Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

13 mai 2015

"Danser avec le diable" de Maud Tabachnik

"Danser avec le diable" de Maud Tabachnik

danser avec le diable

Résumé :

Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.

Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.

De la folie urbaine ordinaire aux spectres de l’Histoire soviétique et ses tragédies, un suspense aussi musclé que vertigineux de Maud Tabachnik, la plus américaine des auteurs français de polar.

Mon avis :

Vous connaissez ce vieil adage qui dit que la curiosité est pleine de surprises ? Non. C’est normal. Je viens de l’inventer.
En tout cas ça n’en reste pas moins mon avis sur cette lecture, et je ne dis pas ça parce que j’ai eu la chance de le recevoir, mais vraiment parce que ce livre - vers lequel je ne serais pas forcément allée en librairie -, est un coup de cœur !
Un coup de cœur pour quelque chose d’aussi sanguinaire et noir, c’est bizarre je vous l’accorde. Mais ce livre m’a littéralement scotché. Je n’avais jamais rien lu de pareil dans ce genre-là, et j’affirme sans peur des représailles
smileyque les plus grands auteurs américains de polard peuvent aller se rhabiller.

Oui je l'affirme et le signe ! Car tout d'abord rares sont les auteurs qui arrivent à manier si bien deux histoires, dont une - la plus privée - me semblait plutôt capillotractée et mal barrée à la base, et ensuite rares sont ceux qui bousculent les codes du genre comme ça. Ici par exemple, l'auteure ne cache pas l'identité du meurtrier, mais va par contre jouer sur d'autres choses pour faire durer le plaisir du lecteur. (Je vous en dirai bien plus mais j'ai peur de spoiler.)

Pourtant même si tout cela est déjà agréable à suivre et à lire, il faut savoir que ça ne serait rien sans la fin. Je vous assure que la fin se mange sans faim, comme le Plantafin. Et même si j'ai eu l’impression qu’elle me laissait sur la faim, vu que cette dernière sonne un peu comme un cliffhanger, - alors que je ne pense pas qu’une suite soit prévue, d’ailleurs je pense qu’elle gâcherait tout si jamais il y en avait une-, je la trouve cependant franchement bien trouvée !
Déjà parce que même cette dernière bouscule les codes du genre, c'est le livre en entier qui les bouscules en fait ; et ensuite parce qu’elle m'a laissée ; éberluée, triste, désemparée… A deux doigts du suicide. Bon d’accord j’exagère un peu, mais en tout cas elle m'a coupé le souffle ça c’est un fait, et je ne suis pourtant pas fan des fins ouvertes.

Quoi qu'il en soit pour moi, il n’y a pas photo, même si tout le livre est excellent le point d’orgue se trouve clairement à la fin, dans les dernières pages jusqu'à la dernière ligne jusqu'au dernier mot. (Je ne peux pas aller plus loin ! Flûûûûûte !)

Bon tout cela est bien beau mais qu'en est-il du reste ? He ben le reste est parfait aussi. Comme je le disais les deux histoires sont habillement menées et bien dosées, mais en plus de ça l'écriture ne souffre d'aucune descriptions indigestes, la plume coule toute seule. Quant aux personnages ils ne sont pas en reste non plus, puisqu'ils sont intrigants et agréables à suivre sans que l'auteur ne s'appesante plus que ça sur leur vie privée, et ça c'est un point très important pour moi dans ce genre de livre.

En résumé je ne peux que conseiller ce livre qui mêle formidablement bien enquête policière et vie privée tout en revisitant les codes du genre. En clair, je le conseille mille fois plutôt qu’une. 

Merci Albin Michel. :)


10 mai 2015

"Ce que Fanny veut..." de Karine Lebert

"Ce que Fanny veut..." de Karine Lebert

Source: Externe

Résumé :

Ce que Fanny veut... Fanny l'aura ! A la fin du XIXe siècle, à Paris, entre la butte Montmartre et les beaux quartiers de la capitale, Fanny, jolie fleur ambitieuse de seize ans, met tout en oeuvre pour s'extraire de sa modeste condition. Afin de gagner sa vie, elle pose pour des peintres en mal de gloire en espérant un avenir meilleur. Trois hommes providentiels, Sam, le compagnon de toujours, Geoffrey, l'aristocrate intrigant, et Nathan, le médecin philanthrope, vont bouleverser le cours de son jeune destin...

Sur les traces de l'imprévisible Fanny, un roman à la fois plein de grâce et de gravité.

Mon avis :

Ici nous allons suivre l’histoire de Fanny qui n’a qu’un vœu dans sa vie, sortir de sa condition misérable. Pour cela, cette jeune et belle fille qui habite dans le maquis montmartrois, n’hésite pas à user de ses charmes et de son aplomb auprès de ces hommes riches qu’elle croise par chance ou par hasard.

Ce roman qui faisait chez-moi une (très) lointaine référence à Ambre de Kathleen Winsor - roman que j’ai adoré -, ne m’a cependant rien fait, et peut se résumer à une histoire à fort potentiel mais au final plutôt mal exploité.
Rythme trop rapide, personnage à peine approfondi, trop superficiel, ce roman cumul pas mal de défaut dans son genre.

Cela dit, dire qu’il est entièrement mauvais ne serait pas honnête de ma part. En effet, même si comme je l’ai dit il est trop expéditif, faut quand même admettre qu’il se lit bien. D’accord l’histoire nous passe un peu au-dessus de la tête, les personnages nous font ni chaud ni froid, Fanny elle-même n’a pas réussi à m’énerver (!), mais à côté de ça ce livre n’est pas vide. La trame, même si on manque d’atome crochu avec, comme l’histoire de fanny et de sa famille, rattrape un peu tout ça, et empêche en fin de compte la totale débâcle annoncée au bout de quelques pages à peine.

En résumé, ce livre n’a pas été la lecture que j’escomptais. Il promettait beaucoup, il y a beaucoup dans ces pages d’ailleurs, mais à part la quantité d’aventure, la qualité elle, est absente. Dommage, il y avait pourtant de la matière.

Mais merci aux éditions Presses de la cité et à Babelio.

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08 mai 2015

"Jour de feu" de René Barjavel

"Jour de feu" de René Barjavel

jour de feu

Résumé :

C’est l’été. Le village de Collioure se prépare pour la fête du Roussillon. L’air sent le pastis et le melon. Les vieilles Catalanes vêtues de noir croisent les Parisiennes en bikini.
Deux nouvelles courent parmi la foule : hier, Barabbas a été emprisonné. Et pendant la nuit les gardes de Caïphe ont arrêté Jésus. Les croix dressées sur la colline attendent les prisonniers.
Tandis que Judas boit un demi au café, Pilate débat avec Caïphe pour savoir lequel de Barabbas ou de Jésus sera gracié. Un avion tourne sur la ville et laisse tomber des tracts : Libérez Barabbas!
Où sommes-nous? En quel temps? C’est l’éternité d’une histoire tragique, toujours présente, en tout lieu et en tout temps…

Jour de feu de René Barjavel, roman inclassable et fascinant, révèle un autre visage du maître du fantastique et de l’anticipation.

Mon avis :

C’était ma première rencontre avec Barjavel, et de toute évidence ça ne sera pas la dernière vu que l’expérience était des plus bizarres mais aussi des plus agréables en bousculant mes habitudes lecture. Et quand je dis ça ce n'est pas exagéré ! Tout était nouveau.
Déjà parce que le roman contait d'avantage l'histoire de Barabbas que Jésus, - et ça, soyons honnête fallait avoir l'idée de le faire et aussi avoir l'idée d'inventer un bout de la vie de cet homme.
Et ensuite parce que ça ne se passait pas dans la Jérusalem d'il y à 2000 ans, mais dans le Roussillon contemporain de l'auteur. Et bien que j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire, j'avoue que cette sensation de redécouvrir le roman à chaque fois que Barjavel glissait une chose actuelle n'était pas désagréable.

Sur le récit encore, ce que je retiens surtout de cette lecture c’est qu’elle est là dans un but divertissant, en tout cas je l’ai trouvé plus divertissante qu’autre chose - même si la dernière phrase donnait une touche philosophique à l'ensemble -, mais ce que j’ai apprécié là-dedans c’est que malgré ce côté divertissant elle est quand même fidèle à l’histoire originale, avec par exemple le rôle de Caïphe dans l'arrestation de Jésus - bien sûr l’auteur en rajoute un peu mais le fond est juste -, ou encore avec ce qui est admis généralement sur le comportement de Judas et Ponce Pilate, - bien qu'on remette en cause leurs comportements. Bien sûr ceci n'a rien de nouveau et vous pouvez penser que c’est stupide de bloquer là-dessus, mais personnellement j’ai vraiment adoré ce côté-là.

Tout comme le côté « j’en dis très peu sur les divers personnages, mais juste assez pour leur donner une profondeur humaine ». Ca c'était la cerise sur le gâteau ! Rendez-vous compte ! Grâce à ça pas de longueur futile, pas de temps mort dans le récit, juste le minimum pour donner de la psychologie aux personnages et du relief à l'histoire.

Bref, c’était une lecture formidable, vivante et rapide. Tout ce que j'aime !

Merci aux éditons Denoël.

Edition Denoël, collection empreinte
208 pages
Date de sortie le 24/04/15

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07 mai 2015

Concours pour gagner des livres : biblio #2

 

Coucou à tous !

 

Je fais un peu le ménage dans mes bibliothèques, et ces livres que je ne lirai jamais -ou que je n'ai pas aimé- je me suis dit qu'il ne serait pas mal de vous les faire gagner.

Pour cela c'est simple, laissez un commentaire sous ce message et dites-moi le titre pour lequel vous jouez, - et n'hésitez pas à aimer la page FB.

 

Voici donc les titres que je vous propose et en bonne condition :

Eragon tome 1 de Christopher Paolini publié chez Bayard.

eragon

Un garçon...
Un dragon...
Une épopée...

Voilà bien longtemps que le mal règne dans l'Empire de l'Alagaësia... Et puis, un jour, le jeune Eragon découvre au cœur de la forêt une magnifique pierre bleue, étrangement lisse. Fasciné et effrayé, il l'emporte à Carvahall, le village où il vit très simplement avec son oncle et son cousin. Il n'imagine pas alors qu'il s'agit d'une œuf, et qu'un dragon, porteur d'un héritage ancestral, aussi vieux que l'Empire lui-même, va en éclore... Très vite, la vie d'Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s'engage dans une quête qui le mènera aux confins de l'Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter, avec son jeune dragon, les terribles ennemis envoyés par le roi dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite.
Eragon n'a que quinze ans, mais le destin de l'Empire est désormais entre ses mains !

 

J'irai pas en enfer de Jean-Louis Fournier (lui en fait je l'ai en double) Livre de poche.

Source: Externe

Insupportable garnement, provocateur né, impénitent redoutable et redouté, jamais avare de sacrilèges… Tel a été Jean-Louis Fournier dans sa jeunesse, un épi constamment dressé sur la tête comme marque indélébile d'être retors, inscrit malgré lui dans un collège catholique, pour le malheur de ses enseignants. "J'irai certainement en enfer, bonne-maman le dit souvent." À vrai dire, le narrateur fait tout pour y aller. À force de péchés mortels. Il gâche un jour de procession, il regarde les Vénus dénudées dans le Larousse illustré, il pense à Jésus chaque fois qu'il mange un cornichon, il déplace une statue de la Vierge pour la faire trôner au-dessus de toilettes à la turque… "J'étais une honte pour mes parents, pour le collège, pour la France, pour l'humanité. Dieu devait regretter de m'avoir créé." Seule l'écoute du Concerto pour violon en mi mineur de Felix Mendelssohn lui permet, en de rares occasions, de monter au ciel…

Ouvert jusqu'au 21 mai.

Bonne chance.

Les gagnants sont Maléfique et Serena. Désolée pour les autres au prochain coup. :)

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05 mai 2015

Dernières découvertes livresques

 

Coucou les gens !

Voiciun nouveau billet sur les livres qui me font envie, qu'ils soient sortis ou pas :)

 

Check-point de Jean-Christophe Ruffin

Source: Externe

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.
À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes?

 

Joséphine : désir & ambition de Kate Williams

Source: Externe

« Dans Notre-Dame, Napoléon reçoit sa couronne des mains du pape. Il la pose sur sa tête puis attend que Joséphine avance dans sa direction. Elle s'agenouille devant lui et joint les mains, comme si elle le priait. Napoléon s'approche d'elle et pose doucement l'onéreux diadème sur sa tête. Joséphine – Créole pauvre, veuve, demi-mondaine et concubine – est maintenant l'impératrice de France. Elle a gagné. En tout cas, c'est ce qu'elle pense. »
La passion qui unit Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte traversera les conquêtes amoureuses de l'une puis de l'autre, les batailles dans toute l'Europe, le coup d'État et l'Empire. Pour préserver son couple, Joséphine est prête à tout...
Une biographie au souffle romanesque puissant, qui dévoile une Joséphine envoûtante et ambitieuse, mais aussi attachante et follement amoureuse.

Eloge du Blasphème de Caroline Fourest

Source: Externe

« Menacés par les fanatiques, censurés par les lâches, les esprits libres de tous les continents n’en finissent plus de se battre, sur tous les fronts, pour maintenir un monde éclairé. La lumière qui les guide s’appelle le droit au blasphème. »
Caroline Fourest
Après l’immense émotion qui a suivi l’attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix qui, au nom de la « responsabilité », de la peur d’ « offenser » ou du soupçon d’ « islamophobie », n’ont pas voulu « être Charlie ».
Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d’expression et alerte sur les dangers d’une mondialisation de l’intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.

L'arche avant Noé de Irving Finkel

Source: Externe

Tout le monde connaît l’histoire de l’Arche de Noé et du Déluge telle qu’elle est racontée dans la Genèse. Depuis les années 1870, on sait qu’une autre histoire, similaire mais beaucoup plus ancienne, existait déjà depuis des siècles dans l’antique Babylone. Mais celle-ci demeurait nimbée de mystère. Conservateur au British Museum et spécialiste international de la Mésopotamie ancienne, Irving Finkel s’est retrouvé plongé dans une enquête policière inédite lorsqu’un visiteur lui a apporté au musée la mystérieuse tablette qu’il avait héritée de son père.
Cette dernière ne présente pas seulement une nouvelle version du récit diluvien babylonien : l’auteur antique y décrit aussi la taille et la forme d’une Arche tout à fait inattendue, et livre les caractéristiques détaillées de sa construction.
On découvrira ainsi le lieu où les Babyloniens croyaient que l’Arche avait accosté ainsi qu’une nouvelle explication de l’introduction de cette histoire dans le texte de la Bible.
L'Arche avant Noé, Les véritables origines de l'histoire du Déluge nous entraîne dans une authentique exploration, du monde fascinant des écritures antiques.

1000 soleils splendides de Kaled Hosseini

Source: Externe

À Kaboul, Mariam endure un mariage contraint avec un homme violent. L'arrivée de la jeune Laila sous son toit est une épreuve de plus. Mais, entre ces femmes que tout oppose, la rivalité va bientôt faire place à une indéfectible amitié... Et à l'espoir d'une autre vie. Par l'auteur des Cerfs-Volants de Kaboul, un chant d'amour poignant pour l'Afghanistan, déchirée par la barbarie.

Les médicis de Henri Pigaillem

les médicis

Histoire de la famille des Médicis, la famille la plus puissante d'Italie de la Renaissance. Elle s'est illustrée à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux.

La vie quotidienne au Moyen-âge de Jean Verdon

Source: Externe

Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen Age, depuis les invasions barbares jusqu'à la Renaissance. Pour raconter, avec son talent coutumier, le quotidien du peuple comme des grands, Jean Verdon embrasse tous les thèmes.
L'on découvre ainsi que l'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent l'existence d'un art érotique. Les quantités de nourriture et de vin ingérées impressionneraient nos contemporains fervents de diététique, mais des conditions de vie plus dures que de nos jours entraînent une dépense énergétique plus importante. A ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent XLIOX8210; les paysans, qui constituent l'essentiel de la population XLIOX8210; s'ajoute, avec le développement des villes, le monde des artisans et des marchands. Sur eux tous la religion exerce une forte emprise, elle structure la société. Malgré les « malheurs du temps », les hommes savent s'amuser, profiter des instants de loisirs plus fréquents qu'on l'imagine parfois. Ils se déplacent beaucoup, parfois longtemps, des mois, voire des années. L'homme n'est qu'un pèlerin sur cette terre, et bien mourir est fondamental.
Un panorama sans équivalent, riche et fascinant.

La caricature... et si c'était sérieux : Décriptage de la violence satyrique de Collectif

Source: Externe

Mourir pour des dessins ? Ce danger semblait, jusqu'au 7 janvier 2015, réservé aux dictatures. La France a certes connu la répression des images : lorsqu’en 1830 Honoré Daumier affronte la prison pour son irrévérence envers la monarchie, Charles Philipon le défend en croquant le roi Louis-Philippe aux bajoues déformées en poire grotesque… Avec la renaissance de Charlie Hebdo, en une couverture plébiscitée par les Français, vilipendée dans certains pays musulmans et censurée aux États-Unis, une étape a été franchie : la caricature est réaffirmée comme bastion avancé de la liberté d’expression.Encore faut-il comprendre quelles transgressions sont permises en démocratie, quelles autres ne le sont pas, et pourquoi. Cet ouvrage illustré, rédigé par des spécialistes reconnus, offre à tous des clés pour décrypter la caricature. Quelle est sa place dans la République ? Quel a été son rapport avec les pouvoirs et les religions ? Pourquoi un tel raidissement actuel sur le fait religieux ? Comment distinguer l’intention humoristique de la propagande haineuse, voire raciste ?
Puisque décrypter le dessin de presse est devenu une question de vie ou de mort, il est grand temps de nous y atteler.

 

Voilà les livres que j'ai découvert récemment sur des blogs, dans des catalogues... et qui me font envie.
Il y en qui vous tente ?


04 mai 2015

"Beijing coma" de Ma Jian

"Beijing coma" de Ma Jian

beijing coma jian

Résumé :

4 juin 1989. Des milliers d'étudiants occupent depuis un mois la place Tian'anmen, et parmi eux, Dai Wei. Une blessure par balle le plonge dans un coma profond, son corps devient sa prison, mais son âme se souvient : son père dissident qui revient des camps, ses premières amours contrariées, l'éveil de sa conscience politique... Au-delà d'une critique sans équivalent de la dictature chinoise, Beijing coma ramène chacun à ses angoisses et désirs les plus intimes, et révèle les conséquences personnelles d'une lutte pour la liberté.

Mon avis :

Critique du régime communiste chinois, chronologie romancée des évènements de Tian'anmen que l'on découvre à travers le regard d'un jeune homme dans le coma depuis le massacre, ce livre est par essence génial. Hélas, il est un peu long et trop répétitif pour ne pas devenir indigeste au bout de 500 pages, et il en fait presque 900...

Je suis allée jusqu'au bout de ce livre, mais j'admets que j'ai sauté des passages, notamment sur les éternels dissensions qui naquirent au sein du mouvement étudiant de mai-juin 1989.
Mais en fait, il faut savoir que je suis super énervée d'avoir fait cela, car je suis certaine d'avoir raté à cause de ceci des choses très intéressantes, sur le coma de Dai Wei, sur le côté répressif de cette manifestation, sur le côté historique que peut porter ce livre.
Je vous jure que je suis super frustrée de ne pas avoir pu le lire correctement ! Car c'est un livre qui vaut la peine d'être lu. C'est un livre qui laisse sans voix, qui secoue quand on sait comment ça s'est fini, quand on sait la répression qui a suivi, ou encore quand on sait que la dictature chinoise à fait passer ce mouvement pour un mouvement de criminel. Alors que ça n'avait rien de criminel, ces jeunes puis ces travailleurs ne demandaient que la démocratie et une vie meilleure. (Putain de gouvernement chinois !)

Pour finir cet avis, je voudrais dire que quand j'ai fini ce bouquin j'ai eu un énorme poids sur le coeur même si je ne l'ai pas lu correctement sur la fin (bien que je ne garantis pas ne pas la reprendre) ; ce mouvement est resté sans suite, et tant de gâchis pour rien... ça ne laisse pas indifférent. J'ai ressenti énormément de colère et de peine, et pour toutes ces victimes aujourd'hui j'ai une énorme pensée.

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02 mai 2015

"Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés" de Arto Paasilinna

"Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés" de Arto Paasilinna

arto paasilinna

Résumé :

Le très distingué professeur Surunen, membre finlandais d'Amnesty International, las de se contenter de signer des pétitions, décide de prendre les choses en main. Il s'en va personnellement délivrer les prisonniers politiques qu'il parraine en Macabraguay, petit pays d'Amérique centrale dirigé par un dictateur fasciste sanguinaire. Après le succès de l'évasion de cinq d'entre eux, et non sans avoir goûté à la en torture des geôles locales, Surun accompagne l'un de ses protégés jusqu'au paradis communiste, un pays d'Europe de l'Est baptisé la Vachardoslavie. Là, il découvre le triste sort d'une poignée de dissidents enfermés dans un asile psychiatrique, et s'emploie à les libérer à leur tour.
Revisitant à sa façon Tintin au pays des Soviets, Paasilinna renvoie dos à dos les dictatures de tous bords avec une ironie mordante et un sens du burlesque accompli.

Arto Paasilinna est né en Laponie finlandaise en 1942. Successivement bûcheron, ouvrier agricole, journaliste et poète, il est l'auteur d'une trentaine de romans, pour la plupart traduits en français et publiés chez Denoël, qui ont toujours rencontré un vif succès critique et public.

Mon avis :

Roman assez rapide, ce Paasilinna va encore une fois nous surprendre par son côté rocambolesque et burlesque.

Ici nous allons donc suivre l’histoire de Surunen, qui décide un beau jour d’agir carrément sur le terrain des dictatures afin de libérer des prisonniers politiques - un en particulier - car rester derrière son bureau à signer des pétitions qui ne servent à rien commence à l’exaspérer.
Notre héros parti, ce livre va enchaîner les scènes où notre personnage rencontrera le danger et côtoiera la misère, tout en faisant à côté de cela des rencontres qui rajouteront une pointe d’originalité à ce roman déjà pas banal.

Mais  à travers ce roman étrange, c’est en fait les dictatures et leur mode de fonctionnement que l’auteur vise en premier lieu quand il dénonce notamment la misère de ces peuples, le système politique paranoïaque, la justice arbitraire, le mensonge et l’ignorance que ces dictateurs entretiennent, et ce dans l’unique but de rester en place.
Toutefois on remarquera assez vite que cet ouvrage n’est pas de toute première fraîcheur, vu que le contexte international est plutôt la guerre froide, mais cela n’est pas vraiment un problème non plus dans le sens où hier comme aujourd’hui les dictatures gardent la même ligne de conduite en général.

Autre chose que l’auteur « critique » dans ce livre, mais ça c’est plus rapide, c’est le jugement que l’auteur porte sur ces ONG internationales comme Amnesty International par exemple. Alors il ne les critique pas vraiment et il n’en parle pas méchamment non plus, mais à travers ses personnages, et déjà à travers la décision première de Surunen, il va montrer un peu l’inutilité de leur action, et ce passage page 132 est très parlant : « Surunen raconta qu’il était allé sur la place du palais présidentiel écouter le discours du général Ernesto de Pelegrini. « C’est un homme que les appels humanitaires n’émeuvent pas.
-         Je le crois volontiers. En tant que citoyen d’un pays nordique, tu ne comprends peut-être pas qu’il est vain, ici, de jouer sur la corde sensible de nos dirigeants. Les lettres et des pétitions ne sont d’aucune utilité.
-          Je ne suis plus aussi naïf. J’ai tué hier cinq tortionnaires du FDN. […] »

Cela dit, je dois admettre que ça n’a pas été le meilleur Paasilinna que j’ai lu. Ça se lit très bien, il y a des bons moments, mais ce n’est pas l’histoire que j’aurai envie de relire plus tard à l’inverse de La douce empoisonneuse par exemple. En effet je l'ai trouvé parfois un peu languissant et manquant de dynamisme, même si c'est un livre qui se finit sans problème.

En quelques mots, c'est du Paasilinna. C'est saugrenu, drôle, changeant, ça se lit très bien, mais pour moi ce n'est pas son meilleur.

Je remercie les éditions Denoël pour cette découverte.

 

Éditions Denoël
Nombre de page 324.
Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail
Date de sortie le 02/04/2015

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30 avril 2015

Bilan avril 2015

 

concon nuage7

- Tiens ! Tu es revenue toi ?!

nuage 2

- Pas vraiment. Moi qui pensais que tu avais mangé des champignons vénéneux. Fausse joie.

nuagepas content

- Moi aussi je m'aime.

nuageconcon6

Pour en venir au bilan maintenant (c'est un peu le but de ce message), dans l'ensemble il n'a pas été trop mauvais malgré le fait que que je n'ai pas beaucoup lu - ça ne fait qu'un peu plus d'un mois que ma chatte est morte et je pense encore tous les jours à elle -, et malgré le fait qu'elles n'ont pas toujours été fabuleuses.

Livres lus :

1- Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde de Collectif (Avis très bientôt.)

2- Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés d'Arto Paasilinna (Avis demain.)

3- Vers l'aube de Dominic Cooper

4- Beijing coma de Ma Jian (Gros pavé de presque 900 pages, bien mais trop de longueur.)

5- Père Castor raconte ses contes du printemps de Collectif (Jeunesse)

6- Baguettes chinoises de Xinran (Excellent bouquin que je recommande.)

7- Un mariage en héritage de Ayelet Waldman

8- Voir des baleines de Javier de Isusi (BD)

Livres achetés :

AUCUN ! Alors j'avais bien prévu d'acheter le tome 16 du Donjon de Naheulbeuk mais je ne l'ai pas trouvé chez mon libraire, du coup ben pas d'achat ce mois-ci, mais en avril je pense qu'il y en aura un ou deux, dont cette BD. Après j'ai bien eu des partes ou des SP, mais ça ne compte pas en achat. :P

 

Bon mois de mai, mois du muguet.
Bonne lecture.

 

Page FB du blog pour me suivre en direct quand je n'ai pas la flemme ^^

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29 avril 2015

"Vers l'aube" de Dominic Cooper

"Vers l'aube" de Dominic Cooper

vers l'aube

Résumé :

Murdo Munro travaille dans les forêts de son île natale sur la côte ouest de l'Ecosse. Il s'est depuis longtemps résigné à sa solitude et à l'hostilité froide de sa femme, lorsque, le jour du mariage de sa fille, devant la perspective du face-à-face conjugal qui l'attend, il décide de brûler sa maison et de disparaître.
Munro marche dans cette forêt qu'il aime, monte dans un bateau et va rejoindre la ferme de sa soeur. Après des semaines vécues dans la crainte d'être rattrapé, il décide de faire face à ses responsabilités.
L'écriture est extraordinaire aussi bien dans l'évocation puissante de la nature que dans le reflet du tourment intérieur qui ronge le personnage. Dominic Cooper écrit un livre magnifique sur l'errance, sur la difficulté d'être soi quand les autres ne vous connaissent pas tel que vous êtes et vous font exister à l'inverse de ce que vous voudriez vivre. Dans ce livre rare et poignant, l'auteur du Coeur de l'hiver confirme son originalité profonde et son talent d'écrivain en prise avec la nature.

Mon avis :

Quand j’ai commencé ce livre j’ai été assez vite épuisée par les innombrables descriptions du paysage que l’auteur étale sur des pages et des pages, mais finalement petit à petit j’ai remarqué qu’il était impossible d’avoir toute la portée de l’histoire sans connaître ces derniers.
En effet, c'est en transposant le chaos intérieur de son personnage sur le paysage que l’auteur va arriver à nous donner toute la portée psychologique du personnage. Ici, les chemins tortueux, les montées, les descentes, les rochers pointus, le ciel tantôt bas tantôt lumineux, les paysages isolés, ne représentent rien d'autre que Murdo Munro. Son errance, sa solitude, sa détresse, sa colère, son espoir, mais aussi son insignifiance dans le vaste monde. Une insignifiance d’ailleurs très appuyée par la fin qui passe inaperçue et n‘empêche pas la marche du monde. Une fin qui rappelle la condition de l’homme.

Mais outre cela, qui est ce qui m'a le plus plu, je dois dire que je n’ai pas grand-chose à raconter sur cette histoire, car d'une part c'est presque banal même si c'est très bien écrit (un homme qui part en quête de soi c'est du déjà vu), et d'autre part ce n’est pas un livre très bavard. L’auteur dit juste ce qu’il faut pour installer son histoire et peint beaucoup à côté.
Alors il y a bien quelques remous dans ce roman, il n'est pas plat et la vie de Murdo n'est pas le seul sujet du livre, mais le reste est tellement fugace que j'avoue ne pas trop y avoir prêté attention. Pour tout dire, je me suis plus attardée sur le cheminement intellectuel du personnage que sur le reste.

En fait, après coup, ce livre me fait penser à ces films artistiques (que je qualifie "d'intellos" mais comme je déteste le cinéma je ne sais pas quel nom ça porte) qui ont peu de dialogue, mais qui mise sur l’image, sur les scènes, sur l’ambiance, pour s'exprimer. Qui mise sur le silence pour parler.

Enfin bref, ce n'est pas le livre du siècle, il peut être parfois un peu long, mais il se lit bien.

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20 avril 2015

"Le père castor raconte ses contes du printemps" de Collectif

"Le père castor raconte ses contes du printemps" de Collectif

père castor contes

Résumé :

Sept contes sur le thème de printemps, des œufs de Pâques, du jardinage et de la nature :

Le premier oeuf de Pâques
La petite poule rouge
Le loup ne sait pas compter
Le jardin de Clara
A pas de loup
L'envol
Espèce de Cucurbitacée !

Mon avis :

Je ne dirais pas que toutes les histoires se valent, L’envol est par exemple celle qui m’a le moins plu de par sa manière d’être racontée, et d’autres comme Le premier œuf de Pâques ou encore La petite poule rouge m’ont parue trop répétitives, néanmoins ces derniers contes comme les autres sont tout mignons et plein de fantaisie. Agréable à découvrir ou redécouvrir.
De plus ayant parfois une portée moralisatrice, un côté ludique et première découverte, on peut dire que ce livre se révèle assez complet au final pour éveiller les enfants. Leur esprit bien sûr, mais aussi leur côté son avec Espèce de cucurbitacée ! et image. J’avoue avoir été fan, malgré mon grand âge, des illustrations ; pétillantes, enfantines ou plus achevées. C’était plein de vie ! Du bonbon pour les yeux.^^

En bref, je pense que c’est avec plaisir qu’en ce printemps 2015 les enfants butineront dans ce livre des histoires chaudes et colorées, et qu’ils papillonneront d’un dessin à un autre.

Je remercie pour ce partenariat Babelio et les éditons Flammarion. (Je vous conseille de cliquer sur le lien et de regarder leur collection jeunesse qui a l'air juste super ! Complète et varier.)