Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

08 juin 2016

"La bête du Gévaudan et autres histoires vraies" de Jean-Claude Bourret

La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

la bête du gévaudan

Résumé :

Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Mon Avis :

Au premier abord on pourrait croire que ce livre est un peu farfelu, il n’en est pourtant rien ! Sous des dehors qui paraissent être amusant, il y a bien du mystérieux, de l’étrange, de l’incompréhension qui règne dans ces pages. Et Jean Claude Bourret avec l’art de celui qui sait prendre ses distances et sait chercher, va nous le prouver en mettant plus d’une fois notre raison à l’épreuve.
Bien sûr derrière quelques histoires comme celle des Possédées de Laudun où le Vampire de Montparnasse, le mystère trouve une raison toute rationnelle, mais pour les autres le rationnel est un peu plus dur à trouver, Bête du Gévaudan à part.

Et si je mets cette dernière à part, c’est bien parce qu’on sait qu’une bête meurtrière a existé même si elle a servi de couverture à quelques viols et meurtres. Quelle bête ? Ca on ne saura jamais vraiment, même si l’auteur y apporte une hypothèse. D’ailleurs puisque je parle de cette bête, faut savoir que c’est l’histoire la plus développé du livre. Un peu trop d’ailleurs. En effet l’auteur prend beaucoup de temps à énumérer les attaques, ce qui fait à la longue un peu long, même si elle n’en reste pas moins intéressante.

Pour en revenir aux autres histoires fabuleuses ou presque, elles ont été toutes aussi passionnantes que La bête du Gévaudan, voire même plus car déjà un peu plus courtes mais aussi moins connues, personnellement je ne connaissais pas l’histoire du Petit Trianon ou du Vampire de Montparnasse, et c’était un plaisir du découvrir. Quant à la combustion spontanée je connais comme tout le monde mais là j’ai par contre révisé mon jugement. En effet, j’ai toujours cru fermement que ces combustions étaient des légendes mais là un petit doute s’est insinué en moi, parce que oui c’est quand même étrange et peut-être un peu flippant.

Alors ça c’est pour les histoires, un petit mot rapide sur le reste maintenant. L’écriture est classique, les chapitres sont bien découpés en sous-parties ce qui facilite la lecture, et en plus ils sont aussi accompagnés de petite illustration pour parfaire le tout. Un seul regret j’aurais aimé plus.

En conclusion c’était une lecture fort sympathique et mystérieuse. Je recommande.

 

Merci aux éditions l'Archipel.


26 mai 2016

"Sombreterre tome 1 : Le clan perdu" de Cassandra O'Donnell

Sombreterre tome 1 : Le clan perdu de Cassandra O'Donnell

Source: Externe

Résumé :

Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?

Mon avis :

Nous suivons dans ce ivre la vie de Victor, jeune adolescent élevé dans une famille d’accueil et qui passe pour être un peu étrange et fou car ce jeune homme est le seul à voir des choses étranges. Il a donc très peu d’ami, en fait il n’en a qu’un seul : Lucas. Ensemble il mène la vie de tout jeune ado jusqu’au jour où Alina jeune fille mystérieuse fait son entrée dans la même classe que nos deux amis. De là vous vous en doutez va suivre un tas d’aventure qui en annonce encore une plus grande.

Bien qu’assez simple avec une intrigue pas vraiment recherchée, même plutôt classique je dois dire, que j’ai néanmoins apprécié ce bouquin. Il y a de l’humour, de l’action, du mystère, des personnages très agréables, bref, tout ce qui est nécessaire pour faire une bonne série fantaisie qu’on a envie de suivre.
Alors certes bien que classique dans le genre et très rapide, ce livre à première vue ne rajoute pas grand-chose au genre et ne le marquera probablement pas, mais mine de rien, l’auteure a su rendre son univers intéressant par des alliances qui étonnent, des faits limites flippants (je vous avouerai que j’en ai même fait un cauchemar), des monstres nouveaux même s'ils en rappellent d'autres, des mystères élucidés (connaissez-vous l'histoire de la chaussette qui disparaît ?), des tensions entre les principaux personnages. Bref. Y’a quand même des choses qui font qu’on n’a pas vraiment l’impression de lire du déjà vu même si ça fait écho à de lointain souvenir lecture, en tout cas pour moi qui n’en lis pas vraiment c’est l’impression que j’ai.

En conclusion je dirai que c’est un livre à recommander pour tous enfants dès 9-10 ans. Y’a tout ce qui faut pour éveiller leur intérêt, faire marcher leur imaginaire, et donner le goût à la lecture et à l’aventure.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse.

 

19 mai 2016

"Charmer, s'égarer et mourir" de Christine Orban

Charmer, s'égarer et mourir de Christine Orban

marie antoinette orban

Résumé :

« C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendue. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes. »  Christine Orban

Mon avis :

Charmer, s’égarer et mourir, se présente comme un roman plus psychologique qu’historique sur Marie-Antoinette. Avec force d’image, de répétition, d’insistance, Christine Orban va nous dévoiler dans ces pages une Marie-Antoinette, frivole, qui souffre, qui se perd, qui se révolte mais qui restera en fin de compte une victime. Victime de sa condition, victime de sa mère, victime d’une étiquette trop rigide et indiscrète dans une prison dorée, victime de la Révolution.
Par ces effets de style Christine Orban réussit plutôt bien son pari, qui est de nous faire ressentir Marie-Antoinette comme elle a ressenti. En effet jamais Marie-Antoinette n’a paru aussi bien racontée et aussi bien comprise.

Pour autant je n’irai pas dire que ce livre fut sans défaut, pour ma part j’en ai trouvé deux. Premièrement les répétitions, assurément Christine Orban insiste beaucoup trop sur l’état d’esprit et le réveil à la vie de Marie-Antoinette, et deuxièmement la psychanalyse. Comme vous le savez, ou pas, je méprise profondément cette pseudo science qui a envoyé une partie de l’humanité dans le mensonge par son délire, par conséquent c’est tout naturellement que les rapprochements psychanalytiques de l’auteure m’ont plus d'une fois exaspérée, d’une part parce que je les trouve franchement douteux (ch l'histoire du chien) et d’autre part parce qu’ils ont servi à surenchérir le côté tragique de l’histoire. Et cela, plus les répétitions, plus les images, plus l’écriture parfois un brin poétique, je vous assure que ça faisait un peu trop.
Mais pourtant, malgré cela, j’ai quand même savouré cette lecture qui d’un point de vue historique est tout à fait appréciable, mais aussi pour ce portrait intime de la reine. En effet même si je n’ai pas marché dans certains raisonnements douteux de l’auteure, supporté difficilement la surenchère de pathos, j’ai malgré tout ressenti une grande proximité avec cette reine. J’avais vraiment l’impression de vivre les évènements avec elle, et je n’ai pu m’empêcher de ressentir de l’injustice et de la peine pour cette femme courageuse. D'un courage a couper le souffle.

En fin de compte et vu comme ça on comprend pourquoi Marie-Antoinette fascine, et il n'est pas exagéré de dire qu'elle a probablement été jugée trop sévèrement.

Je remercie les éditions Albin Michel et Gilles Paris.

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16 mai 2016

"Gengis Khan : le conquérant" de José Frèches

Gengis Khan : le conquérant de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

ès les années d’apprentissage, le temps de la conquête pour l’homme qui voulait vivre tous ses rêves.

En 1206, Temüdjin devient Gengis Khan, Souverain Universel et chef des Mongols. Éduqué, charismatique, autoritaire, il a l’art de rallier les peuples, y compris ceux qui lui sont hostiles. Il rassemble alors des milliers d’hommes autour d’un seul projet : bâtir le plus vaste empire qui ait jamais existé !

De la Chine du Nord aux frontières de l’Europe, ses armées conquièrent les plus grandes villes d’Asie centrale. Celui qui n’était qu’un nomade devient le plus grand conquérant de l’histoire.

En racontant cette incroyable épopée, José Frèches révèle les multiples facettes de Gengis Khan : guerrier implacable, cavalier hors pair, mais aussi séducteur et éminent stratège.

Romancier, ancien conservateur du musée Guimet, José Frèches est lun des plus grands spécialistes de la Chine ancienne. Ses œuvres, comme Le Disque de jade ou encore L’Impératrice de la soie, sont devenues des best-sellers.

Mon avis :

Suite et fin de la vie de Gengis Khan. Nous l’avons quitté empereur balbutiant nous le retrouvons empereur tyrannique qui a su rassembler – pas forcément de la manière douce – sous une même bannière différents peuples.

Ici plus que dans le premier tome nous retrouvons cet homme stratège qui ne manque pas d’idée pour contrôler toujours plus de territoire. Nous retrouvons en plus de ces traits déjà connus la naissance d’un tyran, mégalomane, ne supportant pas la critique ou le manque de respect et qui n’en a jamais assez. Que ça soit pour les femmes où les pays à contrôler.

Cela étant si dans le premier tome j’avais douté du caractère de Gengis Khan, notamment avec les femmes, je dois avouer que dans ce deuxième tome ce personnage ressemble plus à l’idée que je me faisais de lui. Un homme avec plusieurs femmes, un sanguinaire, un Attila semant le massacre et la désolation sur son passage. Bon, tout cela ne change rien au fait qu’il fut un génie de la guerre et de politique mais la cruauté ressort ici davantage. Cela étant même si on s’y attend rien de tout ça ne blase. En effet, même si dans ce tome il rejoint l’image qu’on peut avoir de lui, ça reste de la découverte du début à la fin malgré tout.
Effectivement ici José Frèches a vraiment parlé plus en profondeur de l’homme et de ces plans guerriers ; et y’en a un notamment qui m’a étonnée par les résultats comme par les moyens dépenser pour le mettre en œuvre : le plan du barrage. Là je dois dire que je ne me serais jamais attendu à une telle chose venant d’un nomade. Pourquoi exactement ? je ne sais pas, mais voilà ce fut une sacrée surprise. Et pas la seule du livre.

Par contre comme pour le premier livre, même problème niveau écriture, ça manque de panache. Certains passages sont un peu longs et personnellement les références fréquentes au sexe m’ont dérangé – mais là c’est probablement parce que je ne suis pas fini. Mais outre cela, ce fut un plaisir de découvrir la suite et fin de l’histoire de cet homme, et d’approcher toujours plus les us et coutumes.

En résumé c’était une duologie dans l’ensemble agréable à lire pour découvrir la vie de cet homme qui fonda un empire extrêmement vaste.

Merci à XO éditions.

 

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14 mai 2016

Bilan livresque mars - avril 2016

Bilan mars - avril 2016

 

Coucou à tous !

 

C'est l'heure du bilan, un bilan à la bourre mais un bilan quand même !

 

nunu

- Tu as décrété de me faire chier à chaque fois que j'ouvre la bouche ?

concon nuage7

nuage pelle

 

 

- Paix à ton âme de chieuse.

 

Ca réglé je pense qu'on peut continuer.

Alors vous vous en doutez je n'ai pas beaucoup lu, entre mes cours et surtout mon déménagement imprévu et malheureux (j'étais bien là où j'étais), je n'ai pas eu trop la tête à lire ni le temps surtout. Plus de 1600 livres à déménager seule je vous garantis que vous les sentez les salauds. Cela étant j'ai lu un petit peu et plutôt des bonnes lectures, je vous propose donc un petit résumé pour voir tout cela. 

Livres lus :

1 Les zazous de Gérard de Cortanze (un bon livre pour découvrir ce phénomène sous l'occupation)

2 La nuit appartient au tigre de Michel Honaker (Superbe bouquin avec beaucoup de chose à ressortir.)

3 La foule de Driss Charaïbi (Je n'ai pas aimé)

4 Moi Charlemagne, empereur chrétien de Max Gallo (Sympathique même si trop court pour une "bio" de Charlemagne.)

5 L'amie prodigieuse tome 1 de Elena Ferante (Bonne lecture même si...)

6 Un regard en arrière de E. Bellamy (Pas aimé, un horrible programme politique !)

7 Le monde sensible de Nathalie Gendrot (Ecriture sympa mais histoire pas très originale.)

8 Femmes d'exception, femmes d'influence... de Catherine Authier (Vraiment, vraiment super à lire.)

 

Livres achetés :

J'en ai acheté aucun ! Oui tu ne rêves pas, j'en ai acheté aucun ! *fière de moi^^*

Par contre j'ai reçu (je pense grâce à la chaîne du livre) Le chardonneret de Donna Tartt.Un big pavé !!!

Bon y eu des SP, mais je ne les mets pas ici (voir album FB pour les voir).

 

S7302006

 

Voilà pour le tour d'horizon de ces deux mois.

 

Bonne lecture à tous et plein de bonne chose.

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10 mai 2016

"Le petit bonhomme de pain d'épice" de Anne Royer

Le petit bonhomme de pain d'épice de Anne Royer

Source: Externe

Résumé :

Dans une petite maison vit une vieille dame. Un jour, elle cuisine un bonhomme de pain d épice, qui, lorsqu 'elle ouvre son four, devient vivant et s' enfuit. Vont ainsi se lancer à sa poursuite la vieille dame, son mari, un chat, un cheval, deux enfants, une vache. Heureusement, un renard vient en aide au petit bonhomme de pain d' épice. Mais le renard n' aurait-il pas autre chose en tête ?

Mon avis :

Mamie fait un gâteau et il reste un peu de pâte. Pour finir sa pâte, voilà qu'elle confectionne un p'tit biscuit de pain d'épice qui va mystérieusement prendre vie.
Le voilà qui part de la maison et fuit à travers la campagne afin d'échapper à quelques estomacs gourmands.
Plus il court, plus la liste des poursuivants s'allonge ; et plus on défile dans ces pages colorées et toutes mignonnes de dessin, même s'il est regrettable d'avoir cette sensation de tourner en rond avec les dialogues.
Mais hélas. Hélas pour notre p'tit bonhomme, après une course poursuite intense un rusé renard aura raison de lui...
Cessant ainsi pour les enfants qui savent écouter et regarder l'histoire et la plongée dans ce monde merveilleusement dessiné et inventif.


Merci à Babelio et aux éditions Lito.

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04 mai 2016

"La nuit appartient au tigre" de Michel Honaker

La nuit appartient au tigre de Michel Honaker

Source: Externe

Résumé :

Ancien des forces spéciales, Derek Ardo cherche à fuir son lourd passé. Reconverti dans l’humanitaire, il est engagé par une fondation pour prendre la tête d’une médiathèque dans un quartier neuf d’Aramsha, en Inde. Hormis Aparajita, une petite fille au caractère bien trempé, et Trishna, une jeune femme bannie par sa famille pour avoir fui un mariage forcé, les visiteurs sont rares, et sa vie s’annoncerait des plus tranquilles s’il n’y avait la présence d’un tigre mangeur d’hommes, dont les victimes se multiplient. Un climat de méfiance et de peur s’installe en ville, et Derek engage alors une guerre personnelle contre le fauve.
Dans un univers à mi-chemin entre Le Livre de la jungle et L’Histoire de Pi, Michel Honaker soulève des questions intemporelles telles que la relation de l'homme à la nature, sa volonté de contrôle et de domination, ou encore le poids des traditions. Tout à la fois roman d’aventures, d'initiation et fable écologique contemporaine, La nuit appartient au tigre est un roman court, dense et inoubliable.

Mon avis :

Ce livre c’est l’histoire d’un conte, d’un conte qui finit mal, enfin… qui finira mal. Plus loin. Plus tard.

Ce livre c’est l’histoire des hommes aux prises avec un tigre légendaire et tueur, qui veut se venger en laissant éclater sa part d’homme.

Ce livre c’est l’histoire d’une nature dévastée, d’un habitat violé, d’un tigre qui ne pardonne pas cette soif d’argent.

Ce livre c’est aussi l’histoire d’un homme qui croit en la culture et d’une femme rejetée. D’une panoplie de personnage attachant, mystérieux, entier, voire détestable.

C’est aussi un livre qui effleure la hiérarchie indienne, qui montre ces sociétés où chacun est à sa place et où personne ne pourra en bouger parce que la naissance en a décidé ainsi.

Ce livre c’est une histoire racontée simplement mais avec beaucoup de passion. Une écriture fluide, une histoire ni trop courte ni trop longue. Une histoire parfaite, avec plus d’une leçon qui nous rappellera l’impermanence de notre condition, qui critiquera la soif d’argent démesurée, les arrangements entre puissant, la destruction d’une nature originelle qui nous apportera que du malheur.

Ce livre est une histoire magnifique à lire, relire et à méditer. Un coup de coeur pour ma part. Pour l'histoire comme pour la couverture.

Petit passage comme ça en passant : "[...] Réaliste. La réalité, c'est ce qui manque le plus dans notre monde. Voir les choses et les nommer. Pas faire semblant qu'elles ne se sont pas produites. Pas faire comme si elles n'existaient pas."

Merci aux éditions Denoël

Editions Denoël collection Y
Sortie le 17 mars 2016

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02 mai 2016

"Zazous" de Gérard de Cortanze "Voila l'Zazou, voila l'Zazou"

Zazous de Gérard de Cortanze

Source: Externe

Résumé :

On n’est pas sérieux quand on a quinze ans – même en pleine Occupation. Chaque jour, au café Eva, une bande de zazous se retrouve pour écouter du jazz. Josette, Pierre et Jean sont lycéens, Sarah est coiffeuse, Charlie trompettiste, Marie danseuse, Lucienne apprentie mannequin. Dans un Paris morose, ils appliquent à la lettre les mots d’ordre zazous : danser le swing, boire de la bière à la grenadine, lire des livres interdits, chausser en toutes circonstances des lunettes de soleil et enfiler de longues vestes à carreaux.
À mesure que les Allemands montrent leur vrai visage, ces jeunes gens qui ne portent pas encore le nom d’adolescents couvrent les murs de Paris du « V » de la victoire, sèment la panique dans les salles de cinéma et les théâtres, déposent une gerbe le 11 novembre sous l’Arc de Triomphe, arborent, par solidarité et provocation, l’étoile jaune. Traqués par les nazis, pourchassés par les collaborateurs, rejetés par la Résistance, les zazous ne veulent pas tant « changer la vie » qu’empêcher qu’on ne leur confisque leur jeunesse.
 
Dans cet ample roman aux accents de comédie musicale, Gérard de Cortanze nous plonge au cœur d’un véritable fait de société trop souvent ignoré, dans le quotidien d’un Paris en guerre comme on ne l’avait encore jamais vu, et nous fait découvrir la bande-son virevoltante qui, de Trenet à Django Reinhardt, sauva une génération de la peur.

Mon avis :

On connait tous l’expression « faire le zazou », mais au final on est très peu à connaître l’histoire de ces zazous, et plus particulièrement sous l’occupation allemande à Paris.
Mais voilà un vide que Gérard de Cortanze s’apprête à combler avec un sens du détail et de l’Histoire époustouflant. D’ailleurs je ne sais même pas pourquoi je dis cela, vu que les deux ne vont pas l’un sans l’autre. En effet par le détail du Paris occupé, en nous racontant la presse, les arrestations, les fusillades, les décrets anti-zazous, les actions zazous, les lois antisémites, le lien trouble entre musulmans et nazi (d’ailleurs j’ai découvert ici la branche SS musulmanes), l’épuration d’après-guerre, etc., l’auteur nous raconte l’Histoire avec un grand H ; nous plongeant ainsi réellement dans le quotidien difficile du Paris occupé et donc de nos personnages.

Qui eux sont certes imaginaires, mais comme ils sont placés dans un monde réaliste et décrivant une jeunesse réelle, on pourrait les croire réels. Surtout que l’auteur ne les épargne pas dans le malheur, puisque chacun à leur manière nos personnages vont subir cette guerre.

Et puisque je parle des personnages… c’est le moment de faire un point sur eux.

Porter par une plume simple mais prenante, nous allons donc suivre ici tout un groupe de jeune adolescent, qui aime le swing, le style anglais, et affiche à l’égard de la guerre un « j’m’en foutiste » patent, avec cette ritournelle en fond sonore qui dit « que la jeunesse ne doit pas mourir à cause de la guerre ». Pourtant malgré leur refus des grandes actions de résistance, leur refus de s’engager réellement et de juste se « contenter » de quelques petites actions marquantes, comme le port d’une étoile jaune détournée, de déranger les séances de cinéma, etc., nos héros vont devoir s’engager plus qu’ils ne le voudraient. Pour les amis, pour eux, pour leur pays, ils devront cacher des vérités et parfois frôler la collaboration par intérêt ou par amour.

Tout ceci aura forcément des répercutions sur leurs liens, parfois la tension montera entre les personnages, mais ça n’ira jamais vraiment plus loin que quelques brouilles car l’amitié est plus fort que tout. Et c’est là un peu le bug du livre, ça fait franchement pas très convaincant de ne pas voir les liens cassés davantage, alors qu’à côté le livre ne manque pas de réalisme. Franchement, est-ce qu’une amitié peut survivre à une guerre et dans ce contexte à des comportements opposés aux autres, opposés à nos engagements ? Personnellement j’ai des doutes…
Bon tout cela n’est finalement que détail, car la fin de Josette rattrape cela. En effet, par ce personnage l’auteur nous présente vraiment ces humains en morceaux qui ne savent plus comment vivre après une guerre qui bouleversa l’Histoire et leur vie.

En conclusion c’était une lecture historique agréable et enrichissante que je recommande vivement malgré quelques longueurs.

 

Merci aux éditions Albin Michel. (Et Gilles Paris)

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26 avril 2016

"La foule" de Driss Charaïbi

La foule de Driss Chraïbi

la foule driss

Résumé :

Première parution en 1960

Préface d'Eric Fottorino

Toute ressemblance avec des personnes et des faits réels ne saurait être que fortuite…

Octave Mathurin, brave fils d’officier de réserve, malheureux professeur d’histoire sans ambition et sans autorité, n’arrive à calmer ses élèves qu’en leur racontant des histoires drôles. Un beau jour, une éminence grise voit en lui le chef idéal du pays : un benêt certes, mais sympathique, et la Foule justement, ne réclame rien d’autre. Le voilà donc propulsé à la tête de l’État. Son premier acte pour affirmer sa virilité et son pouvoir : boire six canettes de bière. Sa préoccupation principale : ne surtout pas être dérangé lorsque sa femme fait la cuisine.
À travers sa lecture de La Foule, Éric Fottorino, figure incontournable de la scène journalistique et littéraire, nous invite à redécouvrir l'œuvre de Driss Chraïbi, son humour féroce et sa grande liberté de ton.

Mon avis :

En toute franchise je n'ai pas fini ce livre, comme je suis péniblement arrivée jusqu'à la fin de la première partie, je n'ai pas eu le goût de me lancer dans la seconde, ayant trop peur de retrouver tout ce que je n'ai pas aimé dans la première. A savoir, le délire et le foutoir. Sincèrement ce livre ne m'a pas laissé d'autre impression à part être du grand n'importe quoi, du moins dans ce que j'ai lu.
En effet on a des personnages bizarres, qui ne sont quasiment pas introduit, et on se demande tout le long de la première partie à quoi ils peuvent bien servir, et en quoi les situations où l'auteur les met servent l'histoire.

Alors peut-être qu'on a la réponse dans la seconde moitié, mais comme je vous l'ai dit je ne suis pas allée jusqu'au bout car il me faut un peu plus que des situations - à première vu sans queue ni tête - pour me faire aller au bout d'un bouquin.
Oui, j'aime savoir où je vais et je n'aime pas forcément les livres qui prennent leur sens à la fin ou longtemps après le début.

Bref. Je n'ai pas fini le livre, je n'ai rien compris à ce que j'ai lu car je n'ai pas adhéré à l'histoire, mais au final je suis déçue d'être déçue car le résumé promettait beaucoup, une critique acerbe des politiques comme des populations. Quoi qu'il en soit c'est un rendez-vous manqué mais pas le dernier car j'ai découvert un auteur qui j'ai envie de découvrir.

Merci aux éditions Denoël.

155 pages
Collection : Empreinte Denoël
Paru le 17/03/2016 1er parution 1960

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14 avril 2016

"Moi, Charlemagne, empereur chrétien" de Max Gallo

Moi, Charlemagne, empereur chrétien de Max Gallo

 charlemagne

Résumé :

« Dieu a voulu que je sois celui qui décide. J’étais l’empereur, romain et chrétien. »

Au moment de remettre son âme entre les mains du seigneur, Charlemagne n’éprouve ni peur, ni doute, ni anxiété. Tout au long de ses quarante-six années de règne, le roi des Francs, couronné empereur à Rome le 25 décembre 800, a été le fervent défenseur de la Sainte Église. Il a converti à la foi tous les peuples qu’il a vaincus.

C’est avec soin qu’il prépare sa comparution devant Dieu, confiant les principaux actes de sa vie à un jeune et talentueux lettré, Éginhard.

À travers ce dialogue, Max Gallo révèle l’extraordinaire caractère, fait d’autorité et d’intelligence délicate, de celui qui construira à la fois l’Empire chrétien et les fondements de l’Europe. Il dresse le portrait d’un conquérant implacable mais aussi d’un fin réformateur, amoureux des arts, des lettres et des femmes, qui deviendra, pour tous les français, une figure incontournable de leur histoire.

Un récit saisissant qui plonge aux racines mêmes de la civilisation chrétienne.

Mon avis:

Le ton employé dans ce livre diffère des livres biographiques que j’ai pu lire de cet auteur précédemment. En confiant à Charlemagne le rôle de raconter l’histoire, Max Gallo se pose pour une fois en véritable conteur de l’histoire. Donnant ainsi un côté intime que les autres livres n’avaient pas particulièrement, et qui a eu pour effet immédiat de me plonger directement dans la vie de cet homme quand bien même cette histoire ne me fut pas inconnue. En effet j’ai déjà lu un livre sur Charlemagne de feu Jean Favier, en plus d’avoir vu quelques émissions sur le net de cet empereur ; de ce fait je n’ai pas découvert grand-chose sur ce dernier. D’ailleurs je ne rejoins pas forcément l’auteur sur le point de vue de Carloman et j’ai trouvé qu’il manquait certains éclaircissements.

Cependant malgré cela j’ai quand même apprécié grandement ce livre, déjà pour l’écriture - comme je le disais pour le côté intime qui nous plonge dans le cœur de cet homme - mais aussi pour le personnage. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais déjà lors de ma lecture du Charlemagne de l'historien Jean Favier j’avais ressenti une grande sympathie pour l’homme, ben ce livre n’a fait que confirmer mon impression première.
Alors je ne doute pas que le portrait est plus que flatteur sous la plume de Max Gallo, mais toutefois j’ai retrouvé ce Charlemagne simple, aimable, droit, ferme, qui a une soif d’apprendre et de bien faire. Un Charlemagne qui me semble des plus agréables, quand bien même il fut roi guerrier.

Outre cela, j’ai aussi apprécié deux autres points dans ce livre, premièrement l’épilogue qui va montrer le germe de la naissance de quelques pays et la suite des Carolingiens, et deuxièmement cet amour de l’auteur pour l’histoire et son envie de la faire connaître et de la sauver, ce qui passe entre autre par le sauvetage de notre civilisation européenne.
Cette mise en garde – ici à la toute fin du livre-, les rappels du passé pour faire référence à l’époque actuelle, sont des idées qui reviennent souvent chez Max Gallo, par exemple dans La chute de l’Empire Romain c’était très présent, mais parce que j’aime l’histoire de France et du monde et parce que comme lui je regrette qu’au nom de la mondialisation et d’autres idées on la bafoue, j’apprécie de voir que derrière ses livres il y a cet idéal, même si ses portraits manquent d’objectivité.

En conclusion, c’était un livre fort sympathique à lire, qui ne manque pas d’émotion, mais parce que trop court pour une vie de Charlemagne je n’en fais pas un coup de cœur. Mais si vous voulez décanter le personnage c’est un bon début, allez-y.

 

Merci à XO éditions.

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