Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

11 novembre 2018

"Le mystère Clovis" de Philippe de Villiers

Le mystère Clovis de Philippe de Villiers

le mystère clovis

Résumé :

Dans une évocation gorgée de couleurs fortes et de furieuses sonorités, Philippe de Villiers fait revivre Clovis et lui donne la parole. Le roi fondateur dévoile les épisodes les plus intimes, les plus secrets, de ses enfances, de ses amours, de ses chevauchées.
Ce livre éclaire d'un jour nouveau le mystère de sa conversion, rétablit la vérité sur la date de son baptême et renouvelle ainsi la perspective symbolique de tout notre passé, de notre destin. Au fil d'un récit haletant, affleurent parfois des correspondances troublantes entre les tribulations du monde de Clovis et les commotions de notre temps : le va-et-vient des peuples en errance, les barbares, les invasions, les fiertés évanescentes, les civilisations qui s'affaissent... Une restitution spectaculaire, passionnante, inattendue, qui nous fait revivre comme jamais les temps mérovingiens et les origines de la France.

Mon avis :

Un roman sur Clovis, la chose est assez rare pour que je veuille le lire ! C’est chose faite, et même si je crois que je préfèrerais une bonne biographie avec un langage bien actuel sur le personnage, j’ai quand même bien apprécié cette lecture intéressante qui plonge le lecteur dans une époque méconnue et un règne légendaire. Ou plutôt dans la légende d’un règne. Car c’est en abordant le côté merveilleux qui entoure et tisse le règne de ce roi Franc, que Philippe de Villiers a fait le pari d’écrire la vie de ce roi. En effet, l’auteur ne s’est pas contenté seulement d’écrire des faits avec un peu de roman, il a gardé les faits et les légendes, et écrit un roman avec, ce qui permet de garder toute la dimension chimérique de ce règne.
Bien sûr, de ce fait il ne faut s’attendre à un roman classique avec une folle aventure pleine de rebondissement, l’auteur reste proche de la vie du roi, et Clovis était roi « barbare » et était homme ; mais si l’on considère les guerres, les trahisons, les légendes… comme une aventure avec une touche imaginaire, alors oui on peut dire que c’est un roman. Le roman d’une vie, tout simplement le roman d’un roi, servi en plus par un langage fort désuet afin de mieux nous immerger dans ce médiéval naissant.

Niveau historicité maintenant -le point le plus important du livre -, on voit tout de suite que Philippe de Villiers s’est bien renseigné sur le sujet, il y a une liste d’ouvrage à la fin qui fait pâlir d’envie et il s'est fait aider par des spécialistes. Cela fait, qu’il restitue donc fidèlement et sans perdre le lecteur en détail, les royaumes francs de l’époque, en mettant en avant les conflits d’intérêts notamment la course aux honneurs romains, les meurtres familiaux, les conflits religieux, ou encore la volonté d’affirmer un pouvoir et une identité germanique tout en revendiquant un côté romain. Il avance même une nouvelle chronologie du règne de Clovis.
Bref ! Niveau historicité il est proche de la réalité et c'est un point très agréable du livre, et ceci même s’il a l’approche d’un romancier envers le personnage de Clovis. (Oui, il y a des historiens qui ne font pas de Clovis un type sympathique.)

Cependant il y a un léger hic à cette histoire, qui fait que ce roman me « déplaît » un peu. Comme vous le savez, la période Clovis (et avant) correspond à la chute de l’Empire Romain d’Occident et aux invasions barbares, ainsi qu’à la prise de pouvoir des peuples intégrés à l’Empire, partant de ces faits Philippe De Villiers va donc en profiter pour faire le parallèle entre l’époque déliquescente actuelle et le passé. Mais pour ma part, et même si je comprends très bien le parallèle entre hier et aujourd’hui qui n’est pas forcément faux dans l’idée en plus, j’avoue que je ne suis pas fan du tout de ce genre de réflexion, car pour moi ça permet toutes les extravagances possibles, comme Macron s’amuse à le faire à l’heure actuelle pour le 11 novembre ou comme d’autres s’amusent à le faire en mettant constamment 39-45 dans un débat où ça n’a rien à faire.
Bref ! Personnellement, je trouve que faire cela c’est refuser la spécificité des époques et refuser de voir les réels problèmes de l’époque, c’est aussi déformer jusqu’à l’absurde des situations qui n’ont rien à voir avec le passé, du coup le seul truc que je reproche un peu à ce livre c’est cette démarche qui est de mélanger l’histoire, même si je comprends parfaitement le raisonnement qui doit faire réfléchir sur notre époque actuelle. Cela étant, ça n'en fait pas un mauvais livre pour autant, au contraire.

En résumé, c’est donc un bon roman sur une vie, sur la vie de Clovis, et sur une époque aussi. C'est aussi un livre idéal pour tous ceux qui veulent approcher Clovis en surface, avant d'aller voir plus loin. A lire, pour la culture. 

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24 octobre 2018

"Pharaon : mon royaume est de ce monde" de Christian Jacq

Pharaon : mon royaume est de ce monde de Christian Jacq

Source: Externe

Résumé :

« Mon nom est Thoutmosis, et j'ai construit un monde.
Un monde aux frontières menacées par les ténèbres et la barbarie.
Un monde qui aurait pu disparaître sous le poids de l'avidité, du mensonge et de la médiocrité.
Mais j'ai combattu, jour après jour, avec l'aide des dieux pour que rayonne la lumière, et qu'elle nourrisse les humains.
Et mon royaume fut de ce monde. »

Dans la suite des grands romans qui ont fait son succès, Christian Jacq nous fait revivre l'incroyable histoire du pharaon Thoutmosis III (1504-1450), celui que l'on surnomma plus tard le Napoléon égyptien.

Redoutable stratège, guerrier intrépide, Thoutmosis repoussa toutes les attaques contre l'Égypte. Mais l'homme était aussi un savant qui ne cessa de vouloir améliorer le sort de son peuple. Follement épris de la musicienne Satiâh, il fut le premier roi égyptien à être appelé Pharaon.

Passion, combats, sagesse ancestrale et recherche de l'harmonie, Christian Jacq, avec ce roman, nous plonge dans les aventures et les secrets d'un des plus grands rois d'Égypte.

Mon avis :

"Quand l'écoute est bonne, la parole est bonne." Ptah-Hotep.

Plus de trente ans et je n’ai jamais lu de Christian Jacq, car les romans qui se passent dans l’Egypte antique je les imagine souvent poussiéreux et ennuyeux (je ne sais pas pourquoi). Bien mal m’en pris, car c’est plutôt agréable à lire, et même très agréable, vu que se marie à merveille roman et histoire par un savant dosage de connaissance et d’imagination. En effet, tout se tient si bien, tout est si bien écrit et amené, que j’ai eu l’impression d’avoir eu accès à toutes les connaissances sur ces gens-là et cette époque-là. L’auteur arrive vraiment à faire oublier le roman, pour nous plonger dans une époque qu’on peut parfois avoir du mal à imaginer.

Outre le décor, les connaissances et l’histoire, ce que j’ai aussi apprécié avec ce roman, c’est qu’il rappelle que l’Egypte n’est pas qu’une terre de momie poussiéreuse, vu qu'elle fut habitée autrefois par des gens très intelligents qui avaient une culture immense pour leur époque, ainsi que par des gens bien vivants. Sur ce dernier point, et même si là on part dans une bonne dose de fiction, j'ai adoré la personnalité que Christian Jacq a donnée à chacun de ses personnages, car chacun par leurs qualités, leurs travers, leurs rancunes, leurs peurs, leurs doutes, tissent le roman pour écrire l’épopée d’un règne qui est rythmé par les douze heures. Et quel règne mes amis, quel règne ! On n’avait pas le temps de s’ennuyer à l’époque, du coup le lecteur non plus.

Enfin, le petit plus que j’ai apprécié dans ce roman, c’est l’humour qui ne manque pas à travers le Vieux et Vent du Nord. Là il y a vraiment une belle originalité qui mérite d’être souligné, car ce point-ci rend la lecture doublement agréable. Déjà par l’humour qui est toujours appréciable, mais aussi parce qu’il fait oublier que parfois certaines scènes reviennent très régulièrement comme les campagnes militaires. En effet, Thoutmosis III n’ayant pas chômé, ces scènes sont récurrentes, du coup une dose de Vent du Nord fait du bien dans cette "répétition". Même si le mot répétition n'est pas tout à fait juste, étant donné que Christian Jacq a eu l’intelligence de ne pas toutes les développer dans les détails, faisant ainsi échapper aux lecteurs le sentiment de redite.

En résumé et pour faire court. J’ai adoré ma première rencontre avec cet auteur, il y a de l’aventure, de la haine, de la passion, de l’humour, des connaissances… Bref ! Tout ce qu’il faut pour faire un excellent roman. A lire sans modération.

Merci aux éditions XO.

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30 juillet 2018

"Du destin des parques : Indochine 1932-1955" de Olivier Nourry

Du destin des parques : Indochine 1932-1955 de Olivier Nourry

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Résumé :

Le 6 septembre 1939, les vies de Paul Nguyen, de Charles Gabioni et de Jean Darrecourt vont être bouleversées.

Amis d’enfance, ils ont 17 ans quand la guerre éclate. C’est à Saïgon, à 12?000 kilomètres de la Métropole, qu’ils apprennent la mobilisation générale. Incrédules, en juin 40, ils suivent à la radio l’invasion des troupes de l’Axe qui emportent leurs illusions de jeunes patriotes.
Paul, un Eurasien qui a grandi à Marseille, Charles, le fils d’un riche colon de l’Annam, Jean, dont le père est pilote sur la rivière Saïgon, se trouvent propulsés dans l’âge adulte. Leur amitié résistera-t-elle à leurs engagements politiques opposés??
Ils vont subir, chacun de leur côté, la violence de l’invasion et de l’occupation japonaise sur l’Asie du sud-est et seront témoins des années dramatiques que connaîtra l’Indochine de 1940 jusqu’à la chute de Diên Biên Phu en 1954. Au milieu des tensions politiques et des tergiversations des gouvernements en Métropole, les trois amis vont assister, impuissants mais révoltés, à la lente et cruelle dérive de la colonie française qui se dirige vers l’aventure communiste.
Des scènes d’une époque révolue, des actions tragiques et poignantes se fondent dans les paysages somptueux du Nord Laos, de l’Annam et du Haut-Tonkin.

Un roman historique très documenté sur un épisode marquant du XXe siècle !

Mon avis :

Encore un livre qui se passe pour une bonne partie en Asie lors de la Seconde Guerre mondiale. Décidément mes lectures se suivent pas mal en ce moment ! L'histoire est cependant différente du Don de la pluie, puisqu'il est question ici de 3 amis et de la difficulté de garder un lien lors d'une période charnière de l'histoire quand les opinions divergent. Outre cela, ça parle aussi d'amour, de courage, d'épreuve physique et morale, de valeur... d'un tas de sujet sur la nature humaine et plus, et dont la guerre est un excellent révélateur. 
Bref ! Ce roman parle d'un tas de sujet, et c'est une fresque humaine grandiose et une histoire riche que nous offre Olivier Nourry. Riche en aventure, en questionnement, en personnage, mais surtout riche historiquement. L'auteur a vraiment potassé son sujet, et c'est un réel plaisir de lire ce livre qui nous parle de la Seconde Guerre mondiale ailleurs. Tout est parfait... ou presque.
Pour seul bémol je dénoncerai sa longueur, je ne sais pas encore - malgré la qualité historique -, s'il était vraiment nécessaire d'aller jusqu'à la guerre de décolonisation. L'auteur aurait pu, je pense, s'arrêter à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais à part cela, je n'ai rien à dire de plus, c'est un livre historiquement intéressant avec une bibliographie en fin d'ouvrage des plus intéressante.

Merci aux éditions Glyphe.

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15 juin 2018

"Damalis" de Marie Barthelet

Damalis de Marie Barthelet

damalis

Résumé :

VIIe siècle avant Jésus-Christ. Fils de chef promis à un avenir glorieux, un jeune Thrace perd soudain tous les siens dans un véritable massacre. Il est alors vendu comme esclave à une famille d'aristocrates grecs. Une vie qu'il n'aurait jamais dû vivre et qu'il n'aurait jamais imaginée, commence pour lui... Damalis, deuxième roman de Marie Barthelet, est une véritable épopée. Aventure, fureur et passion sont au rendez-vous. Marie Barthelet est animatrice du patrimoine et responsable du musée de la Charité-sur-Loire. Ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.

Mon avis :

Damalis, c’est une histoire d’esclave, de plusieurs amours, de politique, d’évolution, de complot… C’est aussi une histoire qui se déroule sur plusieurs années. Sans surprise cela vous annonce un pavé en perspective, un gros pavé de plus de 600 pages, où l’autrice va prendre son temps pour narrer l’aventure. Oh ! Ce n’est pas lent, les scènes, les péripéties s’enchaînent à une allure normale, mais faut avouer que le début est long et j’ai eu du mal à accrocher. Mais une fois passé le début, c’est-à-dire la capture et la vente de Damalis, tout va pour le mieux ensuite, car le monde du roman s’agrandit enfin ! S’agrandit, par l’approche politique de la cité et de la guerre, par l’apprentissage de Damalis, par les rencontres, etc., ce qui nous permet par la même occasion de voir différentes facettes de la vie dans une cité grecque. Alors on ne voit pas tout, et parfois c’est très rapide, mais on aborde tout de même la vie religieuse, les mœurs amoureuses, le commerce, les hétaïres… dans la Grèce antique.
Cela étant, tout n’est pas traité de manière  superficiel, en effet la condition d’esclave est par exemple très bien développée. Et c’est même le meilleur sujet développé, car l’autrice va bien mettre en avant qu’un esclave peut avoir une place excellente dans une maison, et parfois meilleure que celle des hommes libres ou des autres membres de l’oikos, et ce même si les maîtres ont le droit de vie et de mort sur ces derniers. De plus elle ne raconte pas que les bons côtés, en effet elle parle des châtiments corporels, de la soumission, de tout ce qui est déplaisant. A tout cela s’ajoute aussi l’étonnant, puisque les esclaves tissaient des liens affectifs avec leur maîtres. Un fait pas si étonnant en fait, vu qu’ils ne leur restaient rien à part cette condition et leur famille, même si parfois ils rêvaient peut-être d’autre chose. En fait pour moi ce livre est avant tout le reste, un excellent livre sur la condition d’esclave dans la Grèce antique. Bon, ce n’est pas un livre d’histoire mais c’est quand même une approche raisonnable, en tout cas je trouve, et pour ça il vaut le coup d’œil.

Au-delà de ce sujet d'esclave, je n’ai pas vraiment grand-chose à dire sur ce bouquin. C’est un livre qui se lit très bien passé la première partie, il donne à voir divers sentiments et diverses situations où on voit les personnages évoluer. Il y a de la tension avec cette histoire de guerre et de trahison, il y a de l’incompréhension entre les personnages et donc des actions en fonction de cela. Bref ! Il y a vraiment de tout, et on remarque que l’autrice a bien su rebondir sur un fait, une parole, pour donner de la suite à son histoire, par exemple avec Iros qui comprend que l’esclavage c’est le sort des vaincus.

Bref ! Comme vous le devinez, c’est vraiment un roman construit et mûrement réfléchit, même si ce n’est pas le roman du siècle parce que ben tout ne m’a pas plu, la première partie est longue et certaines histoires comme celle de Nikanor me passait au-dessus de la tête (et fait exprès elle revenait souvent sur la table). Pour autant, c’est un roman qui vaut le détour parce qu’il aborde l’histoire grecque intime, celle de la population et surtout celle d’un esclave. Certes, c’est romancé, mais tout n’est pas éloigné de la réalité, voilà pourquoi il mérite sa chance.

Merci Babelio et Buchet-Chastel.

 

29 avril 2018

"Le Père David, l'Impératrice et le panda" de José Frèches

Le Père David, l'Impératrice et le panda de José Frèches

panda frèches

Résumé :

Un grand roman épique
L’histoire passionnante d’un animal devenu une légende

« Vous le connaissez tous, avec sa splendide livrée noir et blanc, son air bonhomme, son appétit insatiable et sa démarche rigolote… le panda ! L’ami des enfants et le symbole de la préservation de la nature…

Ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’un missionnaire français, le père Armand David, en 1869, est à l’origine de sa découverte. Sans lui, le panda aurait été décimé par la chasse et la déforestation.

C’est en m’inspirant de cette histoire vraie que je vous invite à me suivre jusqu’aux forêts du Sichuan, le territoire du panda géant, à remonter le fleuve Bleu, à explorer la fabuleuse Cité interdite et Shanghai la mystérieuse, sur les traces de mon héros, le père David Etcheparre, à la rencontre de l’impératrice Cixi et de Fleur de Sang, une jeune fille amoureuse des pandas.

Ensemble, nous découvrirons une Chine plus mystérieuse que jamais, soumise à tous les assauts, rongée par l’opium et pourtant insubmersible… mais aussi cet animal magnifique, dont le pays a fait l’un de ses principaux ambassadeurs. »

Mon avis :

Faisons court.

Je ne suis pas une grande fan de l’écriture de José Frèches, mais malgré ça j’aime quand même le lire car je découvre toujours plein de chose sur la Chine, son histoire, ses personnages… et ça j'aime !
Je me sentais prête à démolir ce pavé car j'étudiais en parallèle et avec passion la Chine et l'Europe en histoire d'art moderne, et que ça faisait une assez bonne base à ce bouquin, vu que l'on n'aborde pas l'histoire d'art de la période moderne en Chine sans aborder la question des missionnaires, la fascination européenne pour la Chine, etc., etc.

Mais là... là… ouille, ouille, ouille, je n’y suis pas arrivée. J’ai arrêté ma lecture bien avant la fin, car trop de description, trop de longueur, trop didactique. Trop de trop gâche ce livre.
Certes, c’est toujours didactique avec Frèches, mais habituellement c’est bien mélangé dans le récit, la connaissance se fond dans l’histoire pour donner quelque chose de fluide à l’arrivée, mais là il n’y a rien de tout ça. C’est lourd, c’est long, c'est sorti en bloc et on sent que l’auteur veut en dire beaucoup trop, veut trop étaler ses connaissances au détriment de l’histoire, des péripéties et des personnages.
Des personnages eux aussi trop développés en bloc au demeurant et le décor idem, et j'ai envie de dire à propos du décor que la cabine du bateau on s’en fout un peu. Tout comme le détail du kamasutra chinois, dont j’ai oublié le nom en passant…. Sur ce dernier point le lecteur n’en demandait pas tant, il demandait même rien vu que ça n'a pas de rapport avec le panda. Trop de digression ? Oui aussi.

Bref. Comme le voyez un gros raté pour ce livre là, pourtant j’avais une folle envie de connaître cette histoire, surtout que dedans il y a Cixi, est Cixi est un personnage que j’aime croiser depuis que j’ai lu un livre sur elle il y a quelques années, mais force est de constater que Cixi ne fait pas tout et ni le panda d’ailleurs. Je ne suis pas arrivée à lire ce livre jusqu’au bout même en m’imposant tant de page par jour.

En conclusion vous l'avez deviné je n'ai pas aimé, avec des paragraphes en moins ce livre aurait gagné en clarté et en légèreté, mais peut-être que parmi vous certains l'aimeront. Essayez.

XO éditions.

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05 février 2018

"Le seigneur de Charny" de Laurent Decaux

Le seigneur de Charny de Laurent Decaux

Source: Externe

Résumé :

Champagne, 1382. Quand, après six années de croisade, Jacques de Charny regagne enfin ses terres, il découvre, stupéfait, une foule immense massée devant l’église du château.

De toute l’Europe, des pèlerins affluent pour prier devant la relique extraordinaire détenue par la famille : le saint suaire, sur lequel apparaît le corps martyrisé du Christ. Pour sauver le domaine de la faillite, Jeanne, la mère de Jacques, a décidé d’exposer publiquement cette relique cachée aux yeux du monde depuis des décennies.

Alors qu’il espérait être accueilli à bras ouverts, Jacques se heurte à la défiance et l’hostilité de tous. Sa mère, la première, lui reproche d’avoir ruiné la seigneurie avec ses voyages en Orient. Pierre d’Arcis, l’implacable évêque de Troyes, veut interdire l’exposition du drap sacré. Et même sa promise, la ravissante Hélène, s’est mariée à un barbon…  Seuls ses deux amis d’enfance, Miles, le bouillonnant comte de Brienne, et Arnaut, le fougueux chevalier de Jaucourt, semblent se réjouir de son retour.

C’est alors qu’un jeune seigneur et sa suite arrivent en Champagne pour admirer la sainte relique. Pour Jacques, cette visite inattendue va s’avérer providentielle…

Mon avis :

Le seigneur de Charny est le premier roman de Laurent Decaux. Ce livre n'apporte rien de neuf sous le soleil, pour autant il se lit bien. Descriptif d'une époque - avec des arrangements - son histoire se déroule au sein d'une seigneurie en ruine suite à la croisade entreprise par le fils de Charny.
Seigneur désargenté certes, mais riche du Saint Suaire autour duquel il existe un désaccord et qui sera source de pas mal d’ennui. Via ce linceul pourtant, le livre montre comment à l’époque on tentait d’attirer les pèlerins pour faire rentrer quelques argents afin de relancer ou d’enrichir la seigneurie, ou pour donner un écrin à quelques reliques rares afin de s’attirer quelques faveurs du ciel.
Ce ciel dont les représentants menacent d'excommunication ceux qui vénèrent des faux et menacent la vie de toute une bourgade par leurs positions. Positions qui peuvent dépendre des rois comme des papes, comme dans ce livre où notre histoire du Suaire se passe lors du grand schisme de l’église d’occident et se base sur une opposition véritable de Pierre d’Arcis.

Bref ! Toute cette histoire du Suaire apporte déjà beaucoup d’intrigue, de description et de rebondissement à ce livre, c’est même la principale ; mais pour être honnête… pas la meilleure.
En effet, pas la meilleure, du coup heureusement que ce livre compte dans ses pages la présence de Charles VI (avant qu’il ne soit le roi fou) et les intrigues qui l’entourent pour mettre un peu de piment dans cette langueur campagnarde. Effectivement et même si finalement ce n’est pas si présent, les quelques aventures avec ce roi et son entourage font un bien fou ! Comme cette histoire de Suaire est finalement assez molle et tire en longueur - ce qui peut vite devenir lénifiant, sauf sur la fin où elle devient vraiment intéressante - voir ce roi vivre dans un panier de crabe, opposer un refus et entreprendre la guerre, réveille fortement l’intérêt du lecteur et donc l'intérêt du livre vu qu'on s'éloigne un peu du sujet principal qu'est le Suaire.

Mais que serait ce livre sans son personnage Jacques de Charny et ses amis coureurs de jupons et bons vivants ? Amis qui lui remontent le moral vu que le retour n’est pas celui escompté, puisqu’il est accueilli froidement par sa mère et qu’il est délaissé par sa promise qui a épousé un riche barbon.
Pour être franche, là aussi ce ne sont pas les personnages du siècle, mais leur compagnie, leurs coups et leur amitié rajoutent de l’agréable au roman qui sans ça serait encore plus long à lire, surtout au début.
Le plus cependant avec ces trois personnages, c'est qu'ils ne sont pas invincibles, ils ne sont pas les meilleurs, ils ne sont pas les plus forts, ce qui met quand même une touche de réalité agréable dans ces portraits, parce que c'est chiant mine de rien ces chevaliers qui s'en sortent à trois contre cent !

En conclusion, j’ai apprécié ce livre et surtout la fin qui est terrible, mais le début a été un peu difficile, ça devient vraiment intéressant pour moi dès le départ de Charles VI et l’action de l’évêque sur le Suaire. Avant, pour moi, ça colle au décollage, mais je sais qu’à d’autres il n’a pas fait cet effet-ci, donc à tenter pour ceux qui veulent, car au fond il est vrai que l’on ne passe pas un trop mauvais moment non plus. Il y a quand même des choses agréables en plus de l’époque médiévale. Et en plus l'auteur est assez bien renseigné, ce qui est indéniablement un plus.

Merci à XO Editions.

09 octobre 2017

"Le Sacrifice des dames" de Jean-Michel Delacomptée

Le Sacrifice des dames de Jean-Michel Delacomptée

 le sarifice des dames

 Résumé :

En ce début du XVIe siècle, les Ottomans menacent la Hongrie. Le comte Gabor, joueur d'échecs incomparable, gouverne le comitat de Paks. Sa fille Judit, joueuse hors du commun elle aussi, se désespère de l'apathie de son père face au péril turc. Elle voudrait prendre sa place au plus vite. Sa mère, la comtesse Livia, cupide et avide de pouvoir, nourrit la même ambition. Toutes deux se haïssent. Pour parvenir à ses fins et sauver son pays, Judit trame un projet machiavélique. Elle le mènera jusqu'au bout, sans peur et sans pitié. Alors naît sa légende.
Dans ce roman à l'atmosphère puissamment baroque, à mi-chemin entre l'histoire et l'imaginaire, Jean-Michel Delacomptée fait surgir une héroïne exceptionnelle dont l'idéal de résistance demeure intemporel.

Mon avis :

"Là où il est tout à fait question de décider du salut de la patrie, il ne doit y avoir aucune considération de ce qui est juste ou injuste, compatissant ou cruel, louable ou ignominieux"

Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live III.

Judith est fille du compte Gabor, prodige aux échecs mais hélas très porté sur la boisson qu’il en perd de vu son rôle politique face à la menace ottomane en ce début du 16ème siècle. Ambitieuse et patriote, sa fille Judith qui est elle-même très douée aux échecs, ne supporte plus cette décadence qui règne dans l’armée du comitat de Paks et sur son château, ainsi que l’indifférence de son père face au péril turc. Ambitieuse et intelligente, et face à une mère haïs, cupide et ambitieuse aussi, Judith va alors tout mettre en œuvre pour prendre le pouvoir de son père afin de le placer dans ses mains, quitte à éliminer les obstacles qui se trouvent sur sa route…

Loin de ce qui se fait habituellement, Michel Delacomptée, nous offre ici une légende d’un genre, à défaut d’être nouveau, trop rare. D’une part car il nous offre un personnage principal féminin d’une rare intelligence, d’une rare force de caractère, qui se trouve de plus loin des canons de beauté habituel et des clichés sur la femme déchirée ; et d’autre part car c’est une histoire qui demande au lecteur de la patience (même si le livre n’est pas épais) et en même temps du recul. Pas que ça soit lent à la lecture ou encore assommant, mais l’époque, la haine, les tensions, fait que Judith met du temps à parvenir à ses fins ; et le lecteur n’a pas d’autre choix que de la voir tisser sa toile petit à petit et donc de prendre sur lui.

Bon, vous l’aurez compris le temps et la patience joue pour notre personnage ; mais pas que… Car Judith c’est aussi un personnage calculateur. Comme au échec elle calcule chacun de ses coups et prévoit toujours le suivant, et si ça donne quelque chose de terrible l'arrivée, il découle cependant de cette situation deux impressions pour le lecteur.

1- Judith à un côté antipathique, machiavélique et tyrannique, qui fait qu’on aurait dû mal à l’apprécier malgré le danger, mais perso je l’ai apprécié justement pour cela, ce côté je prends les choses en main et on ne va pas rigoler (ce que laissé déjà deviner la phrase d’accroche à l’entrée du roman).

2- Ce côté prévoyant casse le côté aventure et démonstration de force du type valkyrie qu’on pourrait attendre de ce roman, du coup sans le recul dont je parlais plus haut on pourrait y voir un roman plat et ennuyeux, alors que non ce n’est que de la stratégie, d'avantage basé sur le cheminement d'une pensée pour un idéal, que sur les démonstrations de force pour un idéal, et ça c'est assez rare pour être souligné. Même si à la fin ce n’est pas forcément payant...

Bref ! Ce n’est pas le roman du siècle, ni un roman qui est frocément bien raconté, mais il y a quelque chose dans le personnage de Judith qui est magnifique rien que dans son idéal de résistance et son rêve de remise en ordre qui donne à réfléchir et peut-être plus... Et rien que pour ça je conseille ce livre.

Editions Robert Laffont.

28 juillet 2017

"Une aventure monumentale" de Olivier Dutaillis

Une aventure monumentale de Olivier Dutaillis

Source: Externe

Résumé :

Qui aurait pu imaginer que cette élégante touriste anglaise visitant les sites historiques de la France était une pilleuse de trésors ? Dans les années 1830, la séduisante Emily Dingham écume nos provinces pour faire main basse sur les chefs-d'oeuvre laissés à l'abandon qu'elle revend à prix d'or à Londres. La belle aventurière séduit des adversaires d'envergure : le jeune écrivain Prosper Mérimée, fraîchement nommé inspecteur général des Monuments historiques et chargé de sauvegarder les oeuvres qu'elle pille, l'architecte Viollet-le-Duc, et même, le bouillant Victor Hugo, chantre des cathédrales gothiques.

Une vaste fresque, érudite et enlevée, à travers les bouleversements d'un xixe siècle qui se découvre une passion pour le passé et voit naître les premiers grands chantiers de restauration monumentale, de Notre-Dame de Paris à Vézelay, du Pont-du-Gard à Carcassonne. Au coeur de ce passionnant roman historique, la confrontation inédite de deux pionniers, Mérimée et Hugo, qui, par des voies si différentes, joueront un rôle décisif dans le sauvetage du patrimoine culturel.

Mon avis (express) :

"Il faut plaindre les peuples qui renient leur passé car il n'y a pas d'avenir pour eux"

Eugène Viollet-le-Duc

Pas si aventuresque que ça, mais lecture malgré tout intéressante pour découvrir le grand lancement de la sauvegarde du patrimoine à laquelle Mérimée et Eugène Viollet-Le-Duc ont participé. On apprend beaucoup sur ces deux personnages et Victor Hugo aussi, on apprend un peu sur les controverses qu'ont suscité les restaurations d'Eugène. On découvre aussi la fin d'un monde...
Bref, on découvre et on remercie ce mouvement de sauvegarde du patrimoine gardien de notre passé aujourd'hui pourtant si menacé dans le budget et par les mentalités.

En résumé, à défaut d'avoir une aventure palpitante on a de l'érudition et des libertés, ce qui rattrape à mon sens le manque d’intérêt pour la forme. Le fond rien à redire.

02 mai 2017

"Jacques Coeur, le vif argent" de Michael de Kent

Jacques Coeur, le vif argent de Michael de Kent

Jacques-Coeur-le-vif-argent

Résumé :

Riche marchand et homme puissant, Jacques Coeur est propriétaire d'une flotte commerciale qui arpente la Méditerranée et fait connaître à la Cour de Charles VII soieries luxueuses, bijoux, parfums d'Orient. Il ne tarde pas à devenir le conseiller du roi en ce qui concerne sa politique commerciale vers le Levant, ainsi que l'arbitre des élégances et prenant sous son aile Agnès Sorel, favorite du roi. En 1436, Charles VII le nomme Grand Argentier du royaume de France. Il se lance dans de nombreuses entreprises commerciales et industrielles, et amasse une fortune considérable qui lui permet d'aider Charles VII à reconquérir son territoire occupé par les Anglais. Mais sa réussite éclatante l'amène à la disgrâce : en invoquant diverses accusations, ses rivaux et ses nombreux débiteurs, dont le roi, provoquent sa chute en 1451. Emprisonné puis banni en 1456, il meurt à Chios, en Grèce, lors d'une expédition contre les Turcs.Après Yolande d'Aragon, son ancêtre, évoquée avec panache dans La Reine des quatre royaumes, puis Agnès Sorel, maîtresse de Beauté, qui évoquait le parcours brillant puis tragique de la favorite de Charles VII, la Princesse Michael de Kent fait revivre pour nous avec admiration et un sens captivant du détail le destin d'un homme épris d'aventures et de luxe, mais aussi de pouvoir...

Mon avis :

Voici enfin le troisième et dernier livre de cette saga écrite par la princesse Michael de Kent, et c’est avec Jacques Cœur riche marchand et grand argentier du roi Charles VII que se finit notre voyage au Moyen-âge. Et mes amis quel voyage !
Guerre de cent ans, complots politiques, noce, argent, trahison, cette saga offre de bon moment de lecture par son approche de cette fin du moyen-âge à travers ces trois personnages ; Yolande d’Aragon, Agnès Sorel et enfin Jacques Cœur. Je ne reviendrai pas sur les deux premiers romans que j’ai déjà abordé dans les deux autres avis, alors parlons de Jacques Cœur.

Jacques Cœur pour ceux qui ne savent pas et pour faire court, était un homme parti de rien, qui bâtit une fortune considérable grâce à son commerce et qui aida le roi Charles VII à financer la guerre de cent ans. Mais la bonne fortune attirant médisance et jalousie, quelques un oeuvreront à sa chute. Sa chute sera douloureuse et la sanction terrible après une farce en guise de procès ; ici, c’est cette vie que nous propose Michael de Kent de découvrir.
Comme pour les deux autres livres ce roman a une haute valeur biographique, l’auteure ne change rien à cette recette gagnante, elle mélange toujours habillement biographie et roman ; mais en ce qui me concerne, et si je mets de côté le côté biographique qui est déjà fortement appréciable, j’ai retrouvé le plaisir de la lecture que j’avais eu lors du livre sur Yolande d’Aragon et que j’avais un peu perdu avec le bouquin sur Agnès Sorel. En effet, dans le tome consacré à Agnès Sorel on tournait en rond, on vivait peu de chose à part une histoire d’amour, ici point du tout ! On renoue avec les messes basses, les trahisons de cour, la niak de réussir, les voyages. On renoue aussi avec un récit bruyant, coloré, vivant, comme c'était le cas avec le livre sur Yolande d'Aragon et qu'on avait un peu perdu avec Agnès Sorel maîtresse de Charles VII. Bref ! L'auteure retourne aux origines et qu'est-ce que ça fait plaisir ! C'est même triste d'un côté car finalement ça se lit très vite alors qu'après y a plus.

Ensuite, pour le reste sachez que rien ne change non plus, le décor riche, foisonnant de détail, luxueux est toujours présent, même plus et le contexte historique est quant à lui, lui aussi respecté, à un détail près toutefois. Le palais Farnèse à l’époque de Jacques Cœur n’existe pas encore, l’auteure est en avance de quelques dizaines d’années sur ce point, mais bon ce n’est pas très grave non plus.

En conclusion, c’était une lecture formidable qui clôt une saga merveilleuse et enrichissante, et c’est bien dommage.

31 janvier 2017

"Béziers 1209" de Jean d'Aillon

Les aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour : Béziers 1209 de Jean d'Aillon

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 Résumé :

1208 : Après avoir perdu son épouse Sanceline, Guilhem d'Ussel est devenu prévôt de l'Hôtel de Philippe Auguste. Le roi le charge de découvrir les meurtriers d'une prostituée égorgée dans l'église Saint-Gervais. Sur leurs traces, Guilhem tombera dans un infâme traquenard.

Qui tente ainsi de l'éloigner de Philippe Auguste alors que le Saint-Père Innocent III exerce une pression de plus en plus forte sur le royaume
de France afin que ses barons se rassemblent dans une croisade contre les hérétiques albigeois ?

Un an plus tard, emprisonné, affaibli, Guilhem parviendra-t-il à identifier ses ennemis et à préserver Lamaguère. Enfermé dans Béziers assiégé par les croisés, peut-il encore sauver Amicie de Villemur ?

Mon avis :

Pour une première approche ce n’est pas vraiment une réussite. Je ressors de cette lecture très mitigé et j’avoue que j’ai bâclé la fin. En effet j’ai trouvé des passages très intéressants, en fait le livre entier était sûrement intéressant, mais y avait beaucoup trop de personnage ! Je me suis noyée dedans et ceci malgré le récapitulatif de ces derniers au début du livre. Du coup forcément je suis quasiment passée à côté du livre. J’ai bien compris qu’il y avait une histoire de croisade contre les cathares et que le meurtre d’une fille de rien sur lequel Guilhem d’Ussel enquête été liée à cette croisade, mais je me suis perdue quand même, même en comprenant l'histoire... Je n'ai rien pu faire, j'ai regardé le livre s'éloigner au loin sur le rivage de l'incompréhension.

Dommage, car sincèrement l’auteur sait raconter l’histoire, nous plonger dans l’époque, faire ressortir l’ambiance tendue quand il y a des évènements, faire partager les états d’âme de ses personnages... bref, il sait représenter un tas de chose mais tout cela n’a pas suffi pour faire face à la vague de personnage. C’était trop complexe à suivre, en tout cas pour moi.
D’ailleurs il est possible que ça vienne juste de moi ce problème, car peut-être que je n’étais pas forcément dans la bonne période pour lire ce bouquin - j’étais en plein dans mes partiels d’histoire -, mais quoi qu’il en soit ça n’a pas marché et j’espère que ça marchera avec les autres livres de Jean d’Aillon qui sont dans ma PAL. Parce que oui j’en ai d’autres ^^

Cela étant c’est un livre que je peux conseiller sans problème car si on est un peu attentif à tous les personnages et qu’on élimine les moins importants (ce que je n’ai pas fait) c’est un livre qui se lit très bien et qui promet beaucoup d’évènement, de plaisir mais aussi un excellent bon dans le temps avec le décor et la mentalité ; et tout ça avec, certes de l'imagination, mais aussi une touche d'érudition pas désagréable du tout.
D'ailleurs une chose que le livre a bien mis en avant c'est le rapport entre l'église, l'état royal, les comtes... L'auteur met bien en avant les tensions et les pressions que ces pouvoirs exerçaient les uns sur les autres via ici surtout la fameuse croisade. Bien sûr elle ne s'explique pas juste à cause de l'église, ni à cause des ambitions personnelles que l'on retrouvent dans le livre, il y avait aussi des raisons politiques (pas spécialement présente dans le livre mais ce n'est pas plus mal), mais quoi qu'il en soit par cette histoire l'auteur éclaire tous ces rapports entre souverains, avec les féodaux... en plus d'aborder la question hérétique cathare. Ce qui fait qu'au final c'est un bon tableau d'époque.

Bref. Même si je n'ai pas spécialement accroché je conseille néanmoins ce livre car il est intéressant et je pense vraiment qu'il se lit très bien si on est bien dedans. Et je confirmerai cela ou pas à ma prochaine lecture de cet auteur. ;)

Merci aux éditions Flammarion.