Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

31 décembre 2014

"François 1er : roi de chimères" de Franck Ferrand

"François 1er : roi de chimères" de Franck Ferrand

françois 1er roi de chimères de ferrand

Résumé :

Au 21ème siècle, François Ie apparaît comme le père de la Renaissance française, l'ami de Léonard de Vinci, le bâtisseur de Chambord et de Fontainebleau, le vainqueur de Marignan, l'allié de Soliman contre l'ennemi juré du royaume, Charles Quint. Mais ces traits saillants ne sont-ils pas l'arbre qui cache une forêt bien plus complexe ? Dans cet essai biographique d'un genre nouveau, Franck Ferrand dépasse l'image d'Epinal et nous dépeint ce roi sous les traits d'un personnage moins brillant qu'on ne le prétend. Car le géant débonnaire a connu des triomphes mais aussi des défaites - et ce jusqu'à la captivité. François Ie, héros tourmenté, subit la trahison de son cousin, adora sa soeur et détesta son héritier, frôla plusieurs fois la mort, multiplia les conquêtes amoureuses, vit mourir ses fils aimés... Un homme qui vécut entre une jeunesse de rêve et une vieillesse de cauchemar, torturé par une maladie atroce. L'historien va plus loin : et si François Ie n'avait pas été un si bon roi ? Louis XII disait de son successeur : "Ce gros garçon gâtera tout." L'histoire, pour peu qu'on la regarde objectivement, semble lui avoir donné raison. Longtemps dominé par sa mère, manipulé par sa maîtresse, François se laissa aveugler par son amour de l'Italie et par sa haine de l'Empereur. Jouet des factions, facile à duper, le soi-disant "restaurateur des Lettres" instaura la censure et lutta contre l'imprimerie ; il finit même par allumer les bûchers d'où partiront les guerres de religion ! Sous une plume érudite et alerte, voici un portrait contrasté, doublé d'une analyse implacable.

Mon avis :

J’ai lu ce livre un mois après celui de Max Gallo sorti récemment, et l’erreur que j’ai faite ça a été de ne pas les lire à la suite. En effet je pense que la comparaison entre les deux aurait été amusante, mais bon tant pis.

Ce que je peux néanmoins dire sur ces deux livres c’est que Franck Ferrand, va aller à l’inverse du livre de Max Gallo. Vous prenez le livre de Max Gallo, c’est énormément de louanges qui sont chantés sur François 1er, pour Max Gallo il est clairement un chevalier, un amateur d’art…

Ben pour Franck Ferrand ce n’est carrément pas ça, et il va passer 235 pages à le démontrer. A démonter ce mythe, qui selon lui, n’a pas lieu d’être et pourrait être attribué à d’autres rois de France comme Louis XVI, Charles V, Henri IV…

Alors ne connaissant pas la vie de François 1er sur le bout des doigts, je ne peux pas dire que Franck Ferrand a raison sur tout, mais c’est vrai que si on cherche un peu on ne peut pas donner tort à l’auteur. D’ailleurs ce comportement que Franck Ferrand reproche, on peut déjà le déduire nous-même en lisant le livre de Max Gallo. En effet dans ce dernier on remarque très aisément que ce roi était sous influence féminine, arriviste, magouilleur (trait qui ressort beaucoup avec l’alliance de Soliman) et avait quelques obsessions pour ennemis (le milanais par exemple, c’est d’ailleurs l’obsession qui m’avait le plus frappée).

Mais il faut dire que là Franck Ferrand va plus loin encore, en démystifiant ouvertement ce roi, ses actions et ses légendes. Ici, la légende du chevalier Bayard n’est qu’une légende ; le roi débonnaire n’est qu’un monstre qui a rétabli des sévices archaïques, une sorte d’inquisition contre les vaudois (c’est drôle comme mes lectures se suivent, les vaudois j’en ai entendu parler dans le livre sur les hérétiques au moyen-âge il n’y a pas longtemps)  et envoyé à la mort des innocents comme Montecuculli ; le roi amoureux des lettres n’est qu’un roi qui a durci la censure ; le roi de France n’a pas été un roi de France et a gouverné via la vision des femmes qui l’entouraient, surtout par celle de sa mère Louise de Savoie (la fameuse régente noire à qui quand même Franck Ferrand admet des qualités gouvernementales malgré ses défauts). Bref, tout ça pour dire que l’auteur va dresser un portrait peu flatteur de ce roi, à qui la légende n’a donné surtout que des bons côtés.

Maintenant ce que je reproche un peu à ce bouquin, c’est qu’il fait des parallèles un peu abusés, par exemple un moment, Franck Ferrand cite Ivan le Terrible -presque contemporain de François 1er- en sous entendant que François 1er ne valait guère mieux que ce tsar de Russie. Moi perso ça me choque un peu, François 1er étant un ange à côté. Ensuite autre point un peu dérangeant c’est que Franck Ferrand critique l’homme, mais il n’en fait pas un homme pour autant je trouve. Là où Max Gallo est arrivé à donner un côté humain à ce roi, par exemple sur le sujet de la détention de ces enfants en Espagne, Ferrand le lui enlève, en en faisant un "festoyeur" un peu badin pressé de s’amuser et d’oublier ses fils, du coup c’est vrai que c’est un peu dérangeant à lire. Je ne dis pas que c’est faux, mais ça dérange.

Cela dit malgré cela c’est un livre intéressant à lire, car par le biais de François 1er (qui est le sujet de ce livre) on découvre un peu plus ce règne, et par conséquent on voit les erreurs qui ont pu être commise, comme par exemple le fait qu’il ait fait construire des châteaux hors de prix alors que le pays était exsangue par des années de guerre et j’en passe, les jalousies et les envies qui ont poussé à certaines actions (je pense à la duchesse de Pisseleu notamment), les vrais raisons de certaines ordonnances, la réalité de certaines légendes…

Au final c’était une lecture très intéressante, et connaissant le sérieux de ce journaliste et historien je pense qu’on peut prendre sans risque ce livre au sérieux, mais voilà en tant que lectrice lambda et n’ayant pas trop la possibilité de creuser ce que l’auteur avance – à moins de lire 100 livres – je vais seulement dire que c’est un livre à lire, et qui à l’approche du 500ème anniversaire de l’accession au trône de François 1er, a son importance.

 

Je remercie les éditions Flammarion pour cet envoi.

http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2014/12/31/31227862.html


30 décembre 2014

"Max et Bouzouki : gags et glissades" de Falzar & David Evrard

"Max et Bouzouki : gags et glissades" de Falzar & David Evrard

max et bouzouki bd

Résumé :

Faites découvrir à votre enfant le quotidien drôle et pétillant de Max et Bouzouki. Au fil de 32 pages de gags courts et faciles à lire, offrez à votre enfant le plaisir de rire et de rêver aux aventures de deux amis complices et inséparables : Max, le petit garçon, et Bouzouki, son gros chien trognon. En lisant ces gags, votre enfant traversera les quatre saisons au rythme d'une année scolaire bien amusante. Il partagera la rentrée des classes, les disputes, les blagues, la fête de Noël, les bêtises, la fête de l'école, les promenades au bois... Présents depuis de nombreuses années dans les périodiques scolaires, pour le bonheur =de milliers d'enfants et la plus grande satisfaction de leurs instituteurs, Max et Bouzouki débarquent en librairie dans une bande dessinée drôlement éducative.

Mon avis :

Cette BD plus récente rappelle une BD plus ancienne qui est Boule et Bill. C’est le même genre d’humour, c’est simple, pas vulgaire et pour enfant. Donc autant dire que j’ai plutôt bien apprécié, même si je préfère du haut de mes presque 30 ans Boule et Bill.

Comme vous l’avez donc probablement deviné, dans cet album on suit l’histoire d’un petit garçon et de son gros chien, à travers des histoires simples et sans prise de tête. Les gags sont assez réalistes avec parfois des chutes assez drôles, comme par exemple celle chez le vétérinaire, et l’album est agréable à regarder.

Maintenant ce que je reproche à cette BD -et toujours du haut de mes presque 30 ans-, c’est que ce n’est pas très novateur dans le scénario, un enfant et un chien c’est du déjà-vu, d’ailleurs certaines planches m’ont rappelé d’autres BD dont Boule et Bill. Mais en même temps, comme elle est destinée aux jeunes enfants, je ne pense pas que ça soit finalement un problème car pour eux ça sera assez nouveau, dans le scénario comme dans l’esprit.

Au final, et si j’oublie mon âge, je pense que cette BD pourra plaire à des enfants, et même à certains adultes qui ont envie de s’oublier ou simplement de se faire plaisir. De plus pour mettre les enfants à la lecture je pense qu’une BD de ce genre (ou les petits livres) c’est très bien, donc aux parents de tenter !

Par contre, dernier point avant de finir, je ne pense pas que l’espèce d’atelier cuisine soit nécessaire à la fin, mais bon… pourquoi pas me dira-t-on ?

 

Je remercie Babelio et Les éditions Kennes pour cette découverte, que je vais faire découvrir à mon tour à des enfants.

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29 décembre 2014

Un petit mot sur moi.

 

J’ai eu cette idée de faire cet article après avoir vu cette idée chez Ismérie, pour essayer de voir comment ma passion de la lecture a évolué depuis que je la partage sur Internet, avant ça n’a pas trop d’intérêt vu que je ne la partageais pas et menais une vie de lectrice banal.  

Déjà, dans ce que je viens de dire sur le partage, il y a quelque chose d’étrange, car dire que je partage n’est pas exacte. Et oui malgré le fait que je tiens depuis 2010 un blog essentiellement centré sur la lecture, on ne peut pas dire que je partage vraiment. En effet ayant des lectures peu courantes ou peu prisées par les blogueurs, je n’ai pas énormément d’échange avec les autres lecteurs-blogueurs. Bien sûr il m’arrive quand même de lire des livres que d’autres lisent (heureusement) mais comme ce n’est pas le plus courant, je ne peux déjà pas parler d’échange véritable, d’ailleurs à l’époque où j’étais sur Livraddict (que j’ai quitté il y a 2 ans) sans arrêt sur mon « suivi lecture » j’avais régulièrement des phrases du genre : « Je ne connais pas, mais bonne lecture » ou encore « Florel et ses lectures bizarres ». Ce qui j’avoue me faisait rire, parce que je ne trouvais pas (et ne trouve toujours pas) mes lectures si bizarres.

Cela dit même si je n’ai pas beaucoup d’échange avec des lecteurs-blogueurs, ça ne me dérange pas, déjà parce que mon blog a quand même des visiteurs, des gens qui cherchent des renseignements sur des livres pas toujours chroniqués ailleurs, et ensuite parce que je me suis moi-même éloignée volontairement de ce monde de lecteur, - même si depuis peu j’ai un peu renoué avec.

J’ai quitté Livraddict, j’ai supprimé et fermé les commentaires sur mon blog, je me suis fait oublier tout en tenant mon blog discrètement, et très franchement je ne regrette pas ce choix, même si cela implique aucun partage. Etant d’une nature ouvertement solitaire (et je le revendique car je ne supporte pas les gens qui pensent que c’est une tare et une maladie honteuse), j’ai vraiment ressenti ce besoin de revenir à moi et de m’écarter de l‘agitation des forums et du blog. Même si à côté de ça je suis heureuse aujourd’hui de retrouver ces gens avec qui j’ai « partagé » (plutôt déconner) autrefois, et à qui je dois des bons moments.

Cependant, je peux remercier malgré tout internet et ces lecteurs, car ça a fait évoluer ma vision de la lecture sur deux points. Premièrement avant d’être sur la toile, j’étais terriblement gênée de ne pas aimer un livre. Je vous jure que je me sentais obligée de devoir aimer un livre, - ce qui aujourd’hui me paraît complètement con. Du coup le fait de voir des autres lecteurs ne pas aimer un livre m’a déculpabilisé de détester moi aussi certains livres. Ensuite pour le deuxième point, je dois avouer que fréquenter certains forums m’a aidé à développer mon ressenti sur mes lectures, avant c’était très sommaire, en gros j’ai aimé/j’ai pas aimé. Maintenant grâce à internet j’ai appris à mieux ressentir ce que je lisais, mais hélas je n’en parle pas comme je le voudrais vraiment…

J’avoue. J’aimerai avoir des avis super-ultra-géniaux, et je n’y arrive pas. Car entre le moment où je le pense dans la tête et celui où j’écris, j’ai oublié la tournure de la phrase qui me semblait parfaite. (Rageant !) De plus, mon autre problème c’est que j’écris comme je parle, du coup souvent je me rends compte qu’à l’écrit ça ne rend pas aussi bien qu’à l’oral. (Pas de bol !) Un dernière problème sur ce point, c’est que je me restreins dans mes avis (trop long personne ne lit), du coup je n’arrive pas à m’exprimer correctement, parce que j’ai une tendance à vouloir super développer, et comme je coupe le texte initial j’essaye de condenser et ça fait super moche. Bref, faudrait vraiment que j’arrive à trouver le juste milieu.

Après voilà, sur ma vie de lectrice je n’ai pas d’autres choses à raconter. Même si mon blog n’est pas parfait, il me plaît malgré tout (même s’il pourrait mieux me plaire avec quelques arrangements) ; même si je ne partage pas vraiment, le peu d’échange que j’ai avec d’autres blogueurs me va et si on ne parle pas de livre tant pis ça me va aussi. :)

Maintenant j’aimerai pouvoir être riche pour les gâter (faut savoir que j’adore envoyer des bombes livresques par la poste, même si je n’ai pas spécialement d’affinité avec tous les blogueurs à qui j’ai envoyé des livres), c’est  tellement génial de parcourir leur liste d’envie livresque et d’envoyer une surprise ! Je sais c’est con, mais toutes les fois où j’ai envoyé un colis ou un livre comme ça en passant, ça m’a fait énormément plaisir. J’adore faire plaisir, et j’adore me dire qu’ils auront au moins pour une heure, un jour, le sourire aux lèvres. J’ai beau ne pas être parfaite, ne pas aimer tout le monde, j’aime malgré tout semer la joie, - même si parfois il y avait un peu un côté salaud à ces bombes livresques, car les gens trop raisonnables avec leur PAL m’emmerdent. ^^

Alors je sais que ce côté, faire des cadeaux à des gens que je ne verrais probablement jamais, peut choquer certain. Mais moi ça me va, il n’y a rien qui me dérange là-dedans. Je n’attends rien en retour, et faire plaisir est mon objectif premier, qu’importe le reste…

Voilà j’ai fini, vous savez comment j’ai évolué dans ce domaine ces dernières années, et je dirais qu'il n'y a eu que du bon, même si sur certains points j'ai évolué et même si je voudrais en améliorer d'autres, mais chaque chose en son temps... Je ne vais pas me presser. Surtout que j'ai parfaitement conscience que tout ça ne durera pas. Comme tout a un commencement, tout a aussi une fin. 

 

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28 décembre 2014

"Le royaume" d'Emmanuel Carrère

"Le royaume" d'Emmanuel Carrère

le royaume Carrère

Quatrième couverture :

A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans, c'est passé.

Affaire classée alors? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir.

Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier? en historien?

Disons en enquêteur.

Mon avis :

J’ai fini ce livre hier, et je me rends compte qu’il va être difficile d’en faire un avis. En fait je ne sais pas trop par où commencer, ni où l’auteur veut en venir exactement.

 

Ce livre est un récit qui se situe entre l’histoire et le roman, l’auteur s’amusant à écrire d’une autre manière les balbutiements du christianisme et l’histoire autour, c’est aussi un livre qui lui permet de se raconter, il dit qu’il a été chrétien et qu’il ne l’est plus. Soit. Dans les faits je n’ai rien contre tout ça, surtout qu’Emmanuel Carrère s’est montré très érudit pour aborder ce sujet. Mais ce que je ne comprends pas dans cette démarche, c’est le rapport entre les deux.

Qui peut me dire le rapport entre la foi, la perte de cette dernière, et le fait de décortiquer les textes religieux chrétiens ? Qui ?

Personnellement, je me dis que s’il voulait décortiquer ces textes (ce qu’il a fait et c’était son but comme il le rappelle à la page 405) et les expliquer de son point de vue, il n’avait pas besoin d’exposer sa période bigote -avec d’innombrables digressions pas toujours utiles-, même si ses carnets lui ont servi de base. (Surtout que finalement je n’ai pas trouvé que cette période-là lui ait énormément servi pour éplucher les textes, mais bon.)

Vraiment, ça c’est le point qui fait que je ne comprends pas trop où l’auteur veut en venir avec ce livre, surtout qu’à la fin il nous met bien en avant le summum de la bonté chrétienne et l’apogée du kitsch chrétien, alors qu’il a passé X page à aller contre cette religion. A démontrer que les écritures se contrarient, la stupidité de cette croyance qui veut qu’un jour un homme soit revenu d’entre les morts, et l‘absurdité de ce message chrétien qui est hors-norme et pas humain. Il ne manque pas de faire allusion à d’autres courants de pensée pour dire qu’il n’est pas d’accord avec la voix qu’emprunte le christianisme.

D’accord le passage de la fin montre comment cette religion a forgé des hommes, comment elle a ouvert l’amour de l’autre à des gens, il sert à montrer l’héritage de cette religion, mais qu’est-ce qu’il est allé faire là-dedans alors qu’il en est éloigné ? Il passe une plombe à dire que ça ne le concerne plus, mais il va quand même. Là je ne comprends pas, et de ce fait je ne comprends pas le but de ce livre. Où l'auteur veut-il en venir ? Telle est la question.

 

A côté de ça, qui est vraiment le gros point qui me gêne pour piger le but réel de ce livre, j’avoue que le reste est fort intéressant. C’est une version de l’histoire, des histoires, qui a le mérite d’exister. Ce que j’apprécie particulièrement dans cette démarche, c’est qu’en plus l’auteur dit clairement que sa version est du domaine du possible mais pas la seule valable. Néanmoins, le hic dans ce grand récit qui est raconté avec beaucoup de talent, qui a la méthode de l’historien et le scepticisme nécessaire, c’est que très vite les lecteurs lambda, qui s’y connaissent un tout petit peu (comme moi) ou pas (comme d’autre), peuvent être vite perdus dans ce monceau de personnage et de scène. Surtout que par moment c’est assez difficile de s’y retrouver au milieu des hors-sujets.

Cependant et malgré cela, j’ai énormément apprécié lire ce livre, le découvrir, parce que même si les sujets entre la vie de l’auteur et le christianisme sont mal accordés, les deux n’ont pas été inintéressants pour autant, même si sur la fin ça fait un peu long.

De plus, lire ce livre confirme un peu plus ce que je pensais du christianisme, que c’est une religion terriblement perchée (comme beaucoup d’autres il est vrai), qui fait l’apologie de l'exclu, du malheur et du malheureux, et que par conséquent -de mon point de vue toujours- elle est un peu à côté de la plaque et bébête. J’avoue que beaucoup de choses dans le christianisme me paraissent stupides et me donnent envie de vomir -désolée si je choque-, vu que je pars du principe qu’il faut mettre des limites à tout pour que l'équilibre soit, ce que ne fait pas cette religion qui va dans les extrêmes. Par exemple je pense qu’on ne peut pas être éternellement charitable si on veut que les choses fonctionnent correctement, tout comme on ne peut pas pardonner éternellement pour cette même raison. Je pense aussi qu'on ne peut pas aimer tout le monde, tout comme on ne peut pas vivre à fond dans une chimère pour vivre bien dans ce monde. Bref. Ce n'était sûrement pas le but de ce livre, mais pour moi il confirme que cette religion, que les véritables religions ne vont pas avec le bon sens.

En résumé c'est un livre fort intéressant, mais hélas un peu fourre-tout, qui pour moi n'a pas de but réel, ce qu fait cruellement défaut pour comprendre cette démarche d'écrivain.

 

Lu dans le cadre du match de la rentrée littéraire Priceminister.

26 décembre 2014

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

le concert héroîque livre

Résumé :

La première de la Septième Symphonie de Chostakovitch eut lieu à Leningrad le 9 août 1942, au 335e jour d'un siège qui tua plus de 1 800 000 personnes. Aucun concert n'a jamais égalé celui-ci. Les Allemands avaient commencé le blocus de la ville près d'un an auparavant. Les combats, le froid et surtout la faim avaient déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes. Les musiciens - recrutés jusque dans les bataillons et les fanfares militaires, car seuls vingt des cent membres initiaux de l'orchestre avaient survécu - étaient si affamés qu'on craignait qu'ils ne puissent jouer l'oeuvre jusqu'au bout. En ces jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, cette musique et l'attitude de défi qu'elle inspirait furent pour le monde entier un rayon de lumière.
Entretissant l'histoire de Chostakovitch et de bien d'autres dans le contexte du maelström des purges staliniennes et de l'invasion de la Russie par les Nazis, Le Concert héroïque est le récit magistral et émouvant de l'un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale, et sans doute le plus émouvant de l'histoire de la musique.

Traduit de l'anglais par Thierry Piélat

Mon avis :

Bien que les passages (très grands et très réguliers) sur les actions militaires ne m’aient pas toujours passionnée malgré leur utilité, dans l’ensemble ce livre a été pour moi intéressant à lire. J’ai découvert beaucoup, je suis restée horrifier souvent.

Certes je sais que la vie sous un siège n’est pas facile, mais n’ayant jamais vraiment abordé ce sujet précédemment ça restait une image lointaine. Du coup, là, le fait de lire un livre essentiellement sur ce sujet, qui montre cette vie de siège dans son horreur quotidienne, ça ne fait pas le même effet faut bien le dire... (surtout que l'auteur a été très pointu dans ce domaine)

D’une image lointaine, je suis passée à une réalité plus terrible. L'auteur décrivant avec réalisme, la mort, la faim, le froid, les purges staliniennes, le rationnement, les bombardements… Néanmoins chose étonnante là-dedans, c'est qu'au milieux de ce chaos les habitants arrivaient à se trouver des moments hors du monde, en allant par exemple à des concerts ou à des représentations théâtrales. D'ailleurs ce dernier point a été une image forte pour moi (tout comme son opposé), car j'ai trouvé que c’était quand même mettre beaucoup de passion et d’ardeur pour ne pas mourir.

 

Maintenant, et même si l’auteur développe énormément le siège de Leningrad, faut savoir que ce livre comporte une autre zone de recherche qui m'a surprise tout autant que le siège, voire même plus, qui est : Chotaskovitch

Alors je ne connaissais pas ce compositeur, ni l’histoire de la septième symphonie avant d’ouvrir ce livre, du coup j’avoue que j’ai énormément apprécié découvrir en plus du siège, la vie et l’œuvre de cet homme. L’un n’allant pas sans l’autre, puisqu’il faut connaître sa vie pour comprendre son œuvre.

Néanmoins à côté de cela, ce que j’ai surtout retenu de cette partie de l’histoire, c’est d’une, l’importance de la musique dans la guerre, et de deux, le fait que la musique parle. Alors si pour le premier point je ne suis pas étonnée, pour le second, je le suis un peu plus par contre.

En effet, j’avoue qu’avant de lire ce livre je n’aurai jamais imaginé qu’on puisse voir dans des notes de musique, la description si précise d’une épreuve ou d’une idéologie politique. Bien sûr je me doute que comme un peintre ou un écrivain, un musicien n’écrit pas sans son cœur, mais de là à donner une idéologie ou des sentiments précis à quelque chose de très abstrait (en tout cas pour moi)… Il y a un pas à franchir que je n’aurais pas fait.

Alors bien sûr les descriptions d’une œuvre sont à double sens ; certain voit dans la septième symphonie un hymne à la nation, d’autre par contre y voit un rejet du système soviétique. Mais il n’empêche que ce livre, m’a ouvert à la compréhension de la musique, - même si je ne vais pas devenir fan de musique classique pour autant.

 

Cela dit comme je le disais au début de cet avis, il y a trop de passages militaires (et même d'autres) qui saoulent un peu à la lecture de ce livre, du coup, c'est vrai que ce bouquin peut se montrer parfois un peu fastidieux à lire, au point qu'il en devient difficile de rester concentrer dessus. Bien sûr c'est intéressant de voir que les soldats n'étaient que de la chaire à canon, une armée de volontaire et non de métier qu'on a envoyé au casse-pipe sans trop de sentiment. Bien sûr que c'est intéressant de voir comment la population survivait, mais parfois c'était un peu trop développé - ou pas assez intéressant pour moi (?). Et c'est là, la seule chose que je reproche à ce livre, à part ça il était très très intéressant.

Au final c'était une lecture terrible mais très enrichissante.

Merci aux éditions JC Lattès.


16 décembre 2014

Bilan novembre 2014

 

Bonjour à tous !

Avec un peu de retard juste 15 jours voici le bilan livresque de novembre 2014.

Mois plutôt sympathique niveau lecture et un mois où je n'ai pas fait un seul achat ! Cela dit j'ai deux livres en attentes à la librairie, exactement un livre et une BD...Bon OK, j'ai eu quelques SP aussi, mais ça, ça ne compte pas en achat :P

Alors pour toi public, voici le bilan novembre 2014 :

1- Prières pour celle qui furent volées de Jennifer Clement

2- La main de la nuit de Susan Hill

3- Nouvelles d'ado de collectif

4- François 1er... de Max Gallo

5- Les malchanceux de l'histoire de France de Jean-Joseph Julaud

6- Le langage secret des lieux sacrés de Jon Cannon

7- L'enfant qui était monté au sommet d'un arbre de Mimei Ogawa (Livre pour enfant)

8- Les cygnes sauvages de Charlotte Gastaut (Album pour enfant)

9- Le rideau de fer d'Anne Applebaum

10- Le langage secret des églises et des cathédrales de Richard Stemp

11- La chute de l'empire romain de Max Gallo

12- Immigration - Intégration : le langage de la vérité de Malika Sorel

 

Comme je le disais un excellent mois de lecture, et en plus varié en genre. Un mois comme j'aime. Pour info et avant de finir, je précise que tous ces livres sont chroniqués sur le blog, pour les trois derniers cités ça ne devrait pas trop tarder. Si j'arrive à m'y mettre...^^

nuage jaune concon

 

- Ben viens le faire si tu en as envie, crétine.

 

En attendant bon mois de décembre à tous, et bonne lecture.

Biz biz à tous !

 

Vous pouvez me suivre sur ma page FB aussi

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14 décembre 2014

"Lettres mortes" de Robert Allison

"Lettres mortes" de Robert Allison

lettres mortes roman

Résumé :

1942, au beau milieu du désert libyen. Un jeune soldat anglais reprend connaissance, sa moto totalement détruite à quelques mètres de lui. Il a sauté sur une mine et est grièvement blessé. Une musette pleine de lettres gît à ses côtés. Il ne se souvient de rien, ni de qui il est, ni pourquoi il se retrouve dans cet endroit. À la surprise de tous, il se remet peu à peu de ses blessures et occupe sa convalescence à lire les missives. L'une d'entre elles le touche particulièrement : celle qu'un lieutenant, Tuck, a écrite à la femme aimée. Le jour où une tribu de Bédouins attaque le campement, le jeune amnésique saisit l'occasion de changer d'identité et d'endosser celle de Tuck. Il va s'inventer une vie rêvée. Lettres mortes est un voyage hypnotique qui nous parle de la solitude des soldats, de leur courage et, parfois, de leur lâcheté. Robert Allison nous emmène dans les dunes fascinantes et dangereuses du Sahara, qui offrent un décor magistral, à la hauteur de la noirceur du coeur de la guerre.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée sur ce que je vais dire, mais… je n’ai pas aimé ce livre. Je l’ai même arrêté 100 pages avant la fin, tellement il ne m’a pas touchée et tellement il était loin de mes attentes.

Quand j’ai lu le synopsis et malgré le décor dénudé et une ambiance difficile, je m’étais attendue à quelque chose de touchant, de sensible, de délicat… Pour moi l’histoire d’un homme qui a oublié sa vie et s’en choisit une autre de substitution, ne pouvait pas ressembler à autre chose qu’à ce tableau, et ben ici non. Rien de tout ça.

A la lecture de ce livre je n’ai rien vu de ce que j’attendais, et en plus je n’ai rien ressenti à part de l’énervement et de l’ennui.

L’énervement, car le héros comme les autres personnages du roman sont extrêmement horripilants et insupportables, du coup j’avoue que c’était mal parti pour que j’apprécie ce livre. Et ce même si je conçois très bien que l’égoïsme, la grossièreté… peuvent s’expliquer par le contexte et les diverses épreuves que traversent nos personnages. (Même si je pense qu’il ne faut pas trop exagérer non plus, comme le fait notre motocycliste au début quand il se retrouve seul dans le camp. Là son nombrilisme m’a donné envie de le tuer.)

Ensuite j’ai ressenti de l’ennui car le récit souffre de lenteur. En effet malgré le fait qu’il se passe des choses, ces pages manquent de vie. J’ai vraiment eu du mal à ne pas m’endormir dessus, tellement c'est mou.

Alors bien sûr au milieu de tout ça il y a quelques beaux passages, ce livre n'est pas dépourvu d'humanité, notamment quand notre héros dit ce qu'il sera dans une autre vie, mais ces passages étaient si peu nombreux qu'ils ne contrebalançaient pas assez pour faire oublier le reste. C'est comme-ci ils n'existaient pas finalement. Ce qui est dommage, car si ce côté avait été plus présent, sans être un coup de coeur ce livre m'aurait davantage plu.

En résumé vous l'aurez compris ce livre ne sera pas une lecture légendaire pour moi, mais si le côté masculin pur et dur ne vous fait pas peur, allez-y ! Après tout il n'est pas si éloigné de la réalité.

 

Editions Denoël

Lettres mortes de Robert Allison ; 297 pages.

Paru le 30/10/2014

Traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe

 

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07 décembre 2014

"Saving Joseph" de Laurent Clerc

"Saving Joseph" de Laurent Clerc

saving joseph

Résumé :

Être un homme aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ? Trouver sa niche et s'y terrer ?
La quarantaine, crâne dégarni et mal dans son couple (sans lien de cause à effet), le héros est un type sans histoire. Mais, le jour où il se retrouve dans une chapelle à l'approche de Noël, lui qui ne met plus les pieds à l'église, sa vie bascule. Alors que tout le monde est en adoration devant la Vierge Marie, le héros prend le parti de Joseph : père adoptif contre son gré, sommé de fermer les yeux sur cette grossesse suspecte et relégué au rang de figurant de la crèche, c'est lui le pigeon de l'histoire !
Tandis qu'il tente de reconquérir sa compagne par des moyens plus ou moins judicieux, le héros entame un dialogue fantasmé avec Joseph qui le mènera sur les chemins les plus vertueux... et les plus sulfureux. Avec humour et fantaisie, Laurent Clerc signe la chronique drôle et moderne d'un homme de tous les jours pris dans les contradictions de la société.

Laurent Clerc travaille en entreprise et mène une carrière plutôt intéressante dans le secteur audiovisuel, côté finances. Né dans la Nièvre, il vit à Paris et ne prévoit pas d'en partir. À quarante-quatre ans, ce père de trois enfants publie Saving Joseph, son premier roman.

Mon avis :

Dans l’ensemble je peux dire que j’ai apprécié ce livre, même s’il ne m’a pas fait rire aux éclats comme je m‘y attendais il m'a bien fait sourire, cependant comme le récit était parfois un peu lourd et caricatural aussi la lecture a été partiellement gâchée.

Comme l’indique le résumé Paul tente de reconquérir sa copine tout en palabrant avec Joseph le père adoptif de Jésus, jusqu’ici rien de trop anormal. C’est bien trouvé, c’est drôle, c’est vraiment plaisant à lire.

Mais c'est plaisant à lire, jusqu’à ce que notre héros touche une coquette somme d’argent offerte par ses parents. Alors si cela n’a rien d’inaccoutumé, à partir de là cependant, j’ai commencé à changer d’avis sur ce livre car il perd en crédibilité. Bien sûr le fait qu’il y ait un dialogue entre Joseph et Paul n’a rien de crédible à la base, mais voilà même sans être crédible c’est rigolo malgré tout et pas si dérangeant finalement si on se met dans la peau d’un type désespéré. (Là en l’occurrence très désespéré… En tout cas assez pour s’inventer des dialogues.)

En fait, selon moi, ce qui fait que l’histoire perd en fiabilité, c’est qu’à partir de là, notre héros va faire des actions complètement capilotractées et caricaturales pour sauver son amour ou noyer son chagrin. Et hélas pour le livre ces passages-là ne m’ont pas plu ; car à ces moments précis du bouquin, j’ai vraiment eu l’impression de visionner un très mauvais film romantique hollywoodien (film que je déteste à la base déjà) où tout un répertoire de scène improbable est mis en place  pour sauver l’amour moribond du héros ou de l’héroïne. Ce qui a pour effet immédiat chez-moi, de rendre le rendu très niais et très vite insupportable.

Là vraiment par la démesure des actions ce n’était pas pour moi, et c’est dommage car sans ça, ce livre avait vraiment le potentiel pour me plaire, d’ailleurs pas mal de chose m’ont plu. Les dialogues entre Joseph et Paul bien sûr, mais aussi la relation entre la bonne sœur et ce dernier. Le caractère du personnage. Bref, tout n’est pas à jeter non plus, malgré la maladresse débutante de l'auteur.

En résumé, c’était une lecture pas entièrement désagréable, y’a des scènes, des actions, des paroles, vraiment sympas, mais hélas ces dernières ont été en partie gâchées par les clichés. Cela étant je ne regrette pas ma lecture, elle a eu du bon.

 

Edition Denoël

Saving Joseph de Laurent Clerc ; 180 pages.

Paru le 30/10/2014

Auteur français.

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02 décembre 2014

"Les malchanceux de l'histoire de France" de Jean-Joseph Julaud

"Les malchanceux de l'histoire de France" de Jean-Joseph Julaud

jean joseph julaud

Résumé :

Savez-vous ce qui est arrivé à Clotilde, la reine des Francs ? Ses petits-enfants... Non ! C'est terrible, on ne le croira pas !
Avez-vous appris la nouvelle ? Charles VI, le roi de France, est devenu fou ! Fou ? Oui, fou à lier !
Quelle fin pour Olympe de Gouges, la belle Olympe qui défendait la cause des femmes, jusqu'à l'horreur !
Et la jeune Cécile Renault, pourquoi ses 19 ans l'ont-ils conduite à l'échafaud ?

Que de destins de femmes et d'hommes frappés par la malchance dans l'histoire de France !

C'est Jacques Coeur, plus riche que cent rois, banni, abandonné sur l'île de Chios. C'est la pauvre reine Margot, calomniée, défigurée, avilie, jusqu'à aujourd'hui. C'est le duc d'Enghien, fauché dans les fossés de Vincennes, le jour du printemps...

En voulez-vous encore ? À travers les vingt récits historiques de ce livre, laissez-vous emporter vers les amonts de la mémoire où vous attendent de l'émotion, de l'étonnement, du révoltant, du cruel, du pittoresque, du pathétique, de l'amusant, du frisson... Tout cela dans le souple confort que procure une belle et bonne écriture !

Chanceux que vous êtes !

Mon avis :

L’auteur a pris quelques personnages célèbres de l’histoire et avec un court récit retrace (le plus fidèlement possible d’après le prologue) les mésaventures de ces malchanceux. Des mérovingiens jusqu’à la Vienne impériale, il a choisi un large panel de personnage qui promet beaucoup de changement, et ainsi de varier les récits. Mais finalement ce que j’ai avant tout apprécié dans ce livre se trouve d’avantage dans l’écriture que dans le choix des personnages.

En effet, dans mon cas, l’histoire de certains personnages choisi ne m’a pas toujours plu car je manquais déjà à la base de curiosité à leur égard ; par contre le fait que l’auteur ait aussi raconté ces histoires en y glissant des sentiments, en inventant un décor, était je trouve des plus agréables. Disons que c’était une manière originale de présenter ces petites vies en leur donnant une dimension humaine, d’ailleurs à ce niveau je trouve que « Piètre et pieux, Louis… » était très bien faite. C’est peut-être l’histoire que j’ai préférée.

Par contre je ne conseille pas ce livre si vous aimez lire que des livres très pointus sur l’histoire. Pas que c’est faux, mais voilà ça n’a rien à voir avec un livre très savant. Cela dit moi comme j’aime lire les deux genres, ça n’a pas été un problème.

En conclusion, si vous faites abstraction de la couverture (elle fait un peu saigner des yeux), et si l’histoire abordée même qu’en surface vous intéresse, ce livre a des chances de vous plaire, dans le cas contraire tant pis.

Merci aux éditions Cherche midi pour leur gentillesse.

Posté par Florell à 13:06 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
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30 novembre 2014

"Les cygnes sauvages" d'après Andersen. Adapté par Kochka, dessins Charlotte Gastaut

"Les cygnes sauvages" d'après Andersen. Adapté par Kochka, dessins Charlotte Gastaut

les cygnes sauvages

Résumé :

Il était une fois, onze princes qui chérissaient leur petite soeur, Elisa. Un jour, devenu veuf, le roi se remaria avec une méchante reine. Celle-ci sépara les enfants, confiant Elisa à des paysans puis transformant les princes en cygnes sauvages. Lorsqu'elle découvrit le sort réservé à ses frères, Elisa n'eut plus qu'un souhait : les délivrer du maléfice.

Mon avis :

Magnifique album pour une fort jolie histoire. J’ai tout adoré dans ce livre, de l’histoire (que je ne connaissais pas) jusqu’aux illustrations très simples, qui sont en plus agrémentées d’une touche dorée qui met des étoiles dans les yeux, - faisant par la même occasion de ce livre un album unique et agréable à regarder.

Et sûrement que votre enfant plus tard s’en souviendra, déjà parce que comme je l’ai déjà dit c’est un livre joli à regarder, mais en plus parce que l’histoire ne manque pas d’aventure. La preuve.

Onze princes se retrouvent transformer en cygnes sauvages par leur méchante belle-mère, leur sœur éloignée à son tour, part à leur recherche et essaye grâce à une aide mystérieuse de les délivrer du sortilège qui les accable. D’éloignement en aventure, la tâche ne sera pas aisée, mais pas impossible pour autant.

Alors je ne connais pas l’originale, donc je ne sais pas si ce livre lui est fidèle, mais quoi qu’il en soit, ça reste fidèle à la composition des contes, et un enfant (comme un adulte) y trouvera son compte.

Merci aux éditions Flammarion (jeunesse) et Babelio.

 

Posté par Florell à 00:28 - Livre jeunesse / Ado - Commentaires [0] - Permalien [#]
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