Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

20 novembre 2016

"SPQR. Histoire de l'ancienne Rome" de Mary Beard

SPQR. Histoire de l'ancienne Rome de Mary Beard

SPQR

Résumé :

Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise.

L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle).
Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages – Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron – prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles – les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs – retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine.
SPQR –Senatus PopulusQue Romanus – est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.

Mon avis :

Je n’aurais jamais pensé qu’il m’aurait fallu à peu près 15 jours pour lire ce livre. J’étais bien partie, j’étais aux anges quand j’ai commencé ce livre qui me replaçait l’histoire romaine dans un ensemble ; en voyageant dans les premiers temps de la royauté avec Romulus, dans la République et en m’arrêtant au 3ème siècle (qui correspond à un certain déclin), j’allais enfin avoir une belle grosse vision de cet empire qui commença bien avant le régime d’Auguste ; et je l’ai eu !!! Mais c’était sans compter sur la lassitude de lire des longs passages sur l’histoire politique romaine qui m’étaient déjà connus, ce qui correspond grosso-modo dans le livre aux frères Gracchus, Marius et Sylla, les 2 triumvirats, la dynastie Julio-Claudienne.
Alors je ne dis pas que je connaissais tout, même dans certains de ces passages j’ai découvert des choses très intéressantes sur la politique, mais pour le plus gros c’était déjà du connu, du coup j’avoue que dans ces cas-là j’ai eu du mal à avancer car je n’avais plus trop le plaisir de la découverte.
Ce plaisir de la découverte que j’ai eu en lisant la naissance de Rome, les rois oubliés, le conflit entre Cicéron et Catilina, la vie du petit peuple ou encore en lisant l’approche démystificatrice que Mary Beard a eu sur la fondation de cette ville, de ses institutions, de cet empire. En effet la République Romaine avaient tendance à tout faire remonter au temps de la création ou chose étrange au temps de la royauté détesté, Mary Beard va réguler cette vision en mettant en avant les incohérences des discours et dû au temps.
Bref. Comme vous le voyez, l’auteure a eu une approche approfondie mais aussi élargie de l’histoire romaine. On peut dire qu’elle n’a pas eu peur d’écrire !

Et je dis tant mieux ! Car malgré le fait que ce fut une lecture en dent de scie et malgré le fait que je me tape déjà des heures et des heures d’histoire dans le cadre de mes cours, j’ai adoré ce livre qui a donné une vision d’ensemble à mes cours d’histoire romaine - où la citoyenneté, le contact centre-périphérie, etc. est plus qu’abordé -, qui m’a fait découvrir des choses nouvelles et qui m’a même aidé à mieux cerner certaines notions.
Mais au-delà de l’approche étudiante que j’ai pu avoir, j’ai aussi apprécié ce livre pour son histoire certes, mais aussi pour son approche et son écriture. Mary Beard a le don d’une conteuse et sait approcher l’histoire sous différents angles (pauvre, riche, femme, esclaves, SPQR...) et surtout sans parti pris. Ici point de débordement pour tel ou tel personnage ou événement, j’ai trouvé que l’auteure gardait un regard neutre sur son histoire romaine et aussi un regard sincère sur l’Empire Romain. Elle ne le diabolise ni le porte aux nues, elle remet juste les choses en ordre.

En résumé, c’était une lecture passionnante malgré quelques défauts de passion chez-moi, mais cependant je ne conseille pas ce livre à ceux qui ne connaissent rien à l’histoire romaine, même si l'auteure prend le temps de tout éclairer et d'expliquer par plusieurs exemples, je pense qu’il vaut mieux avoir quelques bonnes connaissances dans le domaine pour ne pas s’endormir devant ce pavé où se perdre.

 

Merci aux éditions Perrin et Babelio.

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12 novembre 2016

"Je joue pour tout savoir sur Versailles" de Collectif

Je joue pour tout savoir sur Versailles de Cécile Guibert-Brussel & Laurent Audouin

versailles

Résumé :

Deviens un expert du château de Versailles avec plus de 25 jeux et énigmes à résoudre ! découvre en t'amusant la vie des courtisans : suis la journée du Roi-soleil, admire les miroirs de la galerie des glaces ou les animaux de la ménagerie royale.

Mon avis :

Un livre ludo-éducatif qui réunit plusieurs sortes de jeux (coloriage, collage...) pour attiser la curiosité des enfants sur ce château, sa vie et sa cour.

Réunissant jeux et savoir, j'ai apprécié ce livre simple et non rebutant pour les enfants qui a d'une part l'avantage de proposer un contenu varié et une difficulté qui en va de même, où la logique, le sens de l'observation, la rigueur, la géométrie, l'harmonie... sont tour à tour sollicités, et qui va d'autre part aborder l'histoire par le jeu et non de manière assommante comme à l'école, tout en attirant cependant l'esprit des petits curieux vers la petite anecdote qui font tout le charme de cette matière. Certes des détails à hauteur d'enfant, mais qui éclairent l'histoire sous un jour nouveau, sous un nouveau jeu.

Seul inconvénient à ce petit livre, la rapidité. C'était trop rapide alors qu'on aurait pu faire un peu plus sur ce château qui selon Colbert ne ferait jamais la gloire de Louis XIV.

En résumé c'était un petit livre pour enfant sympathique, qui a l'intérêt de faire passer le temps intelligemment. 

Merci aux éditions Flammarion-Père castor

02 novembre 2016

"Là où elle repose" de Kimberly McCreight

Là où elle repose de Kimberly McCreight

Source: Externe

Résumé :

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d'un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l'université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l'identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s'est jamais vraiment remise de cette épreuve... Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.
Kimberly McCreight assemble minutieusement les pièces d'un puzzle obscur pour construire un thriller aussi captivant qu'émouvant. Après Amelia, elle confirme ici sa place parmi les meilleurs auteurs du genre.

 

L'avis de Madame Conscience :

 

Comme mon hargneuse patronne est absente, pour une fois je vais m’amuser à faire un avis à sa place et ainsi tout lui pourrir son blog. Haha !

Là où elle repose est une histoire sordide sur le corps d’un bébé retrouvé. Qui est le père ? Qui est la mère ? Telles sont les questions auxquelles on s’attend tout au long de la lecture. Ces questions y sont effectivement, mais une histoire en amenant une autre elles ne seront pas les seules.

 En effet, une vieille histoire de plusieurs dizaines d’années, la disparition d’une mère de famille, vont s’ajouter à cette affaire. Faisant ainsi de ce livre une histoire passionnante, prenante, même si certaines choses sont prévisibles, comme par exemple l’identité du père du bébé.

Autre chose très réussite dans le livre, la personnalité des personnages qui sert à  merveille cette ambiance tendu et de non-dits. Entre la mère parfaite, la mère fragile dans sa peau suite à une fausse couche, la mère débordée, le père absent, la fille paumée, etc., on a un mélange explosif de personnalité qui rajoute de la matière à l’intrigue. Qui soyons honnête, sans ça se serait révélé très vide et moins intéressant à suivre. C’est en effet amusant de les voir se démener pour se sortir de la mouise dans laquelle ils sont, de part leur douleur, leur mensonge…

 Cependant un petit bémol à ce livre. Je lui reproche quelques longueurs et niaiseries. En fait la niaiserie, je la reproche surtout au personnage principal que j’ai trouvé parfois un peu lourde dans son comportement avec sa fille. Ha et puis ! Un autre bémol, l'histoire vieille de 20 ans (que je vous parlais au début) on se demande comment elle arrive-là et pourquoi elle ressort, parce que visiblement rien n'explique vraiment cet intérêt. Y a bien une raison à un moment, mais j'ai trouvé ça un peu bancal.

 En résumé, c’était une lecture agréable, même si rien de vraiment original dans la forme. Mais je suis contente d’avoir découvert ce livre grâce aux matchs de la rentrée littéraire de Priceminister. (#MRL16) Merciiiiiii.

 

31 octobre 2016

"Comme une feuille de thé à Shikoku" de Marie-Edith Laval

Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval

Source: Externe

Résumé :

« Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remonter à la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes. »
 
En 2013, Marie-Édith Laval, orthophoniste passionnée de méditation et de voyage, se lance dans une aventure hors du commun : le pèlerinage de Shikoku, ce légendaire chemin sacré du Japon, surnommé le «Compostelle japonais». 1 200 kilomètres à pied emplis de vie, de fraîcheur, d'émerveillement et d'épreuves. Un tour de l'âme en quatre-vingt-huit temples et quatre provinces – Éveil, Ascèse, Illumination, Nirvana.
Ses pérégrinations géographiques et intérieures sont une invitation à avancer avec confiance sur le chemin de la vie. Un récit de sagesse qui mêle sincérité, humour et profondeur.

Mon avis :

Comme une feuille de thé à Shikoku, parle d'une jeune femme orthophoniste qui après St Jacques de Compostelle part faire le pèlerinage des 88 temples au Japon. Ce récit est son voyage.

Un voyage aux pays du soleil levant ; charmant, zen, long, dépaysant, enchanteur, etc. mais qui curieusement n'a pas très bien pris avec moi. Moi qui pourtant suis généralement enthousiaste quand je lis des récits de voyage en Asie, - je vous ai bien assez saoulé avec Alexandra David-Néel n'est-ce pas ? Et ce même si je déteste voyager. (C'est ce qui fait mon charme.^^)
Bref. Là je n'ai marché qu'à moitié dans ce pèlerinage. En fait j'ai pris du plaisir à rentrer dans les temples, à voir les paysages sombres des forêts, à découvrir le pèlerinage au Japon, mais outre le récit beaucoup trop ponctué de citation !, je n'ai pris quasiment aucun plaisir à vivre ses "péripéties" (même si certaines en lien direct avec le pèlerinage comme la marche ne sont pas mal), ses rencontres merveilleuses juste pour elle (même si elles représentent bien la mentalité japonaise). En effet, c'était trop personnel comme récit.
Certes Alexandra David-Néel avait une démarche personnelle dans ses voyages, mais elle avait des réflexions sur un évènement, sur l'humanité, le bouddhisme, etc. qui étaient pertinentes sinon intéressantes. Des réflexions qui faisaient en clair réfléchir et c'était ça le plaisir du livre avant tout le reste ; mais ici avec Comme une feuille de thé à Skikoku c'était juste idiot ou juste niais. Ca ne volait pas bien haut et c'était plutôt simpliste comme dialogue intérieur, la preuve avec cette sempiternelle idée "toi et moi ne faisons qu'un". Surtout qu'en plus il alourdissait le récit par ses répétitions, ce qui prouve cependant qu'elle était sincère en le disant. Voilà d'ailleurs un des points positifs de ce livre sa sincérité, la sincérité de sa démarche et de sa pensée.

Bref, le charme n'a pris qu'à moitié et je suis un peu déçue de ne pas avoir été emportée dans de profondes réflexions et de rencontres réellement exceptionnelles, mais ça reste un livre intéressant pour découvrir ce pèlerinage méconnu. D'ailleurs avis à ceux qui veulent le faire à la fin il y a un guide du bon pèlerin.

Merci aux éditions Livre de Poche.

20 octobre 2016

"La concubine du vatican" de Kate Quinn

 La concubine du Vatican de Kate Quinn

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Résumé :

La famille Borgia est à nouveau réunie et cela ne présage rien de bon.
De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d'une petite fille, doit faire faceaux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinièrenet confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : le couvent dont elle s'est enfuie pourrait bientôt la retrouver et elle n'est plus en sécurité.
Son garde du corps Leonello est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui, étrangement, secoue de nouveau la ville depuis le retour des Borgia. Anna était sa seule amie et il refuse de laisser son crime impuni sous prétexte qu'elle était une simple servante.
L'étau se resserre autour de nos trois héros qui ne peuvent compter que les uns sur les autres.

Mon avis :

La concubine du Vatican, qui est la suite de Le serpent et la perle, parle comme dans le premier tome des amours du pape Borgia Alexandre VI avec la belle Julia Farnèse et des intrigues politiques de ce Pape peu orthodoxe.
Nous retrouvons donc ici tous les personnages qui ont marqué le lecteur dans le premier tome, à savoir ; Leonello, Carmelina, la famille Borgia, Julia, etc., mais à la différence du début et même si les personnages sont identiques, l’intrigue va se révéler plus sombre, plus terrible, moins idyllique et de ce fait plus passionnante.
Hé oui ! Autant j’ai trouvé le premier tome (que j’ai lu y a peu pour mieux comprendre celui-là) assez longuet, surtout vers la fin, pas assez riche en évènement, autant là j’ai trouvé qu’on avait l’inverse. En effet ça n'arrête pas un moment, et je pense sincèrement que l'auteure a dû faire exploser sa cafetière vu qu'avec ce livre, on va de surprise en surprise. D
’une part grâce à la personnalité des Borgia, qui au faîte de leur puissance ne respectent plus rien et plus personne, - bon c’était déjà le cas avant mais là c’est encore un stade au-dessus -, et d’autre part à cause de toutes ces intrigues, toutes ces situations, qui ont été pour certaines abordées dans le premier tome mais qui ont été aussi rajoutées, et qui vont venir ternir le beau et brillant tableau que pouvait avoir cette histoire d’amour, cette vie de château... En effet, ici se mélange - et c'est ce qui manquait dans Le serpent et la perle - action, intrigue, cassure, trahison, déception... à un rythme effréné, à tel point qu'on se demande jusqu'à où l'auteure va aller tellement ça paraît sans limite.

Bon. Cela est une chose, mais ce n'est pas tout ! L’autre point intéressant à suivre du récit fut l’évolution des personnages. Dans le premier tome ils n'évoluaient pas tant que ça et paraissent pour certains assez falots comme par exemple Julia Farnèse que je trouvais sans caractère. Ben ici, BOUM, c'est tout l'inverse encore une fois. Julia que je supportais à grande peine dans le tome 1 va ici s'affirmer face à son Pape et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne manque pas de caractère...
Mais cependant dans toute la galerie des personnages, le plus intéressant à suivre est Leonello, pour moi c'est le personnage le mieux écrit les deux tomes confondus. En effet, ce petit bonhomme a été traité de manière déroutante, de personnalité agréable, il va devenir froid comme la glace, on ne le reconnaît pas. Au début un peu sarcastique mais pas méchant malgré son idée de vengeance, on va le découvrir dans La concubine du Vatican, froid, sadique, meurtrier - ce qui va pour un temps le rendre antipathique et flippant -, avant de le voir finalement amoureux ! Cherchez pas y a aucune logique. Toutefois ces changements ne sont pas là juste pour le décor, ils vont nous éclairer sur sa personnalité, ses sentiments, et je n'ai trouvé aucun autre personnage si bien traité, même si les autres ne sont pas que du décor et pas sans intérêt.
En effet, ceux-ci sont eux aussi rattrapés par leur passé, par leur sentiment, et de ce fait - et comme ils sont forcés d’agir en conséquent - on va les découvrir sous un jour nouveau, donnant ainsi plus de souffle à une histoire qui n'en manque pourtant pas.

Bref. J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui mélange histoire et fiction mais qui est plus sombre, plus bougeante que le premier tome, plus prenante aussi, avec des personnages qui évoluent en bien ou en mal et des intrigues intrigantes. Personnellement, c'est une auteure que je n'avais jamais lu avant cette duologie et je ne regrette pas le moins du monde d'avoir tenté, car j'ai eu ce que je voulais ; du rêve, du plaisir, du stress, de l'action et une fin satisfaisante ! Bref. J'ai vraiment passé un bon moment avec cette série mais plus particulièrement avec le deuxième tome.

Merci aux éditions Presses de la cité.

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13 octobre 2016

Futurs achats livresques (enfin techniquement)

 

Comme j'ai la flemme de vous faire un avis, je vais vous faire un billet sur mes très probable futurs achats. ^^ Ca fait longtemps que je n'ai pas fait ce genre de billet, alors comme je n'ai pas envie de faire d'avis et ni mes cours d'histoire je fais ça :D

Voilà comment niquer du temps ! (D'autres conseils ? Appelez-moi.)

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Résumé :

Combien de fois, dans le contexte politique actuel, jaillit ce cri du coeur... Fort de ce besoin impérieux, Gérard Bardy a décidé de passer au crible les mots de de Gaulle, sa pensée, ses écrits sur des sujets fondamentaux qui animent notre société : discrédit de la classe politique, vertige des déficits, rôle central de l'école, technocratie de Bruxelles et abandons de souveraineté, financiarisation de l'économie et précarité des salariés, menace d'un Islam identitaire conquérant... Les analyses du Général sont troublantes de justesse. Plus de quarante-cinq ans après la mort de leur auteur, elles proposent des pistes de réflexion et des clés d'analyse spectaculaires de lucidité et de pertinence pour le citoyen d'aujourd'hui. Le vrai programme politique d'un futur candidat homme d'Etat ?

 

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Résumé :

Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu'elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face aux larmes de sa mère, à l'incompréhension de sa grand-mère, et à la colère de Juliette, sa meilleure amie. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements, l'isolement et l'ascèse. Elle résiste et rêve d'absolu. Un jour pourtant, le sacrifice qu'elle a durement payé est violemment ébranlé par la découverte d'un secret. S'est-elle fourvoyée ou est-elle victime d'une manipulation?

Avec une sensibilité et une justesse infinie, L. ou la vocation nous entraîne dans les coulisses d'un monde fermé, soumis aux règles impénétrables d'une congrégation vouée au divin. Subtilement le roman dévoile ce processus d'abnégation jusqu'à ce que le doute s'immisce. Une histoire en étroite résonance avec nos problématiques sociétales, et qui permet peut-être de saisir avec plus d'acuité la violence que le sacrifice impose et surtout sa puissance à tout exiger de vous

 

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Résumé :

Je me passionne depuis longtemps pour les mal aimés du siècle des Lumières : Le Régent, Fouché, Talleyrand et bien d'autres. Peut-être à cause de leur pragmatisme ou, comme on voudra, de leur opportunisme. Car ils assurent ce lien fragile entre, libertinage et Terreur, monarchie et raison, Révolution et Empire, qui est de nature à aiguiser ma curiosité ! Ce fil, invisible repose sur une galerie d'extravagants personnages : un monstre sacré, Louis XIV ; un Roi malgré lui dominé par ses favorites, Louis XV; un homme droit et bon, mais sans caractère, Louis XVI. Comme toujours se révèleront dans l'époque ceux qui savent sous tous les régimes servir et se servir, ceux aussi qui, trop obéissants, finiront par périr comme les Girondins. Enfin, ce siècle créa la femme pour en faire l'avenir de l'homme. Cette période consacra, à travers les salons et les ministères, le rôle croissant des femmes dans la vie politique. De Thérésa Cabarrus à Joséphine de Beauharnais, que de comédiennes douées pour le pouvoir ! De Marie Antoinette à Mme Roland, que de tragédiennes héroïnes de l'Histoire ou sacrifiées sur l'autel de la Raison ! Suivons les désirs, les illusions, les préjugés, les querelles, les errements de tous ceux – et celles – qui ont fait la Révolution sans le savoir, au fil de ce récit, qui peut parfois faire écho avec l'actualité.

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09 octobre 2016

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

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Résumé :

"Ecrire et faire vivre les mots sur la feuille et son blanc manteau, ça vous rend libre comme l'oiseau, ça vous libère de tous les maux."
Je sais, j'me cite, j'me la pète un p'tit peu, mais quel bonheur de lire, relire et d'éditer ces chroniques parues dans Charlie Hebdo entre 92 et 95 et demi (je tiens au demi: patron, encore un d'mi!)
Des chroniques aujourd'hui indisponibles, épuisées, que je vous offre ici, agrémentées de quelques autres oubliées.
Quel bonheur de vous en faire cadeau (quoique 14, 90 euros, quand même, ça se trouve pas à tous les coins de ma ZUP, ni sous le sabot d'un cheval à bascule ou d'un quelconque étalon de manège au parc Montsouris, dans le quatorzième sud -- comment vivre ailleurs ?) !
Bonne lecture, mes aminches ! Découvrez, redécouvrez mes chroniques, ces écrits aléatoires et à travers mais rédigés d'une plume que j'espère toujours vivante, toujours debout, comme dit la chansonnette...

Renaud

Mon avis :

J’adore Renaud depuis que je suis gamine, et ce même si je ne suis absolument pas gauchiste. Y a en effet un côté sectaire et idiot généreux chez eux que je ne peux pas me pifer, et que j'ai donc forcément retrouvé dans ces pages. Que ça soit clair, je ne pense pas que leurs idéaux soient tous à jeter mais ils n’ont pas la raison et l’intelligence, qu’on peut trouver ailleurs – parfois mais souvent.

Bref, comme je le disais depuis gamine j’aime bien Renaud… sauf que je vous raconte n’importe quoi vu que depuis Boucan d’enfer, que je n’ai pas aimé, j’ai totalement décroché.

Recommençons.

Bon ! Parce que Renaud, parce que Charlie Hebdo, ce livre je ne pouvais passer à côté, même si j’avais une idée de ce que je trouverai dedans niveau politique et spectacle.

Ca y est j’y suis arrivée !

Ben oui, il suffit de connaître ses chansons pour avoir une idée de ce qu'il allait raconter dans ces billets destinés à Charlie.

Appelez-moi, Sherlock-Poirot-Adamsberg

Et je dois dire que malgré son défaut gauchiste, son parti-pris dans les chroniques (la dernière le montre, les nazillons gauchistes ça existent vraiment et ça a toujours existé), j’ai pris du plaisir à lire ces dernières.
Tout d’abord parce qu’elles sont un mélange de sérieux et de légèreté. Ensuite parce qu’elles racontent souvent rien du tout à part des choses personnelles et aussi régulièrement des choses sérieuses. Et enfin parce qu’elles ont une pointe d’humour derrière cette apparence simpliste vraiment sympathique.

Toutefois, j'ai beau avoir apprécié cette lecture, je ne vais pas parler plus des ces billets de Charlie Hebdo, car se sont des chroniques et passer dessus une par une, ça serait vraiment chiant pour vous comme pour moi, et ensuite parce que vous savez déjà ce qu'elles racontent vu que les chansons sont du mêmes auteurs. Néanmoins rien de tout cela doit vous empêcher d'ouvrir et de lire ce livre, car il y a là un côté naturel qu'il n'y a pas dans les chansons plus construites.


Merci à Lecteurs.com et aux éditions Helium.

21 septembre 2016

Bilan lecture 3 mois

Coucou à tous !

 

Voici enfin le bilan juillet-août-septembre (ça fait beaucoup...), mais je ne l'ai pas fait avant parce que... vous comprenez j'ai pas eu le temps, j'ai dû attendre que ma main repousse après avoir été mangée par un crocodile, j'ai dû aussi attendre la bonne lune car la lune rouge n'est jamais bonne vu que c'est là où le Grand Stratéguerre fomente des coups foireux.

nunujaune

 

Oui figure toi que je dis la vérité ! Non mais ho ! Surtout qu'en plus, je n'avais pas le temps.

nunu

Bon, ta gueule !

 

Bon alors, j'en étais au bilan, alors comme d'hab ou pas, on va commencer par les lectures :

 

1- La plume et le serpent de Kate Quinn

2- Je partirai pour les terres lointaines de Paul Couturiau

3- Leur obsession envahir l'Angleterre de Charles Turquin

4- Contes de la Tables de Massimo Montanari

5- Djihad : d'Al-Qaïda à l'EL combattre et comprendre de Claude Moniquet

6- Les contes défaits d'Oscar Lalo

7- Romanesque de Tonino Benacquista

8- Chasseur de neige de Paul Yoon

9- Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

10- Je voulais juste vivre de Yeonmi Park

11- Mon père, ce collabo de Jean Buvens

12- La délinquence astucieuse de Eric Yung

13- Une nuit d'été de Chris Adrian

 

En cours de lecture mais ils seront finis d'ici la fin du mois:

14- Contre la bienveillance de Yves michaud

15- Chronique de Renaud parues dans Charlie Hebdo

 

Et voici les achats ! Très peu on remarquera. Et ceux sur la dernière photo sont pour mes cours et théoriquement les achats du mois prochains seront aussi pour mes cours, donc on peut dire que je suis sage.
Ha oui, le livre d'histoire sur la première photo ce n'est pas pour les cours, non ce n'est pas une erreur de la blonde, c'est juste une lecture pour le plaisir parce que j'aime lire les livres d'histoire XD (Bon après c'est vrai que ça peut faire pour mes cours.)

 

S7302075

 

S7302070

 

 Bonne lecture à tous.

Ciao, ciao.

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19 septembre 2016

Il était un petit navire...

Leur obsession, envahir l'Angleterre de Charles Turquin

envahir l'angleterre

Résumé :

Dans un lointain passé, Jules César et Guillaume le Conquérant ont réussi à envahir l'Angleterre. Mais au fil des siècles, l'entreprise devint plus difficile, avant de se révéler impossible. Après ces glorieux prédécesseurs, d'autres, tout aussi célèbres, comme Philippe II, Napoléon et Hitler, ont également rêvé de franchir la Manche et ont consenti à cet effet des préparatifs formidables : la Grande Armada, la flottille de Boulogne, l'opération Lion de Mer. Voici l'histoire de ces tentatives très longtemps ignorées, des moyens engagés, de leurs chances de succès et, surtout, des raisons de leurs échecs. Des siècles d'obstination et de frustrations !

Mon avis :

Y a pas à dire Charles Turquin est un conteur, parfois trop pointu, mais toujours avec une touche d’humour pas désagréable.

Leur obsession envahir l’Angleterre, est un livre très intéressant à lire, après un rapide topo, une mise en bouche sur l’histoire d’Angleterre et ses invasions réussites avec par exemple Guillaume le Conquérant, l’empereur Claude en 43, et quelques Vikings - dans l’ordre ça donne Claude, Vikings, Guillaume - et ses tentatives échouées comme avec César, Philipe IV … L’auteur rentre enfin dans le vif du sujet avec nos trois personnages présents sur la couverture. Hitler, Napoléon 1er, Philippe II d’Espagne.

Pourquoi seulement ces trois-là ? Je ne sais pas trop, mais je pense que leur énergie dépensée et idée fixe à vouloir la conquérir ne sont pas étrangères à ce choix ; parce que je vous jure que du temps, de l’argent et de l’énergie, ils en ont tous dépensé mais plus que les autres, c’est même fou à voir. Surtout quand on prend connaissance, qu’un échec cuisant n’empêche pas le renouveau de l’opération, très visible ici avec Philippe II d’Espagne. On pourrait limite croire qu’il n’avait que ça en tête, mais bon la persévérance c'est une qualité.

Outre le descriptif des opérations, qui est pour moi le seul point faible de ce livre car parfois trop détaillé dans la composition de la flotte et les plans de bataille, ce livre va aussi nous permettre d’aborder les différentes personnalités des commanditaires de l’opération « à l’assaut » et nous faire découvrir ainsi un Napoléon très têtu et très je n’écoute rien, mais aussi un Hitler pas si génie que ça. Alors pour ce dernier je ne sais pas trop si l’auteur dit vrai,  car personnellement j’ai toujours imaginé Hitler en génie du mal sachant ce qu’il faisait. Mais pourtant Charles Turquin va nous montrer comment Hitler voyait l’Angleterre et sa position dans la guerre, et d’après le livre il voyait tout faux ; puisque que l’Angleterre ne s’est pas montrée aussi défaitiste et pacifiste qu’il imaginait, le faisant ainsi agir sans réelle discernement et sans plan infaillible (même si l’Angleterre s’en prendra plein la poire quand même par la voix des airs).

Mais ces portraits essentiels ne sont pas les seuls bien sûr. Car ces combats contre l’Angleterre vont amener des combattants et des chefs sur le devant de la scène que l’auteur va nous faire découvrir. Et là on remarquera que le brouillard, les côtes anglaises et ses courants, ne vont pas être les seules responsables des échecs successifs, en effet les amiraux, les combattants qui ont le mal de mer, ne seront pas toujours les meilleurs des différentes marines. Et je ne parle pas du manque de vivre, des maladies qui eux aussi feront beaucoup de dégâts.

Bref ! En conclusion c’était un livre sympathique, très agréable à découvrir par son sujet, ce qu’il apprend et son écriture, mais hélas parfois un peu longuet sur les détails. Mais ça vaut bien un 3,5 sur 5.

 

Editions Jourdan.

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09 septembre 2016

"Les contes de la table" de Massimo Montanari

Les contes de la table de Massimo Montanari

Source: Externe

Résumé :

Présentation de l'éditeur

" Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.

Biographie de l'auteur

Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995, dans la collection "Faire l'Europe". Il enseigne à l'université de Bologne.

Mon avis :

Les contes de la table est écrit par un historien de l’alimentation qui enseigne à l’université de Bologne, ici il y aura donc que des histoires réelles ou fausses qui aborderont la nourriture à travers l’Histoire. Sujet quelque peu étonnant car je n’envisage pas l’histoire à travers la nourriture, et pourtant force est de constater que ce livre m’a permis d’approcher les mentalités, les traditions, les morales, du moyen-âge jusqu’à la renaissance et même un peu plus.

Histoires réelles ou fausses, mais toutes racontées avec la touche du possible, j’ai apprécié ce livre pour m’avoir fait découvrir le langage de la nourriture, pour tout ce qu’elle peut raconter sur les époques en abordant famines, jours gras, jours de fête, lois, et sur tout ce qu’elle peut avoir de révélateur avec les messages qu’elle peut faire passer, la première, celle sur Charlemagne pour ça est très explicite. (Et maintenant que j’y réfléchis ça ne me parait pas si absurde que ça que la nourriture parle, après tout il suffit de regarder aujourd’hui pour éclairer un peu quelques une de nos habitudes contemporaines.)

Cela étant si j’ai beaucoup goûté ce livre, je dois dire que certaines histoires - mais très peu – m’ont moins emballée comme la dernière sur le pays de cocagne que j’ai trouvé trop imaginaire, ou encore d’autres parce que l’histoire n’était pas aussi intéressante que ça.

Mais les histoires ne sont pas tout, en effet les personnages qui ont animés ces dernières étaient parfois aussi intéressants à suivre que le côté historique. Vraiment, certains personnages valaient leur pesant d’or par leur sarcasme, leur inventivité, leur génie, leur conduite, comme par exemple celle de l’étudiant en droit que j’ai trouvé magnifique. Ca c’est du répondant !A ce niveau c'est même de l'art !

Quoi qu’il en soit c’était une lecture très nourrissante pour l’esprit, il y avait de la découverte, mais aussi des personnages qui valait leur pesant d’or. Lecture que je conseille pour apprendre mais aussi appréhender l'histoire autrement.

 

Merci aux éditions Seuil