Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

12 novembre 2016

"Je joue pour tout savoir sur Versailles" de Collectif

Je joue pour tout savoir sur Versailles de Cécile Guibert-Brussel & Laurent Audouin

versailles

Résumé :

Deviens un expert du château de Versailles avec plus de 25 jeux et énigmes à résoudre ! découvre en t'amusant la vie des courtisans : suis la journée du Roi-soleil, admire les miroirs de la galerie des glaces ou les animaux de la ménagerie royale.

Mon avis :

Un livre ludo-éducatif qui réunit plusieurs sortes de jeux (coloriage, collage...) pour attiser la curiosité des enfants sur ce château, sa vie et sa cour.

Réunissant jeux et savoir, j'ai apprécié ce livre simple et non rebutant pour les enfants qui a d'une part l'avantage de proposer un contenu varié et une difficulté qui en va de même, où la logique, le sens de l'observation, la rigueur, la géométrie, l'harmonie... sont tour à tour sollicités, et qui va d'autre part aborder l'histoire par le jeu et non de manière assommante comme à l'école, tout en attirant cependant l'esprit des petits curieux vers la petite anecdote qui font tout le charme de cette matière. Certes des détails à hauteur d'enfant, mais qui éclairent l'histoire sous un jour nouveau, sous un nouveau jeu.

Seul inconvénient à ce petit livre, la rapidité. C'était trop rapide alors qu'on aurait pu faire un peu plus sur ce château qui selon Colbert ne ferait jamais la gloire de Louis XIV.

En résumé c'était un petit livre pour enfant sympathique, qui a l'intérêt de faire passer le temps intelligemment. 

Merci aux éditions Flammarion-Père castor


02 novembre 2016

"Là où elle repose" de Kimberly McCreight

Là où elle repose de Kimberly McCreight

Source: Externe

Résumé :

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d'un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l'université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l'identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s'est jamais vraiment remise de cette épreuve... Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.
Kimberly McCreight assemble minutieusement les pièces d'un puzzle obscur pour construire un thriller aussi captivant qu'émouvant. Après Amelia, elle confirme ici sa place parmi les meilleurs auteurs du genre.

 

L'avis de Madame Conscience :

 

Comme mon hargneuse patronne est absente, pour une fois je vais m’amuser à faire un avis à sa place et ainsi tout lui pourrir son blog. Haha !

Là où elle repose est une histoire sordide sur le corps d’un bébé retrouvé. Qui est le père ? Qui est la mère ? Telles sont les questions auxquelles on s’attend tout au long de la lecture. Ces questions y sont effectivement, mais une histoire en amenant une autre elles ne seront pas les seules.

 En effet, une vieille histoire de plusieurs dizaines d’années, la disparition d’une mère de famille, vont s’ajouter à cette affaire. Faisant ainsi de ce livre une histoire passionnante, prenante, même si certaines choses sont prévisibles, comme par exemple l’identité du père du bébé.

Autre chose très réussite dans le livre, la personnalité des personnages qui sert à  merveille cette ambiance tendu et de non-dits. Entre la mère parfaite, la mère fragile dans sa peau suite à une fausse couche, la mère débordée, le père absent, la fille paumée, etc., on a un mélange explosif de personnalité qui rajoute de la matière à l’intrigue. Qui soyons honnête, sans ça se serait révélé très vide et moins intéressant à suivre. C’est en effet amusant de les voir se démener pour se sortir de la mouise dans laquelle ils sont, de part leur douleur, leur mensonge…

 Cependant un petit bémol à ce livre. Je lui reproche quelques longueurs et niaiseries. En fait la niaiserie, je la reproche surtout au personnage principal que j’ai trouvé parfois un peu lourde dans son comportement avec sa fille. Ha et puis ! Un autre bémol, l'histoire vieille de 20 ans (que je vous parlais au début) on se demande comment elle arrive-là et pourquoi elle ressort, parce que visiblement rien n'explique vraiment cet intérêt. Y a bien une raison à un moment, mais j'ai trouvé ça un peu bancal.

 En résumé, c’était une lecture agréable, même si rien de vraiment original dans la forme. Mais je suis contente d’avoir découvert ce livre grâce aux matchs de la rentrée littéraire de Priceminister. (#MRL16) Merciiiiiii.

 

31 octobre 2016

"Comme une feuille de thé à Shikoku" de Marie-Edith Laval

Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval

Source: Externe

Résumé :

« Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remonter à la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes. »
 
En 2013, Marie-Édith Laval, orthophoniste passionnée de méditation et de voyage, se lance dans une aventure hors du commun : le pèlerinage de Shikoku, ce légendaire chemin sacré du Japon, surnommé le «Compostelle japonais». 1 200 kilomètres à pied emplis de vie, de fraîcheur, d'émerveillement et d'épreuves. Un tour de l'âme en quatre-vingt-huit temples et quatre provinces – Éveil, Ascèse, Illumination, Nirvana.
Ses pérégrinations géographiques et intérieures sont une invitation à avancer avec confiance sur le chemin de la vie. Un récit de sagesse qui mêle sincérité, humour et profondeur.

Mon avis :

Comme une feuille de thé à Shikoku, parle d'une jeune femme orthophoniste qui après St Jacques de Compostelle part faire le pèlerinage des 88 temples au Japon. Ce récit est son voyage.

Un voyage aux pays du soleil levant ; charmant, zen, long, dépaysant, enchanteur, etc. mais qui curieusement n'a pas très bien pris avec moi. Moi qui pourtant suis généralement enthousiaste quand je lis des récits de voyage en Asie, - je vous ai bien assez saoulé avec Alexandra David-Néel n'est-ce pas ? Et ce même si je déteste voyager. (C'est ce qui fait mon charme.^^)
Bref. Là je n'ai marché qu'à moitié dans ce pèlerinage. En fait j'ai pris du plaisir à rentrer dans les temples, à voir les paysages sombres des forêts, à découvrir le pèlerinage au Japon, mais outre le récit beaucoup trop ponctué de citation !, je n'ai pris quasiment aucun plaisir à vivre ses "péripéties" (même si certaines en lien direct avec le pèlerinage comme la marche ne sont pas mal), ses rencontres merveilleuses juste pour elle (même si elles représentent bien la mentalité japonaise). En effet, c'était trop personnel comme récit.
Certes Alexandra David-Néel avait une démarche personnelle dans ses voyages, mais elle avait des réflexions sur un évènement, sur l'humanité, le bouddhisme, etc. qui étaient pertinentes sinon intéressantes. Des réflexions qui faisaient en clair réfléchir et c'était ça le plaisir du livre avant tout le reste ; mais ici avec Comme une feuille de thé à Skikoku c'était juste idiot ou juste niais. Ca ne volait pas bien haut et c'était plutôt simpliste comme dialogue intérieur, la preuve avec cette sempiternelle idée "toi et moi ne faisons qu'un". Surtout qu'en plus il alourdissait le récit par ses répétitions, ce qui prouve cependant qu'elle était sincère en le disant. Voilà d'ailleurs un des points positifs de ce livre sa sincérité, la sincérité de sa démarche et de sa pensée.

Bref, le charme n'a pris qu'à moitié et je suis un peu déçue de ne pas avoir été emportée dans de profondes réflexions et de rencontres réellement exceptionnelles, mais ça reste un livre intéressant pour découvrir ce pèlerinage méconnu. D'ailleurs avis à ceux qui veulent le faire à la fin il y a un guide du bon pèlerin.

Merci aux éditions Livre de Poche.

20 octobre 2016

"La concubine du vatican" de Kate Quinn

 La concubine du Vatican de Kate Quinn

Source: Externe

Résumé :

La famille Borgia est à nouveau réunie et cela ne présage rien de bon.
De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d'une petite fille, doit faire faceaux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinièrenet confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : le couvent dont elle s'est enfuie pourrait bientôt la retrouver et elle n'est plus en sécurité.
Son garde du corps Leonello est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui, étrangement, secoue de nouveau la ville depuis le retour des Borgia. Anna était sa seule amie et il refuse de laisser son crime impuni sous prétexte qu'elle était une simple servante.
L'étau se resserre autour de nos trois héros qui ne peuvent compter que les uns sur les autres.

Mon avis :

La concubine du Vatican, qui est la suite de Le serpent et la perle, parle comme dans le premier tome des amours du pape Borgia Alexandre VI avec la belle Julia Farnèse et des intrigues politiques de ce Pape peu orthodoxe.
Nous retrouvons donc ici tous les personnages qui ont marqué le lecteur dans le premier tome, à savoir ; Leonello, Carmelina, la famille Borgia, Julia, etc., mais à la différence du début et même si les personnages sont identiques, l’intrigue va se révéler plus sombre, plus terrible, moins idyllique et de ce fait plus passionnante.
Hé oui ! Autant j’ai trouvé le premier tome (que j’ai lu y a peu pour mieux comprendre celui-là) assez longuet, surtout vers la fin, pas assez riche en évènement, autant là j’ai trouvé qu’on avait l’inverse. En effet ça n'arrête pas un moment, et je pense sincèrement que l'auteure a dû faire exploser sa cafetière vu qu'avec ce livre, on va de surprise en surprise. D
’une part grâce à la personnalité des Borgia, qui au faîte de leur puissance ne respectent plus rien et plus personne, - bon c’était déjà le cas avant mais là c’est encore un stade au-dessus -, et d’autre part à cause de toutes ces intrigues, toutes ces situations, qui ont été pour certaines abordées dans le premier tome mais qui ont été aussi rajoutées, et qui vont venir ternir le beau et brillant tableau que pouvait avoir cette histoire d’amour, cette vie de château... En effet, ici se mélange - et c'est ce qui manquait dans Le serpent et la perle - action, intrigue, cassure, trahison, déception... à un rythme effréné, à tel point qu'on se demande jusqu'à où l'auteure va aller tellement ça paraît sans limite.

Bon. Cela est une chose, mais ce n'est pas tout ! L’autre point intéressant à suivre du récit fut l’évolution des personnages. Dans le premier tome ils n'évoluaient pas tant que ça et paraissent pour certains assez falots comme par exemple Julia Farnèse que je trouvais sans caractère. Ben ici, BOUM, c'est tout l'inverse encore une fois. Julia que je supportais à grande peine dans le tome 1 va ici s'affirmer face à son Pape et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne manque pas de caractère...
Mais cependant dans toute la galerie des personnages, le plus intéressant à suivre est Leonello, pour moi c'est le personnage le mieux écrit les deux tomes confondus. En effet, ce petit bonhomme a été traité de manière déroutante, de personnalité agréable, il va devenir froid comme la glace, on ne le reconnaît pas. Au début un peu sarcastique mais pas méchant malgré son idée de vengeance, on va le découvrir dans La concubine du Vatican, froid, sadique, meurtrier - ce qui va pour un temps le rendre antipathique et flippant -, avant de le voir finalement amoureux ! Cherchez pas y a aucune logique. Toutefois ces changements ne sont pas là juste pour le décor, ils vont nous éclairer sur sa personnalité, ses sentiments, et je n'ai trouvé aucun autre personnage si bien traité, même si les autres ne sont pas que du décor et pas sans intérêt.
En effet, ceux-ci sont eux aussi rattrapés par leur passé, par leur sentiment, et de ce fait - et comme ils sont forcés d’agir en conséquent - on va les découvrir sous un jour nouveau, donnant ainsi plus de souffle à une histoire qui n'en manque pourtant pas.

Bref. J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui mélange histoire et fiction mais qui est plus sombre, plus bougeante que le premier tome, plus prenante aussi, avec des personnages qui évoluent en bien ou en mal et des intrigues intrigantes. Personnellement, c'est une auteure que je n'avais jamais lu avant cette duologie et je ne regrette pas le moins du monde d'avoir tenté, car j'ai eu ce que je voulais ; du rêve, du plaisir, du stress, de l'action et une fin satisfaisante ! Bref. J'ai vraiment passé un bon moment avec cette série mais plus particulièrement avec le deuxième tome.

Merci aux éditions Presses de la cité.

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13 octobre 2016

Futurs achats livresques (enfin techniquement)

 

Comme j'ai la flemme de vous faire un avis, je vais vous faire un billet sur mes très probable futurs achats. ^^ Ca fait longtemps que je n'ai pas fait ce genre de billet, alors comme je n'ai pas envie de faire d'avis et ni mes cours d'histoire je fais ça :D

Voilà comment niquer du temps ! (D'autres conseils ? Appelez-moi.)

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Résumé :

Combien de fois, dans le contexte politique actuel, jaillit ce cri du coeur... Fort de ce besoin impérieux, Gérard Bardy a décidé de passer au crible les mots de de Gaulle, sa pensée, ses écrits sur des sujets fondamentaux qui animent notre société : discrédit de la classe politique, vertige des déficits, rôle central de l'école, technocratie de Bruxelles et abandons de souveraineté, financiarisation de l'économie et précarité des salariés, menace d'un Islam identitaire conquérant... Les analyses du Général sont troublantes de justesse. Plus de quarante-cinq ans après la mort de leur auteur, elles proposent des pistes de réflexion et des clés d'analyse spectaculaires de lucidité et de pertinence pour le citoyen d'aujourd'hui. Le vrai programme politique d'un futur candidat homme d'Etat ?

 

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Résumé :

Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu'elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face aux larmes de sa mère, à l'incompréhension de sa grand-mère, et à la colère de Juliette, sa meilleure amie. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements, l'isolement et l'ascèse. Elle résiste et rêve d'absolu. Un jour pourtant, le sacrifice qu'elle a durement payé est violemment ébranlé par la découverte d'un secret. S'est-elle fourvoyée ou est-elle victime d'une manipulation?

Avec une sensibilité et une justesse infinie, L. ou la vocation nous entraîne dans les coulisses d'un monde fermé, soumis aux règles impénétrables d'une congrégation vouée au divin. Subtilement le roman dévoile ce processus d'abnégation jusqu'à ce que le doute s'immisce. Une histoire en étroite résonance avec nos problématiques sociétales, et qui permet peut-être de saisir avec plus d'acuité la violence que le sacrifice impose et surtout sa puissance à tout exiger de vous

 

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Résumé :

Je me passionne depuis longtemps pour les mal aimés du siècle des Lumières : Le Régent, Fouché, Talleyrand et bien d'autres. Peut-être à cause de leur pragmatisme ou, comme on voudra, de leur opportunisme. Car ils assurent ce lien fragile entre, libertinage et Terreur, monarchie et raison, Révolution et Empire, qui est de nature à aiguiser ma curiosité ! Ce fil, invisible repose sur une galerie d'extravagants personnages : un monstre sacré, Louis XIV ; un Roi malgré lui dominé par ses favorites, Louis XV; un homme droit et bon, mais sans caractère, Louis XVI. Comme toujours se révèleront dans l'époque ceux qui savent sous tous les régimes servir et se servir, ceux aussi qui, trop obéissants, finiront par périr comme les Girondins. Enfin, ce siècle créa la femme pour en faire l'avenir de l'homme. Cette période consacra, à travers les salons et les ministères, le rôle croissant des femmes dans la vie politique. De Thérésa Cabarrus à Joséphine de Beauharnais, que de comédiennes douées pour le pouvoir ! De Marie Antoinette à Mme Roland, que de tragédiennes héroïnes de l'Histoire ou sacrifiées sur l'autel de la Raison ! Suivons les désirs, les illusions, les préjugés, les querelles, les errements de tous ceux – et celles – qui ont fait la Révolution sans le savoir, au fil de ce récit, qui peut parfois faire écho avec l'actualité.

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09 octobre 2016

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

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Résumé :

"Ecrire et faire vivre les mots sur la feuille et son blanc manteau, ça vous rend libre comme l'oiseau, ça vous libère de tous les maux."
Je sais, j'me cite, j'me la pète un p'tit peu, mais quel bonheur de lire, relire et d'éditer ces chroniques parues dans Charlie Hebdo entre 92 et 95 et demi (je tiens au demi: patron, encore un d'mi!)
Des chroniques aujourd'hui indisponibles, épuisées, que je vous offre ici, agrémentées de quelques autres oubliées.
Quel bonheur de vous en faire cadeau (quoique 14, 90 euros, quand même, ça se trouve pas à tous les coins de ma ZUP, ni sous le sabot d'un cheval à bascule ou d'un quelconque étalon de manège au parc Montsouris, dans le quatorzième sud -- comment vivre ailleurs ?) !
Bonne lecture, mes aminches ! Découvrez, redécouvrez mes chroniques, ces écrits aléatoires et à travers mais rédigés d'une plume que j'espère toujours vivante, toujours debout, comme dit la chansonnette...

Renaud

Mon avis :

J’adore Renaud depuis que je suis gamine, et ce même si je ne suis absolument pas gauchiste. Y a en effet un côté sectaire et idiot généreux chez eux que je ne peux pas me pifer, et que j'ai donc forcément retrouvé dans ces pages. Que ça soit clair, je ne pense pas que leurs idéaux soient tous à jeter mais ils n’ont pas la raison et l’intelligence, qu’on peut trouver ailleurs – parfois mais souvent.

Bref, comme je le disais depuis gamine j’aime bien Renaud… sauf que je vous raconte n’importe quoi vu que depuis Boucan d’enfer, que je n’ai pas aimé, j’ai totalement décroché.

Recommençons.

Bon ! Parce que Renaud, parce que Charlie Hebdo, ce livre je ne pouvais passer à côté, même si j’avais une idée de ce que je trouverai dedans niveau politique et spectacle.

Ca y est j’y suis arrivée !

Ben oui, il suffit de connaître ses chansons pour avoir une idée de ce qu'il allait raconter dans ces billets destinés à Charlie.

Appelez-moi, Sherlock-Poirot-Adamsberg

Et je dois dire que malgré son défaut gauchiste, son parti-pris dans les chroniques (la dernière le montre, les nazillons gauchistes ça existent vraiment et ça a toujours existé), j’ai pris du plaisir à lire ces dernières.
Tout d’abord parce qu’elles sont un mélange de sérieux et de légèreté. Ensuite parce qu’elles racontent souvent rien du tout à part des choses personnelles et aussi régulièrement des choses sérieuses. Et enfin parce qu’elles ont une pointe d’humour derrière cette apparence simpliste vraiment sympathique.

Toutefois, j'ai beau avoir apprécié cette lecture, je ne vais pas parler plus des ces billets de Charlie Hebdo, car se sont des chroniques et passer dessus une par une, ça serait vraiment chiant pour vous comme pour moi, et ensuite parce que vous savez déjà ce qu'elles racontent vu que les chansons sont du mêmes auteurs. Néanmoins rien de tout cela doit vous empêcher d'ouvrir et de lire ce livre, car il y a là un côté naturel qu'il n'y a pas dans les chansons plus construites.


Merci à Lecteurs.com et aux éditions Helium.

21 septembre 2016

Bilan lecture 3 mois

Coucou à tous !

 

Voici enfin le bilan juillet-août-septembre (ça fait beaucoup...), mais je ne l'ai pas fait avant parce que... vous comprenez j'ai pas eu le temps, j'ai dû attendre que ma main repousse après avoir été mangée par un crocodile, j'ai dû aussi attendre la bonne lune car la lune rouge n'est jamais bonne vu que c'est là où le Grand Stratéguerre fomente des coups foireux.

nunujaune

 

Oui figure toi que je dis la vérité ! Non mais ho ! Surtout qu'en plus, je n'avais pas le temps.

nunu

Bon, ta gueule !

 

Bon alors, j'en étais au bilan, alors comme d'hab ou pas, on va commencer par les lectures :

 

1- La plume et le serpent de Kate Quinn

2- Je partirai pour les terres lointaines de Paul Couturiau

3- Leur obsession envahir l'Angleterre de Charles Turquin

4- Contes de la Tables de Massimo Montanari

5- Djihad : d'Al-Qaïda à l'EL combattre et comprendre de Claude Moniquet

6- Les contes défaits d'Oscar Lalo

7- Romanesque de Tonino Benacquista

8- Chasseur de neige de Paul Yoon

9- Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

10- Je voulais juste vivre de Yeonmi Park

11- Mon père, ce collabo de Jean Buvens

12- La délinquence astucieuse de Eric Yung

13- Une nuit d'été de Chris Adrian

 

En cours de lecture mais ils seront finis d'ici la fin du mois:

14- Contre la bienveillance de Yves michaud

15- Chronique de Renaud parues dans Charlie Hebdo

 

Et voici les achats ! Très peu on remarquera. Et ceux sur la dernière photo sont pour mes cours et théoriquement les achats du mois prochains seront aussi pour mes cours, donc on peut dire que je suis sage.
Ha oui, le livre d'histoire sur la première photo ce n'est pas pour les cours, non ce n'est pas une erreur de la blonde, c'est juste une lecture pour le plaisir parce que j'aime lire les livres d'histoire XD (Bon après c'est vrai que ça peut faire pour mes cours.)

 

S7302075

 

S7302070

 

 Bonne lecture à tous.

Ciao, ciao.

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19 septembre 2016

Il était un petit navire...

Leur obsession, envahir l'Angleterre de Charles Turquin

envahir l'angleterre

Résumé :

Dans un lointain passé, Jules César et Guillaume le Conquérant ont réussi à envahir l'Angleterre. Mais au fil des siècles, l'entreprise devint plus difficile, avant de se révéler impossible. Après ces glorieux prédécesseurs, d'autres, tout aussi célèbres, comme Philippe II, Napoléon et Hitler, ont également rêvé de franchir la Manche et ont consenti à cet effet des préparatifs formidables : la Grande Armada, la flottille de Boulogne, l'opération Lion de Mer. Voici l'histoire de ces tentatives très longtemps ignorées, des moyens engagés, de leurs chances de succès et, surtout, des raisons de leurs échecs. Des siècles d'obstination et de frustrations !

Mon avis :

Y a pas à dire Charles Turquin est un conteur, parfois trop pointu, mais toujours avec une touche d’humour pas désagréable.

Leur obsession envahir l’Angleterre, est un livre très intéressant à lire, après un rapide topo, une mise en bouche sur l’histoire d’Angleterre et ses invasions réussites avec par exemple Guillaume le Conquérant, l’empereur Claude en 43, et quelques Vikings - dans l’ordre ça donne Claude, Vikings, Guillaume - et ses tentatives échouées comme avec César, Philipe IV … L’auteur rentre enfin dans le vif du sujet avec nos trois personnages présents sur la couverture. Hitler, Napoléon 1er, Philippe II d’Espagne.

Pourquoi seulement ces trois-là ? Je ne sais pas trop, mais je pense que leur énergie dépensée et idée fixe à vouloir la conquérir ne sont pas étrangères à ce choix ; parce que je vous jure que du temps, de l’argent et de l’énergie, ils en ont tous dépensé mais plus que les autres, c’est même fou à voir. Surtout quand on prend connaissance, qu’un échec cuisant n’empêche pas le renouveau de l’opération, très visible ici avec Philippe II d’Espagne. On pourrait limite croire qu’il n’avait que ça en tête, mais bon la persévérance c'est une qualité.

Outre le descriptif des opérations, qui est pour moi le seul point faible de ce livre car parfois trop détaillé dans la composition de la flotte et les plans de bataille, ce livre va aussi nous permettre d’aborder les différentes personnalités des commanditaires de l’opération « à l’assaut » et nous faire découvrir ainsi un Napoléon très têtu et très je n’écoute rien, mais aussi un Hitler pas si génie que ça. Alors pour ce dernier je ne sais pas trop si l’auteur dit vrai,  car personnellement j’ai toujours imaginé Hitler en génie du mal sachant ce qu’il faisait. Mais pourtant Charles Turquin va nous montrer comment Hitler voyait l’Angleterre et sa position dans la guerre, et d’après le livre il voyait tout faux ; puisque que l’Angleterre ne s’est pas montrée aussi défaitiste et pacifiste qu’il imaginait, le faisant ainsi agir sans réelle discernement et sans plan infaillible (même si l’Angleterre s’en prendra plein la poire quand même par la voix des airs).

Mais ces portraits essentiels ne sont pas les seuls bien sûr. Car ces combats contre l’Angleterre vont amener des combattants et des chefs sur le devant de la scène que l’auteur va nous faire découvrir. Et là on remarquera que le brouillard, les côtes anglaises et ses courants, ne vont pas être les seules responsables des échecs successifs, en effet les amiraux, les combattants qui ont le mal de mer, ne seront pas toujours les meilleurs des différentes marines. Et je ne parle pas du manque de vivre, des maladies qui eux aussi feront beaucoup de dégâts.

Bref ! En conclusion c’était un livre sympathique, très agréable à découvrir par son sujet, ce qu’il apprend et son écriture, mais hélas parfois un peu longuet sur les détails. Mais ça vaut bien un 3,5 sur 5.

 

Editions Jourdan.

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09 septembre 2016

"Les contes de la table" de Massimo Montanari

Les contes de la table de Massimo Montanari

Source: Externe

Résumé :

Présentation de l'éditeur

" Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.

Biographie de l'auteur

Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995, dans la collection "Faire l'Europe". Il enseigne à l'université de Bologne.

Mon avis :

Les contes de la table est écrit par un historien de l’alimentation qui enseigne à l’université de Bologne, ici il y aura donc que des histoires réelles ou fausses qui aborderont la nourriture à travers l’Histoire. Sujet quelque peu étonnant car je n’envisage pas l’histoire à travers la nourriture, et pourtant force est de constater que ce livre m’a permis d’approcher les mentalités, les traditions, les morales, du moyen-âge jusqu’à la renaissance et même un peu plus.

Histoires réelles ou fausses, mais toutes racontées avec la touche du possible, j’ai apprécié ce livre pour m’avoir fait découvrir le langage de la nourriture, pour tout ce qu’elle peut raconter sur les époques en abordant famines, jours gras, jours de fête, lois, et sur tout ce qu’elle peut avoir de révélateur avec les messages qu’elle peut faire passer, la première, celle sur Charlemagne pour ça est très explicite. (Et maintenant que j’y réfléchis ça ne me parait pas si absurde que ça que la nourriture parle, après tout il suffit de regarder aujourd’hui pour éclairer un peu quelques une de nos habitudes contemporaines.)

Cela étant si j’ai beaucoup goûté ce livre, je dois dire que certaines histoires - mais très peu – m’ont moins emballée comme la dernière sur le pays de cocagne que j’ai trouvé trop imaginaire, ou encore d’autres parce que l’histoire n’était pas aussi intéressante que ça.

Mais les histoires ne sont pas tout, en effet les personnages qui ont animés ces dernières étaient parfois aussi intéressants à suivre que le côté historique. Vraiment, certains personnages valaient leur pesant d’or par leur sarcasme, leur inventivité, leur génie, leur conduite, comme par exemple celle de l’étudiant en droit que j’ai trouvé magnifique. Ca c’est du répondant !A ce niveau c'est même de l'art !

Quoi qu’il en soit c’était une lecture très nourrissante pour l’esprit, il y avait de la découverte, mais aussi des personnages qui valait leur pesant d’or. Lecture que je conseille pour apprendre mais aussi appréhender l'histoire autrement.

 

Merci aux éditions Seuil

 

30 août 2016

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

djihad claude moniquet

Résumé :

On croyait avoir connu le pire le 11 septembre 2001. On pensait qu'aucune organisation terroriste ne pourrait jamais égaler la dangerosité d'al-Qaïda. On s'inquiétait de voir des dizaines d'Européens rejoindre le Djihad. Mais tout cela, c'était avant l'irruption de Da'ïch, l'État islamique. Aujourd'hui, on a droit aux décapitations en direct, aux massacres médiatisés, aux prisonniers brûlés vifs, enterrés vivants ou crucifiés, aux femmes lapidées et aux homosexuels jetés du haut des toits. Aujourd'hui on a droit aux femmes esclaves dont les prix se discutent sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, ce ne sont plus quelques dizaines de djihadistes que l'Europe doit craindre, mais des milliers. Aujourd'hui nous assistons à des attentats à Bruxelles, Paris, Strasbourg, Tunis, Sousse, Sydney. Aujourd'hui, l'horreur djihadiste est omniprésente et l'islamofascisme continue à progresser. Et demain ? Ce livre explique ce qu'est Da'ïch, d'où vient son succès et ce qui pourrait provoquer sa chute. Sans concessions, il démontre surtout ce qu'ont été nos erreurs et ce que sont nos faiblesses. À lire d'urgence pour ne pas dire, demain, " je ne savais pas ! " Et pour se préparer à une guerre qui sera longue.

Biographie de l'auteur

Claude Moniquet a été journaliste et a travaillé vingt ans pour la DGSE. Il est le cofondateur de l'ESISC, une société de renseignement privé et d'analyse stratégique qui conseille les plus grands groupes mondiaux et plusieurs gouvernements. Hôte fréquent et incontournable des plus grands médias internationaux, il est l'un des meilleurs spécialistes contemporains de la violence politique et du terrorisme.

Mon avis :

Vu le CV du bonhomme, je pense qu’on peut affirmer sans problème que Claude Moniquet est un expert du djihadisme et donc de l’intégrisme musulman vu que l’un et l’autre ne peuvent se concevoir séparément. Ce livre est le neuvième qu’il écrit sur le sujet, le premier que je lis.

Pour commencer, l’auteur va commencer par nous faire un rapide cours d’histoire sur l’Islam (là j’ai par contre préféré mes cours d’histoire plus justes et complets) et sur l’idéologie intégriste à l’époque contemporaine en citant quelques noms et thèses qui vont avec.
Ensuite, il va nous faire un rapide portrait du djihadiste ici en occident, qui a un pied dans la religion et l’autre dans la délinquance –d’ailleurs la délinquance sert à financer les réseaux terroristes – ou qui parfois sort de milieu tout à fait correct ; vient après un rapide topo sur les raisons de l’augmentation de l’intégrisme et donc de l’explosion du djihad en pointant particulièrement la politique inefficace des pays musulmans qui se résume par leur incapacité à se réformer, à se libérer de la dictature religieuse, et à combattre la corruption, et en pointant aussi pour certains pays la politique mal pensée de certains état occidentaux à certains moments. Ce qui est dommage sur ce point c’est qu’il ne dénonce pas la politique occidentale avec ses mensonges étatiques qui ont fait aussi le nid de l’intégrisme ici en occident, comme avec par exemple les mensonges qui font des autochtones des coupables et les musulmans les éternelles victimes de la société soi-disant raciste et qui n’en fait pas assez pour eux. (Il suffit pourtant de regarder par rapport aux autochtones et aux anciens flux migratoires pour savoir que c’est faux.)

Cela exposé, il va enfin arriver à l’année du basculement : 1979. La chute du Shah d’Iran qui verra un régime islamique dur s’installer dans ce même pays et enfin l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, qui pousseront les américains à jouer sur le sentiment religieux et identitaire pour repousser les soviétiques et ouvriront de ce fait un territoire où les moudjahidines pourront avec l’aide d’autres pays perfectionner leur idéologie. C’est d’ailleurs à cette occasion que le moudjahidine tristement célèbre Ben Laden sera formé.

Cette mise en place faite, et qui se révèle très intéressante, le livre va passer à d’autre chose. Alors je ne vais pas parler des portraits qu’il fait sur les débiles de dieu venant de partout, et qui sont justes des dégénérés effrayants d’imbécilité (je reprends là quelques mots de l’auteur). Mais je vais par contre vous parler des beaux jours que l’extrémisme et le djihad ont encore devant eux.

Et oui triste constat, on est mal barré pour gagner cette guerre, qui va durer longtemps. Alors je ne pars pas vaincue car je pense qu’avec beaucoup d’audace et de cran on pourra la gagner cette guerre (à condition de changer ce gouvernement qui est à la botte des extrémistes, dernière exemple en date le burkini, et la droite pas mieux), mais cependant je n’ai pu que remarquer en lisant ce livre que les choses traînent pour changer, et que beaucoup de choses sont anormales dans notre système de fonctionnement, ce qui permettra à l’idéologie extrémiste-terroriste de durer dans le temps.
A commencer déjà par la justice, aujourd’hui un terroriste risque en France maxi 30 ans de prison ! Outre le fait que c’est absurde et que c’est mettre en danger la vie d’autrui en laissant ressortir à l’air libre des choses dangereuses pour le peuple, il n’est pas normal qu’un terroriste ou qu’une chose qui épouse les idées extrémistes ne risquent pas plus comme la perpétuité. (Et je ne parle même pas dans ce domaine de la connerie d’empêcher les gens de partir faire le djihad en Syrie, alors que le bon sens voudrait qu’on les laisse partir et qu’on les empêcher définitivement de rentrer, car rien ne les empêche d’agir même s’ils ne partent pas en Syrie.)

Ensuite, autre chose anormale dans nos sociétés, l’extrémisme qui a pignon sur rue grâce à la faiblesse de nos gouvernements. Alors je sais ça choque, et pourtant c’est le cas.
En France par exemple l’extrémisme et donc son idéologie terroriste, a vu son installation facilité par l’encouragement des idiots utiles qui ont toujours reculé devant les coups de butoir donnés à nos valeurs au nom des droits de l’homme par des gens qui n’ont jamais voulu s’intégrer. Coups de butoir qui ont vu de surcroît leur légitimité s’installer à travers le CCIF, les Indigènes de la République et autres associations intégristes du genre comme SOS Racisme qui ont pour but de poursuivre la soi-disant islamophobie afin d’empêcher tout débat et tout retour à la Lumière et à la paix. (Et là-dessus je ne m’explique pas, à part pour raison électorale (?), que des crétins leur accordent la bénédiction de détourner les droits de l’homme dans le but d’être l’esclave d’un dieu et pour ne pas respecter nos lois, nos valeurs et notre démocratie, leur autorisant par la même occasion le racisme contre l'occident et dons les blancs.)
Mais les associations salafistes à but politiques, les idiots généreux, ce n’est pas tout ; en effet vous allez être étonnés en lisant ce livre de voir que les territoires cédés par la République à l'extrémisme islamique dans la précipitation et la peur d’une guerre (moralité la guerre on l’aura quand même et elle y est déjà) sont connus des renseignements intérieurs comme des politiques mais que rien ne bouge. Permettant ainsi l’enracinement de l’extrémisme.
Effectivement, Claude Moniquet montre clairement que la situation empire depuis des années et qu’elle dure depuis très très longtemps déjà, mais curieusement on remarquera que y a pas grand-chose qui change sur ces fameux territoires, aucune reconquête de nos gouvernements par exemple, aucun vrai nettoyage. D’ailleurs  pourquoi ont-ils laissé cette chose-là s’installer sans problème ? Ca n’aurait pas été plus simple d’empêcher la graine de germer sur nos territoires afin d’éviter la contamination et les dégâts actuels ? Surtout que c’était faisable de deviner ce qui allait arriver vu que les salafistes ont eu la gentillesse de les prévenir avant de leur plan de conquête de l'Europe.

Alors oui y a eu des opérations, ils ont empêché des attentats, ont aussi échoué par manque de moyen et d’efficacité de la hiérarchie (autres points anormaux), mais ces opérations de petites envergures ne font pas grand mal au salafisme et à son idéologie terroriste, et je pense qu’elles ne feront pas grand mal tant que les gouvernements n’adopteront pas un appareil judiciaire efficace et une mentalité de guerre.
Pour moi tant que les états occidentaux n’agiront pas de manière ferme, en cessant d’être timoré face à une religion de conquête par les armes et le prosélytisme, en cessant d’être des idiots utiles, en cessant de se coucher devant les revendications extrémistes (et ce point est partagé par l’auteur) et en cessant de laisser impunies ces revendications, rien de ce qu’on fera sera utile, car tous ces défauts servent l’idéologie extrémiste. Oui. Notre faiblesse c’est leur force.

Alors, beaucoup disent que se montrer ferme avec les musulmans attirera des ennuis (on la revue récemment avec le burkini), car encore une fois les intégristes trouveront un prétexte pour les faire passer pour des victimes de nos sociétés - et eux sont assez dans leur délire victimaire pour y croire - mais même si ça ne plaît pas aux intégristes de tout poil, je pense que ce n'est pas une raison pour ne pas se montrer ferme avec eux. Car plier devant cette peur de déplaire et donc de s'attirer des ennuis, que l'on a déjà au demeurant, c'est plier devant Daech et accepter qu'ils appliquent leur politique ici. Et de plus je suis intimement persuadée qu’on risque plus à ne rien faire qu’à laisser faire. Des morts y en aura dans tous les cas de toute manière.

Bref. Beaucoup de points dans ce livre laissent montrer que les gouvernements n’ont pas encore compris l’état d’urgence dans lequel nos pays se trouvent face à l’ennemi extérieur et intérieur (et bien installé). Ils agissent toujours comme si on était toujours en paix, et comme si rien n’avait changé, que le vieux modèle de la tolérance poussé jusqu’à l’absurde (surtout qu’ils ne s’arrêteront pas de revendiquer) et le dialogue pouvaient encore tout arranger. Bon OK j'exagère ils ont rajouté les bombes, mais... là-bas pas ici.

En plus de ce triste descriptif de l'état actuel de notre reconquête de la liberté et de la paix, que les portraits des djihadistes complètent car ils montrent le système de fonctionnement de nos services de renseignement, l’auteur va aussi aborder le sort des femmes (et ça me fait mal au fion d’appeler ces choses des femmes) fascinées par l’intégrisme islamiste et qui partent là bas, en montrant ce qui les attend. (Et je ne vais pas les plaindre.)
En plus de cela, il va expliquer que le terrorisme n’est pas mort le 11 septembre 2001, au contraire cette date a su donner un nouveau souffle et des bases aux terrorismes, et enfin pour finir l’auteur va aborder dans une partie très intéressant le mode de fonctionnement politique et de communication employé par l’EL et même Al-Qaïda. Ce qui permet de comprendre pourquoi des idiots décérébrés non répugnés par la violence crasse les rejoignent et y restent.
Et enfin à la fin (parce que je vais arrêter-là) il proposera des solutions pour mieux combattre le terrorisme comme le rétablissement des valeurs, le durcissement des lois, le concept de résilience pour mieux se battre, etc.

Bref, je n'ai pas tout raconté mais c’était une lecture très intéressante et que je conseille pour savoir ce qui se joue actuellement, et désolée si encore une fois j’ai débordé avec mes opinions. Je ne sais jamais m'en tenir à ce que je lis avec ce genre de livre.

Merci aux éditions Jourdan.

 

Extraits :

« Ignorants de la laïcité parce que leur religion se confond avec la loi et structure l’Etat, les musulmans se sont en général également montrés hostiles  à son importation ou à son imposition par l’Occident. »

« Comme les trotskystes l’avaient fait dans la gauche et les appareils d’Etat occidentaux, entre les années 50 et les années 70, les Frères musulmans se sont fait une spécialité de la pratique de « l’entérisme » : la confrérie est longtemps restée occulte, voire secrète, mais ses membres tentaient de prendre le contrôle des organisations caritatives ou culturelles et, dans les pays dans lesquels ils existent, des organes de représentation du culte musulman. Le mouvement acquiert ainsi une influence réelle sans aucune mesure avec son importance numérique et est à même de peser lourdement dans l’existence des communautés musulmanes en Europe. Tactiquement, les Frères, sous couvert de légalisme (en Europe, ils condamnent officiellement le terrorisme), entretiennent ou suscitent les conflits qui permettent d’unifier et de souder les communautés musulmanes et de les radicaliser. Ainsi, c’est sans surprise qu’on les retrouve un peu partout, depuis des années, en première ligne dans le combat pour la défense du voile islamique. » (Un simple bout de tissus vous dites ? Croyez-vous que les Frères musulmans (et autre comme le CCIF et j'en passe) pousseraient au cul si ça ne servirait par leur cause ? D'ailleurs souvenez-vous en 1989 l'affaire du voile islamique mettez déjà en cause l'intégrisme, mais on a dit que ce n'était rien, sauf que depuis le bout de tissus s'est agrandi... Hijab, burka, burkini).

« Quand on bombarde l’Etat Islamique, on tue des djihadistes. Parmi eux, il y a des Européens. Et c’est une excellente nouvelle, car ceux qui ne reviendront pas ne commettront pas d’attentats en Europe. Morte la bête, morte le venin ! A ceux qui s’en offusqueront de cette idée, je ferai simplement remarquer que personne n’a été forcé de se rendre en Syrie ou ailleurs pour participer au djihad et aux multiples crimes commis en son nom. Ceux qui sont partis l’ont fait de leur plein gré. A eux d’en assumer les conséquences. »

"La première chose à faire est, clairement, de défendre nos valeurs.
Je ne veux pas, ici, entrer dans une stérile polémique ni même prétendre que les « valeurs européennes » seraient supérieurs à d’autres. Je constaterai seulement que ce socle de références éthiques, philosophiques et politiques dans lequel nous nous reconnaissons a permis la naissance d’un système qui, pour imparfait qu’il soit, est le seul au monde à garantir à la fois le fonctionnement relativement équilibré de la société et les droits individuels.

 [...]

L’immense majorité des musulmans d’Europe, d’ailleurs se conforme à notre mode de vie. (là j’émets quand même des gros doutes). Or que voyons-nous : depuis 20 ans, les milieux islamistes mènent une offensive en règle  contre notre mode de vie. Des revendications communautarisme se sont multipliées : port du voile islamique dans l’entreprise ou l’administration, demande d’ouverture de salles de prières dans les mêmes lieux, remise en question de la liberté d’expression (avec, par exemple la volonté de faire passer des « lois contre le blasphème » qui nous feraient régresser de plusieurs siècles), demande d’une alimentation différenciée dans les cantines, remise en cause de la mixité, refus de travailler  avec des personnes de sexe différent, remise en cause des programmes scolaires (sur l’évolution, l’histoire, l’éducation sexuelle…).  Chaque jour apporte de trop nombreux exemples de ce néfaste activisme. Extrémistes parmi les extrémistes, les salafistes eux, n’hésitent plus, depuis longtemps, à rependre leur haine des juifs, des chrétiens, haine des homosexuels…  Or, trop souvent […], nous cédons. Dans trop de pays, on compose, on tergiverse, on faiblit et on finit par accepter l’inacceptable. Ou par fermer les yeux. Comment pouvons-nous, dans le même temps, accorder le droit du mariage aux homosexuels et consentir à ce que des établissements publics aient des horaires différents pour les hommes et pour les femmes ? Cette faiblesse encourage l’extrémisme. Chaque avancée est, pour les salafistes et leurs alliés une étape vers d’autres revendications qui, à court terme, sapent le « vivre-ensemble ». Notre faiblesse alimente cette offensive et lui permet de séduire les fanges de plus en plus larges des communautés musulmanes d’Europe. En témoignent notamment quelques études universitaires, malheureusement trop rares parce que politiquement peu correctes.

Cette schizophrénie doit cesser et il est temps de camper fermement sur nos valeurs. Ceux qui ne s’y reconnaissent pas n’ont qu’à aller vivre sous d’autres cieux."