Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

14 mai 2013

"Fugue polonaise" de Beata de Robien

"Fugue polonaise" de Beata de Robien

 

fugue polonaise

Résumé :

« Staline vient de mourir. J ai 16 ans. Je m appelle Bashia. Je suis polonaise et je n ai toujours pas fait l'amour. »


Cracovie 1953. Alors que Staline vient de mourir, Bashia, adolescente rebelle, s accroche à son rêve de quitter un pays affamé par les restrictions alimentaires et muselé par la police politique. Contrainte de composer avec les membres d une famille tous plus originaux les uns que les autres ainsi qu avec les locataires de leur appartement communautaire, Bashia essaie tant bien que mal de goûter aux joies de son âge. Quitte à y laisser quelques plumes... La liberté à un prix, et Bashia en fait la douloureuse expérience.
Ce récit drôle et émouvant, tout en nous immergeant dans la réalité de la Pologne communiste de l'après-guerre, dresse un beau portrait d'adolescente qui restera longtemps dans notre mémoire.

Mon avis :

L’avantage de ce livre c’est qu’il raconte deux histoires. Une histoire d’amour entre la polonaise Bashia et le français Christian, et celle de la Pologne sous le régime dictatorial communiste. Et je ne pense pas vous choquer si je vous dis que j’ai préféré la grande Histoire de la Pologne à celle d’amour, ceux qui me suivent n’ignore pas que j’ai beaucoup de mal avec les histoires à l’eau de rose sauf exception. Pourtant, ici j’ai pris quand même grand plaisir à suivre l’histoire d’amour Bashia et l’histoire plus générale de sa famille, pour la seule et unique raison que l’histoire de ces gens est intrinsèquement liée à celle de la Pologne communiste, puisque tout dans leur vie est policé, surveillé, etc, etc… mais à un point inimaginable. Par exemple l’oncle Roman est surveillé parce qu’il ne travaille pas, la grand-mère parce qu’elle était une ancienne bourgeoise et Bashia parce qu’elle aime un français ! Un français bien crétin au demeurant mais j’y reviendrai plus tard.

En fait quand on lit ce livre on se rend compte que vivre sous le régime communiste c’était vivre l’enfer pour les populations, car c’était vivre avec la peur d’être à tout moment arrêté parce qu’on avait mal fait une chose ou fait une chose qui ne fallait pas, qu’importe ! Bon certes on sait aujourd’hui que ce régime-là a été une vrai plaie pour les populations qui ont vécu sous son joug ; les goulags, le bourrage de crâne, la propagande, les privations alimentaires pour le petit peuple (car les nouveaux bourgeois ne manquaient absolument de rien), les passeports ou déclarations obligatoires pour chaque voyage, on le sait déjà. Mais ce que l’on sait moins par contre, c’est qu’ils pouvaient aussi loger des habitants sous votre toit jugé trop grand, sans vous demander votre avis ! Et ceci est une chose parmi d’autre, car je vous assure qu’en lisant ce livre, je suis allée jusqu’à la fin de surprise en surprise au point que j’ai enquillé les pages à une vitesse surprenante, (j’allais dire comme un polonais les verres de vodka ^^).

Maintenant niveau personnage y’en a une que j’ai beaucoup aimé c’est la grand-mère de Bashia. Elle a ce charme un peu suranné et celui des répliques qui font mouche qui m’ont séduite. Elle a aussi ce charme de la fierté, et de ce caractère solide qui attire la confiance. Rien sur le coup ne semble l’ébranler, elle paraît solide comme un roc et toujours prête à combattre pour les siens, même si à la fin un évènement viendra bouleverser cela. Enfin bref c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé… à la différence du jeune Christian.

Alors Christian ce n’est pas un poème à lui tout seul, mais juste une tête à claque. A part le fait qu’il soit un tantinet obsédé, il est aussi un véritable crétin qui soutient le régime communiste. Alors oui on pourrait me dire : « Oui mais ce sont ses idées politiques. » Soit. Soit. Soit. Mais quand on vient en Pologne pour admirer le « génie communiste », et qu’on refuse de voir la réalité du pays et la misère des habitants, c’est autre chose, et une chose qui révèle juste de la stupidité. Sincèrement c‘est même plutôt insupportable au lecteur de le voir si fasciné par le socialisme, quand on voit derrière ses idées la vie bien difficile des autres personnages du roman. Surtout que je suis certaine qu’il n’aurait jamais voulu vivre lui-même sous un régime pareil, qui n’avait rien à voir avec le paradis imaginé mais plutôt avec l’enfer. Alors oui on peut mettre cela sur le compte de la jeunesse, mais quand même j’ai eu beaucoup de mal à trouver un côté sympa à Christian.

Enfin bref, pour résumer c’est un livre que je conseille pour plusieurs raisons. Déjà pour sa facilité de lecture, mais aussi pour l’histoire qu’il raconte, car ce n’est pas qu’une histoire d’amour, l’histoire d’une famille, c’est aussi l’Histoire d’un pays, et l’Histoire de la Pologne Beata de Robein la maîtrise plus que bien. Ne vous fiez donc pas au titre poétique de ce bouquin car il cache quelque chose...

Je remercie au passage les éditions Albin Michel pour ce service presse, et je remercie aussi grandement l’auteure d’avoir voulu me faire partager son livre et de me lire.

 

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08 mai 2013

"Le CV de Dieu" de Jean-Louis Fournier : Depuis cette lecture et celle de "Satané Dieu" je me suis autoproclamée Dieu ^^

"Le CV de Dieu" de Jean-Louis Fournier

le CV de Dieu

Résumé :

Après avoir créé le ciel, la Terre, les animaux et l'homme, Dieu commença à s'ennuyer. Il lui fallait de l'activité. Il décida de chercher du travail et comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitae...

Mon avis :

Je ne sais pas à quoi pensé l’auteur en écrivant ce livre, ni comment l’idée lui est venue, mais je lui dois un des meilleurs moments lectures de ma vie. Insolite, plein d’humour, un brin critique sur la société, ce livre nous montre Dieu comme on ne l’a jamais vu, à savoir un peu de mauvaise foi, artiste, mauvais en maths, désordonné, bourré d’humour et j’en oublie...

Que ça soit pour la correspondance entre le Pape et Dieu, les tests psycho, ou les entretiens avec le directeur sur la création de l’univers, - à la sauce Fournier s’il vous plaît -, c’est un livre que je recommande souvent quand je ne l’offre pas. Pour ma part c’est un gros coup de cœur et j’en rigole toujours. Cultissime ! 


Autres livres des 60 blogueurs Livre de poche par ici : http://www.calameo.com/read/000048378c2d58ac9ae2e

 

nuageconcon5

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02 mai 2013

"Charlemagne" de Jean Favier

"Charlemagne" de Jean Favier

charlemagne

Résumé :

Successeur des Césars, Charlemagne dont la personnalité fut multiple, aura influencé la politique de la France et de l’Europe bien au-delà de son règne. Jean Favier brosse ici le plus magistral des portraits de l’Empereur. De l'héritier de l'Empire romain à l'empereur à la barbe fleurie, de l'inventeur de la Couronne de France à celui de l'école, l'Histoire donne bien des visages à Charlemagne ; il est souvent difficile de distinguer la part du mythe et de la réalité. Aussi Jean Favier a-t-il consacré une partie entière de son ouvrage au personnage construit par les siècles. Le grand médiéviste s'attache d'abord à replacer le personnage dans son contexte historique, analysant minutieusement la société dont il est issu. Il brosse également un portrait fouillé de ce souverain dont l'action était toute entière tournée vers un seul but : l'unité politique et religieuse de l'Occident chrétien. Sous le mythe, on découvre un homme raffiné, épris de poésie latine, lisant le grec, artisan d'une renaissance intellectuelle qui n'aura pas d'équivalent avant longtemps. Du système monétaire à l'Église, pas un domaine n'a échappé à son ardeur réformatrice que ses conquêtes ont étendue à un énorme empire : tous les éléments d'une légende étaient réunis, le temps a fait le reste.

Membre de l’Institut, directeur général des Archives de France, puis président de la Bibliothèque nationale de France, président de la Commission d’histoire de Paris, Jean Favier a publié plus d’une vingtaine de livres sur le Moyen Âge. Ils ont tous été de très grands succès de librairie. Citons par exemple Philippe Le Bel, Louis XI, François Villon, Charlemagne, le Dictionnaire de la France médiévale, Paris, 2000 ans d’histoire, Pierre Cauchon et enfin Le Bourgeois de Paris au Moyen Âge (Tallandier 2012).

Mon avis :

Ce livre ravira tous les gourmands d’histoire, mais étant très très très détaillé, je le conseille vraiment pour ceux qui veulent en savoir plus et dans les détails sur Charlemagne, mais aussi sur les Mérovingiens, l’Europe, la société, l’agriculture, la renaissance Carolingienne, etc, etc... Alors si cela a des avantages et que c’est agréable d’en découvrir un peu plus sur cette Europe féodale qui fait suite à la chute de l’Empire Romain d’Occident (476) et que l’on connaît souvent très mal, faut admettre que parfois c'est un peu dur (surtout au début) à suivre, voilà pourquoi je conseille d’avoir quelques bonnes cartes sous les yeux pour arriver à bien suivre les conquêtes et compagnie. (A faire si bien sûr vous voulez vraiment bien visualiser cette ancienne Europe, mais en ce qui me concerne ça m’a beaucoup aidé. ^^)

Néanmoins malgré cela, ce livre est génial à lire. Pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’évolution de l’Empire de Charlemagne, son organisation, ses marches, ses grands évènements…, et connaître par exemple ainsi la véritable histoire sur le désastre de Roncevaux, (la geste La chanson de Roland étant loin d’être juste car écrite fin du XIème et révisée par les auteurs), ou encore découvrir comment son règne a marqué l'histoire. En effet ce dernier n'a jamais été oublié par ses successeurs, Roi français, Empereurs du Saint Empire Romain Germanique, Napoléon 1er ou même des Nazis on souvent fait référence à cet empereur.
Alors certes Charlemagne n’a pas eu que des amis, ce dernier qui se pose comme le défenseur de la foi chrétienne, sera souvent en désaccord avec l’Empire Romain d’Orient, dont le siège se trouve à Constantinople. Déjà parce que cet empire a eu tout le long du Moyen-âge des revendications sur l’occident, mais aussi parce qu’ils ne pouvaient supporter qu’un roi dit "barbare" se pose en successeur de Constantin, (ils auront beaucoup de mal à admettre Charlemagne comme empereur), et soutienne en plus le pape. Bon ce n‘est pas pour autant que l’église catholique et Charlemagne s’entendront toujours comme larron en foire, d’ailleurs la canonisation de Charlemagne ne sera jamais vraiment confirmer par l’église, cela étant elle ne sera pas annuler pour autant. Plus proche de nous l’historien Michelet en fera un portrait pas du tout flatteur et mensonger.

Je ne vais pas m’attarder sur tous les sujets que le livre développe, car je voudrais m’arrêter sur un Charlemagne plus intime, mais en vrac je vais vous en donner quelques aperçus. Que ça soit sur la création de la dynastie des carolingiens, depuis Charles Martel et Pépin le Bref, sur l’éviction des neveux de Charlemagne par ce dernier à la mort de son frère Carloman, sur l’agriculture, le commerce, l’organisation des marches (car rien n’était laissé au hasard), les serments de fidélité que Charlemagne exigeait, les diverses capitulaires, ou encore sur le dénigrement des mérovingiens par Eginhard, (historien de Charlemagne qui a beaucoup écrit sur ce dernier mais hélas trop sous un beau jour, et au mépris de la dynastie précédente les mérovingiens, qui n’étaient sans doute pas tous des rois fainéants), tout est développé dans ces pages. Ce livre est une véritable carte géographique et sociologique sur cette époque mal connue.

Quand n’est-il de Charlemagne d’une façon moins générale ?

On connaît de Charlemagne le roi guerrier qui partait toujours en guerre pour mater les saxons, les avars, etc, etc... mais en privée c’était un homme assez simple, c’était un tout autre homme. Pour ma part il m’a semblé même plutôt bon, j’avoue. J’entends par-là pas cruel, qui avait soif de justice, d’équité, et protègait le petit peuple, un homme aussi qui apprenait de ses erreurs. C’était aussi un homme plusieurs fois marié (pour ma part je me souvenais seulement d’Hildegarde), et qui a eu 18 enfants ! A qui il donnera une réelle formation intellectuelle à ses filles comme à ses fils. Car il faut savoir que Charlemagne tenait beaucoup à l’instruction, lui-même avait une soif d’apprendre immense et n’aura de cesse de se perfectionner en s'entourant d’intellectuelles et formera d’ailleurs l’Académie Palatine, où chacun des participants portaient un nom de poète grecque ou latin (Horas, Homère, Pindare, Ovide), ou le nom d’un empereur (César, Antoine). Charlemagne lui, se réservant le nom de David en référence à David et Goliath, mais aussi au David « fondateur de Jérusalem, la tête de la maison dont est issu le Christ ». (Page 469-470).

Il est vrai que l’on pense souvent à tort que le moyen-âge était une époque sombre et inculte, ce livre va nous montrer l’inverse. Sous Charlemagne il y aura ce qu’on appelle aujourd’hui « la Renaissance Carolingienne ». En effet Charlemagne n’était pas un roi seulement obsédé par la religion et sa toute puissante pensée, il a cœur de faire revivre cet héritage gréco-romain, et il va y parvenir grâce à l’Italie, le pape Léon III lui fera parvenir des copies de grands classiques, mais surtout grâce aux îles britanniques ! L’évangélisation récente de ses îles a fait que ces dernières ont gardé jusqu’à très tard la culture latine. Et c’est en particulier à travers le monachisme anglo-saxon où on enseigne le comput, l’arithmétique, l’astronomie, la médecine, l’exégèse et la métrique et même un peu le grec, que l’empire de Charlemagne va pouvoir bénéficier des lumières antiques. En ce qui concerne l’Espagne de l’après wisigothique (qui était déjà une très grande culture), l’Espagne  Mozarabe où se combine l’apport culturel des trois religions, sera très effacée de la renaissance carolingienne même si ces derniers travaillaient pourtant en commun sur les œuvres de la pensée grecque, en fait Charlemagne n’était pas très attiré par l’Espagne. Cela étant toute cette « Renaissance Carolingienne » se fera surtout sentir un peu après la mort de Charlemagne. Par contre pour tordre le coup à une légende et contrairement à l’idée reçue, Charlemagne n’a pas inventé l’école, elle existait déjà avant. Mais Charlemagne souhaitait l’ouvrir pour les enfants des riches comme pour les enfants des pauvres. Il voulait que chaque enfant dans les cités épiscopales sache la grammaire, lire, compter, car il savait que la culture assurée aussi l’avenir du royaume. C'était un homme des Lumières avant l'heure.

Enfin bref, il y’aurait encore beaucoup à dire sur ce livre, car il décrit tous les domaines où Charlemagne a agi. Voilà pourquoi je vais m’arrêter là. Mais si l’histoire vous intéresse je recommande vivement ce livre, même si je pense qu’il faut en faire plusieurs lectures pour bien mémoriser et comprendre l’œuvre de Charlemagne

Je remercie au passage les éditions Tallandier pour ce service presse.

16 avril 2013

"Les archives secrètes de Vatican" de Luca Becchetti, Luca Carboni, Giovanni Castaldo et Marcel Chappin

"Les archives secrètes de Vatican" de Luca Becchetti, Luca Carboni, Giovanni Castaldo et Marcel Chappin

les archives du vatican

Résumé :

Créées en 1612, les archives secrètes du Vatican représentent 12 siècles de la mémoire du monde sur 85 kilomètres de rayonnages. Pour la première fois révélées, elles mettent au jour un patrimoine inestimable, qui embrasse tous les âges de l'humanité et tous les continents. Ce livre nous présente leurs plus beaux trésors : Le réquisitoire contre l'ordre des Templiers en terre de France ; L'excommunication de Martin Luther ; Le testament de Marie Stuart à Sixte V ; Les actes du procès de l'Inquisition contre Galilée ; La lettre de Voltaire à Benoît XIV ; La plus prestigieuse distinction pontificale pour Mozart ; Les correspondances de Bernadette Soubirous et d'Abraham Lincoln à Pie IX ; Le cérémonial du sacre et du couronnement de Napoléon empereur des Français ; La requête de Pie XI à Hitler ; Et bien d'autres... Vous emprunterez les plus mystérieux couloirs, accéderez aux salles de lecture réservées aux éminents chercheurs, et vous glisserez dans les pièces interdites. Enrichi de commentaires qui resituent ces écrits dans le contexte d'une Eglise bouillonnante, traversée par de multiples controverses, cet ouvrage unique révèle enfin les coulisses de l'Histoire.

Mon avis :

C’est l’émission Secrets d’histoire sur le Vatican qui m’a donnée envie d’en apprendre plus sur les fameuses archives du Vatican, qui ont au cours de l’histoire connues 1000 péripéties. (Les guerres, le transfert de Napoléon, les dégâts du temps…), et je remercie par avance les éditions Michel Lafon pour m’avoir accordée ce service presse.

Tout d’abord je tiens à faire part de ma surprise quand j’ai découvert ce livre, enfin le contenu. Pour être honnête je ne m’attendais pas à cela. Enfin si je m’attendais bien à des archives, mais pas à des archives de cette nature qui donnent à l’Histoire une nouvelle vision et une version un peu plus complète, et je m’attendais encore moins à ce qu’elles touchent une bonne partie de l’histoire de l’humanité ! Car aussi curieux que cela puisse paraître, dans ce bouquin il y’a des photos de vieille lettre qui vont du Grand Khan Güyük (empire mongole) au septième Dalaï-Lama (Tibet), en passant par La Chine de l’Impératrice Hélène reconvertie au christianisme (Dynastie Ming), les indiens d’Amérique, le Japon du 20ème siècle, et le calife du Maroc Abu Hafs. Comme vous le voyez c’est un sacré tour d’horizon que nous propose ce livre, et je dois dire que si pour les territoires chrétiens la correspondance entre Pape et Patriarche, Pape et Roi, etc, etc… ne m’étonnait guère, j’avoue par contre que pour le reste je suis restée plutôt pantoise. Je ne m‘attendais vraiment pas à ce que l’univers du Vatican aille si loin !

Bien entendu les archives présentent dans ce bouquin ne concernent pas seulement les mondes si éloignés, en effet elles peuvent se montrer plus proches de nous, avec des personnages comme Frédéric Barbrousse, Otton 1er, (qui faut arriver à situer ^^) Charles Quint, François 1er, Mozart, Voltaire, Jan Sobieski III, Erasme, Luther, Hitler… Et là, comme dans les mondes plus lointains, on va découvrir les alliances, les donations, les traités, les divergences, les simples lettres, etc, etc…, entre église et les grands de ce monde. En quelques mots, on va aussi découvrir ici des petits bouts d’histoires qui font la grande Histoire.

En vrac, dans ces pages on peut trouver des informations sur la chute des Ming, des rapports entre Erasme, Luther et l’église, sur la création de la Garde Suisse ou encore la mission du Vatican lors de la dernière guerre mondiale. On trouve encore le traité de Paix de Tolentino entre le Saint-Siège et la République Française en 1797, (avant l’avènement de Napoléon qui changera encore tout cela en annexant en 1809 les états pontificaux), ou encore le commencement du divorce entre les états européens et l’église qui se marque en 1648 avec la Paix de Westphalie sous le règne du Pape Innocent X.

Enfin bref par ces archives nous découvrons énormément sur l’Histoire en générale et du rôle de l’église dans la politique. Sans oublier qu'en plus de cela, nous avons avec les photos et via les descriptions des sceaux (en or, en cire rouge, en cinabre (écriture sigillaire ou autre)), du papier et des écritures, quelques informations sur les merveilles de l’époque.

Par contre deux petits bémols. Un, l’écriture est un peu petite, et de deux je regrette qu’il n’y ait eu que quelques traductions en français des citations latines, italiennes, espagnoles présentent dans ce livre, encore que pour l’espagnol ça passait. Enfin bref, ça aurait été mieux pour avoir une bonne vision des choses d’avoir la traduction, même si on sait grâce aux textes qui accompagnent les photos d’archives, ce qu’elles racontent.

En résumé c’est un livre que je conseille à tous les curieux, ou encore les amoureux de l’Histoire qu’ils soient confirmés ou débutants. Merci encore aux éditions Michel lafon.

 

10 avril 2013

"Un gros livre d'enfer" de Matt Groening

"Un gros livre d'enfer" de Matt Groening

un gros livre d'enfer

Résumé :

Génie du dessin animé d'humour, cet album permet de découvrir le Matt Groening dessinateur de comic strips, dans la lignée des Spiegleman et autres Crumb. On y retrouve son humour un peu dingue, grinçant, parfois noir et sa critique imparable de l'absurdité de nos sociétés occidentales. A travers ses personnages et des situations loufoques, Matt Groening nous parle du droit à la différence. Il y a Bongo, un jeune lapin qui n'a qu'une oreille, et qui doit faire face à l'incompréhension et à la cruauté de ses professeurs, de ses parents ou de son thérapeute. Il y a Akbar et Jeff, un couple d'homosexuels, confrontés à la méchanceté. La thématique des gens hors normes, qui ne sont pas dans le moule, est récurrente dans l'oeuvre de Matt Groening ; il en parle avec une grande tendresse et beaucoup de sensibilité. Cette série Life in Hell est très importante pour lui. Il a déclaré : " Je n'abandonnerai jamais cette bande dessinée. C'est ma référence." Un inédit à découvrir d'urgence.

Mon avis :

Les gars j’ai un gros problème. Voilà une semaine que j’ai fini ce livre, et que je n’arrive pas écrire mon avis dessus. Je crois que ce cher Binky m’a déteint dessus, pour être honnête je ne vois pas d’autre explication. Son manque de confiance en lui, sa difficulté à exprimer ce qu’il pense ou ressent, son sens des priorités parfois un peu étrange, m’ont contaminée. Que faire ? Car pire que d'habitude je n'arrive pas à écrire mon avis. Aaaaah je suis perdue, mon avis est fichu et moi je suis mourru. (Condoléances à moi-même.)

Et comme je suis trépassée, je ne pourrai pas du coup vous parler de Bongo, son fils. Ce petit lapin à une oreille qui est sans nul doute le personnage qui m’a le plus plu ; sceptique, drôle, réaliste, dominé par une conscience existentielle, ce petit lapin m’a fait halluciner et plier de rire, en plus de le trouver attendrissant. Il m’a d'ailleurs parfois fait penser à Calvin de la BD Calvin et Hobbes. Tout comme ce dernier, il a l’art de questionner les autres personnages ou d'interpeller le lecteur, ce qui est très agréable.

Ensuite comme je ne sais toujours pas comment le dire, je vais vous dire franchement, oui que voulez-vous je suis comme ça, que j’ai apprécié aussi les autres pages qui mettent en scène « les galères de la vie... », ou qui nous donne « les guides de… » diverses choses, mais ce que j’ai particulièrement aimé se sont les épitaphes. Dommage qu’il y en ait pas eu plus d’ailleurs ! Parce que voir écrire sur une tombe, « On lui a toujours dit que ses blagues puériles lui reviendraient dans la tronche », m’a franchement fait éclater de rire.

Par contre malgré cela, j’ai moins marché avec les aventures de Akbar et Jeff, ça ne m’a pas spécialement botté je dois dire, et ensuite je regrette qu’il n’y ait pas de couleur. Noir et blanc ce n’était pas toujours terrible, ça faisait tout tristounet comparé aux Simpson du même auteur qui sont super colorés.

Sinon autre point négatif, j’ai parfois trouvé certaines pages dur à lire, ça partait un peu dans tous les sens, du coup j’avoue que pour la blonde que je suis ce n’était pas top. En plus en mode blonde toujours activé, j’avoue aussi qu’il y a des pages - comme la page 38 -, que je n’ai pas comprise. Oui j'avoue que sur certaines pages mon cerveau se prenait pour un trou noir, un espace plein de vide, ou que sais-je encore ? Alors si quelqu’un peut m’aider à piger je ne dis pas non. (Désolée mais c’est vraiment dur d’être blonde... mais promis je me soigne !)

Bon voilà, j’ai fini mon avis que j’ai fait tant bien que mal, dans l’ensemble c’était quand même une bonne lecture, et je remercie au passage et avant de finir MyBoox et les éditions Fetjaine pour cette découverte. GRACIAS !

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01 avril 2013

"La cithare nue" de Shan Sa

"La cithare nue" de Shan Sa

shan sa

Résumé :

Elle est issue d’un illustre clan de la plaine du Milieu. Dans ses veines coule le sang des plus hautes castes. Otage d’un capitaine de guerre, elle le suit à travers un pays ravagé, de champs de bataille en cités détruites jusqu’aux portes de la Cité Interdite, du trône impérial.

Il est orphelin, pauvre, mais le seul luthier en ces temps d’invasions et de violence à pouvoir fabriquer la fabuleuse cithare aux sept cordes de soie inventée par le dieu Fu Xi. Sous ses doigts, le bois précieux du sarcophage de l’impératrice oubliée se transforme en musique, et l’amour renait, au-delà des siècles.

Shan Sa poursuit une œuvre singulière et puissante centrée sur la Chine où elle est née, qu’elle soit celle des grandes dynasties d’Impératrice ou plus contemporaine de La Joueuse de go, elle y évoque des héroïnes fortes et fragiles qui, face aux aléas de la réalité, vivent la mélancolie et la beauté du monde comme seule source d’harmonie.


Top chrono :

Y'a pas à dire. Shan Sa est vraiment une auteure comme il en existe peu aujourd'hui, c'est beau, c'est très bien écrit, les histoires sont des vraies histoires, en bref ce n'est pas du Nothomb.
Shan Sa maîtrise sa plume et sait nous faire voyager et rêver, et ce roman qui se déroule à deux époques lointaines ne fait pas exception. A lire pour la beauté des paysages, des personnages, de l'histoire, de l'écriture !

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28 mars 2013

Bilan lecture février et mars 2013

Bonjour à tous !

Février se finissant c'est l'heure du bilan et comme mars se finit aussi c'est l'heure du bilan ! Vous l'aurez compris ce bilan va être un bilan 2 en 1.

 

Livres lus en février 2013 :

ainsi-soit-olympe-de-gouges-9782246804130  l'arbre des possibles  ma république se meurt névrospiral songe d'une nuit d'été secrets d'histoirela petite marchande tu verras

 

1- Ainsi soit Olympe de Gouges de Benoîte Groult

2- L'arbre des possibles de Bernard werber

3- Ma république se meurt de Jeannette Bougrab

4- Névrospiral de Patrick Olivier Meyer

5 & 6 - J'ai fini mon livre de Shakespeare, il me restait 2 pièces Les joyeuses commères de Windsor et Le soir des rois

7- Secrets d'histoire tome 1 de Stéphane Bern

8- La petite marchande de souvenirs de François Lelord

9- Tu verras de Nicolas Fargue

Livres acheté en février 2013 :

1- Les femmes célèbres qui ont réveillé la France de Jean Louis Debré

2- Lais de Marie de France

3- Beowful

4- La Grèce préclassique : Histoire de l'antiquité tome 1 de Jean-Claude Poursat

5- Histoire du monde grec antique de François Lefèvre

6- Les célèbres guillotinés de l'an II de Victorien Hayot

7-La France Orange mécanique de Laurent Obertone

8- Mélusine de Jean d'Arras

 

Livres lus en mars 2013

a quoi pensent les chinois andromaque bingo le posstit la cithare nue la légende arthurienne le cosmos et le lotus quand la fleur se fane confession d'un masque

1- A quoi pensent les chinois en regardant mona Lisa ? de Christiane Cayol & Wu Hongmiao

2- Andromaque de Racine

3- Confession d'un masque de Yukio Mishima

4- Bingo le posstit de A.R.R.R Roberts

5- La cithare nue de Shan Sa

6- Le cosmos et le lotus de Trinh Xuan Thuan

7- Quand la fleur se fane, où s'en va son parfum ? de Grazyna Perl

8- Le quatrième récit de mon gros livre sur la légende arthurienne Le livre de Caradoc.

Livres achetés en mars :


1- L'Elysée coulisses et secrets d'un palais de Patrice Duhamel & Jacques Santamaria

2- L'invention des français du temps de nos folies gauloises de Jean-François Kahn

3- Des chrétiens contres les croisades de Martin Aurell

4- Jésus la biographie non autorisée de Patrick Banon

 

Sinon je n'ai pas trop d'idée sur ce que je vais lire le mois prochain donc, je ne vous mets rien à ce niveau là. ^^

Bonne lecture à tous et bon mois d'avril !

 

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27 mars 2013

Les petites histoires de la grande Histoire.

"Secrets d'histoire tome 1" de Stéphane Bern

secrets d'histoire

Résumé :

Mystère, Enigmes et Secrets du passé sont autant de clés pour découvrir la petite histoire de la grande. Avec l'aide des plus éminents de nos historiens d'aujourd'hui, nous avons tenté d'élucider une trentaine d'énigmes, sachant que l'Histoire est, comme la science, en perpétuelle évolution sur le chemin de la vérité. Ainsi de nouveaux dossiers ont pu être rouverts en s'appuyant sur des figures emblématiques et, à travers elles, raconter une époque, percer à jour certains secrets. L'Histoire constitue le socle de notre nation, un trésor et un patrimoine communs qui confèrent à chacun d'entre nous - quelle que soit notre origine - ce sentiment d'appartenance à un même peuple. Mes ancêtres n'étaient pas gaulois, loin s'en faut, mais l'étude passionnée de l'Histoire de France m'a permis d'aimer ce pays qui m'a vu naître. Un peuple qui ne sait pas d'où il vient, ne sait pas où il va.

Mon avis :

Dans l’ensemble c'est vraiment un bon livre, ça remonte à assez loin dans le temps (Alésia) et parle de divers personnages (roi, reine, chevalier...), mais je regrette quand même que ça reprenne parfois mot pour mot les émissions, ce qui laisse un peu un sentiment de perdre son temps car on sait d'avance ce qui va être dit.
Autre point négatif, sans toutefois l'être vraiment, c'est que ça survole un peu trop le sujet, cela étant ça soulève quand même de bonne question et répond peut-être à certaines. Voilà pourquoi d'ailleurs j'ai acheté le tome 2, et que je vais dès que je peux acheter le tome 3.

Pour résumé j'ai quand même adoré ce livre et je vous le conseille vivement. Pour finir je vous laisse avec ce court passage du préface : "[...] Mes ancêtres n'étaient pas gaulois, loin s'en faut, mais l'étude passionnée de l'Histoire de France m'a permis d'aimer ce pays qui m'a vu naître et que mes grands-parents avaient choisi ; l'histoire comme la langue et la culture sont de merveilleux vecteurs d'intégration..."

 

 

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22 mars 2013

" A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? " Christine Cayol & Hongmiao Wu

A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? de Christine Cayol & Hongmiao Wu

à quoi pensent les chinois

Résumé :

À quoi pensent les Chinois quand ils arpentent nos musées ? Habitués à leurs paysages célestes, calligraphies et devises confucéennes, que pensent-ils de nos anges, vierges et crucifix ?
Aux lisières de l'histoire de l'art et de l'essai, ce livre prend la forme d'un échange entre Christine Cayol, philosophe résidant en Chine, et Wu Hongmiao, professeur de français à l'université de Wuhan. À partir d'une vingtaine de chefs-d'oeuvre de la peinture occidentale, de Giotto à Picasso, en passant par Rembrandt et Vélasquez, les deux auteurs confrontent leurs manières de voir, de regarder, de penser, de percevoir et de comprendre le monde aujourd'hui.
Il s'agit pour eux de comparer leurs approches afin de mesurer l'étendue de leurs différences et de leurs ressemblances. Car, somme toute, sommes-nous si éloignés les uns des autres ?
À l'heure où la Chine devient un partenaire de premier plan, il est grand temps de comprendre ce que les Chinois saisissent de notre civilisation, et réciproquement.

Philosophe de formation, auteur de Voir est un art (2004) et Je suis catholique et j'ai mal (2006), Christine Cayol réside depuis 2003 à Pékin. Elle y a créé en 2009 la maison Yishu 8, une villa Médicis chinoise, qui accueille des artistes à Pékin, organise des manifestations artistiques et invite des artistes chinois à s'immerger dans la culture française.

Le professeur Wu Hongmiao est doyen du département de français de l'université de Wuhan, ville de dix millions d'habitants située au centre de la Chine.

Mon avis :

Ce qui a été génial avec ce bouquin c’est que j’ai découvert non pas la peinture chinoise mais la peinture occidentale. Comme je trouve la calligraphie et peinture chinoise plus simple, belle, poétique, naturelle, taoïste (ce qu’elle est), et comme je l’apprends depuis deux ans, je me suis naturellement déjà renseignée dessus, cela étant il est vrai qu’à part Claude Monet que j’adore, j’ai négligé l’art occidental, qui bien que très beau (si on enlève Picasso et Dali que je déteste) ne me touche pas pareil, voire même me laisse le plus souvent carrément indifférente (Joconde compris). En effet j'avoue que ces tableaux occidentaux malgré la beauté des gestes, des profondeurs, des détails, ne me touchent pas, n’éveillent absolument rien en moi.

Cela étant j’ai été surprise en lisant ce livre de découvrir - et surtout qu'avec de telle disposition - tout ce qui peut être lu dans les tableaux occidentaux - peut-être avec beaucoup d’imagination toutefois, car parfois je trouve que les conclusions sont poussées trop loin - et en particulier dans les scènes peu religieuses et mythologiques qui sont sûrement les tableaux les moins aisés à lire et à comprendre, bien qu’il faille avoir de sacrée connaissance en religion, mythologie, époque… pour les autres.
Sur ce point d’ailleurs il est assez étonnant de découvrir comment d’une même scène mythologique ou religieuse, les artistes en ont fait différentes représentations, ce qui jusqu’à aujourd’hui ne m’avait jamais frappée. Mais pour ma défense je dois dire que les visages ou les natures mortes ne m’intéressent pas (je n’en vois pas l’utilité pour être franche), pas plus que les représentations des messages dégoulinant de bons sentiments de la bible ou de ses scènes.

 

En parlant d'un tableau de Rembrandt "Le retour du fils prodigue" (1662) voilà ce que dit Wu Hongmiao : « [...] En un sens, tout est permis puisque je serais toujours accueilli par le père… Pour qu’une société fonctionne selon un certain ordre, il faut qu’une logique de comptabilité et qu’un sens des limites s’imposent, sinon l’individu n’agit qu’au nom de ce qu’il pense, désiré, et sombre dans la surpuissance : « Tout pour moi car je suis unique » ! »

Avec ce que je viens de vous décrire et avec l’aide du résumé, vous vous êtes sûrement déjà aperçus que ce livre ne parle pas que des différences de la peinture occidentale et d'extrême-orient. En effet à travers des peintures qui permettent la digression, on découvre ou redécouvre la philosophie qui règne généralement en extrême-orient, comme celle qui est supposée régner actuellement en occident ou régnait dans le passé. Et l'avantage d'une telle chose, c'est qu'on se rend compte que nos philosophies ne se rejoignent pas toujours, par exemple le parricide inventé par Freud n’existe pas en Chine, puisque les jeunes doivent le respect aux ainés afin de maintenir l’ordre sociale.

Autre point positif du livre c'est que beaucoup des scènes picturales racontaient dans ces pages sont représentées par des photos dans ce livre, mais néanmoins et hélas elles n'y sont pas toutes, et je trouve cela vraiment dommage car ça vous pousse le soir alors que vous lisez dans votre lit, à retourner allumer l'ordinateur pour voir les tableaux manquants sur la toile.
Par contre un gros point négatif de ce livre c'est qu'il manque d'autres genres de tableau, ça parle beaucoup de religion et un peu de Picasso, mais quasiment pas un mot sur les impressionnistes, le pointillisme, l'abstrait etc, etc... je trouve cela vraiment dommage personnellement. Bref.

En résumé c'est malgré ce manque quand même un très bon livre à lire, surtout quand comme moi on est un peu philistin sur les bords -et ils sont larges- avec l'art occidental.

Je remercie pour ce partenariat Babelio et les éditions de Tallandier que je découvre avec plaisir.

A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? par Christine Cayol

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24 février 2013

Il manque quelque chose.

"Névrospiral" de Patrick Olivier Meyer

névrospiral

Résumé :

"Vous voyez cette pomme ? Elle est belle, hein ? Bien ronde.
Bien verte ? - Une Granny Smith, il a dit. - C'est ce que j'appelle un cerveau normal". J'ai mordu dedans à trois reprises, toujours du même côté, et la pomme s'est retrouvée endommagée. Une partie nickel et une autre bouffée, ravagée, plus très loin du trognon. " Ça, j'ai dit, c'est mon cerveau ". lan, Samuel, Anita, Richard. Comme les quatre couleurs d'une palette pop, entre blondeur et désespoir, rose fluo et noir total.
Obsessionnels et délirants, euphoriques et tourmentés, ils tentent de trouver leur équilibre, un pied dans la vie, l'autre au-dessus du gouffre.

Top chrono :

L'écriture peut parfois faire penser à Beigbeder, mais pourtant même si j'aime ce dernier, ce livre ne m'a pas convaincu. J'étais bien partie mais je me suis ennuyée très vite. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Tout ce que je sais c'est que j'ai raté mon rendez-vous avec Névrospiral, et je ne peux même pas accuser l'écriture car je l'ai trouvé géniale bien qu'un peu difficile à suivre par moment. Peut-être l'histoire finalement, ou alors les personnages trop fous, trop de tout.
Enfin bref, je n'ai pas été convaincue, mais on va dire que ça vient de moi aussi, d'ailleurs peut-être même qu'un jour je le retenterai pour le finir correctement, car là j'ai surtout survolé la fin pour voir. Enfin je verrai.

 

Posté par Florell à 11:21 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
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