Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

27 août 2018

"K.O" de Hector Mathis

K.O de Hector Mathis

KO hector Mathis

Résumé :

Sitam, jeune homme fou de jazz et de littérature, tombe amoureux de la môme Capu. Elle a un toit temporaire, prêté par un ami d’ami. Lui est fauché comme les blés. Ils vivent quelques premiers jours merveilleux mais un soir, sirènes, explosions, coups de feu, policiers et militaires envahissent la capitale. La ville devient terrifiante...
Bouleversés, Sitam et Capu décident de déguerpir et montent in extremis dans le dernier train de nuit en partance. Direction la zone - « la grisâtre », le pays natal de Sitam. C’est le début de leur odyssée. Ensemble ils vont traverser la banlieue, l’Europe et la précarité...
Nerveux, incisif, musical, K.O. est un incroyable voyage au bout de la nuit. Ce premier roman, né d’un sentiment d’urgence radical, traite de thèmes tels que la poésie, la maladie, la mort, l’amitié et l’errance. Il s’y côtoie garçons de café, musiciens sans abris et imprimeurs oulipiens. Splendide et fantastique, enfin, y règne le chaos.

Mon avis :

Hector Mathis joue de l’écriture comme de la musique.

Des syllabes, des mots, qui font les notes et les résonances.
Avant d’être une histoire, ce livre est une écriture, une partition au rythme saccadé, tourmenté, poétique, qui comporte quelques notes tragi-comiques.
Avant d’être une histoire ce livre est une musique.
Sans nul doute l’auteur manie la plume avec brio. Trop sans doute… car souvent je suis restée devant ma page à relire une phrase, un passage qui me plaisait, plutôt que de penser à continuer à lire l’histoire.
Une histoire finalement bien pâlotte, peu importante, qui a glissé sur moi comme l'eau sur un rocher, et ceci même si elle a son intérêt en étant un éloge à la vie, où coup bas et coup d'éclat se répondent.
A côté les personnages sont eux-mêmes peu marquants. Certes, ils sont sympas, agréables, simples, ce sont des gens de tous les jours, mais ayant été hypnotisée par l’écriture je ne peux en dire plus. A part, finalement, que je suis passée à côté de ce court roman.

Finalement ce qui m’a le plus plu, c’est l’écriture profonde et poétique, c’est certaines phrases dans l’action, mais pas tant l’histoire, et je retiendrai de ce livre cela.

Merci à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel.

Extraits :

"C'est drôle comme on apprend de la vie aux côtés des malades, de la marche auprès d'hémiplégiques, et de la langue auprès des étrangers. On comprend toujours par l'absence, c'est une histoire de maths ça, les scientifiques connaissent, on ne découvre pas x en le tournant dans tous les sens, mais en le faisant jouer de son absence."

"Les sentiments provoqués c'est dégueulasse. Ce n'est pas que je ne suis jamais ému, il ne faudrait pas me faire passer pour un grossier, mais c'est qu'autant de volonté à s'émouvoir ça me dépasse ! La pudeur c'est la délicatesse des grands sensibles, aujourd'hui tout le monde court à l'émotion, c'est la grande bourse des sensibleries et les enchères n'en finissent plus... Les autres ils disent tout ce qui les émeut avant que ça soit fini. Ils gâchent même leur Saint-Graal parce que le dernier plaisir à la mode c'est d'être ému. Faut qu'ils le disent, faut que la terre le sache ! Parfois même ils se forcent, comme s'il s'agissait de course à pied."

"Parfois je regardais dehors, j'essayais d'y voir le visage de l'Occident. Comme si j'allais découvrir la vérité de ce temps en scrutant les boulevards. Comme s'il y avait autre chose que la mort à deviner. Les gens traversaient la place, abondaient dans les boutiques. Elle n'avait pas l'air grande, elle n'avait pas l'air fière, la foule. Une société qu'ils appelaient ça les spécialistes, une civilisation, même quand ils avaient le goût des cathédrales. Cette civilisation plus personnes ne l'aimait j'avais l'impression, n'empêche que tout le monde y barbotait finalement. J'avais le sentiment que les décennies à venir étaient une sorte de préparation au repos, parce qu'elle était sénile, notre civilisation, plus du tout redoutable tellement elle pensait peu. Elle avait une démarche de malade !"


19 août 2018

"Les histoires les plus incroyables de l'Histoire de France" de F. Gersal

Les histoires les plus incroyables de l'Histoire de France de F. Gersal

Source: Externe

Résumé :

Connaissez-vous la fabuleuse histoire de Dom Pérignon, moine bénédictin, qui a donné à un vin terne une saveur pétillante dont le monde entier raffole ? À cause de quelle broutille le célèbre tueur Landru fut-il rattrapé par la justice ? Qui se souvient que nous devons les talons rouges à Philippe d'Orléans ? Savez-vous que la Tour Eiffel a été revendue à un ferrailleur ?
L'Histoire de France est parfois née de petits détails, aussi inattendus que drôles, dignes de l'imagination des meilleurs écrivains ! Frédérick Gersal, le célèbre chroniqueur de Télématin, fait revivre l'énigme des siècles à travers des histoires incroyables mais vraies.

Avis express :

Un livre sympa pour qui ne connaît pas les histoires, mais sinon c’est très long et sans surprise. Enfin presque. J'en ai eu pour celles que je ne connaissais pas, un peu pour quelques-unes que je connaissais ; mais sinon, comme les histoires sont déjà vues et revues, peu de découvertes au final. Toutefois, l'intérêt est là pour celui qui n'en sait pas autant.
Niveau écriture, c'est sympa aussi. C'est des courts chapitres et une écriture toute simple qui raconte ces histoires. L'autre atout, c'est la diversité qui touche tous les temps et tous les domaines.

En résumé sympa à lire, mais fastidieux quand on sait ce que l’auteur raconte et où il veut en venir, et ce malgré des titres parfois mystérieux.

3/5

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10 août 2018

"Alexandra David-Néel : exploratrice et féministe" de Laure Dominique Agniel

Alexandra David-Néel : exploratrice et féministe de Laure Dominique Agniel

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Résumé :

Alexandra David-Neel est la plus célèbre des explo­ratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans Lhassa, la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers. On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu’Alexandra David-Neel (1868-1969) a été une féministe de la première heure, journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ?
Pour percer le mystère de la vie de cette femme incroyable, il y a un repère, un fil conducteur auquel Laure Dominique Agniel redonne toute sa place : son mari, Philippe. L’ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque.
Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les 101 années de son existence. Les différents noms qu’elle a portés traduisent ce cheminement vers l’invention de soi : née Alexandra David, elle associe le nom de son mari au sien pour signer son oeuvre Alexandra David-Neel.
Dans un style limpide et enlevé, Laure Dominique Agniel nous restitue la vie menée tambour battant d’une femme en avance sur son temps.

Mon avis :

     Beaucoup le savent, j’ai beaucoup d’admiration pour cette femme au fort caractère que jusqu’à aujourd’hui je n’ai découvert qu’à travers ses écrits. Alors quand j’ai vu qu’il y avait un livre qui parlait d’elle (et il y en a plus que je pense), je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de retrouver cette femme, sa personnalité, sa vie, ses combats, à travers le regard de quelqu’un d’autre qui pourrait m’apporter quelque chose de neuf, soit par son approche, soit en parlant de chose je ne connaissais pas comme des écrits que je n’ai pas encore lu par exemple.

     Intéressant, le livre l’a été, et pour tout dire, j’ai adoré toutes ces informations que Madame Agniel a réuni patiemment afin de mieux cerner ce personnage légendaire, et ce pour mieux nous faire partager sa personnalité. On y découvre ou redécouvre, une femme très intelligente qui sait s'adapter aux peuplades qu'elle rencontre, forte, avide de connaissance, singulière, neurasthénique (parfois), libre, amoureuse, etc.
Et même si tout n'est pas découverte pour moi, je m'aperçois quand même que certaines de ces informations me manquaient cruellement. En effet, j’ai découvert des écrits, des passages de sa vie que je ne connaissais pas ou que j’avais oublié, et qui sont pourtant nécessaires à connaître pour mieux éclairer ses démarches et comprendre sa personnalité ambiguë. Car oui, elle a beau avoir été « La lampe de sagesse », celle qui a parcouru en long, en large et en travers l’Asie, Alexandra David-Néel n’en reste pas moins un être qui n’est pas à une contradiction près.

Bref ! Niveau découverte j’ai été servie, l'auteure a vraiment potassé son sujet, en mettant bien en avant la personnalité de ce petit bout de femme et sa vie privée, complétant ainsi le portrait que j'avais de cette dernière.

     Plus personnellement, ce livre a été par ailleurs bénéfique pour moi car il m’a permis de revoir ma position sur Alexandra David-Néel. Je précise, que je l’apprécie toujours autant et je me retrouve beaucoup dans ce personnage, mais en lisant ces pages je remarque quand même qu’elle avait une tendance à condamner parfois un peu trop rapidement l’humain. Pour une personne qui pouvait se permettre de voyager, de méditer... et tout ça contrairement à d’autre, c’est finalement un peu agaçant je trouve, et aujourd’hui cet "air supérieur" me dérange un peu ; car finalement je m’aperçois qu’elle n’avait pas toujours le recul nécessaire, ce qui m’avait échappé quand j’ai lu les premiers livres de cette autrice vers mes 18 ans. Même si je partage bien volontiers sa vision sur la haute société et ses femmes superficielles qui parlent chiffon.
     Pour autant si la légende est un peu égratignée, je partage toujours autant ses opinions et sur certains sujets je pense être pire encore - ce n’est pas un hasard si j’apprécie autant cette femme.

     Comme vous le devinez assez bien je pense, j’ai adoré ce bouquin. Il est bien écrit, fluide et bien renseigné, et pour ceux qui ne connaissent pas encore cette femme, c'est une bonne intro vu qu'il met en avant sa personnalité, son professionnalisme et son rôle dans la mémoire du monde. D'un monde et d'un temps. Les seuls défauts que je lui trouve sont, le manque de photo - une ou deux aurait été bien - et sa longueur. Hé oui, il n’est pas assez long pour une vie qui a duré 101 ans. J'en aurais voulu encore plus ! Mais à part ça, rien de grave. 

Merci aux éditions Tallandier.

Extraits :

"Ainsi un jeune peintre lui déclare  :"Jésus vivait dans un rêve. Il disait des choses folles, contraires à toute évidence ; Dieu ne nourrit pas les oiseaux, beaucoup meurent de froid et de faim en plein hiver... beaucoup d'hommes meurent aussi. ce ne sont pas les doux qui conquièrent la terre, ce sont les violents.
- Ils conquièrent le Ciel aussi, paraît-il, répond Alexandra. Le royaume des cieux est forcé et ce sont les violents qui s'en emparent. C'est dans l'Evangile de Saint Matthieu.
- Jésus vivait dans un rêve mais il était grand. Ils l'ont trahi ! s'indigne le jeune peintre.
- Il en est toujours ainsi, répond la jeune philosophe. Tous les maîtres ont été trahis par leurs prétendus disciples ; faute de pouvoir s'élever à la hauteur du maître, ils l'ont fait descendre à leur niveau."" p.38

"Dans la ligne de mire de l'insoumise Alexandra Myrial, l'intégrisme religieux, sujet du premier chapitre : "La crainte inspirée par l'inconnu à des cerveaux frustres s'étend à ceux qui parlent en son nom, à ceux qui expliquent la loi et en exigent l'observation au nom des dieux [...]. Par ces lois mystérieuses, présentées comme l'expression d'une volonté extra-terrestre, les chefs religieux vont commander à l'homme, non plus en lui disant "je veux" qui s'adressait au corps et auquel il pouvait tenter de se soustraire, mais en lui disant "tu dois". L'homme a désormais en lui une contrainte invisible : la volonté du dieu qu'il porte comme un fardeau. Qu'il aille, qu'il vienne, en tout lieu, en tout temps, sa mémoire lui répétera ce qu'il doit faire ou éviter. On lui a appris a discerner le bien et le mal [...]. S'appuyant sur la volonté exprimée par le dieu, volonté incompréhensible et indiscutable, on s'efforça de lui faire accepter comme l'expression du bien la résignation passive, l'aveugle soumission, la douleur, le renoncement aux aspirations les plus naturelles. Le mal officiel, ce fut la vie elle-même avec tous ses désirs et toutes ses joies, son besoin de liberté, sa curiosité des choses, ses fières révoltes, son horreur de la souffrance, tout de ce qui est beau et vrai." p.54-55

"Mais ce qui aurait véritablement réjoui Alexandra c'est la visite du quatorzième Dalaï-Lama qui s'est rendu deux fois à Samten Dzong, en 1982 et en 1986. "Je suis vraiment très heureux car j'ai vu là où elle habitait, je me suis senti très proche d'elle. J'ai ressenti son grand amour pour notre culture", déclarait Tensing Gyastso à Digne le 15 octobre 1982. En reconnaissant Alexandra David-Néel comme la plus grande des spécialiste de la culture tibétaine du 20ème siècle, il donnait un sens à l'engagement de toute une vie : quel meilleur moyen de sauver une culture que la diffusion de la connaissance ? Par son amour des paysages tibétains, de la langue, des légendes, des hommes et des femmes du pays des neiges, Alexandra fait revivre le Tibet dans l'imaginaire du monde, un Shambala spirituel qu'aucune armée, aucune colonisation ne pourra jamais détruire." p.261-262

"Voilà une autre contradiction d'Alexandra : elle n'est pas si détachée des conventions qu'elle le prétend, elle aime être servie par des domestiques zélés. Très gourmande, elle raffole de mets raffinés et porte des vêtements bien coupés, des chapeaux et des soieries, mais elle aspire tout autant au dénuement. Privilège des riches qui peuvent choisir de se dépouiller de tout le confort qui les encombre. Elle mettra douze années à se débarrasser des ses oripeaux d'Occidentale."

"Au mur des peintures tibétaines et cette citation qui avait marqué son adolescence : "Le monde est une charogne et ceux qui s'y attachent sont des chiens" ! Il n'est pas signé d'un cynique grec, mais de Pierre Valdo, qui fonda au 16ème siècle le mouvement protestant des Vaudois." p.149

09 août 2018

Bilan achats livres des derniers mois.

 

Whou, il y a du laisser-aller sur mes bilans lectures et achats depuis quelques mois... et bonne nouvelle celui-là ne va pas être différent du précédent.

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En effet, mes lectures je ne les mettrai pas, car je ne sais plus quand j'ai lu quoi. Tout ce que je peux vous dire c'est que j'ai lu des romans, des livres d'histoire, des BDs et des trucs que je ne sais pas dans quelle catégorie mettre.

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Quoi qu'il en soit, voici mes achats, et pour avoir un aperçu de mes lectures je vous invite à vous balader sur les derniers billets de ce blog, ou sur mon nouveau blog Encre d'époque (spécialisé actu-histoire) qui comporte quelques avis récents (sauf celui sur les courtisanes au 19ème).

 

Voici en photo le désastre des achats : (et je n'ai pas mis les cadeaux comme la collection du Monde (je crois) sur la mythologie grecque).

 

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Croc Blanc de Jack London ; Cesar Imperator de Max Gallo ; Dagobert de Laurent Theis : Histoire du manga de K. Nishimura-Poupée (Je ne sais pas pourquoi ce livre, car le manga ce n'est pas trop mon délire)

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Livres que j'ai acheté pour mon Master Histoire, mais pas sûr que je le fasse cette année pour raison financière.
Douze leçons d'histoire de Antoine Jost ; Histoire, littérature, témoignage de Collectif (dont techniquement l'enseignant-chercheur qui doit me suivre en Master (Mr. Schapira)) ; Les émotions dans l'histoire ancienne et moderne de Ramsay MacMullen ; Les camisards de Ph. Joutard (recommandé par un historien à côté de chez-moi.)

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Les grecs ont-ils cru à leurs mythes de Paul Veyne ; La fin de l'état nation ? de JF Daguzan ; Liberté pour l'histoire de F. Chandernagor & P. Nora ; Le Paris du moyen-âge de Boris Bove.

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La mémoire de l'eau et L'ingratidue de Ying Chen ; Empire de Alberto Angela ; La face-cachée du multiculturalisme de J. Blanchet-Gravel (Achat d'occasion chez Gibert Joseph est franchement pas en très bon état, je ne commanderai plus jamais là.)

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Et deux cadeaux de ma mère.
La Bastille : mystères et secrets d'une prison d'état de JC Petitfils ; Tu ne peux pas comprendre : t'es pas un chat de je sais pas qui. Mais c'est un livre tout kawaii et rigolo. Un gros coup de coeur qui me console de ne plus avoir de chat...

Voilà niveau achat jusqu'à début août, et promis pour les prochains bilans je vais essayer d'être plus régulière et mettre les lectures.

 

 Sur ce bonne journée et lecture les gens :)

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03 août 2018

"Les sanglots de pierre" de Dominique Faget

Les sanglots de pierre de Dominique Faget.

Couverture du livre « Les sanglots de pierre » de Dominique Faget aux éditions City

Résumé :

Hortense règne d'une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.

En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille... Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d'hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.

Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région ? À la Louvière, Hortense pressent qu'il s'agit d'autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences...

Quand la vengeance attend son heure...

Chronique expresse :

Ce livre parle de deux époques la Seconde Guerre mondiale et quelques 10 ans après. On y retrouve, un vieux domaine, des vieilles familles et des meurtres horribles. Pourquoi ces meurtres ? Et quel est le rapport avec cette famille juive lors de la Seconde Guerre mondiale ? Tels sont les sujets du bouquin. C'est donc un livre qui se lit comme une enquête policière, vous vous en doutez bien.

Pour faire court, je dirai que ce bouquin se lit vite et est sympathique à lire dans l'ensemble, on voit que les personnages ont quelque chose à cacher et que l'ambiance est malsaine. Pour autant je ne suis pas si emballée que ça, car hélas si dans les détails il peut y avoir de la petite surprise, dans les grandes lignes qui font le sujet, il se lit presque sans surprise. En effet, on devine beaucoup de chose avant la fin et ça ressemblait à une histoire annoncée sans réel suspense. Que par ailleurs la Seconde Guerre mondiale n'améliore pas, puisqu'il y a longtemps que le sujet a été épuisé, de fait on retrouve encore et toujours la même chose, ce qui est lassant...
Cela étant, ça reste agréable en lecture, mais après pas sûr que dans 10 ans vous vous en souviendrez encore.

Merci aux éditions City.

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30 juillet 2018

"Du destin des parques : Indochine 1932-1955" de Olivier Nourry

Du destin des parques : Indochine 1932-1955 de Olivier Nourry

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Résumé :

Le 6 septembre 1939, les vies de Paul Nguyen, de Charles Gabioni et de Jean Darrecourt vont être bouleversées.

Amis d’enfance, ils ont 17 ans quand la guerre éclate. C’est à Saïgon, à 12?000 kilomètres de la Métropole, qu’ils apprennent la mobilisation générale. Incrédules, en juin 40, ils suivent à la radio l’invasion des troupes de l’Axe qui emportent leurs illusions de jeunes patriotes.
Paul, un Eurasien qui a grandi à Marseille, Charles, le fils d’un riche colon de l’Annam, Jean, dont le père est pilote sur la rivière Saïgon, se trouvent propulsés dans l’âge adulte. Leur amitié résistera-t-elle à leurs engagements politiques opposés??
Ils vont subir, chacun de leur côté, la violence de l’invasion et de l’occupation japonaise sur l’Asie du sud-est et seront témoins des années dramatiques que connaîtra l’Indochine de 1940 jusqu’à la chute de Diên Biên Phu en 1954. Au milieu des tensions politiques et des tergiversations des gouvernements en Métropole, les trois amis vont assister, impuissants mais révoltés, à la lente et cruelle dérive de la colonie française qui se dirige vers l’aventure communiste.
Des scènes d’une époque révolue, des actions tragiques et poignantes se fondent dans les paysages somptueux du Nord Laos, de l’Annam et du Haut-Tonkin.

Un roman historique très documenté sur un épisode marquant du XXe siècle !

Mon avis :

Encore un livre qui se passe pour une bonne partie en Asie lors de la Seconde Guerre mondiale. Décidément mes lectures se suivent pas mal en ce moment ! L'histoire est cependant différente du Don de la pluie, puisqu'il est question ici de 3 amis et de la difficulté de garder un lien lors d'une période charnière de l'histoire quand les opinions divergent. Outre cela, ça parle aussi d'amour, de courage, d'épreuve physique et morale, de valeur... d'un tas de sujet sur la nature humaine et plus, et dont la guerre est un excellent révélateur. 
Bref ! Ce roman parle d'un tas de sujet, et c'est une fresque humaine grandiose et une histoire riche que nous offre Olivier Nourry. Riche en aventure, en questionnement, en personnage, mais surtout riche historiquement. L'auteur a vraiment potassé son sujet, et c'est un réel plaisir de lire ce livre qui nous parle de la Seconde Guerre mondiale ailleurs. Tout est parfait... ou presque.
Pour seul bémol je dénoncerai sa longueur, je ne sais pas encore - malgré la qualité historique -, s'il était vraiment nécessaire d'aller jusqu'à la guerre de décolonisation. L'auteur aurait pu, je pense, s'arrêter à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais à part cela, je n'ai rien à dire de plus, c'est un livre historiquement intéressant avec une bibliographie en fin d'ouvrage des plus intéressante.

Merci aux éditions Glyphe.

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27 juillet 2018

"Un petit carnet rouge" de Sofia Lundberg

Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg

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Résumé :

À 96 ans, Doris habite seule à Stockholm. Elle n’a plus aucune famille  si ce n’est une petite-nièce qui vit aux États-Unis. Son bien le plus  précieux est un carnet d’adresses, qu’elle possède depuis 1928. Ce  calepin rouge contient le souvenir des gens qu’elle a rencontrés au  fil de son existence, et dont elle a rayé les noms à mesure qu’ils ont  quitté ce monde.
De l’excentrique bourgeoise pour qui elle a travaillé enfant à l’amour  de sa vie rencontré à Paris, de la veuve qui lui a appris l’anglais sur le  bateau l’emmenant à New York aux plus grands couturiers français  qui l’ont vue défiler, de l’artiste suédois devenu son confident à sa  propre soeur, au destin douloureux, l’existence de Doris est une  épopée romantique, tragique et émouvante.
Une histoire de famille et de transmission merveilleuse et bouleversante.

Mon avis :

"La vie est rarement passionnante sur le moment. Elle est juste compliquée. Ses reliefs apparaissent avec le recul. Beaucoup plus tard"

      Bien avant le résumé, c’est la belle couverture pleine d’écriture qui m’a donnée envie de lire le livre. Belle écriture manuscrite, timbres d’époque, tampons de poste, cette dernière rappelle ce temps où recevoir une lettre faisait plaisir et était attendue comme le messie.
      Mais un livre ne s’arrête pas à sa couverture, un livre continue avec son résumé. Pour ce dernier le charme n’était cependant pas au rendez-vous. Trop fleur bleu pour moi, le résumé ne me donnait pas vraiment envie, mais quand on me l’a proposé j’ai dit oui quand même, car même sans me plaire il me parlait un peu avec ces noms qui défilent et se rayent avec le temps.
     Un livre se finit avec son histoire… et c’était je dois dire et contre toute attente une belle histoire. Un peu trop exagérée il est vrai, mais quand même pleine d’émotion et j’ai passé un excellent moment. Cette histoire de carnet rouge, témoin d’une existence parmi d’autre, souvenir d’une mémoire qui s’efface et d’une vie sur le point de disparaître, ça parle forcément à tout le monde. Surtout à moi qui ait une tendance à me demander ce que deviennent les gens.

     Enfin bon, c’était une belle histoire. Il y avait de tout dans cette histoire, de l’émotion, des rires, des joies, des doutes, des pleurs, des ratés, une fin attendue (un peu), des personnages variés allant du sympathique au détestable. Un mélange habituel.
Après, ce n’est pas la lecture du siècle, mais ça se lit bien et c’est idéal pour cet été ; et peut-être bien qu'il y a une belle leçon de transmission à retenir.

     En résumé, c'est une sublime couverture qui cache une belle histoire. Pas l'histoire du siècle, mais quelques belles erreurs et quelques regrets qui donnent toute la dimension nécessaire à ce livre et nous ramènent à l'essentiel. Un livre à lire.

Merci aux éditions Calmann Levy.

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18 juillet 2018

"Le don de la pluie" de Tan Twan Eng

Le don de la pluie de Tan Twan Eng

le don de la pluie

Résumé :

État de Penang, Malaisie, 1939. Philip, un adolescent d’origine anglo-chinoise, rencontre Endo, un diplomate nippon qui lui apprend l’art de l’aïkido. Alors que la guerre menace et que les Japonais envahissent le pays, le jeune homme se retrouve déchiré entre son amitié pour son nouveau maître et sa loyauté envers sa famille ainsi que son pays. Hanté par la prophétie d’une vieille devineresse, Philip tente de tracer sa route sur les chemins périlleux et parfois obscurs de la guerre.

Tour à tour roman d’espionnage et roman d’apprentissage, Le Don de la pluie oppose la vision orientale d’un destin tout tracé à la vision occidentale du choix et de la liberté, et nous fait voyager à travers les temples magiques et les forêts tropicales interdites de la Malaisie.

Mon avis :

C'est une histoire pleine de bruit et de fureur.
C’est une histoire entre un sensei et son élève.
C’est une histoire entre un japonais et un jeune métis en Malaisie.
C’est une histoire terrible car c’est pendant la guerre ; et rien, des actions, des choix, ne pouvait changer l’issue de cette histoire.
Du libre arbitre à la route toute tracée, ce livre, c’est l’histoire de deux visions et deux vies qui se croisent et s’affrontent. C’est une histoire terrible, douloureuse, mais magnifique.
Honnêtement, je ne m’attendais pas à l’aimer autant, j’avais flashé sur l’écriture bien avant le résumé, mais c’est pourtant toute imprégnée de cette relation étrange, de cette dichotomie sur la vision de la vie, que je viens de fermer ce livre.

     L’histoire a pour contexte la seconde Guerre mondiale en Malaisie et en Asie. Le Japon est à l’époque belliqueux et cruel, et dans ce contexte deux hommes se rencontrent et nouent une relation. Seulement, le Japon est un pays ennemi, de fait la relation du jeune Philip Hutton avec un diplomate japonais Endo-San est mal vue et venue, et beaucoup la critique. Et même si certains comprennent cette amitié et les bénéfices sur le jeune Philip, il leur est malgré tout difficile pour eux de comprendre la place qu’elle prend dans sa vie. Qu’elle prend aussi dans cette Malaisie en guerre abandonnée par les Anglais, et dans cette Malaisie en souffrance et occupée où les japonais n’ont rien à envier aux allemands niveau atrocité. Oui, c'est une histoire compliquée.
     Pour être franche, cette relation est aussi difficilement compréhensible par le lecteur, car elle s’approcherait presque d’une histoire d’amour insensée et malsaine devant les faits implacables de Endo-San. Mais pourtant, cette incompréhension qui m’a été donné par l’auteur, c’est pour moi la réussite de cette histoire, car avec ce livre le lecteur est ici quasiment un personnage. Il réagit à peu de chose près de la même manière que les protagonistes du livre, et même quand on apprend au fil des pages, que c’est une histoire sur plusieurs vies et qu’il faut qu’elle finisse, que c’est le destin qui agit et que chacun a ses raisons d’agir, l’attachement de Philip pour Endo-San reste quand même incompréhensible par moment, et ceci même si on n’a l’avantage de tout savoir.
Comme on le voit, ce roman ce n’est pas que l’histoire d’un malheur annoncé, c’est aussi beaucoup d'ambiguïté y compris pour le lecteur. Rien n’est clair, rien n’est gagné d’avance, puisque l’auteur joue énormément sur les sacrifices, avec la mort, sur ces faits et ces sentiments qui nous échappent et nous obligent à quelques actions - et pas toujours les bonnes d’un point de vue ou d’un autre.
Bref. C’est vraiment un roman puissant qui nous entraîne on ne sait où, et pour ma part ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre où je suis quasiment logée à la même enseigne que les perso. Et ça, je ne risque pas de m’en plaindre !

     Enfin, un autre atout de ces lignes (que j’ai vite abordé quelques lignes plus haut), c’est que ce livre réunit à une histoire, l’Histoire de la Malaisie à cette époque ; et même si tout n’est pas vrai, par exemple sur la Chine, j’ai apprécié découvrir la seconde Guerre mondiale de ce côté-ci du globe. Ca change des mêmes histoires que l'on raconte ici, et que d’ailleurs je ne lis plus car c’est toujours la même chose et que c’est chiant. Voilà, en plus de l’histoire, le contexte, bien que terrible, vaut le détour par ces pages car on apprend des choses et on ne peut pas se plaindre de ça.

     En conclusion, je n’ai rien à dire de mauvais sur ce livre. Oui il est épais, oui ce n’est pas une lecture facile, oui c’est philosophique, oui c'est triste, mais c’est tellement bien raconté, dosé, profond et beau, que je ne peux que vous conseiller de lire ce livre. Pour tout ce qu’il raconte et nous apprend, on doit le lire.

Merci aux éditions Flammarion.

 

EXTRAITS : "Les jeunes ont des espoirs et des rêves, alors que les vieillards n'en conservent que les vestiges et se demandent ce qui est arrivé à leur vie"

"Mes anciens disciples m'appelaient parfois pour tenter de me convaincre de retourner dans ce monde, mais je refusais en leur disant que j'avais renoncé au fleuve et au lac, adoptant ainsi une expression cantonaise - toi chut kong woo - qu'on applique aux guerriers ayant quitté volontairement leur univers de violence pour chercher la paix."

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06 juillet 2018

"Le plan Rita" de Helen Friel & Ian Friel

Le plan Rita de Helen Friel & Ian Friel

Source: Externe

Résumé :

Te voilà !
Je m'appelle Rita et nous avons besoin de toi! Armand Songes a disparu et le célèbre parc d'attractions de l'île des Songes est en danger. Au début, nous étions affolés, mais nous avons vite élaboré ce que j'appelle le «Plan Rita». Armand ne nous a laissé que ce carnet rempli d'énigmes. Nous n'y comprenons pas grand-chose pour l'instant mais on compte sur toi pour nous aider.
Allez. En route pour l'aventure. Le destin de l'île des Songes dépend de toi!

Mon avis :

Un petit nécessaire sous la main (crayon, feuille de papier, miroir…) et hop c’est partie pour jouer les détectives en herbe.
Accompagné d’une loupe, d'une carte et de Rita, le but de ce livre est d'aider le disparu Mr. Songe et de sauver son parc en danger.
Pour se faire, c'est très simple, il va falloir résoudre plusieurs énigmes qui nous baladerons d'une page à l'autre via l'aide de la carte, et rester aussi vigilant et attentif car il n'y a pas qu'un mystère...
C'est donc avec Rita et d'autres compagnons animaux, que je suis partie un après-midi sur les routes du mystère de Songe... 

Dans l'ensemble, j'ai trouvé ce livre pas mal. Pour ma part n'étant pas coutumière du genre, et même si je me doute que ce n'est pas nouveau, j'ai apprécié le principe du livre qui fait que l'enquête ne suit pas l'ordre des pages et suit plutôt l'ordre donné par la carte. J'ai apprécié aussi, le fait que les pages ne contiennent pas forcément qu'une seule énigme, mais au contraire plusieurs petits jeux à résoudre de diverses manières. Enfin, dernier point positif, ce livre se parcourt agréablement grâce à la diversité des médias (article, lettre, journal...) qui servent à raconter l'histoire et les personnages.

Bref ! Dans l'ensemble, j'ai trouvé que c'était un livre pas mal du tout, qui occupera assez bien un enfant et le fera réfléchir tout en s'amusant, et moi-même je me suis bien détendue avec.

Cela étant, j'ai un petit point à critiquer quand même. Trois fois rien, mais c'est un peu l'élément qui m'a rebutée ; la couleur. Je n'ai en effet pas trouvé les couleurs agréables, le rouge, le bleu et le gris pour moi ça se marient très mal, du coup ce livre a un peu un côté déplaisant qui fait qu'on ne voudrait pas l'ouvrir, et je me dis que pour un enfant ce choix de couleur n'était peut-être pas l'idéal, car ça donne un côté tristounet. Mais ça reste mon avis.

Quoi qu'il en soit et malgré tout, pour un enfant je pense que c'est quand même un livre sympa, car réflexif tout en jouant, et malgré la couleur je conseille cette enquête originale qui nous balade d'un point à l'autre du livre.

Editions Flammarion Jeunesse.

27 juin 2018

"Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes" de Claude Ferradou

Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes de Claude Ferradou

contes et légendes du vercors

Résumé :

Il n’existe à notre connaissance dans les bibliothèques, aucun recueil ancien publié de contes propres au terroir du Vercors, avant le travail remarquable de collectage publié par le Parc Naturel Régional en 1997, et réédité depuis.

« Ce pays fermé, haut dressé sur les plaines passagères, fait de gorges, de défilés, d’escarpements abrupts, de grottes, de forêts épaisses, de rivières encaissées bouillonnantes et vertes, de déserts criblés de trous, ce pays n’a donné naissance à aucune légende  » comme le regrettait Jean Noaro dans sa « Découverte du Vercors » (1979).

Et pourtant…  » Si l’on cédait à la tentation de parler du beau en ce pays, on ferait des volumes. » ainsi que l’a écrit Stendhal dans les « Mémoires d’un touriste ».

Que faire alors pour faire vivre dans notre mémoire collective et dans celle de nos enfants qui deviendra un jour la nôtre, cette grande nef de pierre et de nature foisonnante posée sous l’océan du ciel…?

Le dessein est audacieux : il faut, comme d’autres l’ont si bien fait avant nous, retrouver ou alors réinventer de toutes pièces ce répertoire si rare, à partir des sources orales ou écrites qui restent disponibles. Tel est le projet de Claude FERRADOU membre de la Société des écrivains dauphinois, à partir de souvenirs épars des veillées d’autrefois mais aussi de vieux grimoires notariés ou de notes oubliées d’un curé sur son registre mortuaire…

Il nous présente aujourd’hui quelques-uns de ces contes et nouvelles oubliés qui sont l’âme du pays du Vercors et des Quatre montagnes et de tous ceux qui l’ont habité.

Mon avis :

Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes, était un livre qui m’intéressé car la Matheysine ce n’est pas forcément loin du Vercors, en tout cas les noms me parlaient. Mais le livre un peu moins hélas… car en effet, je n’ai pas vraiment accroché aux histoires, pas plus qu’au style de l’auteur. (Et je ne parle même pas du patois.)

J’étais pourtant sûre que ça allait me plaire, car j’apprécie énormément la démarche de l’auteur qui a écrit ce bouquin dans l’optique de faire revivre la mémoire orale et régionale, là chose mérite vraiment d’être saluée et applaudi car la démarche est belle ! Mais hélas, je me rends compte, que la démarche ne suffit pas à faire un bon bouquin… Personnellement, le style m’a vraiment rebutée. Les descriptions sur plusieurs lignes (et qui n’apportent rien), l’écriture plate qui n’a pas la saveur du conte, de la veillé que j’imaginais, ont pour moi  gâché le projet de l’auteur, tout comme le choix des histoires. En effet, le choix des histoires ne fut pas formidable à mon humble avis, certaines m’ont bien plu, il y en a vraiment qui sont sympathiques comme L’œil de Divona et La demi-brebis, mais alors d’autres, je me suis demandé pourquoi elles y étaient, comme par exemple La vache gourmande ou encore Le Cabouchon. Certes, elles racontent une époque, une mentalité, une mémoire, mais force est de constater que ça ne suffit pas toujours.

Bref ! Vous l’aurez compris, je n’ai pas été tant emballée par ce livre, même si dedans il y a des histoires agréables ; cela étant, et même s’il me laisse mitigé, je sais qu’il peut plaire à d’autre, donc si la région vous intéresse ou la démarche de l’auteur, allez-y, tentez-le parce que y a du bon aussi (cf. avis sur Amazon). Et de toute manière la démarche mérite vraiment la peine de lire ce livre, car c'est notre mémoire et notre histoire.

Merci aux éditions Marivoles.

Posté par Florell à 21:38 - Livre régional - Commentaires [0] - Permalien [#]
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