Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

01 mars 2014

"Les derniers des fidèles" de Anne Boquel & Etienne Kern

"Les derniers des fidèles" de Anne Boquel & Etienne Kern

les derniers des fidèles

Résumé :

Fin 1817. L'Empereur est à Sainte Hélène depuis deux ans. Réfugié aux Etats-Unis, un de ses anciens compagnons, le général Charles Lallemand, entraîne une centaine de vétérans dans un projet fou : jeter en Amérique des bases d'un nouvel Empire, d'où l'on pourra, un jour, s'élancer pour libérer Napoléon. Mus par leur rêve, ces fidèles parmi les fidèles s'en vont fonder une colonie au Texas. Le chemin est semé de périls. Cernés par des Indiens cannibales et des pirates trafiquants d'esclaves, livrés à la mégalomanie d'un chef manipulateur, menacés de toutes parts, ils voient peu a peu se refermer sur eux les portes de leur cité idéale. Récit d'un épilogue oublié mais authentique de l'époque napoléonienne, incroyable trésor exhumé des archives, ce livre se lit comme un roman. Il fait revivre les doutes, les souffrances et les espoirs de ces illuminés superbes et pathétiques qui, parvenus à ce point où l'héroïsme confine a la folie, l'utopie à la secte et la foi à l'absurde, ont cru pouvoir changer le cours de l'Histoire.

Mon avis :

Dans l’ensemble ce livre est agréable à lire, même s’il faut le dire l’histoire de ce Champs d’Asile reste dans l’ensemble sans grand intérêt, c’est d’ailleurs sûrement pour cela que cet épisode est un peu oublié de l’histoire. Néanmoins d’un point de vue historique il reste assez bien fourni et exhaustif malgré les sources « rares », enfin je crois, car ce n’est pas un épisode que je connais sur le bout des doigts.

Cependant et malgré la découverte de cette histoire, ce livre reste à moitié ennuyeux à lire. Déjà parce qu’il ne se passe pas grand-chose, mais aussi parce qu’on sait d’avance que cette entreprise est vouée à l’échec. Certes on découvre le déroulement de ce projet, et les limites que l’utopie a vite rencontrées, mais malgré cela on s’ennuie un peu quand même, et c’est là sûrement le seul point faible de ce livre, car outre cela cet ouvrage reste très instructif, clair et facile à lire.

D’ailleurs quand on le lit, on a un peu l’impression de lire un roman d’aventure style L’île au trésor, puisqu’en effet on y rencontre des cannibales, des soldats, des commandants et des capitaines qui se tirent dans les pattes, une faune et une flore sauvages et hostiles, etc, etc… Ce qui du coup, fait que parfois on oublie un peu que l’on lit un livre qui se classe dans les documentaires et non dans les romans.  Même si, il faut le dire, l’écriture ne possède pas le rythme d’un roman, en même temps j’avoue m’être bien fait chier avec L’île au trésor, comme quoi tout n’est pas qu’une question d’écriture…

Néanmoins malgré cela, la lecture -même si comme je l’ai dit on peut s’ennuyer par moment- reste agréable. Prendre connaissance des gens qui se sont fatigués pour rien, voir des hauts placés s’inquiétaient (un peu) sur ce petit groupe inoffensif au final, et savoir qu’en plus après d’autres sont parvenus à dompter cette nature, ce livre qui sonne comme une farce apporte le plaisir de la découverte. A lire avant tout par curiosité.

Je remercie en passant les éditions Flammarion et Babelio pour ce partenariat.

 


19 février 2014

"Calcutta" de Shumona Sinha

"Calcutta" de Shumona Sinha

calcutta roman

Résumé :

«Trisha ne reconnaît plus le ciel de sa ville. En plein jour la lumière lui semble estompée, tachetée de noir.»
La jeune femme sait depuis toujours qu'il faut se méfier de l'obscurité. Cette ville, dans laquelle elle revient pour assister à la crémation de son père, c'est Calcutta. Elle y retrouve le quartier, la maison, les meubles et les objets de son enfance, et tout la bouleverse. Elle se souvient que l'huile d'hibiscus était un remède pour adoucir la folie de sa mère et que la couette rouge remisée au grenier cachait l'arme de son père communiste.

Dans ce roman à l'écriture puissante, Shumona Sinha revisite à travers l'histoire d'une famille les violences politiques d'un pays qui est le sien, le Bengale occidental.

Mon avis :

Trisha revient à la mort de son père Shankhya dans la maison de son enfance. Anonyme parmi les anonymes, seulement accompagné de ses souvenirs, elle se remémore la famille un peu étrange qui est la sienne et des évènements politiques qui ont plus ou moins marqué sa famille en même temps que son pays ; le communisme, le fanatisme religieux, Indira Gandhi
Bien que tout cela soient seulement effleurés, Trisha va nous emmener loin dans son histoire familiale pour nous faire découvrir ; la folie de sa mère et sa dépression sans fond qui connait des périodes de temps calme, son père communiste, anti-religieux et qui vit tant bien que mal avec la maladie de sa femme, ainsi que sa grand-mère Annapurna, veuve exemplaire, devenue infirme suite à un accident.

A travers le décor qui se trouve loin des clichés de l’Inde ; nous allons découvrir les incompréhensions, les peurs, les inquiétudes, les attentes, les doutes, de cette famille. Des personnages qui vivent dans une certaine pudeur, un certain éloignement, qui les empêche de véritablement se comprendre.

D’une plume simple où perce la nostalgie, l’affection, l’éloignement, Shumona Sinha nous transporte dans une autre époque où présent et passé se confondent, et d’autres habitudes où rien ne ressemble à ici. A lire pour l'errance de l'âme humaine et la découverte.

 Je remercie en passant les éditions de l'Olivier.

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13 février 2014

"Histoire du monde" Collection du National Géographique

"Histoire du monde" Collection du National Géographique

histoire géographique histoire du monde

Résumé :

Fort de son succès la collection de National Geographic continue son relooking avec un format agrandi et des nouvelles couvertures. Une véritable bible visuelle, un ouvrage de référence, précis et complet, l’impression de détenir toute l’Histoire du Monde, si facilement accessible, dans le creux de sa main !

Huit chapitres parcourent les grandes périodes, de la préhistoire à nos jours, chacun d’entre eux comprenant une frise chronologique et des encadrés thématiques. Des photos et des illustrations mettent en lumière le texte et permettent de visualiser les évènements et les personnages les plus marquants.
Dans la même collection : 
Histoire visuelle de la Bible
Histoire l'architercture

Mon avis :

Ce livre n’est pas exhaustif, mais il reste un bon moyen de dégrossir l’histoire de l’humanité, accompagner sur chaque page d’une petite chronologie, et sans tomber dans les détails, ce livre est très facile d’accès en plus d’être un plaisir à lire, - même s’il a l’air d’un pavé avec ses 500 et quelques pages.

La forme de ce bouquin est très simple, une histoire ou un évènement, est raconté rapidement sur deux pages ; où là les évènements majeurs sont d’avantages mis en avant que d’autres plus moindres, - ce qui est un bon point quand on sait que la lecture historique peut vite devenir ce que j’appelle la lecture labyrinthe.

Toutefois et même si parfois il parle des théories contraires à l’histoire officielle, par exemple ce livre mentionne très vite que selon certain Marco Polo ne serait jamais allé en Chine, il reste quand même assez superficiel, voire même discutable sur certains sujets. Voilà pourquoi malgré le fait qu’il soit simple, et aussi une bonne base pour dégrossir l’histoire de l’humanité, il ne doit pas non plus rester LA base. Le lecteur devra ouvrir son esprit critique, éveiller sa curiosité, afin déjà de compléter les informations présentent, et ensuite pour avoir une meilleure perspective de l’histoire et pas qu’une seule version.

Néanmoins ce livre possède un atout indéniable, c’est qu’il met très bien en avant, l’interdépendance des pays dans l’histoire de l’humanité, - et c’est sûrement encore plus visible dans la partie Histoire contemporaine d’ailleurs -, alors certes, on le voit très bien aujourd’hui qu’une décision quelque part entraine ailleurs de vives réactions, commentaires, mise en garde, etc, etc… Mais ça nous paraît tellement normal qu’on ne fait même plus attention, pourtant c’est quelque chose à ne pas prendre à la légère dans le monde actuel si on veut bien le comprendre, car mine de rien ça influe grandement notre mode de vie. Alors certes on peut penser que je raconte n’importe quoi, car ce livre parle d’histoire, donc de faits passés, mais il n’empêche que chaque jour qu’on vit aujourd’hui, est fait pour rentrer dans l’histoire de demain. Donc oui pour moi cette notion de liaison entre pays, que ce livre met très bien en avant, est importante.

Enfin bref, même s’il n’est pas exhaustif et plutôt superficiel, ce livre m’a malgré tout plu pour sa simplicité –et vu le sujet ce n’était sûrement pas gagné- et ce qu’il apporte. Perso, j’ai beau aimé l’histoire et d’envisager une licence, je ne suis pas non plus une encyclopédie sur un sujet si vaste et grand comme le monde, cette lecture c'est tout bénef !

Je remercie en passant les éditions Prisma pour leur gentillesse.

 

 

Ma liste d'envie de livre. Plus facile à suivre ici, que d'éparpiller des papiers partout chez moi. ^^ Et comme je suis une fille sérieuse vous verrez comme elle ne baissera pas. Haha.

Le livre noirs de la condition des chrétiens dans le monde de Collectif

Rien que la vie d'Alice Munro

Le roi en jaune de Robert W. Chambert

La bible oublié de JR Porter

Secrets d'histoire tome 5 de Stephan Bern

Secrets d'histoire tome 4 de Stephan Bern (mais je l'ai mis sur ma liste de "noël" alors avec un peu de chance je vais l'avoir ^^)

La tortue et la lyre : Dans l'atelier du myhe antique de John Scheid

Le monde byzantin Tome 1 ; 2 ; 3 de Bernard Bavant

Les furies d'Hitler... de Lower Wendy

 

Contes des sages de Bretagne de Jean Muzi

Contes des sages au fil de l'eau de Paul André

Contes des sages slaves de Anna Lazowski

Contes des sages de la Grèce antique de Patrick Fishmann

Contes des sages qui s'ignorent de Marie Faucher

Contes des sages pélerins de Edith de la Héronnière

Contes des sages du soleil de Patrick Fishmann

(Oui j'aime beaucoup cette collection ^^)

Comme une tombe de Peter James

Chrétiens d'Orient : Et s'ils disparaissaient ? de Antoine Sfeir

Racine russe de Régie Nadelson

La philosophie pour les nuls de Christian Godin

Noces de lune d'Anne Denier

Yrmeline Tome 1 et 2 de Bleuette Diot (A cause de Ma Dalton.)

La jeune fille et la neige de Meynard Daniel

Se voir tel qu'on est de S.S de Dalaï Lama

Le grand tremblement de terre du Kantô de Akira Yoshimura 

Koenigsmark de Pierre Benoît

Le Tibet le moment de vérité de Frédéric Lenoir

Petit traité des religions de Frédéric Lenoir

La cérémonie du thé : Un art de la relation de Franck Armand

Poésie chinoise de Cheng

La reine Margot d'Alexandre Dumas

Méditations poétiques de Alphonse de Lamartine

Je meurs d'amour pour toi de Isabelle Bourbon-Parme

Nous allons à l'aventure par les champs et par les grèves de Gustave Flaubert et Maxime Du Camp (Livre de poche)

On peut aller loin avec des coeurs volontaires de Raymond Rallier du Baty

La parole perdue de Frédéric Lenoir et Violette Cabesso

Le tour d'écrou de Henry James

Je suis ta nuit de Loïc le Borgne

Terre des oublies de Duong Thu Huong

Les paradis aveugles de Duong Thu Huong

Mots d'excuse de Patrice Roman

Principe de précaution de Matthieu Jung

Récit de la paume de la main de Yasunari Kawabata

Chronique d'Asakusa de Yasunari Kawabata

La beauté tôt vouée à se défaire de Yasunari Kawabata

Ils ont échappées à la mort... de Mary Luc

Et d'autres sur ma liste amazon. C'est n'importe quoi. >_<

 

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10 février 2014

"Looney tunes tome 2 : l'âge d'or" de Warner Bros

"Looney tunes tome 2 : l'âge d'or" de Warner Bros

looney tunes

Résumé :

L'Animation et les Looney Tunes : deux mondes faits l'un pour l'autre, destinés à avoir beaucoup de Toons et à être heureux pour l'éternité. A l'écran comme en bande dessinée, Bugs Bunny, Elmer, Porky Pig, Daffy Duck et les autres sont devenus des légendes. Pour la première fois en librairie, nous vous proposons de découvrir le meilleur des studios Warner Bros !

Mon avis :

Là, ce que je peux dire de suite, c'est que je vais acheter le tome 1 de cette collection dès que possible, je ne suis pourtant pas fan des Lonney Tunes -je n'apprécie vraiment que Titi et Grominet et Bugs Bunny- mais malgré cela j'ai pris beaucoup de plaisir à plonger dans l'univers cocasse de ces personnages ; et de retrouver les ruses, la malchance, la stupidité, les courses poursuites, qui caractérisent si bien ces derniers. Oui je dis stupide, mais faut bien dire que Grosminet ou Coyote ne sont pas toujours très fufutes, même s’il est vrai qu'ils font preuves de beaucoup d'imagination, à l'inverse d'autres qui ne manquent pas d'audace et d’intelligence, comme Titi, et surtout Bunny dans l’histoire Alaska Express, - celle-là je crois bien que c’est celle que je préfère.

Cependant je trouve 2 bémols à cette BD. Le premier - qui n’est pas vraiment à prendre au sérieux -, c’est qu’elle est bien trop courte, je dis qu’il ne faut pas y prendre au sérieux mais quand même ^^. Et le deuxième, c’est la couleur des dessins. Ils sont un peu pâlots je trouve et j'avoue qu'au début ça m'a un peu rebutée. Et même si ce que je pensais être un frein à mon plaisir de lecture ne l’a finalement pas été, j’aurai quand même aimé que les dessins fassent moins négligés. Le coup de crayon est excellent, mais les couleurs peu prononcées me laissent une impression de réduction de budget au niveau de l’impression. Maintenant comme je le disais au début, c’est avec plaisir que j’achèterai le premier tome et la suite s’il y en a une de prévue, c'est pas ça qui va m'arrêter !

Quoi qu'il en soit c'est une BD qui plaira aux grands comme aux petits. Il n'y a pas d'âge pour se détendre.

Je remercie en passant Babelio et les éditions Jungles -que je découvre- pour ce partenariat.

 

Une petite page pour donner un avant goût :

 


03 février 2014

"Astérix chez les pictes" de Didier Conrad,Jean-Yves Ferri, Albert Uderzo, René Goscinny

"Astérix chez les pictes" de Didier Conrad,Jean-Yves Ferri, Albert Uderzo, René Goscinny (débrouillez-vous avec ça).

 

astérix chez les pictes

Résumé :

Le 24 octobre 2013, Astérix chez les Pictes débarque dans toutes les librairies du Monde Connu ! Les Pictes ? Oui, les Pictes ! Ces peuples de l’ancienne Ecosse, redoutables guerriers aux multiples clans, dont le nom, donné par les Romains, signifie littéralement « les hommes peints ». Astérix chez les Pictes, c’est donc, dans la meilleure tradition des aventures du plus célèbre des Gaulois, un voyage épique vers une contrée riche de traditions, et la découverte d’un peuple dont les différences culturelles se traduiront en gags et jeux de mots mémorables. Sur les forums de lecteurs, les paris sont ouverts et les discussions impatientes s’enchaînent... Du whisky ? Des lancers de troncs ? Des cornemuses ? Des noms en Mac ? Les origines du mur d’Hadrien et du monstre du Loch Ness enfin dévoilées ? Et même, qui sait, des Gaulois en kilts... Le suspense est entier !

Mon avis :

J'ai bien aimé cet Astérix, j'ai retrouvé l'humour, bien qu'un peu léger, des auteurs originels, pourtant cet album comporte un message politique dérangeant (du moins de mon point de vu).


Depuis quand Astérix est une BD "politique" ? Certes parfois dans d'autres albums ça doit bien y faire allusion (encore que je ne m'en souvienne pas là tout de suite), mais ici le hic c’est que c’est vraiment trop présent et flagrant, par exemple quand le chef nous emmerde avec son droit d’asile. 

D’autres exemples qui montrent que le message politique est présent ? Quand  par exemple les auteurs mettent en avant le mélange des cultures et l’opposition que cela peut entrainer, ou encore l’assimilation que l’on retrouve sur la fin. Alors oui on va me dire que j’exagère ou  que  ce sont des beaux messages, donc ce n’est pas grave si on les retrouve ici. Mais ! Mais déjà je n’ai pas l’impression d’exagérer, puis en plus quand on voit que l’intégration conduit aujourd’hui à l’idiotie généreuse, conduit à cracher sur son passé et ses valeurs, conduit à l’hypocrisie historique, conduit à la dictature de la pensé unique, conduit au laxisme à cause de trop de frivolité, (attention il ne faut surtout pas les vexer), j’avoue que ce message a plutôt beaucoup de difficulté à passer en ce qui me concerne.( Désolée, je ne peux pas faire abstraction de tout ce que j’ai vu, vécu et entendu, ni m’asseoir sur mes valeurs, et encore moins accepter de me laisser marcher dessus comme le recommande les idiots généreux.) Voilà pourquoi au fond cette BD passe très mal avec moi, pour toutes ces choses qui font que sous les bons sentiments il y a trop d’abus autorisé et trop de concession à faire.

Cela dit outre cela la BD est agréable à lire, mais disons qu’elle est quand même à moitié mauvaise. Personnellement, je lis Astérix pour rire, me détendre,... pas pour entendre parler politique, et ce même si le message colle avec mes idéaux, donc ben voilà si les prochains sont ainsi ça sera sans moi. Dommage.

 

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02 février 2014

Bilan mois de janvier

Bonjour à tous !

 

Voici un petit bilan de janvier assez pauvre en lecture, ayant dû réviser je n'ai pas pu lire tout ce que j'avais prévu de lire, mais dans l'ensemble je dirais que les lectures ont été plutôt bonne magré quelques déceptions. 

 

Voici la liste des lectures :

1- Manon Lescaut de l'Abbé Prévost

2- Les fourmis de Bernard Werber

3- La cantatrice chauve de Eugène Ionesco

4- La reine Brunehaut de Bruno Dumézil

5- Astérix chez les Pictes de Jean-Yves Ferri (Avis bientôt)

6- Le dernier Pape de Edouard Brasey

7- Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sijie

8- Le retour du vieux dégueulasse de Bukowski

9- L'homme au sable de E.T.A Hoffmann

10- Le double de Fédor Dostoïevski

 

Sinon, en plus des 2 SP, j'ai acheté que deux livres ce mois-ci :

Ce qu'il advint du sauvage blanc de François Garde

La clôture des merveilles : une vie d'Hildegarde de Bigen de Lorette Nobécourt

Comme vous le remarquez sûrement, j'ai été très sage dans les achats, mais c'est parce que ma librairie Chapitre n'a plus trop de livre qui me tente en rayon. En effet comme elle va (sans doute) fermer et comme elle ne prend plus les commandes depuis des mois, ben il n'y a plus trop d'achats à faire, et ce malgré les tonnes de livres que je désir lire :( Donc voilà ceci explique cela.

triste

- Pour une fois je suis d'accord avec elle...

concon nuage

- Raaaaa ! Ne viens pas péter ma minute de deuil, toi !

 

Bon mois de février et bonne lecture à tous !

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01 février 2014

"Le retour du vieux dégueulasse" de Charles Bukowski : Ca aurait été dommage qu'il se la ferme.

"Le retour du vieux dégueulasse" de Charles Bukowski

le retour du vieux dégueulasse

Résumé :

« Je préfère les chiens aux êtres humains, les chats aux chiens, et moi plus que tous les précédents quand je suis saoul, en sous-vêtements, et debout devant ma fenêtre ».
Charles Bukowski

En 1969, Charles Bukowski, écrivain underground inconnu du grand public, fut projeté sur la scène internationale avec la parution du Journal d’un Vieux dégueulasse. Cette première édition n’avait repris qu’une quarantaine des chroniques qu’il avait écrites durant vingt ans ; certaines allaient ensuite nourrir Contes et Nouveaux contes de la folie ordinaire (1972), Au sud de nulle part (1973), Je t’aime Albert (1983), entre autres.

Le Retour du Vieux dégueulasse réunit en un volume celles qui seraient injustement tombées dans l’oubli. Cet ensemble constitue une espèce de gigantesque « roman à clef » grâce auquel Charles Bukowski a pu laisser vagabonder son imagination. Transgressant tous les tabous, il nous livre ses explorations de toutes les formes de sexualité, toutes les « perversions », toutes les « déviances ». Son humour permet à ses personnages, l’air de rien, « de laisser voir leur véritable nature »

Mon avis :

Dans une société plutôt pâle, à cheval sur le politiquement correct où tout est devenu tabou, où rire est devenu dangereux, Bukowski est une bouffée d’air frais-vicié dans la tristitude actuelle ! Bon d’accord c’est un peu vulgaire, dérangé aussi, mais qu’est-ce que ça en jette ! Tout y passe ; homme, femme, hippie, alcool… et en plus jamais dans les formes. Alors bien sûr si vous connaissez mon côté prude, vous vous doutez que les passages trop olé olé m’ont un peu rebutée, mais pourtant malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et à découvrir Bukowski.

Déjà parce qu’il ne manque pas d’humour, parce qu’il décrit assez bien la société américaine des années 60-70 (avec laquelle il n’est pas tendre soit dit en passant), ensuite parce qu’il parle aussi des faux-semblants, et enfin parce qu’il montre aussi tous les excès de l’humanité, dont lui-même a d’ailleurs abusé. Le sexe et l’alcool tenant la première place.

Alors pour l’alcool pas besoin de lire le livre c’est de notoriété publique, mais pour découvrir son amour des femmes, et surtout découvrir l’amour de sa propre personne (personnellement je l’ai trouvé assez égoïste) le livre n’est pas inutile, car il permet de jeter  un nouveau regard sur cet écrivain connu et irrévérencieux, mais aussi sur son œuvre à qui il a donné une profondeur biographique.

En parlant de biographie, c’était un sacré personnage ce mec quand même. Certes il a abusé d’un tas de chose, il a mené une vie de débauché qui n’a sûrement pas été toujours simple pour lui, mais faut bien dire qu’il possédait une personnalité hors norme. Par exemple il méprisait les intellectuels (Je vous renvoie à l’Histoire d’Apostrophe avec Pivot et le célèbre « Ta gueule Bukowski ! » de Cavanna, qui est une marque flagrante de son mépris, et en plus c’est d'actu.) alors qu’il avait lui-même une grande culture littéraire et savait en user ; et idem pour les Hippies entre autre. Mais personnellement malgré ses revirements, ce double jeu, je crois qu’il était quelque part sincère quand il méprisait quelque chose, parce qu’il était assez observateur et moqueur. Alors pour ma part je n’adhère pas toujours à son côté « anarchiste », mais malgré ça je peux lui trouver des bonnes idées et sur certain point je dois même dire qu’on se rejoint.

En résumé c’est un livre agréable à lire, l’auteur vaut le détour pour la découverte, en plus ce livre a le mérite de sortir de l’oublie certains textes de ce dernier. Donc sans hésiter vous pour y aller, car là je vous ai parlé que d’une petite partie. Merci en passant aux éditions Grasset

 

Quelques phrases mémorables :

« Tenez-le vous pour dire, la seule bonne chose que j’aime chez les êtres humains, c’est qu’ils sont périssables. »

« Tout ce qui s’oppose à la loi a de l’avenir devant soi. »

« Le désespoir engendre les génies. Et les fous. »

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25 janvier 2014

"Manon lescaut" de l'Abbé Prévost

"Manon lescaut" de l'Abbé Prévost

manon lescaut

Résumé :

À peine le chevalier des Grieux aperçoit-il Marion qu'il est subjugué. Mais la belle est badine et légère. Sincèrement éprise de des Grieux, elle aime aussi le luxe. Pour satisfaire ce goût, elle n'hésite pas à vendre ses charmes et à commettre les pires fautes qui soient aux yeux de la morale et de la religion. De vols en crimes, la jeune femme entraîne le chevalier dans ses désordres et dans sa perte.
Explorant les méandres du cœur humain, l'abbé Prévost a réussi à faire d'une fille de peu de vertu et de son amant aliéné par la passion un véritable mythe de l'amour.
Le dossier de l'édition offre deux groupements de textes :
le premier étudie le libertinage dans le roman de Prévost au regard des œuvres de Crébillon fils, Les Égarements du cœur et de l'esprit, et de Laclos, Les Liaisons dangereuses. Le second s'intéresse à la figure littéraire de la courtisane.

Mon avis : (Chronique express)

Malgré les nombreux rebondissements et une histoire agréable, j'ai trouvé ce livre affreusement long. Alors que qu'il ne l'est pas !
Par ailleurs, j'ai trouvé le style trop lourd, normal me direz-vous c'est un classique, mais pourtant moi qui adore les classiques là j'avoue que j'ai eu du mal. Trop pesant à lire.

Enfin et en plus, le truc un peu chiant de ce bouquin, c'est que je n'ai pas cessé d'avoir "la Dame aux camélias" de Dumas fils en tête. Tout le long de la lecture. Ce qui peut vite devenir agaçant sur la longueur ! Car malgré leurs dissemblances les 2 livres se ressemblent quand même beaucoup et j'avais au final un peu l'impression de déjà connaître les grandes lignes du roman ici présent. Sentiment qui a de plus été renforcé grâce aux personnages. D'un livre à l'autre, ils sont identiquement horripilants, et si en plus comme moi vous n'avez pas supporté les personnages de "la Dame aux camélias", vous aurez du mal à supporter ceux-là...


Bref, une lecture mi-figue mi-raisin.

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19 janvier 2014

"La reine Brunehaut" de Bruno Dumézil

"La reine Brunehaut" de Bruno Dumézil

la reine brunehaut

Résumé :

Au printemps 581, deux armées se préparent à s'affronter dans la plaine de Champagne. L'enjeu de la bataille est le contrôle de l'Austrasie, le plus grand des royaumes mérovingiens. Soudain, une femme en armes apparaît entre les lignes ennemies et exige des guerriers qu'ils mettent fin à leur querelle. Par ce fort belliqueux geste de paix, Brunehaut vient de faire son entrée dans l'Histoire. Cette grande dame du VIe siècle souffre pourtant de la légende noire attachée à son nom. Trop souvent, son règne est décrit comme une suite de meurtres, de vengeances et de sacrilèges, dont le moteur aurait été une haine inexpiable envers sa belle-sœur Frédégonde. Quant à l'épouvantable supplice qu'elle subit en 613, on le donne généralement en modèle de la barbarie mérovingienne. Par-delà l'image d'Epinal, il est aujourd'hui nécessaire de revenir aux sources contemporaines. Le rôle du médiéviste est de relire ces textes, de les confronter avec les résultats des disciplines nouvelles, pour bâtir un récit plus attentif à la vérité historique ; peut-être moins " romantique ", mais tout aussi vivant et trépidant. Brunehaut retrouve alors sa véritable dimension, gigantesque, à la mesure d'un royaume qui s'étendait de la Bretagne à l'Adriatique et du Pays basque aux frontières du Danemark. Là, pendant près de quarante ans, cette " Barbare " œuvra à la préservation de la civilisation romaine. Sous son règne, l'autorité de l’État, le principe d'un impôt équitable et la littérature classique vécurent un été indien. Mais Brunehaut fut aussi une femme dépourvue de toute nostalgie. Sa pratique subtile de la justice et son usage des relations d'homme à homme - ou doit-on dire de femme à homme ? - font d'elle l'une des créatrices de la civilisation médiévale. Amie des papes et des moines réformateurs, elle rendit également possible l'évangélisation de l'Angleterre et contribua grandement à l'émergence de la chrétienté occidentale. A la rupture entre Antiquité et Moyen Âge, entre passion pour le pouvoir et espoir permanent d'une existence paisible, Brunehaut est un personnage étrange et complexe, une figure qui mérite assurément d'être redécouverte

Mon avis :

Bien qu'il ne se contente pas de raconter que la vie de Brunehaut, il commence avec la chute de l'empire romain et finit avec la chute des Mérovingiens et l’avènement des Carolingiens, ce livre est excellent à lire. Très facile d'accès, il se lit comme un roman. Clair, bien travaillé, simple à suivre, et accompagné de carte sur le royaume franc de l'époque (ce qui peut se révéler très utile pour suivre et comprendre, surtout au début), j’ai adoré lire ce livre, et en découvrir un peu plus sur la chute de l’empire romain ou sur les mérovingiens. Et même s’il n’existe plus beaucoup de source sur cette époque, et les sources ne sont pas toujours fiables en plus, je l’ai trouvé plutôt bien exhaustif, car l’auteur a su prendre de la distance par rapport aux documents en replaçant dans le contexte certains écrits. Certes, certaines choses restent de la supposition et je ne suis pas experte sur les mérovingiens, mais comme il faut accepter l’idée qu’on ne connaîtra pas tout sur cette époque, pour le moment et en attendant d’en apprendre plus, ça me va. (Le truc c'est que les documentaires sur Brunehaut ne courent pas les rues...)

A côté de cela, l’autre atout de ce livre, c’est qu’il nous fait découvrir en plus de la politique mérovingienne, les personnages de cette époque, qui faut le dire ne manquait pas de grands esprits (personnellement j’ai adoré découvrir Venance Fortuna), et surtout de grands stratèges ; et ça c’est quelque chose qui saute aux yeux quand on lit ces pages. Bien sûr beaucoup ont été des girouettes, mais comme à l’époque il fallait savoir, pour survivre et aussi maintenir l’équilibre, jouer avec ses amis comme avec ses ennemis, ce comportement reste compréhensible. D’ailleurs, à un moment dans le livre, l’auteur fait un parallèle entre les jeux et la politique, et je pense vraiment que cette comparaison n’est pas de trop, puisque c’était un peu comme une partie d’échec ou de go la politique à l’époque, et chose étrange ça marchait plutôt bien.

Pour parler un peu plus de Brunehaut maintenant, j’ai trouvé cette femme IN-CROY-ABLE ! Certes elle a souffert d’une légende noire, les récits qui ont réécrit l’histoire comme le Liber Historiae Francorum et les écrits de Frédégaire (et il y a d’autres sources), n’ont pas été toujours sympas avec. Mais mine de rien, malgré la légende noire qui n’a pas toujours lieu d’être, cette femme de pouvoir était un génie de la politique. Rusée, habile, elle savait manier la justice (se montrer ferme et magnanime à des fins politiques), et faire jouer les alliances mieux que personne. Elle était d’ailleurs tellement douée comme reine ou plutôt comme régente, que beaucoup de grands de l’époque, comme le pape ou l’empereur de l’Empire Romain d’Orient, s’adressaient à elle avant de s’adresser aux rois des royaumes francs, enfin là je parle surtout des rois de la Burgondie et de l’Austrasie. Mais c’est tellement complexe à suivre que je ne rentrerai pas dans les détails, même si c’est pourtant très simple à comprendre. Sachez seulement que c’est une histoire de mort, d’alliance et d’âge.
Cela dit, on peut noter en passant que malgré ces aléas Brunehaut a toujours su retomber sur ses pattes. Toujours ? presque. La chute de cette branche mérovingienne arrivera par Clotaire II, et la mort de Brunehaut sera à la hauteur du personnage, à côté Marie-Antoinette a eu une mort plus douce…

Enfin bon, ce livre reste une excellente base, et si la vie de Brunehaut et même plus comme le côté politique, religieux des mérovingiens vous intéresse, lisez-le vous ne serez pas déçus.

Posté par Florell à 15:22 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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