Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

26 février 2015

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

madame bovary

Résumé :

C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XX

Mon avis :

Histoire d’illusion, histoire d’amour déçu, histoire de vanité, histoire d'ennui, histoire de médiocrité, ce livre qui se propose être un portrait de la vie rurale ce révèle intéressant à lire par les divers portraits qu’il comporte et le réalisme des sentiments décrits. Mais comportant trop de longueur, étant au final trop banal, racontant rien, il s’avère en fin de compte bien pénible à lire.

Je sais que ce « rien » que je dénonce est justement la force de ce roman, en effet il n’y aurait pas tout ça, s’il ne se passait "rien" et si l’ennui n’était pas chevillé à l’âme d’Emma, tout comme sa détestation de la médiocrité ; mais même en sachant cela j'ai malgré tout trouvé ce livre assommant. Tellement assommant, qu'en comparaison même ma vie où il ne se passe rien, est plus palpitante que la sienne qui bouge davantage.
C’est vous dire à quel point ce portrait fatigue, et ce malgré l’orgueil, le romantisme, l’égoïsme mal placés d’Emma qui dominent et donnent du relief à ce roman.

Mais peut-être qu'en fin de compte ce livre est plus à lire pour les caractères des personnages, que pour ce qui s’y déroule ?

En résumé ce classique m’a déçue, malgré mon amour pour ce genre.

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17 octobre 2014

"Esprit d'hiver" de Laura Kasischke

"Esprit d'hiver" de Laura Kasischke

esprit d'hiver

Résumé :

Lorsqu’elle se réveille ce matin-là, Holly, angoissée, se précipite dans la chambre de sa fille. Tatiana dort encore, paisible. Pourtant rien n’est plus comme avant en ce jour de Noël. Dehors, le blizzard s’est levé ; les invités ne viendront pas. Au fil des heures, ponctuées par des appels téléphoniques anonymes, Tatiana devient irascible, étrange, inquiétante. Holly se souvient : l’adoption de la fillette si jolie, treize ans auparavant, en Sibérie… Holly s’interroge : « Quelque chose les aurait suivis depuis la Russie jusque chez eux ? »

Un huis clos glaçant entre une mère et sa fille. L’une des histoires les plus fortes et terrifiantes de cette romancière pas si tranquille. Baptiste Liger, Lire.

Une trame minimaliste, presque douce, point de départ d’un thriller mental asphyxiant. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

Mon avis :

La petite note de Baptiste Liger du magazine Lire sur la quatrième couverture dit en parlant de ce livre que c’est : « L’une des histoires les plus fortes et terrifiantes de cette romancière pas si tranquille ». Pour « la romancière pas si tranquille » je suis entièrement d’accord avec lui, mais je n’emploierais pas le mot « terrifiant » pour décrire l’histoire. Non. Plutôt le mot, oppressant.

Ce huis-clos entre une mère et sa fille, un jour de tempête de neige et de noël, est avant tout asphyxiant. Asphyxiant autant pour les personnages que pour le lecteur, sachez que si vous avez une sensation d’étouffement en lisant ces pages c’est normal ; vu que Laura Kasischke cherche à jouer davantage sur les perceptions, qu’en mettre plein la vue.  

A côté de ça, c'est aussi un livre très incertain. On ne sait pas où on va.

Du début la situation est embrouillée. Les personnages sont irritables et confus. La mère a un pressentiment mais on ne sait pas trop si c’est une psychose ou si c’est la réalité. Il se passe bien sûr des choses bizarres, mais là idem, on ne sait pas si tout est réel ou pas. Bref, c’est un livre douteux, avec une équation inconnue. Qui même à la fin, à la différence des équations mathématiques, n’apporte pas tous les éclairages que l’on attend. Alors je ne dirais pas qu’il m’a laissée sur ma faim, mais voilà il y a des choses que je n’arrive pas encore à cerner dans ce bouquin comme par exemple Sally. Sur ce côté-là d’ailleurs il me fait penser au Horla de Maupassant, où on ne sait pas trop quand s’achève l’histoire si cette ombre est réelle ou pas. Pour moi ce livre fait typiquement partie des livres que j’appelle : livre brouillard. Un livre où petit à petit du jour qui défile, les lueurs du soir font apparaître des réponses, mais en garde dans le secret de leur nuit, dans le secret de leur brume...

Toutefois c’est vrai que venant de cette auteure je ne suis qu’à moitié surprise, car il faut bien dire que ses livres sont souvent étranges, en tout cas ceux que j’ai lu. Bon bien sûr cette recette donne un petit côté « sueur froide », mais ici c’est assez minime je trouve, voilà donc pourquoi le mot "terrifiant" me paraît un peu gros. Un bémol dans tout ce charme cependant, c’est un livre un peu répétitif. J'ai trouvé que l’auteure répétait trop certaines choses, ce qui fatigue un peu, néanmoins je ne vais pas enlever l’utilité de ces répétitions, puisqu'elles servent l’intrigue - oui c'est un des rares romans où ça sert - car elles apportent petit à petit la réponse.

Bref. C’est un petit livre à lire dans les frimas de l’hiver qui approche, si vous voulez frissonner de plaisir et de doute aussi.

Je remercie en passant et chaleureusement les éditions du Livre du Poche.

06 juillet 2014

"Splendour" de Géraldine Maillet

"Splendour" de Géraldine Maillet

spendour maillet

Résumé :

« C’est qui, Natalie Wood ? Une énigme brune, une écorchure cinégénique, une mélancolie en fourreau d’organza, quelques citations et coupures de presse, une erreur d’aiguillage… »

… mais, pour la légende du grand cinéma, Natalie Wood, c’était aussi l’actrice inoubliable de Splendour in the Grass et de La fureur de vivre. Et c’était la fille douloureuse, nymphomane, bouleversante de talent et d’intensité qui, dans la nuit du 29 novembre 1981, se noya en face de l’île de Santa Catalina tandis que son mari, Robert Wagner, et son amant Christopher Walken, s’enivraient sur le pont d’un bateau précisément nommé Spendour. De la splendeur au drame : tel fut son étrange et romanesque destin…

   Dans ce livre-opéra, Géraldine Maillet a choisi de revisiter l’existence de cette actrice à l’instant de sa mort. Flux de pensées, Hollywood et ses mirages, les hommes de passage, les triomphes, la solitude, les petites joies et les grands désespoirs…

   Un roman ? Mieux : une descente aux enfers à travers le sexe, l’alcool, le glamour. En passant par le cœur d’une femme glorieuse et perdue.

Mon avis :

Le seul hic à cette lecture c’est que je ne connais pas la vie de Natalie Wood, et même en cherchant sur le net je n’ai rien trouvé pour m’aider à la compréhension de ce livre, du coup je vais juste m’appuyer sur le livre pour écrire cet avis, donc si la vie de Nathalie Wood n’est pas exactement ça veuillez m’excuser ce n’est pas de ma faute.

Cela fait, on peut commencer !

Alors avant toute chose je tiens à dire que ce livre est… étrange. Tout d’abord parce que l’auteure a donné à Natalie Wood une espèce de don de prescience, qui fait qu’elle se méfie de l’eau comme si elle savait que ça allait être sa mort, et ensuite parce qu’elle a doué Natalie Wood de folie, mais une folie froide, destructrice, caustique, suicidaire, dangereuse. Alors je ne sais pas si elle était comme ça sur la fin de sa vie, mais en tout cas là ça a son effet sur le lecteur, qui a juste l’impression de lire le journal d’une paumé ou d’une folle. Vraiment je sais pas trop, mais si Géraldine Maillet voulait surprendre elle y est arrivée ! Dans ce livre Natalie Wood est typiquement le personnage, insatisfait, dégoûté, désabusé, dont les nerfs sont à fleur de peau. C’est vraiment la souffrance incarnée, qu'elle exprime par la méchanceté et son côté insupportable qui titille la patience des gens à l'excès. 

D’ailleurs l'écriture n’est pas étrangère à cet effet. En effet les petites phrases, l'ambiguïté des propos, l’étrangeté des gestes et des paroles, les images utilisées, le ton cassant, aide vraiment à exprimer la souffrance et à surprendre, et je pense honnêtement qu’au-delà du personnage l’écriture fait absolument l’histoire. Le style est mordant à la couleur rouge sang et le ton est au désespoir. L’écriture fait vraiment ressortir la colère du personnage, et ça ce n’est pas donné à tout le monde, bien que ça surprenne au début.

Bon malgré cela, ce livre n’est pas un coup de cœur pour autant, et ce pour deux raisons. Premièrement la présence trop nombreuse de notes en bas de page, qui cassent le rythme de lecture malgré leur utilité. Et deuxièmement les répétitions. Je trouve qu’on tourne un peu trop en rond, d’ailleurs le fait que ce livre ne fasse que 150 pages est une chance, car plus ça n’aurait pas été possible. Personnellement je me serais vite lassée.

En résumé, un style percutant, un personnage insupportable et touchant, à lire si vous aimez les livres qui sortent de l’ordinaire.

Je remercie en passant les éditions Grasset.

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30 décembre 2012

Anna Karénine ou comment s'ennuyer.

"Anna Karénine" de Léon Tolstoï

anna karénine

Résumé :

La quête d'absolu s'accorde mal aux convenances hypocrites en vigueur dans la haute société pétersbourgeoise de cette fin du XIXe siècle. Anna Karénine en fera la douloureuse expérience. Elle qui ne sait ni mentir ni tricher - l'antithèse d'une Bovary - ne peut ressentir qu'un profond mépris pour ceux qui condamnent au nom de la morale sa passion adultère. Et en premier lieu son mari, l'incarnation parfaite du monde auquel il appartient, lui plus soucieux des apparences que véritablement peiné par la trahison d'Anna. Le drame de cette femme intelligente, sensible et séduisante n'est pas d'avoir succombé à la passion dévorante que lui inspire le comte Vronski, mais de lui avoir tout sacrifié, elle, sa vie de femme, sa vie de mère. Vronski, finalement lassé, retrouvera les plaisirs de la vie mondaine. Dans son insondable solitude, Anna, qui ne peut paraître à ses côtés, aura pour seule arme l'humiliante jalousie pour faire vivre les derniers souffles d'un amour en perdition. Mais sa quête est vaine, c'est une "femme perdue".

Mon avis :

Sans faire de grand détour, je vais vous avouer que j’ai trouvé ce livre affreusement long... chiant à souhait ! En effet oui, chiant à souhait. Et même si le début a été prometteur et qu’il se lit très bien, malgré que ça soit une histoire d'amour, le livre aurait sérieusement gagné à faire quelques centaines de pages en moins. Déjà parce que sur la fin ça commence à faire long, et ensuite parce que y’a des passages, notamment sur l’agriculture, la mort du frère de de Levine Constantin, etc etc… qui sont durs à digérer car pas toujours intéressants, d'ailleurs j'avoue que là j'ai souvent lu en diagonale, du moins à partir de la page 500.

Maintenant niveau personnage et malgré leur très grand nombre, je dois dire que Tolstoï a vraiment fait un bon travail. En leur donnant à chacun une personnalité qui leur était propre, de l'assurance et des doutes il est vraiment arrivé à les rendre vivant. Cela dit ceux que je n’ai absolument pas pu supporter se sont les filles. Sincèrement des personnages atteints d’hémorragie lacrymale et "d’hystérie" ce n’est pas possible... Sans compter qu’elles ont une fâcheuse tendance à n'avoir pour préoccupations que ; l’amour, la famille, et/ou le « m’as-tu vu », ce qui peut vite devenir horrible, même si là était sans doute les moeurs de l'époque dans la riche société. 

Par contre en ce qui concerne Anna maintenant je dois admettre que ma dernière impression est plutôt mauvaise, en effet malgré un début plutôt agréable en sa compagnie, vers la fin je n’ai pas pu m’empêcher de la détester, pour être honnête son suicide je ne le trouve pas si mal. Sa méchanceté gratuite, son égoïsme et sa jalousie maladive je n’ai pas pu. Alors si l’égoïsme ne me gêne pas outre mesure, je préfère ceux-là aux hypocrites, je n’ai cependant pas pu supporter qu’elle s’en serve pour répandre sa méchanceté et qu’elle soit une cause à sa jalousie mal placé. Honnêtement pour moi son malheur elle a cherché, et elle l'a taillé toute seule avec ses films, du coup je n’ai par conséquent pas pu la prendre en pitié, en fait pour moi c’était son entourage qui était à prendre en pitié mais pas elle.  (Je suis monstrueuseSmiley sourire roule 56.gif)

En résumé ce n'est pas si mal mais hélas trop long, et du coup je ne suis pas certaine de vouloir en tenter d'autres. Enfin l'avenir le dira.

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04 novembre 2012

"Discordance" de Anna Jörgensdotter

"Discordance" de Anna Jörgensdotter

Couverture Discordance

 

Résumé :

Cinq frères et sœurs grandissent dans une petite communauté suédoise au pied du mont Kungsberg : deux frères, Edwin et Otto, et trois sœurs, Karin et Sofia, qui restent inséparables jusqu’à à ce que l'amour puis la mort les sépare, tandis qu'Emilia sillonne les rues à bicyclette en rêvant d évasion.

Tout commence en 1938, lorsque une maison prend feu, celle de Mlle Filipsson, femme singulière venue d'on ne sait où. Edwin est le seul à la pleurer. Un an plus tard, c'est l Europe entière qui s'embrase. Le jour même de l'invasion de la Pologne, une petite fille naît, et Karin, sa mère, agonise... Chacun des membres de la fratrie poursuit sa vie, entre rêves et désillusions. Au long de deux décennies, Anna Jorgensdötter nous livre un roman choral semé d'amour et de drames, marqué par les disparités entre hommes et femmes dans une société en mutation.

 

Mon avis :

Alors au tout début ce livre me plaisait assez, cependant au bout de quelques dizaines de pages, il a fini par vite me déplaire par son manque de peps.

Déjà pour commencer, j’ai trouvé les personnages inintéressants. Enfin au début je les aimais bien malgré le côté fade de chacun, mais au final et pour diverses raisons, ils ont tous fini par m’ennuyer ou alors m’exaspérer, y compris le seul personnage qui avait un brin d’intérêt pour moi, à savoir Emilia.

Au début je l’appréciais par son côté rêveuse, solitaire… mais par la suite qu’est-ce qu’elle a pu me fatiguer par son côté « coincé » sans raison. Par ses sempiternelles questions ou sensations idiotes. Le pire c'est qu’Emilia n’était pas le pire des personnages ! La vie des autres protagonistes est loin d’être aussi passionnante, je vous assure ! Surtout qu’elle reste assez superficielle, histoire de bien rester fade.

Bref. Quoi qu’il soit niveau personnage, je n’ai rien ressenti de sensationnel.

Ensuite l’autre vrai point négatif du livre est l’écriture. Déjà elle est plutôt plate, tout comme l’histoire elle manque de piment, d’un côté attractif, mais en plus elle possède des choses… bizarres. On se demande ce qu’elles font là… Exemple avec un passage qui se trouve page 174 :

« Elle prend une microscopique bouchée de gâteau ; c’est à peine si on la voit mâcher – l’a-t-elle avalée tout rond ? Oui, des bouchées aussi minuscules peuvent s’avaler tout rond. »

Sérieusement, dites-moi où est l’intérêt de cette « réflexion » ? Pourquoi vouloir savoir si elle a avalé les bouchées de gâteau tout rond ? Qu'est-ce que ça apporte à l'histoire ? Cherchez pas ça ne sert à rien, à part à remplir des pages. Alors je conçois que pour certain ça a du charme, en ce qui me concerne j’avoue que non, ça m’a juste ennuyée un petit peu plus.

Toutefois tout n’est pas à jeter dans ce livre non plus, la dernière partie est la moins la mauvaise et la moins lente à mon goût, ce qui n’est déjà pas si mal, car j’en n’aurais pas mis mes mains à couper. Elle casse la routine de l’histoire, elle développe la vie de Lillemor, et on n’a quelques toutes petites surprises pas désagréables. En clair c’est la meilleure partie, dommage quand même qu’il faille lire toutes les pages précédentes…

En résumé et même si l’ambiance d’une époque est assez bien rendue, ce n’est pas un livre que je conseille. Maintenant il se peut aussi que je n’étais pas dans une bonne période pour le lire, donc le mieux c’est de voir par vous-même.

Je remercie quand même au passage les éditions JC Lattès et Livraddict pour ce partenariat.

 

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21 mai 2012

"Les trois saisons de la rage" de Victor Cohen Hadria

"Les trois saisons de la rage" de Victor Cohen Hadria

les 3 saisons de la rage

Résumé :

En 1859, le médecin-major Rochambaud, qui suit les armées de Napoléon III dans leurs campagnes d'Italie, écrit au médecin de campagne d'un village normand, le docteur Le Coeur. A travers eux, le soldat Délicieux, ordonnance du premier, et sa famille peuvent communiquer. Ce sont de pauvres paysans illettrés, qui n'ont eu pour seul recours contre la misère, que de « vendre » leur fils, enrôlé à la place de celui de paysans prospères. Mais Délicieux se révèle, à la déception de son mentor, plus retors qu il n y paraît...
Suit le journal du médecin Jean-Baptiste Le Coeur, un veuf, père de trois enfants adultes. Ce praticien que l'on croit humaniste et vertueux y avoue ses troubles sexuels, des relations érotiques nombreuses et un tempérament de feu. Et il en faut pour accomplir ses tâches quotidiennes ! Plus de trente patients par jour dont il connaît secrets de famille, adultères, misères sociales et maladies et qu'avec le curé et le sorcier, il tente de soigner.
Il y a dans ce roman mille romans, autant d'expériences où la naïveté, le cynisme, la brutalité, l'avidité, l'égoïsme et le sexe sont la source des conduites des personnages. Une comédie humaine prend vie, tourbillon de destins où paysans et châtelains partagent une même avidité de vivre.

Top chrono :

Lu dans le cadre du Prix Livre de poche 2012 et j'en ressors mitigée. J'ai été emballée au début, puis passé les 300 premières pages j'ai commencé à trouver cela un peu long, et mise à part les quelques évènements qui s'ajoutent pour un temps à l'histoire, on a vite l'impression de lire souvent la même chose.
Sans compter que pour ma part, j'ai trouvé le personnage parfois trop humain ou trop crétin (ça dépend comment on voit les choses) du coup je dois dire que le livre a perdu un peu plus de son charme. Cela dit comme la fin sonne un peu comme une terrible ironie du destin, je ne suis pas mécontente de cette lecture. Bon on va me dire que je suis horrible avec ce que je viens de dire, mais j'y vois une certaine leçon dans cette fin, donc...


En résumé à lire si l'envie vous vient sinon ben tant pis.

09 juin 2011

"Carte du labyrinthe" d'Alberto Torres-Blandina

"Carte du labyrinthe" d'Alberto Torres-Blandina

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Résumé :

Trois personnages se croisent, s’aiment, se quittent et se fuient. Bon mari et bon père, Jaime mène une vie rangée dont il ne cesse de vouloir s’échapper. Il collectionne en cachette les photos de nus qu’il développe pour ses clients, en particulier celles que lui apporte Alberto. Elisa est amoureuse d’Alberto. Tout va bien jusqu’au jour où elle se réveille dans une zone industrielle, à moitié nue. Elle ne se souvient de rien. Chacun cherche sa voie et tous cherchent l’amour dans un chassé-croisé mélancolique. Perdus dans un labyrinthe sans issue qui mélange à loisir les histoires vécues, les vies fantasmées, les mensonges, les trois personnages racontent tour à tour leur existence dans une langue limpide et pleine de vitalité. Ce qui avait commencé comme une lecture amusante et brillante devient une histoire profonde et émouvante sur l’identité, le bien et le mal. Peu à peu on se prend de tendresse pour les personnages, on les suit dans leur labyrinthe, on plonge avec eux dans l’urgence de vivre, le désir de changement, le besoin d’amour… Une histoire qui ne vous quitte plus.

Mon avis :

Les paroles strictement vraies semblent contraires à la raison. Lao-Tseu

Malgré une entrée dans le livre un peu spéciale - il commence par le photographe Jaime qui collectionne les photos olé olé de ses clients -, j’ai été très vite prise par cette histoire.

Ces trois vies, qui s’entrecroisent d’une façon ou d’une autre dans un labyrinthe de sentiment, de confusion, d’impuissance et de mélancolie, m’ont énormément plu et touchée. Déjà parce que tous ces personnages sont impuissants et possèdent une histoire sordide plus ou moins grave qui les mènes à la dérive d’une manière ou d’une autre, mais aussi parce que magnifiquement bien écrit, d’une écriture très simple et décrivant à la perfection les divers sentiments de ses protagonistes -sans pour autant tomber dans le lyrisme-, c’est un livre qui sait nous mener au plus proche de l’histoire qu’il partage, du moins c’est l’impression qu’il m’a donnée.

Néanmoins même si l’histoire d’Elisa, d’Alberto et de Jaime m’a plu, surtout celle d’Elisa le personnage qu’on peut dire central et qui possède une histoire terrible et surprenante, j’ai quand même un petit regret en ce qui concerne ce bouquin. En effet j’ai trouvé qu’il faisait trop référence au sexe. Déjà par le biais des photos que Jaime collectionne -ce que j’ai trouvé malsain au passage-, mais aussi par le biais d’Alberto. Même si les questions, les doutes, les affirmations dans son cas sont assez légitimes, je regrette cette obsession. Je pense honnêtement que le livre aurait eu une dimension plus sublime, s’il y’en avait eu moins. Mais ça comme je le dis souvent, c’est peut être moi qui exagère.

Par contre avant de finir je voudrais dire que j’ai vraiment, mais vraiment apprécié, -et c’est toujours le cas en ce qui me concerne dans les livres- ces petites phrases, ces petits passages que l’auteur a glissé à chaque début de partie, où les personnages vont tour à tour s’exprimer, dire ce qu’ils souffrent, ce qui les hantent… un peu comme dans un journal intime, - car oui j’ai un peu oublié de dire que ce livre est coupé en plusieurs partie de trois à chaque fois.

En résumé c’est un livre agréable à lire malgré le point négatif que j’ai pu lui trouver. Je remercie News Book et les éditions Métaillé pour ce partenariat.

 

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11 juin 2010

"Si je reste" de Gayle Forman : On tourne très vite en rond

"Si je reste" de Gayle Forman

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Résumé :

Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympa, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis... Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

Mon avis :

Ce livre m'a fortement déçu ! Tout ce foin autour de sa sortie est à mon sens de trop, je ne sais pas si ce buzz venait du blurb qui faisait référence à Twilight (que je n'ai pas lu), mais franchement ça n'en valait pas la peine. J'ai d'ailleurs envie de dire tout ça pour ça ?
Bon d'accord ce n'est pas un mauvais livre à proprement parler, mais ce n'est non plus un livre inoubliable, fantastique ou autre comme j'ai pu l'entendre, un peu émouvant d'accord mais sans plus franchement.
Honnêtement, j'ai trouvé l'histoire de ce livre un peu plate, et la description du sujet trop simpliste par rapport au résumé où je m'attendais à un truc vraiment profond. Il me semble que l'idée aurait gagné à être mieux développée...

En fait dans ces pages l'auteur a surtout résumé la vie de l'adolescente et c'est ça qui me chagrine, car du coup je n'ai pas trouvé un grand intérêt à cela, et finalement la question du Si je reste ne s'est pas posée plus que cela. Pour moi il n'y a pas eu vraiment le sentiment d'hésitation que le sujet impose. Qu'est ce qu'elle perd ou gagne en partant ou en restant ?

Heureusement quand même qu'il n'est pas très épais et se lit très vite, car je crois qu'on finirait par très vite tourner en rond et s'ennuyer. Un bon point quand même l'écriture étant simple, il convient très bien aux adolescents pour une idée cadeau entre autre.

Mais en résumé ce livre n'a pas répondu à mes attentes.

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