Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

05 juillet 2017

"Quand la météo fait l'histoire" de Louis Bodin

Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

louis bodin

Résumé :

Depuis la nuit des temps, les désordres météorologiques influent sur le cours de l'histoire : des pluies ont fait basculer l'issue des plus grandes batailles, comme à Waterloo ou à Azincourt ; les mauvaises récoltes de 1788 et 1789 ont attisé la fureur populaire et les grondements de la Révolution ; la pluie et la boue de la dramatique année 1914 ont freiné l'offensive française et précipité la guerre des tranchées ; la vague de froid de 1954 a entraîné le mouvement de solidarité de l'abbé Pierre ; et les canicules de 1976 ou 2003 ont fait vaciller les gouvernements... Grand spécialiste de la météorologie, Louis Bodin nous invite à un voyage inattendu et passionnant, qui nous montre que le climat a toujours été un acteur incontournable de notre histoire !

Mon avis :

La météo n’est jamais seule responsable des échecs, des défaites, des révoltes, des crises, mais il est certain qu’elle est un facteur non négligeable de ces équations et qu’elle aura plus d’une fois fait trembler les gouvernements.
Loin du réchauffement climatique, du trou de la couche d’ozone, Louis Bodin va nous montrer dans son petit livre intéressant que la météo a toujours imposé sa loi aux hommes et que ces derniers ne sont pas toujours responsables de la colère naturelle. Certes, le réchauffement climatique aujourd’hui - et quoi qu’en dise l’auteur - est responsable de beaucoup de catastrophe, mais avec ce livre qui combine évènements historiques, anecdotes (qui sert souvent d’intro au sujet du chapitre) et un recul sur la situation, on va se rendre compte, si ce n’est pas déjà fait,
que ce n’est pas toujours le cas vu qu’à l’époque où il n’était point vraiment question d’une grosse activité humaine, le temps déjà n’en faisait qu’à sa tête.

Mais si ce livre met en avant le facteur temps au cœur d’une équation pour expliquer certaines défaites, situations critiques, il va aussi au-delà car l’auteur montre comment le facteur humain prend une grosse place dans la tragédie et comment le temps joue sur nous. L’entêtement de Napoléon, les faux pas d’un gouvernement qui les fonts vaciller, les comportements et l’impatience des citoyens ou du bas peuple à l’époque où la citoyenneté n’existait pas, etc. montrent que la question météorologique va plus loin que des phénomènes atmosphériques et que cette dernière est inextricablement liée à l’espèce humaine et sa nature. D’ailleurs je parle de tragédie mais parfois cela a été aussi source de solidarité.

Cela étant et au-delà de tout cela ; temps, nature humaine, faux pas gouvernementaux, ce livre est aussi intéressant d’un point de vue pédagogique car on apprend certaines causes de mauvais temps comme l’éruption du volcan Tambora en 1815 responsable de mauvaise récolte en Europe, mais aussi l’évolution de cette science toujours incertaine et la manière dont elle est perçue par la population ou encore les états-majors.

Bref ! C’est un petit livre sans prétention mais franchement agréable à lire. Il nous apprend beaucoup de chose et est intéressant.

Merci aux éditions J'ai lu.

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27 juin 2017

"Quand sort la recluse" de Fred vargas

Quand sort la recluse de Fred Vargas

fred vargas

Résumé :

— Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
— Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
— Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
— Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
— Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?

Mon avis :

Je me demande toujours comment Fred Vargas arrive à écrire et faire tenir debout des histoires si étranges. Il n’y a qu’elle pour jouer avec les choses improbables, les différents sens d’un mot, une impression lointaine, pour écrire une enquête à l’aura mystérieuse à un rythme entraînant.

Après un retour en France suite à une affaire point facile à élucider pour l’équipe d’Adamsberg, ce dernier s’intéresse à des morts par piqûre d’araignée  violoniste. D’apparence banale et de « la faute à pas de chance », Adamsberg trouve néanmoins cela étrange, il va donc se mettre à enquêter - avec une partie de son équipe - en cachette de sa hiérarchie sur cette affaire qui le gratte, qui le picote et qu’il est sûr n’est pas normale.
De découvertes terribles, de rebondissement en rebondissement, d’échec en échec, Adamsberg va finir par résoudre cette affaire qui sort du commun et qui a mis en danger la cohésion de l’équipe.

Je ne vous cache pas que cette affaire est complètement capilotracté ; explication, déroulement, extraction de souvenir, tout paraît trop forcé et peu naturel, pourtant, malgré cela, ça marche, faut bien l’admettre. Malgré un petit coup de mou sur la fin pour ma part, le tout en effet fonctionne et emporte le lecteur très vite et très loin ; car voyez-vous ce n’est pas seulement une enquête qui accapare le livre mais diverses histoires (y compris de volatiles) et diverses personnalités. Diverses histoires et personnalités qui font changer le lecteur de préoccupation et d’atmosphère et permettent quelques digressions, quelques à-côté pour nous faire découvrir un peu plus cette équipe sans lasser le lecteur. Car bien plus que dans les autres livres, j’ai en effet cru voir que Fred Vargas avait passé plus de temps ici à nous faire découvrir toute l’équipe d’Adamsberg même s’il existe néanmoins quelques redites. D’ailleurs qu’il ait du changement dans les prochains livres paraît plus que probable, visiblement dans cette brigade la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Bref ! C’était une lecture agréable, originale, prenante, riche en rebondissement et cheminement tortueux malgré le côté peu naturel. Je recommande, Fred Vargas est vraiment une valeur sûre, elle prend le temps de bien ficeler ses livres.

 

Editions Flammarion.

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23 juin 2017

"Un été avec Machiavel" de Patrick Boucheron

Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron

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Résumé :

« L’intérêt pour Machiavel renaît toujours dans l’histoire au moment où s’annoncent les tempêtes, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. Si on le relit aujourd’hui, c’est qu’il y a de quoi s’inquiéter. Il revient : réveillez-vous. » Depuis sa mort en 1527, on le lit pour s’arracher à la torpeur. Mais que sait-on de lui hormis le machiavélisme, cette angoisse collective devant le mal en politique ? Allons donc chercher l’homme derrière le masque qui le défigure. Levons les contradictions qui travaillent cet esprit ardent de la Renaissance florentine : le créateur du Prince et l’homme d’action, le poète obscène et le blagueur, l’inspiration qu’il trouve autant chez les peintres que dans la mécanique des passions et intérêts humains. En somme, la sagesse de Machiavel ne se trouve-t-elle pas dans « l’art subtil de la provocation joyeuse » ? Patrick Boucheron nous invite sur un tempo allegrissimo à découvrir un Machiavel insolent, visionnaire, implacable comme un soleil d’été. « Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver, non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose ». Un été avec Machiavel est à l’origine une série d’émissions diffusées pendant l’été 2016 sur France Inter.

Mon avis :

Machiavel, Machiavel un auteur connu de tous même si tout le monde ne le lit pas.
Machiavel, l’auteur du Prince, mais un Prince pas si Machiavélique que ça, plutôt un livre pour apprendre à gouverner tout en ayant l’art d’entourlouper les gens ; et si je vous parle de cela c’est parce qu’en lisant ce livre Un été avec Machiavel j’ai la certitude d’être passé à côté de l’œuvre maîtresse de Machiavel que je n’ai pas tant apprécié que cela, j’admets.
Il faudrait que je la relise dans une édition argumentée.
Avec ce livre et une édition argumentée je comprendrai mieux ce livre (Le Prince) que j’ai laborieusement lu et finalement très mal compris.
Mais parce que j’ai laborieusement lu Le Prince de Machiavel, j’ai difficilement lu Un été avec Machiavel de Patrick Boucheron. C’est un livre très intéressant, on apprend beaucoup de chose sur Machiavel, sur ses livres, sur les temps, sur les messages de ce bouquin et sa manière qu’il a de marquer l’histoire, mais au final et malgré tout cela ça n’a pas suffi pour me faire aimer ces pages à la première lecture - même s'il permet une autre approche du Prince.
Il y a pourtant de magnifiques passages à méditer, à imaginer, à dévorer, à relire, et il est aisé de faire le parallèle avec aujourd’hui, mais malgré cela ce livre m’est resté obscure car l’œuvre principale qu’il aborde m’est resté elle-même en grosse partie obscure... Alors là je vais mettre 3 étoiles, mais je sais que quand je relirai ces deux livres (Le Prince et Un été avec Machiavel) je mettrai plus d’étoile à ces derniers, car j’aurai enfin eu tous les éléments en main pour bien comprendre la portée de l’œuvre "machiavéliste" et sa résonance au temps présent et futur...

Merci aux éditions des Equateurs

Extraits :

« On racontera bientôt que Machiavel, avant de mourir, fit un songe. Il voyait arriver vers lui une foule misérable et triste en haillons. De l’autre côté, un autre groupe s’avançait, noble et solennel. Il demanda leurs noms  aux premiers : nous sommes les saints qui allons en paradis. Quant aux seconds, ils déclaraient : nous sommes les damnés qui allons en Enfer. Mais oui, il les reconnaissait : il y avait parmi eux tous ces grands esprits de l’Antiquité qui lui avaient offert avec tant de libéralité leur conversation. Avec eux, on pourra continuer à parler politique. Pourquoi aller s’ennuyer avec les gueux ? Point de doute, Machiavel a décidé : il suivra les grands hommes en enfer. »

" Raymond Aron l’a écrit en 1945 : « La querelle du machiavélisme se rallume chaque fois que des Césars plongent l’Europe dans la servitude et la guerre. » En sommes-nous là ? Peut-être pas, ou pas encore. SI l’histoire est scandée par une succession de moments machiavéliens, il y a des moments forts et des moments faibles, plus discrets, plus sournois, plus entêtants. Les moments faibles ne sont pas toujours les moins dangereux, dès lors que menace l’engourdissement général. Machiavel est un éveilleur, parce qu’il est un écrivain. Il écrit pour porter la plume à la plaie. Il écrit pour raviver non la splendeur des mots, mais la vérité de la chose. "

"Le gouvernant avisé, lit-on dans le Prince, "ne doit avoir autre objet ni autre pensée que la guerre et les institutions et science de la guerre". Mais alors qu'est-ce que la paix ? Machiavel répond : la violence en puissance, celle qui n'a pas besoin de s'exercer sinon par les effets d'une menace insidieuse, d'autant plus efficace qu'elle demeurera vague, incertaine, informulée."

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15 juin 2017

"Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu" de Michael Kerrigan

Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

guerre froide

Résumé :

Les dessous d’une guerre qui n’a pas eu lieu

L’attaque nucléaire de l’OTAN sur l’Union soviétique, l’assaut terrestre de l’Europe occidentale décidé lors du Pacte de Varsovie, des chats dressés pour écouter des conversations secrètes, des explosions nucléaires sur la Lune, le PROFUNC canadien visant à retirer leurs droits civils aux citoyens qui, par leurs idées, auraient été considérés comme une menace pour la démocratie, le bombardement nucléaire de cibles économiques et militaires du Nord-Vietnam...
Ces projets peuvent sembler invraisemblables, mais pendant la Guerre Froide, ces opérations et de nombreuses autres ont été sérieusement prises en considération, tant par les Américains que par les Soviétiques.
Ce livre nous raconte l’histoire des principales opérations secrètes et scandaleuses qui ont été mises au point, et qui auraient pu changer le cours de l’Histoire.
L’auteur resitue ces opérations dans leur contexte, étudie les chances qu’elles auraient eues de réussir et les conséquences qui en auraient découlé si elles avaient été menées à bien.
Les documents d’archives officielles, les photographies rares, les illustrations et les cartes contenus dans ce livre montrent le sérieux de ces opérations et de leur analyse.
Un livre fascinant qui, après coup, fait froid dans le dos.

Mon avis :

Comme dit le titre, ce livre va aborder la guerre froide, du moins tout ce qui fut plans, organisation en cas de frappe, idées d’espionnage, etc., etc. en gros tout ce qui ne s’apprend pas à l’école et qu’on ne voit pas forcément ailleurs. Cela étant, si cela peut s’avérer intéressant à découvrir voire amusant à lire, c’est surtout au final délirant et terrifiant. En effet certaines choses paraissent tellement exagérer ou pas assez (les dangers de la bombe atomique paraissent vraiment minimisés quand on voit certaines précautions), qu’on ne peut pas ne pas sentir un certain malaise à la lecture de ces pages.

Malgré ce sentiment de malaise, j’ai trouvé ce livre très intéressant, il met bien en avant la mentalité de l’époque, replace bien dans le contexte politique les actions et les plans pensés, mais pour autant je ne l’ai pas tant aimé que cela. Il est très bien, il éclaire sur beaucoup de chose, il nous apprend beaucoup, mais parfois c’est assez soporifique à lire car trop militaire et donc pas assez prenant.
J’avoue que les approches trop militaires, mécaniques, techniques, sont souvent de trop pour moi ; un peu je ne dis pas non mais là j'ai trouvé que c'était beaucoup, du coup si j'ai un point à reprocher à ce livre c'est cela. C'est ce côté parfois trop technique qui peut vite noyer le lecteur dans un flot d'information trop pointu, mais bon cela n'est pas obligé de gêner tout le monde et bien-sûr ça n'enlève rien à l'intérêt du bouquin.

En résumé, c'est un livre très intéressant à lire qui nous ouvre un peu plus les yeux sur cette guerre, mais voilà par moment il faut s'accrocher.

Merci aux éditions Jourdan.

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08 juin 2017

"Le fantôme de la Mary Celeste" de Valérie Martin

Le fantôme de la Mary Celeste de Valérie Martin

le fantôme de la mary celeste

Résumé :

Entre mythe et réalité, la grande romancière Valerie Martin, prix Orange pour Maîtresse, revisite l'histoire d'une des plus célèbres énigmes maritimes : le 4 décembre 1872, la Mary Celeste, un brigantin américain en route vers Gênes, est retrouvé dérivant au large des Açores. A son bord, aucune trace de l'équipage, de son capitaine, Benjamin Briggs, de son épouse et de sa fille qui l'accompagnaient. Pour le jeune écrivain Arthur Conan Doyle, cette disparition est une source d'inspiration inespérée. Pour Violet Petra, médium réputée dans les cercles huppés de Philadelphie, un cauchemar. Et pour le public de l'époque victorienne, obsédé par la mort, un fascinant mystère... Un navire surgi d'une brume semblable aux ténèbres, un écrivain naissant à la veille de la gloire, l'émergence d'une ferveur spirituelle troublante et inédite : trois trames qui convergent tout au long d'un récit aussi tumultueux que les océans menaçant d'engouffrer la Mary Celeste. Un roman ambitieux sur l'amour, la perte, et les légendes parfois plus fortes que la vérité.

Mon avis express :

Résumé alléchant, mais ça s'arrête là. J'ai tiré péniblement jusqu'à la page 100 environ, et après j'ai dû admettre mon propre naufrage... Long, assommant, embrouillant (mot français mais phrase absolument pas française), ce livre réunit pour moi toutes les définitions qui résument l'ennui.

Je crois que je devrais arrêter de vouloir tenter des livres qui parlent de la mer, à chaque fois ça m'emmerde ! (Disons la chose clairement.) En effet, je crois partir voyager au loin à chaque fois, et pourtant à chaque fois le bateau reste au port... Et à côté de cela j'ai toujours besoin d'un radeau de sauvetage pour ne pas sombrer dans l'abîme ou m'éclater sur les récifs de ce genre de livre. Généralement, un autre livre.

Vous l'aurez compris je n'ai pas aimé.

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"Le Prince" de Machiavel

Le Prince de Machiavel

Source: Externe

 

Résumé :

Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une œuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières œuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Œuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. Paul Klein

Avis express :

Je m'attendais à un Prince machiavélique, malfaisant et en fait non. Ca se rapproche plus d'un manuel pour gouverner, mais ça c'est l'opinion que j'ai aujourd'hui... En effet ma lecture actuelle Un été avec Machiavel me donne d'autres manières d'aborder ce livre et qui sait si je lisais une édition plus explicative sûrement que j'en aurais encore une autre.
En résumé pas une lecture si fabuleuse, mais dans une autre édition, une édition explicative, sûrement que ça m'intéresserait plus. Et je tenterai !

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28 mai 2017

"Le coma des mortels" de Maxime Chattam

Le coma des mortels de Maxime Chattam

Source: Externe

Résumé :

Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Top chrono (avis express) :

Sympa à lire, peut-être parce que je ne connais pas spécialement Maxime Chattam et ce qu'il a fait avant. Mais si l'histoire est intéressante, l'humour grinçant plus qu'agréable, c'est quand même long à lire et par moment vraiment soporifique. Des pages et des passages en moins aurait fait ce livre plus digeste, car l'humour bizarre, les gens étranges (très), ce monde un peu parallèle, ne sauve pas de l'ennui qui étreint par instant.

Mais c'était quand même sympa à lire, même si finalement ce n'est pas du tout une enquête comme le laisse entendre le résumé.

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26 mai 2017

"Madeleine Pauliac, l'insoumise" de Philippe Maynial

Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial

Source: Externe

Résumé :

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à « kidnapper » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

Mon avis :

Philippe Maynial raconte l’histoire de sa tante Madeleine Pauliac, qu’il n’a connu qu’à travers sa mère et ses recherches. Qui est Madeleine Pauliac ? Une femme médecin et militaire qui durant la seconde guerre mondiale œuvra dans la résistance et après 1945 œuvra à l’Est pour rapatrier les français avant qu’ils ne partent pour le grand inconnu en URSS, en plus de soulager dans le même temps les souffrances des populations autochtones. C’est sûr ces missions à l’Est où son neveu va s’attarder. Bonnes sœurs violées, ouverture des camps concentrationnaires, ces pages vont voir défiler la misère humaine en période de crise que Madeleine Pauliac a tenté d’adoucir.
Pour autant à côté de cette misère humaine, ces pages vont nous offrir aussi des leçons de courage, de culot, mais aussi une belle amitié entre ces membres volontaires de la Croix-Rouge française.

Mais j’avoue, si j’ai apprécié ce bouquin ce n’est pas tant pour l’amitié qu’il montre, ni pour l’altruisme de ces femmes, ou encore cette aventure dangereuse dans des pays dévastés où l’Armée Rouge se comporte comme le dernier des monstres. Non, si j’ai avant tout apprécié ce livre c’est parce qu’il raconte l’histoire de femmes libres et courageuses et qu’en faisant cela l’auteur a replacé la femme dans l’Histoire, avec un grand H. Il a montré qu’elles pouvaient être aussi fortes, douées, utiles, meilleures, que les hommes. Oui je vais jusqu'à là !
En outre, Philippe Maynial a en plus permis de sortir de l’oubli cette aventure de l’Escadron Bleu qui mériterait d’être bien plus connue, tout comme l’histoire des rapatriements. En effet, la seconde guerre mondiale ne s’arrête pas en Europe au 8 mai 1945, ses effets vont se faire sentir encore longtemps après la capitulation, notamment à travers les mouvements de population (retour de camp ou des exilés) et l’avantage de ce livre c’est qu’il permet d’avoir un aperçu sur cela et de la difficulté d’effectuer des rapatriements dans un contexte de Guerre froide. L’URSS est déjà maître de l’Europe de l’Est et les actions de la Croix-Rouge vont se heurter très vite au nouveau pouvoir, comme on va le voir avec l’Escadron Bleu notamment.
Alors certes le livre n’est pas aussi pointu qu’un ouvrage d’historien, mais il a se mérite d’élargir la problématique de la seconde guerre mondiale et de la recontextualiser, en plus de rendre à l’Histoire des personnages, des actions, oubliés ; et tout ça, oui tout ça, c’est merveilleux ! Personnellement il ne m'en faut pas plus.

En résumé, c’est une biographie, mais une biographie utile. Une vraie biographie utile qui instruit.

Merci à XO éditions.

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19 mai 2017

"Le gardien de nos frères" de Ariane Bois

Le gardien de nos frères de Ariane Bois

Source: Externe

Résumé :

Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l'extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.

Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer.
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire.

Mon avis :

Généralement j’évite les livres qui parlent de la seconde Guerre Mondiale ; déjà parce que dans la vie de tous les jours on y fait référence pour rien et ensuite parce qu'on n'a tellement réchauffé cette période, on l'a tellement cuisiné à toutes les sauces, que j’avoue j’en ai marre d’en lire ou même d’en entendre parler. De plus faut bien dire que l’originalité avec ce sujet fait souvent défaut vu que c’est sans arrêt les mêmes thèmes qui sont abordés. Mais pour une fois je vais réviser mon jugement avec Le gardien de nos frères.
Déjà parce que ce bouquin a mis en avant des points d’habitude peu ou pas utilisés comme : la résistance juif, l’après-guerre, le retour des prisonniers et le contact avec leur famille, ainsi que la difficulté de récupérer les enfants cachés, mais aussi parce qu’il y a des personnages extrêmement touchants. Ecorchés vifs, douloureux, étranger entre eux, Ariane Bois nous offre une galerie de personnage - bien qu'ils soient entourés de ténèbres - des plus intéressante à suivre et des plus réel. En effet, de la reconstruction à l'envol, ces personnages m’ont beaucoup touchée de par leur réalisme. Incompréhension, silence, douleur, force, rythme ces pages avec beaucoup de pudeur.

Quant à l’histoire, elle est bien ficelée. Tout s’emboîte très bien et le caractère des personnages complète bien cette dernière. Bref, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est que je l’ai bien aimé surtout pour tous les sujets que j’ai énumérés au-dessus. Le seul bémol : la fin. Je l’ai trouvé de trop et trop hasardeuse. La fin ne m’a convaincue, mais comme elle dure peu je conseille le livre pour tout ce qui la précède.

Merci aux éditions Belfond.

18 mai 2017

"Le mystère du livre perdu : à nous les trois mousquetaires" de P. Baccalario & E. Jauregui

Le mystère du livre perdu tome 2 : à nous les trois mousquetaires de P. Baccalario & E. Jauregui

A-nous-les-Trois-Mousquetaires

Résumé :

«Ne vous inquiétez pas : le sortilège a fonctionné. Nous avons détraqué des centaines de livres. Ce qui s'est passé avec Peter Pan ne se reproduira pas.»

Le monde des livres a de nouveau besoin d'Anna et Gabriel. Un mystérieux personnage au mauvais caractère est soudainement apparu en plein cœur du célèbre roman de cape et d'épée... Il faut le retrouver et l'expulser du livre!

L'enquête continue pour Anna et Gabriel, cette fois au secours des Trois Mousquetaires.

Mon avis :

Encore une fois Anna et Gabriel vont devoir faire face à tous les dangers littéraire pour remettre de l’ordre dans le marasme littéraire que Monsieur Zargo a mis au point avec Gustav Wart, afin d’écarter les jeunes de la culture et de la lecture.
Cette fois c’est au tour des Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas d’y passer, puisqu’un nain (venant du fameux livre mystérieux dont personne ne se souvient) s’est glissé à l’intérieur et sabote toute l’histoire du romancier Dumas.
J’ai déjà parlé dans mon avis sur le 1er tome de l’idée originale des auteurs, donc je ne vais pas le refaire ici. Je vais néanmoins juste dire vite fait que ce livre m’a davantage plu que le 1er livre, vu que les Trois Mousquetaires est une histoire que j’apprécie particulièrement à la différence de Peter Pan.
Ca dit, passons au livre.

Je ne sais pas si vous vous souvenez mais dans mon avis du premier livre je disais que je l’avais moyennement apprécié à cause de l’écriture plate et son déroulement trop sage, ben là c’est l’inverse qui s’est produit. En effet, j’ai lu très vite le livre, déjà parce qu’on en vient plus vite aux faits et aussi parce qu'il y a plus d’action, de suspense, que dans le premier. Là, il y a du mouvement, des alliances, etc. De plus, l’autre point positif, c’est que les auteurs ont su, sans alourdir le récit, rajouter 2 ou 3 petits détails qui complètent ce monde et les personnages, et ça c’était plutôt cool.
Alors certes, j’ai particulièrement apprécié le tome 2, je n’ai pas eu de sensation de déjà vu, mais n’empêche, n’empêche… je me demande jusqu’à où les auteurs vont aller pour mettre fin à cette cacophonie de style, de bruit, de personnage, d’époque littéraire sans lasser leurs lecteurs.

En attendant hâte de voir la suite.