Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

12 juillet 2016

Lettre du Père Noël.

Lettre du Père Noël. (Abandon Animaux)

 

" Mon très cher maître

Ce jour là tu t'étais levé de bonne heure et tu faisais tes bagages. Tout d'un coup tu as pris ma laisse...

Qu'est ce que j'étais content d'aller en promenade avec toi avant de partir en vacances.

Et hop-là me voilà assis à côté du chauffeur, ma place préférée...

Au bout d'un moment la voiture s'est arrêtée sur le bas côté de la route, la portière s'est ouverte et tu as lancé un bâton... Attrape ! ... Que tu as dit...

Alors j'ai couru, couru, couru, je l'ai attrapé et quand je me suis retourné... T'étais plus là... Je t'ai cherché partout, mais en vain...

De jour en jour je dépérissais... Un homme s'est approché de moi avec une longue laisse... Il me l'a passé autour du cou... je l'ai suivi... il m'a fait entrer dans une cage et a refermé la porte... Je t'ai attendu... tu n'es jamais venu.

Un jour la porte s'est ouverte, j'ai frétillé, non ce n'était pas ton odeur... c'était l'odeur l'homme à la longue laisse.

Il m'a emmené dans une pièce qui sentait la mort... ma dernière heure était venue.

Cher Père Noël, si un jour tu croises mon maître, dis lui que malgré tout le mal qu'il m'a fait, c'est son visage que je voyais défiler devant mes yeux jusqu'à mon dernier souffle et que si je pouvais revenir sur terre c'est vers lui que je courrai..."

 

( J'ai trouvé ce mot du Père Noël sur ma voiture et j'ai trouvé ceci vraiment magnifique. J'en n'ai même pleurer tellement que c'était beau.^^ Alors du coup je vous le fais partager. Par contre c'est un chien qui s'exprime, mais c'est valable pour les chiens comme pour les chats, comme pour tous les animaux abandonnés.)

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04 juillet 2016

Bilan mai-juin 2016 de l'an 2016.

Bilan mai-juin 2016 de l'an 2016

 

Club_joyeux_loufoques_2

 

Oui je suis revenue mes joyeux loufoques adorés !

nuageconcon5

Ne commence pas à me faire chier, parce que tu vas te reprendre un autre coup de pelle.

nuage 2

 

Ta science je l'emmerde, comme toi elle n'est que bêtise et mauvaise avec moi.

nuage jaune concon

 

Tu veux d'autres vacances en Martinique, comme celle que je t'ai offerte l'année dernière ?!

 

nuage boude

SAYONARA CHERIE.
Bon débarras...

 

Enfin tranquille, donc comme le dit si bien le titre c'est l'heure du bilan de ces deux derniers mois à moi.

Livres lus :

Ca, puis ça, puis encore ça et ça !

Et j'ai acheté. Rien du tout

Voilà c'est fini bonne lecture à tous et bonnes vavances !

Ciao :)

 

 

Bon plus sérieusement j'ai lu :

1- Duchesse Rebelles tome 1 de Anne-Marie Desplat-Duc

2- La curieuse et amusante histoire de l'automobile de Christian Vignol

3- Temps glaciaires de Fred Vargas

4- Reine de Palmyre de A.B. Daniel

5- Le cantique des oiseaux de Attar

6- Ma vie en suspens de Susannah Cahalan

7- Le monde secret de Sombreterre tome 1 de Cassandra O'Donnell

8- Charme, s'égarer et mourir de Christine Orban

9- Le petit bonhomme de pain d'épice de Anne Royer (Livre pour enfant)

10- Gengis Khan tome 2 de José Frèches

11- Le donjon de Naheulbeuk tome 18 de J. Lang (BD)

12- Gai Luron de Gotlib (BD - Une relecture d'il y a longtemps)

13- Le nez de Dorothée de Cabu (BD)

14- Harry Potter tome 1 de JK Rowling (Relecture car je n'avais que ça sous la main)

15- La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

 

Et j'en ai acheté très peu, dont un qui est un cadeau :

Voici en photo les achats et comme vous le voyez tous sont lus sauf un donc tout est bien.

S7302020

S7302021

 

Bon c'est vrai il n'y a pas les SP et partenariats visibles sur ma page FB mais c'est pas grave parce que voilà. Bref ! On ne va pas s'éterniser plus longtemps sinon ça va devenir gênant. ^^

Cette fois-ci c'est la fin du bilan pour du bon, deux mois finalement pas mal et pour finir "Vive les vacances, vive l'insouciance, les jours d'affluence sur les routes de France..." (Pour ceux qui en ont c'est-à-dire pas moi. loooooooooool).

Biz les gens et bonne lecture.

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02 juillet 2016

"Duchesses rebelles tome 1 : L'intrépide cousine du roi" de A.M. Desplat-Duc

Duchesses rebelles tome 1 : L'intrépide cousine du roi de Anne-Marie Desplat-Duc

Source: Externe

Résumé :

La duchesse de Montpensier raconte ses souvenirs de l'époque de la Fronde, partagés entre aventures intimes et tribulations politiques.

Mon avis :

Anne-Marie d’Orléans fut une femme exceptionnelle, d’une part de par son immense fortune, mais aussi de par son action sous la Fronde où elle s’opposa à son cousin Louis 14 afin de faire tomber Mazarin.
C’est donc ce destin singulier qu’Anne-Marie Desplat-Duc nous propose de découvrir. Ce destin de femme, d’une femme qui a osé se révolter contre le pouvoir royal, contre son cousin le roi Louis 14 et contre son parrain Mazarin et même contre l’autorité paternel.

Ce livre ne raconte cependant pas que les hauts faits de cette Grande Mademoiselle, même très peu en fait. En effet l’auteure va avant tout mettre en avant le côté sentimental du personnage, c’est-à-dire toutes les déceptions, les contrariétés qui feront suite aux échecs des divers projets matrimoniaux (et y en a eu une pelle !), mais aussi dues aux piques venant de la cour et de la famille. Mais cela n’est pas tout, on va aussi percevoir à travers ses mémoires le caractère de ce personnage, et on va notamment découvrir qu’elle a une haute opinion d’elle-même - mais vu son rang ce n’est probablement pas anormal - et aussi un caractère assez marqué. Effectivement, comme l'auteure va nous le montrer, cette jeune fille n’est pas pliable à volonté même si elle est sensible, et la reine  mère Anne d'Autriche et quelques autres vont en faire un peu les frais. Certes c’est un roman jeunesse, mais je pense que cela est parfaitement crédible vu le personnage, maintenant pour vraiment savoir faudrait que je lise ses mémoires mais je ne vous cache pas que ce n'est pas d'actualité.

Enfin pour finir, le deuxième et dernier point intéressant de ce livre est le côté historique. Alors comme je le disais l'auteure ne s'est pas particulièrement étalée sur l'action politique de cette intrépide Grande Mademoiselle lors de la Fronde ; cela étant tout le long l'Histoire va nous accompagner, soit par les révoltes parisiennes, nobiliaires, parlementaires, ou soit par les arrestations, les quelques fuites, les faits d'armes et aussi fatalement par les conséquences de la Fronde sur les frondeurs qui verra notre héroïne s'exiler et voir ainsi sa réputation ruiner.
En fait, après lecture de ce livre et vu que la politique est très présente, j'ai plus l'impression que l'auteure voulait aborder la Fronde et la politique de l'époque plutôt que les personnages féminins. Bien sûr elle parle de la vie privée de cette jeune fille, mais j'ai finalement trouvé cela assez secondaire par rapport à la Fronde qui tient une grande place, bon après c'est l'époque qui voulait ça mais c'est un fait le portrait a parfois été un peu éclipsé pour l'Histoire. Personnellement ça ne me gêne pas, mais est-ce que des ados vont en dire autant ?

En tout cas j'ai vraiment apprécié ce roman parce qu'il met en avant des femmes et leur donne une place dans l'Histoire, de plus la couverture et l'objet livre sont justes magnifiques ! Je ne suis pas fan du rose en temps normal mais je trouve ce livre quand même très beau. Bref ! Pour cet été, c'est un livre à tenter au près des ados et moi j'ai hâte de voir la suite.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse.

27 juin 2016

"La curieuse et amusante histoire de l'automobile" de Christain Vignol

La curieuse et amusante histoire de l'automobile de Christain Vignol

 

Source: Externe

Résumé :

Des débuts héroïques et balbutiants de l'automobile (ses faux inventeurs et ses nombreux papas), où les voitures roulaient moins vite que les piétons, jusqu'à l'auto de demain (électrique ? à l'hydrogène ? à l'eau de mer ?), découvrez les curieuses histoires de l'évolution de l'Automobile. Entre autres : Quand les conducteurs devaient se faire précéder d'un homme courant en agitant un drapeau ; Les premiers permis de conduire ; Les premiers excès de vitesse au-dessus de 9 km/h ; Les rencontres qui ont fait sortir l'auto de ses couches-culottes : quand Dion rencontre Bouton, quand Panhard rencontre Levasseur, quand Rolls rencontre Royce ; L'impossible "mur" des 100 km/h ; Les premières courses automobiles ; Les inutiles mais héroïques taxis de la Marne ; Le vétérinaire qui invente le pneu ; Hitler qui promet la VW pour tous ; Ford et la production en série ; Les magiciens de l'automobile : Bugatti, Ferrari, Maserati, Lamborghini ; La fin programmée du moteur à explosion.

Avis :

Je ne m’attarderai pas à faire un résumé de ce livre, le titre en disant bien assez. Cependant je vais vous en parler car ce livre m’a gentiment était offert par les Editions Jourdan, mais aussi parce que j’ai découvert plein de petites choses amusantes ou étonnantes.

Je ne suis pourtant pas fan des voitures, et j’avoue que les quelques passages mécaniques me sont passés au-dessus de la tête - oui je n’y ai pas compris grand-chose -, mais malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’évolution de la voiture à travers l’Histoire et ses grands évènements, mais aussi tout ce qui fait son univers à savoir, la circulation, le permis, les courses, les inventions propres à la voiture comme le pneu (inventé par un vétérinaire !), les grands noms de la voiture comme Ford par exemple.

D’ailleurs outre la succession d’anecdotes dont certaines sont très amusantes et l’échelle de l’évolution automobile, ce que j’ai aussi apprécié c’est que ce livre ne raconte pas que l’histoire de la voiture, il est aussi une projection dans l’avenir. Certes une projection superficielle, mais qui montre quand même les défis que l’avenir va devoir relever à ce niveau (et ce n’est pas gagné).
Petit plus là-dessus, l’auteur va aussi et avec le plus grand sérieux du monde, poser les problèmes que la voiture volante, la voiture imaginaire par excellence depuis décennies, pourra poser. Alors certes ce dernier sujet est plutôt du genre science-fiction, mais ce qui est bien c’est que l’auteur envisage toutes les possibilités de la future voiture.

Autre point très appréciable du bouquin ce fut de découvrir aussi que la voiture et son mode de construction ont mis en place les modes de production moderne, comme le travail à la chaîne. Bien sûr, le travail à la chaîne n’est pas né avec la voiture, mais c’est bien ces usines qui ont clairement mis en place  ce mode de production. Et d’ailleurs il est étonnant de voir que ce mode là – du moins chez Ford – a permis en plus de favoriser la vente de voiture de moins en moins chère, l’augmentation des salaires et la baisse de la journée de travail ; même si les ouvriers se plaindront du travail peu intéressant par la suite.
Et puisque je parle de Ford je vous conseille de lire ce livre pour voir le genre d’homme qu’il était et ceci même si tout n’est probablement pas dit ici. Personnellement, je ne pensais pas dire cela un jour mais oui la personnalité d’un homme du monde automobile est arrivée à m’intéresser. Et dans ce livre il était le portrait le plus captivant. C’était vraiment un homme étonnant et paternel.  

Bref !

Quoi qu’il en soit ce livre va aborder la voiture sous toutes ses coutures, et que vous vous y intéressez ou pas, y a des choses sympathiques à apprendre dedans. Donc faite vous plaisir.

 

Merci aux éditions Jourdan.

 

24 juin 2016

"Le cantique des oiseaux" de Farid od-dîn 'Attar

Le cantique des oiseaux de Farid od-dîn 'Attar

le cantique des oiseaux

Résumé :

Le Cantique des oiseaux, poème écrit en persan à la fin du siècle, chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin. La huppe, messagère de Salomon, les guide et les encourage en leur racontant des histoires de sagesse puisées parmi les classiques de la littérature profane ou inspirées du Coran. Chef-d'oeuvre de poésie mystique, Le Cantique des oiseaux est un récit initiatique : chacun peut voir dans les oiseaux le reflet de lui-même, à travers le prisme de ses propres expériences et de ses quêtes intimes. Chacun peut se perdre dans les sept vallées traversées par les oiseaux, pour mieux se retrouver. La traduction de Leili Anvar parvient par son souffle à rendre cette ascension spirituelle lumineuse, vibrante et universelle, fidèle à la lettre et à l'esprit d'Attâr.

Mon avis :

C’est un livre, un gros livre qui recueille un long poème qui mélange épisodes religieux et l’histoire des oiseaux qui doivent affronter diverses épreuves pour se libérer et se découvrir à Dieu.

C’est donc un livre qui se veut initiatique, qui cherche à donner des leçons dans un souci de libérer l’homme de son malheur et de le rendre meilleur. Cela est beau, c’est un fait l’intention est louable, mais la trop grande présence de la religion m’a bloquée dans le voyage que j’ai finalement fait d’une manière quasiment superficielle. En effet, le fait que l’homme doit automatiquement passé par Dieu pour être libre et beau me dérange énormément, tout comme l’idée qui veut que Dieu soit à l’essence de toute chose, et ceci même si le texte date du 12ième siècle.

En fait ce n’est pas une surprise de voir la trop grande présence de Dieu ici, ce texte est à forte tendance soufisme donc c’est logique, mais pour la personne du 21ème siècle et l’athée que je suis j’ai malgré tout eu du mal à faire l’impasse sur mes sentiments et me plonger dans ce livre entièrement sans rire de cette naïveté divine. Honnêtement je pense que c’est une épreuve de le lire pour quelqu’un qui croit que la nature humaine peut arriver à être libre et parfaite sans Dieu. Mais j’ai tenté.
Outre cela ce livre est quand même très beau à lire, il est évident que le but, même si je déplore Dieu et parfois la manière et la solution, est tout à fait honorable. Cela étant c’est vrai qu’il est un peu dur à lire, car il est rédigé entièrement en vers et en plus il est très long. Ce n’est vraiment pas un livre qui se lit comme un roman, comme toute poésie il faut du temps, des pauses, et je pense aussi un certain état d’esprit (que je n’avais probablement pas ( ?)).

Là je parle de l’écriture, mais à regarder ce livre est magnifique. Alors je ne suis pas forcément fan de tous les dessins, car ils ne sont pas forcément tous bien dessinés surtout si on compare avec l’art occidental à certaines époques (l’inverse peut marcher aussi), cependant j’ai retrouvé une forte influence chinoise dedans qui m’a beaucoup plu, qui m’a invitée aux voyages et aux merveilles - même si aucun art au monde ne surpassera pour moi l’art chinois.
En fait, le fait que les dessins soient vieux fait déjà tout le charme même si imparfait. En effet ses dessins sont déjà des trésors par leur âge et je ne peux que remercier les éditions Diane de Selliers de les faire découvrir et d’en orner ce livre, et ainsi d’en faire son écrin. Surtout qu’ils sont accompagnés de petites histoires très instructives.

Bref. Je ne suis pas certaine d’avoir parlé de ce livre comme il le fallait, un certain point de vue personnel me l’a gâché, mais pour sa culture, par curiosité ou autre, il est à lire. Et peut-être qu’un jour je le retenterai.

Je remercie les éditions Diane de Selliers et Babelio.


23 juin 2016

"Reine de Palmyre" de A.B. Daniel

Reine de Palmyre de A.B. Daniel

reine de palmyre

Résumé :

Avec la reine Zénobie, A.B. Daniel ressuscite les jours somptueux de Palmyre, perle de Syrie aujourd’hui menacée.

La nuit où Zénobie vient au monde, au IIIe siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.

Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.
L’histoire d’une lutte passionnée et splendide.

Sous le nom d’A.B. Daniel, le romancier Jean-Daniel Baltassat, avec Bertrand Houette son complice chargé des recherches historiques, nous offre un grand roman de passion et d’aventures fondé sur des éléments historiques très fouillés. Leur précédent défi romanesque INCA (XO Editions) a été un immense succès mondial, plus de 500 000 exemplaires vendus en France et une parution en 25 langues.

Mon avis :

Il y a des rappels parfois tristes, Palmyre fait partie de ceux-là. Pas inconnue mais lointaine par rapport à Rome, Palmyre un peu ignorée fut pourtant une cité antique resplendissante par ses paysages, sa richesse, son histoire, ses contes et ses légendes, dont Zénobie fait partie. Mi-réelle mi-légendaire, l’auteur va nous faire partager sa vie, mille fois écrite et inventée, où Zénobie trouvera ici une vie à la hauteur de sa naissance. Une vie de combat, de drame, de déception et d’attente, pour cette femme tantôt fille, tantôt guerrière, tantôt mère ou reine. Une vie qui se suit avec passion, quand bien même elle rajoute des contes à la légende.

Mais tout n’est pas que Zénobie, en face nous suivons la vie de celui par qui viendra sa chute, Aurélien bientôt empereur mais pour l’heure simplement au service de Rome. Aurélien grand vainqueur des barbares, homme plus sensé que d’autre, mais qui n’est pourtant pas toujours bien entouré. En effet en suivant son histoire c’est aussi les assassinats romains, les embrouilles politiques que l’on suit ; et même si l’auteur prend des libertés avec sa vie et notamment avec sa mort, il faut dire qu’elle rajoute vraiment quelque chose d’intense à l’histoire en mettant en cause le christianisme qui est abordé tout au long du livre soit dit en passant.

Histoire chrétienne que l’auteur aborde plus particulièrement  avec l’homme devenu Simon et qui connaît Zénobie depuis toujours. Homme plutôt désagréable, tout comme son courant religieux et ses actions d’ailleurs, mais il faut pourtant bien dire que sans lui l’histoire n’aurait pas été la même, vu qu’il sera ici en partie responsable de la chute de Zénobie, alors qu’elle, jamais elle ne l’aurait trahi… Et c’est d’ailleurs à la fin que j’ai trouvé Simon extrêmement insupportable, comment ose-t-il lui faire le discours qu’il lui tient alors qu’elle n’en demandait pas autant ?!!! Pour qui il se prend ?!!! Vraiment si au début je pouvais avoir une vague sympathie pour cet homme, après j’aurai voulu le voir mort.

Bon, là je parle des principaux personnages mais les personnages secondaires sont tout aussi bien écrits que les premiers. Ils ont tous leur personnalité propre qui fait qu’on les apprécie ou pas. Une personnalité qui donne par moment de beau passage secondaire, et le tout servi par une plume fluide et sans manière.

Autre petit plus, les quelques photos qui accompagnent ce livre et qui permettent de voir Palmyre hier et aujourd’hui. Mais malgré la fureur de quelques débiles bêtes à manger du foin, Palmyre restera Palmyre la resplendissante.

En conclusion et malgré l’épaisseur, c’était une lecture prenante, chargée d’émotion et de colère. A lire pour que vive toujours Palmyre.

 

Merci à XO éditions.

 

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11 juin 2016

"Ma vie en suspens" de Susannah Cahalan

Ma vie en suspens de Susannah Cahalan

Source: Externe

Résumé :

Susannah Cahalan, vingt-quatre ans, se réveille entravée sur un lit d’hôpital. Incapable de bouger ou de parler, elle n’a aucun souvenir de la raison pour laquelle elle est là. Celle qui, quelques semaines plus tôt, était une jeune fille en bonne santé, vivant sa première relation sérieuse et promise à une brillante carrière de journaliste, se retrouve désormais cataloguée comme psychotique violente, abrutie de médicaments. Que s’est-il passé?
Ma vie en suspens est l’histoire incroyable mais vraie d’une plongée inexplicable dans la folie. Susannah Cahalan raconte sans fard et sans concession cette descente aux enfers et son combat pour reprendre le dessus, retrouver son identité. Adoptant le point de vue de la journaliste, elle dresse la chronique de sa maladie : les crises de violence alternant avec un état de catatonie, les examens coûteux ne donnant aucun résultat, l’éventualité d’un internement à vie et enfin, après un mois de calvaire, l’arrivée d’un nouveau médecin dont le diagnostic lui sauvera la vie.

Mon avis :

Ma vie en suspense est l’histoire incroyable mais vraie d’une jeune fille de 24 ans qui va voir sa vie et sa raison bouleverser pour une maladie rare qui avant d’être découverte la fera passer pour bonne à interner. Crise d’angoisse, comportement maniaco-dépressif, paranoïa, hallucination, cette jeune fille a en effet tout du comportement psychologique dérangé. Pourtant malgré les apparences Susannah est atteinte d’une maladie rare qui met son esprit et son corps en grand danger.

Ce livre raconte ce parcours…, semé d’embûche, d’incompréhension, et de souffrance. D’amour et de patience aussi. Malgré sa maladie on peut dire que Susannah a eu beaucoup de chance d’être aussi bien traitée et entourée. Famille, médecins (certains pas tous), amis, ne l’ont jamais abandonnée et ont tout fait pour l’aider, même si le départ n’a pas toujours été simple.

Ce livre est raconté par Susannah elle-même, c’est un mélange de journalisme et de récit et il se lit comme un roman, mais figurez-vous qu’elle ne garde que peu de souvenir de cette période, voilà pourquoi au début elle n’oublie pas de préciser au lecteur que malgré ses différentes sources qui vont des vidéos de surveillances de l’hôpital, au carnet qu’entretenaient ses parents pour parler car ils sont divorcés, en passant par son dossier médicale, etc., elle peut se montrer partiale dans ses propos. Cela étant je n’ai pas vraiment remarqué une prise de position particulière de la part de l’auteure, au contraire je l’ai trouvé juste avec elle-même, ne se pardonnant aucune méchanceté et n’excusant aucunement son comportement. On ressent d’ailleurs une grande souffrance chez-elle, souffrance dû à sa méchanceté paranoïaque, son comportement terrible, et à l’impact de sa maladie sur ses proches. Honnêtement j’ai eu beau chercher je ne l’ai pas trouvé partiale.

Mais à côté de toute cela, ce livre comme tant d’autres, montre encore une fois les limites de la médecine mais aussi sa rapidité à émettre des diagnostiques qui peuvent se révéler lourd de conséquence que ça soit par l’enfermement ou la mort. Que serait-il advenu de Susannah si elle n’était pas tombée sur un médecin compétent qui a pris le temps de chercher ? Elle encore a eu de la chance mais combien d’autres passent au travers ?
Bien plus qu’un témoignage ce livre est aussi utile par son côté de mise en garde sur un système trop bien huilé. Attention, je ne veux pas dire que la médecine est nulle mais je remarque un peu partout qu’elle se remet rarement en question sur son fonctionnement. Car là je parle d’un mauvais diagnostique, mais le comportement de certains médecins que l’on retrouve dans ce livre est lui aussi abject. Ils parlent de cas, mais ne regardent pas où ils en parlent ni devant qui ils en parlent, pas plus qu'ils n'hésitent pas à écrire n'importe quoi sur les patients. Ici un médecin traitant n'hésitera pas à dire qu'elle fait un sevrage alcoolique !!! Alors qu'elle est juste en train de mourir car des anticorps s'en prennent à son cerveau. (Voyez l'écoute attentive du médecin et le professionnalisme...)

En conclusion c’était un livre prenant mais aussi hallucinant de par son histoire. Je recommande !

Merci aux éditions Denoël.

 

Editions Denoël 400 pages
Collection : Impacts
Traduit de l'anglais américain par Elsa Maggion
Parution 26/05/2016

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08 juin 2016

"La bête du Gévaudan et autres histoires vraies" de Jean-Claude Bourret

La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

la bête du gévaudan

Résumé :

Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Mon Avis :

Au premier abord on pourrait croire que ce livre est un peu farfelu, il n’en est pourtant rien ! Sous des dehors qui paraissent être amusant, il y a bien du mystérieux, de l’étrange, de l’incompréhension qui règne dans ces pages. Et Jean Claude Bourret avec l’art de celui qui sait prendre ses distances et sait chercher, va nous le prouver en mettant plus d’une fois notre raison à l’épreuve.
Bien sûr derrière quelques histoires comme celle des Possédées de Laudun où le Vampire de Montparnasse, le mystère trouve une raison toute rationnelle, mais pour les autres le rationnel est un peu plus dur à trouver, Bête du Gévaudan à part.

Et si je mets cette dernière à part, c’est bien parce qu’on sait qu’une bête meurtrière a existé même si elle a servi de couverture à quelques viols et meurtres. Quelle bête ? Ca on ne saura jamais vraiment, même si l’auteur y apporte une hypothèse. D’ailleurs puisque je parle de cette bête, faut savoir que c’est l’histoire la plus développé du livre. Un peu trop d’ailleurs. En effet l’auteur prend beaucoup de temps à énumérer les attaques, ce qui fait à la longue un peu long, même si elle n’en reste pas moins intéressante.

Pour en revenir aux autres histoires fabuleuses ou presque, elles ont été toutes aussi passionnantes que La bête du Gévaudan, voire même plus car déjà un peu plus courtes mais aussi moins connues, personnellement je ne connaissais pas l’histoire du Petit Trianon ou du Vampire de Montparnasse, et c’était un plaisir du découvrir. Quant à la combustion spontanée je connais comme tout le monde mais là j’ai par contre révisé mon jugement. En effet, j’ai toujours cru fermement que ces combustions étaient des légendes mais là un petit doute s’est insinué en moi, parce que oui c’est quand même étrange et peut-être un peu flippant.

Alors ça c’est pour les histoires, un petit mot rapide sur le reste maintenant. L’écriture est classique, les chapitres sont bien découpés en sous-parties ce qui facilite la lecture, et en plus ils sont aussi accompagnés de petite illustration pour parfaire le tout. Un seul regret j’aurais aimé plus.

En conclusion c’était une lecture fort sympathique et mystérieuse. Je recommande.

 

Merci aux éditions l'Archipel.

26 mai 2016

"Sombreterre tome 1 : Le clan perdu" de Cassandra O'Donnell

Sombreterre tome 1 : Le clan perdu de Cassandra O'Donnell

Source: Externe

Résumé :

Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?

Mon avis :

Nous suivons dans ce ivre la vie de Victor, jeune adolescent élevé dans une famille d’accueil et qui passe pour être un peu étrange et fou car ce jeune homme est le seul à voir des choses étranges. Il a donc très peu d’ami, en fait il n’en a qu’un seul : Lucas. Ensemble il mène la vie de tout jeune ado jusqu’au jour où Alina jeune fille mystérieuse fait son entrée dans la même classe que nos deux amis. De là vous vous en doutez va suivre un tas d’aventure qui en annonce encore une plus grande.

Bien qu’assez simple avec une intrigue pas vraiment recherchée, même plutôt classique je dois dire, que j’ai néanmoins apprécié ce bouquin. Il y a de l’humour, de l’action, du mystère, des personnages très agréables, bref, tout ce qui est nécessaire pour faire une bonne série fantaisie qu’on a envie de suivre.
Alors certes bien que classique dans le genre et très rapide, ce livre à première vue ne rajoute pas grand-chose au genre et ne le marquera probablement pas, mais mine de rien, l’auteure a su rendre son univers intéressant par des alliances qui étonnent, des faits limites flippants (je vous avouerai que j’en ai même fait un cauchemar), des monstres nouveaux même s'ils en rappellent d'autres, des mystères élucidés (connaissez-vous l'histoire de la chaussette qui disparaît ?), des tensions entre les principaux personnages. Bref. Y’a quand même des choses qui font qu’on n’a pas vraiment l’impression de lire du déjà vu même si ça fait écho à de lointain souvenir lecture, en tout cas pour moi qui n’en lis pas vraiment c’est l’impression que j’ai.

En conclusion je dirai que c’est un livre à recommander pour tous enfants dès 9-10 ans. Y’a tout ce qui faut pour éveiller leur intérêt, faire marcher leur imaginaire, et donner le goût à la lecture et à l’aventure.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse.

 

19 mai 2016

"Charmer, s'égarer et mourir" de Christine Orban

Charmer, s'égarer et mourir de Christine Orban

marie antoinette orban

Résumé :

« C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendue. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes. »  Christine Orban

Mon avis :

Charmer, s’égarer et mourir, se présente comme un roman plus psychologique qu’historique sur Marie-Antoinette. Avec force d’image, de répétition, d’insistance, Christine Orban va nous dévoiler dans ces pages une Marie-Antoinette, frivole, qui souffre, qui se perd, qui se révolte mais qui restera en fin de compte une victime. Victime de sa condition, victime de sa mère, victime d’une étiquette trop rigide et indiscrète dans une prison dorée, victime de la Révolution.
Par ces effets de style Christine Orban réussit plutôt bien son pari, qui est de nous faire ressentir Marie-Antoinette comme elle a ressenti. En effet jamais Marie-Antoinette n’a paru aussi bien racontée et aussi bien comprise.

Pour autant je n’irai pas dire que ce livre fut sans défaut, pour ma part j’en ai trouvé deux. Premièrement les répétitions, assurément Christine Orban insiste beaucoup trop sur l’état d’esprit et le réveil à la vie de Marie-Antoinette, et deuxièmement la psychanalyse. Comme vous le savez, ou pas, je méprise profondément cette pseudo science qui a envoyé une partie de l’humanité dans le mensonge par son délire, par conséquent c’est tout naturellement que les rapprochements psychanalytiques de l’auteure m’ont plus d'une fois exaspérée, d’une part parce que je les trouve franchement douteux (ch l'histoire du chien) et d’autre part parce qu’ils ont servi à surenchérir le côté tragique de l’histoire. Et cela, plus les répétitions, plus les images, plus l’écriture parfois un brin poétique, je vous assure que ça faisait un peu trop.
Mais pourtant, malgré cela, j’ai quand même savouré cette lecture qui d’un point de vue historique est tout à fait appréciable, mais aussi pour ce portrait intime de la reine. En effet même si je n’ai pas marché dans certains raisonnements douteux de l’auteure, supporté difficilement la surenchère de pathos, j’ai malgré tout ressenti une grande proximité avec cette reine. J’avais vraiment l’impression de vivre les évènements avec elle, et je n’ai pu m’empêcher de ressentir de l’injustice et de la peine pour cette femme courageuse. D'un courage a couper le souffle.

En fin de compte et vu comme ça on comprend pourquoi Marie-Antoinette fascine, et il n'est pas exagéré de dire qu'elle a probablement été jugée trop sévèrement.

Je remercie les éditions Albin Michel et Gilles Paris.

Posté par Florell à 20:44 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
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