Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

11 janvier 2014

"Les fourmis" de Bernard Werber / Un roman où l'on finit par s'ennuyer.

"Les fourmis" de Bernard Werber

les fourmis

Résumé :

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces " infra terrestres ", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis.

Mon avis :

J’ai fini ce livre péniblement et pourtant je n’ai pas grand-chose à dire. Enfin je dis que je l’ai fini péniblement, mais il faut savoir qu’au début ce livre m’enthousiasmait. J’étais bien partie, et je ne sais pas trop pourquoi j’ai fini par trouver cela un peu long. L’enquête des fourmis, la cave mystérieuse, qui m’avaient bottée le cul au départ, se sont un peu trop éternisées à mon goût, quand la finalité ne m’a pas complètement déçue, comme ce fut le cas de la cave.
Mais au final la cave est le moins décevant de l’histoire, en effet le côté trop poussé des fourmis, la vie de la cité, la chasse, le côté scientifique… ont sérieusement fini par me lasser. Ça trainé en longueur, en plus d’être trop dans les détails, mais rien d’étonnant quand on y pense, puisqu’il est vrai que c’est une des tares communes à tous les livres de Werber. Ben oui. Allez savoir pourquoi, même génial, un livre de Werber souffrira toujours d’un petit coup de mou dû à la répétition ou à la lenteur de l’écriture. (Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir des coups de cœur avec cet auteur.)

Cela dit, malgré tout cela le livre reste « lisable », d’ailleurs il plaît à beaucoup de lecteurs.
En effet, et même si on peut reprocher la lenteur de l’action, on peut cependant applaudir l’imagination de l’auteur, qui a toujours été surprenante soit dit en passant. Un roman, du genre thriller de surcroît, sur le monde des fourmis ce n’est pas courant faut bien le dire. De plus, comme le côté thriller est plutôt bien manié, ça reste sûrement agréable à lire si on sait faire fi du reste. (Ce qui n'a pas été mon cas...)

En résumé, vous l’aurez compris ce livre m’a déçu par sa lenteur et son côté trop descriptif, mais comme il a plu à beaucoup de personnes il ne vaut mieux pas s’arrêter à mon seul avis, surtout qu’il a quand même de la matière et un sujet original. A tenter donc si vous le voulez.


Je remercie en passant Babelio et Le livre de poche pour ce partenariat.

(Ce livre est le premier d'une triologie, les suites sont : "Le jour des fourmis" et "La révolution des fourmis")

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01 décembre 2013

"Issun Bôshi : l'enfant qui n'était pas plus haut qu'un pouce" de Icinori

"Issun Bôshi : l'enfant qui n'était pas plus haut qu'un pouce" de Icinori

issun boshi

Résumé :

Un vieux couple a enfin un enfant mais il est minuscule, pas plus grand qu'un pouce. Le garçon décide un jour de partir à l'aventure, avec une aiguille à coudre comme épée et un bol à soupe comme bateau ! Conte traditionnel japonais superbement revisité.

Mon avis :

La première chose que l’on remarque quand on reçoit ce livre, c’est qu’il est très… flashy. Bon pas au point de vous faire saigner des yeux, mais je crois qu’on peut aisément se guider dans le noir avec, et c’est là peut-être le seul point un peu négatif de ce bouquin. C’est vrai que c’est un livre pour enfant et que par conséquent c’est normal qu’il soit coloré, mais un peu plus sobre aurait sûrement donné plus de beauté à ce conte asiatique qu’est Issun Bôshi : l’enfant qui n’était pas plus haut qu’un pouce. Mais passons.

En ce qui concerne le conte par contre je n’ai rien à dire de particulier. J’ai vu ailleurs sur Internet qu’on le compare à celui de Tom Pouce, mais ne connaissant pas l’histoire de Tom Pouce je m’abstiendrai de le faire, cela étant j’avoue que le récit est mignon pour un enfant.

Car Issun Bôshi c’est l’histoire d’un tout petit petit petit garçon, qui armé d’une aiguille va partir à l’aventure. Sur son chemin qui sera long pour un si petit bonhomme, Issun Bôshi  va traverser des rivières et des forêts, découvrir la ville, rencontrer un ogre, puis une jeune fille. Bien sûr il devra affronter un danger bien plus grand que lui, - paraît que ça se fait toujours dans les contes -, mais notre héros étant plein de ressources saura faire face à ce dernier avec intelligence et dextérité ; comment fera-t-il ? Ça par contre je ne dirai rien. Mais sachez qu’il a toutes les qualités du héros, courageux, adroit, fidèle qui fait rêver les enfants. Paraît même que ça fidélité n’a toujours pas mis de point final à cette histoire… Mais ça c'est une autre histoire.

Enfin bref, c’est un charmant petit bonhomme et conte traditionnel japonais qui fera rêver les tous petits.

Je remercie en passant les éditions Actes Sud Junior et Babelio pour ce partenariat.

 

 « Que vous aimiez Honoré de Balzac. ou Nicholas Sparks.,Paul Claudel. ou les romans fantastiques., Babelio vous invite toute l’année à découvrir des critiques de livres. et à dénicher les meilleurs livres. »

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17 août 2013

"Calvin et Hobbes : Il y a des trésors partout !" de Bill Watterson

"Calvin et Hobbes : Il y a des trésors partout !" de Bill Watterson

calvin et hobbes

Résumé :

Calvin est un petit garçon comme les autres qui adorent se raconter des histoires. Il imagine des aventures extraordinaires avec tigre en peluche, Hobbes,doué de parole. Une création originale de Bill Watterson, qui a su séduire un large public par son inventivité, son humour et son intelligence.

Mon avis :

Qui ne connaît pas Calvin et Hobbes ? Beaucoup de gens sûrement et quel dommage. Jamais un personnage d’une BD, et qui plus est un enfant ne pourrait être aussi agréable à regarder, vivre, s’agiter, jouer, parler, penser…

Pour ceux qui ne connaissent pas, Calvin c’est un petit blondinet, turbulent qui aime les facéties, qui vit dans son monde, qui rend fou ses parents, sa maîtresse et sa voisine Suzie. C’est aussi un compagnon, Hobbes, qui est son tigre en peluche avec qui il part à l’aventure. Bien qu'il n'échappera pas aux lecteurs que ce dernier est souvent plus sage.

Calvin c’est aussi la jeunesse et l’insouciance, mais c’est aussi curieusement un petit garçon très pertinent sur le monde. Il le réinvente souvent, mais il y porte parfois comme un regard désabusé. A le voir il a l’air d’être une vraie tête brûlée, mais pourtant à l’attendre il pourrait en étonner plus d’un par sa vision des choses, au point que l’on se dit que si les gens pensaient la même chose le monde serait sûrement meilleur.

Il est vrai que j'ai très peu de chose à dire sur Calvin et Hobbes, à part que j’aime beaucoup cette BD, que je récidive à chaque fois et que je possède tous les tomes jusqu’au 20 dans cette collection, - que j'ai bien l'intention de continuer dans ce même format qui de par son prix est excellent. Et si vous vous demandez pourquoi il n’y a pas les 19 avis des tomes précédents sur ce blog, c’est parce qu’ il n’y a pas plus à dire sur ceux-là, bien que ça ne soit pas toujours la même chose l’esprit reste le même. Mais quoi qu’il en soit c’est toujours très agréables à lire et à regarder.

Je remercie Babelio et les éditions Hors collection pour ce partenariat.

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15 août 2013

"Zalbac Brothers" de Karel de la Renaudière

"Zalbac Brothers" de Karel de la Renaudière

 

zalbac brothers

Résumé :

New York, une très secrète banque d'affaires.
Un jeune français venu de nulle part.
Une héritière qui hésite sur son destin.
L'histoire d'une ascension et d'une chute.
Dans la grande tradition de John Grisham, Karel de la Renaudière, un des directeurs d’une grande banque internationale, explore les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Ce thriller captivant dresse un tableau à la fois fascinant et terrible de notre époque.

Mon avis :

Si je devais en quelques mots décrire ce livre, je dirais tout simplement qu’il est rapide et assez efficace pour maintenir l’envie du lecteur d’aller jusqu’au bout. Bien qu'il soit dommage que quelques fils de l’histoire soient plutôt prévisibles, et certaines manœuvres ou révélations aussi, mais bon...

Cela étant et avant toute chose, l’atout de ce livre, c’est en plus de l’intrigue, l'ambiance. Ça se passe dans le domaine financier. Dans une grande banque. C’est donc un monde assez froid, sec, carnassier, où on est rien ni personne, et où les plus faibles ne restent pas. C’est aussi un monde de coup bas, de trafic, un monde très business, où on sent très fortement ces hommes qui ont soif d’argent, de pouvoir, et qui sont prêts à tout pour y parvenir. C'est un monde finalement très hostile, où on sent qu'un tas de chose peut survenir, et du coup pour ma part ça m'a beaucoup plu, car c’est quelque chose de changeant dont je n’ai pas trop eu jusqu’à présent l’occasion de lire.

Ensuite un autre point agréable du livre, même si à certain endroit on aurait voulu plus de précision, comme par exemple quand Bruce retrouve Jean, comment s’y prend-il ?, c’est que ce livre comporte très peu de digression. Du départ on rentre de suite dans le but du sujet, c’est très rapide (trop ?). La mise en bouche c’est l’entrée et le plat directement, on sait de suite à quelle sauce on sera cuisiné ; et dans ce monde financier on va vite découvrir qu'on est dévoré tout cru, si on ne se bat pas rapidement et efficacement. Et c’est d'ailleurs ce que notre personnage principal, Jean, va découvrir et expérimenter.

Entre son histoire d’amour indécise avec une riche héritière, où en plus il devra subir la jalousie d’une ancienne connaissance qui travaille au ministère des finances en France, et les vautours de la banque Zalbac qui rêvent de le voir tomber, on peut dire que notre pauvre héros va être servi. Mais ça sera l’occasion pour nous de le voir évoluer et ainsi mieux l’apprécier. Car, comme le lecteur s’en apercevra promptement, il n’y a pas que l’argent qui motive Jean. Il a des valeurs que d’autres comparses de la banque n’ont pas.

Certes il n’est pas tout blanc, car quand il faudra se battre il sera où taper et il sera comment s’y prendre, sans compter qu’il calcule tout, mais il a des à-côtés agréables, qui le rendent plus humain, plus fréquentable que d’autres fous d’argent. De là à croire que ce livre possède une morale ? Je ne pense pas. Mais de partout et comme souvent dans les livres, le gentil est toujours le vainqueur car il a des qualités en plus. 

D'ailleurs en parlant de personnage, on se rend vite compte que ces derniers sont très peu approfondis, à peine ébauchés, mais dans mon cas je dois dire que ça ne m'a pas dérangé. L'auteur en dit assez pour qu'on se fasse une idée précise des personnages, quant au manque de description physique là aussi ça ne m'a pas dérangé. J'ai curieusement très peu besoin de visualiser les personnages pour rentrer dans un bouquin. Bref.

Pour résumer, ce n’est sans doute pas le roman du siècle, mais c’est un bon roman qui se lit très bien et très vite. Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour ce partenariat.

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13 juillet 2013

"Je te vois reine des quatre parties du monde" d'Alexandra Lapierre

"Je te vois reine des quatre parties du monde" d'Alexandra Lapierre

 

je te vois reine des quatre parties du monde

Résumé :

Comme Christophe Colomb, Dona Isabel Barreto rêva de repousser les limites des mondes connus. Admirée - haïe aussi -, elle devint, au temps des conquistadors, la première et la seule femme amirale de la flotte espagnole. En 1595, elle part de Lima avec quatre galions en quête du cinquième continent : l'Australie. Elle traverse le Pacifique, couvrant près de la moitié du globe sur une route maritime inexplorée. Au fil de ses découvertes, elle va devoir affronter la violence et tenir tête à la mort. Elle aimera follement deux hommes qui partageront son ambition. Mais pour survivre, elle accomplira des actes qu'elle-même ne pourra se pardonner... Connue pour la rigueur de ses enquêtes, Alexandra Lapierre a suivi sa trace dans les bibliothèques d'Europe et d'Amérique du Sud, traquant de Lima à Séville tous les témoignages de cette existence passionnée. Par le souffle et la vivacité de son écriture, elle brosse de cette femme qui osa l'impossible un portrait baroque et puissant, à la mesure d'un destin sans égal.

Mon avis :


J’aime beaucoup l’histoire, voilà pourquoi j’ai voulu lire ce livre. Néanmoins le problème avec ce genre d’histoire c’est que l’on ne sait jamais ce qui est vrai et ce qui a été rajouté, voilà donc pourquoi j’ai cherché un peu à comprendre le parcours de ce livre pour arriver à tout bien différencier ; et ce que j’ai découvert me laisse… stupéfaite.

Déjà l’auteure est tombée par hasard, - et lors d’autres recherches sur un autre personnage -, sur la vie d’Isabel Barreto. Alexandra Lapierre ignorait elle-même la vie de cette dernière, jusqu’à ce qu’elle tombe dans des archives sur les mots « governadora » et « adelantada », mot habituellement au masculin en espagnol. Ce qui je l’avoue me fait halluciner, car il s’en est fallu de peu de chose finalement pour que cette dame Barreto reste dans l’oubli pour beaucoup d’entre nous.

Ensuite ce qui m’a le plus étonné, c’est que finalement il y a très peu de romancé dans ce livre. Tout ou presque, est vrai. Que ça soit les dates, les évènements, etc, etc... l’auteure est restée fidèle aux éléments de sa connaissance, qu’elle a amassés pendant trois ans ! Il y a d’ailleurs en fin de livre des petits passages qui expliquent ce qu’ils sont devenus, ce qui n’est franchement pas désagréable et permet en plus d’avoir une vue d’ensemble.

Pour en venir un peu plus au livre et en particulier au personnage qui nous intéresse, Isabel Barreto, je peux vous assurer que vous n’allez pas être déçu du voyage, si je puis dire… Jamais une femme n’a paru aussi souveraine et singulière qu’Isabel Barreto.

Conquistadora des mers du sud, seule et unique femme amirale (à ce jour) de l’armada espagnol. Nous allons découvrir ici sa vie depuis sa naissance à Lima (et non en Espagne comme beaucoup d’historiens le pensent), en passant par son enfance, où elle a été éduquée un peu à la manière d’un homme et reçu une instruction plus poussée que ses autres sœurs, jusqu’à sa vie de femme qui commence avec son premier mariage avec le navigateur Alvaro de Mendaña découvreur des îles Salomon, Marquises et de Santa Cruz, et finit en couche avec son second mari Hernando de Castro. En faisant bien sûr un détour par le couvent de Santa Clara à Lima où elle fit une courte retraite. Bref, dans ces pages on découvre tout sur la vie de ce personnage, et rien que cela est un délice. Pourtant je vous cacherais bien des choses en omettant de vous parler de la partie que j’ai préférée, celle où l’on découvre toute la singularité du personnage, je veux parler bien sûr du premier et seul voyage d’Isabel avec Alvaro, lorsqu’ils partaient ensemble avec quatre galions pour retrouver les îles Salomon et pourquoi pas trouver l’Australia incognita.

En effet, il faut savoir que c’est spécifiquement dans ce voyage où l’on découvre toute la dimension du personnage, toute sa splendeur et son rayonnement ; déterminée, imposante, réfléchie, intelligente, intransigeante, audacieuse, mais aussi majestueuse. Alors magistrale dans le caractère certes, mais aussi et curieusement, physiquement. Toujours bien mise, avec fraise, bijoux et vertugadin, toujours bien coiffée, même aux périodes les plus sombres du voyage, Isabel Barreto avait compris que tant qu’elle soignerait son apparence c’était faire comprendre aux autres navigateurs qu’il fallait composer avec elle. Ce qui montre vraiment sa grande force de caractère. D’ailleurs par la suite cela est allé plus loin, car à la mort de son mari ça voulait dire qu’elle était le seul maître à bord de ses galions. Attitude qui peut paraître assez invraisemblable quand survivre était le mot d’ordre, ou que la mutinerie, les meurtres, la maladie… agissaient. Mais pourtant une attitude nécessaire pour que l’ordre règne. Et c’est quand on voit cela, que l’on s’aperçoit que cette femme était très intelligente, mais possédait aussi une bonne psychologie, car elle calculait la portée de chaque geste ! Ce qui laisserait presque sans voix.

Enfin bon, c’est vraiment un livre que je conseille car il est trèèèèèèèèèèèèèès intéressant mais aussi et en plus bien écrit, bien manié. Sans compter qu’il aborde la vie d’autres personnages, comme celle d’Alvaro de Mendaña mais aussi de Pedros Fernandez de Quiros (entre autre).

Pour ma part je ne connaissais pas cette auteure, mais je peux vous assurer que maintenant j’ai envie de découvrir d’autres livres d’Alexandra Lapierre. Je remercie en passant les éditions Flammarion mais aussi Babelio pour cette découverte.



22 mars 2013

" A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? " Christine Cayol & Hongmiao Wu

A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? de Christine Cayol & Hongmiao Wu

à quoi pensent les chinois

Résumé :

À quoi pensent les Chinois quand ils arpentent nos musées ? Habitués à leurs paysages célestes, calligraphies et devises confucéennes, que pensent-ils de nos anges, vierges et crucifix ?
Aux lisières de l'histoire de l'art et de l'essai, ce livre prend la forme d'un échange entre Christine Cayol, philosophe résidant en Chine, et Wu Hongmiao, professeur de français à l'université de Wuhan. À partir d'une vingtaine de chefs-d'oeuvre de la peinture occidentale, de Giotto à Picasso, en passant par Rembrandt et Vélasquez, les deux auteurs confrontent leurs manières de voir, de regarder, de penser, de percevoir et de comprendre le monde aujourd'hui.
Il s'agit pour eux de comparer leurs approches afin de mesurer l'étendue de leurs différences et de leurs ressemblances. Car, somme toute, sommes-nous si éloignés les uns des autres ?
À l'heure où la Chine devient un partenaire de premier plan, il est grand temps de comprendre ce que les Chinois saisissent de notre civilisation, et réciproquement.

Philosophe de formation, auteur de Voir est un art (2004) et Je suis catholique et j'ai mal (2006), Christine Cayol réside depuis 2003 à Pékin. Elle y a créé en 2009 la maison Yishu 8, une villa Médicis chinoise, qui accueille des artistes à Pékin, organise des manifestations artistiques et invite des artistes chinois à s'immerger dans la culture française.

Le professeur Wu Hongmiao est doyen du département de français de l'université de Wuhan, ville de dix millions d'habitants située au centre de la Chine.

Mon avis :

Ce qui a été génial avec ce bouquin c’est que j’ai découvert non pas la peinture chinoise mais la peinture occidentale. Comme je trouve la calligraphie et peinture chinoise plus simple, belle, poétique, naturelle, taoïste (ce qu’elle est), et comme je l’apprends depuis deux ans, je me suis naturellement déjà renseignée dessus, cela étant il est vrai qu’à part Claude Monet que j’adore, j’ai négligé l’art occidental, qui bien que très beau (si on enlève Picasso et Dali que je déteste) ne me touche pas pareil, voire même me laisse le plus souvent carrément indifférente (Joconde compris). En effet j'avoue que ces tableaux occidentaux malgré la beauté des gestes, des profondeurs, des détails, ne me touchent pas, n’éveillent absolument rien en moi.

Cela étant j’ai été surprise en lisant ce livre de découvrir - et surtout qu'avec de telle disposition - tout ce qui peut être lu dans les tableaux occidentaux - peut-être avec beaucoup d’imagination toutefois, car parfois je trouve que les conclusions sont poussées trop loin - et en particulier dans les scènes peu religieuses et mythologiques qui sont sûrement les tableaux les moins aisés à lire et à comprendre, bien qu’il faille avoir de sacrée connaissance en religion, mythologie, époque… pour les autres.
Sur ce point d’ailleurs il est assez étonnant de découvrir comment d’une même scène mythologique ou religieuse, les artistes en ont fait différentes représentations, ce qui jusqu’à aujourd’hui ne m’avait jamais frappée. Mais pour ma défense je dois dire que les visages ou les natures mortes ne m’intéressent pas (je n’en vois pas l’utilité pour être franche), pas plus que les représentations des messages dégoulinant de bons sentiments de la bible ou de ses scènes.

 

En parlant d'un tableau de Rembrandt "Le retour du fils prodigue" (1662) voilà ce que dit Wu Hongmiao : « [...] En un sens, tout est permis puisque je serais toujours accueilli par le père… Pour qu’une société fonctionne selon un certain ordre, il faut qu’une logique de comptabilité et qu’un sens des limites s’imposent, sinon l’individu n’agit qu’au nom de ce qu’il pense, désiré, et sombre dans la surpuissance : « Tout pour moi car je suis unique » ! »

Avec ce que je viens de vous décrire et avec l’aide du résumé, vous vous êtes sûrement déjà aperçus que ce livre ne parle pas que des différences de la peinture occidentale et d'extrême-orient. En effet à travers des peintures qui permettent la digression, on découvre ou redécouvre la philosophie qui règne généralement en extrême-orient, comme celle qui est supposée régner actuellement en occident ou régnait dans le passé. Et l'avantage d'une telle chose, c'est qu'on se rend compte que nos philosophies ne se rejoignent pas toujours, par exemple le parricide inventé par Freud n’existe pas en Chine, puisque les jeunes doivent le respect aux ainés afin de maintenir l’ordre sociale.

Autre point positif du livre c'est que beaucoup des scènes picturales racontaient dans ces pages sont représentées par des photos dans ce livre, mais néanmoins et hélas elles n'y sont pas toutes, et je trouve cela vraiment dommage car ça vous pousse le soir alors que vous lisez dans votre lit, à retourner allumer l'ordinateur pour voir les tableaux manquants sur la toile.
Par contre un gros point négatif de ce livre c'est qu'il manque d'autres genres de tableau, ça parle beaucoup de religion et un peu de Picasso, mais quasiment pas un mot sur les impressionnistes, le pointillisme, l'abstrait etc, etc... je trouve cela vraiment dommage personnellement. Bref.

En résumé c'est malgré ce manque quand même un très bon livre à lire, surtout quand comme moi on est un peu philistin sur les bords -et ils sont larges- avec l'art occidental.

Je remercie pour ce partenariat Babelio et les éditions de Tallandier que je découvre avec plaisir.

A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? par Christine Cayol

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15 novembre 2012

"Lame de fond" de Linda Lê

"Lame de fond" de Linda Lê

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Résumé :

Un homme vient de mourir. Du fond de sa tombe au cimetière de Bobigny, il évoque, sur un ton qui n’a rien de tragique, mais au contraire ironique et presque joyeux, les péripéties qui ont marqué la dernière année de sa vie d’exil en France. Il n’est pas le seul à se confier. Sa femme, Lou, sa fille, Laure, une adolescente gothique, légèrement déjantée, et une mystérieuse beauté eurasienne, Ulma, se racontent aussi tour à tour, de façon comique ou déchirante. En une journée, de l’aube au crépuscule, ce quatuor exhume le passé. Il y a dans ces pages une grand-mère toute dévouée à sa petite fille, un cadre du Parti Communiste vietnamien qui n’a pas assumé son rôle de père, une ancienne hippie nostalgique des folles années soixante-dix, des personnages bataillant pour échapper aux conventions, mais tout, finalement, tourne surtout autour du séisme qui a provoqué un bouleversement dans le quotidien d’une famille jusque-là sans histoire.

 

Mon avis :

Même si au niveau écriture j’ai trouvé que c’était différent des trois autres livres que j’ai pu lire d’elle, j’avoue que la lecture de ce petit livre n’a pas été déplaisante. Même si ici l’ambiance est moins intime, les mots et les phrases étant soignés, bien tournés, bien choisis…, donnent à ce livre un peu fou, une teinte sombre, torturée, mais aussi quelques couleurs.

Dans ce livre nous suivons la vie de quatre personnages, dont un mort. Chacun a quelque chose à raconter, qui a généralement pour centre Van le macchabée. L’absence, l’amour, le déracinement, la mort… tout se dira via cette tragédie et les personnages nous plairons ou pas. Ce qui est certain en tout cas, c’est qu’on sera parfois estomaqué par certains faits qui rattraperont ceux qui seront sans surprise.

Cependant s'il y’a un point que je reproche à ce livre, c’est cette morale gauchisante qu’il possède. Il est beaucoup question d’expatrié dans ce livre, et il est vrai que cela rajoute du charme au charme, cela dit, même si ça a du charme et qu’elle se fait le porte-parole de cette « souffrance –là », j’ai trouvé que parfois elle était un peu trop sévère avec les gens que je dirais "chauvin", et parfois trop à côté de la plaque d'avoir truffé son récit de clichés.
Je ne sais pas si ça vient de moi ou pas, mais sincèrement j’ai remarqué des petites réflexions plutôt mal placées à certains endroits du bouquin. Et même si comme dans le cas de la mère à Lou ces petites réflexions étaient compréhensibles, à d’autres endroits elles n’étaient pas vraiment à leur place selon moi.

Bref. N’étant pas utopique c’est le seul point que je reproche à ce bouquin, le reste est juste bon.

En résumé c’est un bon livre, même si ce n’est pas celui que je préfère. Je remercie les éditions Christian Bourgeois et Babelio pour ce partenariat.

 

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24 décembre 2011

"La maison de soie" d'Anthony Horowitz : Un très bon Sherlock Holmes non Doylien

"La maison de soie" d'Anthony Horowitz

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Résumé :

Un an après la mort de Sherlock Holmes, Watson entreprend de consigner l’une des enquêtes les plus noires qu’il a menées avec le célèbre détective... Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort. Et qu’avec ce meurtre horrible, c’était ce que Londres a de plus sordide qui se révélait aux deux enquêteurs... « La partie reprend. » Et cette fois, Holmes et Watson n’en sortiront peut-être pas indemnes.

Mon avis :

A part quelques longueurs qui sont sommes toutes assez biens fondues dans le texte, et qui passent presque inaperçues, on pourrait croire que c'est bien Arthur Conan Doyle qui a écrit ce livre. Le modèle d'Anthony Horowitz étant conforme à celui du célèbre écrivain ; c'est toujours le docteur Watson qui raconte l'histoire du détective de Baker Street, et Holmes est toujours fidèle à son éternelle image : sûr de lui, un brin moqueur, cachottier, taciturne, brillant, persévérant malgré les mises en garde.

Mais, chez-moi le plaisir de cette lecture ne s'est pas arrêté là. En effet, et outre le fait de retrouver l'ambiance de Doyle, l'histoire est elle même très intéressante, prenante et déroutante. J'avoue que je suis encore étonnée de voir comment l'auteur a tourné une banale histoire d'oeuvre d'art et de règlement de compte qui se passe aux États-Unis, en une histoire de meurtre et de Maison de soie où trempent plusieurs grands personnages de toute l'Angleterre... Franchement là, c'est vraiment de l'art !

Surtout que ce n'est pas tout ! Dans ce bouquin notre pauvre Holmes va s'en manger plein la tête. Dans ces pages l'auteur ne lui a vraiment pas fait de cadeau ; alors on tremble, on s'inquiète, on se questionne, mais s'est oublié que Holmes est rusé comme un renard... Puis quand enfin, la fin arrive, surprenante en tout point, et que les conclusions des deux histoires sont révélées, celle de La maison de soie s'arrête sur une confession à demi-mot de Watson qui montre un Sherlock Holmes sous un autre jour...

En résumé c'est un livre fort agréable à lire, et je remercie les éditions Hachette et Babelio pour ce partenariat.

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10 novembre 2011

"1Q84, tome 2 : Juillet - Septembre" de Haruki Murakami.

"1Q84, tome 2 : Juillet - Septembre" de Haruki Murakami

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Résumé :

Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.
D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se frayent-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu où sommeille notre double ?

Mon avis :

Contrairement au premier tome qui était une mise place de l'histoire et que j'avais trouvé par moment un peu trop long, je dois dire que j'ai bien plus accroché avec ce tome deux. Bien qu'il ait à mon goût toujours trop de répétitions, de longueurs, ainsi que trop de références au sexe, -qui ne sont pas franchement utiles-, ce tome nous révèle enfin quelques points essentiels de l'histoire amorçaient dans le tome précédent, même si finalement ça reste encore assez flou. En effet, malgré le fait qu'on en apprend un peu plus sur le point central de la trame, les Little People, on ne découvre pas encore leur véritable enjeu dans ce scénario, ce qui peut peut-être décevoir le lecteur dans ses attentes par rapport au tome 2. Cela dit les quelques révélations, ne sont pas si mal ! même si incomplètes, on va dire...

Ici, Aomamé tue une dernière personne, et Tengo découvre à son tour les deux lunes. Malgré quelques bouleversements certainement dû aux Little People. Pourquoi ? Mystère..., - et je dois avouer que ce mystère me dérange pas mal. Savoir qu'il arrive des choses sans savoir pourquoi, c'est horrible ! - on suit toujours, le cours plus ou moins tranquille de la vie de nos deux personnages dans le monde 1Q84, ce qui peut vite se montrer guère différent du premier tome au final... Mais attention je ne dis pas qu'il ne se passe rien ! Au contraire ! Des choses ou des gens, apparaissent et disparaissent, mais disons que pour moi, à part deux trois scènes clés, le reste du livre n'a pas vraiment un grand intérêt, puisqu'on retrouve un peu l'esprit du tome 1 ; même si ce n'est pas désagréable à lire pour autant.

Néanmoins, un point positif, si comme moi vous avez eu du mal à vous attachez aux personnages dans le premier tome, celui-là pourra éventuellement, vous les rendre moins distants, voire plus réels. L'auteur n'insistant pas, comme dans le début de cette trilogie, sur leurs qualités exceptionnelles.

En fait très sincèrement, je n'ai pas grand chose à dire sur ce tome, il se passe certes des choses, mais pas encore assez à mon goût. Bien que la fin soit étonnante en tout point, on sent que c'est un peu le tome trait d'union, si je puis dire, et que l'auteur garde tout pour le troisième, que j'irai lire assurément, parce que je veux savoir. Mais d'ici là, je vais prendre mon mal en patience et attendre 2012.

Je remercie les éditions Belfond et Babelio pour ce partenariat.

Extrait livre :

"Notre ombre, à nous, humains, est d'autant plus mauvaise que nous nous montrons ouverts et positifs. plus nous nous efforçons de devenir des êtres parfaits, magnifiques, méritants, plus l'ombre s'emploie précisément à rendre sa volonté sombre, mauvaise, destructrice. Que l'homme tente de se diriger vers la perfection, qu'il cherche à aller au-delà de ses capacités, et l'ombre dégringole dans les enfers, devient diabolique. Il est donc autant criminel, selon les principes de la nature et ceux de la vérité, de vouloir s'élever au-dessus de soi que de se tenir au-dessous de soi."

 

16 octobre 2011

"1Q84, tome 1 : Avril - Juin" de Haruki Murakami.

"1Q84, tome 1 : Avril - Juin" de Haruki Murakami

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Résumé :

Au Japon, en 1984.
C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille qui a échappé à la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

Mon avis :

Deuxième essai avec cet auteur et en effet comparé Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, celui-ci est spécial, mais il paraît que cet auteur est doué pour ce genre là, donc je ne vous apprends pas grand chose.

Ce premier tome d'une trilogie promet une bonne histoire, cependant, puisque c'est un premier tome, on peut s'ennuyer en le lisant, voire même avoir du mal à rentrer dedans. En effet, malgré une histoire captivante et intrigante, une écriture simple, ce premier livre est un peu le tome de la présentation et de la mise en place, du coup on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose de très intéressant. Surtout qu'on peut noter comme des répétitions dans la description des faits, ce qui peut être encore plus décourageant et donner une impression de ne pas avancer. 

Néanmoins, malgré tout cela il y'a assez de points troublants distillés dans ces pages qui retiennent l'attention du lecteur et qui fait qu'on n'abandonne pas pour autant la lecture ; Les Little People, le passage très subtile et mystérieux de 1984 à 1Q84, ou les deux lunes, sont de ceux-là, même si on se doute qu'il faudra au moins lire le deuxième tome pour avoir suffisamment de quoi se mettre sous la dent. Disons que là, Murakami nous donne juste droit à des petits indices, ainsi qu'à quelques révélations plutôt bien menées.

Niveau personnage maintenant, je n'ai pour le moment aucune préférence particulière et je n'ai pas grand chose à dire dessus. Si ce n'est le fait que Tengo et Aomamé me paraissent trop exceptionnels pour être des humains lambda. C'est simple pour moi dessus l'auteur en a trop fait. Leur manie de tout réussir et leur facilité à assimiler diverses choses, peut être particulièrement agaçant et de ce fait enlever le côté humain que Murakami a pourtant mis en place en décrivant leur vie, leur souffrance... Très franchement je trouve que les deux personnages principaux sont trop "trop" pour être vrais, du coup ben voilà je bloque un peu à ce niveau, et j'ai dû mal à m'y attacher, mais bon ça reste un livre...

En résumé, malgré la lenteur de ce premier tome (le second m'attend sagement), j'ai quand même hâte de lire la suite.

Je remercie aussi les éditions Belfond et Babelio pour ce partenariat.

 

Petit extrait : "Pour dire le fond de ma pensée, je ne peux considérer les Témoins comme une véritable religion. Imaginez que, lorsque vous étiez enfant, vous ayez été grièvement blessée ou très malade et que vous ayez eu besoin d'une intervention chirurgicale. Étant donné les principes des Témoins, vous seriez peut-être morte. Une religion qui va jusqu'à dénier la nécessité d'une intervention chirurgicale parce qu'elle prend les écrits bibliques au pied de la lettre, ce n'est rien d'autre qu'une secte. Il s'agit là d'une interprétation abusive du dogme."