Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

31 janvier 2017

"Béziers 1209" de Jean d'Aillon

Les aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour : Béziers 1209 de Jean d'Aillon

S7302166

 Résumé :

1208 : Après avoir perdu son épouse Sanceline, Guilhem d'Ussel est devenu prévôt de l'Hôtel de Philippe Auguste. Le roi le charge de découvrir les meurtriers d'une prostituée égorgée dans l'église Saint-Gervais. Sur leurs traces, Guilhem tombera dans un infâme traquenard.

Qui tente ainsi de l'éloigner de Philippe Auguste alors que le Saint-Père Innocent III exerce une pression de plus en plus forte sur le royaume
de France afin que ses barons se rassemblent dans une croisade contre les hérétiques albigeois ?

Un an plus tard, emprisonné, affaibli, Guilhem parviendra-t-il à identifier ses ennemis et à préserver Lamaguère. Enfermé dans Béziers assiégé par les croisés, peut-il encore sauver Amicie de Villemur ?

Mon avis :

Pour une première approche ce n’est pas vraiment une réussite. Je ressors de cette lecture très mitigé et j’avoue que j’ai bâclé la fin. En effet j’ai trouvé des passages très intéressants, en fait le livre entier était sûrement intéressant, mais y avait beaucoup trop de personnage ! Je me suis noyée dedans et ceci malgré le récapitulatif de ces derniers au début du livre. Du coup forcément je suis quasiment passée à côté du livre. J’ai bien compris qu’il y avait une histoire de croisade contre les cathares et que le meurtre d’une fille de rien sur lequel Guilhem d’Ussel enquête été liée à cette croisade, mais je me suis perdue quand même, même en comprenant l'histoire... Je n'ai rien pu faire, j'ai regardé le livre s'éloigner au loin sur le rivage de l'incompréhension.

Dommage, car sincèrement l’auteur sait raconter l’histoire, nous plonger dans l’époque, faire ressortir l’ambiance tendue quand il y a des évènements, faire partager les états d’âme de ses personnages... bref, il sait représenter un tas de chose mais tout cela n’a pas suffi pour faire face à la vague de personnage. C’était trop complexe à suivre, en tout cas pour moi.
D’ailleurs il est possible que ça vienne juste de moi ce problème, car peut-être que je n’étais pas forcément dans la bonne période pour lire ce bouquin - j’étais en plein dans mes partiels d’histoire -, mais quoi qu’il en soit ça n’a pas marché et j’espère que ça marchera avec les autres livres de Jean d’Aillon qui sont dans ma PAL. Parce que oui j’en ai d’autres ^^

Cela étant c’est un livre que je peux conseiller sans problème car si on est un peu attentif à tous les personnages et qu’on élimine les moins importants (ce que je n’ai pas fait) c’est un livre qui se lit très bien et qui promet beaucoup d’évènement, de plaisir mais aussi un excellent bon dans le temps avec le décor et la mentalité ; et tout ça avec, certes de l'imagination, mais aussi une touche d'érudition pas désagréable du tout.
D'ailleurs une chose que le livre a bien mis en avant c'est le rapport entre l'église, l'état royal, les comtes... L'auteur met bien en avant les tensions et les pressions que ces pouvoirs exerçaient les uns sur les autres via ici surtout la fameuse croisade. Bien sûr elle ne s'explique pas juste à cause de l'église, ni à cause des ambitions personnelles que l'on retrouvent dans le livre, il y avait aussi des raisons politiques (pas spécialement présente dans le livre mais ce n'est pas plus mal), mais quoi qu'il en soit par cette histoire l'auteur éclaire tous ces rapports entre souverains, avec les féodaux... en plus d'aborder la question hérétique cathare. Ce qui fait qu'au final c'est un bon tableau d'époque.

Bref. Même si je n'ai pas spécialement accroché je conseille néanmoins ce livre car il est intéressant et je pense vraiment qu'il se lit très bien si on est bien dedans. Et je confirmerai cela ou pas à ma prochaine lecture de cet auteur. ;)

Merci aux éditions Flammarion.


20 octobre 2016

"La concubine du vatican" de Kate Quinn

 La concubine du Vatican de Kate Quinn

Source: Externe

Résumé :

La famille Borgia est à nouveau réunie et cela ne présage rien de bon.
De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d'une petite fille, doit faire faceaux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinièrenet confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : le couvent dont elle s'est enfuie pourrait bientôt la retrouver et elle n'est plus en sécurité.
Son garde du corps Leonello est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui, étrangement, secoue de nouveau la ville depuis le retour des Borgia. Anna était sa seule amie et il refuse de laisser son crime impuni sous prétexte qu'elle était une simple servante.
L'étau se resserre autour de nos trois héros qui ne peuvent compter que les uns sur les autres.

Mon avis :

La concubine du Vatican, qui est la suite de Le serpent et la perle, parle comme dans le premier tome des amours du pape Borgia Alexandre VI avec la belle Julia Farnèse et des intrigues politiques de ce Pape peu orthodoxe.
Nous retrouvons donc ici tous les personnages qui ont marqué le lecteur dans le premier tome, à savoir ; Leonello, Carmelina, la famille Borgia, Julia, etc., mais à la différence du début et même si les personnages sont identiques, l’intrigue va se révéler plus sombre, plus terrible, moins idyllique et de ce fait plus passionnante.
Hé oui ! Autant j’ai trouvé le premier tome (que j’ai lu y a peu pour mieux comprendre celui-là) assez longuet, surtout vers la fin, pas assez riche en évènement, autant là j’ai trouvé qu’on avait l’inverse. En effet ça n'arrête pas un moment, et je pense sincèrement que l'auteure a dû faire exploser sa cafetière vu qu'avec ce livre, on va de surprise en surprise. D
’une part grâce à la personnalité des Borgia, qui au faîte de leur puissance ne respectent plus rien et plus personne, - bon c’était déjà le cas avant mais là c’est encore un stade au-dessus -, et d’autre part à cause de toutes ces intrigues, toutes ces situations, qui ont été pour certaines abordées dans le premier tome mais qui ont été aussi rajoutées, et qui vont venir ternir le beau et brillant tableau que pouvait avoir cette histoire d’amour, cette vie de château... En effet, ici se mélange - et c'est ce qui manquait dans Le serpent et la perle - action, intrigue, cassure, trahison, déception... à un rythme effréné, à tel point qu'on se demande jusqu'à où l'auteure va aller tellement ça paraît sans limite.

Bon. Cela est une chose, mais ce n'est pas tout ! L’autre point intéressant à suivre du récit fut l’évolution des personnages. Dans le premier tome ils n'évoluaient pas tant que ça et paraissent pour certains assez falots comme par exemple Julia Farnèse que je trouvais sans caractère. Ben ici, BOUM, c'est tout l'inverse encore une fois. Julia que je supportais à grande peine dans le tome 1 va ici s'affirmer face à son Pape et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne manque pas de caractère...
Mais cependant dans toute la galerie des personnages, le plus intéressant à suivre est Leonello, pour moi c'est le personnage le mieux écrit les deux tomes confondus. En effet, ce petit bonhomme a été traité de manière déroutante, de personnalité agréable, il va devenir froid comme la glace, on ne le reconnaît pas. Au début un peu sarcastique mais pas méchant malgré son idée de vengeance, on va le découvrir dans La concubine du Vatican, froid, sadique, meurtrier - ce qui va pour un temps le rendre antipathique et flippant -, avant de le voir finalement amoureux ! Cherchez pas y a aucune logique. Toutefois ces changements ne sont pas là juste pour le décor, ils vont nous éclairer sur sa personnalité, ses sentiments, et je n'ai trouvé aucun autre personnage si bien traité, même si les autres ne sont pas que du décor et pas sans intérêt.
En effet, ceux-ci sont eux aussi rattrapés par leur passé, par leur sentiment, et de ce fait - et comme ils sont forcés d’agir en conséquent - on va les découvrir sous un jour nouveau, donnant ainsi plus de souffle à une histoire qui n'en manque pourtant pas.

Bref. J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui mélange histoire et fiction mais qui est plus sombre, plus bougeante que le premier tome, plus prenante aussi, avec des personnages qui évoluent en bien ou en mal et des intrigues intrigantes. Personnellement, c'est une auteure que je n'avais jamais lu avant cette duologie et je ne regrette pas le moins du monde d'avoir tenté, car j'ai eu ce que je voulais ; du rêve, du plaisir, du stress, de l'action et une fin satisfaisante ! Bref. J'ai vraiment passé un bon moment avec cette série mais plus particulièrement avec le deuxième tome.

Merci aux éditions Presses de la cité.

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23 juin 2016

"Reine de Palmyre" de A.B. Daniel

Reine de Palmyre de A.B. Daniel

reine de palmyre

Résumé :

Avec la reine Zénobie, A.B. Daniel ressuscite les jours somptueux de Palmyre, perle de Syrie aujourd’hui menacée.

La nuit où Zénobie vient au monde, au IIIe siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.

Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.
L’histoire d’une lutte passionnée et splendide.

Sous le nom d’A.B. Daniel, le romancier Jean-Daniel Baltassat, avec Bertrand Houette son complice chargé des recherches historiques, nous offre un grand roman de passion et d’aventures fondé sur des éléments historiques très fouillés. Leur précédent défi romanesque INCA (XO Editions) a été un immense succès mondial, plus de 500 000 exemplaires vendus en France et une parution en 25 langues.

Mon avis :

Il y a des rappels parfois tristes, Palmyre fait partie de ceux-là. Pas inconnue mais lointaine par rapport à Rome, Palmyre un peu ignorée fut pourtant une cité antique resplendissante par ses paysages, sa richesse, son histoire, ses contes et ses légendes, dont Zénobie fait partie. Mi-réelle mi-légendaire, l’auteur va nous faire partager sa vie, mille fois écrite et inventée, où Zénobie trouvera ici une vie à la hauteur de sa naissance. Une vie de combat, de drame, de déception et d’attente, pour cette femme tantôt fille, tantôt guerrière, tantôt mère ou reine. Une vie qui se suit avec passion, quand bien même elle rajoute des contes à la légende.

Mais tout n’est pas que Zénobie, en face nous suivons la vie de celui par qui viendra sa chute, Aurélien bientôt empereur mais pour l’heure simplement au service de Rome. Aurélien grand vainqueur des barbares, homme plus sensé que d’autre, mais qui n’est pourtant pas toujours bien entouré. En effet en suivant son histoire c’est aussi les assassinats romains, les embrouilles politiques que l’on suit ; et même si l’auteur prend des libertés avec sa vie et notamment avec sa mort, il faut dire qu’elle rajoute vraiment quelque chose d’intense à l’histoire en mettant en cause le christianisme qui est abordé tout au long du livre soit dit en passant.

Histoire chrétienne que l’auteur aborde plus particulièrement  avec l’homme devenu Simon et qui connaît Zénobie depuis toujours. Homme plutôt désagréable, tout comme son courant religieux et ses actions d’ailleurs, mais il faut pourtant bien dire que sans lui l’histoire n’aurait pas été la même, vu qu’il sera ici en partie responsable de la chute de Zénobie, alors qu’elle, jamais elle ne l’aurait trahi… Et c’est d’ailleurs à la fin que j’ai trouvé Simon extrêmement insupportable, comment ose-t-il lui faire le discours qu’il lui tient alors qu’elle n’en demandait pas autant ?!!! Pour qui il se prend ?!!! Vraiment si au début je pouvais avoir une vague sympathie pour cet homme, après j’aurai voulu le voir mort.

Bon, là je parle des principaux personnages mais les personnages secondaires sont tout aussi bien écrits que les premiers. Ils ont tous leur personnalité propre qui fait qu’on les apprécie ou pas. Une personnalité qui donne par moment de beau passage secondaire, et le tout servi par une plume fluide et sans manière.

Autre petit plus, les quelques photos qui accompagnent ce livre et qui permettent de voir Palmyre hier et aujourd’hui. Mais malgré la fureur de quelques débiles bêtes à manger du foin, Palmyre restera Palmyre la resplendissante.

En conclusion et malgré l’épaisseur, c’était une lecture prenante, chargée d’émotion et de colère. A lire pour que vive toujours Palmyre.

 

Merci à XO éditions.

 

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19 mai 2016

"Charmer, s'égarer et mourir" de Christine Orban

Charmer, s'égarer et mourir de Christine Orban

marie antoinette orban

Résumé :

« C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendue. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes. »  Christine Orban

Mon avis :

Charmer, s’égarer et mourir, se présente comme un roman plus psychologique qu’historique sur Marie-Antoinette. Avec force d’image, de répétition, d’insistance, Christine Orban va nous dévoiler dans ces pages une Marie-Antoinette, frivole, qui souffre, qui se perd, qui se révolte mais qui restera en fin de compte une victime. Victime de sa condition, victime de sa mère, victime d’une étiquette trop rigide et indiscrète dans une prison dorée, victime de la Révolution.
Par ces effets de style Christine Orban réussit plutôt bien son pari, qui est de nous faire ressentir Marie-Antoinette comme elle a ressenti. En effet jamais Marie-Antoinette n’a paru aussi bien racontée et aussi bien comprise.

Pour autant je n’irai pas dire que ce livre fut sans défaut, pour ma part j’en ai trouvé deux. Premièrement les répétitions, assurément Christine Orban insiste beaucoup trop sur l’état d’esprit et le réveil à la vie de Marie-Antoinette, et deuxièmement la psychanalyse. Comme vous le savez, ou pas, je méprise profondément cette pseudo science qui a envoyé une partie de l’humanité dans le mensonge par son délire, par conséquent c’est tout naturellement que les rapprochements psychanalytiques de l’auteure m’ont plus d'une fois exaspérée, d’une part parce que je les trouve franchement douteux (ch l'histoire du chien) et d’autre part parce qu’ils ont servi à surenchérir le côté tragique de l’histoire. Et cela, plus les répétitions, plus les images, plus l’écriture parfois un brin poétique, je vous assure que ça faisait un peu trop.
Mais pourtant, malgré cela, j’ai quand même savouré cette lecture qui d’un point de vue historique est tout à fait appréciable, mais aussi pour ce portrait intime de la reine. En effet même si je n’ai pas marché dans certains raisonnements douteux de l’auteure, supporté difficilement la surenchère de pathos, j’ai malgré tout ressenti une grande proximité avec cette reine. J’avais vraiment l’impression de vivre les évènements avec elle, et je n’ai pu m’empêcher de ressentir de l’injustice et de la peine pour cette femme courageuse. D'un courage a couper le souffle.

En fin de compte et vu comme ça on comprend pourquoi Marie-Antoinette fascine, et il n'est pas exagéré de dire qu'elle a probablement été jugée trop sévèrement.

Je remercie les éditions Albin Michel et Gilles Paris.

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16 mai 2016

"Gengis Khan : le conquérant" de José Frèches

Gengis Khan : le conquérant de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

ès les années d’apprentissage, le temps de la conquête pour l’homme qui voulait vivre tous ses rêves.

En 1206, Temüdjin devient Gengis Khan, Souverain Universel et chef des Mongols. Éduqué, charismatique, autoritaire, il a l’art de rallier les peuples, y compris ceux qui lui sont hostiles. Il rassemble alors des milliers d’hommes autour d’un seul projet : bâtir le plus vaste empire qui ait jamais existé !

De la Chine du Nord aux frontières de l’Europe, ses armées conquièrent les plus grandes villes d’Asie centrale. Celui qui n’était qu’un nomade devient le plus grand conquérant de l’histoire.

En racontant cette incroyable épopée, José Frèches révèle les multiples facettes de Gengis Khan : guerrier implacable, cavalier hors pair, mais aussi séducteur et éminent stratège.

Romancier, ancien conservateur du musée Guimet, José Frèches est lun des plus grands spécialistes de la Chine ancienne. Ses œuvres, comme Le Disque de jade ou encore L’Impératrice de la soie, sont devenues des best-sellers.

Mon avis :

Suite et fin de la vie de Gengis Khan. Nous l’avons quitté empereur balbutiant nous le retrouvons empereur tyrannique qui a su rassembler – pas forcément de la manière douce – sous une même bannière différents peuples.

Ici plus que dans le premier tome nous retrouvons cet homme stratège qui ne manque pas d’idée pour contrôler toujours plus de territoire. Nous retrouvons en plus de ces traits déjà connus la naissance d’un tyran, mégalomane, ne supportant pas la critique ou le manque de respect et qui n’en a jamais assez. Que ça soit pour les femmes où les pays à contrôler.

Cela étant si dans le premier tome j’avais douté du caractère de Gengis Khan, notamment avec les femmes, je dois avouer que dans ce deuxième tome ce personnage ressemble plus à l’idée que je me faisais de lui. Un homme avec plusieurs femmes, un sanguinaire, un Attila semant le massacre et la désolation sur son passage. Bon, tout cela ne change rien au fait qu’il fut un génie de la guerre et de politique mais la cruauté ressort ici davantage. Cela étant même si on s’y attend rien de tout ça ne blase. En effet, même si dans ce tome il rejoint l’image qu’on peut avoir de lui, ça reste de la découverte du début à la fin malgré tout.
Effectivement ici José Frèches a vraiment parlé plus en profondeur de l’homme et de ces plans guerriers ; et y’en a un notamment qui m’a étonnée par les résultats comme par les moyens dépenser pour le mettre en œuvre : le plan du barrage. Là je dois dire que je ne me serais jamais attendu à une telle chose venant d’un nomade. Pourquoi exactement ? je ne sais pas, mais voilà ce fut une sacrée surprise. Et pas la seule du livre.

Par contre comme pour le premier livre, même problème niveau écriture, ça manque de panache. Certains passages sont un peu longs et personnellement les références fréquentes au sexe m’ont dérangé – mais là c’est probablement parce que je ne suis pas fini. Mais outre cela, ce fut un plaisir de découvrir la suite et fin de l’histoire de cet homme, et d’approcher toujours plus les us et coutumes.

En résumé c’était une duologie dans l’ensemble agréable à lire pour découvrir la vie de cet homme qui fonda un empire extrêmement vaste.

Merci à XO éditions.

 

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20 janvier 2016

"Agnès Sorel, maîtresse de beauté" de Michael de Kent

Agnès Sorel, maîtresse de beauté de Michael de Kent

agnès sorel

Résumé :

La Reine des Quatre Royaumes est morte. Agnès Sorel, belle et innocente suivante de quatorze ans, attire l'attention de la cour en deuil grâce à son talent pour provoquer les confidences. Nantie de la confiance de la défunte reine Yolande, Agnès séduit tous ceux qu'elle rencontre, mais pas autant que le roi de France nouvellement couronné, Charles VII.
Employée comme demoiselle de compagnie par la reine Marie d'Anjou, Agnès se retrouve installée à la cour, et malgré son honnêteté ne peut s'empêcher de tomber amoureuse du roi. Comme leur relation s'approfondit et que l'influence d'Agnès sur le roi grandit, elle est considérée avec suspicion par le tribunal. Tourmentée par la culpabilité mais incapable de repousser les avances du roi, Agnès est forcée de choisir entre son amour pour Charles et son estime d'elle-même.
Dans ce roman extraordinaire, Son Altesse Royale la princesse Michael de Kent raconte l'histoire qui fait de l'empathie le pouvoir ultime.

Mon avis :

Ce livre fut d’une lecture fort agréable. Il commence avec l’enterrement de Yolande d’Aragon (héroïne du premier excellent tome) et finit par celui d’Agnès Sorel - et je ne pense pas vous spolier puisque on sait tous que depuis le 15ème siècle elle est desséchée depuis longtemps. Entre ces deux enterrements, l’auteure va donc continuer à nous faire découvrir cette période à cheval entre le Moyen-âge et la Renaissance par le biais de la vie de cette première maîtresse royale que fut Agnès Sorel.

Pour les décors et l’ambiance rien n’a changé. Mickael de Kent y met toujours autant de détail que précédemment, elle nous fait partager la richesse des tissus et des atours, l’ambiance de la cour et son esprit, et nous fait aussi côtoyer les plus grands noms de cette époque : Jacques Cœur ; Pierre de Brézé…
Cela étant et même si j’ai vraiment aimé replonger dans cette époque, cette lecture ne fut pas le coup de cœur tant attendu après le 1er tome sur Yolande d’Anjou. En effet et même s’il est bien, qu’il se lit facilement, j’ai trouvé quand même que par rapport au premier livre il manquait de vie, d’action, d’intrigue. Cela ne serait pas en soi un problème parce que ce n'est pas un roman vide non plus, mais le hic c'est que pour pallier ce manque d'action, l'auteure fait énormément de répétition et ça plus les niaiseries amoureuses qui donnent un petit côté Sissi Impératrice, fait que c'est un peu fatiguant à lire. En tout cas pour moi.
Alors c’est vrai que par rapport au précédent bouquin l’époque est moins troublée, le petit roi de Bourges a retrouvé son trône et les anglais posent moins de problème, mais du coup il faut bien admettre que cette ambiance quasi normale n’aide pas à faire un récit palpitant comme le précédent, riche en retournement et intrigue. Ici à part vaguement le dauphin on n’a en effet pas grand-chose à se mettre sous la dent. De ce fait et surtout quand on a adoré le premier tome, c'est peut-être un peu normal d'avoir la réaction que j'ai, parce que je m'attendais vraiment à quelque chose d'énorme.

Bien sûr c’est tout à l’honneur de l’auteure de ne pas vouloir rajouter des choses, mais du coup je me demande si vraiment ce tome était nécessaire. Certes il introduit Jacques Cœur, qui sera le personnage du dernier roman et qui sera pendant un temps accusé de la mort d’Agnès Sorel, il laisse aussi découvrir la thèse qui veut que ça soit la cousine d’Agnès Sorel qui a empoissonné cette dernière, mais à côté de ça je trouve que ce livre manque de matière. Pour moi si on enlève la fin, il fait plus effet de remplissage qu’autre chose. Le troisième tome me dira si j’ai tort, car peut-être qu’il sera impossible de le comprendre sans lire le deuxième, mais pour l’heure c’est ce sentiment qui domine.

Mais attention ce n’est pas du tout un mauvais livre, il est bien écrit même s’il manque de piment, et en fait à part le fait qu’il soit un peu redondant et presque inutile de mon point de vu je n’ai rien à lui reprocher, et en réalité juste pour son côté historique je le conseille. Parce que pour celui qui ne connaît pas Agnès Sorel ben ça reste une bonne présentation de cette femme, même si ça reste du roman et même si j’ai du mal à ignorer Agnès Sorel si niaise. (Parce que oui par moment elle fait un peu niaise.)

En conclusion même si j’ai largement préféré le 1er tome, je conseille malgré tout ce 2ème tome pour son côté historique et son personnage. Et qui sait ce que je reproche peut ne pas être un problème pour vous. Perso j’ai du mal avec les histoires d’amour, mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde, donc à vous de voir. Et venez me dire. :)

Je remercie grandement les éditions Télémaque pour leur gentillesse.

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16 janvier 2016

"Gengis Khan : l'homme qui aimait le vent" de José Frèches

Gengis Khan : l'homme qui aimait le vent de José Frèches

gengis khan

Résumé :

De la Chine aux frontières de l'Europe, il a régné sur le plus grand empire de l'Histoire. Dès son enfance, Temüdjin, futur Gengis Khan, rêve de grands espaces. Son précepteur chinois, Vieille Cime, lui parle d'Alexandre le Grand : il veut le surpasser en nombre de conquêtes ! Il apprend à manier l'arc, à monter à cheval, à apprivoiser les aigles. À la mort de son père, ce nomade prend la tête du clan des Quiyat, puis, en 1206, est élu chef des Mongols. Séducteur, autoritaire, il rallie à lui de nombreux peuples, bousculant les grandes civilisations sédentaires qui l'entourent : à l'ouest, l'Europe des cathédrales, à l'est, la Chine des Song. Pour atteindre son rêve de grandeur, Gengis Khan doit se révéler impitoyable. Avec virtuosité, José Frèches nous raconte les années d'apprentissage et l'ascension fulgurante de ce guerrier implacable qui faisait corps avec ses chevaux et aimait les femmes avec passion et sensualité. Un homme qui voulait vivre tous ses rêves. Le destin fascinant d'un personnage de légende.

Mon avis :

Après Confucius, Bouddha, La Chine… voici venu non le temps de l’île aux enfants, mais pour le lecteur de découvrir la vie de Gengis Khan. Nom Ô combien célèbre, mais vie Ô combien obscure pour le lecteur lambda. Cela étant avec José Frèches voici le mal en passe d’être réparé, car nous allons enfin pouvoir découvrir la vie de ce « sauvage des steppes » qui créa et dirigea un empire à la gloire du peuple mongol.

Dans cette première partie nous allons donc suivre l’enfance de Temüdjin (Gengis Khan) au début de la création de son empire. Nous allons de ce fait découvrir son enfance, connaître sa famille, la vie dans le camp, sa femme, pour le voir aussi déjà affronter quelques dangers et percevoir le génie politique de cet homme.

Bon, j’exagère sûrement peut-être un peu en parlant de génie politique (encore que), mais c’est important de préciser que ce n’était pas un sauvage à cheval comme on pourrait avoir tendance à l’imaginer. Il savait que les alliances étaient importantes, ils avaient un talent militaire certain et ils savaient commander et parler ; et en plus derrière ses actions il avait un réel projet politique, il voulait faire la gloire du peuple mongol comme la sienne. Certes comme tout le monde a fait avant et après lui, ici ou ailleurs, mais c’est pour dire.

Tout cela au premier abord ressemble un peu trop à un tableau descriptif. Là comme je vous en parle ça ressemble à rien de passionnant, plutôt à une succession de fait au air de biographie. C’est vrai. Mais il ne faut pas perdre de vu que c’est un roman et que c’est donc raconté à la manière d’un roman - même si on peut trouver mieux conté -, avec des descriptions, des dialogues, une ambiance mi-magique mi-réelle, un peu de suspense, une psychologie des personnages.
D'ailleurs sur ce dernier point je ne sais pas si l’auteur a inventé la mentalité des perso., j’avoue pour ma part avoir du mal à imaginer Temüdjin si calme, si amoureux et réfléchi, mais j’ai envie de dire que si c’est le cas ce n’est pas grave, car c’est sympathique malgré tout vu que ça ne dénature en rien le but de ce livre, qui est de nous faire découvrir la vie de cet homme .
Et d’ailleurs d’une manière générale, même si l’auteur a pris des libertés avec la psychologie comme avec les évènements ça ne me dérange pas, car ce livre a déjà - et c’est immense - changé ma vision de cet homme. Maintenant je vais le voir autrement qu’un sauvage sans cervelle.

En résumé, même si cette épopée épique n’est pas racontée de la manière la plus vivante qui soit, c’est un livre qui m’a malgré tout plu car il m’a ouvert une nouvelle vision sur un des hommes les plus connus au monde, en même temps de me faire découvrir sa vie en cassant l'idée que j'avais à l'origine. Bref, ce n'était pas une lecture perte de temps et ça c'est cool.

Merci aux éditions XO.

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23 octobre 2015

Une autre idée du silence de Robyn Cadw Allader

Une autre idée du silence de Robyn Cadw Allader

une autre idée du silence

Résumé :

Angleterre, 1255. À seulement dix-sept ans, Sarah décide de devenir anachorète. Dévouée à Dieu, elle vivra recluse dans une petite cellule mesurant neuf pas sur sept à côté de l’église du village. Fuyant le deuil de sa sœur adorée, morte en couches, et la pression d’un mariage imposé, elle choisit de renoncer au monde – à ses dangers, ses désirs et ses tentations – pour se tourner vers une vie de prière. Mais petit à petit elle comprend que les murs épais de sa cellule ne pourront la protéger du monde extérieur.

Une autre idée du silence raconte l’histoire intemporelle d’une femme rebelle, prête à des sacrifices inimaginables pour se libérer des chaînes de la société. Elle enchante et hante le lecteur jusqu’à la dernière page.

Mon avis :

De par son résumé cette histoire me rappelait étrangement Du domaine des murmures de Carol Martinez, et bien que j’avais un peu peur de relire la même histoire, je l’ai choisi justement pour ça car j’avais plutôt bien apprécié Du domaine des murmures. Et après lecture, je ne crois pas me tromper en affirmant que j’ai préféré ce livre à celui de Carol Martinez et en disant qu’il est meilleur. Certes l’écriture n’est pas la même, le livre de Carol Martinez y gagne largement dans ce domaine, mais niveau histoire et contenu y’a pas à dire Une autre idée du silence est bien meilleur. Alors que dans Du domaine des murmures l’histoire est principalement centrée autour de la recluse, ici l’auteur nous fait partager en plus toute la vie du village.

En effet, ici nous allons côtoyer les saisons qui rythmes la vie, les fêtes, les malheurs, les lois qui règlent l’existence des villageois. Forcément cela n’est qu’effleuré, mais c’est tout de même largement suffisant pour donner du souffle au livre et donner un aperçu de la vie au moyen-âge.

A côté bien sûr il y a aussi la recluse Sarah, et là aussi j’ai trouvé cette recluse plus intéressante que celle du roman de Carol Martinez. D’une part parce que Robyn Cadw Allader nous décrit sa santé qui se détériore dans cette cellule presque noire, et d’autre part parce qu’elle nous décrit ses pensées, ses sentiments, ses hontes, ses doutes, ses questions, ses soucis, avec beaucoup d’intensité, ce qui donne au final une dimension très profonde à ce roman. (Même si je ne vous le cache pas qu’il peut parfois énerver, parce que ben voilà… l’église c’est de la merde.)
De plus ce sentiment de profondeur est aussi appuyé par le fait que la recluse Sarah est une personne au caractère finalement assez prononcé. En effet, parfois on assiste à des coups de sang, des coups de cœur, qui montre que même morte à la vie elle est toujours intensément vivante, ce qui de ce fait donne encore plus de vie à ce roman, - en plus de protéger le lecteur de la morosité et de faire un peu oublier cette image noire et pas drôle de recluse.
Bon cela est présent dans Du domaine des murmures, mais dans mon souvenir ce n’est pas aussi bien fait.

Bref ! Peu importe tout ce que je raconte, je crois que vous avez compris que ce livre m’a beaucoup plu et n’est pas loin du coup de cœur, par conséquent je ne peux que vous le conseiller.

Merci aux éditions Denoël.

Date de parution le 03/09/2015
Traduit de l'anglais (Australie) par Arnaud Baignot & Perrine Chambon
Collection : denoël & d'ailleurs

07 juillet 2015

"Moi, Amélie dernière reine du Portugal" de Stephane Bern

"Moi, Amélie dernière reine du Portugal" de Stephane Bern

moi amélie dernière reine du portugal

Résumé :

Née en Angleterre en 1865, Marie-Amélie d’Orléans, princesse de France, épouse en 1886 l’héritier du trône portugais, dom Carlos de Bragance. À l’âge de quarante-trois ans, elle est foudroyée par le double assassinat de son mari et de son fils aîné. Impuissante à conjurer la révolution de 1910, elle est contrainte à l’exil, en Angleterre puis à Versailles, où elle s’éteindra en 1951 à quatre-vingt-six ans.
De l’exil de sa famille à l’échec de son mariage, de la mort de son mari et de ses deux fils aux chemins de l’errance, de la révolution et des guerres, cette femme aura connu toutes les vicissitudes d’une existence romanesque. À partir de la correspondance et du journal intime de la reine Amélie, documents inédits appartenant aux archives de la Maison de France, Stéphane Bern a imaginé ses Mémoires, reflet fidèle d’une figure méconnue de l’Histoire contemporaine. Il signe ainsi son premier roman à la croisée de deux passions, le Portugal et l’histoire des monarchies européennes, et nous fait partager l’exceptionnelle leçon de vie de La reine Amélie.

Mon avis :

Avec Moi, Amélie dernière reine du Portugal, Stéphane Bern va nous faire voyager sur presque un siècle d’Histoire avec cette dernière reine portugaise qui naquit princesse française.
Livre écrit à la manière d’un journal, avec l’aide d’archive de la maison de France, c’est avec beaucoup de passion pour cette reine que l’auteur va nous faire découvrir les tumultes que cette femme à traverser, et la manière dont-elle les a probablement ressentis.
De son enfance et son premier exil, à ses fiançailles en France, en passant par son voyage à Vienne, pour finir par sa vie au Portugal et son dernier exil, Stéphane Bern va tout nous raconter sur cette grande femme.

Bien sûr ce livre rappellera le Secret d’Histoire que Stephane Bern a fait récemment sur cette reine, en plus de petites choses inédites on retrouvera dans l’ensemble ce qui a déjà été dit sur cette dernière, par conséquent il ne faudra pas s'attendre à trop de découverte.
Cependant comme le ton employé ici sonne plus intime ce n’est vraiment pas un roman désagréable à lire, et ceci malgré la généalogie parfois dur à suivre et le ton un peu trop pathos que l’auteur prête à sa reine. Sur ce dernier point d’ailleurs, je dois dire que cette manie que Stephane Bern lui a donné (ou pas) de croire qu’elle attirait la mort, qu’elle portait malheur, était un peu agaçante, en effet pour ma part j’ai un peu du mal avec ces personnalités-là.

Néanmoins malgré ces quelques petits points sombres - qui faut le dire ne sont pas très importants -, ce fut une lecture très agréable, Stéphane Bern manie bien sa plume et sait bien jouer avec les codes du roman, surtout au début où la lecture est la plus intense dans tout le roman.

En résumé c’était une lecture fort sympathique et je la conseille.

Merci aux éditions Denoël.

Moi, Amélie dernière reine du Portugal
400 pages
Première parution en 1997. Deuxième parution le 04/05/2015

Posté par Florell à 21:40 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
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29 mai 2015

"Ulugh Beg, l'astronome de Samarcande" de Jean-Pierre Luminet

"Ulugh Beg, l'astronome de Samarcande" de Jean-Pierre Luminet

ulugh beg astronome de samarcande

Résumé :

En 1429, Samarcande, escale majeure de la route de la soie connaît une animation encore plus vive qu'à l'ordinaire. Le plus grand observatoire jamais conçu vient d'être inauguré. Les ambassadeurs du monde vont contempler un immense sextant de 80 mètres de haut et 40 mètres de rayon plongeant dans une fosse vertigineuse, un gigantesque cadran solaire dont les parois externes sont couvertes d'une vaste fresque représentant le zodiac et qui recèle les plus perfectionnés des instruments de mesure du temps et de l'espace : sphères armillaires, clepsydres, astrolabes...
Le promoteur de ce prodige architectural, mais aussi le directeur de l'observatoire n'est autre que le prince et gouverneur de Samarcande, Ulugh Beg, le petit-fils du conquérant redoutable qui mit tout l'Orient à feu, de l'Indus au Jourdain : Tamerlan.
Amoureux des sciences et du ciel, piètre politique et militaire - ce qui lui coûtera la vie -, Ulugh Beg entouré des meilleurs astronomes de son temps, va calculer la position de mille étoiles et rédiger un ouvrage majeur : les tables sultaniennes qui fascineront les savants, les religieux et les voyageurs du monde entier.
C'est l'histoire totalement hors du commun de ce savant poétique et rigoureux que Jean-Pierre Luminet nous invite à découvrir dans une fresque romanesque épique, au coeur d'un monde de grandes étendues désertiques, de cités au raffinement incomparable et de guerres permanentes où, cependant, l'homme continue plus que jamais sa conquête de la science et des étoiles.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée auprès de l’éditeur mais je ne suis pas arrivée jusqu’au bout ce livre. Je ne suis absolument pas arrivée à rentrer dedans, et ce pour trois raisons ;

Premièrement, le livre ressemble plus à une liste, un catalogue de personnage, qui ont été glissé-là de manière peu naturelle - parce que l’auteur voulait les glisser - et sans saveur.

Deuxièmement, l’écriture est trop plate pas assez romanesque. Avec un sujet pareil et dans cette époque, je pense sincèrement qu’il y avait matière à faire de ce roman une véritable épopée romanesque si l’auteur n’avait pas été aussi scientifique mais un peu plus écrivain. Je précise que j’adore lire des documentaires, mais quand je lis un roman j’aime bien voir un roman dans les mains.

Et troisièmement, certaines choses m’ont fait tiquer. Comme par exemple les réflexions que le personnage Samuel de Cresque a à propos du fait qu’il pense que les musulmans étaient plus tolérants avec la science que les chrétiens d’Europe, ou encore qu’ils savaient faire la différence entre profane et sacré ; pourtant, - et sans vouloir remettre en cause l’âge d’or islamique qui s’est fini au 13ème siècle -, on sait que ces assertions ne sont pas exactes, car des personnalités comme Al-Ghazali - qui aujourd’hui encore voit sa pensée durer-, et les persécutions des scientifiques et des philosophes sous les almohades - dont Averroès a été victime – ou autres évènements, montrent quand même l’inverse,  - même s’il est vrai que les persécutions des almohades ont été faites plus tôt.
Alors je n’irai pas dire que l’Europe était entièrement tolérante avec les sciences, attention. Cependant elle les étudiait depuis toujours à l’ombre des monastères et plus tard dans les universités, même si c’est vrai qu’on ne peut pas nier que certains domaines comme l’algèbre ont été amélioré depuis la Grèce antique par les musulmans, et même avant par les hindous entre autre.

Bref. J’ai peut-être un peu oublié que parfois c’était un roman, alors que curieusement plus haut je lui ai reproché son écriture trop scientifique. Allez comprendre !

Cela étant et même si je n’ai pas lu ce livre correctement jusqu’au bout, j’ai survolé assez bien la suite, et ce que j’en ai lu avait l’air intéressant -j’ai d’ailleurs pioché des infos pour aller voir plus loin de mon côté-, du coup je le conseille à ceux qui ont l’esprit curieux et qui ne sont pas gênés par ces romans trop rigides.
De mon côté j’avoue que je suis assez déçue de ne pas avoir accroché à ce roman qui promettait beaucoup de découvertes à cause d’une écriture trop froide. Mais bon ce sont des choses que l’on ne peut pas toujours savoir, hélas. La lecture c’est comme la vie ça réserve toujours des surprises, parfois on aime parfois on n’aime pas.

Bref ! Trêve de philosophie à la noix, et même si je n’ai pas aimé cette écriture, je conseille malgré tout ce bouquin car il y a indéniablement des choses à tirer de cette lecture.

Merci malgré tout aux éditions JC Lattès.

Posté par Florell à 12:08 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
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