Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

26 mai 2017

"Madeleine Pauliac, l'insoumise" de Philippe Maynial

Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial

Source: Externe

Résumé :

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à « kidnapper » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

Mon avis :

Philippe Maynial raconte l’histoire de sa tante Madeleine Pauliac, qu’il n’a connu qu’à travers sa mère et ses recherches. Qui est Madeleine Pauliac ? Une femme médecin et militaire qui durant la seconde guerre mondiale œuvra dans la résistance et après 1945 œuvra à l’Est pour rapatrier les français avant qu’ils ne partent pour le grand inconnu en URSS, en plus de soulager dans le même temps les souffrances des populations autochtones. C’est sûr ces missions à l’Est où son neveu va s’attarder. Bonnes sœurs violées, ouverture des camps concentrationnaires, ces pages vont voir défiler la misère humaine en période de crise que Madeleine Pauliac a tenté d’adoucir.
Pour autant à côté de cette misère humaine, ces pages vont nous offrir aussi des leçons de courage, de culot, mais aussi une belle amitié entre ces membres volontaires de la Croix-Rouge française.

Mais j’avoue, si j’ai apprécié ce bouquin ce n’est pas tant pour l’amitié qu’il montre, ni pour l’altruisme de ces femmes, ou encore cette aventure dangereuse dans des pays dévastés où l’Armée Rouge se comporte comme le dernier des monstres. Non, si j’ai avant tout apprécié ce livre c’est parce qu’il raconte l’histoire de femmes libres et courageuses et qu’en faisant cela l’auteur a replacé la femme dans l’Histoire, avec un grand H. Il a montré qu’elles pouvaient être aussi fortes, douées, utiles, meilleures, que les hommes. Oui je vais jusqu'à là !
En outre, Philippe Maynial a en plus permis de sortir de l’oubli cette aventure de l’Escadron Bleu qui mériterait d’être bien plus connue, tout comme l’histoire des rapatriements. En effet, la seconde guerre mondiale ne s’arrête pas en Europe au 8 mai 1945, ses effets vont se faire sentir encore longtemps après la capitulation, notamment à travers les mouvements de population (retour de camp ou des exilés) et l’avantage de ce livre c’est qu’il permet d’avoir un aperçu sur cela et de la difficulté d’effectuer des rapatriements dans un contexte de Guerre froide. L’URSS est déjà maître de l’Europe de l’Est et les actions de la Croix-Rouge vont se heurter très vite au nouveau pouvoir, comme on va le voir avec l’Escadron Bleu notamment.
Alors certes le livre n’est pas aussi pointu qu’un ouvrage d’historien, mais il a se mérite d’élargir la problématique de la seconde guerre mondiale et de la recontextualiser, en plus de rendre à l’Histoire des personnages, des actions, oubliés ; et tout ça, oui tout ça, c’est merveilleux ! Personnellement il ne m'en faut pas plus.

En résumé, c’est une biographie, mais une biographie utile. Une vraie biographie utile qui instruit.

Merci à XO éditions.

Posté par Florell à 19:18 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

19 mai 2017

"Le gardien de nos frères" de Ariane Bois

Le gardien de nos frères de Ariane Bois

Source: Externe

Résumé :

Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l'extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.

Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer.
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire.

Mon avis :

Généralement j’évite les livres qui parlent de la seconde Guerre Mondiale ; déjà parce que dans la vie de tous les jours on y fait référence pour rien et ensuite parce qu'on n'a tellement réchauffé cette période, on l'a tellement cuisiné à toutes les sauces, que j’avoue j’en ai marre d’en lire ou même d’en entendre parler. De plus faut bien dire que l’originalité avec ce sujet fait souvent défaut vu que c’est sans arrêt les mêmes thèmes qui sont abordés. Mais pour une fois je vais réviser mon jugement avec Le gardien de nos frères.
Déjà parce que ce bouquin a mis en avant des points d’habitude peu ou pas utilisés comme : la résistance juif, l’après-guerre, le retour des prisonniers et le contact avec leur famille, ainsi que la difficulté de récupérer les enfants cachés, mais aussi parce qu’il y a des personnages extrêmement touchants. Ecorchés vifs, douloureux, étranger entre eux, Ariane Bois nous offre une galerie de personnage - bien qu'ils soient entourés de ténèbres - des plus intéressante à suivre et des plus réel. En effet, de la reconstruction à l'envol, ces personnages m’ont beaucoup touchée de par leur réalisme. Incompréhension, silence, douleur, force, rythme ces pages avec beaucoup de pudeur.

Quant à l’histoire, elle est bien ficelée. Tout s’emboîte très bien et le caractère des personnages complète bien cette dernière. Bref, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est que je l’ai bien aimé surtout pour tous les sujets que j’ai énumérés au-dessus. Le seul bémol : la fin. Je l’ai trouvé de trop et trop hasardeuse. La fin ne m’a convaincue, mais comme elle dure peu je conseille le livre pour tout ce qui la précède.

Merci aux éditions Belfond.

22 juillet 2016

"Mon père, ce collabo" de Jean Buvens

Mon père, ce collabo de Jean Buvens

couv-mon-pere-ce-collabo-1000

Résumé:

Jean Buvens a 10 ans, en 1944, lorsqu’il comprend peu à peu le rôle de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale : sa mère parcourt les rues de Bruxelles à la recherche de noms juifs sur les sonnettes, son père revient les soirs de rafles les bras remplis de jouets d’enfants.
Chauffeur pour la Gestapo, son père aidera les nazis en tant que dénonciateur mais, une fois leur pion devenu inutile, les Allemands n’hésiteront pas à les exiler, lui et sa famille, dans une cave en Allemagne.
Jean, petit garçon, observe les actions de ses parents, perplexe, en tentant tant bien que mal de discerner leurs actes corrects et ceux, honteux, bien plus nombreux.
Voici les effets collatéraux de la guerre sur un enfant et le développement de relation d’amour et de haine entre un enfant et ses parents devenus collaborateurs de l’occupant pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jean Buvens, aujourd’hui, veut exprimer, en son nom, les plus profonds et sincères regrets pour l’irréparable commis par ses parents.

Mon avis :

Mon père ce collabo est un livre qui a l’avantage de raconter la guerre vue par les enfants et de montrer les conséquences que les choix parentaux peuvent laisser sur les poches.

Mais avant toute chose, ce livre va d’avantage mettre en avant une série d’anecdote en rapport avec la guerre, nous montrant ainsi comment les parents de cet homme (à l’époque un enfant), s’y prenaient pour dénicher les juifs, pourquoi ils ont probablement choisi ce camp - la vénalité n’était pas étrangère à cela -, et nous montrant comment s’est passé la fuite de ses parents collaborateurs et donc la sienne puisqu’il les a suivi, et cette dernière lors de la débâcle allemande n’étant pas sans danger entre les bombardements et le reste.

Outre la guerre l’auteur va nous raconter les bons et mauvais moments qui ont suivi la guerre, les bons avec son grand-père, quelques professeurs, etc., et les mauvais avec quelques professeurs (bonjour la prison en guise de collège) et ses parents et en particulier sa mère qui l’abandonna quasiment lors de leur fuite. Mais au-delà de la simple anecdote ces passages-là sont particulièrement intéressants pour comprendre le comportement un peu rebelle de l’auteur à l’adolescence, qui était probablement à la recherche d’un peu d’amour paternel et maternel ( ?) et de stabilité. Mais aussi comprendre l’homme actuel.
On notera aussi qu’encore aujourd’hui Jean Buvens a encore beaucoup de griefs contre ses parents décédés. On sent qu’il a du mal à pardonner leur comportement de collabo et parental.   

Bref!

Comme vous l’avez compris c’est un récit personnel émaillé de faits historiques, cela étant pour ces derniers je ne sais pas trop comment les prendre. En effet comme j’ai trouvé une erreur de date à la page 106, les bombes atomiques ont été lâchées sur Hiroshima et Nagasaki le 6 et 9 août 1945 et non en septembre 1945, je ne sais du coup pas trop si l’auteur a bien su retranscrire certaines choses qu’il aurait vu. Bon après c’est peut-être juste une erreur d’inattention mais cette erreur réduit un peu la confiance qu’on peut avoir sur le livre et ces faits.
Mais malgré ça c'était une bonne lecture qui fait découvrir la guerre autrement. A tenter si 39-45 vous intéresse.

Merci aux éditions Jourdan.

02 mai 2016

"Zazous" de Gérard de Cortanze "Voila l'Zazou, voila l'Zazou"

Zazous de Gérard de Cortanze

Source: Externe

Résumé :

On n’est pas sérieux quand on a quinze ans – même en pleine Occupation. Chaque jour, au café Eva, une bande de zazous se retrouve pour écouter du jazz. Josette, Pierre et Jean sont lycéens, Sarah est coiffeuse, Charlie trompettiste, Marie danseuse, Lucienne apprentie mannequin. Dans un Paris morose, ils appliquent à la lettre les mots d’ordre zazous : danser le swing, boire de la bière à la grenadine, lire des livres interdits, chausser en toutes circonstances des lunettes de soleil et enfiler de longues vestes à carreaux.
À mesure que les Allemands montrent leur vrai visage, ces jeunes gens qui ne portent pas encore le nom d’adolescents couvrent les murs de Paris du « V » de la victoire, sèment la panique dans les salles de cinéma et les théâtres, déposent une gerbe le 11 novembre sous l’Arc de Triomphe, arborent, par solidarité et provocation, l’étoile jaune. Traqués par les nazis, pourchassés par les collaborateurs, rejetés par la Résistance, les zazous ne veulent pas tant « changer la vie » qu’empêcher qu’on ne leur confisque leur jeunesse.
 
Dans cet ample roman aux accents de comédie musicale, Gérard de Cortanze nous plonge au cœur d’un véritable fait de société trop souvent ignoré, dans le quotidien d’un Paris en guerre comme on ne l’avait encore jamais vu, et nous fait découvrir la bande-son virevoltante qui, de Trenet à Django Reinhardt, sauva une génération de la peur.

Mon avis :

On connait tous l’expression « faire le zazou », mais au final on est très peu à connaître l’histoire de ces zazous, et plus particulièrement sous l’occupation allemande à Paris.
Mais voilà un vide que Gérard de Cortanze s’apprête à combler avec un sens du détail et de l’Histoire époustouflant. D’ailleurs je ne sais même pas pourquoi je dis cela, vu que les deux ne vont pas l’un sans l’autre. En effet par le détail du Paris occupé, en nous racontant la presse, les arrestations, les fusillades, les décrets anti-zazous, les actions zazous, les lois antisémites, le lien trouble entre musulmans et nazi (d’ailleurs j’ai découvert ici la branche SS musulmanes), l’épuration d’après-guerre, etc., l’auteur nous raconte l’Histoire avec un grand H ; nous plongeant ainsi réellement dans le quotidien difficile du Paris occupé et donc de nos personnages.

Qui eux sont certes imaginaires, mais comme ils sont placés dans un monde réaliste et décrivant une jeunesse réelle, on pourrait les croire réels. Surtout que l’auteur ne les épargne pas dans le malheur, puisque chacun à leur manière nos personnages vont subir cette guerre.

Et puisque je parle des personnages… c’est le moment de faire un point sur eux.

Porter par une plume simple mais prenante, nous allons donc suivre ici tout un groupe de jeune adolescent, qui aime le swing, le style anglais, et affiche à l’égard de la guerre un « j’m’en foutiste » patent, avec cette ritournelle en fond sonore qui dit « que la jeunesse ne doit pas mourir à cause de la guerre ». Pourtant malgré leur refus des grandes actions de résistance, leur refus de s’engager réellement et de juste se « contenter » de quelques petites actions marquantes, comme le port d’une étoile jaune détournée, de déranger les séances de cinéma, etc., nos héros vont devoir s’engager plus qu’ils ne le voudraient. Pour les amis, pour eux, pour leur pays, ils devront cacher des vérités et parfois frôler la collaboration par intérêt ou par amour.

Tout ceci aura forcément des répercutions sur leurs liens, parfois la tension montera entre les personnages, mais ça n’ira jamais vraiment plus loin que quelques brouilles car l’amitié est plus fort que tout. Et c’est là un peu le bug du livre, ça fait franchement pas très convaincant de ne pas voir les liens cassés davantage, alors qu’à côté le livre ne manque pas de réalisme. Franchement, est-ce qu’une amitié peut survivre à une guerre et dans ce contexte à des comportements opposés aux autres, opposés à nos engagements ? Personnellement j’ai des doutes…
Bon tout cela n’est finalement que détail, car la fin de Josette rattrape cela. En effet, par ce personnage l’auteur nous présente vraiment ces humains en morceaux qui ne savent plus comment vivre après une guerre qui bouleversa l’Histoire et leur vie.

En conclusion c’était une lecture historique agréable et enrichissante que je recommande vivement malgré quelques longueurs.

 

Merci aux éditions Albin Michel. (Et Gilles Paris)

Posté par Florell à 21:52 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

25 septembre 2015

"1945. Le retour des absents" d'Alain Navarro

"1945. Le retour des absents" d'Alain Navarro

1945 le retour des absents

Résumé :

Plus de deux millions de Français sont rapatriés entre le printemps et l’été 1945. C’est le grand retour des absents. Une séquence capitale pour signifier qu’une parenthèse se referme. 
Le message offi ciel : la nation est prête à les accueillir, tous égaux, pour reconstruire une France unie. Au-delà des slogans, la rentrée en masse va se charger de remettre chacun à sa place. En haut de la « hiérarchie » vont vite fi gurer les déportés politiques.
Puis viennent les prisonniers militaires, exilés du pays et de l’histoire depuis cinq ans. À l’égard des autres, les travailleurs volontaires et requis du STO, ou encore des « Malgré-nous »,Alsaciens et Mosellans, enrôlés sous uniforme allemand, le regard traduit la gêne. Et puis le fl ou et l’opacité se font sur les victimes juives, ainsi au Lutetia, où parviennent les rescapés des camps de la mort. C’est tout ceci que révèle le fonds d’une exceptionnelle richesse des archives de photographies et de récits oubliés de l’Agence France-Presse.

Écrit d’une plume alerte, cet ouvrage se lit comme un recueil de nouvelles.
Il enrichit grandement notre connaissance de l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale, donne profondeur et sens à certaines photos que l’on connaissait tout en mettant en lumière de très nombreux documents rares ou inédits.

Annette Wieviorka
Mon avis :

Avant de lire le résumé de ce livre j’avoue que je ne m’étais jamais posée la question sur ceux qui étaient revenus de leur emprisonnement après 39-45, et sur l’état de France. Bon comme tout le monde je savais que l’on ne parlait pas des déportés car on ne voulait pas en entendre parler, comme tout le monde je savais que la France comme bien d’autres pays était ruinée, et qu'elle voulait garder et valoriser une image de résistance, mais ça s’arrêtait à peu près là.
Enfin presque, car pour ma part j’imaginais aussi une France heureuse d’être délivrée, qui comprenait les problèmes de pénurie, mais qui était aussi animée d’un esprit de franche camaraderie et prête à tout reconstruire.
He ben en faite j’étais loin des réalités ! Surtout sur l’esprit de franche camaraderie en fait, vu qu’il y a eu des manifestations de prisonniers de guerre, des récupérations politiques et autres dissensions gouvernementales, sans oublier bien sûr celles au sein de la population – et ceci en plus de l’épuration.

Pour le reste par contre, j’étais finalement assez ignorante en fin de compte, puisqu’en effet je n’imaginais même pas les difficultés des juifs pour récupérer leur appartement occupé par d’autres et que ces derniers avaient acheté honnêtement, pas plus que j’imaginais les différences de valeurs entre les prisonniers. Pour ça je dois avouer que ce livre tout en photo et textes explicatifs m’a bien ouvert les yeux, sur cette période que finalement on est beaucoup à méconnaître.

Autre atout du livre c’est qu’il aborde aussi de très près la détresse humaine. Inconnu ou célébrité comme Léon Blum, Alain Navarro va nous faire découvrir quelques parcours qui donnent à voir, l’horreur de cette guerre (bien que ça ne soit pas nouveau), l’incertitude dans laquelle certains prisonniers de marques vivaient, la difficulté de reprendre une vie normale comme ce fut le cas pour cette petite fille Viviane qui s’est retrouvée à la libération avec deux mères, ou bien encore la difficulté qu’il y a eu à rapatrier des personnes qui ne souhaitaient qu’à rentrer.

Bref, c’est un livre qui fait un tour d’horizon varié sur cet après-guerre, qui approfondit un sujet dont on parle peu ; et je n’ai pas tout dit ici, mais d’autres sujets comme celui de l’église sont abordés aussi. C'est un livre que je conseille sans problème.

Merci aux éditions Stock.


16 septembre 2015

"Today we live" d'Emmanuelle Pirotte

"Today we live" d'Emmanuelle Pirotte

today we live

Résumé :

Décembre 1944. C est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l enfant, tue l autre soldat.
Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d une humanité soumise à l instinct de survie.

Aucun personnage de ce roman palpitant n est blanc ou noir. La guerre s écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide.

Mon avis :

Ce livre conte l’histoire d’un lien entre une petite fille et un homme. Entre une juive et un nazi, après l’incroyable décision de ce dernier de lui laisser la vie sauve alors qu’il était parti pour la tuer.

L’histoire est certes improbable, un homme dressé à tuer ne fait pas de sentiment, mais pourtant j’ai apprécié - bien que sens plus - cette histoire étonnante de par ce qu’elle raconte et montre. Alors elle raconte ce que je vous ai déjà dit sur cet allemand et cette petite fille, mais elle montre aussi que les salauds ne sont pas toujours ceux qu'on pense. En effet on redécouvre ici que certains soldats américains ne se comportaient parfois pas mieux que les boches.
A côté de cela ce livre va aborder la situation des civils qui veulent être bons mais pas trop parce qu’ils ont peurs que le malheur s’abatte sur eux. Là-dessus, et c’est sûrement ce que j’ai préféré le plus, l’auteure nous met vraiment dans la situation incertaine des personnages en nous faisant découvrir leurs dialogues intérieurs, leurs questions, leurs raisonnements. En nous faisant côtoyer leur peur devant la mort. Là-dessus je dois dire que le résumé ne dit pas n’importe quoi, la couleur est grise, non noire et ni blanche. On voit clairement que les personnages sont pris entre le désir de vivre et l'envie d'aider.

En ce qui concerne les deux personnages principaux là par contre j’ai moins marché, alors pas pour Mathias mais pour Renée plus particulièrement. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal à imaginer une petite fille aussi courageuse, aussi calme dans les situations tendues, aussi mature, alors un peu je ne dis pas mais là c’est trop.

Autre chose que je reproche à ce roman, c’est une certaine lenteur. En effet, on a une espèce de huit clos tellement tendu dans ces pages, que le fait que les ¾ du récit qui se passe dans cette cave devient vite très long et très étouffant pour le lecteur, en tout cas la lectrice que je suis. Surtout que j’ai trouvé ce sentiment étouffant encore plus appuyé par le fait que la découverte sur la nature allemande de Mathias met du temps à arriver, alors qu’on sait pertinemment que ça va arriver dans le récit.
Cela dit ce huit clos n’est pas non plus chiant à lire, il est émaillé  par des souvenirs de Mathias, par des réflexions, qui donnent une profondeur à cette histoire, à la nature humaine et aussi sur la personnalité un peu trouble de ce dernier, pas désagréable.

En résumé, dans l’ensemble ce livre fut une bonne lecture même si je l’ai trouvé un peu lente, et même si avec Renée la mayonnaise n’a pris qu’à moitié.

 

Je remercie les éditions Cherche midi.

14 décembre 2014

"Lettres mortes" de Robert Allison

"Lettres mortes" de Robert Allison

lettres mortes roman

Résumé :

1942, au beau milieu du désert libyen. Un jeune soldat anglais reprend connaissance, sa moto totalement détruite à quelques mètres de lui. Il a sauté sur une mine et est grièvement blessé. Une musette pleine de lettres gît à ses côtés. Il ne se souvient de rien, ni de qui il est, ni pourquoi il se retrouve dans cet endroit. À la surprise de tous, il se remet peu à peu de ses blessures et occupe sa convalescence à lire les missives. L'une d'entre elles le touche particulièrement : celle qu'un lieutenant, Tuck, a écrite à la femme aimée. Le jour où une tribu de Bédouins attaque le campement, le jeune amnésique saisit l'occasion de changer d'identité et d'endosser celle de Tuck. Il va s'inventer une vie rêvée. Lettres mortes est un voyage hypnotique qui nous parle de la solitude des soldats, de leur courage et, parfois, de leur lâcheté. Robert Allison nous emmène dans les dunes fascinantes et dangereuses du Sahara, qui offrent un décor magistral, à la hauteur de la noirceur du coeur de la guerre.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée sur ce que je vais dire, mais… je n’ai pas aimé ce livre. Je l’ai même arrêté 100 pages avant la fin, tellement il ne m’a pas touchée et tellement il était loin de mes attentes.

Quand j’ai lu le synopsis et malgré le décor dénudé et une ambiance difficile, je m’étais attendue à quelque chose de touchant, de sensible, de délicat… Pour moi l’histoire d’un homme qui a oublié sa vie et s’en choisit une autre de substitution, ne pouvait pas ressembler à autre chose qu’à ce tableau, et ben ici non. Rien de tout ça.

A la lecture de ce livre je n’ai rien vu de ce que j’attendais, et en plus je n’ai rien ressenti à part de l’énervement et de l’ennui.

L’énervement, car le héros comme les autres personnages du roman sont extrêmement horripilants et insupportables, du coup j’avoue que c’était mal parti pour que j’apprécie ce livre. Et ce même si je conçois très bien que l’égoïsme, la grossièreté… peuvent s’expliquer par le contexte et les diverses épreuves que traversent nos personnages. (Même si je pense qu’il ne faut pas trop exagérer non plus, comme le fait notre motocycliste au début quand il se retrouve seul dans le camp. Là son nombrilisme m’a donné envie de le tuer.)

Ensuite j’ai ressenti de l’ennui car le récit souffre de lenteur. En effet malgré le fait qu’il se passe des choses, ces pages manquent de vie. J’ai vraiment eu du mal à ne pas m’endormir dessus, tellement c'est mou.

Alors bien sûr au milieu de tout ça il y a quelques beaux passages, ce livre n'est pas dépourvu d'humanité, notamment quand notre héros dit ce qu'il sera dans une autre vie, mais ces passages étaient si peu nombreux qu'ils ne contrebalançaient pas assez pour faire oublier le reste. C'est comme-ci ils n'existaient pas finalement. Ce qui est dommage, car si ce côté avait été plus présent, sans être un coup de coeur ce livre m'aurait davantage plu.

En résumé vous l'aurez compris ce livre ne sera pas une lecture légendaire pour moi, mais si le côté masculin pur et dur ne vous fait pas peur, allez-y ! Après tout il n'est pas si éloigné de la réalité.

 

Editions Denoël

Lettres mortes de Robert Allison ; 297 pages.

Paru le 30/10/2014

Traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe

 

Posté par Florell à 23:24 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16 octobre 2013

"La part de l'autre" d'Eric-Emmanuel Schmitt

"La part de l'autre" d'Eric-Emmanuel Schmitt

la part de l'autre

Résumé :

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde..."

Mon avis :

Voilà un livre étrange dont la construction et le but, même si ce n'est pas la cas du sens, m’échappe.  Le but, parce que je ne comprends pas qu’on puisse se croire tout blanc, car il est évident qu’on a tous une part sombre en soi plus ou moins marquée selon les personnes, et qu’en plus je ne vois pas trop comment on peut ignorer cela ; et la construction, car je ne comprends pas pourquoi l’auteur a basé une partie de son livre sur un grand « SI », à savoir Hitler reçu aux beaux-arts. Pourquoi vouloir réécrire quelque chose qui de tout manière ne se réécrit pas ? Pourquoi ce « si » alors que l’histoire aurait pu être la même avec lui ou un autre ? Car il en existe toujours d'autres, la preuve aujourd’hui. En plus pourquoi ce « si » alors que l’auteur en a souffert ? Il est maso ! ^^

Bon d’accord le but de ce livre n’est pas d’imaginer l’issue de ces questions existentielles, ni même de les projeter, mais quand même, de mon côté, j’avoue que je n’ai pas pu y faire abstraction. Mais outre cela il est vrai que ce livre possède un sens nécessaire, un sens qu’il ne faut pas ignorer. La double personnalité de l’homme, capable du pire comme du meilleur… du moins jusqu’à l’union et l’entente. 

La double personnalité qui selon les circonstances, fera LE choix qui changera LE destin.  La double personnalité qui peut pourtant réveiller son côté obscur, parce qu’une chose l’aura blessée dans son orgueil mal placé. En fait au-delà de la double personnalité de l’homme, que l’auteur met en scène dans ce livre par Hitler, il faut regarder finalement autre chose, qui peut se résumer en une entité, une unité : l’égo. L’égo de l’homme source de tous les maux humains.

Et là je dois dire que l'auteur est allé très loin dans ce livre en voulant comprendre l'égo dHitler, puisqu'il explique en partie le pourquoi de la seconde guerre mondiale, mais développe un bout des prochaines et qui pourrait en être la cause… (Enfin là et au vu du monde, on est quand même dans la merde). Mais au-delà de tout ceci, ce qui faut savoir c'est que ce livre pose la question de la remise en question de soi.

Cela étant, je ne peux accepter les vexations et les échecs comme des excuses aux atrocités, car j’ai finalement l’impression que c’est ce qu’a fait l’auteur en essayant de comprendre et d’expliquer Hitler. Même s’il déteste Hitler, et qu'il a été content quand il a enfin tué, j’ai malgré tout eu l’impression étrange qu’il essayait « d’absoudre » ce dernier, en montrant ce que l’on peut devenir pour une histoire, et en ce qui me concerne c’était surtout visible dans l’espèce de journal d’écriture qui se trouve à la fin, quand il parle des humiliations. Faire un "observatoire d'humiliation" l'idée est mignonne, mais en plus des humiliés il y aura toujours des gens qui voudront être calife à la place du calife, et même au-delà, ce n'est plus une question d'humiliation là. Enfin tout ceci c’est une question de perception du roman et aussi peut-être une question de philosophie.

Pour moi le jour où l’homme passera outre son égo, sa susceptibilité, il sera fort et non plus faible, alors que pour l’auteur il suffirait apparemment juste de faire attention aux humiliations pour éviter les catastrophes ; bien que je ne dise pas qu’il ne faille pas faire attention au mal que l’on peut répandre, je trouve que chercher une raison pour expliquer un fait c’est exagérer ! Il ne tient qu’à l’homme de s’améliorer, de se questionner. Ne soyons pas entièrement défaitiste ni vaincu d’avance ! Cessons de se comporter en victime. Certes E.E. Schmitt veut monter aussi cela, mais peut-être bien qu’il n’appuie pas assez dessus, enfin de mon point de vue.

En somme, quoi qu’il en soit et malgré tout ce qu’on pourrait dire, ce livre possède un message très fort et encore très actuel, voilà pourquoi  je remercie la personne qui me l’a prêté, et pourquoi je le conseille aussi. Car malgré quelques longueurs, la présence de ce crétin de Freud (désolée je ne peux pas penser autre chose de ce mec, qui pour moi à fait coller sa réalité à la réalité en envoyant l’humanité dans le mensonge), ce livre possède aussi quelque chose de beau et de profond, une dimension pleine d’authenticité, bien qu’amené bizarrement. Mais pour faire simple, les deux parties du bouquin sont très agréables, surtout celle d’Adolf H. mais elle me dérange par sa non-existence, par le fait qu’elle soit amenée par un « si ». Et moi les « si », je n’aime pas ça, les choses sont ce qu’elles sont et puis c’est tout. (Oui je peux être cruellement terre à terre…)  Je pourrais dire encore beaucoup de chose sur ce livre, voilà pourquoi je m’arrête ici et le conseille en vous livrant un beau passage :

« Un idiot qui doute est moins dangereux qu’un imbécile qui sait. Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n’est pas l’erreur qui est dangereuse mais la fanatisme de celui qui croit qu’il ne se trompe pas. Les salauds altruistes qui se dotent d’une doctrine, d’un système d’explication ou d’une foi en eux-mêmes peuvent emporter l’humanité très loin dans leur fureur de pureté. Qui veut faire l’ange fait la bête. »

Posté par Florell à 19:34 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

07 septembre 2012

La vie pas intéressante d'Anne Franck

"Le journal" d'Anne Franck

anne franck

Résumé :

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans " l'Annexe " de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés
sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi.

Mon avis, je me suis enfin décidée à le faire !

J'ai détesté ce bouquin que j'ai lu quand j'avais 15 ans. Je me souviens que j'ai eu un mal fou à le finir.

Je n'ai pas aimé ce livre pour diverses raisons. Déjà à cause de son écriture que j'ai trouvé plate et sans caractère, et ensuite pour ce qu'il raconte. C'est à dire pas grand chose... Si ce n'est la vie cachée de ces gens-là, et SURTOUT les états d'âme d'Anne Franck qui sont, je trouve, sans grands intérêts.
Je dois en effet avouer que le fait qu'elle ne s'entende pas avec sa mère, sa sœur, ou encore monsieur un tel, ou le fait qu'elle ait le béguin pour le jeune garçon, me passe carrément au dessus de la tête. Tout autant que les pages mélangées de son journal ou encore l'épluchage des légumes d'ailleurs.

Certes parfois elle a peur, elle se demande si..., mais cela passe si vite, que là aussi je n'ai rien ressenti. C'est triste à dire mais sincèrement ce livre m'a laissée de marbre.

D'accord elle a eu une mort atroce et j'aurais pu apprécier ce livre pour cela, mais non impossible, ça ne marche pas... Quand je trouve un livre mauvais, rien ne semble le sauver.

Pour résumer, je m'attendais à un document sur la guerre, je suis tombée sur le journal intime d'une jeune fille qui ne raconte pas grand chose de passionnant. A passer, y'a d'autres livres bien meilleurs et bouleversants sur le sujet.

Posté par Florell à 08:03 - Livre témoignage - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 février 2011

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak : Une narratrice enchanteresse

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak

couv50707103

Résumé :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Mon avis :

Le sujet à première vu n'est pas spécialement tentant, mais parce que c'est la Mort qui raconte l'histoire, -ce qui sort du schéma habituel-, je me suis laissée tenter ; puis faut dire que beaucoup de personnes ont vraiment apprécié ce livre. Donc pourquoi pas...

Beaucoup de personne l'on appréciait, pourtant ce livre n'est pas un coup de cœur en ce qui me concerne. Pas à cause de l'histoire qui ne manque absolument pas d'intérêt et de référence historique, mais plutôt parce que je l'ai trouvé trop plat ou/et trop lent. Pour moi il met trop de temps à se mettre en place, il y'a trop de présentation au début, trop de mot allemand aussi -bien que pas beaucoup mais assez pour me gonfler quand même-  et dans un premier temps on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose, on s'ennuie un peu. Ce qui fait que j'ai persévéré dans ma lecture, c'est que la mort commençait à raconter une anecdote assez intéressante puis finalement s'arrêtait au milieu en disant :"Je vous raconterai plus loin". Voyez ça tenait à rien en fait, pourtant ce livre mérite vraiment qu'on se donne la peine d'aller jusqu'au bout.

Néanmoins et malgré ce point, ce bouquin ne manque ni de force, de caractère et de charme, cependant pour moi la Mort reste sans conteste l'atout de ce livre. Présence invisible mais tendre, émouvante, caustique et parfois un peu drôle. Dans ce livre elle serait presque humaine tant par son désespoir que par son esprit qui ne manque pas de lucidité. En l'écoutant parler vous ne resterez pas indifférents.

Par contre encore deux choses puis j'arrête. Premièrement sur la couverture il est écrit que c'est un livre pour la jeunesse. Je pense pourtant qu'il convient mieux aux jeunes à partir de la troisième, car c'est là qu'on apprend la seconde guerre mondiale. Dans ces pages il y'a trop de référence à cette époque et aux images de la guerre, comme les douches pour désigner les chambres à gaz, ou encore la traque des juifs et des communistes dans l'Allemagne nazie. Pour arriver vraiment à comprendre la portée du livre correctement, je pense sincèrement qu'il vaut déjà mieux avoir étudié la seconde guerre mondiale.
Deuxièmement, La voleuse de livre est un bon "reportage" sur la vie des allemands sous l'Allemagne Nazi. Malgré le fait que ça soit un roman, l'auteur a fait pas mal de recherche pour écrire ce dernier. Donc quitte à lire un bon livre qui témoigne de la vie sous le régime Nazi en Allemagne lisez plutôt celui-ci que le Journal d'Anne Frank, qui -et ça n'engage que moi- ne raconte pas grand chose à mon goût. Honnêtement je pense que vous apprendrez d'avantage avec La voleuse de Livre qu'avec le Journal d'une petite fille et vous aurez plus de facilité à le finir. Le journal d'Anne Frank est pour ma part assez fastidieux. Ce point de vu n'engage bien sûr que moi.

Pour résumé, si l'écriture avait été un peu moins molle, je pense que j'aurais vraiment plus apprécié ce bouquin et il aurait eu sur 10, 9,5, alors que sur Livraddict je lui ai donné 7 pour les raisons énoncés plus haut.

Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse.

Autre avis de cette lecture commune : June, Paikanne, Jostein, Livrons-nous, Kristus, Myletine, 100 choses.

Posté par Florell à 09:17 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,