Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

27 janvier 2018

"Victor Hugo vient de mourir" de Judith Perrignon

Victor Hugo vient de mourir de Judith Perrignon

victor hugo

 

Résumé :

Vibrez de la ferveur et de la fureur de Paris, vivez les funérailles de l'Immortel.

Le poète vient de rendre son dernier souffle et, déjà, la nouvelle court les rues, entre dans les boutiques, les ateliers, les bureaux. Paris est pris de fièvre. Chacun veut rendre un dernier hommage et participer aux obsèques nationales qui mèneront l'Immortel au Panthéon. Deux millions de personnes se presseront sur le parcours du corbillard en ce jour de funérailles intense et inoubliable.
D'un événement historique et en tout point exceptionnel naît un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.

Cet ouvrage a reçu le prix Révélation de la SGDL et le prix Tour Montparnasse.

Mon avis :

Voilà plusieurs semaines que j'ai fini ce livre sans savoir quoi raconter dessus, mais puisqu'il faut que j'écrive quelque chose dessus, faisons mais faisons court !

Alors ce livre parle du moment de la mort de Victor Hugo à son "enterrement" au Panthéon anciennement église Sainte Geneviève.  Il retrace l'agitation et les attentes autour de la mort du grand homme, celle du peuple, des ouvriers, des simples, mais aussi celle de la police qui craint anarchistes et autres agitateurs.
Il parle aussi du bal des hypocrites qui se serviront des idées de Victor Hugo pour en faire un grand homme, et qu'importe s'ils ne les soutiennent pas, ils arriveront peut-être à en faire un homme à eux.

Ce livre c'est aussi la vie d'un bâtiment, le Panthéon. C'est la fin d'une église au nom de la sainte de Paris et le véritable début de ce monument aux Hommes et Femmes de la Patrie. La victoire de la République sur l'Eglise. Et bien que le christianisme ne soit pas entièrement effacé du bâtiment, ces pages représentent aussi toute l'agitation entre ces deux états que Judith Perrignon dépeint avec beaucoup de réalisme.

Par conséquent et par ces agitations diverses, Judith Perrignon raconte une certaine mentalité de l'époque, une certaine attente, une certaine envie d'être pris en compte, tout ça avec un brin de poésie un peu populaire et un peu d'histoire, mais si ce tableau semble idyllique Victor Hugo n'en finit pas de mourir et d'être inhumé. Ca traîne, ça traîne, ça traîne trop.

Merci à Lecteur.com.

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22 janvier 2018

"Les mains de Sélim sur le corps du Christ en croix" de Jean Marie Gourio

Les mains de Sélim sur le corps du Christ en croix de Jean Marie Gourio

Source: Externe

Résumé :

Dans la région d'Annecy, Selim, quinze ans, vient de passer huit mois en établissement fermé après avoir, une nuit de révolte, incendié une voiture. M. Gabriel lui a redonné une chance en le prenant comme apprenti dans sa menuiserie, Le Bois Doré, une association de réinsertion pour jeunes délinquants. Grâce aux encouragements de M. Gabriel, profondément athée, Selim, le musulman, et Yoram, qui est juif, découvrent ensemble la passion du travail et les vertus de la fraternité. Mais Farid, le frère aîné de Selim, colporteur de thèses djihadistes au tempérament liberticide, lui reproche de ne pas être assez pieux. Selim, particulièrement doué, apprend pas à pas les secrets de la sculpture jusqu'au jour où l'on confie à l'atelier la réalisation d'une copie d'un christ en croix datant du XVIIIe siècle.
Existe-t-il plus beau miracle que la transfiguration poétique du quotidien ? Dans ce bouleversant plaidoyer pour la liberté, Jean-Marie Gourio place l'art au-dessus de toute autorité. Décrivant la naissance d'une vocation, il renvoie dos à dos le fanatisme et l'ignorance et nous livre un chef-d'oeuvre de délicatesse.

Mon avis :

Je ressors déçue et passablement énervée de cette lecture.
Déçue car, l’idée du livre partait d’une bonne idée. Un musulman qui cherche à conquérir sa liberté, à se défaire du milieu salafiste dans lequel il vit (il n’y a pas que le frère qui est intégriste dans la famille) par la sculpture qu’il apprend c’était vraiment sympa. Il y avait quelque chose de neuf dans l’idée de voir un musulman s’ouvrir à ce qui n’est pas musulman, à ce qui ne lui ressemble pas, mais dieu que l'histoire était mal amenée.

Déjà par l’écriture, qui était trop simple et par moment pas assez naturelle même si ça donnait de belles phrases à l'arrivée, - ce qui faisait au final assez bizarre quand on comparait au reste. Ensuite, c'était nul à cause de la présence de situations surréalistes, comme par exemple l'histoire des miettes sur la table avec les yeux fermés, à ce moment pour moi le livre a basculé dans du comique parce que c'était une scène juste ridicule - même si ce n'était pas son but faut bien le dire. Et enfin, c’était très mal amené car c'était très politiquement correct. La deuxième chance nécessaire après une « connerie » euuuuh, la blague, même dix chances ne changeraient rien. Le jeune qui la saisie (la chance), double blague. Le jeune content de balayer dans un atelier, triple blague, et je ne parle même pas de l’idée préconçue et fausse sur le racisme des français soi-disant responsables du salafisme du frangin dans le bouquin. Le terreau familial, la haine dans l’Islam..., ça ne fait pas partie de l’équation visiblement.

Bref ! Pour diverses raisons c’était très mal amené, car ça ne collait vraiment pas avec la réalité et tombait souvent dans le ridicule pour moi. Alors, je n’ai rien contre le fait qu’un livre ne colle pas à la réalité, mais avec un sujet qui s'en veut si proche, pour le coup j'avoue que ça me dérange.

Cela étant si on arrive à faire abstraction à tout ça, il y a quelque chose de sympa dans ces pages et c’est le caractère du jeune homme. Ce jeune qui veut sortir de sa cage tout en étant pris entre deux feux, la famille et la religion d’un côté et la liberté de l’autre, ça c'était vrai et touchant, et j'avoue que ça m'a fait plaisir à le voir. Certes ce n'est pas une situation facile pour ce jeune et c'est pénible à lire car sa prison a vraiment une grosse emprise sur lui et que parfois on a envie de le secouer, mais la situation était tellement bien dessinée, la tristesse et la peur si bien abordées, que oui là j'ai marché et je dis bravo car je n'espérais plus rien. C'est juste dommage que le reste ne suit pas et soit trop irréel.

Bref ! Au final c'était une lecture difficile et peu convaincante, mais le désatre n'est pas totale et le livre en est sauvé par le jeune homme, mais hélas ça ne suffit pas à en faire un bon livre.

Merci quand même aux Editions Julliard.

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18 janvier 2018

Bilan lectures et achats : septembre, octobre, novembre.

 

Bilan lectures et achats : septembre, octobre, novembre.

Oui je suis pas franchement en avance, mais j'ai une bonne excuse.

Mon poil dans la main.

nuage jaune concon

 

Oui je l'avoue et je le revendique !

Bon si on passait au niveau lecture et achat.

 

Niveau lecture pas grand chose car je n'ai pas trop le temps (études et le reste), mais un peu quand même :

1 - La source du bout du monde tome 1 de William Morris

2- La bibliothèque la nuit de Alberto Manguel

3- Gadis Pantai : la fille du rivage de Pramoedya A. Toer

4- Le sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptée

5- Histoire mondiale de la France de Collectif (hum hum)

6- Comment vivre en héros de Fabrice Humbert

+ Les BDs Noob que j'ai acheté (photo en dessous) et les tomes du manga Saint Seiya lost canvas (photo en dessous aussi).

Niveau achat sans commentaire : (désolée  pour la qualité médiocre des photos)

achat 3

Principal de collège ou Imam de la République de B. Ravet ; Les trente nuit qui ont fait l'histoire de Collectif ; Votez-moi d'abord de Roger Price ; Les musulmans ne sont pas bébés phoques de André Versaille

achat 4

Cachez cette identité que je ne saurais voir de Philippe Vidal ; Crime et châtiment de F. Dostoievski ; Bérénice de racine ; Bas les voiles de D. Chahdortt ; Des femmes qui dansent sous les bombes de Céline Lapertot

achat1

Les rien-pensants de E Levy ; "Ca n'a rien à voir avec l'islam" ? de L.Guirous ; Versailles : vérités et légendes de JF Solnon

achat2

Soleil brisé de Walsh M.O ; La tyrannie de la repentence de Pascal Bruckner ; Une trahison française de Al-h Waleed ; Les contes de Canterbury de Chaucer ; Demian de Hermann Hesse

achat5

Byzance la secrète de P. Dayez-Burgeon ; La bastille... de JC Petitfils ;

achat6

Tome 2 le Blog de Gae@ ; mangas tome je sais plus.

achat7

La Révolution française de JP Bertaud ; Révolution française tome 1 de Max Gallo ; La force du sexe faible : contre histoire de la Révolution française de Michel Onfray ; Claude Monet et Georges Clémenceau : une histoire, deux caractères de A. Duval-Stalla

achats bd

Tomes de je ne sais plus à combien à je ne sais plus combien.

Et je pense que j'en ai oublié.

 

Voilà pour les achats-lectures de septembre à novembre. Pour Noël et décembre bientôt.

nunu

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16 décembre 2017

"L'enfant de l'oeuf" de Amin Zaoui

L'enfant de l'oeuf de Amin Zaoui

l'enfant de l'oeuf

Résumé :

Harys, le narrateur, est un bon chien, un caniche qui aime son maître, qui aime ses chaussettes puantes, son haleine parfumée au vin rouge, sa voix quand il chante Bécaud. Ils habitent tous deux à Alger et son maître a pour maîtresse une chrétienne réfugiée de Damas, au corps vibrant de désir et à l’âme bouleversée par la guerre. Ce trio bancal, cacophonique, passionné, tient le journal de sa lente destruction dans une Algérie rongée par l’islamisme des Tartuffes. Magnifique, douloureux et fantasque, tel est L’Enfant de l’œuf, neuvième roman d’Amin Zaoui où l’auteur, avec un plaisir et une méthode qui rappelle le Sade de La Philosophie dans le boudoir, s’en prend systématiquement à toutes les formes d’autorité, au nom de la liberté. Amin Zaoui, écrivain de langue française et arabe, est né à Bab el Assa, Algérie. Il est professeur de littérature maghrébine à l’université d’Alger.

Mon avis :

"Le désert n'enfante jamais le printemps et le monde arabe n'est qu'un désert."
Amin Zaoui, L'enfant de l'oeuf, page 40.

 

L’enfant de l’œuf est un livre à deux voix, un chien Harrys et son maître Moul. Deux êtres dans la ville d’Alger où l’obscurantisme envahit la Lumière.
Chacun à leur manière aborde la vie, l’amour, la politique, la religion, la liberté. Chacun à leur manière, montre par leurs actes leur refus des dogmes. L’un pisse sur les journaux, l’autre boit du vin, fume, chante Bécaud et partage sa couche avec une chrétienne qui a fui la Syrie.

Pourtant malgré cette apparence libre, joyeuse, vivante, l’auteur aborde la guerre, l’éternel hiver du désert, l’abandon, la mort, la folie. Derrière cette apparence joyeuse, l’auteur aborde le malheur des vies, le malheur de notre monde incapable de tout se dire. Et plus le livre avance, moins ça va...
En effet, malgré la liberté, les femmes, un chien, une bonne bière, Madame Bovary (un livre qui n'est pas choisi au hasard) peu à peu l’homme se retrouve seul et en dérive… et ça c’est un peu dommage. Car l’auteur donne l’impression que la liberté dont la solitude est une branche, la jouissance du monde qui peut être simple et solitaire, ne suffisent pas à être heureux. Qu’il faut automatiquement être plusieurs pour l’être.
Certes, la fin du livre est chaotique et explique la dérive de Moul, mais en ce qui me concerne j’ai eu cette impression bien avant la fin, et vous vous en doutez je ne partage pas ce point de vue, l’Amour qui forme le couple, l’amitié, sont à mes yeux très secondaires et pas nécessaire au bonheur humain. Pour moi, une personne seule ou avec un chien peut être parfaitement heureuse ! Et échanger une fois de temps en temps quelques paroles avec le poissonnier, le boulanger, la connaissance que l’on croise dans la rue, peuvent largement suffire au bonheur. (Ouais ! Je sais, c’est une idée à contre-courant des sociétés.)
Bref !  Cela fait que j’ai été un peu agacée à la lecture de ce livre, néanmoins pour les autres sujets abordés, et malgré quelques radotages, faut admettre que ces pages sont agréables à tourner et agréables à imaginer vraies en ce qui concerne la personnalité de Moul. Un homme presque libre dans un pays qui s'islamise, c'est toujours sympathique.
Avec cela, il se lit bien, il possède quelques d'étrangetés fort sympathiques et notamment une belle phrase cité en haut du billet.

En résumé et même si je ne partage pas la prise de position de l'auteur sur le bonheur humain, c'est un livre à tenter.

Merci aux éditions Serpents à plumes.

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14 décembre 2017

"Gauguin : coloriage" de Joëlle Jolivet

Gauguin : coloriage de Joëlle Jolivet

gauguin coloriage

Résumé :

Une frise ? Tout un monde ! De la Bretagne à Tahiti, c'est l'univers de Paul Gauguin que Joëlle Jolivet te fait découvrir. A toi de le mettre en couleurs... en un certain ordre assemblées !

Mon avis :

Avec cette frise qui propose d'un côté des dessins primaires et de l'autre un mélange de tableau qui vont de "La vision après le sermon" jusqu'au paradis retrouvé des Îles Marquises, Joëlle Jolivet nous propose de voyager au pays imaginaire de Gauguin tout en faisant parler le créateur qui est en nous.
Armé de feutre, de peinture pure ou de pastel, avec fantaisie - comme Gauguin en son temps qui ne symbolisait pas le réel - ou bien avec sérieux - ou mieux encore avec le mélange des deux -, c'est à nous barbouilleur du dimanche que revient l'honneur de peindre ces tableaux comme bon nous semble. Symboliser le réel ou s'en détourner, aucune importance, chacun est libre de son choix, et aucun de ces choix ne sauraient être vu comme un affront à la muse des Nabis et à ce mélange d’œuvre.

Pour petit ou grand, pour colorer l'atmosphère grise de cet hiver caché sous les lumières de Noël et s'amuser un peu, beaucoup..., pourquoi ne pas tenter d'être Gauguin un jour ?

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20 novembre 2017

"La source du bout du monde" De William Morris

La source du bout du monde De William Morris

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Résumé :

Rodolphe, le plus jeune fils du roi des Haults-Prés, s’enfuit de la maison paternelle pour partir en quête d’aventures et connaître la vie d’un chevalier errant. Chemin faisant, il apprend l’existence d’une source magique à l’eau miraculeuse et se met en devoir de la découvrir.

Son épopée le mènera par-delà les citadelles des hommes, les forêts enchantées et les landes arides. Le jeune aventurier y rencontrera un grand nombre de figures extravagantes qui bouleverseront sa vision du monde, du Bien et du Mal, et de lui-même : de fiers bergers-guerriers défiant l’ordre établi, des brigands justiciers plus joyeux que des ménestrels, un mystérieux Chevalier noir, un moine lubrique tout droit sorti des Contes de Canterbury, et une sorcière insoumise à la loi des hommes dont il tombera éperdument amoureux.

La Source au bout du monde paru en 1896, l’année même de la mort de son auteur, est l’œuvre d’un des esprits les plus créatifs de l’Angleterre victorienne : William Morris. À la croisée des œuvres de Walter Scott et du conte médiéval, son roman, a directement influencé deux des auteurs les plus emblématiques de la fantasy : J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis.

Mon avis :

La source du bout du monde ressemble à ces romans de chevalerie, qui savent montrer toute la fougue d’une jeunesse, son impatience, ses envies,  avec le côté religieux en moins ainsi que son côté chevaleresque. Pas que ces derniers soient absents, mais disons que la religion ne sert pour l’instant que de décor ou de rencontre, et le côté chevaleresque est présent mais pas avec son côté religieux qui lui est inséparable.
Oui notre héros sauve la jouvencelle et ne fait point de mal aux innocents, et comme dans ces légendes il y a l’aventure et la magie aussi, mais en plus ici, il y a la tristesse d’un amour perdu qui rend notre héros plus mature, tout un monde politique mis en place dans ce monde imaginaire, ainsi que la quête impossible. Certes la quête impossible s’apparente au Graal qui doit apporter la lumière divine à tous, mais La source du bout du monde est affaire plus personnelle et aussi affaire amoureuse, et comme elle paraît moins nébuleuse grâce aux rencontres point trop mystérieuses qui jalonnent la route de notre jeune héros, l’aventure en devient forcément plus passionnante et paraît moins vaine. Car aux dernières nouvelles le Graal est toujours recherchée par nos chers chevaliers de la Table Ronde. Reste à voir si notre héros la trouvera ou passera à côté comme Perceval avec le Graal, dans le tome suivant.

Je viens de raconter l’ambiance générale du livre, passion, larmes, aventures, mystères, écrivent ce livre, mais hélas, et même si c’est un livre très addictif avec un langage ancien comme j'aime, ce bouquin souffre de beaucoup de longueurs, notamment par exemple dans le discours de la Dame d’Abondance qui est certes très intéressant, mais parfois très répétitif comme sur la beauté de la Dame par exemple.
Oui ces longueurs nous plongent vraiment dans le roman et ce monde ancien, mais parfois c’est un peu indigeste et limite ça peut rendre le personnage un peu insupportable, sans compter que ça allonge un peu inutilement des situations qui ne sont pas très intéressantes et sont sans grand intérêt à part pour mieux découvrir un personnage (qu'on n'est pas toujours sûr de revoir cependant).

Mais malgré cela, j’ai adoré ce classique anglais, cette histoire qui ne dira sa fin que dans un autre livre et que j’ai hâte de découvrir. Ces paysages, son histoire, beaucoup de ses personnages ont quelque chose d’intéressant à suivre, à voir ou à entendre.

Merci aux éditions Libretto et Babelio.

 

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16 novembre 2017

"Comment vivre en héros" de Fabrice Humbert

Comment vivre en héros de Fabrice Humbert

 

La vie, c'est la main du destin.

comment vivre en héros

Ce destin qui impose des changements par ses choix qui mèneront tantôt à la mort, à l'amour ou la réussite,

Fabrice Humbert

et qui apporteront à un homme, une femme et leur famille

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Le bonheur et/ou le malheur.

Humbert

Comment rester toujours beau, rester soi, quand à côté on vous pousse dans un camp que vous n'avez jamais désiré parce qu'on a de l'ambition pour vous ?

Comment rester un bon père et un bon mari quand on veut changer le monde ?

38 secondes pour un choix, pour une vie.

38 secondes plusieurs fois dans une vie.

Voilà ce que raconte ce livre, intéressant, bien écrit, bien que banal, mais des personnages pas toujours facile à supporter.

 

Merci à Priceminister.
#MRL17

30 octobre 2017

Un voyage dans les pages du temps et des livres.

La bibliothèque la nuit de Alberto Manguel

Source: Externe

Résumé :

Qu'elle soit constituée de quelques livres ou de volumes par milliers, qu'elle obéisse à une classifi cation rigoureuse ou aléatoire, que les livres qui la composent soient alignés sur des étagères ou rangés dans des cartons, qu'est-ce qu'une bibliothèque, sinon l'éternelle compagne de tout lecteur - son rêve le plus cher ?
Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel offre un essai au propos formidablement complémentaire, d'où il ressort que construire une bibliothèque, privée ou publique, n'est rien de moins qu'une mise à l'épreuve d'ordre philosophique dont l'avènement annoncé de la bibliothèque électronique ne saurait réduire la portée.
Voyage au coeur de nos livres et histoire de leurs demeures, La Bibliothèque, la nuit nous rappelle à quel point les livres, réinventant sans fi n la «bibliothèque» qui les accueille, sont seuls maîtres de la lumière dans laquelle ils nous apparaissent - ces livres qui en savent décidément sur nous bien davantage que nous sur eux.

Mon avis :

"Mais pour les lecteurs de mon espèces, il n'y a pas de "derniers" achats de ce côté-ci du tombeau." p.78

"Si un roman commence toujours pas une découverte, il doit toujours finir par une recherche" p.332 
Citation du livre La fleur bleue de P. Fitzgerald

La Bibliothèque la nuit d’Alberto Manguel est une invitation au pays des livres. Des lumineuses bibliothèques dans leur plus belle âge d’or ; Alexandrie, Pergame, aux bibliothèques plus modestes étudiantes ou de villes, en passant par les heures sombres qu’elles peuvent traverser quand elle rencontre un ennemi, ce livre nous raconte l’histoire de ces bibliothèques, de leur construction à leurs idéaux, tout en nous parlant à côté de cela des lecteurs qui hantent ces bâtiments. Mais plus qu’une présentation d’étagère, de bâtiment et de lecteur, ce livre est avant tout une interrogation, sur les lecteurs et les livres, les deux étant néanmoins toujours liés.
Pour exemple, une bibliothèque décrit souvent la personnalité d’un lecteur ; à ses livres on voit la personnalité qu’il est, les idées qu’il défend, ses centres d’intérêt, ses goûts, mais l’auteur nous interroge aussi sur ses manques, vu qu’une bibliothèque c’est toujours des manques...
Tous ces livres qui n’y sont pas pour diverses raisons, veut toujours exprimer une idée par son absence ; de l’inutilité qu’on peut y voir à leur dangerosité supposée, un manque est plus parlant qu’une présence. De là à dire que tous les livres sont utiles ce n'est pas un pas que je franchirai, et même Manguel je ne sais pas s'il le franchirait, car la petite phrase qu'il écrit sur "les best-sellers oubliés depuis longtemps" à un côté étrange et donne un côté regret à certaines lectures empressées. En tout cas pour moi. (Car actuellement je suis dans une phase de remise en question sur certaines de mes lectures. Pas que je ne les aime pas, mais je regrette un peu d'avoir perdu du temps à lire certains livres sans grand intérêt.)

Sur les livres l’auteur est probablement plus prolixe. En écrivant le rejet dont ils sont victimes mais aussi l'amour incommensurable dont il peut être l'objet, l'auteur nous interroge sur leur rôle, leur trésor et les vocations qu’ils ouvrent, que ça soit de la recherche à leur création, en passant par les rangements, etc. on redécouvre ce que le livre a pu nous offrir et ce qu'il demande comme réflexion pour un meilleur rangement ou une meilleure approche.

Bref ! Ce livre est un tour d’horizon, du lecteur, du savant, des étagères, d’histoire (bien que je pense qu’il faille mieux lire plusieurs livres sur ce domaine pour avoir de meilleures connaissances), et même si c’est long à lire – parce que parfois c’est long – ça reste cependant toujours intéressant à lire car on découvre et s’interroge sans cesse à chaque page. Donc, si le monde des livres vous intéresse, achetez ce petit pavé et lisez-le petit-à-petit et avec patience pour mieux vous questionner. Il y a que comme ça qu'il se déguste.

Merci à Lecteurs.com  et les éditions Actes Sud.

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25 octobre 2017

"La fille du rivage" de P. Ananta Toer

La fille du rivage : Gadis Pantai de P. Ananta Toer

la fille du rivage

Résumé :

La jeune fille d'un pêcheur de la côte nord-est de Java (Gadis Pantai signifie " la fille du rivage " en indonésien) a été demandée en mariage par un aristocrate local, fasciné par sa grande beauté.
Elle a quatorze ans et, dans cette Java féodale du début du vingtième siècle, elle n'a guère le choix.
Ce mariage arrangé la fait passer sans transition d'une vie certes pauvre et rude, mais libre et naturelle, à une existence cloîtrée, dans la vaste demeure ceinte de murs de son époux, le Bendoro.
La jeune fille est intimidée et malheureuse, mais doit très vite s'adapter au langage et aux usages de sa nouvelle vie.
Grâce à une vieille servante, elle apprend à se comporter en maîtresse de maison, à se maquiller, à se purifier et à prier.
Puis, incrédule, elle découvre qu'elle n'est qu'une épouse à l'essai après bien d'autres.
Toutefois, elle ne se doute pas encore que son destin basculera cruellement lorsqu'elle donnera naissance à une petite fille quelque temps plus tard...
Gadis Pantai est le récit d'une vie volée.
D'une grande simplicité et d'une grande force, l'évocation de cette jeune fille abusée, de ce personnage de femme inoubliable, luttant pour rester libre jusqu'au bout, mais sans parvenir à maîtriser son destin, confirme la puissance narrative du romancier indonésien.

Mon avis :

La fille du rivage de Pramoedya Ananta Toer, parle d’une jeune fille mineure qui est « mariée » à un homme bien plus âgé qu’elle, et qui a eu déjà plusieurs concubines et plusieurs enfants.

Gadis Pantai, c’est son nom, âgée de 14 ans et venant d’un pauvre village de pêcheur, se retrouve donc du jour au lendemain prisonnière dans une maison riche de la ville, « mariée » à un homme qu’elle ne connaît pas et prisonnière d’une cage dorée où elle n’a plus qu’à subir sa situation.
Victime d’un con aux apparences bien noble, bien religieuse, bien propre, qui fait d’elle son esclave, sa chose, son rien… autant dire que sa vie n’est pas drôle et ne respire pas la joie de vivre. Mais comme elle n’a pas l’air de se plaindre, puisqu’elle tombe amoureuse de son bourreau, en tant que lecteur tu finis par vite passer sur cette situation immonde pour finalement péter un plomb devant la soumission de Gadis Pantai qui accepte son rôle de serpillière sans broncher.
Ok, l’époque ne s’y prête pas vraiment et le pays non plus probablement, mais putain ! les dialogues et certaines scènes donnent juste envie d’aller s’asseoir dans les orties parce que… parce que tu te sens obligée de trouver plus con que le livre pour te calmer. Et oui ! Et c’est là le hic ! Car à part sur la fin - les dix dernières pages à peu près - ce livre ne parle pas du tout d’une fille luttant pour rester libre comme l’indique la quatrième couverture. (Ce que je recherchais, hélas.) En effet, vu qu’elle subit la situation de bout en bout sans trop broncher, voire pas du tout, je dois avouer que du coup j’ai lu ce livre déçue et énervée, cherchant ce chant de liberté promis, qui se limite ici au souvenir du chant de la mer… (On ne va pas se mentir, y a mieux comme liberté.)

Oui, bon d’accord, ce livre cherche avant tout à mettre en avant ces histoires de vies volées des plus faibles par les plus forts et/ou les plus riches, ces vies parfois volées dans l’espoir d’une vie meilleure, mais c’était nécessaire de nous servir ce concept sans un minimum de révolte intérieure ? Avec une héroïne naïve et faible ? Et c’était nécessaire de devoir attendre la fin du roman pour voir une révolte de notre pitoyable héroïne ?, qui franchement aurait gagné à être moins pathétique pour le coup. D’accord elle est triste, mais quand même, un minimum de force n'aurait pas été mauvais, car là je l’ai trouvé pitoyable et sans caractère. Honnêtement, c’était vraiment un discours et des idées dignes d’une personne faible, qui en fin de compte va partir se cacher loin de son village pour ne pas subir le regard des autres...
Bref ! Ce livre ne raconte pas l'histoire d'une fille qui lutte pour rester libre jusqu'au bout.

Outre cela, et même si je suis contente d’avoir découvert un auteur indonésien, j’avoue que je n’ai pas été fan de l’écriture. C’est très simple, banal, rien de bien recherché. En résumé, un livre, vite lu, vite oublié. Pas extraordinaire.

Merci à Babelio et Folio.

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09 octobre 2017

"Le Sacrifice des dames" de Jean-Michel Delacomptée

Le Sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptée

 le sarifice des dames

 Résumé :

En ce début du XVIe siècle, les Ottomans menacent la Hongrie. Le comte Gabor, joueur d'échecs incomparable, gouverne le comitat de Paks. Sa fille Judit, joueuse hors du commun elle aussi, se désespère de l'apathie de son père face au péril turc. Elle voudrait prendre sa place au plus vite. Sa mère, la comtesse Livia, cupide et avide de pouvoir, nourrit la même ambition. Toutes deux se haïssent. Pour parvenir à ses fins et sauver son pays, Judit trame un projet machiavélique. Elle le mènera jusqu'au bout, sans peur et sans pitié. Alors naît sa légende.
Dans ce roman à l'atmosphère puissamment baroque, à mi-chemin entre l'histoire et l'imaginaire, Jean-Michel Delacomptée fait surgir une héroïne exceptionnelle dont l'idéal de résistance demeure intemporel.

Mon avis :

"Là où il est tout à fait question de décider du salut de la patrie, il ne doit y avoir aucune considération de ce qui est juste ou injuste, compatissant ou cruel, louable ou ignominieux"

Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live III.

Judith est fille du compte Gabor, prodige aux échecs mais hélas très porté sur la boisson qu’il en perd de vu son rôle politique face à la menace ottomane en ce début du 16ème siècle. Ambitieuse et patriote, sa fille Judith qui est elle-même très douée aux échecs, ne supporte plus cette décadence qui règne dans l’armée du comitat de Paks et sur son château, ainsi que l’indifférence de son père face au péril turc. Ambitieuse et intelligente, et face à une mère haïs, cupide et ambitieuse aussi, Judith va alors tout mettre en œuvre pour prendre le pouvoir de son père afin de le placer dans ses mains, quitte à éliminer les obstacles qui se trouvent sur sa route…

Loin de ce qui se fait habituellement, Michel Delacomptée, nous offre ici une légende d’un genre, à défaut d’être nouveau, trop rare. D’une part car il nous offre un personnage principal féminin d’une rare intelligence, d’une rare force de caractère, qui se trouve de plus loin des canons de beauté habituel et des clichés sur la femme déchirée ; et d’autre part car c’est une histoire qui demande au lecteur de la patience (même si le livre n’est pas épais) et en même temps du recul. Pas que ça soit lent à la lecture ou encore assommant, mais l’époque, la haine, les tensions, fait que Judith met du temps à parvenir à ses fins ; et le lecteur n’a pas d’autre choix que de la voir tisser sa toile petit à petit et donc de prendre sur lui.

Bon, vous l’aurez compris le temps et la patience joue pour notre personnage ; mais pas que… Car Judith c’est aussi un personnage calculateur. Comme au échec elle calcule chacun de ses coups et prévoit toujours le suivant, et si ça donne quelque chose de terrible l'arrivée, il découle cependant de cette situation deux impressions pour le lecteur.

1- Judith à un côté antipathique, machiavélique et tyrannique, qui fait qu’on aurait dû mal à l’apprécier malgré le danger, mais perso je l’ai apprécié justement pour cela, ce côté je prends les choses en main et on ne va pas rigoler (ce que laissé déjà deviner la phrase d’accroche à l’entrée du roman).

2- Ce côté prévoyant casse le côté aventure et démonstration de force du type valkyrie qu’on pourrait attendre de ce roman, du coup sans le recul dont je parlais plus haut on pourrait y voir un roman plat et ennuyeux, alors que non ce n’est que de la stratégie, d'avantage basé sur le cheminement d'une pensée pour un idéal, que sur les démonstrations de force pour un idéal, et ça c'est assez rare pour être souligné. Même si à la fin ce n’est pas forcément payant...

Bref ! Ce n’est pas le roman du siècle, ni un roman qui est frocément bien raconté, mais il y a quelque chose dans le personnage de Judith qui est magnifique rien que dans son idéal de résistance et son rêve de remise en ordre qui donne à réfléchir et peut-être plus... Et rien que pour ça je conseille ce livre.

Editions Robert Laffont.