Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

18 janvier 2016

Prix Clara 2015 de Collectif

Prix Clara 2015 de Collectif

Source: Externe

Résumé :

Plusieurs centaines d'adolescents âgés de moins de 17 ans, en France et dans tous les pays francophones, ont participé à ce concours de nouvelles. Sur quelques six cents nouvelles envoyées, seulement une poignée sera retenue pour former ce recueil, offrant ainsi l'opportunité à des écrivains en herbe d'être publiés. Dévoilant une sensibilité à vif à travers des thématiques aussi diverses que la politique, la maladie, et le voyage, les nouvelles du Prix Clara ouvrent une fenêtre sur les rêves et les préoccupations des adolescents d'aujourd'hui. Amour, science-fiction, polar, témoignage, aventure : tous les genres sont explorés avec brio par ces jeunes, révélant ainsi leur intérêt et leur talent pour l'écriture. Ces nouvelles surprennent par leur fraîcheur, leur originalité, leur sincérité, et proposent un kaléidoscope de l'imaginaire adolescent.

Mon avis :

Ce qui est bien avec ce prix Clara  c’est que d’une année sur l’autre nous sommes sûrs de ne pas lire les mêmes choses, cette année était en effet bien différente de l’an 2014.

Nous retrouvons ici le même principe que précédemment, des nouvelles écrites par des ados et qui abordent divers domaines. Les histoires sont toujours agréables à lire, tristes, surprenantes, matures, innovantes, même si je les ai trouvé pour la plupart plus terre à terre que précédemment.

Alors on note encore quelques maladresses, comme dans la nouvelle sur Le plus beau jour de ma vie où techniquement dans ces pays traditionnels la cadette ne se marie pas avant l’aîné, mais bon ça n’est pas méchant.

A l’inverse il y a par contre d’excellente nouvelle oùje ne retrouve rien à redire comme celle d’Elora La rumeur que pour ma part j’ai trouvé vraiment bien écrite et bien pensée et qui apportera aux jeunes qui liront ces lignes beaucoup de grain à moudre. Pour moi c’était vraiment la meilleure nouvelle du livre où la leçon est amenée d’une manière singulière et avec beaucoup de justesse. Ce rapprochement fallait y penser !

Bref.

Pour conclure outre la bonne cause, je conseille ce livre comme le précédent pour son bon moment de lecture, pour la découverte de voir les débuts, qui sait ?, des futurs auteurs de demain.

Merci aux éditions Eloise d'Ormesson et Lecteurs.com.

 

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16 janvier 2016

"Gengis Khan : l'homme qui aimait le vent" de José Frèches

Gengis Khan : l'homme qui aimait le vent de José Frèches

gengis khan

Résumé :

De la Chine aux frontières de l'Europe, il a régné sur le plus grand empire de l'Histoire. Dès son enfance, Temüdjin, futur Gengis Khan, rêve de grands espaces. Son précepteur chinois, Vieille Cime, lui parle d'Alexandre le Grand : il veut le surpasser en nombre de conquêtes ! Il apprend à manier l'arc, à monter à cheval, à apprivoiser les aigles. À la mort de son père, ce nomade prend la tête du clan des Quiyat, puis, en 1206, est élu chef des Mongols. Séducteur, autoritaire, il rallie à lui de nombreux peuples, bousculant les grandes civilisations sédentaires qui l'entourent : à l'ouest, l'Europe des cathédrales, à l'est, la Chine des Song. Pour atteindre son rêve de grandeur, Gengis Khan doit se révéler impitoyable. Avec virtuosité, José Frèches nous raconte les années d'apprentissage et l'ascension fulgurante de ce guerrier implacable qui faisait corps avec ses chevaux et aimait les femmes avec passion et sensualité. Un homme qui voulait vivre tous ses rêves. Le destin fascinant d'un personnage de légende.

Mon avis :

Après Confucius, Bouddha, La Chine… voici venu non le temps de l’île aux enfants, mais pour le lecteur de découvrir la vie de Gengis Khan. Nom Ô combien célèbre, mais vie Ô combien obscure pour le lecteur lambda. Cela étant avec José Frèches voici le mal en passe d’être réparé, car nous allons enfin pouvoir découvrir la vie de ce « sauvage des steppes » qui créa et dirigea un empire à la gloire du peuple mongol.

Dans cette première partie nous allons donc suivre l’enfance de Temüdjin (Gengis Khan) au début de la création de son empire. Nous allons de ce fait découvrir son enfance, connaître sa famille, la vie dans le camp, sa femme, pour le voir aussi déjà affronter quelques dangers et percevoir le génie politique de cet homme.

Bon, j’exagère sûrement peut-être un peu en parlant de génie politique (encore que), mais c’est important de préciser que ce n’était pas un sauvage à cheval comme on pourrait avoir tendance à l’imaginer. Il savait que les alliances étaient importantes, ils avaient un talent militaire certain et ils savaient commander et parler ; et en plus derrière ses actions il avait un réel projet politique, il voulait faire la gloire du peuple mongol comme la sienne. Certes comme tout le monde a fait avant et après lui, ici ou ailleurs, mais c’est pour dire.

Tout cela au premier abord ressemble un peu trop à un tableau descriptif. Là comme je vous en parle ça ressemble à rien de passionnant, plutôt à une succession de fait au air de biographie. C’est vrai. Mais il ne faut pas perdre de vu que c’est un roman et que c’est donc raconté à la manière d’un roman - même si on peut trouver mieux conté -, avec des descriptions, des dialogues, une ambiance mi-magique mi-réelle, un peu de suspense, une psychologie des personnages.
D'ailleurs sur ce dernier point je ne sais pas si l’auteur a inventé la mentalité des perso., j’avoue pour ma part avoir du mal à imaginer Temüdjin si calme, si amoureux et réfléchi, mais j’ai envie de dire que si c’est le cas ce n’est pas grave, car c’est sympathique malgré tout vu que ça ne dénature en rien le but de ce livre, qui est de nous faire découvrir la vie de cet homme .
Et d’ailleurs d’une manière générale, même si l’auteur a pris des libertés avec la psychologie comme avec les évènements ça ne me dérange pas, car ce livre a déjà - et c’est immense - changé ma vision de cet homme. Maintenant je vais le voir autrement qu’un sauvage sans cervelle.

En résumé, même si cette épopée épique n’est pas racontée de la manière la plus vivante qui soit, c’est un livre qui m’a malgré tout plu car il m’a ouvert une nouvelle vision sur un des hommes les plus connus au monde, en même temps de me faire découvrir sa vie en cassant l'idée que j'avais à l'origine. Bref, ce n'était pas une lecture perte de temps et ça c'est cool.

Merci aux éditions XO.

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01 janvier 2016

"Richelieu" de Max Gallo

Richelieu : la foi dans la France de Max Gallo 

richelieu gallo

Résumé :

Max Gallo raconte la vraie vie de Richelieu, personnage de légende et grand bâtisseur de l’unité française.

Armand Jean du Plessis de Richelieu n’aurait jamais dû devenir cardinal. Voué au métier des armes, il hérite pourtant, à vingt-trois ans, du petit évêché de Luçon. Dès lors, il fait preuve d’une détermination et d’une ambition infinies pour ne pas s’embourber dans son Poitou natal, et accéder à la Cour, à  la dignité de cardinal, et finalement au Conseil du roi.

Demeurer au faîte des honneurs et du pouvoir, c’est être capable de déjouer les cabales qu’animent Marie de Médicis, Anne d’Autriche, ou encore Monsieur frère du roi. C’est écarter avec cruauté les ennemis du royaume : protestants ou grands seigneurs refusant de faire allégeance. C’est mener la guerre contre l’Espagne. Et surtout, c’est séduire Louis XIII, homme insaisissable, hésitant et susceptible, qui peut à tout instant décider du sort de son plus proche conseiller.

L’histoire de Richelieu est aussi celle de son roi. Et c’est grâce à ce couple qu’ils formaient que Richelieu, serviteur de la grandeur de la France, est entré dans la légende.

Le destin fascinant d’un homme aux multiples facettes, sensible, déchiré, malade, mais aussi impitoyable et redoutable.

Mon avis :

Après François 1er, voici que Max Gallo nous emmène visiter une partie du 17ème siècle, et plus exactement le règne de Louis 13 qui avec son siège de la Rochelle, sa guerre espagnole, sa mère dominatrice... offre une histoire à n’en plus finir.
Mais ici, tout ce contexte historique est secondaire, en fait tout cela sert surtout au « décor » de ce livre, car avant tout chose l’auteur nous fait partager la vie de Richelieu, l'homme politique, l’homme intime, sa psychologie, en plus de nous faire découvrir sa vie privée.
Et il est justement étonnant de voir sur cet homme intime que ce génie politique fut un homme si tourmenté, jamais sûr de son pouvoir, et même si on peut supposer que Max Gallo en a rajouté un peu –et encore ce n’est qu’une supposition- on se doute quand même qu’il y a beaucoup de vrai dans ce portrait, connaissant sa réaction lors de la journée des Dupes ça colle avec le reste. Le seul petit problème à ce point c’est que c’est un peu répétitif.

Sur le contexte, le fameux « décor », la lecture a été par contre plus agréable. Outre le fait que ça m’a fait réviser mes cours d’histoire, il est agréable quand on connaît ou quand on ne connaît pas, de découvrir par le biais de ce personnage tous ces évènements qui ont marqué le règne de Louis 13. De découvrir l’esprit brillant de cet homme dans ses mêmes évènements, de voir comment il les dénouait et les pensait. Ce qui ferait au final de lui, le roi à la place du roi, ce qui lui vaudra beaucoup d’inimité, de complot contre sa vie, et de souci. 

D’ailleurs un point extrêmement étonnant sur ce rapport roi/ministre, c’est les attitudes du roi rapportées par des proches de la cour au moment de la mort de Richelieu, où parait-il ce dernier « l’ayant trouvé fort mal, en sortit fort gai. » Vu comme Richelieu gouvernait ce genre de propos ne serait pas étonnant, et je pense en effet que Louis XIII malgré l’affection renouvelée envers le cardinal devait parfois se sentir un peu étouffé par son pouvoir, mais quand même, sachant que Richelieu a tout fait pour la gloire de la France et du roi ça fait un peu bizarre de lire ce genre de propos. Ca fait comme un choque. Oui un choque c'est exactement ça, car je reste persuadée que sans Richelieu le règne de Louis 13 aurait été comme celui des derniers Valois... catastrophique. Guerre intestine qui se serait transformée en guerre nationale (ce qui a été en parti le cas), meurtres, affaiblissement du pouvoir royal au profit des nobles, bref malgré son coup de maître en 1617 en tuant Concini, je ne trouve pas que Louis 13 aurait été un grand roi sans Richelieu. Alors le voir penser ainsi oui ça choque ! Je le trouve gonflé !

 

En résumé même si parfois c'est un peu répétitif, c'est un livre que je conseille pour une première approche de ce grand homme politique français, qui de part son esprit brillant va en étonner plus d'un.

 

Merci à XO éditions.

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Pourquoi je suis contre la pétition qui lutte contre la déchéance de la nationalité ?

 

Pourquoi je suis contre la pétition qui lutte contre la déchéance de la nationalité ?

Parce que cette pétition est clairement anti-française et anti-réalité. En effet pour moi les gens qui en sont les initiateurs ne peuvent être par leur idiotie généreuse que des haineux de la France, des bisounours, ou alors des ignares ignorants de ce qui ce joue à l'heure actuelle. Vraiment, j'ai beau chercher je ne vois pas en quoi ce projet est inadmissible pour ces esprits si bien-pensants qu'ils en deviennent aveugles...
Je sais pourtant que certains ont avancé des arguments comme ; l'histoire (ils nous refont le coup à chaque fois, et le plus drôle c'est qu'il y a toujours des cons pour tomber dedans), l'égalité (traité un terroriste comme un citoyen lambda fait quand même peur, et peut faire poser cette question : qu'est-ce qu'on vaut nous, si eux valent tant ?), l'humanisme (à ce niveau-là il est stupide), l'image (WTF ?), une faute républicaine (j'ai failli m'étouffer dans mes rires) et j'en passe... ils ont sorti tellement de connerie que c'est difficile de tout citer ; mais quand même, même en ignorant pas cela je trouve toutes ces raisons foireuses dures à avaler quand je vois que les coupables ont au final plus de valeurs que les victimes ou que ce pays ! Ont plus de valeurs que la République, la réalité, l'histoire, le présent et l'avenir.
Est-ce que vraiment ces gens-là se sont entendus penser et parler ? Est-ce qu'il leur reste encore un minimum de bon sens ? Vu ce qu'il avance j'ai des doutes... (En même temps quand on voit quelques noms cités on comprend pourquoi tant de haine contre la France...)


Certes au fond ces choses n'en ont rien à faire qu'on leur enlève la nationalité, mais ce retrait symbolique - qui va chercher sa légitimité dans le sang versé de ce pays et ceci qu'il soit présent ou passé - a de l'importance, il rappelle les valeurs françaises et ses principes, et j'avoue que je ne comprends pas qu'on puisse lutter contre ça en disant qu'elle va contre !
Et même si j'ai conscience que les valeurs françaises ne veulent plus rien dire- car elles sont bafouées depuis des années avec la bénédictions des élites de ce pays sous prétexte que ça fait bien- je ne peux accepter l'idée que des gens veuillent protéger ces ordures sous couvert d'humanisme. Annuler la déchéance de la nationalité, c'est pour moi accepter qu'on nous crache dessus et ça c'est inadmissible.

Personnellement j'espère que cette déchéance se fera sur toutes les personnes dangereuses pour ce pays, qui ait condamnation ou pas. Il est temps de se remettre à la fermété, faire comprendre que ce pays et ses habitants méritent le respect et tant pis pour tous ces bobos gauchos et fachos ! 

J'ai un voeu à faire en ce début d'année : Que l'humanisme stupide et extrême cesse, pour faire place enfin à la Raison. Mais avec la gauche le miracle va se faire attendre, le passé a souvent montré qu'il tenait une grande part de responsabilité dans les malheurs humains.

13 décembre 2015

Un vote amer...

 

 

 

Un vote amer, qui ne correspond pas à mon choix premier. N'est-ce pas cela la DICTATURE ? Voter sous la contrainte parce que des partis se sont montrés méprisants face au choix du peuple et ne respectent pas la DÉMOCRATIE.
Certes j'aurai pu faire le choix de garder mon choix premier, mais dans l'urgence j'ai préféré faire barrage à un parti qui a eu la malhonnêteté de prendre les électeurs en otage en se réunissant.

Vraiment c'est ça la démocratie ??? 

 

 

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11 décembre 2015

"Vive Le pen ! " de E. Duverger & R. Ménard

Vive Le pen ! de E. Duverger & R. Ménard

Source: Externe

Résumé :

Oui, « Vive Le Pen ! » Comme une bravade, un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores face au Front national mais multiplie, à longueur de colonnes ou de talk-shows, les petites et les grandes lâchetés. Qui se couche devant les puissants du jour mais chasse en meute tous ceux qu’il peut habiller des oripeaux du fascisme ou du pétainisme. Il ne s’agit pas ici de défendre Le Pen, père ou fille, mais de dénoncer cette chasse aux sorcières dès que vous affichez sympathie, proximité, ou même vague intérêt pour des thèses, des points de vue, des analyses qu’il est tellement commode de discréditer d’un retentissant « facho ». Alors oui, « Vive Le Pen », comme un pied de nez, un défi , une provocation.

Robert Ménard, fondateur de l’organisation Reporters sans frontières qu’il a dirigée durant plus de 20 ans, il est aujourd’hui journaliste-chroniqueur sur RTL et I>Télé. Emmanuelle Duverger est la rédactrice en chef de la revue Médias.

Mon avis :

Ils se disent descendre de Voltaire mais en fait ils se rapprocheraient plus d’Orwel.

Un pamphlet lapidaire mais utile, qui va démontrer la déliquescence de notre démocratie et de la liberté de penser par le terrorisme intellectuel pratiqué par les élites, les journaleux de ce pays, sous la bonne garde des Torquemada de la pensée unique que sont les syndicats, les juges et les associations, qui agissent comme une véritable inquisition en jetant une chape de plomb sur le système politique et d’information français.

Au-delà d’un simple état des lieux de la presse et de la démocratie, les auteurs vont aussi montrer les incohérences de l’attitude des divers médias sur les faits et les personnes, en prouvant que bien plus que les idées c’est au final bien l’étiquette politique qui fait de vous une personne respectable ou pas, une personne bonne ou mauvaise, une personne à inviter et à écouter sur un plateau de télévision ou non. Comme le montre ici l’exemple de Michel Drucker et son Vivement dimanche où il dit qu’il n’invitera jamais Le Pen père et fille pour les raisons évidentes que leurs idées sont soi-disant mauvaises pour la démocratie et non-respectueuses, alors qu’à côté de ça il invitera, car jugé moins dangereux (!), un Mélenchon qui pourtant « se contente [juste !] de faire l’apologie d’un Castro et de Chavez, et refuse quand il siège au Parlement européen, de condamner le président biélorusse Alexandre Loukachenko, démocrate modèle, partisan du bourrage d’urnes et du matraquage d’opposants. » ...
Un autre exemple qui appuierait la théorie qui prouve que c’est bien l’étiquette politique qui fait de vous un homme respectable et non vos idées ? Alain Badiou, un « penseur respecté, adulé » aujourd’hui, alors qu’il a approuvé fortement dans le passé « la Grande révolution culturelle prolétarienne, la pensée-maotsetoung » et « justifié « l’écrasement du régime fantoche cambodgien » par les Khmers rouges.» !
Vous pouvez bien sûr arguer que tout ça c’est vieux et que c’est donc oublié, mais dans ce cas pourquoi reprocher à Marine Le Pen d’être la fille de son père ? Pourquoi lui reprocher les idées de son père ? La comparer au parti nazi de par son père, alors que ce dernier a tenté à l'âge de 16 ans d'entrer au FFI. (Paradoxe !)

Tout cela montre clairement l’idéologie sélective et incohérente qui s’est emparée du domaine médiatique français surtout dominé par la gauche. Où on les voit lever en coeur leur lance quand leurs ennemis disent ou font quelque chose qui dérange, mais se taisent, voire applaudissent, quand leurs alliés font ou disent la même chose. (Voir lettre G. Marchais plus bas qui n'a jamais choqué pour comprendre...)

Mais les médias ne sont pas les seuls à avoir des agissement dangereux, puisque la justice s'y est mise en se portant garante du politiquement correct et de la démocratie avec ses lois liberticides qui sont justes-là pour dicter par la peur le comportement de tout en chacun.
Cruel paradoxe, celle-ci prétend en effet agir pour la démocratie, en chassant tout ce qui menace cette dernière, mais en fait elle la tue peu-à-peu au nom d’une standardisation d'idée nécessaire pour sa bonne marche ! (Allez comprendre leur logique.)

Bref. Ils - journaleux, associations, juges - critiquent et condamnent tous ceux qui sont selon leur critère trop à droite ; mais finalement on s'aperçoit très vite que ces endoctrinés ne valent pas mieux que ceux qu’ils critiquent sur des suppositions (souvent) en plus ! Bâillonnant la liberté d’expression et d’agir, ils sont en fait la plaie de la démocratie et non son garde du corps comme ils se plaisent à le croire.

Au final, vous l’aurez compris ce livre met en avant l’hypocrisie qui s’est emparé du monde médiatique et politique, et instaure par sa ligne de conduite tout doucement mais sûrement une dictature bien-pensante qui ne rend pas le moins du monde service à l’avenir de ce pays en empêchant tout débat nécessaire.
Il met aussi en avant que la liberté d’expression n’est valable que pour les gens de gauche mais pas pour les autres.
Mais plus important que tout ça, il rappelle que la démocratie c’est aussi écouter les idées des autres, ce qui serait bon de se souvenir aujourd'hui.

Et pour ma part comme je n’aime pas qu’on me dicte quoi dire et quoi penser, je suis née pour faire chier, je crie "comme une bravade, un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores « Vive Le Pen ! »" Car c’est peut-être bien encore le seul parti de France à faire vivre la démocratie... [Paradoxe encore]

Extrait :

*Lettre de G. Marchais (PC) : "En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d'alerte est atteinte [...] C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs aux chômage. Je précise : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l'important problème posé dans la vie locale française par l'immigration." (Ce que je ne comprends pas c'est que personne n'a appliqué cette lettre, alors que ce morceau est plein de sagesse ! Venant de la gauche c'est même étonnant d'où l'intérêt de le souligner.)

 

 

***

Ce thème se rapproche d'autres livres à lire aussi : La régression intellectuelle de la France de Philippe Némo (pas mal dans son genre) et Le terrorisme intellectuel de Jean Sévilla, je n'ai pas encore eu le temps de le lire mais voici le résumé qui parle de lui même : "La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir."

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09 décembre 2015

"J'ai vu la fin des paysans" de Eric Fottorino

J'ai vu la fin des paysans de Eric Fottorino

 

Source: Externe

Résumé :

«L'agriculture fut la première grande rubrique qu'on me confia au Monde au milieu des années 1980. J'y ai appris la France vue du sol, avec ses traditions et ses élans de modernité, ses gestes ancestraux et ses révolutions silencieuses, ses bouleversements profonds alliant L'exode rural à une productivité si performante qu'elle fit craindre pour l'environnement.
Au moment de publier ce recueil de textes, je suis saisi d'une sensation particulière face à des événements qui se répètent à l'identique, comme si le monde agricole avait le secret du temps qui ne passe pas. Le sociologue Henri Mendras avait fait scandale, en 1967, en annonçant La Fin des paysans. J'ai vu s'accomplir cette prédiction. De crise du lait en crise du porc, c'est un certain visage de la France qui s'évanouit, tandis qu'une agriculture industrielle et financière supplante un ordre éternel des champs désormais révolu.»

Mon avis :

Je ne sais pas vraiment ce que j’ai retenu de cette lecture, en fait j’ai pas dû en retenir grand-chose parce que ben voilà la question paysanne je ne la connais pas vraiment. Du coup vous devez vous demandez pourquoi je l’ai choisi ? Ben en fait parce que je ne m’attendais pas à un documentaire sur la question paysanne mais plutôt à une espèce de série de portrait de plusieurs paysans.

Cela étant même si je ne crois pas en voir retenu grand-chose, je pense que j’ai quand même saisi ce qui avait à saisir, à savoir, que la question paysanne reste sans solution. (C'est vraiment comme ça que je le vois.)
Blague à part, en lisant ce livre je me suis quand même rendue compte d’un tas de chose que je n'aurai jamais imaginé dans ce monde, déjà j’ai un peu mieux compris la raison des quotas. Oui il y avait qu’une conne qui ne l’avait pas compris c’était moi. J’ai mieux saisi aussi le poids de la communauté internationale dans la question paysanne en Europe. Oui on ne peut pas toujours s’opposer efficacement face à de puissant pays. La difficulté pour le monde paysan de s’adapter à la mondialisation du marché fermier, d’élargir leur récolte, mais aussi à survivre et à transmettre leur patrimoine.
Bref, il y a quand même des sujets abordés qui aident à mieux comprendre les crises paysannes.

A côté de cela j’ai quand même découvert qu’on pouvait espérer des paysans autre chose que de labourer la terre, pour d’une part faire vivre le village mais aussi les faire vivre, et d’autre part pour éviter aussi que les terres en friches si aimables aux braises ne se transforment en catastrophe écologique, et tout cela vous l’aurez compris, en nettoyant les campagnes des ronces, des friches, en gardant les chemins accessibles….
Alors très franchement je ne sais pas si ça se fait, je crois me souvenir que c’était des hypothèses avancées plus qu’autre chose, mais en tout cas j’ai trouvé qu'il y avait de l’idée qui permettait d’envisager la fonction paysanne autrement.

Bon tout cela est très bien, mais ce que j’ai apprécié découvrir c’est surtout le rapport entre la terre et le paysan. Le rapport entre le paysan et sa manière de voir son métier. Et là-dessus je n’ai qu’un regret c’est que ça n’ait pas été plus développé, car au fond c’était ce que je recherchais. Mais bon ça n’en fait pas un livre mauvais pour autant.

En résumé je vous dirais bien que c’est un livre à lire pour comprendre un peu mieux la question paysanne, mais à part des politiques, des étudiants en géographie je ne vois pas qui ça peut intéresser au fond.

Je remercie cependant les éditions Denoël

Collection : Hors collection Série : Carte de presse
Paru le 15/10/2015

 

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05 décembre 2015

"La sonate de l'anarchiste" de Etienne Guéreau

La sonate de l'anarchiste de Etienne Guéreau

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Résumé :

Avril 1894.
Tandis que les bombes des anarchistes ensanglantent Paris, la réputation d'un jeune pianiste ne cesse de grandir. Fédor, virtuose tourmenté, compose une musique aux pouvoirs extraordinaires. Joie, tristesse, colère : les émotions générées par son instrument se répercutent sur son public et le plongent dans un dangereux état de dépendance.
Lorsque Fédor est accusé de préparer un attentat, il est contraint d'accepter le marché que lui soumet le commissaire Chavreuil. Qui lui a tendu ce piège? Qu'attend-on de lui? Que cache son incroyable don? Troublé par la fougueuse Solange que le destin a placée sur son chemin, Fédor va devoir mettre ses talents au service d'une puissance occulte. Il découvrira qu'une sonate peut parfois provoquer... un massacre.

Mon avis :

La sonate de l’anarchiste n’est pas le livre du siècle, mais il a indéniablement quelque chose qui fait que sa lecture est agréable.

Nous suivons ici Fédor, jeune pianiste pas vraiment exceptionnel à un détail près, avec ses compositions il a la faculté «d’hypnotiser», d’enlever toute faculté de contrôle aux public qui l’écoute. Forcément ce don ne passe pas inaperçu, des personnes vont vouloir s’en servir, du coup voilà notre héros embarqué bien malgré lui dans une histoire de corruption qui sera pas sans danger.

Voilà pour le speech rapide de l’histoire, et justement puisque je parle d’elle, je peux déjà vous dire que cette dernière est bien trouvée et ficelée. Même si par moment elle peut paraître un peu lente, notamment avec les passages qui content les moments musicaux, elle n’en reste pas moins agréable, nouvelle et bien maniée, puisque l’auteur fait avancer l’histoire calmement mais sans temps mort, distribue quelques revirements bien sympathiques, partage quelques scènes qui valent leur pesant d’or (je pense notamment à la scène du salon chez la folle), et mélange savamment l’intrigue de corruption avec le monde musical, où là les idées sont toutes aussi bien trouvées les unes que les autres car elles rajoutent une ambiance mystérieuse à cette histoire en même temps de la servir.

Outre cela, l’autre point agréable du livre, non en fait les deux autres points agréables du livre, sont d’une part, les personnages qui sont communs mais pas trop et difficilement cernables -personnellement j’ai souvent eu des doutes sur leur compte-, et d’autre part le contexte politique, où l’on retrouve la période anarchiste qui secoua l’Europe fin 19ème siècle.
Ce point-là mérite vraiment d’être souligné car il est assez rare dans la littérature, et personnellement je trouve que c’est une bonne période à utiliser pour un roman de ce genre où la situation fait qu’on n’a pas d’autre choix que de marcher dans le chantage, car la période fait que la justice est encore plus pourrie qu’en temps normal.

Bref, malgré les petites lenteurs ce livre est un très bon policier, qui apporte beaucoup, beaucoup de renouveau, et qui surprend pour du vrai. La fin, le déroulement de l’intrigue, vous ne la devinerez jamais.

Merci aux éditions Denoël.

Collection roman français
Date de parution le 01/10/2015
368 pages

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23 novembre 2015

"L'impératrice Cixi : la concubine qui fit entrer la Chine dans la modernité" de Jung Chang

"L'impératrice Cixi : la concubine qui fit entrer la Chine dans la modernité" de Jung Chang

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Résumé :

À l’âge de seize ans, Cixi fut retenue parmi les nombreuses compagnes de l’empereur comme concubine royale. À la mort de celui-ci en 1861, leur fils de cinq ans lui succéda sur le trône. Cixi organisa aussitôt avec la complicité de l’impératrice officielle qui elle n’avait pas d’héritier mâle, un coup d’état qui fit d’elle la véritable souveraine de la Chine.
Sous sa férule, cet antique pays se dota d’à peu près tout ce qui caractérise un état moderne : des industries, des chemins de fer, l’électricité, le télégraphe, sans oublier une armée et une marine équipées à la pointe du progrès. Et ce fut elle qui abolit d’atroces châtiments tels que « la mort des mille coupures » et mit un terme au bandage des pieds.
Elle dut faire face à des crises nationales décisives : la rébellion des Boxers, les guerres contre la France et le Japon, l’invasion de huit puissances alliées, dont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis.
Jung Chang  propulse le  lecteur au cœur du splendide Palais d’Été et du harem de la cité interdite où Cixi vivait entourée d’eunuques. Elle évoque avec un art consommé du récit, qui a contribué au succès planétaire des Cygnes sauvages, un monde révolu avec un luxe de détails fascinants, dignes d’une superproduction cinématographique.

Mon avis :

Je croyais que c’était un roman, ce ne fut pas le cas. Du coup j’avais un peur de rien comprendre à ce livre, car je ne suis pas experte de la Chine. Crainte absurde, car même sans de réelles connaissances sur ce pays ce livre est parfaitement compréhensible et se lit aussi facilement qu’un roman. En effet, il est clair, simple et l’auteur glisse de temps à autre quelques rappels pour rappeler au lecteur qui est le personnage et quel est sa fonction.

Le livre :

Comme l’indique le livre nous allons aborder ici la vie de Cixi. Qui est Cixi ? Au départ une jeune fille dans le gynécée de l’empereur chinois Xianfeng qui un jour va devenir impératrice douairière (avec la femme officielle de feu l’empereur) grâce à la succession de son fils Tongzhi sur le trône de Chine et un coup d’état. Mais vous vous en doutez pour qu’un livre s’attarde sur cette femme ce n’est pas parce qu’elle fut femme et mère d’empereur, pour rentrer dans l’histoire ce n’est généralement pas suffisant.
En fait si ce livre s’attarde sur ce personnage puissant et fort c’est bien parce qu’elle a marqué la Chine de par sa politique.
Et quelle est sa politique ? Une politique d’ouverture sur l’extérieur, d'enrichissement, de modernisation; avènement chemin de fer, renouvellement armée, école,... Quoi qu'il en soit loin de l’idée que suppose cet article sur Herodote.net, même s’il est vrai qu’au début elle se heurtera au conservatisme des chinois.

D’ailleurs, on dit souvent que cette période de modernisation a commencé après la guerre avec les puissances étrangères (guerre des Boxers) qui ont tous cherché à récupérer un morceau de la Chine, d’où la guerre en fait. Cela étant c’est un raccourci où je mets en garde, car la modernisation du pays se fera avant cette guerre et même avant la fameuse « réforme des cent jours » qui devait ouvrir selon des historiens la Chine sur une ouverture de type japonais, et que pour beaucoup Cixi a empêché par le fait qu’elle ait dépossédé de ses pouvoirs l’empereur Guangxu (son neveu qui a succédé à son fils décédé).
En fait elle n’a pas cherché à empêcher les réformes ni à refermer la Chine sur elle-même d’ailleurs. Mais son neveu étant faible de caractère et étant un pantin aux mains de conseillers peu scrupuleux, serait vite devenu un empereur fantoche aux mains des japonais qui avaient des vus sur la Chine, et Cixi ne supportant pas de voir une ingérence japonaise en terre chinoise comme ils l’ont fait en Corée peu avant, a préféré « détrôner » officieusement son neveu l’empereur - qui par ailleurs avez pour projet de l’assassiner – pour sauvegarder la dynastie et la Chine. Il est vrai cependant que les réformes seront plus importantes après cette période de trouble.

Comme vous le voyez avec ce petit aparté et même sans connaître l’histoire chinoise ce livre apporte une autre histoire de la Chine et de cette impératrice. Elle n’est pas cette impératrice hostile voire incompétente que peuvent laisser paraître d’autres sources, au contraire ! Elle a initié la Chine à l’ouverture, elle a envoyé à l’étranger d’innombrables chinois, participé à l’éducation du peuple, favoriser la presse, et n’a pas hésité à offrir des postes clés à des étrangers. D’ailleurs à la fin de sa vie/son règne, elle lancera des réformes pour faire de la Chine une monarchie constitutionnelle, hélas la dynastie ne lui survivra que de 3 ans.

Bon, tout ça c’est très bien, mais ce livre va plus loin encore puisqu’on va aussi découvrir tout ce qui faisait le pays à cette époque : son conservatisme ; ses révoltes ; l'étiquette de la cour chinoise ; certaines de ses coutumes que ça soit les déplacements royaux, les obsèques, les morts ; la mentalité par moment assez superstitieuse, archaïque (cf. combattants guerre des Boxers, ou rumeurs sur les chrétiens) voire extrêmement fidèle aux pays, ou encore le contexte international autour de cette Chine ancienne et à la fois nouvelle. Car oui ! l’histoire de ce livre ne s’arrête pas à la Chine, par exemple l’auteure abordera très vite la question de l’esclavage chinois dans certaines partie du globe.

Bref. C'est vraiment un livre enrichissant pour celui qui ne connaît pas la Chine ou pour celui qui connaît de cette impératrice ce qui est communément admis. Là, il y a fort à parier que la personne reverra du tout au tout ses positions.

En résumé c’est un livre que je conseille car d’une part il est très bien fait et facile d’accès (j’ai oublié de dire qu’il y a même des photos dedans), d’autre part parce qu’il apporte de riches connaissances sur l’Asie, et ensuite parce qu’il est juste très intéressant. C’est vraiment le livre qu’on lit avec plaisir de par la richesse de ses sources, son écriture, son renouveau d'une vision…

Je remercie les éditions JC Lattès.

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18 novembre 2015

Des livres pour Paris

 

« [...] Un peuple qui croit que c’est la croyance en d’un Dieu, et non pas les bonnes lois, qui font les honnêtes gens, ne me paraît guère avancé. » Holbach à Diderot.

 

Je ne pouvais pas ne pas le faire, voici donc des livres pour Paris.

Une idée de je sais pas qui, mais c'est une chaîne que vous pouvez retrouver sur les réseaux sociaux #DesLivresPourParis

 

P18-11-15_19

 

Diderot où le bonheur de penser de J. Attali / Fier d'être français de Max Gallo / Quand Satan raconte la terre au bon Dieu de Mark Twain.


(Un philosophe, un amoureux de la France et un auteur profondément anti-religion.)

A vous !

 

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