Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

26 mai 2017

"Madeleine Pauliac, l'insoumise" de Philippe Maynial

Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial

Source: Externe

Résumé :

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à « kidnapper » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

Mon avis :

Philippe Maynial raconte l’histoire de sa tante Madeleine Pauliac, qu’il n’a connu qu’à travers sa mère et ses recherches. Qui est Madeleine Pauliac ? Une femme médecin et militaire qui durant la seconde guerre mondiale œuvra dans la résistance et après 1945 œuvra à l’Est pour rapatrier les français avant qu’ils ne partent pour le grand inconnu en URSS, en plus de soulager dans le même temps les souffrances des populations autochtones. C’est sûr ces missions à l’Est où son neveu va s’attarder. Bonnes sœurs violées, ouverture des camps concentrationnaires, ces pages vont voir défiler la misère humaine en période de crise que Madeleine Pauliac a tenté d’adoucir.
Pour autant à côté de cette misère humaine, ces pages vont nous offrir aussi des leçons de courage, de culot, mais aussi une belle amitié entre ces membres volontaires de la Croix-Rouge française.

Mais j’avoue, si j’ai apprécié ce bouquin ce n’est pas tant pour l’amitié qu’il montre, ni pour l’altruisme de ces femmes, ou encore cette aventure dangereuse dans des pays dévastés où l’Armée Rouge se comporte comme le dernier des monstres. Non, si j’ai avant tout apprécié ce livre c’est parce qu’il raconte l’histoire de femmes libres et courageuses et qu’en faisant cela l’auteur a replacé la femme dans l’Histoire, avec un grand H. Il a montré qu’elles pouvaient être aussi fortes, douées, utiles, meilleures, que les hommes. Oui je vais jusqu'à là !
En outre, Philippe Maynial a en plus permis de sortir de l’oubli cette aventure de l’Escadron Bleu qui mériterait d’être bien plus connue, tout comme l’histoire des rapatriements. En effet, la seconde guerre mondiale ne s’arrête pas en Europe au 8 mai 1945, ses effets vont se faire sentir encore longtemps après la capitulation, notamment à travers les mouvements de population (retour de camp ou des exilés) et l’avantage de ce livre c’est qu’il permet d’avoir un aperçu sur cela et de la difficulté d’effectuer des rapatriements dans un contexte de Guerre froide. L’URSS est déjà maître de l’Europe de l’Est et les actions de la Croix-Rouge vont se heurter très vite au nouveau pouvoir, comme on va le voir avec l’Escadron Bleu notamment.
Alors certes le livre n’est pas aussi pointu qu’un ouvrage d’historien, mais il a se mérite d’élargir la problématique de la seconde guerre mondiale et de la recontextualiser, en plus de rendre à l’Histoire des personnages, des actions, oubliés ; et tout ça, oui tout ça, c’est merveilleux ! Personnellement il ne m'en faut pas plus.

En résumé, c’est une biographie, mais une biographie utile. Une vraie biographie utile qui instruit.

Merci à XO éditions.

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19 mai 2017

"Le gardien de nos frères" de Ariane Bois

Le gardien de nos frères de Ariane Bois

Source: Externe

Résumé :

Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l'extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.

Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer.
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire.

Mon avis :

Généralement j’évite les livres qui parlent de la seconde Guerre Mondiale ; déjà parce que dans la vie de tous les jours on y fait référence pour rien et ensuite parce qu'on n'a tellement réchauffé cette période, on l'a tellement cuisiné à toutes les sauces, que j’avoue j’en ai marre d’en lire ou même d’en entendre parler. De plus faut bien dire que l’originalité avec ce sujet fait souvent défaut vu que c’est sans arrêt les mêmes thèmes qui sont abordés. Mais pour une fois je vais réviser mon jugement avec Le gardien de nos frères.
Déjà parce que ce bouquin a mis en avant des points d’habitude peu ou pas utilisés comme : la résistance juif, l’après-guerre, le retour des prisonniers et le contact avec leur famille, ainsi que la difficulté de récupérer les enfants cachés, mais aussi parce qu’il y a des personnages extrêmement touchants. Ecorchés vifs, douloureux, étranger entre eux, Ariane Bois nous offre une galerie de personnage - bien qu'ils soient entourés de ténèbres - des plus intéressante à suivre et des plus réel. En effet, de la reconstruction à l'envol, ces personnages m’ont beaucoup touchée de par leur réalisme. Incompréhension, silence, douleur, force, rythme ces pages avec beaucoup de pudeur.

Quant à l’histoire, elle est bien ficelée. Tout s’emboîte très bien et le caractère des personnages complète bien cette dernière. Bref, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est que je l’ai bien aimé surtout pour tous les sujets que j’ai énumérés au-dessus. Le seul bémol : la fin. Je l’ai trouvé de trop et trop hasardeuse. La fin ne m’a convaincue, mais comme elle dure peu je conseille le livre pour tout ce qui la précède.

Merci aux éditions Belfond.

04 mai 2017

"Duchesses rebelles tome 2 : la dangereuse amie de la reine" de A.M. Desplat-Duc

Duchesses rebelles tome 2 : la dangereuse amie de la reine de A.M. Desplat-Duc

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Résumé :

A la cour de France, Marie-Aimée de Rohan est amie de la reine, Anne.
Cette existence de plaisirs et de fêtes aurait pu la satisfaire, mais la duchesse de Chevreuse a un tempérament de feu !
Marie-Aimée ne se sent vivre que si elle anime des complots, si elle colporte des secrets et joue les espionnes...
Et elle ne va pas s'en priver !
Voici son histoire...

Mon avis :

Encore meilleur que le tome 1 ! Ce 2ème tome qui nous parle de la vie de la Duchesse de Chevreuse n’est qu’une suite d’aventure et de complot. Et là mieux qu’une seule histoire de trahison, à savoir la Fronde, l’auteure a choisi une dame qui a eu deux rois, deux cardinaux à trahir et chasser. Ce qui veut dire deux fois plus de péripétie, d’exile et de complot.
Né Rohan, la Duchesse de Chevreuse est la plus fidèle amie de la Reine Anne d’Autriche mère de Louis 14, sa place à la cour fera qu’elle sera se montrer quasiment indispensable à la reine ce qui la poussera à toutes les aventures pour garder sa place auprès de cette dernière.
Vous vous en doutez, ces idées fixes, feront de cette jeune femme pleine de ressource, une personne intrigante ne reculant devant rien pour chasser Richelieu puis Mazarin du pouvoir et/ou du cœur de la reine.

Echappant souvent à la prison, souvent par ruse plutôt que par clémence royale, cette Duchesse de toutes les audaces fut pour moi une dame agréable à suivre et découvrir. Fantaisiste, vive, intrigante, parfois girouette, sa vie est une aventure sans fin qui nous entraîne sans cesse dans un tourbillon fait de danger, de rencontres, qui nous fait voyager de région en pays. Eclairant accessoirement par-là, la politique européenne de l’époque. Certes ce n’est pas spécialement profond niveau historique mais le minimum est là surtout pour des collégiens.

Au final, je n’ai pas grand-chose à raconter sur ce livre, si ce n’est que je l’ai vraiment trouvé agréable à la lecture et enrichissant sur une époque et un personnage. Conclusion je conseille.

 

Merci aux éditions Flammarion jeunesse.

21 avril 2017

"La Bible racontée comme un roman : tome 2" de Christine Pedotti

La Bible racontée comme un roman : tome 2 de Christine Pedotti

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Résumé :

Le grand roman des passions humaines « Du fond de notre mémoire, quelques souvenirs surgissent : les trompettes de Jéricho, Samson et Dalila, David et Goliath. Mais la Bible est bien plus que cela : un véritable trésor d’histoires plus incroyables les unes que les autres ! » Décidément, la Bible est le grand roman des passions humaines. Avec une plume toujours aussi alerte, Christine Pedotti poursuit le récit fascinant des mille et une histoires contenues dans le livre sacré : des histoires où les ennemis sont partout et qui résonnent du fracas des combats ! Cette humanité-là ressemble à la nôtre. Elle est faite de grands élans, de générosité, de rancune, de jalousie, et parfois de haine… « Une histoire rédigée tambour battant, de celles que n’aurait pas reniées un Alexandre Dumas de la meilleure veine. » Samuel Lieven, La Croix Christine Pedotti est journaliste et écrivain. Elle est l’auteur de Jésus, cet homme inconnu, aux Éditions XO, et du premier volume de La Bible racontée comme un roman, paru en 2015.

Mon avis :

Si vous me suivez depuis un moment vous savez probablement que j’ai eu un véritable coup de cœur pour le tome 1 l’année dernière, j’avais adoré ce que ça racontait comme l’approche des histoires de la Bible pendant un voyage à travers le désert ; pour le tome 2 c’est un ton en-dessous. Non qu’il ne soit pas intéressant, loin de là même si au début il est un peu répétitif, mais le fait qu’il manque cette notion de voyage et d’ambiance au coin du feu m’a manquée terriblement.
Cela étant, ce voyage dans le temps, le temps immémorial de la Bible, enfin plutôt de l’ancien testament, et la découverte plus approfondie de ces personnages que je ne connaissais que vaguement pour certains, m’ont tout autant charmée que pour le tome 1.

Effectivement, j’ai pris énormément de plaisir à redécouvrir des légendes - que j’avais même parfois oublié qu’elles étaient dans la Bible tellement elles sont connues, à l’exemple de David et Goliath -, comme j’ai pris énormément de plaisir à mieux les situer dans l’histoire, à mieux les visualiser dans les faits, les paroles et les gestes. Certes, ça ne parle que des éléments importants de l’ancien testament, comme pour le 1er tome, mais c’est quand même un bagage culturel appréciable et non négligeable. Surtout que ces récits montrent une humanité biblique à un caractère bien réel, temporel, très d’ici-bas, ce qui casse ce mythe de perfection qui accompagne généralement les textes sacrés et donne finalement plus de plaisir à la lecture.

Bref, même si je ne suis pas partie voyager dans le désert dans une ambiance de veillée, de réunion au coin du feu, j’ai quand même apprécié ce livre pour ce qu’il raconte et son bagage culturel qu’il apporte. A lire, le tome 1 comme le tome 2.

Merci à XO éditions.

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14 avril 2017

"Fausses vérités et vrais mensonges de l'histoire" de Pierre Monteil

Fausses vérités et vrais mensonges de l'histoire de Pierre Monteil

histoire pierre monteil

Résumé :

Chaque génération hérite des a priori et des idées reçues de la génération précédente. Ces fausses vérités et vrais mensonges, qui apparaissent à chaque époque de l'Histoire, se nourrissent de l'ignorance aussi bien que de la propagande,  et survivent au fil des siècles. Cependant, force est de constater que ces nombreux poncifs sont considérés par beaucoup comme une réalité.  Saviez-vous, par exemple, que Moïse et l'Exode n'ont aucun fondement historique, pas plus que les premiers rois du Grand Israël ? Que la Grèce antique ne fut jamais un havre de paix et de raison ? Que Christophe Colomb ne fut pas le premier à découvrir l'Amérique ? Que le Lusitania fut coulé alors qu'il transportait des armes ? Que le Tibet d'avant l'invasion chinoise de 1950 était une théocratie médiévale et obscurantiste ? Que la guerre d'Irak et l'affaire des armes de destruction massive reposent en fait sur du vide ? Cet ouvrage, mêlant simplicité d'écriture, esprit critique et objectivité, a été écrit pour s'adresser à un public large. Que vous soyez donc un passionné ou bien un simple néophyte, ne tardez pas à (re)découvrir ces fausses vérités et vrais mensonges de l'Histoire.

Mon avis :

Fausses vérités et vrais mensonges de l’histoire, fait parti de ces livres qui abordent de manière superficielle des sujets qui mériteraient plus de recherche. Cependant et malgré cela il est très intéressant à lire. D’une part parce qu’il aborde différentes époques et différents sujets, et ensuite parce qu’il est parfois assez suffisant pour constater les fausses vérités, les raccourcis et les plus gros mensonges (avant une lecture d’ouvrage plus conséquent).

Franchement j’ai apprécié ce livre, d’une part parce qu’il se propose de lutter contre les idées reçues, mais aussi parce qu’il permet de s’interroger sur des gens élevés aux statues d’icône (Lénine ou encore Malcom X qui est un fervent partisan de la violence et du racisme prôner par l’organisation extrémiste Nation of Islam), sur la fabrication de l’histoire, ou encore sur certains mensonges qui ont conduit à de grands mouvements sentimentaux populaires par la manipulation via des images et discours. Certes ce dernier point est su de tout le monde, mais je trouve que c’est toujours bien de rappeler ces pratiques dictatoriales et manipulatrices encore actuelles.

Bref ! Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce livre si ce n’est qu’il est intéressant, se lit bien, et titille assez la curiosité. A lire pour le plaisir.

Merci aux éditions Jourdan.

 

Extraits :

Affaire des couveuses du Koweït :

« Cependant dès mars 1991,  plusieurs journalistes américains s’aperçurent que le témoignage de Nayirah ne correspondait pas à la réalité. Ainsi, si de nombreux  patients et nouveau-né étaient mort lors de l’invasion du Koweït, c’était avant tout parce que le personnel médical c’était enfui, et non à cause des exactions irakiennes.

Pire, l’on découvrit que la jeune femme, loin d’être une infirmière lambda, était en fait une fille de Saud Bin Nasir al-Sabah, ambassadeur du Koweït à Washington (et membre de la famille royale koweïtienne).

En réalité, cette campagne en faveur d’une intervention internationale en Irak avait été commandée par l’association Citizen for a free Kuwait.

[…]

Ces nombreuses révélations, donnant naissance à l’affaire des couveuses du Koweït, firent grand bruit dans la presse.

Ce scandale véritable cas d’école, démontrent aujourd’hui à quel point il est facile de manipuler l’opinion publique afin de la pousser à défendre les idées du gouvernement. »

Lénine :

« Au final on ne peut que constater un décalage flagrant entre l’image plutôt positive de Lénine, telle qu’elle est véhiculée aujourd’hui, et l’implacable réalité du terrain. Cette dichotomie est d’autant plus incompréhensible, dans la mesure où, comme nous avons pu le constater, Lénine a violé tous les engagements pour lesquels il avait combattu le régime tsariste : suppression des libertés individuelles ; création d’une police secrète sans aucune base légale ou judiciaire ; rétablissement de la peine de mort ; instauration de la Terreur rouge (qui fit 3 fois plus de victimes en deux semaines que le régime tsariste en un siècle) ; dissolution de l’assemblée constituante qui lui était hostile ; instauration d’une véritable dictature ; ouverture de camp de concentration ; interdiction du droit de grève ; instauration d’un parti unique ; et au final un bilan humain estimé à près de quinze millions de morts (si l’on ajoute les victimes de la guerres civile à celles de la famine).

A l’aune de ces chiffres, force est de constater que Lénine ne fut pas un idéologue innocent, prix « involontairement » dans l’engrenage de la violence, qui aurait été contraint de se « salir les mains » à contrecœur à cause d’un contexte géopolitique difficile.

Aujourd’hui le premier dirigeant de l’URSS doit être considéré comme ce qu’il fut, c’est-à-dire « l’inventeur » de la première dictature totalitaire du 20ème siècle, sa responsabilité dans les atrocités commises au cours de son règne ne pouvant être écartée. »

 

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05 février 2017

"Un coupable presque parfait" de Robin Stevens

Un coupable presque parfait de Robin Stevens

un coupable presque parfait

Résumé :

– Tu es sûre que nous ne devrions pas plutôt prévenir la police ?– Ne dis pas de sottises. Nous n’avons aucune preuve. Pas même un cadavre. On se moquerait de nous. Non, nous devons résoudre cette affaire toutes seules. Lorsque Daisy Wells et Hazel Wong fondent leur agence de détectives privés, elles espèrent débusquer une enquête digne de ce nom. Tout bascule subitement le jour où Hazel découvre la prof de sciences étendue dans le gymnase. Le temps d’aller chercher Daisy, le corps a disparu. Dès lors, il ne s’agit plus seulement d’un crime à résoudre mais d’un crime à prouver, et ce, avant que le coupable ne frappe de nouveau. Chaque minute compte lorsque tout indique que le meurtrier est là, coincé à vos côtés, dans l’école où vous vivez.

Mon avis :

Un coupable presque parfait est un livre pour enfant qui parle d'un meurtre dans un pensionnat anglais que deux petites filles vont tenter de résoudre. N'écoutant que leur courage et leur intelligence nos deux détectives vont devoir faire preuve de beaucoup d'audace et de courage pour retrouver le meurtrier avant qu'il ne frappe à nouveau...
Que la chose soit claire, cette situation est clairement irréaliste et il faut bien sûr ne pas s'attendre à quelque chose de complexe vu que c'est un livre pour des prè-ados. Donc pour commencer, je précise que je ne vais pas lui reprocher son improbabilité ni sa simplicité. De toute manière à quoi cela servirait vu que ce livre est quand même et malgré tout vraiment... vraiment... vraiment agréable à lire et cela pour deux raisons principales.

Première raison, à cause du duo que forme les deux amies. Une des fille est très réfléchi et donne à l'enquête sa notion de danger tandis que l'autre est très impétueuse et donne à l'enquête son action et son culot. Comme vous le voyez là on a un bon mélange de personnalité même si une domine l'autre. Ce qui d'ailleurs donnera aux jeunes lecteurs deux ou trois points de réflexion.

Et la deuxième raison vient de l'enquête menée par ces deux détectives en herbe et débrouillardes, et qui vont malgré les dangers découvrir le coupable. En effet et même si cette enquête est très simple et que la scène ne sort pas du pensionnat, faut admettre que cette intrigue est bien ficelée et tient en haleine son lecteur de tout âge.
Il y a dedans tout ce qui fait un bon policier ; des questions, des petits doutes, du courage, des fausses pistes, des petites embrouilles entres nos deux détectives, ainsi qu'une ambiance sévère (très pensionnat) qui peut ou pourra poser problème à l'enquête et où on verra nos deux détectives faire preuve d'ingiénosité pour la contourner.
Bref, pour toutes ces raisons c'est une lecture facile qui emporte son lecteur dans son histoire.

A côté de ça, l'autre plus du bouquin c'est l'écriture. C'est bien sûr très simple et d'un niveau accessible pour des prè-ados, mais en fait le plus important c'est que le livre ne souffre d'aucune longueur - et ça faut admettre que c'est important pour de jeunes lecteurs afin de ne pas les dégoûter de la lecture. Effectivement, l'auteur est arrivé à planter un décor et une enquête en restant sur l'essentiel et en développant juste le nécessaire à ces deux cas et cela sans que ça pose un seul problème pour l'immersion du lecteur dans le scénario. Génial !
Toutefois pour ceux qui ont peur de se perdre dans ce pensionnat par manque de description, sachez que le plan de l'école se trouve au début du livre et vous permettra de bien visualiser les lieux si jamais.

En conclusion, c'était une lecture vraiment sympathique même si elle est écrite à la base pour les jeunes. Et pour être honnête j'espère qu'il y aura d'autres enquêtes de ces deux détectives filous et surprenantes.

 

Merci aux éditions Flammarion jeunesse.

25 janvier 2017

"Lulo" de Hugo Poliart

Lulo de Hugo Poliart

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Résumé :

Je m'appelle Sandra, j'ai vingt-huit ans. Ce que j'aime dans la vie, c'est baiser et tuer. Baiser, je le fais gratuitement, c'est ma passion.
Tuer, c'est mon métier, je suis payée pour ça.

Je m'appelle Marc. J ai trente-sept ans. Je suis inspecteur à la brigade criminelle et je crois bien qu'on vient de me confier l'affaire qui va changer ma vie.

Le « lulo » est un fruit colombien de couleur orange, lumineux quand il est mûr. On l'apprécie pour son jus verdâtre, souvent dilué dans de l'eau, avec un peu de sucre ou de miel pour en atténuer l'acidité.

Mon avis :

Il arrive ! Il est là ! Je sais que vous ne l’attendiez pas et pourtant il est là. C’est ce qu’on appelle une rentrée réussite.
Réussite comme ce livre. Pas un coup de cœur mais quand même une réussite. Je ne sais si l’histoire est originale, si c’est du déjà fait, mais personnellement j’ai adoré l’intrigue, le personnage principal très tigresse, l’écriture, l’ambiance. Vraiment c’était une bonne lecture.

Pour faire un rapide résumé, ça parle d’une fille Sandra qui travaille pour un gars très riche qui possède plusieurs entreprises de média, culturelle… dans le monde. Ce dernier, un jour va en avoir marre de recevoir des manuscrits pourris, du coup il a l’idée de proposer à cette fille de tuer ces mauvais auteurs afin de protéger le monde des livres de leur bouse littéraire. Forcément, ces histoires de meurtre vont finir un jour par attirer des ennuis aux protagonistes.
Vous vous en doutez le livre va donc tourner autour de cette enquête, ces meurtres, en bref rien de bien exceptionnel. Pourtant il va surprendre ! En tout cas il m’a surpris même si certaines choses étaient prévisibles.
La surprise, a tout d’abord commencé par l’histoire entre le flic et Sandra et par son issu, je ne m’attendais pas à cela du tout. Ensuite ça a continué à cause du personnage de Sandra, qui est très intéressante à suivre -c’est une fille qui ne manque pas d’audace- mais aussi très intéressante à lire. En effet, l’auteur lui donne des pensées mentales extrêmement mordantes mais qui sont vraiment excellentes à lire. C’était magnifique tant de « délicatesse » dans le langage. ^^

L’autre atout de ce livre c’est aussi son dynamisme. Y a pas un seul temps mort vu que l’auteur a coupé en deux parties son roman ; une pour Sandra, l’autre pour Marc (le flic). Cet approche qui permet d’aborder les personnages de manière plus intime, de comprendre petit à petit ce qui les lie, fait que finalement on ne s’ennuie pas car Hugo Poliart ne s’attarde pas que sur un personnage et n’en fait pas parler qu’un. Ce qui varie l’action, l’approche, les scènes, les pensées, etc.

Dernière petite chose avant de finir je voudrais préciser que derrière ses apparences « polardesque » ce livre va parfois avoir quelques profondeurs dans ses lignes, comme par exemple sur le plagiat ou encore sur la littérature. Dans un tel livre cela peut surprendre mais pourtant ça n’était pas mal placé. Au contraire ça étoffé les personnages et donnait un peu plus de cachet au livre.

Bref ! C’était une lecture où je ne partais pas spécialement convaincue et pourtant elle m’a vaincue. J’ai passé un excellent moment de lecture quoi que trop rapide.

Merci aux éditions Jourdan.

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20 octobre 2016

"La concubine du vatican" de Kate Quinn

 La concubine du Vatican de Kate Quinn

Source: Externe

Résumé :

La famille Borgia est à nouveau réunie et cela ne présage rien de bon.
De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d'une petite fille, doit faire faceaux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinièrenet confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : le couvent dont elle s'est enfuie pourrait bientôt la retrouver et elle n'est plus en sécurité.
Son garde du corps Leonello est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui, étrangement, secoue de nouveau la ville depuis le retour des Borgia. Anna était sa seule amie et il refuse de laisser son crime impuni sous prétexte qu'elle était une simple servante.
L'étau se resserre autour de nos trois héros qui ne peuvent compter que les uns sur les autres.

Mon avis :

La concubine du Vatican, qui est la suite de Le serpent et la perle, parle comme dans le premier tome des amours du pape Borgia Alexandre VI avec la belle Julia Farnèse et des intrigues politiques de ce Pape peu orthodoxe.
Nous retrouvons donc ici tous les personnages qui ont marqué le lecteur dans le premier tome, à savoir ; Leonello, Carmelina, la famille Borgia, Julia, etc., mais à la différence du début et même si les personnages sont identiques, l’intrigue va se révéler plus sombre, plus terrible, moins idyllique et de ce fait plus passionnante.
Hé oui ! Autant j’ai trouvé le premier tome (que j’ai lu y a peu pour mieux comprendre celui-là) assez longuet, surtout vers la fin, pas assez riche en évènement, autant là j’ai trouvé qu’on avait l’inverse. En effet ça n'arrête pas un moment, et je pense sincèrement que l'auteure a dû faire exploser sa cafetière vu qu'avec ce livre, on va de surprise en surprise. D
’une part grâce à la personnalité des Borgia, qui au faîte de leur puissance ne respectent plus rien et plus personne, - bon c’était déjà le cas avant mais là c’est encore un stade au-dessus -, et d’autre part à cause de toutes ces intrigues, toutes ces situations, qui ont été pour certaines abordées dans le premier tome mais qui ont été aussi rajoutées, et qui vont venir ternir le beau et brillant tableau que pouvait avoir cette histoire d’amour, cette vie de château... En effet, ici se mélange - et c'est ce qui manquait dans Le serpent et la perle - action, intrigue, cassure, trahison, déception... à un rythme effréné, à tel point qu'on se demande jusqu'à où l'auteure va aller tellement ça paraît sans limite.

Bon. Cela est une chose, mais ce n'est pas tout ! L’autre point intéressant à suivre du récit fut l’évolution des personnages. Dans le premier tome ils n'évoluaient pas tant que ça et paraissent pour certains assez falots comme par exemple Julia Farnèse que je trouvais sans caractère. Ben ici, BOUM, c'est tout l'inverse encore une fois. Julia que je supportais à grande peine dans le tome 1 va ici s'affirmer face à son Pape et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne manque pas de caractère...
Mais cependant dans toute la galerie des personnages, le plus intéressant à suivre est Leonello, pour moi c'est le personnage le mieux écrit les deux tomes confondus. En effet, ce petit bonhomme a été traité de manière déroutante, de personnalité agréable, il va devenir froid comme la glace, on ne le reconnaît pas. Au début un peu sarcastique mais pas méchant malgré son idée de vengeance, on va le découvrir dans La concubine du Vatican, froid, sadique, meurtrier - ce qui va pour un temps le rendre antipathique et flippant -, avant de le voir finalement amoureux ! Cherchez pas y a aucune logique. Toutefois ces changements ne sont pas là juste pour le décor, ils vont nous éclairer sur sa personnalité, ses sentiments, et je n'ai trouvé aucun autre personnage si bien traité, même si les autres ne sont pas que du décor et pas sans intérêt.
En effet, ceux-ci sont eux aussi rattrapés par leur passé, par leur sentiment, et de ce fait - et comme ils sont forcés d’agir en conséquent - on va les découvrir sous un jour nouveau, donnant ainsi plus de souffle à une histoire qui n'en manque pourtant pas.

Bref. J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui mélange histoire et fiction mais qui est plus sombre, plus bougeante que le premier tome, plus prenante aussi, avec des personnages qui évoluent en bien ou en mal et des intrigues intrigantes. Personnellement, c'est une auteure que je n'avais jamais lu avant cette duologie et je ne regrette pas le moins du monde d'avoir tenté, car j'ai eu ce que je voulais ; du rêve, du plaisir, du stress, de l'action et une fin satisfaisante ! Bref. J'ai vraiment passé un bon moment avec cette série mais plus particulièrement avec le deuxième tome.

Merci aux éditions Presses de la cité.

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19 septembre 2016

Il était un petit navire...

Leur obsession, envahir l'Angleterre de Charles Turquin

envahir l'angleterre

Résumé :

Dans un lointain passé, Jules César et Guillaume le Conquérant ont réussi à envahir l'Angleterre. Mais au fil des siècles, l'entreprise devint plus difficile, avant de se révéler impossible. Après ces glorieux prédécesseurs, d'autres, tout aussi célèbres, comme Philippe II, Napoléon et Hitler, ont également rêvé de franchir la Manche et ont consenti à cet effet des préparatifs formidables : la Grande Armada, la flottille de Boulogne, l'opération Lion de Mer. Voici l'histoire de ces tentatives très longtemps ignorées, des moyens engagés, de leurs chances de succès et, surtout, des raisons de leurs échecs. Des siècles d'obstination et de frustrations !

Mon avis :

Y a pas à dire Charles Turquin est un conteur, parfois trop pointu, mais toujours avec une touche d’humour pas désagréable.

Leur obsession envahir l’Angleterre, est un livre très intéressant à lire, après un rapide topo, une mise en bouche sur l’histoire d’Angleterre et ses invasions réussites avec par exemple Guillaume le Conquérant, l’empereur Claude en 43, et quelques Vikings - dans l’ordre ça donne Claude, Vikings, Guillaume - et ses tentatives échouées comme avec César, Philipe IV … L’auteur rentre enfin dans le vif du sujet avec nos trois personnages présents sur la couverture. Hitler, Napoléon 1er, Philippe II d’Espagne.

Pourquoi seulement ces trois-là ? Je ne sais pas trop, mais je pense que leur énergie dépensée et idée fixe à vouloir la conquérir ne sont pas étrangères à ce choix ; parce que je vous jure que du temps, de l’argent et de l’énergie, ils en ont tous dépensé mais plus que les autres, c’est même fou à voir. Surtout quand on prend connaissance, qu’un échec cuisant n’empêche pas le renouveau de l’opération, très visible ici avec Philippe II d’Espagne. On pourrait limite croire qu’il n’avait que ça en tête, mais bon la persévérance c'est une qualité.

Outre le descriptif des opérations, qui est pour moi le seul point faible de ce livre car parfois trop détaillé dans la composition de la flotte et les plans de bataille, ce livre va aussi nous permettre d’aborder les différentes personnalités des commanditaires de l’opération « à l’assaut » et nous faire découvrir ainsi un Napoléon très têtu et très je n’écoute rien, mais aussi un Hitler pas si génie que ça. Alors pour ce dernier je ne sais pas trop si l’auteur dit vrai,  car personnellement j’ai toujours imaginé Hitler en génie du mal sachant ce qu’il faisait. Mais pourtant Charles Turquin va nous montrer comment Hitler voyait l’Angleterre et sa position dans la guerre, et d’après le livre il voyait tout faux ; puisque que l’Angleterre ne s’est pas montrée aussi défaitiste et pacifiste qu’il imaginait, le faisant ainsi agir sans réelle discernement et sans plan infaillible (même si l’Angleterre s’en prendra plein la poire quand même par la voix des airs).

Mais ces portraits essentiels ne sont pas les seuls bien sûr. Car ces combats contre l’Angleterre vont amener des combattants et des chefs sur le devant de la scène que l’auteur va nous faire découvrir. Et là on remarquera que le brouillard, les côtes anglaises et ses courants, ne vont pas être les seules responsables des échecs successifs, en effet les amiraux, les combattants qui ont le mal de mer, ne seront pas toujours les meilleurs des différentes marines. Et je ne parle pas du manque de vivre, des maladies qui eux aussi feront beaucoup de dégâts.

Bref ! En conclusion c’était un livre sympathique, très agréable à découvrir par son sujet, ce qu’il apprend et son écriture, mais hélas parfois un peu longuet sur les détails. Mais ça vaut bien un 3,5 sur 5.

 

Editions Jourdan.

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09 septembre 2016

"Les contes de la table" de Massimo Montanari

Les contes de la table de Massimo Montanari

Source: Externe

Résumé :

Présentation de l'éditeur

" Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.

Biographie de l'auteur

Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995, dans la collection "Faire l'Europe". Il enseigne à l'université de Bologne.

Mon avis :

Les contes de la table est écrit par un historien de l’alimentation qui enseigne à l’université de Bologne, ici il y aura donc que des histoires réelles ou fausses qui aborderont la nourriture à travers l’Histoire. Sujet quelque peu étonnant car je n’envisage pas l’histoire à travers la nourriture, et pourtant force est de constater que ce livre m’a permis d’approcher les mentalités, les traditions, les morales, du moyen-âge jusqu’à la renaissance et même un peu plus.

Histoires réelles ou fausses, mais toutes racontées avec la touche du possible, j’ai apprécié ce livre pour m’avoir fait découvrir le langage de la nourriture, pour tout ce qu’elle peut raconter sur les époques en abordant famines, jours gras, jours de fête, lois, et sur tout ce qu’elle peut avoir de révélateur avec les messages qu’elle peut faire passer, la première, celle sur Charlemagne pour ça est très explicite. (Et maintenant que j’y réfléchis ça ne me parait pas si absurde que ça que la nourriture parle, après tout il suffit de regarder aujourd’hui pour éclairer un peu quelques une de nos habitudes contemporaines.)

Cela étant si j’ai beaucoup goûté ce livre, je dois dire que certaines histoires - mais très peu – m’ont moins emballée comme la dernière sur le pays de cocagne que j’ai trouvé trop imaginaire, ou encore d’autres parce que l’histoire n’était pas aussi intéressante que ça.

Mais les histoires ne sont pas tout, en effet les personnages qui ont animés ces dernières étaient parfois aussi intéressants à suivre que le côté historique. Vraiment, certains personnages valaient leur pesant d’or par leur sarcasme, leur inventivité, leur génie, leur conduite, comme par exemple celle de l’étudiant en droit que j’ai trouvé magnifique. Ca c’est du répondant !A ce niveau c'est même de l'art !

Quoi qu’il en soit c’était une lecture très nourrissante pour l’esprit, il y avait de la découverte, mais aussi des personnages qui valait leur pesant d’or. Lecture que je conseille pour apprendre mais aussi appréhender l'histoire autrement.

 

Merci aux éditions Seuil