Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

11 mars 2018

Vivre avant qu'il ne soit trop tard

La chambre des merveilles de Julien Sandrel

 julien sandrel

Résumé :

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

Mon avis :

La chambre des merveilles est un roman qui faisait déjà grand bruit avant de sortir, parce qu’il a plu à tous les éditeurs et même à un cinéaste ! Et mon avis est que oui et non je ne comprends que partiellement cet engouement. Oui par instant ce livre donne quelques beaux passages notamment assez drôles, et non car c’est assez convenu ce qu’on trouve dedans. Je ne suis pourtant pas familière de ce genre, mais vraiment pas, pourtant avant de lire le bouquin je savais ce qu’il allait comporter en matière de crise existentielle. J’entends par là niveau réflexion profonde, du genre : « j’ai donné toute ma vie à mon travail et je n’ai pas profité de ma famille », « je n’ai pas de réel ami car j’étais trop accaparée par mon travail », « si jamais il se réveille, promis, je passerai plus de temps à vivre pour lui et moi », etc., etc., vous avez compris.  

Alors, je n’ai rien contre ce genre de réflexion, surtout que je suis tout à fait le genre de personne à prendre le temps de vivre et à prendre le temps d’être bien, mais pour ma part je trouve ces phrases pas franchement réalistes, car elles ne font jamais dans la demi-mesure. Certes dans ce cas on comprend pourquoi elle dit ça, sa vie s’écroule et vu la vie qu’elle mène ça colle parfaitement à ce genre de réflexion, mais voilà… la vie c’est aussi la vie et il faut bien vivre, donc travailler, de ce fait on ne peut pas chaque instant de chaque jour passer son temps à vivre 100% pour sa famille et pour soi. La vie n’en laisse pas le loisir, du coup quand je vois ce genre de réflexion dans un ouvrage ça a une tendance à m’horripiler parce que ce n’est pas la vie. Oui dans un moment de détresse on peut penser cela, mais dans le même temps on peut aussi se dire que c’est la vie et qu’on ne peut pas toujours être disponible pour ceux qu’on aime.

Pour le reste cependant je vais être plus souple. Certes on retrouve la sempiternelle liste des envies à faire avant de mourir. On retrouve le cliché de la mère et de la fille qui sont opposées et qui se réconcilient après tant d’années passées à se côtoyer sans se comprendre. On retrouve encore la rencontre entre la mère triste et un homme à l’histoire tragique ; la première rencontre ratée, la fuite, la culpabilité… Bref ! On retrouve beaucoup de lieux communs, mais bon ce n’est pas grave car je conçois qu’on ne puisse pas toujours être original et ma foi si c’est un peu agaçant d’en voir en si grand nombre dans si peu de pages, ça passe néanmoins plutôt bien si on lit ces lignes rapidement. (Ce que j’ai fait.)

Alors finalement qu’est ce qui m’a plu ? Ben je vous répondrai, la drôlerie. Ça c’était original. En effet, ces sujets ne sont jamais abordés de manière très drôle, et pourtant malgré le sujet grave et tragique Julien Sandrel a su mettre dans ces pages une belle dose d’humour bien faite et bien écrite, tout cela sans pour autant passer en plus par des situations abracadabrantes. Effectivement, ici l’humour vient de la manière dont les personnages vivent la scène et non spécialement de la scène, ce qui rend le récit plus réel au final, et ça j’aime. Et j’aime doublement quand en plus on essaye de voir le bon dans le mauvais, comme le fait cette femme dans son malheur via notamment la liste d'envies de son fils.

En conclusion, ce n’est pas toujours réaliste dans la réflexion, ça manque de distance, il n'y a pas vraiment de surprise non plus, mais les quelques scènes du journal et ce qui en ressort, valent leur pesant d’or. Je pense donc qu'il plaira à beaucoup.

Merci aux éditions Calmann Lévy.

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05 février 2015

"Le lys et les ombres" de Bernard Simonay

"Le lys et les ombres" de Bernard Simonay

le lys et les ombres

Résumé :

Qui était Jeanne d’Arc ?

   Le mercredi 30 mai 1431, Jeanne d’Arc a-t-elle été brûlée vive à Rouen, après avoir délivré la ville d’Orléans et mené Charles VII à Reims pour y être sacré roi de France ?   De larges zones d’ombre recouvrent l’histoire officielle de la Pucelle. Était-elle vraiment l’humble petite bergère lorraine que l’on nous présente ? 
   Comment une paysanne de seize ans aurait-elle su monter à cheval, manier la lance et l’épée, commander à une armée ? Quel secret extraordinaire a-t-elle révélé à Charles VII lors de leur entrevue de Chinon, à tel point que le souverain en a eu les larmes aux yeux ?
   Rompant avec les vérités officielles et s’appuyant sur une étude critique minutieuse et impartiale des sources, Bernard Simonay a reconstitué dans ce roman ce qu’a pu être l’autre destin de Jeanne d’Arc. Celle-ci n’est pas l’envoyée de Dieu des manuels d’histoire. En secret, une puissante toute terrestre l’a froidement utilisée pour réaliser l’un des plus spectaculaires retournements militaires et diplomatiques de l’histoire de France.
    De cette fresque historique tumultueuse et haletante, incroyablement riche en rebondissements, se dégage le portrait d’une femme exceptionnelle, avec ses ombres et ses lumières, une héroïne animée d’une foi profonde, d’autant plus admirable qu’elle n’est pas la sainte intouchable du mythe. Une femme dont la légende s’est emparée sous le nom de Jeanne d’Arc, nom qu’elle n’a pourtant jamais porté de son vivant.

Mon avis :

J’ai voulu lire ce livre pour trois raisons :

1 – Parce que je venais de finir La reine des quatre royaumes et je ne voulais pas quitter si vite cette fin de moyen-âge.

2- Parce que j’ai adoré de cet auteur La louve de Cornouaille.

(2 et demi – Accessoirement parce que ça faisait plus de 3 ans qu’il trainait dans ma PAL. Si j'avais pu écrire plus petit je l'aurais fait.)

3- Parce qu’il y a plusieurs années déjà que j’ai lu L’affaire Jeanne d’Arc le livre qui a inspiré l’auteur, et pour ça, oui pour ça, j’ai eu envie de le lire. En passant je vous le conseille fortement, il est vraiment bien fait.

Pour rapprocher les 2 derniers points maintenant, ce livre n’a pas été un coup de cœur ni même une expérience de lecture incroyable, car déjà je n’ai pas eu trop de surprise, je savais à peu près où l’auteur allait en venir, et de deux, il est un peu long et redondant sur certains points, notamment avec les épisodes qui parlent de combat. Pour être franche au bout de quelques-uns ça devient vite une "fatality", vu que c’est lent et toujours un peu les mêmes problèmes qui se posent.

Cependant si on fait abstraction de cela, il reste plaisant à lire. Même si c’est long dans un style un peu plat, je dois reconnaître que ça bouge pas mal ; il se passe des choses, il y a de l’histoire, c’est un bon portrait de la cour mais aussi de la situation, ça réserve quelques surprises pour ceux qui n’ont pas lu L’affaire Jeanne d’Arc, bref, il y a de la matière quand même. Mais voilà, ce n’est pas le meilleur de l’auteur pour moi.

En résumé vous pouvez le lire, mais s’il ne vous plaît pas ne restez pas sur ce livre, allez voir La louve de Cornouaille. (De toute façon je vous y oblige en tant que Dieu j'y ai droit.^^)

Extrait : (Je ne crois pas en Dieu, mais je trouve ce passage très beau.)

« Vous devez faire la différence entre la foi et les dogmes de la religion. Ne vous y trompez pas : je crois en Dieu. Et si j’ai l’air parfois de me moquer de Lui, de ne pas Le prendre au sérieux, c’est parce que je crois qu’il a le sens de l’humour. Sinon, il n’aurait pas donné le rire aux hommes pour les aider à supporter leur malheurs. »

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17 novembre 2013

"L'écorchée" de Donato Carrisi

"L'écorchée" de Donato Carrisi

l'écorchée livre

Résumé :

Avez-vous jamais eu envie de disparaître ? On a tous ressenti un jour ou l’autre l’envie de disparaître. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Mais il y en a pour qui cette sensation n’est pas que passagère. Elle les obsède, les dévore, les engloutit. Ces individus se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. Nul ne sait où. Et bientôt, tout le monde les oublie. Ou presque. Chaque fois que Mila Vasquez entre dans « Les Limbes », le bureau des personnes disparues aux murs tapissés de leurs portraits, leurs yeux se braquent sur elle. Elle les garde toujours à l’esprit, elle, l’enquêtrice qui porte dans sa chair les marques des ténèbres, comme autant de fleurs rouge sang. Peut-être est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’elle excelle dans son domaine. Peut-être est-ce pour cela, aussi, que sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, elle refuse d’éprouver la moindre émotion. Et si, soudain, ces disparus réapparaissaient pour tuer ? Comme le ressac, les ténèbres recrachent d’abord les indices d’une existence passée. Puis les êtres. À première vue ils semblent identiques, mais dans l’intervalle, le mal les a transformés. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Pourquoi sont-ils revenus ? Pour arrêter cette armée des ombres, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour la mettre à l’épreuve, il lui faudra à son tour basculer dans l’abîme.

Mon avis :

Comme le chuchoteur ce livre est encore très bon, bien que sûrement un peu moins impressionnant que le premier opus.

Tout comme dans le premier tome l’histoire est étrange, originale, cependant ici pas de corps déchiquetés, mais des disparus qui refont surface pour tuer et sans se cacher. Pourquoi ils le font ? Pourquoi ne se cachent-ils pas de le faire ? Mystère... Mystère que je ne vais bien sûr pas vous révéler, et à vrai dire je ne suis même plus certaine que le livre le fait, (j’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien…) chose dont je suis cependant sûre c’est qu’il y a dans ce tome 2, trop de mystères non élucidés, et c’est un peu décevant je dois dire. J’aurai aimé savoir ce qu’ils ont fait pendant leurs années sombres, pourquoi IL lui en veut.

Alors oui ça fait sûrement partie de la stratégie de l’auteur de ne pas relever tout ceci, peut-être pour faire un autre opus avec un grand feu d’artifice à la fin, mais le fait qu’il ne dévoile rien c’est quand même super frustrant pour le lecteur avide de savoir. Là ça ne se voit pas, mais en fait je suis à deux doigts de sombrer dans le désespoir. Ah, on me dit dans l’oreillette que j’en fais un peu trop…

Bon, à savoir quand même que ceci n'enlève pas pour autant le plaisir de lire ce livre, car l’enquête, les personnages (y’en a des nouveaux), l’ambiance, vaut quand même le premier tome, même si certaines choses se devinent à l’avance et même s’il y a moins d’effet de surprise.

Quoi qu’il en soit, malgré ce que j’ai pu reprocher, je ne me suis pas ennuyée un seul instant avec ce bouquin, et sans doute même moins que pour le premier, donc c’est avec plaisir que je le conseille.

Je remercie en passant Myboox et les édition Calmann-Lévy.

Posté par Florell à 11:21 - Livre policier, thriller - Commentaires [0] - Permalien [#]
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24 février 2013

Il manque quelque chose.

"Névrospiral" de Patrick Olivier Meyer

névrospiral

Résumé :

"Vous voyez cette pomme ? Elle est belle, hein ? Bien ronde.
Bien verte ? - Une Granny Smith, il a dit. - C'est ce que j'appelle un cerveau normal". J'ai mordu dedans à trois reprises, toujours du même côté, et la pomme s'est retrouvée endommagée. Une partie nickel et une autre bouffée, ravagée, plus très loin du trognon. " Ça, j'ai dit, c'est mon cerveau ". lan, Samuel, Anita, Richard. Comme les quatre couleurs d'une palette pop, entre blondeur et désespoir, rose fluo et noir total.
Obsessionnels et délirants, euphoriques et tourmentés, ils tentent de trouver leur équilibre, un pied dans la vie, l'autre au-dessus du gouffre.

Top chrono :

L'écriture peut parfois faire penser à Beigbeder, mais pourtant même si j'aime ce dernier, ce livre ne m'a pas convaincu. J'étais bien partie mais je me suis ennuyée très vite. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Tout ce que je sais c'est que j'ai raté mon rendez-vous avec Névrospiral, et je ne peux même pas accuser l'écriture car je l'ai trouvé géniale bien qu'un peu difficile à suivre par moment. Peut-être l'histoire finalement, ou alors les personnages trop fous, trop de tout.
Enfin bref, je n'ai pas été convaincue, mais on va dire que ça vient de moi aussi, d'ailleurs peut-être même qu'un jour je le retenterai pour le finir correctement, car là j'ai surtout survolé la fin pour voir. Enfin je verrai.

 

Posté par Florell à 11:21 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
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