Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

10 février 2017

"Harry Potter et l'enfant maudit" de collectif

Harry Potter et l'enfant maudit de JK Rowling, John Tiffany, Jack Thorne

harry potter tome 8

Résumé :

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

J’ai lu ce livre grâce à lecteurs.com et je les remercie d’avance car sans eux je ne l’aurai jamais lu. En effet, pour moi la saga et l’histoire d’Harry Potter étant finies depuis longtemps, ce livre est à mes yeux juste fait pour les très très gros fans dont je ne fais pas partie, du coup je ne voyais pas l’intérêt de le lire. Toutefois malgré cet apriori j’admets que j’ai plutôt bien apprécié cette lecture où les ennemis se rapprochent, où le nom dérange et le passé aussi, et ceci malgré deux trois choses dérangeantes.

Dans l’ensemble, ce livre qui tourne autour des fils d’Harry Potter et de Drago Malfoy et de leurs péripéties, n’est pas trop mal. En fait, j’ai même plutôt bien aimé l’histoire qui s’est avérée en fin de compte intéressante, qui s’est bien lue et qui n’est pas trop bancale (au début tout du moins), tout comme j’ai aussi apprécié retrouver les anciens personnages et découvrir les nouveaux - ce que je n’étais pas sûre d’aimer avant d’entamer la lecture, parce que pour moi la saga d’Harry Potter ne peut pas inclure d’autres personnages que ceux qui sont déjà connus. Mais bon finalement ça l’a fait.
Pour continuer sur le positif et les personnages, je dois dire que j’ai aussi apprécié le travail dont ces derniers ont fait l’objet. Quelques-uns se sont plains du manque de profondeur, mais en ce qui me concerne, j’ai trouvé que les dialogues et les didascalies donnaient assez de consistance aux perso pour un minimum d’immersion. J’avoue que j’avais un peu peur que la pièce de théâtre ne rende pas bien la personnalité des individus, mais en fin de compte j’ai bien eu peur pour rien car avec les dialogues j’y ai trouvé mon compte. Grâce à cela on a même de très beaux passages qui montrent les fusions et les désaccords entre les personnages et donnent ainsi de très beaux moments.
D’ailleurs puisqu’on parle de l’immersion, j’en profite vite fait pour dire que le décor de la pièce de théâtre n’est pas nécessaire pour s’immerger dans l’ambiance et l’histoire, en effet ces derniers sont assez connus et au pire notre imagination, souvent bien assez fertile, fait le boulot pour construire le décor inconnu.  

Bon, tout ça, c’est pour le côté positif, passons au négatif. Et là c’est un gros négatif. Mais pour faire durer le plaisir on va commencer par un petit négatif qui est... la réaction de Ron et Hermione dans le passage face aux détracteurs. Pourquoi à ce moment Ron et Hermione ne transplanent pas ?! Faut probablement être con pour avoir bloqué là-dessus, mais je l’ai fait. (Y’en fallait une.) Bon après ce n'est pas grave et ce n'est d'ailleurs pas cantonné qu'à la pièce de théâtre, la saga a elle aussi des choses étranges, mais voilà devant le danger je n'ai pas compris.

Bref ! Ca c’était un petit rien, car le négatif, le vrai, arrive maintenant !
Sans vouloir être méchante avec le livre, est-ce que quelqu’un est arrivé à croire plausible dans ce monde imaginaire ce que Voldemort a fait avec B. ? Parce que moi non. Non. Non. Et re-non ! Car rien, absolument rien dans toute la saga laisse présager que Voldemort, alias pour le coup Val-de-Marne (au point où on en est !) pouvez faire ce qu’il faut pour… pour… voilà. Rien, absolument rien, laisse présager que Voldemort peut avoir des sentiments et l’idée de plus avec ou sans les sentiments, tout comme rien ne laisse présager que Voldemort a l’idée de fonder une dynastie, parce que ça serait un peu le principe dans sa position.
Je ne veux pas être méchante, je ne veux pas dire que ce livre a été fait pour le commerce mais quand j’ai vu ça je n’ai pas pu m’empêcher de le penser. En effet, il y avait cent-cinquante-mille manières de prolonger l’histoire avec Voldemort et ils ont choisi le scénario le plus bancal. Normal...

Dommage.

Autres petits problèmes, le temps qui passe vite au début et les passages qui sont différents des livres originaux. Tout cela n'était pas non plus forcément une bonne idée, mais ma foi on s'y fait.

En conclusion, j’ai apprécié d’une manière générale cette lecture qui m’a vraiment embarquée dans son récit malgré que ça soit une pièce de théâtre et malgré le gros point négatif. Les dialogues, le scénario et l’imagination font qu’on s’embarque très vite dans l’histoire ; et j’ai d’ailleurs tellement bien apprécié cette lecture que je suis persuadée aujourd’hui que sur scène ça doit être nul, on ne pas faire des effets spéciaux comme dans les films ni faire un décor grandiose. Cela étant à cause de ce point négatif qui me paraît absurde je suis un peu déçue par cette lecture. J’aurai vraiment aimé une autre approche. Mais bon, ca se lit très bien quand même.


05 février 2017

"Un coupable presque parfait" de Robin Stevens

Un coupable presque parfait de Robin Stevens

un coupable presque parfait

Résumé :

– Tu es sûre que nous ne devrions pas plutôt prévenir la police ?– Ne dis pas de sottises. Nous n’avons aucune preuve. Pas même un cadavre. On se moquerait de nous. Non, nous devons résoudre cette affaire toutes seules. Lorsque Daisy Wells et Hazel Wong fondent leur agence de détectives privés, elles espèrent débusquer une enquête digne de ce nom. Tout bascule subitement le jour où Hazel découvre la prof de sciences étendue dans le gymnase. Le temps d’aller chercher Daisy, le corps a disparu. Dès lors, il ne s’agit plus seulement d’un crime à résoudre mais d’un crime à prouver, et ce, avant que le coupable ne frappe de nouveau. Chaque minute compte lorsque tout indique que le meurtrier est là, coincé à vos côtés, dans l’école où vous vivez.

Mon avis :

Un coupable presque parfait est un livre pour enfant qui parle d'un meurtre dans un pensionnat anglais que deux petites filles vont tenter de résoudre. N'écoutant que leur courage et leur intelligence nos deux détectives vont devoir faire preuve de beaucoup d'audace et de courage pour retrouver le meurtrier avant qu'il ne frappe à nouveau...
Que la chose soit claire, cette situation est clairement irréaliste et il faut bien sûr ne pas s'attendre à quelque chose de complexe vu que c'est un livre pour des prè-ados. Donc pour commencer, je précise que je ne vais pas lui reprocher son improbabilité ni sa simplicité. De toute manière à quoi cela servirait vu que ce livre est quand même et malgré tout vraiment... vraiment... vraiment agréable à lire et cela pour deux raisons principales.

Première raison, à cause du duo que forme les deux amies. Une des fille est très réfléchi et donne à l'enquête sa notion de danger tandis que l'autre est très impétueuse et donne à l'enquête son action et son culot. Comme vous le voyez là on a un bon mélange de personnalité même si une domine l'autre. Ce qui d'ailleurs donnera aux jeunes lecteurs deux ou trois points de réflexion.

Et la deuxième raison vient de l'enquête menée par ces deux détectives en herbe et débrouillardes, et qui vont malgré les dangers découvrir le coupable. En effet et même si cette enquête est très simple et que la scène ne sort pas du pensionnat, faut admettre que cette intrigue est bien ficelée et tient en haleine son lecteur de tout âge.
Il y a dedans tout ce qui fait un bon policier ; des questions, des petits doutes, du courage, des fausses pistes, des petites embrouilles entres nos deux détectives, ainsi qu'une ambiance sévère (très pensionnat) qui peut ou pourra poser problème à l'enquête et où on verra nos deux détectives faire preuve d'ingiénosité pour la contourner.
Bref, pour toutes ces raisons c'est une lecture facile qui emporte son lecteur dans son histoire.

A côté de ça, l'autre plus du bouquin c'est l'écriture. C'est bien sûr très simple et d'un niveau accessible pour des prè-ados, mais en fait le plus important c'est que le livre ne souffre d'aucune longueur - et ça faut admettre que c'est important pour de jeunes lecteurs afin de ne pas les dégoûter de la lecture. Effectivement, l'auteur est arrivé à planter un décor et une enquête en restant sur l'essentiel et en développant juste le nécessaire à ces deux cas et cela sans que ça pose un seul problème pour l'immersion du lecteur dans le scénario. Génial !
Toutefois pour ceux qui ont peur de se perdre dans ce pensionnat par manque de description, sachez que le plan de l'école se trouve au début du livre et vous permettra de bien visualiser les lieux si jamais.

En conclusion, c'était une lecture vraiment sympathique même si elle est écrite à la base pour les jeunes. Et pour être honnête j'espère qu'il y aura d'autres enquêtes de ces deux détectives filous et surprenantes.

 

Merci aux éditions Flammarion jeunesse.

24 décembre 2011

"La maison de soie" d'Anthony Horowitz : Un très bon Sherlock Holmes non Doylien

"La maison de soie" d'Anthony Horowitz

holmes

Résumé :

Un an après la mort de Sherlock Holmes, Watson entreprend de consigner l’une des enquêtes les plus noires qu’il a menées avec le célèbre détective... Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort. Et qu’avec ce meurtre horrible, c’était ce que Londres a de plus sordide qui se révélait aux deux enquêteurs... « La partie reprend. » Et cette fois, Holmes et Watson n’en sortiront peut-être pas indemnes.

Mon avis :

A part quelques longueurs qui sont sommes toutes assez biens fondues dans le texte, et qui passent presque inaperçues, on pourrait croire que c'est bien Arthur Conan Doyle qui a écrit ce livre. Le modèle d'Anthony Horowitz étant conforme à celui du célèbre écrivain ; c'est toujours le docteur Watson qui raconte l'histoire du détective de Baker Street, et Holmes est toujours fidèle à son éternelle image : sûr de lui, un brin moqueur, cachottier, taciturne, brillant, persévérant malgré les mises en garde.

Mais, chez-moi le plaisir de cette lecture ne s'est pas arrêté là. En effet, et outre le fait de retrouver l'ambiance de Doyle, l'histoire est elle même très intéressante, prenante et déroutante. J'avoue que je suis encore étonnée de voir comment l'auteur a tourné une banale histoire d'oeuvre d'art et de règlement de compte qui se passe aux États-Unis, en une histoire de meurtre et de Maison de soie où trempent plusieurs grands personnages de toute l'Angleterre... Franchement là, c'est vraiment de l'art !

Surtout que ce n'est pas tout ! Dans ce bouquin notre pauvre Holmes va s'en manger plein la tête. Dans ces pages l'auteur ne lui a vraiment pas fait de cadeau ; alors on tremble, on s'inquiète, on se questionne, mais s'est oublié que Holmes est rusé comme un renard... Puis quand enfin, la fin arrive, surprenante en tout point, et que les conclusions des deux histoires sont révélées, celle de La maison de soie s'arrête sur une confession à demi-mot de Watson qui montre un Sherlock Holmes sous un autre jour...

En résumé c'est un livre fort agréable à lire, et je remercie les éditions Hachette et Babelio pour ce partenariat.

Posté par Florell à 09:20 - Livre policier, thriller - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

06 novembre 2011

"Jonathan Strange & Mr Norrell" de Susanna Clarke : Il n'y a rien à comparer avec Tolkien, alors pourquoi la comparaison ?

"Jonathan Strange & Mr Norrell" de Susanna Clarke

couv31280892

Résumé :

Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant, riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais leur association tourne vite à la rivalité…

Mon avis :

J'avais organisé cette LC à la suite d'une discussion sur LA, ben je dois avouer que c'était une grosse erreur, en tout cas pour moi, et vous allez vite savoir pourquoi.

Au début de cette lecture j'ai vraiment cru que j'allais apprécier ce livre, l'histoire ne manquant pas d'éveiller ma curiosité ; mais j'ai assez vite changé d'avis par la suite. Malgré cette histoire de magicien sur fond de guerre Napoléonienne, qui est somme toute assez originale, il se trouve qu'au final je n'ai pas accroché au livre, l'écriture étant trop lente pour que je puisse tenir tout un aussi gros livre, et l'histoire n'étant pas des plus palpitante et des plus rapide non plus.

Sans oublier que l'autre point négatif de ce livre, se sont tous les à-côtés qui ne manquent pas et qui ne servent à rien, mais vraiment à rien et j'insiste dessus, que Susanna Clarke a mis de partout. Que ça soit dans l'histoire, ou dans les notes en bas de pages qui durent sur plusieurs pages (!), ce livre est bourré d'histoire, de description, d'anecdote qui ne sont pas intéressantes et qui en plus ne servent même pas à la compréhension de l'histoire, ce qui je ne vous le cache pas, peut vite se montrer particulièrement chiant !

D'ailleurs pourquoi l'auteure les a faites ??? Le principe d'une note est d'être petite, utile et rapide, du moins chez moi, alors pourquoi là elle nous fait complètement l'inverse pour résumer sur 3 pages, un fait dont on se fout et qui ne sert à rien ?! Pourquoi ?

En fait pour mieux vous situez le truc, c'est comme si dans Harry Potter, JK Rowling nous raconte sur plusieurs pages la première publication de la Gazette du sorcier ou l'historique complet de Poudlard, alors que ça n'a rien à voir avec la trame de l'oeuvre. Encore que dans Harry Potter ça pourrait être intéressant, mais bon... Quoi qu'il soit j'ai vite abandonné l'idée de les lire.

Sinon outre ces affreuses digressions et cette lenteur, je n'ai pas grand chose à dire dessus, vu que j'ai abandonné à la page 309 sans espoir de le reprendre un jour. Donc ben voilà, amis lecteurs à vous de voir si vous voulez tenter cette expérience ou pas. Néanmoins un dernier petit mot avant de finir à propos de la quatrième couverture.

Sur cette dernière il y'a une référence à Tolkien, qui dit que Clarke a su créer une œuvre magistrale qui rivalise avec celle de Tolkien. Ben honnêtement, je crois qu'il ne vaut mieux pas comparer ces deux auteurs, ni leurs oeuvres. Jusqu'à aujourd'hui j'ai lu deux Tolkien, Le Seigneur des Anneaux et Bilbo le Hobbit, et je vous assure qu'à côté de Jonathan Strange & Mr. Norrell, et ce malgré les longueurs du SDA, Tolkien reste un bonheur à lire, ce qui est loin d'être le cas du bouquin en question. Surtout que le monde de Susanna Clarke n'a rien de comparable avec celui de la Terre du Milieu, alors, allez comprendre cette comparaison ??? Quoi qu'il soit je ne conseille pas, mais à vous de voir.

 

D'autres avis pour cette LC : Marmotte, Perdre une plume.

Posté par Florell à 10:20 - Livre fantasy - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 février 2011

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak : Une narratrice enchanteresse

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak

couv50707103

Résumé :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Mon avis :

Le sujet à première vu n'est pas spécialement tentant, mais parce que c'est la Mort qui raconte l'histoire, -ce qui sort du schéma habituel-, je me suis laissée tenter ; puis faut dire que beaucoup de personnes ont vraiment apprécié ce livre. Donc pourquoi pas...

Beaucoup de personne l'on appréciait, pourtant ce livre n'est pas un coup de cœur en ce qui me concerne. Pas à cause de l'histoire qui ne manque absolument pas d'intérêt et de référence historique, mais plutôt parce que je l'ai trouvé trop plat ou/et trop lent. Pour moi il met trop de temps à se mettre en place, il y'a trop de présentation au début, trop de mot allemand aussi -bien que pas beaucoup mais assez pour me gonfler quand même-  et dans un premier temps on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose, on s'ennuie un peu. Ce qui fait que j'ai persévéré dans ma lecture, c'est que la mort commençait à raconter une anecdote assez intéressante puis finalement s'arrêtait au milieu en disant :"Je vous raconterai plus loin". Voyez ça tenait à rien en fait, pourtant ce livre mérite vraiment qu'on se donne la peine d'aller jusqu'au bout.

Néanmoins et malgré ce point, ce bouquin ne manque ni de force, de caractère et de charme, cependant pour moi la Mort reste sans conteste l'atout de ce livre. Présence invisible mais tendre, émouvante, caustique et parfois un peu drôle. Dans ce livre elle serait presque humaine tant par son désespoir que par son esprit qui ne manque pas de lucidité. En l'écoutant parler vous ne resterez pas indifférents.

Par contre encore deux choses puis j'arrête. Premièrement sur la couverture il est écrit que c'est un livre pour la jeunesse. Je pense pourtant qu'il convient mieux aux jeunes à partir de la troisième, car c'est là qu'on apprend la seconde guerre mondiale. Dans ces pages il y'a trop de référence à cette époque et aux images de la guerre, comme les douches pour désigner les chambres à gaz, ou encore la traque des juifs et des communistes dans l'Allemagne nazie. Pour arriver vraiment à comprendre la portée du livre correctement, je pense sincèrement qu'il vaut déjà mieux avoir étudié la seconde guerre mondiale.
Deuxièmement, La voleuse de livre est un bon "reportage" sur la vie des allemands sous l'Allemagne Nazi. Malgré le fait que ça soit un roman, l'auteur a fait pas mal de recherche pour écrire ce dernier. Donc quitte à lire un bon livre qui témoigne de la vie sous le régime Nazi en Allemagne lisez plutôt celui-ci que le Journal d'Anne Frank, qui -et ça n'engage que moi- ne raconte pas grand chose à mon goût. Honnêtement je pense que vous apprendrez d'avantage avec La voleuse de Livre qu'avec le Journal d'une petite fille et vous aurez plus de facilité à le finir. Le journal d'Anne Frank est pour ma part assez fastidieux. Ce point de vu n'engage bien sûr que moi.

Pour résumé, si l'écriture avait été un peu moins molle, je pense que j'aurais vraiment plus apprécié ce bouquin et il aurait eu sur 10, 9,5, alors que sur Livraddict je lui ai donné 7 pour les raisons énoncés plus haut.

Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse.

Autre avis de cette lecture commune : June, Paikanne, Jostein, Livrons-nous, Kristus, Myletine, 100 choses.

Posté par Florell à 09:17 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

19 juillet 2010

L'odeur du midi

"Lettres de mon moulin" d'Alphonse Daudet

les_lettres

Résumé :

Jeune encore et déjà lassé du sombre et bruyant Paris, Alphonse Daudet vient de passer les étés dans son moulin de Fontvielle, " piqué comme un papillon " sur la colline parmi les lapins. Dans cette ruine ensoleillée de la vallée du Rhône , naissent ces contes immortels qui assureront sa gloire. Au loin, on entend la trompe de Monsieur Seguin sonnant sa jolie chèvre blanche. Dans le petit bois de chênes verts, un sous-préfet s'endort en faisant des vers. Au ciel, où les étoiles se marient entre elles, le Curé de Cucugnan compte ses malheureux paroissiens. Et dans la ville voisine, un jeune paysan meurt d'amour pour une petite Arlésienne tout en velours et dentelles qu'on ne verra jamais. Le vieux moulins abandonné est devenu l'âme et l'esprit de la Provence. Dans le silence des Alpilles ou le tapage des cigales et des tambourins, parfumés d'émotions , de sourires et de larmes, ces contes semblent frappés d'une éternelle jeunesse.

Mon avis :

Et me voilà repartie pour une relecture des fameuses Lettres de mon moulin... et c'est avec un grand plaisir que j'ai redécouvert ce livre. C'est magique, c'est drôle, c'est triste, c'est attendrissant, c'est poétique et enfin très imaginaire ! Quel plaisir de retrouver "La chèvre de Mr Seguin","Le curée de Cucugnan" ou encore de relire "Le secret de maître Cornille". J'ai vraiment adoré ! L'imagination et l'écriture de cet homme sont superbes ! Et ça nous mène loin.

Dommage cependant que certaines nouvelles ne soient pas plus longues, il y'en a qui sont tellement bien qu'on regrette qu'elles ne durent pas plus longtemps... d'autres par contre que j'ai moins aimé je l'avoue.
Je vous conseille vraiment de lire ce livre si ça n'a jamais été fait ou de vous replonger dedans si cela fait déjà longtemps. Vous serez vraiment (ré)enchantés par cette écriture qui se veut anecdotique et la poésie qui ressort des mots et des histoires qui sentent la lavande, le midi, le voyage...

Je vous mets si dessous la liste de celle que j'ai vraiment apprécié :
Le secret de maître Cornille
La chèvre de Mr Seguin
Les étoiles
Le Curé de Cucugnan
La légende de l'homme à la cervelle d'or
Les trois messes basses
L'Elixir du Révérend Père Gaucher
L'agonie de la Sémillante
L'Arlésienne

Posté par Florell à 17:55 - Les classiques - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 juin 2010

"Si je reste" de Gayle Forman : On tourne très vite en rond

"Si je reste" de Gayle Forman

si_je_reste


Résumé :

Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympa, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis... Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

Mon avis :

Ce livre m'a fortement déçu ! Tout ce foin autour de sa sortie est à mon sens de trop, je ne sais pas si ce buzz venait du blurb qui faisait référence à Twilight (que je n'ai pas lu), mais franchement ça n'en valait pas la peine. J'ai d'ailleurs envie de dire tout ça pour ça ?
Bon d'accord ce n'est pas un mauvais livre à proprement parler, mais ce n'est non plus un livre inoubliable, fantastique ou autre comme j'ai pu l'entendre, un peu émouvant d'accord mais sans plus franchement.
Honnêtement, j'ai trouvé l'histoire de ce livre un peu plate, et la description du sujet trop simpliste par rapport au résumé où je m'attendais à un truc vraiment profond. Il me semble que l'idée aurait gagné à être mieux développée...

En fait dans ces pages l'auteur a surtout résumé la vie de l'adolescente et c'est ça qui me chagrine, car du coup je n'ai pas trouvé un grand intérêt à cela, et finalement la question du Si je reste ne s'est pas posée plus que cela. Pour moi il n'y a pas eu vraiment le sentiment d'hésitation que le sujet impose. Qu'est ce qu'elle perd ou gagne en partant ou en restant ?

Heureusement quand même qu'il n'est pas très épais et se lit très vite, car je crois qu'on finirait par très vite tourner en rond et s'ennuyer. Un bon point quand même l'écriture étant simple, il convient très bien aux adolescents pour une idée cadeau entre autre.

Mais en résumé ce livre n'a pas répondu à mes attentes.

Posté par Florell à 20:36 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,