Pour commencer, je voudrais dire que même si l’idée du livre n’est pas folle et n’a rien d’unique, l’idée de départ est malgré tout sympathique, vu qu'elle promet quelques bons remous chez les personnages. Toutefois, si l'idée originelle est sympa et l'écriture aussi, je n’en ferai pas un coup de cœur comme Gérard Collard. Et ceci, même si cette ambiance londonienne du 19ème siècle me plaît énormément, et même si l’enquête ne manque pas de rebondissement et de coup bas. Le pauvre inspecteur Thomson est vraiment le mal aimé de l’histoire...

Bref ! Comme je le disais, je n’en fais pas un coup de cœur ni une lecture inoubliable malgré ses qualités, car j’ai trouvé que ce livre manquait de peps et d'originalité.
De peps, à cause de quelques longueurs et de quelques scènes sans trop d’intérêt pour moi, comme par exemple les soirées de Billy ; certes elles ne servent pas à rien, bien au contraire on aborde les workhouse et la pauvreté, mais pour moi elles ralentissent pas mal l’action.
Ensuite, j'ai trouvé que ça manquait d'originalité, parce que pour moi il y a quand même beaucoup de référence à Sherlock Holmes notamment chez les personnages. Ce qui, quand on regarde bien, ne donne pas d’originalité propre au roman et donne même pour l’ensemble un sentiment de plagiat ou « de pas d’idée », en tout cas de déjà-vu car il n’y a pas vraiment de création ex-nihilo. En effet, les références sont particulièrement visibles, comme par exemple le coup du déguisement, le laudanum, ou même la haine entre Tompson et Wilkes qui rappellerait Lestrade/Holmes.
D’accord ça peut être une sorte d’hommage, mais là il y en a un peu trop je trouve, et il y en a tellement trop que ça fait oublier les touches personnelles que l'auteur tente de mettre chez Wilkes via son enfance et les relations avec son frère.

Toutefois, tout n'est pas du déjà-vu, le livre comporte un peu d'originalité avec Miss Pickman par exemple ou la description de la société londonienne, et franchement c'est sympa.

En résumé, ça se lit très bien quand même, malgré les longueurs et le déjà-vu, et même si ce n’est pas un livre qui m’a marqué je pense que je vais suivre ces aventures de près. Au moins voir encore une fois.

Merci aux Editions City.

29 mai 2018

"Le cas zéro" de Sarah Barukh

Le cas zéro de Sarah Barukh

Source: Externe

Résumé :

Tout commence par un cas. Incompréhensible et inquiétant. Une série de symptômes incohérents et d’une gravité extrême. Laurent Valensi, médecin à l’hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner son patient, un certain Ali Benyoussef.
Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d’une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre. En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur lui, il va se battre pour sauver cet homme et faire éclater la vérité : si ce patient était le cas zéro de la  terrible épidémie qui fait rage aux Etats-Unis et que l’on appelle « le cancer homosexuel » ?
Un thriller angoissant où Sarah Barukh, l’auteur de Elle voulait juste marcher tout droit, nous tient en haleine de la première à la dernière page.

Mon avis :

Je pensais que c’était un premier roman, mais en fait ce n’est pas le cas. Je me suis faite cette réflexion car j’ai trouvé ce livre vraiment pas mal pour un premier roman, mais comme ce n’est pas un premier ceci s’explique sûrement grâce à ça.
Bref ! Comme vous le voyez à cette intro un peu bizarre, cette lecture me fut agréable dans l’ensemble. Cette enquête médicale faite par un médecin, qui dose à merveille les règles du genre, se boit comme du petit lait de manière générale ; il y a du suspense, du chantage, des menaces, de l’exclusion, un accident... en clair tout ce qu’il faut pour un bon roman qui pourtant ne comporte pas tant de suspense que ça. Néanmoins et comme on peut en avoir avec le lait, il peut y avoir quelques problèmes digestifs, ça peut peser lourd sur l’estomac… Et dans mon cas, tout ce qui concerne les à côté de l’histoire principale, étaient très lourds à lire. C’était très intéressants, parfois très émouvants, mais ils alourdissaient le livre énormément.
Certes c’est un excellent moyen pour donner de la profondeur à l’histoire, aux personnages, pour en faire découvrir d’autres et élargir le propos, et ça aurait pu être parfait malgré les petites répétitions. Mais, ça aurait pu être parfait, si… si à côté de ça l’investissement du docteur Laurent n’avait pas été exagéré pour un unique patient.
En effet, le livre aurait pu être parfait, car il mélange les codes du genre assez savamment et parce qu’il retranscrit assez bien les sentiments qu’inspiraient le sida à l’époque, à savoir l’incompréhension et la peur ; mais l’acharnement du Docteur Valensi à vouloir sauver un patient comme si rien d’autre ne comptait ou n’existait à côté, faut pas exagérer ça perd en crédibilité. Et faut encore moins exagérer avec un karma de merde, où le monde s’effondre et s’acharne sur un seul homme en l’espace de même pas 48 heures. Oui d’accord, ce court laps de temps complètement moisi rajoute de la tension, mais quand même, j’avais l’impression que pour un service surchargé le docteur Valensi n’avait qu’un patient au monde, et j’avais en plus l’impression que le mec n’était pas né pour la chance. (Avec autant de mouise en 48 heures, ma positon se comprend.) Et que dire des journées qui donnent l'impression de durer 50H et non 24H… Bref ! C'était parfois un peu exagéré.
Pour autant c’était un très bon livre et je l’ai lu avec intérêt dans l'ensemble.

En résumé, j'ai apprécié la manière dont le sida est abordé, cette peur et incompréhension des soignants qui ne savaient encore rien sur le mode de transmission et ne savaient pas quoi faire pour soigner, mais à côté j'ai moins bien aimé, ce côté de l’exclusivité du patient et tout ce qui va avec niveau acharnement et situation WTF, sans parler de la légende des essais cliniques et des apprentis sorciers. Mais malgré ces défauts, c’est un livre que je conseille parce que c'est réellement un bon moment de lecture.

Merci Babelio et Albin Michel.

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27 juin 2017

"Quand sort la recluse" de Fred vargas

Quand sort la recluse de Fred Vargas

fred vargas

Résumé :

— Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
— Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
— Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
— Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
— Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?

Mon avis :

Je me demande toujours comment Fred Vargas arrive à écrire et faire tenir debout des histoires si étranges. Il n’y a qu’elle pour jouer avec les choses improbables, les différents sens d’un mot, une impression lointaine, pour écrire une enquête à l’aura mystérieuse à un rythme entraînant.

Après un retour en France suite à une affaire point facile à élucider pour l’équipe d’Adamsberg, ce dernier s’intéresse à des morts par piqûre d’araignée  violoniste. D’apparence banale et de « la faute à pas de chance », Adamsberg trouve néanmoins cela étrange, il va donc se mettre à enquêter - avec une partie de son équipe - en cachette de sa hiérarchie sur cette affaire qui le gratte, qui le picote et qu’il est sûr n’est pas normale.
De découvertes terribles, de rebondissement en rebondissement, d’échec en échec, Adamsberg va finir par résoudre cette affaire qui sort du commun et qui a mis en danger la cohésion de l’équipe.

Je ne vous cache pas que cette affaire est complètement capilotracté ; explication, déroulement, extraction de souvenir, tout paraît trop forcé et peu naturel, pourtant, malgré cela, ça marche, faut bien l’admettre. Malgré un petit coup de mou sur la fin pour ma part, le tout en effet fonctionne et emporte le lecteur très vite et très loin ; car voyez-vous ce n’est pas seulement une enquête qui accapare le livre mais diverses histoires (y compris de volatiles) et diverses personnalités. Diverses histoires et personnalités qui font changer le lecteur de préoccupation et d’atmosphère et permettent quelques digressions, quelques à-côté pour nous faire découvrir un peu plus cette équipe sans lasser le lecteur. Car bien plus que dans les autres livres, j’ai en effet cru voir que Fred Vargas avait passé plus de temps ici à nous faire découvrir toute l’équipe d’Adamsberg même s’il existe néanmoins quelques redites. D’ailleurs qu’il ait du changement dans les prochains livres paraît plus que probable, visiblement dans cette brigade la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Bref ! C’était une lecture agréable, originale, prenante, riche en rebondissement et cheminement tortueux malgré le côté peu naturel. Je recommande, Fred Vargas est vraiment une valeur sûre, elle prend le temps de bien ficeler ses livres.

 

Editions Flammarion.

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19 février 2017

"Agatha Raisin : randonnée mortelle" de M.C. Beaton

Agatha Raisin : randonnée mortelle de M.C. Beaton

agatha raisin

Résumé :

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds - et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l'impression d'enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely.

Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d'affaires criminelles. Comme le meurtre d'une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs.

Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d'un tueur se perd aussi facilement que la tête ou... la vie !

Mon avis :

Agatha Raisin c’est d’après le résumé une Miss Marple d’aujourd’hui, mais comme je ne connais pas ce personnage je ne pourrai dire si c’est vrai ou abusé.
Cela étant, Miss Marpel ou pas, cette quinqua en léger surpoids, amoureuse comme une gamine de 20 ans et un brin insupportable, est un personnage aux aventures agréables à suivre.

Certes, ce livre fait partie des livres vites lus et quasiment vites oubliés, pour autant l’ambiance anglaise, l’enquête menée par un milieu amateur et non officielle, et la résolution un peu hasardeuse a tout pour plaire. En effet, le côté calme qui change des romans policiers habituels très tendus, très sérieux, très oppressants, fait du bien car c’est reposant. (Et je m’aperçois que c’est ce que je préfère dans ce genre.)
Ajoutez à cela l’air pur de la campagne anglaise c’est bon vous êtes en vacances. Il ne manque plus que le thé !

En résumé, c’est rapide (mais ce n’est pas grave il y en a d’autres), c’est simple, ce n’est pas prise de tête mais c’est franchement rafraîchissant et sympa. Ca se boit comme du petit lait y a rien de compliqué et de trop.

 

Merci Albin Michel.

25 janvier 2017

"Lulo" de Hugo Poliart

Lulo de Hugo Poliart

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Résumé :

Je m'appelle Sandra, j'ai vingt-huit ans. Ce que j'aime dans la vie, c'est baiser et tuer. Baiser, je le fais gratuitement, c'est ma passion.
Tuer, c'est mon métier, je suis payée pour ça.

Je m'appelle Marc. J ai trente-sept ans. Je suis inspecteur à la brigade criminelle et je crois bien qu'on vient de me confier l'affaire qui va changer ma vie.

Le « lulo » est un fruit colombien de couleur orange, lumineux quand il est mûr. On l'apprécie pour son jus verdâtre, souvent dilué dans de l'eau, avec un peu de sucre ou de miel pour en atténuer l'acidité.

Mon avis :

Il arrive ! Il est là ! Je sais que vous ne l’attendiez pas et pourtant il est là. C’est ce qu’on appelle une rentrée réussite.
Réussite comme ce livre. Pas un coup de cœur mais quand même une réussite. Je ne sais si l’histoire est originale, si c’est du déjà fait, mais personnellement j’ai adoré l’intrigue, le personnage principal très tigresse, l’écriture, l’ambiance. Vraiment c’était une bonne lecture.

Pour faire un rapide résumé, ça parle d’une fille Sandra qui travaille pour un gars très riche qui possède plusieurs entreprises de média, culturelle… dans le monde. Ce dernier, un jour va en avoir marre de recevoir des manuscrits pourris, du coup il a l’idée de proposer à cette fille de tuer ces mauvais auteurs afin de protéger le monde des livres de leur bouse littéraire. Forcément, ces histoires de meurtre vont finir un jour par attirer des ennuis aux protagonistes.
Vous vous en doutez le livre va donc tourner autour de cette enquête, ces meurtres, en bref rien de bien exceptionnel. Pourtant il va surprendre ! En tout cas il m’a surpris même si certaines choses étaient prévisibles.
La surprise, a tout d’abord commencé par l’histoire entre le flic et Sandra et par son issu, je ne m’attendais pas à cela du tout. Ensuite ça a continué à cause du personnage de Sandra, qui est très intéressante à suivre -c’est une fille qui ne manque pas d’audace- mais aussi très intéressante à lire. En effet, l’auteur lui donne des pensées mentales extrêmement mordantes mais qui sont vraiment excellentes à lire. C’était magnifique tant de « délicatesse » dans le langage. ^^

L’autre atout de ce livre c’est aussi son dynamisme. Y a pas un seul temps mort vu que l’auteur a coupé en deux parties son roman ; une pour Sandra, l’autre pour Marc (le flic). Cet approche qui permet d’aborder les personnages de manière plus intime, de comprendre petit à petit ce qui les lie, fait que finalement on ne s’ennuie pas car Hugo Poliart ne s’attarde pas que sur un personnage et n’en fait pas parler qu’un. Ce qui varie l’action, l’approche, les scènes, les pensées, etc.

Dernière petite chose avant de finir je voudrais préciser que derrière ses apparences « polardesque » ce livre va parfois avoir quelques profondeurs dans ses lignes, comme par exemple sur le plagiat ou encore sur la littérature. Dans un tel livre cela peut surprendre mais pourtant ça n’était pas mal placé. Au contraire ça étoffé les personnages et donnait un peu plus de cachet au livre.

Bref ! C’était une lecture où je ne partais pas spécialement convaincue et pourtant elle m’a vaincue. J’ai passé un excellent moment de lecture quoi que trop rapide.

Merci aux éditions Jourdan.

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02 novembre 2016

"Là où elle repose" de Kimberly McCreight

Là où elle repose de Kimberly McCreight

Source: Externe

Résumé :

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d'un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l'université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l'identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s'est jamais vraiment remise de cette épreuve... Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.
Kimberly McCreight assemble minutieusement les pièces d'un puzzle obscur pour construire un thriller aussi captivant qu'émouvant. Après Amelia, elle confirme ici sa place parmi les meilleurs auteurs du genre.

 

L'avis de Madame Conscience :

 

Comme mon hargneuse patronne est absente, pour une fois je vais m’amuser à faire un avis à sa place et ainsi tout lui pourrir son blog. Haha !

Là où elle repose est une histoire sordide sur le corps d’un bébé retrouvé. Qui est le père ? Qui est la mère ? Telles sont les questions auxquelles on s’attend tout au long de la lecture. Ces questions y sont effectivement, mais une histoire en amenant une autre elles ne seront pas les seules.

 En effet, une vieille histoire de plusieurs dizaines d’années, la disparition d’une mère de famille, vont s’ajouter à cette affaire. Faisant ainsi de ce livre une histoire passionnante, prenante, même si certaines choses sont prévisibles, comme par exemple l’identité du père du bébé.

Autre chose très réussite dans le livre, la personnalité des personnages qui sert à  merveille cette ambiance tendu et de non-dits. Entre la mère parfaite, la mère fragile dans sa peau suite à une fausse couche, la mère débordée, le père absent, la fille paumée, etc., on a un mélange explosif de personnalité qui rajoute de la matière à l’intrigue. Qui soyons honnête, sans ça se serait révélé très vide et moins intéressant à suivre. C’est en effet amusant de les voir se démener pour se sortir de la mouise dans laquelle ils sont, de part leur douleur, leur mensonge…

 Cependant un petit bémol à ce livre. Je lui reproche quelques longueurs et niaiseries. En fait la niaiserie, je la reproche surtout au personnage principal que j’ai trouvé parfois un peu lourde dans son comportement avec sa fille. Ha et puis ! Un autre bémol, l'histoire vieille de 20 ans (que je vous parlais au début) on se demande comment elle arrive-là et pourquoi elle ressort, parce que visiblement rien n'explique vraiment cet intérêt. Y a bien une raison à un moment, mais j'ai trouvé ça un peu bancal.

 En résumé, c’était une lecture agréable, même si rien de vraiment original dans la forme. Mais je suis contente d’avoir découvert ce livre grâce aux matchs de la rentrée littéraire de Priceminister. (#MRL16) Merciiiiiii.

 

01 août 2016

"Deux gouttes d'eau" de Jacques Expert

Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

Source: Externe

Résumé :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s'appelle Élodie, et l'enregistrement d'une caméra de surveillance permet d'identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l'arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s'obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d'avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d'eau.
 
Une construction rigoureuse et implacable qui fait vaciller nos certitudes jusqu’à la dernière page. Nathalie Dupuis, Elle.
 
Redoutablement efficace. Jean-Christophe Buisson, Le Figaro magazine.
 
Un impeccable thriller psychologique. Élise Lépine, Tranfuge.

Mon avis :

Je lis très peu de roman policier même si c’est un genre que j’aime beaucoup, par chance ils sont généralement bons et bien Deux gouttes d’eau de Jacques Expert ne fait pas exception.

Alors, je suppose que des romans policiers avec des histoires de jumeaux sont assez monnaie courante, mais comme j’en lis peu et n’en ai lu je crois aucun avec ce thème, celui-là a eu l’heur de me plaire par son sujet, son développement et sa fin. En effet, pour moi tout était assez nouveau, et ceci malgré quelques clichés comme le flic bourru, le subalterne qui n’en fait qu’à sa tête et j’en passe.
Cela étant, malgré cela et quelques passages qui m’ont fait rire parce qu’ils me paraissaient absurdes, comme par exemple les parents qui psychotent au tout début de la naissance des jumeaux à cause des bracelets (j’ai trouvé ça quand même gros), j’ai lu ce livre avec plaisir. Premièrement parce que l’auteur arrive à maintenir un suspense jusqu’à la dernière page, deuxièmement parce qu’il a su donner un passé à ses personnages, notamment aux jumeaux, sans alourdir le récit, et troisièmement parce qu’il a su faire une fin surprenante. Une fin que personne n’attend, une fin inquiétante au demeurant, une fin qui te laisse comme deux ronds de flan. Ouais !

Enfin là je parle de la fin, mais en fait, c’est tout le récit qui surprend par ses innombrables rebondissements et son développement, et je pense que très peu de lecteurs pourront deviner ce qui se passera à la fin tellement c’est original. Bon, après peut-être que je me trompe mais pour moi qui en lis peu c'est ce que je pense.^^

Bref. Ce n’est pas un policier qui marquera l’histoire du genre, mais il a cette touche agréable et fraîche qui fait qu’on le lit avec plaisir. Pour ma part c’était la première fois que je lisais cet auteur et je pense qu’un jour j’en tenterai d’autres.

Merci à Lecteurs.com.