Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

19 février 2017

"Agatha Raisin : randonnée mortelle" de M.C. Beaton

Agatha Raisin : randonnée mortelle de M.C. Beaton

agatha raisin

Résumé :

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds - et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l'impression d'enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely.

Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d'affaires criminelles. Comme le meurtre d'une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs.

Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition. Mais la piste d'un tueur se perd aussi facilement que la tête ou... la vie !

Mon avis :

Agatha Raisin c’est d’après le résumé une Miss Marple d’aujourd’hui, mais comme je ne connais pas ce personnage je ne pourrai dire si c’est vrai ou abusé.
Cela étant, Miss Marpel ou pas, cette quinqua en léger surpoids, amoureuse comme une gamine de 20 ans et un brin insupportable, est un personnage aux aventures agréables à suivre.

Certes, ce livre fait partie des livres vites lus et quasiment vites oubliés, pour autant l’ambiance anglaise, l’enquête menée par un milieu amateur et non officielle, et la résolution un peu hasardeuse a tout pour plaire. En effet, le côté calme qui change des romans policiers habituels très tendus, très sérieux, très oppressants, fait du bien car c’est reposant. (Et je m’aperçois que c’est ce que je préfère dans ce genre.)
Ajoutez à cela l’air pur de la campagne anglaise c’est bon vous êtes en vacances. Il ne manque plus que le thé !

En résumé, c’est rapide (mais ce n’est pas grave il y en a d’autres), c’est simple, ce n’est pas prise de tête mais c’est franchement rafraîchissant et sympa. Ca se boit comme du petit lait y a rien de compliqué et de trop.

 

Merci Albin Michel.


05 février 2017

"Un coupable presque parfait" de Robin Stevens

Un coupable presque parfait de Robin Stevens

un coupable presque parfait

Résumé :

– Tu es sûre que nous ne devrions pas plutôt prévenir la police ?– Ne dis pas de sottises. Nous n’avons aucune preuve. Pas même un cadavre. On se moquerait de nous. Non, nous devons résoudre cette affaire toutes seules. Lorsque Daisy Wells et Hazel Wong fondent leur agence de détectives privés, elles espèrent débusquer une enquête digne de ce nom. Tout bascule subitement le jour où Hazel découvre la prof de sciences étendue dans le gymnase. Le temps d’aller chercher Daisy, le corps a disparu. Dès lors, il ne s’agit plus seulement d’un crime à résoudre mais d’un crime à prouver, et ce, avant que le coupable ne frappe de nouveau. Chaque minute compte lorsque tout indique que le meurtrier est là, coincé à vos côtés, dans l’école où vous vivez.

Mon avis :

Un coupable presque parfait est un livre pour enfant qui parle d'un meurtre dans un pensionnat anglais que deux petites filles vont tenter de résoudre. N'écoutant que leur courage et leur intelligence nos deux détectives vont devoir faire preuve de beaucoup d'audace et de courage pour retrouver le meurtrier avant qu'il ne frappe à nouveau...
Que la chose soit claire, cette situation est clairement irréaliste et il faut bien sûr ne pas s'attendre à quelque chose de complexe vu que c'est un livre pour des prè-ados. Donc pour commencer, je précise que je ne vais pas lui reprocher son improbabilité ni sa simplicité. De toute manière à quoi cela servirait vu que ce livre est quand même et malgré tout vraiment... vraiment... vraiment agréable à lire et cela pour deux raisons principales.

Première raison, à cause du duo que forme les deux amies. Une des fille est très réfléchi et donne à l'enquête sa notion de danger tandis que l'autre est très impétueuse et donne à l'enquête son action et son culot. Comme vous le voyez là on a un bon mélange de personnalité même si une domine l'autre. Ce qui d'ailleurs donnera aux jeunes lecteurs deux ou trois points de réflexion.

Et la deuxième raison vient de l'enquête menée par ces deux détectives en herbe et débrouillardes, et qui vont malgré les dangers découvrir le coupable. En effet et même si cette enquête est très simple et que la scène ne sort pas du pensionnat, faut admettre que cette intrigue est bien ficelée et tient en haleine son lecteur de tout âge.
Il y a dedans tout ce qui fait un bon policier ; des questions, des petits doutes, du courage, des fausses pistes, des petites embrouilles entres nos deux détectives, ainsi qu'une ambiance sévère (très pensionnat) qui peut ou pourra poser problème à l'enquête et où on verra nos deux détectives faire preuve d'ingiénosité pour la contourner.
Bref, pour toutes ces raisons c'est une lecture facile qui emporte son lecteur dans son histoire.

A côté de ça, l'autre plus du bouquin c'est l'écriture. C'est bien sûr très simple et d'un niveau accessible pour des prè-ados, mais en fait le plus important c'est que le livre ne souffre d'aucune longueur - et ça faut admettre que c'est important pour de jeunes lecteurs afin de ne pas les dégoûter de la lecture. Effectivement, l'auteur est arrivé à planter un décor et une enquête en restant sur l'essentiel et en développant juste le nécessaire à ces deux cas et cela sans que ça pose un seul problème pour l'immersion du lecteur dans le scénario. Génial !
Toutefois pour ceux qui ont peur de se perdre dans ce pensionnat par manque de description, sachez que le plan de l'école se trouve au début du livre et vous permettra de bien visualiser les lieux si jamais.

En conclusion, c'était une lecture vraiment sympathique même si elle est écrite à la base pour les jeunes. Et pour être honnête j'espère qu'il y aura d'autres enquêtes de ces deux détectives filous et surprenantes.

 

Merci aux éditions Flammarion jeunesse.

20 novembre 2016

"SPQR. Histoire de l'ancienne Rome" de Mary Beard

SPQR. Histoire de l'ancienne Rome de Mary Beard

SPQR

Résumé :

Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise.

L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle).
Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages – Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron – prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles – les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs – retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine.
SPQR –Senatus PopulusQue Romanus – est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.

Mon avis :

Je n’aurais jamais pensé qu’il m’aurait fallu à peu près 15 jours pour lire ce livre. J’étais bien partie, j’étais aux anges quand j’ai commencé ce livre qui me replaçait l’histoire romaine dans un ensemble ; en voyageant dans les premiers temps de la royauté avec Romulus, dans la République et en m’arrêtant au 3ème siècle (qui correspond à un certain déclin), j’allais enfin avoir une belle grosse vision de cet empire qui commença bien avant le régime d’Auguste ; et je l’ai eu !!! Mais c’était sans compter sur la lassitude de lire des longs passages sur l’histoire politique romaine qui m’étaient déjà connus, ce qui correspond grosso-modo dans le livre aux frères Gracchus, Marius et Sylla, les 2 triumvirats, la dynastie Julio-Claudienne.
Alors je ne dis pas que je connaissais tout, même dans certains de ces passages j’ai découvert des choses très intéressantes sur la politique, mais pour le plus gros c’était déjà du connu, du coup j’avoue que dans ces cas-là j’ai eu du mal à avancer car je n’avais plus trop le plaisir de la découverte.
Ce plaisir de la découverte que j’ai eu en lisant la naissance de Rome, les rois oubliés, le conflit entre Cicéron et Catilina, la vie du petit peuple ou encore en lisant l’approche démystificatrice que Mary Beard a eu sur la fondation de cette ville, de ses institutions, de cet empire. En effet la République Romaine avaient tendance à tout faire remonter au temps de la création ou chose étrange au temps de la royauté détesté, Mary Beard va réguler cette vision en mettant en avant les incohérences des discours et dû au temps.
Bref. Comme vous le voyez, l’auteure a eu une approche approfondie mais aussi élargie de l’histoire romaine. On peut dire qu’elle n’a pas eu peur d’écrire !

Et je dis tant mieux ! Car malgré le fait que ce fut une lecture en dent de scie et malgré le fait que je me tape déjà des heures et des heures d’histoire dans le cadre de mes cours, j’ai adoré ce livre qui a donné une vision d’ensemble à mes cours d’histoire romaine - où la citoyenneté, le contact centre-périphérie, etc. est plus qu’abordé -, qui m’a fait découvrir des choses nouvelles et qui m’a même aidé à mieux cerner certaines notions.
Mais au-delà de l’approche étudiante que j’ai pu avoir, j’ai aussi apprécié ce livre pour son histoire certes, mais aussi pour son approche et son écriture. Mary Beard a le don d’une conteuse et sait approcher l’histoire sous différents angles (pauvre, riche, femme, esclaves, SPQR...) et surtout sans parti pris. Ici point de débordement pour tel ou tel personnage ou événement, j’ai trouvé que l’auteure gardait un regard neutre sur son histoire romaine et aussi un regard sincère sur l’Empire Romain. Elle ne le diabolise ni le porte aux nues, elle remet juste les choses en ordre.

En résumé, c’était une lecture passionnante malgré quelques défauts de passion chez-moi, mais cependant je ne conseille pas ce livre à ceux qui ne connaissent rien à l’histoire romaine, même si l'auteure prend le temps de tout éclairer et d'expliquer par plusieurs exemples, je pense qu’il vaut mieux avoir quelques bonnes connaissances dans le domaine pour ne pas s’endormir devant ce pavé où se perdre.

 

Merci aux éditions Perrin et Babelio.

Posté par Florell à 15:56 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

20 janvier 2016

"Agnès Sorel, maîtresse de beauté" de Michael de Kent

Agnès Sorel, maîtresse de beauté de Michael de Kent

agnès sorel

Résumé :

La Reine des Quatre Royaumes est morte. Agnès Sorel, belle et innocente suivante de quatorze ans, attire l'attention de la cour en deuil grâce à son talent pour provoquer les confidences. Nantie de la confiance de la défunte reine Yolande, Agnès séduit tous ceux qu'elle rencontre, mais pas autant que le roi de France nouvellement couronné, Charles VII.
Employée comme demoiselle de compagnie par la reine Marie d'Anjou, Agnès se retrouve installée à la cour, et malgré son honnêteté ne peut s'empêcher de tomber amoureuse du roi. Comme leur relation s'approfondit et que l'influence d'Agnès sur le roi grandit, elle est considérée avec suspicion par le tribunal. Tourmentée par la culpabilité mais incapable de repousser les avances du roi, Agnès est forcée de choisir entre son amour pour Charles et son estime d'elle-même.
Dans ce roman extraordinaire, Son Altesse Royale la princesse Michael de Kent raconte l'histoire qui fait de l'empathie le pouvoir ultime.

Mon avis :

Ce livre fut d’une lecture fort agréable. Il commence avec l’enterrement de Yolande d’Aragon (héroïne du premier excellent tome) et finit par celui d’Agnès Sorel - et je ne pense pas vous spolier puisque on sait tous que depuis le 15ème siècle elle est desséchée depuis longtemps. Entre ces deux enterrements, l’auteure va donc continuer à nous faire découvrir cette période à cheval entre le Moyen-âge et la Renaissance par le biais de la vie de cette première maîtresse royale que fut Agnès Sorel.

Pour les décors et l’ambiance rien n’a changé. Mickael de Kent y met toujours autant de détail que précédemment, elle nous fait partager la richesse des tissus et des atours, l’ambiance de la cour et son esprit, et nous fait aussi côtoyer les plus grands noms de cette époque : Jacques Cœur ; Pierre de Brézé…
Cela étant et même si j’ai vraiment aimé replonger dans cette époque, cette lecture ne fut pas le coup de cœur tant attendu après le 1er tome sur Yolande d’Anjou. En effet et même s’il est bien, qu’il se lit facilement, j’ai trouvé quand même que par rapport au premier livre il manquait de vie, d’action, d’intrigue. Cela ne serait pas en soi un problème parce que ce n'est pas un roman vide non plus, mais le hic c'est que pour pallier ce manque d'action, l'auteure fait énormément de répétition et ça plus les niaiseries amoureuses qui donnent un petit côté Sissi Impératrice, fait que c'est un peu fatiguant à lire. En tout cas pour moi.
Alors c’est vrai que par rapport au précédent bouquin l’époque est moins troublée, le petit roi de Bourges a retrouvé son trône et les anglais posent moins de problème, mais du coup il faut bien admettre que cette ambiance quasi normale n’aide pas à faire un récit palpitant comme le précédent, riche en retournement et intrigue. Ici à part vaguement le dauphin on n’a en effet pas grand-chose à se mettre sous la dent. De ce fait et surtout quand on a adoré le premier tome, c'est peut-être un peu normal d'avoir la réaction que j'ai, parce que je m'attendais vraiment à quelque chose d'énorme.

Bien sûr c’est tout à l’honneur de l’auteure de ne pas vouloir rajouter des choses, mais du coup je me demande si vraiment ce tome était nécessaire. Certes il introduit Jacques Cœur, qui sera le personnage du dernier roman et qui sera pendant un temps accusé de la mort d’Agnès Sorel, il laisse aussi découvrir la thèse qui veut que ça soit la cousine d’Agnès Sorel qui a empoissonné cette dernière, mais à côté de ça je trouve que ce livre manque de matière. Pour moi si on enlève la fin, il fait plus effet de remplissage qu’autre chose. Le troisième tome me dira si j’ai tort, car peut-être qu’il sera impossible de le comprendre sans lire le deuxième, mais pour l’heure c’est ce sentiment qui domine.

Mais attention ce n’est pas du tout un mauvais livre, il est bien écrit même s’il manque de piment, et en fait à part le fait qu’il soit un peu redondant et presque inutile de mon point de vu je n’ai rien à lui reprocher, et en réalité juste pour son côté historique je le conseille. Parce que pour celui qui ne connaît pas Agnès Sorel ben ça reste une bonne présentation de cette femme, même si ça reste du roman et même si j’ai du mal à ignorer Agnès Sorel si niaise. (Parce que oui par moment elle fait un peu niaise.)

En conclusion même si j’ai largement préféré le 1er tome, je conseille malgré tout ce 2ème tome pour son côté historique et son personnage. Et qui sait ce que je reproche peut ne pas être un problème pour vous. Perso j’ai du mal avec les histoires d’amour, mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde, donc à vous de voir. Et venez me dire. :)

Je remercie grandement les éditions Télémaque pour leur gentillesse.

Posté par Florell à 22:19 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

01 février 2015

"La reine des quatre royaumes" de Michael de Kent

"La reine des quatre royaumes" de Michael de Kent

la reine des quatre royaumes livre

Résumé :

Agée de dix-neuf ans, Yolande, fille du roi d'Aragon, doit quitter son pays, sa famille et ses amis pour épouser Louis II d'Anjou, cousin germain du roi de France. Leur mariage a été arrangé afin de mettre un terme au conflit entre l'Aragon et l'Anjou qui se disputent depuis une génération le royaume de Naples et de Sicile.
Yolande est comblée par leur union au-delà de ses espérances, un amour passionnel qui aura une incidence sur le cours de l'Histoire.
Son altesse la Princesse Michael de Kent nous dévoile cet itinéraire méconnu, enrichi de son regard d'initiée sur la vie de cour. Voici un roman épique et virevoltant, qui relate de manière vivante la véritable histoire de l'invasion de la France par l'Angleterre au quinzième siècle, une période captivante et mouvementée dont fut le témoin cette héroïne complexe et fascinante, Yolande d'Aragon, surnommée ''La Reine des Quatre Royaumes'', future mentor et inspiratrice de Jeanne d'Arc.

Son altesse royale la Princesse Michael de Kent est l'auteur de trois précédents ouvrages : Ces Reines venues d'ailleurs, Royales alcôves et La Lune et le serpent : Diane de Poitiers et Catherine de Médicis, deux rivales dans le coeur du roi.
Elle mène avec succès, depuis plus de vingt-cinq ans, une carrière de conférencière sur des sujets historiques. Elle et son mari, le Prince Michael de Kent, vivent à Londres au palais de Kensington.

Mon avis :

J’ai connu le personnage de Yolande d’Anjou il y a quelques années en  lisant un livre sur Jeanne d’Arc, voilà pourquoi quand j’ai vu ce résumé qui promettait de la découvrir un peu mieux j’ai voulu le lire, et je dois dire que je n’en fus pas déçue.

Combinant au roman, des faits historiques qui nous replongent dans la guerre de 100 ans et les guerres intestines en France, ce livre est un mélange de culture mais aussi de plaisir ; de l’ambiance aux personnages, en passant par les décors, tout est régal à lire. Probablement grâce au talent de l’auteure qui possède ce don du détail et de l’histoire sans alourdir le récit, mais aussi grâce à ce personnage central qu’est Yolande d’Anjou qui vaut bien un roman.

Brillante, intelligente, charmante, intuitive, cette femme est un personnage historique des plus intriguant qui a marqué la politique de la France en son temps. Soutien inconditionnel de Charles VII, qu’elle a élevé et marié à sa fille Marie, sa vie entière a servi à servir la France et ce petit roi de Bourges. Glissant ses pions sur l’échiquier politique, écartant les influences mauvaises dans l’entourage du roi pour mettre à la place ses hommes de confiance, maniant les alliances comme d’autres manient l’épée, Yolande d’Anjou était vraiment la femme qui savait faire face à toutes les situations, et qui se débrouillait toujours pour parvenir à ses fins, quitte à utiliser pour ça les choses les plus extravagantes.

Bien sûr c’est un roman, et sans doute que l’auteure tire de Yolande un portrait flatteur, d’ailleurs on remarque que certaines choses avancées dans ce livre ne correspondent pas aux versions officielles - comme par exemple l’introduction d’Odette de Champdivers auprès du roi qui est dans le livre dû à Yolande d’ Anjou-, mais il n’empêche que malgré ces libertés prisent avec l’histoire, encore qu’elles méritent d’apporter un autre éclairage sur cette dernière, ce bouquin donne quand même un aperçu du caractère de cette femme qui est bon à prendre. Car il est de notoriété public qu’elle avait l’étoffe d’un roi. Et pour les autres personnages j’en dirais de même. Même si ce sont des portraits pas toujours fidèles ou discutables, il est aussi intéressant de découvrir ces autres noms qui possédaient aussi une part de pouvoir.

Là, je parle beaucoup du personnage principal de ce livre, et je donne l’impression d’avoir apprécié d’avantage Yolande que la trame, et ben… pas du tout. Le contexte de la guerre de 100 ans est excellent pour un roman. En plus de nous la faire réviser, les intrigues, les jalousies, les manipulations, les empoissonnements… qui étaient courant à cette époque, donnent à ce livre tout le nécessaire pour du suspense, pour du plaisir. Rajoutez à cela une touche de chevalerie, et ça devient carrément addictif.

En résumé un personnage fascinant et une intrigue historique à découvrir et dévorer sans plus attendre. Et j'espère que le livre sur Agnès Sorel, et le dernier sur Jacques Coeur seront tout aussi passionnant. En passant +1 pour la couverture, que l'on dirait tissé. J'adore !

Merci aux éditions Télémque pour cette découverte.

 


05 janvier 2015

"Le ver à soie" de Robert Galbraith (JK Rowling)

"Le ver à soie" de Robert Galbraith (JK Rowling)

le ver à soie avis livre

Résumé :

Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours – comme cela lui est déjà arrivé par le passé –, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène.
Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence.
Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier – un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière –, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.
Roman policier haletant, rythmé par une véritable cascade de coups de théâtre, Le Ver à soie est le deuxième opus des enquêtes de Cormoran Strike et de sa jeune et intrépide assistante, Robin Ellacott.

Mon avis :

Pour commencer je tiens avant tout à dire qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu L’appel du coucou pour pouvoir lire ce livre. N’ayant pas moi-même lu le premier c’était un peu la peur que j’avais, et finalement tout s’est bien passé, je n’ai pas été perdue ; entre autre parce que l’auteure glisse assez de renseignement dans son livre pour qu’on arrive à resituer les personnages et leur situation.

Pour rentrer dans le but du sujet maintenant, je dois dire que j’ai adoré ce livre ! Et à mon grand étonnement d’ailleurs. J'avoue que j’avais un peu peur en commençant ce roman, de retrouver les lenteurs D’une place à prendre qui ont fait que j’avais moyennent apprécié ce dernier (même si ce n'est pas le même genre), et ben en fait non. Ici rien de tout ça, tout glisse naturellement. Alors certes cette enquête est assez longue, et on a parfois l’impression d’être traîné à gauche à droite sans raison, mais ça reste tellement bien fait que ça se lit tout seul, et qu'on n'y fait même pas gaffe au final.

De plus, comme cette enquête possède des à-côtés - je veux dire par-là d’autres mini-enquêtes plus encore d’autres à-côtés assez personnels -, ça donne vraiment une touche de réalisme pas désagréable à l’ensemble. Et ça c'est réellement pour moi un bon point, parce que ça permet d'une part de respirer, et d'autre part de s'y croire vraiment.

 

Néanmoins je ne fais pas de ce livre un coup de cœur pour autant, car un point m’a un peu chiffonnée sur la fin, et c’est « le coup du plongeur » - ceux qui l’ont lu comprendront, quant aux autres il vous faudra le lire pour comprendre.

Pour moi ce coup-là était un peu trop gros pour être entièrement plausible, et comme en plus ça arrivé sur la fin ça m'a vraiment sauté aux yeux, alors que dans l'épaisseur des pages ça m'aurait peut-être moins gêné vu que ça aurait été noyé dans le reste. Maintenant je ne dis pas que c'est impossible, mais en fait c'est la rapidité du truc qui fait que je n'ai pas trop adhéré à cette histoire de plongeur. Trois jours je ne trouve pas ça beaucoup, même avec une bonne étoile, du coup voilà c'est dérangeant pour moi. Mais c'est peut-être juste moi qui suis chiante au final. (?) Surtout qu'à part ça, j'avoue que je n'ai rien à redire sur le reste... du coup je suis super embêtée pour montrer que je ne suis pas chiante.

 

En résumé, je n'ai qu'une chose à dire lisez ce livre, vous ne serez pas déçus. Pour ma part je vais essayer au plus vite de lire L'appel du coucou, parce que je crois que je suis devenue fortement intéresser par ces enquêtes.

Merci aux éditions Grasset.

Posté par Florell à 12:28 - Livre policier, thriller - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 décembre 2014

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

le concert héroîque livre

Résumé :

La première de la Septième Symphonie de Chostakovitch eut lieu à Leningrad le 9 août 1942, au 335e jour d'un siège qui tua plus de 1 800 000 personnes. Aucun concert n'a jamais égalé celui-ci. Les Allemands avaient commencé le blocus de la ville près d'un an auparavant. Les combats, le froid et surtout la faim avaient déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes. Les musiciens - recrutés jusque dans les bataillons et les fanfares militaires, car seuls vingt des cent membres initiaux de l'orchestre avaient survécu - étaient si affamés qu'on craignait qu'ils ne puissent jouer l'oeuvre jusqu'au bout. En ces jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, cette musique et l'attitude de défi qu'elle inspirait furent pour le monde entier un rayon de lumière.
Entretissant l'histoire de Chostakovitch et de bien d'autres dans le contexte du maelström des purges staliniennes et de l'invasion de la Russie par les Nazis, Le Concert héroïque est le récit magistral et émouvant de l'un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale, et sans doute le plus émouvant de l'histoire de la musique.

Traduit de l'anglais par Thierry Piélat

Mon avis :

Bien que les passages (très grands et très réguliers) sur les actions militaires ne m’aient pas toujours passionnée malgré leur utilité, dans l’ensemble ce livre a été pour moi intéressant à lire. J’ai découvert beaucoup, je suis restée horrifier souvent.

Certes je sais que la vie sous un siège n’est pas facile, mais n’ayant jamais vraiment abordé ce sujet précédemment ça restait une image lointaine. Du coup, là, le fait de lire un livre essentiellement sur ce sujet, qui montre cette vie de siège dans son horreur quotidienne, ça ne fait pas le même effet faut bien le dire... (surtout que l'auteur a été très pointu dans ce domaine)

D’une image lointaine, je suis passée à une réalité plus terrible. L'auteur décrivant avec réalisme, la mort, la faim, le froid, les purges staliniennes, le rationnement, les bombardements… Néanmoins chose étonnante là-dedans, c'est qu'au milieux de ce chaos les habitants arrivaient à se trouver des moments hors du monde, en allant par exemple à des concerts ou à des représentations théâtrales. D'ailleurs ce dernier point a été une image forte pour moi (tout comme son opposé), car j'ai trouvé que c’était quand même mettre beaucoup de passion et d’ardeur pour ne pas mourir.

 

Maintenant, et même si l’auteur développe énormément le siège de Leningrad, faut savoir que ce livre comporte une autre zone de recherche qui m'a surprise tout autant que le siège, voire même plus, qui est : Chotaskovitch

Alors je ne connaissais pas ce compositeur, ni l’histoire de la septième symphonie avant d’ouvrir ce livre, du coup j’avoue que j’ai énormément apprécié découvrir en plus du siège, la vie et l’œuvre de cet homme. L’un n’allant pas sans l’autre, puisqu’il faut connaître sa vie pour comprendre son œuvre.

Néanmoins à côté de cela, ce que j’ai surtout retenu de cette partie de l’histoire, c’est d’une, l’importance de la musique dans la guerre, et de deux, le fait que la musique parle. Alors si pour le premier point je ne suis pas étonnée, pour le second, je le suis un peu plus par contre.

En effet, j’avoue qu’avant de lire ce livre je n’aurai jamais imaginé qu’on puisse voir dans des notes de musique, la description si précise d’une épreuve ou d’une idéologie politique. Bien sûr je me doute que comme un peintre ou un écrivain, un musicien n’écrit pas sans son cœur, mais de là à donner une idéologie ou des sentiments précis à quelque chose de très abstrait (en tout cas pour moi)… Il y a un pas à franchir que je n’aurais pas fait.

Alors bien sûr les descriptions d’une œuvre sont à double sens ; certain voit dans la septième symphonie un hymne à la nation, d’autre par contre y voit un rejet du système soviétique. Mais il n’empêche que ce livre, m’a ouvert à la compréhension de la musique, - même si je ne vais pas devenir fan de musique classique pour autant.

 

Cela dit comme je le disais au début de cet avis, il y a trop de passages militaires (et même d'autres) qui saoulent un peu à la lecture de ce livre, du coup, c'est vrai que ce bouquin peut se montrer parfois un peu fastidieux à lire, au point qu'il en devient difficile de rester concentrer dessus. Bien sûr c'est intéressant de voir que les soldats n'étaient que de la chaire à canon, une armée de volontaire et non de métier qu'on a envoyé au casse-pipe sans trop de sentiment. Bien sûr que c'est intéressant de voir comment la population survivait, mais parfois c'était un peu trop développé - ou pas assez intéressant pour moi (?). Et c'est là, la seule chose que je reproche à ce livre, à part ça il était très très intéressant.

Au final c'était une lecture terrible mais très enrichissante.

Merci aux éditions JC Lattès.

14 décembre 2014

"Lettres mortes" de Robert Allison

"Lettres mortes" de Robert Allison

lettres mortes roman

Résumé :

1942, au beau milieu du désert libyen. Un jeune soldat anglais reprend connaissance, sa moto totalement détruite à quelques mètres de lui. Il a sauté sur une mine et est grièvement blessé. Une musette pleine de lettres gît à ses côtés. Il ne se souvient de rien, ni de qui il est, ni pourquoi il se retrouve dans cet endroit. À la surprise de tous, il se remet peu à peu de ses blessures et occupe sa convalescence à lire les missives. L'une d'entre elles le touche particulièrement : celle qu'un lieutenant, Tuck, a écrite à la femme aimée. Le jour où une tribu de Bédouins attaque le campement, le jeune amnésique saisit l'occasion de changer d'identité et d'endosser celle de Tuck. Il va s'inventer une vie rêvée. Lettres mortes est un voyage hypnotique qui nous parle de la solitude des soldats, de leur courage et, parfois, de leur lâcheté. Robert Allison nous emmène dans les dunes fascinantes et dangereuses du Sahara, qui offrent un décor magistral, à la hauteur de la noirceur du coeur de la guerre.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée sur ce que je vais dire, mais… je n’ai pas aimé ce livre. Je l’ai même arrêté 100 pages avant la fin, tellement il ne m’a pas touchée et tellement il était loin de mes attentes.

Quand j’ai lu le synopsis et malgré le décor dénudé et une ambiance difficile, je m’étais attendue à quelque chose de touchant, de sensible, de délicat… Pour moi l’histoire d’un homme qui a oublié sa vie et s’en choisit une autre de substitution, ne pouvait pas ressembler à autre chose qu’à ce tableau, et ben ici non. Rien de tout ça.

A la lecture de ce livre je n’ai rien vu de ce que j’attendais, et en plus je n’ai rien ressenti à part de l’énervement et de l’ennui.

L’énervement, car le héros comme les autres personnages du roman sont extrêmement horripilants et insupportables, du coup j’avoue que c’était mal parti pour que j’apprécie ce livre. Et ce même si je conçois très bien que l’égoïsme, la grossièreté… peuvent s’expliquer par le contexte et les diverses épreuves que traversent nos personnages. (Même si je pense qu’il ne faut pas trop exagérer non plus, comme le fait notre motocycliste au début quand il se retrouve seul dans le camp. Là son nombrilisme m’a donné envie de le tuer.)

Ensuite j’ai ressenti de l’ennui car le récit souffre de lenteur. En effet malgré le fait qu’il se passe des choses, ces pages manquent de vie. J’ai vraiment eu du mal à ne pas m’endormir dessus, tellement c'est mou.

Alors bien sûr au milieu de tout ça il y a quelques beaux passages, ce livre n'est pas dépourvu d'humanité, notamment quand notre héros dit ce qu'il sera dans une autre vie, mais ces passages étaient si peu nombreux qu'ils ne contrebalançaient pas assez pour faire oublier le reste. C'est comme-ci ils n'existaient pas finalement. Ce qui est dommage, car si ce côté avait été plus présent, sans être un coup de coeur ce livre m'aurait davantage plu.

En résumé vous l'aurez compris ce livre ne sera pas une lecture légendaire pour moi, mais si le côté masculin pur et dur ne vous fait pas peur, allez-y ! Après tout il n'est pas si éloigné de la réalité.

 

Editions Denoël

Lettres mortes de Robert Allison ; 297 pages.

Paru le 30/10/2014

Traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe

 

Posté par Florell à 23:24 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16 novembre 2014

"La main de la nuit" de Susan Hill

"La main de la nuit" de Susan Hill

la main de la nuit

Résumé :

Adam Snow, un marchand de livres anciens perdu dans la campagne anglaise, arrive dans le parc d'un manoir à l'abandon.
Par curiosité, il se dirige vers la porte d'entrée, lorsqu'il ressent une présence mystérieuse...

La petite main qui a saisi la sienne va désormais l'obséder.
D'autant qu'elle semble lui vouloir du mal...

Mon avis :

Même-pas-peur ! Enfin si, sur la fin, mais ça n’était pas à cause du livre, juste la faute à mes andouilles de chatte qui ont grogné après je ne sais pas quoi en direction de la baie vitrée à 00H30, une heure normale pour grogner et me faire flipper, alors que je suis en train de lire un livre qui parle de fantôme. Crétines ! ^^

A part ça je n’ai même pas eu peur, comme pour La dame en noir Susan Hill reste dans son style très subreptice, très subtil, très simple, qui donne des frissons mais pas trop. Ici comme dans le précédent, pas de psychologie très approfondie et d’évènement trop frappant, l’auteure joue avec quelques actions fortes, mais le reste du temps ça reste plus ou moins calme. Un peu à l’image du personnage principal qui possède une certaine facilité pour passer à autre chose d'ailleurs, - ce qui force l’admiration parce que moi j’aurai depuis longtemps fait une crise cardiaque si une main invisible me tenait. Mais passons.

Alors bien sûr dans ce roman on va retrouver quelques clichés inhérents à ce genre d’intrigue, une maison en ruine et un jardin abandonné ça ne bousculent pas les codes du genre. Mais malgré ça, ce livre n’en reste pas moins mystérieux et prenant, cette petite main, ces apparitions, ces évènements inexplicables, m’ont interrogée, m’ont intriguée et je me suis demandé tout le long comment tout cela allait finir ; car même si ce n’est pas un suspense très dense, qui tient en haleine le lecteur, le récit est quand même manœuvré pour être intriguant.  

Il y’a du danger, même si c’est par à-coup, il y a deux ou trois paroles qui sont glissées l’air de rien dans le roman mais qui sont-là pour questionner, il y a aussi des non-dits, bref, il y a quand même de la matière derrière cette apparente mollesse qui fait que le roman n’est pas non plus mort, de plus on se doute que la fin va être inattendue comme dans La dame en noir qui est exactement dans le même style. Bien entendu je ne vais pas vous la dévoiler, mais sachez qu’elle surprend, et que mine de rien c’est un livre qui se lit vite.

Pour résumer, on peut reprocher une certaine inertie dans le récit, un manque d’image forte, mais comme il y a aussi du suspense et une intrigue qui intrigue, il se lit bien. Et je conseille avant tout à ceux qui comme moi sont peureux, et à ceux qui acceptent qu’il n’y ait pas besoin d’effusion de sang pour avoir quelques frissons, je rappelle que ce livre est monté à l’image des apparitions surnaturelles, les sensations sont brèves comme les fantômes qui traversent ce monde. Enfin un moment de lecture sympathique pour moi.

Je remercie les éditions de l’Archipel.

04 novembre 2014

"Noces de cire" de Ruppert Thomson

"Noces de cire" de Ruppert Thomson

noces de cire livre

Résumé :

Florence, 1691. Zummo est un sculpteur de génie qui crée des statues de cire si délicates qu'elles semblent avoir pris vie. Il a fui sa Sicile natale pour trouver refuge dans une ville vérolée par la corruption, aveuglée par l'austérité, où les citoyens les plus riches assouvissent leurs désirs les plus pervers. Convoqué par le grand-duc qui lui a commandé une Vénus de cire grandeur nature, Zummo parcourt les ruelles labyrinthiques à la recherche d'une femme suffisamment parfaite pour servir de modèle. Mais la Toscane regorge de secrets et de dangers. La torture et les exécutions vont bon train, et, lorsqu'on trouve le cadavre d'une jeune femme sur les bords de l'Arno, le sculpteur commence à croire que le vice prend sa source à la cour des Médicis. Tout en poursuivant sa création, essayant d'insuffler la vie à sa Vénus de cire, il se demande si cette femme parfaite va le mener à son salut ou à sa perte. Noces de cire est une superbe représentation du monde d'avant les Lumières, vibrant de superstitions, de répression et d'incompréhension, doublée d'une intrigue menée à la perfection.

Mon avis :

Pour aller droit au but, j’ai été un peu déçue par ce bouquin. Je m’en étais imaginée toute une histoire avec plein de rebondissement, de course poursuite, de danger, et… pas du tout. Malgré un résumé qui promet quelque chose de très dense, ce livre reste quand même assez mou. Alors il n’est pas inintéressant, il se lit très bien, l’histoire réserve quelques mini-surprises ; mais malgré ça il manque de peps, d’action, et de grosse surprise. On voit arriver certaines choses avant qu’elles n’arrivent et ça c’est très embêtant car ça rend le roman insipide et sans surprise. Du début on sait qui est responsable de tout ce qui arrive, on se doute de ce qu’ils vont faire, et du coup il n’y a plus de surprise, de doute permis ; ce qui est, avouons-le, dommage pour un thriller, puisque c’est censé donner des frissons et insinuer des doutes à la base. En tout cas chez-moi. (Quand je lis un thriller je deviens parano et j’accuse tout le monde.)

En soit cela ne serait pas dérangeant, lire un livre où on sait qui est déjà le meurtrier ce n’est pas un drame (je crois d’ailleurs avoir déjà lu un livre dans ce genre-là), mais là il n’y a pas d’histoire parallèle réellement intéressante pour rattraper le coup. Il n'y a pas de trame cachée. Il n’y a pas de quête. Certes Zummo enquête sur certaines choses, mais j’ai vraiment eu l’impression qu’il n’en faisait pas trop non plus. Et c'est un peu regrettable, car ce dernier plus impliqué dans l'affaire aurait donné plus d'action et peut-être que finalement cette histoire se serait suffit à elle même.

Enfin bref. Ça se lit, mais ce n’est pas le livre de l’année. Il aurait fallu plus d'action et de rapidité pour vraiment me convaincre.

Merci aux éditions Denoël.

Posté par Florell à 10:09 - Livre policier, thriller - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,