Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

25 octobre 2010

Poésie de Maurice Carême "Dans ma maison de feuilles"

Kikoo !

Voilà j'ai décidé de rajouter une rubrique à mon blog.
J'adore la poésie et j'aime en faire lire ou la faire découvrir ou redécouvrir.
C'est pourquoi tous les lundis je vous propose dans cette catégorie une poésie ou une belle phrase.

Des auteurs reviendrons plus que d'autres mais toutes les poésies méritent d'être lues et connues, il y'aura : Aragon, Verlaine, Emyli Dickinson, Marceline Desbordes Valmore, Emily Brontë, Françoise Cheng, Baudelaire etc etc.
J'espère que cette section vous plaira.
Bonne lecture.
Florel.



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Dans ma maison de feuilles.

 

Dans ma maison de feuilles

Et de bleu horizon,

Mon voisin l'écureuil

Est mon seul compagnon.

 

Le silence y est fait

De mille bruits si doux

Qu'il est comme de l'eau

Glissant sur les cailloux.

 

Oui, c'est là que je vis

Avec l'arbre qui parle,

Avec l'oiseau qui lit

Pour moi dans les étoiles.

 

Parfois un vol de mots

Se pose en mes branchages

Du jeu de leurs échos,

Naît un nouveau langage

 

Je tente gauchement

Parfois de le parler.

Il n'y a que le ciel

Qui veut bien m'écouter.

 

    Maurice Carême. (1899 - 1978)

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21 octobre 2010

"Kornwolf" de Tristan Egolf

"Kornwolf" de Tristan Egolf

kornwolf

Résumé :

Owen Brynmor ne comptait plus retourner dans la Pennsylvanie profonde de son enfance, pays provincial et rétrograde partagé entre «Habits rouges» et «Bataves», autrement dit entre beaufs américains et Amish rigoristes. Mais à peine engagé comme reporter au journal local, il décroche un scoop : le retour du Démon de Blue Ball, cette bête mystérieuse qui jadis ravagea la région. À moins qu'il ne s'agisse d'un canular… Or, si son enquête l'amène à exhumer la légende du Kornwolf, ce loup-garou qui hanta l'Europe du dix-septième siècle, elle croise aussi, à chaque pas, la trajectoire d'Ephraim Bontrager, un orphelin muet qui vit en marge de sa communauté religieuse. Mais où s'incarne vraiment le Mal? Dans un monstre quelconque, ou parmi les humains qui le pourchassent?
Dans son dernier roman achevé, Tristan Egolf renoue avec la veine truculente et enragée du Seigneur des porcheries. Tout en pastichant la littérature fantastique, il manifeste une verve gourmande et une énergie langagières de tous les instants pour offrir une peinture vengeresse d'une Amérique dégénérée, dont seuls les parias méritent d'être sauvés. On n'est pas près d'oublier la puissance visionnaire de cette écriture torrentielle.


Mon avis :

Ce livre coupé en cinq parties est bien mais sans plus.

Le résumé est certes alléchant mais le livre en lui-même est moyen, cependant pas assez non plus pour être abandonné. A condition bien sûr de passer toute la première partie qui est la présentation des principaux personnages. Cette dernière dure trop longtemps et est assez inintéressante. Le seul regain d’intérêt que j’ai eu en la lisant, c’est la réaction de Jack par rapport à l’article d’Owen sur le Kornwolf dans le journal. On se demande pourquoi l’entraîneur de boxe réagit ainsi, mais à part cela rien de bien croustillant, je dois dire.

La deuxième partie ainsi que la troisième, bouge quant à elle un peu plus, mais pas assez encore. Le rythme reste trop lent, on a l’impression de ne pas avancer, surtout qu’il y’a beaucoup de longueur. Bref, ces 3 parties sont assez laborieuses.

En ce qui me concerne, c’est seulement à partir de la page 301 que je suis rentrée dedans, soit dans la quatrième partie du livre. Heureusement d’ailleurs car je commençais un peu à désespérer. Bien sûr le style de l’écriture ne change pas, il y’a des longueurs et des temps morts, mais il y’a quand même des révélations, des doutes, de « l’action »… qui ce présente à un assez bon rythme jusqu’à la fin du livre, et c'est pour moi seulement qu'à partir de là, que la lecture est devenue intéressante.

Par contre une chose m’a étonné, c’est la fin de l’histoire et le rôle d'Owen, le personnage principal. Là je dois avouer que je comprends pas trop son rôle. Tout au long du livre on suit une grande partie de l’histoire grâce à lui et à la fin il court seulement après les incidents qui ont lieu à la nuit d'Hallowen, à la demande d’on sait qui mais pourquoi on sait pas. (Où alors c’est moi qui aie raté un passage…) Si quelqu’un peut m'éclairer sur ce rôle de spectateur je veux bien...

Maintenant une chose qui m’a assez plu c’est le style de l’écriture, enfin plutôt le ton. Je ne sais pas vraiment si c’est un règlement de compte avec son pays, la mentalité ou avec l’espèce humaine entière, mais on sent une certaine haine dans cette dernière. C'est très corrosif rien ne lui échappe et visiblement il en veux à presque tout le monde, mais connaissant sa fin (il s’est suicidé) cela passe un peu comme un message, l’ultime pensée d’un homme. Qui avait l'air d'abhorré le conditionnement humain dans tous les secteurs de la vie. 

En résumé même si beaucoup de points que j’ai cité ne sont pas spécialement engageants, ce livre n’est pas si mal et la vision du monde de cet auteur vue d'un certain point n'est pas négligeable et mérite que l'on s'y attarde.

Je remercie les éditions Folio et Livraddict pour ce partenariat.

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19 octobre 2010

Challenge témoignage, auto-biographie

Challenge Témoignage autobiographie Biographie

 

Sympa ce petit challenge proposé par Liloochat sur Livraddict. Mon premier Challenge !!! Ouais ! 

Le principe, lire 3 livres jusqu'au 31 Décembre 2011, dans 3 styles différents mais donnés Témoignage, Biographie ou encore Autobiographie.

En clair ça donne ça

Par exemple :
 

- 1 témoignage sur le handicap
- 1 témoignage sur un parcours de greffe
- 1 témoignage d'une personne en fin de vie

ou encore ça :

- biographie/autobio/témoignage sur un(e) chanteur(se)
- biographie/autobio/témoignage d'une personne œuvrant pour une œuvre caritative
- biographie/autobio/témoignage d'un auteur

La liste des exemples est non exhaustive !

On peut vraiment lire ce que l'on veut pourvu que ce soit des thèmes différents !
 

  Alors j'ai choisi :

- Brassens le mécréant de Dieu de Jean Claude Lamy (Dans ma bibliothèque mais j'avoue que ce ne sera pas la première biographie que je lirais de lui)

- L'affaire Jeanne d'Arc de Roger Senzig (dans ma WL, non ceci n'est pas une excuse pour acheter un livre. Parole !)

- Monet : Une fête pour les yeux de Karin Sagner-Düchting (Dans ma bibliothèque mais je ne l'ai que feuilleté. Oui c'est mon peintre adoré en dehors des dessins japonais.)

Mes avis seront sur mon blog et aussi signalés sur le topic du challenge.

 

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"Le voleur d'ombres" de Marc Levy

"Le voleur d'ombres" de Marc Levy

le_voelur_d_ombre

Quatrième couverture :

Et si l’enfant que vous étiez rencontrait l’adulte que vous êtes devenu…
« - Maintenant, assieds-toi, il faut que l’on parle, a dit l’ombre.
Je me suis assis en tailleur sur le sol.
- Tu as un pouvoir très rare, il faut que tu acceptes de t’en servir, même s’il te fait peur.
- Pour quoi faire ?
- Trouve pour ceux dont tu dérobes l’ombre cette petite lumière qui
éclairera leur vie, un morceau de leur mémoire cachée, c’est tout ce
que nous te demandons.
- Nous ?
- Nous, les ombres, souffla celle à qui je m’adressais.
J’ai souri, je comprenais très bien de quoi elle parlait. »

Mon avis :

Le troisième livre lu lors de mon RAT. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un Levy et je dois dire que celui-là je ne regrette pas de l'avoir ouvert. J'ai adoré !
C'est simple, original, drôle, tendre, émouvant, tristounet (un peu) c'est vraiment une lecture riche en émotion où tout un monde ce côtoie. Beaucoup de chose dans ce livre mon plu, d'abord l'histoire en elle même  -des ombres qui parlent à ce garçon pour lui demander d'aider les gens c'est vraiment mimi - ou encore les personnages. Que ça soit Luc, Cléa, Yves... ils m'ont beaucoup touché, même s'ils restent très superficiels et pas plus creuser que ça par l'auteur. Ils ont tous un truc qui fait qu'ils sont attachants. Surtout Alice...
Même si son humour cache autre chose de moins jojo, elle reste un personnage adorable. Elle arrive dans ce roman au urgence un soir de 31 décembre en rigolant et de là c'est que du bonheur de suivre les quelques passages de sa vie. Alice est dans ce livre MON personnage préféré bien que très secondaire. Alice, c'est une vieille dame, qui vit seule, ses enfants se soucient d'elle comme d'une guigne et elle s'amuse par quelques concours, quelques jeux, à voir qui des deux est le plus égoïste par exemple. C'est un personnage qui représente une certaine réalité, mais cela ne bascule pas non plus dans la leçon de moral, ce qui est fort bien.

Bref. Marc Levy a vraiment fait un roman avec des personnages hauts en couleurs. C'est vraiment un livre à lire, tout est réuni dedans pour vous faire passer un agréable moment de lecture ! Et même si on se doute que la fin reste belle, en lisant le livre on s'aperçoit que rien n'est jamais gagné d'avance et que les choses que l'on croyait définitivement perdues ne le sont pas toujours finalement, même si cela reste un livre pourquoi pas après tout. En tout cas l'idée me plaît. 

En résumé : Enfin un Levy qui m'a vraiment plu même si j'avoue ne pas avoir lu tous ses livres.

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13 octobre 2010

Extrait du livre "Une soif d'amour"

Extrait du livre "Une soif d'amour" de Yukio Mishima

 

« Où en es-tu ? Ton bateau est sur le point de sombrer. Et tu n’as pas encore appelé au secours ? Ce bateau, tu l’as cruellement malmené et t’es ainsi privée de port. L’heure est venue où il te faut nager de tes propres forces. Tout ce qui t’attend est la mort. Est-ce là ce que tu souhaites ? »

Seule le souffrance peut ainsi servir d’avertissement. A sa dernière extrémité, son organisme avait tendance à perdre son support mental. Son désespoir était pareil à un mal de tête qui lui martelait le crâne comme s’il allait éclater, pareil à une grosse bille de verre qui, de sa poitrine, remonterait vers sa gorge. « Je n’appellerai jamais au secours », pensa-t-elle.

En dépit de tout, Etsuko avait besoin d’une dure logique. Elle l’aiderait à édifier une assise, qui lui permettrait de se dire heureuse.

Etsuko poursuivait le cours de ses pensées.

« Il me faut tout absorber… il me faut tout absorber les yeux fermés… Cette souffrance, je dois apprendre à la savourer… Le chercheur d’or ne saurait s’attendre à ne trouver que de l’or. Il doit ramasser le sable au hasard au fond de la rivière. Il n’a pas le privilège de savoir à l’avance s’il réussira. Il se peut qu’il n’y ait pas d’or du tout et il se peut qu’il y en ait. Mais une chose est certaine : celui qui ne va pas à le recherche de l’or ne fait jamais fortune. »

 

 "Une trop longue souffrance rend stupide, mais celui que la souffrance a rendu stupide peut encore connaître la joie."

Mon avis sur Une soif d'amour ici

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"Une soif d'amour" de Yukio Mishima : Folie & amour

"Une soif d'amour" de Yukio Mishima

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Résumé :

La jeune veuve Etsuko est amoureuse d'un domestique de la maison de son beau-père Yakichi, chez qui elle vit. Ses beaux-frères, belles-sœurs et leurs enfants vivent sous le toit de l'ancêtre, qui est devenu l'amant d'Etsuko. Une nuit, Etsuko donne rendrez-vous au garçon qu'elle désire. Comprenant enfin ce qu'elle veut, il se jette sur elle. Elle perd connaissance. Quand elle revient à elle, il s'enfuit. Elle le poursuit, le rattrape, le frappe d'un coup de houe et le tue - Yakichi était là. Roman d'une grande force sournoise, obscure et nerveuse, cette œuvre est une peinture d'une passion bridée par un milieu, mais qui finit par tout consumer.

Mon avis :

Ce livre est un bijou. Une perle de l'écriture, douce, poétique mais surtout juste, ainsi qu'une perle de la nature humaine. Les sentiments décrits dans ces pages sont sur le fil du rasoir, et pourtant les personnalités qui nous sont révélées, au cour d'une situation ou au fil d'une pensée, nous paraissent sans grandes ambiguïtés, ce qui est juste un tour de force.

Futurs lecteurs, dans ce livre vous allez découvrir que du néant, d'un rien, d'une envie, on bascule en quelque instant dans la folie, la passion, le meurtre... comme cela peut être le cas dans la vie réelle. Certes beaucoup de livre représente cette situation, mais là c'est autre chose je vous assure, puisque l'auteur représente en plus de cela, la contradiction, l'éloignement, le silence, le déchirement des sentiments.

Dans ce livre j'ai aussi particulièrement adoré, Etsuko, le personnage principal qui vit dans la torpeur depuis la mort de son mari. On la croit assez impénétrable et froide, mais finalement je l'ai trouvé très vraie et proche de nous. En effet l'auteur nous en dépeint un portrait psychologique très vivant, même si aux yeux des autres personnages elle paraît plutôt comme un arbre en train de se dessécher.

En ce qui me concerne, Etsuko m'a particulièrement touchée par ses sentiments contraires qui l'enchaînent, elle est tout à la fois, passionnée et désintéressée, elle ne sait pas trop où elle en est, et même si la passion l'envahit elle dégage une certaine léthargie aussi. C'est vraiment un personnage qui nous ressemble dans la détresse, assez pur, contradictoire et très fouillé. C'est LE personnage de ce roman et je n'oublierai pas de sitôt Etsuko vous pouvez me croire !

Petite précision avant de finir : le résumé concerne plus la fin du livre, avant cela toute une histoire est racontée et développée pour arriver à ce résumé. Mais peu importe ce détail, un livre d'une rare beauté qu'il faut lire.

Extrait du livre par ici.

 

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18 septembre 2010

"Les belles endormies" de Yasunari Kawabata. : Dodo, l'enfant do, L'enfant dormira bientôt.

"Les belles endormies" de Yasunari Kawabata.

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Résumé :

Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu'il franchissait le seuil des Belles Endormies ?
Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. Dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d'adolescentes endormies sous l'effet de puissants narcotiques.
Pour Eguchi ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de son passé, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait ? au seuil de la mort, à la douceur de l'enfance et au pardon de ses fautes.

Mon avis :

Ce livre pas très épais est un petit plaisir à lire. Il est tendre, simple, émouvant, et à ma grande surprise assez pudique, je dois avouer qu'en lisant le résumé j'avais un peu peur qu'il soit scabreux, ce vieille homme Eguchi qui dort de temps à autre avec les fameuses Belles endormies, qui ne sont que de jeunes prostituées vierges au sommeil de plomb artificiel, me paraissait un peu voire carrément malsain, mais finalement non... Et bien au contraire et à ma grande surprise ! Car ce livre est avant tout chose écrit et pensée dans la douceur, enfin je trouve.

Les souvenirs sont tendres, tristes ou agréables, remplis de mélancolies, de remords ou encore de questions. Ce vieille homme Eguchi, reste malgré tout assez paisible et délicat en toute circonstance, et l'image que le texte développe -l'imminence de la mort et toute une vie de souvenir-, est abordée avec tellement délicatesse et d'une écriture si fine et simple, qu'on glisse sur la lecture comme un bateau sur l'eau. Tout dans ce livre, disons plutôt le fond du livre, respire la paix, sauf un peu la fin sans doute, et cela a été magnifique pour moi.

Une lecture que je recommande vivement et un grand auteur à découvrir. Prix Nobel de littérature en 1968 premier auteur japonais à le recevoir.

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08 septembre 2010

"Fragments d'une femme perdue" de Patrick Poivre d'Arvor

"Fragments d'une femme perdue" de Patrick Poivre d'Arvor

Fraguemment

Résumé :

Cette femme " perdue " - pour elle-même ? Pour l'homme qui l'aime, et qu'elle ne cesse de quitter ? - est ce qu'on appelle une femme fatale : singulièrement belle, vénéneuse, fragile, cruelle, insaisissable... Ici, elle se prénomme Violette, comme l'illustre "Traviata" de Verdi. Et ceux qui prennent le risque de l'adorer sont en danger - après avoir été en extase. Faut-il alors plaindre Alexis, la victime qu'elle choisit dans ce roman ? Ou faut-il l'envier ?

Mon avis :

Non qu'il soit nul ce livre me laisse un sentiment mitigé et cela pour deux raisons :

1- Je l'ai trouvé trop porter sur le charnel, il y a trop d'allusion au sexe.

2- Il est trop répétitif, on tourne assez vite en rond. La vie et les attitudes des personnages ne changent pas malgré deux trois petites choses qui arrivent par-ci par-là.

Mais hormis cela il n'est pas entièrement désagréable non plus. L'écriture est très belle, fluide, sans chichi, et elle sait faire ressortir la profondeur des sentiments et des personnages. Ce qui n'est pas si mal.

Cependant même si les personnages ont une certaine profondeur, je dois avouer que je ne les ai pas trop aimé, et en particulier Violette que j'ai détesté. En effet, malgré un début de présentation touchant, (dans sa jeunesse elle à souffert psychologiquement à cause de son père) cette femme fatale, manipulatrice et mythomane m'a finalement dégoûtée et énervée. Je n'ai pas aimé qu'elle joue et profite jusqu'à l'extrême de la faiblesse d'Alexis, qui s'appelle amour. C'est méchant et malsain d'agir ainsi.

Et d'ailleurs rien de bon en ressortira. Enfin surtout pour Alexis...

En même temps, on ne peut pas trop le plaindre celui-là, parce que c'est quand même beaucoup de sa faute si rien de bon n'en sort pour lui. Qu'elle idée de placer l'amour toujours plus haut !? Qu'elle idée d'entretenir cette utopie ? De s'accrocher à une nana comme elle ? Finalement, parce qu'il était aussi bête que ça, j'avais envie de le taper. Et du coup j'avoue que j'ai eu du mal à le prendre en pitié.

Ici, les personnages sont soit trop cons ou soit trop niais, et pour moi ce n'était pas possible.

En résumé, et même si ce livre est un peu chiant à lire, vous pouvez toujours le tenter. Je ne garantis pas qu'il plaise mais après je peux me tromper.

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29 août 2010

"Peter Pan" de James Matthew Barrie

"Peter Pan" de James Matthew Barrie

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Résumé :

Peter Pan enlève Wendy et ses frères. Il les conduit au Pays Imaginaire où il règne en maître sur les enfants abandonnés. La lutte contre le Capitaine Crochet est sans merci. La jalousie de la fée Clochette est sans pitié pour Wendy... Et le dévouement de Wendy pour les enfants sans mère est sans limite.

Mon avis :

Soit j'ai vieilli d'un coup ou alors j'ai rajeuni, je sais plus. Chose dont je suis certaine en tout cas, c'est d'être sortie de ce livre mélancolique et un peu déprimée, notamment à cause de la fin, où l'auteur décrit le temps qui passe inexorablement. Adieu enfance ! Snif. ^^

Mais malgré cet étrange sentiment, ce fût quand même un agréable moment de lecture ; déjà grâce à la façon d'écrire de l'auteur, j'ai particulièrement adoré quand il décrit les suppositions d'une situation pour revenir à la réalité du livre, j'ai eu l'impression que ça donnait un brin de réalité à l'histoire, et ensuite grâce aux nombreux personnages hauts en couleur qui habitent ce pays imaginaire, sirènes, pirates, indiens...

Bien que la fée Clochette est le personnage que je préfère, grâce à son mauvais caractère et à sa jalousie maladive. Cependant je dois dire que Peter Pan est le personnage pour qui j'ai eu le moins de sympathie. Il est trop chef-prétentieux à mon goût, et j'avoue que je n'ai pas vraiment aimé ce trait de caractère assez dominant chez lui.

En résumé que vous soyez grand ou petit, ce livre est à lire. Il vous apportera en plus d'un bon moment de lecture, l'aventure et le rêve qui vous manque, et si vous croyez connaître l'histoire grâce au dessin animé de Walt Disney, détrompez-vous, les deux versions sont assez différentes, oui je me suis amusée à comparer, ce qui m'a permis de connaître le DA en passant.

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26 août 2010

Rien, de l'ennui. C'est déjà pas si mal.

"A Mélie, sans mélo" de Barbara Constantine

barbara

Résumé :

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie ! Durant tout l'été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique... Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour... Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Mon avis :

Je n'ai pas aimé ce livre. L'écriture ne m'a pas plu, les personnages sont plutôt insipides et l'histoire est ennuyeuse comme c'est pas possible, la seule fois où j'ai souri c'est quand on apprend que la grand mère, Mélie, fait des pannes exprès à sa voiture ou à d'autres objets qui comportent un moteur, pour faire sortir Marcel de sa maison de retraite ; et
sur les 124 pages que j'ai lu alors que le livre en comporte 247 c'est pas énorme je trouve...
C'est pourtant enthousiaste que j'ai commencé ce livre, mais arrivée page 124 j'ai pas pu faire autrement que de lire en lecture rapide le reste, j'en pouvais plus de m'ennuyer.

Cependant je tiens quand même à préciser que j'ai été une des rares à ne pas aimer ce livre, beaucoup de personnes sur Livraddict l'ont apprécié, par conséquent il y a donc beaucoup de chance pour qu'il vous plaise.

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