Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

02 août 2017

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagne-Brouquet

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagnes-Brouquet

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Résumé :

S’il est un mystère dans l’histoire de la littérature, c’est celui du poète appelé pour la postérité François Villon (né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l’année où Jeanne d’Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?

C’est à ce paradoxe unique – un poète dont on ignore jusqu’à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre – que s’attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle. L’occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s’interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L’occasion surtout de comprendre la destinée d’un homme qui n’a cessé d’inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.

Une biographie enfin exhaustive à l’usage de ceux que François Villon, l’insoumis par excellence, appelait ses « frères humains ».

Mon avis :

Très intéressant à lire pour découvrir la vie du pauvre Villon, poète et vagabond de son état.
Érudit, moqueur et rancunier dans ces textes, voilà la part que l'on connaît tous de Villon, ce livre va cependant nous faire découvrir l'autre côté du poète, sa part sombre ; gredin, délinquant multirécidiviste, voleur, bagarreur qui finira souvent en prison échappant à la mort souvent grâce à la chance.

Parfois un peu fastidieux à lire, ce livre est toutefois intéressant pour découvrir en plus de Villon le Paris du Moyen-âge, son fonctionnement, son ambiance, ses étudiants et ses gredins qui hantent les ruelles sombres avec leur langage.

Bref ! Plus qu'un portrait d'artiste c'est aussi un portrait sociologique sur certains groupes. Mais ma plus grande découverte, fut de découvrir sa rapide entrée dans la légende des poètes.

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23 avril 2017

"Contre la bienveillance" d'Yves Michaud

Contre la bienveillance d'Yves Michaud

Source: Externe

Résumé :

Le constat est maintenant partout : la puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la construction européenne, rendent caducs les schémas anciens. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences, toutes les croyances.
Oui ! Il y a des croyances insupportables et intolérables. Non ! Le populisme n’est pas une illusion qui se dissipera d’elle-même avec un peu de pédagogie et de bonne volonté. Non ! La politique internationale n’obéit pas aux chartes du droit international.
Il faut dénoncer la tyrannie des bons sentiments, la politique de l’émotion et de la compassion. Non que la bienveillance soit un sentiment indigne, mais nous devons cesser de croire qu’on peut bâtir sur elle une communauté politique.

Mon avis :

Il est des livres qui font du bien car il montre que des gens réfléchissent encore, celui-ci Contre la bienveillance d’Yves Michaud en fait parti. Que ça m’a fait plaisir de lire ce livre qui va mettre à jour et développer tous les - du moins les principaux - travers de notre société, empreinte de beaucoup trop de charité chrétienne et qui agissent dans un but égocentrique et de haine de soi au délitement de la nation.
Petite précision, ce livre n’est pas entièrement contre la bienveillance, l’auteur met juste en garde contre l’idiotie généreuse qui poussent à ne pas voir et nommer la réalité (par politiquement correct, par terrorisme intellectuel, par clientélisme…), ce qui par conséquent nous enlise un peu plus chaque jour dans notre merde (n’ayons pas peur du mot), nos erreurs, et nous pousse à continuer sur la mauvaise route qu’un jour le gouvernement français - et même d’autres – a pris en donnant raison aux revendications contraire aux intérêts de la nation et des droits de l'homme.
Revendications intégristes islamiques (voile, burka, repas sans porc…), revendications de diverses associations qui ont pour but les droits de l’homme en les détournant de leur fonction première, ou encore revendications des idiots généreux qui peuvent avoir de belles pensées mais les utilisent mal généralement. 
J’entends de là les bien-pensants dire que c’est scandaleux de ne pas être un idiot généreux, de ne pas être ouvert aux autres (et j’ai l’impression qu’on confond souvent « fermeture d’esprit » et « lucidité ») ; mais refuser de se tirer une balle dans le pied n’est pas une tare. De plus quand on voit où nous conduit cette politique désastreuse et du « bien voir » qui pousse à accepter l’inacceptable, à nous asseoir sur nos valeurs, à se suicider à petit feu, on peut se demander où se trouve le problème de refuser cette dictature de la bienveillance malsaine et pousser jusqu’à l’absurde.

Plus précisément maintenant, l’auteur va donc développer les travers, les comportements et les lâchetés, des différents gouvernements qui ont conduit à cette situation désastreuse que nous vivons aujourd’hui. Il va dénoncer aussi le comportement dictatoriale des parties les plus modérés, certains discours qui amoindrissent les faits (la vague de refus des hommages aux victimes de Charlie Hebdo dans les écoles et plus importantes qu’on veut nous le faire croire) ou les discours doubles dont il faut se méfier sous des dehors normaux ou généreux, ceux de Belkacem par exemple ou de certaines ONG encore. En plus, il va aussi réexpliquer par la philosophie certaine notion de penser et de gouverner comme le « soin ».

Mais dénoncer n’est pas tout, faut-il encore argumenter et proposer des solutions. L’auteur l'a fait ; par exemple en ce qui concerne l’Islam et les musulmans et d’une manière général à tous ceux qui viennent ici, il va proposer de redécouvrir l’idée du contrat social qui imposerait les valeurs communes de la France et de la démocratie et rejetterait tout ce qui ne va pas avec notre démocratie, - et avec l’Islam il y a beaucoup de choses qui ne collent pas avec la démocratie et les droits de l’homme. Pour s’en convaincre il suffit de lire la déclaration des droits de l’homme en islam qui fait office de loi dans les pays musulmans. (C’est l’opposée de la notre).
D’ailleurs puisqu'on parle de religion, je dois dire que j'ai apprécié l’approche de l’auteur qui dit que la laïcité n’est pas le point de vu par lequel il faut aborder l’intégrisme, pour lui il faut aborder le problème religieux par la notion du contrat social ; car si la laïcité doit organiser les relations Église/État, elle ne peut faire face aux violences des intégristes d’aujourd’hui qui sont prêt à imposer leur religion par la force, ce qui n’était pas le cas au tournant du 20ème. En effet, quoi de mieux comme première mesure d'expulsion, de déchéance, qu'un contrat social non respecter ?


Comme vous le voyez, cette approche par la critique montre qu’il est nécessaire de revoir le fonctionnement de nos sociétés et certaines lois qui ne peuvent plus être appliquées à l’époque actuelle, comme par exemple le droit d’asile qui ne peut plus être applicable face à ce qu’on vit aujourd’hui, ou encore du regroupement familiale qui est devenue une notion ruineuse, catastrophique et ne tenant pas ces objectifs.
Cette approche montre aussi que les principes bienveillants mais malsains du moment qu’ils deviennent une ligne politique, des objectifs à atteindre pour une minorité contre le bien de la nation, doivent arrêter pour le bien-être du pays et son avenir. Il faut aussi sur certains sujets et pour le bien-être du pays dépasser le clivage gauche/droite. L’auteur insiste aussi sur le fait qu’il ne faut pas avoir peur d’agir et arrêter de faire des comparatifs crétins avec le passé à chaque fois qu’une personne propose quelque chose qui met en avant la défense nationale ou encore les intérêts nationaux, l’exemple le plus flagrant est actuellement la déchéance de la nationalité.
Sur cette question d’ailleurs je vais donner mon avis. Personnellement, je trouve inconcevable et abject d’être contre cette mesure symbolique - et encore pas tant que ça -  mais nécessaire. En effet, on ne peut pas considérer comme français et leur accorder les droits qui vont avec, des connards qui nous crachent ouvertement dessus. Par ailleurs il est abject de dire que cette mesure est contre-productive et de faire des comparatifs entre ces trous du cul et des victimes de régimes totalitaires pour expliquer le refus de cette mesure. Comment peut-on comparer des juifs victimes du nazisme à des terroristes !? Comment peut-on comparer les allemands qui ont été déchus de la nationalité française lors de la première guerre mondiale - sans doute victime des événements plus que coupable -, à des terroristes qui embrassent ouvertement l’idéologie qui veut notre mort !? Faut être con et n’avoir rien dans le crâne pour faire cela ! Honnêtement.
Bref !
Pour en revenir au livre, l’auteur va expliquer en quoi cette mesure de la déchéance de nationalité est nécessaire dans le contrat social mais aussi un des meilleurs moyens (avec la peine capitale) de se débarrasser d’individu nuisible en leur refusant l’accès au territoire et/ou en les expulsant.

Mais comme la France est sous l’égide de l’Europe (hélas) il faut aussi revoir ces institutions supra-nationales qui ne respectent pas la souveraineté nationale, bloque toute réforme et font n’importe quoi au nom d’idéaux marchands, de cosmopolitisme absurde…. Et le meilleur exemple la Turquie avec ce fumier d’Erdogan... Mais peu importe l'exemple, ce comportement suicidaire des élites dirigeantes montre clairement qu’il faut repenser l’Europe ou mieux, s’en éloigner. Ca pourrait éviter le pire, et dans le pire vous mettez ce que vous voulez, tout est valable. (Personnellement je ne peux plus me la voir, je n’arrive plus à supporter cette Europe qui a dépassé depuis longtemps sa fonction première et s’occupe de chose au sein des pays membres qui ne devraient pas la regarder, mais qui aussi n’hésite pas à pactiser et à se coucher devant le diable. Ils sont prompts pour faire des rapprochements avec le passé mais seulement quand ça les arrange...)

Au-delà de la politique nationale ou européenne, l'auteur va avoir une approche de la politique internationale toute aussi critique, elle dure peu, mais il va montrer comment la politique internationale peut être mauvaise et conduire à des désastres ou à des situations qui durent, vu qu’elle ne prend pas en compte certains paramètres qui ont leur importance. Comme l’Histoire ou encore les liens entre clans qui régissent les pays et les mentalités.


En résumé, même si je n'ai pas tout raconté, c'est un livre nécessaire car Yves Michaud pense avec sa tête et non avec son coeur. Certes il va parler de choses déjà connues, mais en lisant ce livre on se rend compte à quel point certains problèmes ne sont pas abordés sous le bon angle ou avec la bonne notion. A lire.

 

Extraits :

"En fait, l’islam ne pourra être accepté sans réserve que le jour où il reconnaîtra explicitement et inconditionnellement démocratie, pluralisme, liberté de pensée et d’expression, liberté de conscience, en particulier liberté de choix de la religion ou de la non-religion, ce qui veut dire liberté absolue d’apostasie, et enfin renoncement tout aussi explicite et inconditionnel à la charia comme droit absolu.
Bien évidemment, aussi, l’islam n’a aucun droit à être protégé par autre chose que le droit commun de choix de sa religion et de liberté de conscience dans une société démocratique. Toute instauration d’un délit d’islamophobie comme forme d’intolérance particulière est, de ce point de vue, à exclure. Si l’islam doit être toléré au titre de la liberté de conscience, il ne peut être protégé par principe de toute critique derrière le paravent d’un délit qui sera évoqué à la première remarque critique."

« Si recommander la bienveillance, la sollicitude, l’attention, le soin -qu’on appelle le car comme on voudra – n’a rien de pendable quand on s’en tient à la morale avec ses limites, faire du soin le principe d’une politique entraîne une cascade de conséquences inacceptables.

L’obsession de la bienveillance et du soin conduit à accepter toutes les différences, pour peu qu’elles invoquent les excuses de la vulnérabilité, de la souffrance, et de la minorité. Elle favorise donc les revendications communautarisme qui s’avancent masquées sous des dehors de plaintes.
C’est ainsi que, aujourd’hui en France, voire en Europe, la moindre critique de l’islam rencontre aussitôt l’accusation d’islamophobie et déclenche des discours d’excuse de la bien-pensance. Non l'islam n'est pas intolérant ! Non, l'intolérance en son sein est uniquement le fait des minorités ! Et de toutes manières c'est la religion des ex-colonisés et des opprimés. (Sur ce dernier point je regrette que l'auteur ne disent pas que l'inverse est vrai aussi, ils furent colonisateurs, esclavagistes et oppressifs.)
[…].
L’obsession de la bienveillance et du soin nous fait aborder avec compassion les plaintes, toutes les plaintes et, en ce sens, valide et renforce toutes les revendications populistes les plus démagogiques -puisque se sont chaque fois des victimes qui parlent et qu’il faut les écouter : victimes du capitalisme, victimes de la mondialisation, victimes de leurs échecs scolaires […]
Dès lors que l’on parle de victimes, il y aussi des agresseurs ; et comme ces agresseurs sont dissimulés par le fameux « système », non seulement la démagogie mais aussi le conspirationnisme peuvent se donner libre cours.

Bienveillance et vision morale du monde, dans tous les cas, nous font nous aveugler face à la réalité – face à la réalité de l’affrontement religieux, face à la réalité du populisme démagogique, face à la réalité d’un monde internationale où prévalent comme par le passé la force et les intérêts.
Le paradoxe de cette souffrance, si complaisamment débusquée, n’est pas mince : elle engendre l’anesthésie à la réalité et l’aveuglement aux faits. La souffrance et son accompagnement, le dolorisme, servent une fois de plus de paravent à la réalité.

Les différences religieuses « actives », militantes, celles qui débordent le for intérieur, doivent être proscrites.
[…]
Sur d’autres points, la réflexion est à approfondir et à nuancer, mais par exemple, si l’accès aux langues minoritaires peut être facilité, celles-ci ne peuvent en aucun cas avoir un usage public officiel. Il faut qu’il y ait une langue de la Res publica, le français. De même pour les matières enseignées dans les écoles ou l’accès aux soins. Les différences culturelles doivent demeurer des différences culturelles sans jamais devenir des différences politiques.
[…]
A l’inverse, certaines lois doivent être réintroduites : les lois mémorielles doivent être abolies, les droits exorbitants donnés à certaines associations d’ester en justice et qui sont un encouragement Quant à ceux qui ‘accepteraient pas cette idée du commun, ils peuvent, comme le disait Rousseau, « partir avec leurs biens », mais s’ils s’engagent dans des menées contre la communauté, le retrait graduel des droits sociaux et des droits civils, et pour finir, la déchéance de la nationalité s’imposent. »

Voici un lien avec un début très intéressant sur la déchéance de la nationalité et sa conséquence : apatride.

En voici un extrait :

"Article premier - Définition du terme "apatride"

1. Aux fins de la présente Convention, le terme "apatride" désigne une personne qu'aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation.
2. Cette Convention ne sera pas applicable :
i) Aux personnes qui bénéficient actuellement d'une protection ou d'une assistance de la part d'un organisme ou d'une institution des Nations Unies autre que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, tant qu'elles bénéficieront de ladite protection ou de ladite assistance;
ii) Aux personnes considérées par les autorités compétentes du pays dans lequel ces personnes ont établi leur résidence comme ayant les droits et les obligations attachés à la possession de la nationalité de ce pays;
iii) Aux personnes dont on aura des raisons sérieuses de penser :
a) Qu'elles ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l'humanité, au sens des instruments internationaux élaborés pour prévoir des dispositions relatives à ces crimes;
b) Qu'elles ont commis un crime grave de droit commun en dehors du pays de leur résidence avant d'y être admises;
c) Qu'elles se sont rendues coupables d'agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies."

 

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23 juillet 2016

"La guerre du chômage" de Marc Weissberg

La guerre du chômage de Marc Weissberg

Source: Externe

Résumé :

Les pays d’Europe occidentale ont mis des siècles à établir un système économique permettant d’assurer leur développement tout en garantissant le bien-être de leurs populations grâce à l’établissement du système de sécurité sociale le plus avancé au monde.
Mais la condition essentielle à cela est une situation proche du plein-emploi.
Le chômage est la gangrène des pays européens.
Depuis 40 ans, la situation de l’emploi ne fait que se dégrader, sans qu’aucune solution ne soit trouvée par les gouvernements successifs.
Le système n’a d’autres solutions que de s’endetter pour financer ses obligations envers ses populations; mais l’endettement ne peut pas être éternel, des solutions économiques devront être trouvées !
C’est une véritable « guerre du chômage » qui devra être menée, entraînant certaines remises en cause fondamentales.
Cet essai choc et polémique propose sept groupes de mesures directement applicables pour vaincre le chômage et assurer la pérennité du modèle social européen.

L’auteur

Après des études en Sciences Politiques et en Gestion d’Entreprises, Marc Weissberg a occupé diverses positions de direction au sein de grands groupes industriels, à Paris, Frankfurt et New-York, principalement dans le cadre de leur développement international. En 1998 il crée la Banque d’Affaires WCI en Israël et assiste nombre de sociétés dans leur développement. Il intervient aussi directement dans la gestion de groupes en restructuration.
Présent dans la presse au travers d’analyses économiques et financières, Marc Weissberg est régulièrement invité à donner des conférences sur des thèmes touchant au développement économique.

Mon avis :

Je ne suis pas experte en économie et j’avoue que j’aimerais voir la fin de l’Union Européenne devenue dictatoriale, dangereuse, envahissante sur des sujets qui ne devraient pas la concerner, trop libérale et souvent à côté de la plaque. Bref. J’avoue je suis devenue anti-européenne et j’aimerai bien que la France prenne ses distances avec et surtout dans certain domaine, mais malgré cela j’ai lu ce livre.

Et même si je ne suis pas experte et ne pense pas avoir tout bien saisi, j’ai trouvé que pour ce que j’avais compris qu’il y avait de bonnes et moins bonnes idées pour ces dernières l’investissement dans le nucléaire par exemple, personnellement je pense qu’il vaut mieux se pencher sur les énergies propres. Bref.
Dans ces idées certaines sont donc nouvelles et d’autres le sont un peu moins car d’autres personnes les soutiennent, comme par exemple développer les industries de pointe et augmenter les moyens des universités et développer les alentours afin de garder les cerveaux qui feront l’avenir, c’est d’ailleurs mieux de les garder que d’en faire venir, c’est aussi plus logique. Mais là n’est pas le sujet.

Cela étant et malgré le détail des actions proposées par l’auteur, je serai bien en peine de savoir si ses idées sont possibles, si l’auteur a su prendre en compte tous les paramètres pour l’application de ces dernières. Bien que là-dessus j’ai quand même des doutes car par exemple réduire le chômage à 12 mois maximum ne m’a pas semblée très judicieux ; en effet les régions, les départements, les villes n’ont pas toutes le même  niveau de développement et de plus trouver un travail qui permet de vivre au moins un peu ce n’est pas facile, les contrats actuels étant surtout des contrats minables de quelques heures par mois surtout dans les coins reculés.

Mais outre ces et mes points faibles, ce livre est quand même intéressant à lire car même si on n’est pas expert on comprend et découvre certaines choses, même si je note encore des clichés comme par exemple : chômage = nationalisme (personnellement je pense qu’il y a d’autres choses plus importantes qui explique cela) ; en plus d’avoir des rappels sur les points faibles de l’Union Européenne comme la concurrence entre pays membres, les différences d’investissements, ou encore sa trop grande envie à s’élargir au mépris d’une stabilité.

En conclusion ce livre est un peu difficile à lire quand on ne s’y connaît pas trop, mais il est malgré tout compréhensible et visiblement assez sérieux. Voilà pourquoi il est à lire si vous vous intéressez au sujet avec un minimum de connaissance ou si vous faites des études en économie ou politique, dans le cas contraire je ne vois pas pourquoi vous lirez ça mais bon vous pouvez toujours me surprendre.^^

Merci aux édition La boîte à Pandore.

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11 décembre 2015

"Vive Le pen ! " de E. Duverger & R. Ménard

Vive Le pen ! de E. Duverger & R. Ménard

Source: Externe

Résumé :

Oui, « Vive Le Pen ! » Comme une bravade, un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores face au Front national mais multiplie, à longueur de colonnes ou de talk-shows, les petites et les grandes lâchetés. Qui se couche devant les puissants du jour mais chasse en meute tous ceux qu’il peut habiller des oripeaux du fascisme ou du pétainisme. Il ne s’agit pas ici de défendre Le Pen, père ou fille, mais de dénoncer cette chasse aux sorcières dès que vous affichez sympathie, proximité, ou même vague intérêt pour des thèses, des points de vue, des analyses qu’il est tellement commode de discréditer d’un retentissant « facho ». Alors oui, « Vive Le Pen », comme un pied de nez, un défi , une provocation.

Robert Ménard, fondateur de l’organisation Reporters sans frontières qu’il a dirigée durant plus de 20 ans, il est aujourd’hui journaliste-chroniqueur sur RTL et I>Télé. Emmanuelle Duverger est la rédactrice en chef de la revue Médias.

Mon avis :

Ils se disent descendre de Voltaire mais en fait ils se rapprocheraient plus d’Orwel.

Un pamphlet lapidaire mais utile, qui va démontrer la déliquescence de notre démocratie et de la liberté de penser par le terrorisme intellectuel pratiqué par les élites, les journaleux de ce pays, sous la bonne garde des Torquemada de la pensée unique que sont les syndicats, les juges et les associations, qui agissent comme une véritable inquisition en jetant une chape de plomb sur le système politique et d’information français.

Au-delà d’un simple état des lieux de la presse et de la démocratie, les auteurs vont aussi montrer les incohérences de l’attitude des divers médias sur les faits et les personnes, en prouvant que bien plus que les idées c’est au final bien l’étiquette politique qui fait de vous une personne respectable ou pas, une personne bonne ou mauvaise, une personne à inviter et à écouter sur un plateau de télévision ou non. Comme le montre ici l’exemple de Michel Drucker et son Vivement dimanche où il dit qu’il n’invitera jamais Le Pen père et fille pour les raisons évidentes que leurs idées sont soi-disant mauvaises pour la démocratie et non-respectueuses, alors qu’à côté de ça il invitera, car jugé moins dangereux (!), un Mélenchon qui pourtant « se contente [juste !] de faire l’apologie d’un Castro et de Chavez, et refuse quand il siège au Parlement européen, de condamner le président biélorusse Alexandre Loukachenko, démocrate modèle, partisan du bourrage d’urnes et du matraquage d’opposants. » ...
Un autre exemple qui appuierait la théorie qui prouve que c’est bien l’étiquette politique qui fait de vous un homme respectable et non vos idées ? Alain Badiou, un « penseur respecté, adulé » aujourd’hui, alors qu’il a approuvé fortement dans le passé « la Grande révolution culturelle prolétarienne, la pensée-maotsetoung » et « justifié « l’écrasement du régime fantoche cambodgien » par les Khmers rouges.» !
Vous pouvez bien sûr arguer que tout ça c’est vieux et que c’est donc oublié, mais dans ce cas pourquoi reprocher à Marine Le Pen d’être la fille de son père ? Pourquoi lui reprocher les idées de son père ? La comparer au parti nazi de par son père, alors que ce dernier a tenté à l'âge de 16 ans d'entrer au FFI. (Paradoxe !)

Tout cela montre clairement l’idéologie sélective et incohérente qui s’est emparée du domaine médiatique français surtout dominé par la gauche. Où on les voit lever en coeur leur lance quand leurs ennemis disent ou font quelque chose qui dérange, mais se taisent, voire applaudissent, quand leurs alliés font ou disent la même chose. (Voir lettre G. Marchais plus bas qui n'a jamais choqué pour comprendre...)

Mais les médias ne sont pas les seuls à avoir des agissement dangereux, puisque la justice s'y est mise en se portant garante du politiquement correct et de la démocratie avec ses lois liberticides qui sont justes-là pour dicter par la peur le comportement de tout en chacun.
Cruel paradoxe, celle-ci prétend en effet agir pour la démocratie, en chassant tout ce qui menace cette dernière, mais en fait elle la tue peu-à-peu au nom d’une standardisation d'idée nécessaire pour sa bonne marche ! (Allez comprendre leur logique.)

Bref. Ils - journaleux, associations, juges - critiquent et condamnent tous ceux qui sont selon leur critère trop à droite ; mais finalement on s'aperçoit très vite que ces endoctrinés ne valent pas mieux que ceux qu’ils critiquent sur des suppositions (souvent) en plus ! Bâillonnant la liberté d’expression et d’agir, ils sont en fait la plaie de la démocratie et non son garde du corps comme ils se plaisent à le croire.

Au final, vous l’aurez compris ce livre met en avant l’hypocrisie qui s’est emparé du monde médiatique et politique, et instaure par sa ligne de conduite tout doucement mais sûrement une dictature bien-pensante qui ne rend pas le moins du monde service à l’avenir de ce pays en empêchant tout débat nécessaire.
Il met aussi en avant que la liberté d’expression n’est valable que pour les gens de gauche mais pas pour les autres.
Mais plus important que tout ça, il rappelle que la démocratie c’est aussi écouter les idées des autres, ce qui serait bon de se souvenir aujourd'hui.

Et pour ma part comme je n’aime pas qu’on me dicte quoi dire et quoi penser, je suis née pour faire chier, je crie "comme une bravade, un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores « Vive Le Pen ! »" Car c’est peut-être bien encore le seul parti de France à faire vivre la démocratie... [Paradoxe encore]

Extrait :

*Lettre de G. Marchais (PC) : "En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d'alerte est atteinte [...] C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs aux chômage. Je précise : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l'important problème posé dans la vie locale française par l'immigration." (Ce que je ne comprends pas c'est que personne n'a appliqué cette lettre, alors que ce morceau est plein de sagesse ! Venant de la gauche c'est même étonnant d'où l'intérêt de le souligner.)

 

 

***

Ce thème se rapproche d'autres livres à lire aussi : La régression intellectuelle de la France de Philippe Némo (pas mal dans son genre) et Le terrorisme intellectuel de Jean Sévilla, je n'ai pas encore eu le temps de le lire mais voici le résumé qui parle de lui même : "La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir."

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21 mars 2015

"La gauche et la préférence immigrée" d'Hervé Algarlarrondo

"La gauche et la préférence immigrée" d'Hervé Algarlarrondo

la gauche et la préférence immigrée

Résumé :

La gauche d aujourd hui utilise l immigration comme fer de lance, mais a fini par en oublier ceux pour qui elle se battait : les ouvriers. Depuis, toute observation qui présente une dimension raciale est automatiquement considérée comme raciste. Pourquoi la gauche est-elle aussi perdue ?

Il y a quelques années, considérant les sans-papiers, Michel Rocard avait fait naître un consensus que l on qualifierait maintenant de « républicain », en assurant que la France « ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde ». Mais cette affirmation s est heurtée à la mauvaise conscience d une gauche malade de Vichy et de la colonisation. Pour la gauche d en haut, sociale, intellectuelle ou partisane, régulariser devrait être la norme : le PS a d ailleurs procédé à de substantielles régularisations à chacun de ses passages au pouvoir, et quiconque s interroge sur leur pertinence est accusé d être victime de cette « lepénisation des esprits » dans laquelle les bons esprits ? les esprits non « lepénisés » ? voient un nouvel avatar de l « idéologie française ». Hervé Algalarrondo étudie ici la déviance de la gauche française qui a fini par délaisser, au nom d une morale bien-pensante, son premier électorat. Une partie de celui-ci a fini, faute de mieux, par se tourner vers l extrême de notre pays : le Front National.

Mon avis :

(Petite précision, ma pensée dépasse parfois un peu le livre.)

Même si ce livre a déjà quelques années, faut dire qu’il n’en reste pas moins d’actualité.

La gauche et la préférence immigrée c’est un livre écrit par un gauchiste, mais c’est un livre où l’auteur va néanmoins se faire un plaisir de dire tout ce qu’il à dire et à dénoncer sur ce parti. De l’hystérie collective de ces gens qui voient du racisme là où il n’y en a pas et qui confondent racisme et ras-le-bol d’une population, à l’hypocrisie, en passant par leur manie de refuser à faire preuve de discernement au nom de l’idiotie généreuse (généreuse avec l’argent de la France d’en bas), tout, ou presque, va y passer. Et d’ailleurs on va avoir droit à quelques belles découvertes, comme sur le rapport Terra Nova qui est juste un doigt en l’air dressé au peuple français. Honnêtement, cette merde là c’est clairement du mépris et de la haine qui est dirigé vers ce dernier, puisque le rapport Terra Nova conseille de sélectionner les français dignes d’être écoutés par la gauche, à savoir ; bobos, immigrés -surtout d’outre-méditerranée-, et personnes ayant fait de hautes études. (Alors je ne sais pas si tout est à prendre dans la thèse de l'auteur, mais le fond est là.)

Bien sûr le fait de dénoncer cela sert d’une part à prouver la préférence immigrée de la gauche (qui est nouvelle pour personne cependant) qui leur sert à garder un électorat, mais aussi à montrer la stupidité de leur pensée et ses méfaits sur le Tiers-monde (fuite de cerveaux), ainsi que sur la France actuelle. Une stupidité, des discours ronflants, des discours bien-pensants qui d’une part coulent clairement la France, en approfondissant la dette, la misère et la précarité ; et qui d’autre part ne correspondent pas à la réalité et au vrai besoin du pays malgré les vieux discours qu’on nous ressort depuis des dizaines d’années, comme celui sur les bienfaits de l’immigration par exemple. (Discours ô combien mensonger.)
D’ailleurs là-dessus j’ai bien aimé la lucidité de l’auteur, comme il le dit si bien l’immigration doit être un recours quand on manque de main d’œuvre, non quand on a des millions et des millions de chômeur et de surcroît seulement des emplois précaires à offrir. Sans compter les autres problèmes que ça posent à côté comme l’urbanisme ou encore l’intégration. (Mais c’est trop demander à la gauche de faire preuve de bon sens, puisque la stupidité puissance 1000 c’est leur ligne de conduite. Les autres aussi vous me direz, mais sûrement un peu moins quand même.)

Sur les discours toujours, l’auteur ne va pas hésiter à dénoncer entre autre ; la déformation des droits de l’homme pour expliquer la politique suicidaire, préférentielle, absurde et politiquement correct de ce parti ; la « théorie de l’excuse » qui pousse à ne pas voir les choses qui dérangent et victimiser une population qui selon-moi n’attendait que ça ; ou encore à dénoncer les clichés sur l’électorat de l’extrême-droite qui transparaît dans les discours de gauche (et aussi de droite), même s’il ne va pas jusqu’au bout.

Cependant si ce livre dénonce la préférence immigrée et la victimisation systématique de cette population africaine par la Gauche (une victimisation non-justifiée et mensongère qui a conduit à une haine de la France phénoménale par ces populations, et qui en guise de réponse a conduit à la haine de ces populations), on peut remarquer que malgré tout l’auteur a une tendance à agir de même, même si c’est à un niveau plus moindre. Il opère ainsi par exemple avec la discrimination positive, Hervé Algalarrondo pense que c’est une bonne chose pour faciliter la réussite sociale de certaine population (pas plus démunie que les autres je le rappelle), alors qu’au font il n’y a pas plus raciste envers le blanc.
En effet, cette mesure là c’est clairement faire comprendre au blanc qu’il est de trop dans son pays, et que sa réussite, sa connaissance, ses racines françaises ou européennes sont un frein à l’intégration de ceux qui ne cherchent probablement pas trop à s’intégrer (en tout cas une grosse majorité), et pour beaucoup dans les quartiers pas trop à travailler aussi. (Gagner un SMIC comme le français pauvre ça ne les intéressent pas, d’ailleurs le passage d’une chanson que l’auteur cite le montre plutôt bien.) Chose étonnante cependant, c’est que l’auteur les victimises par exemple sur le travail, mais des fois dans le livre il va se rappeler qu’ils ne sont pas les seuls à galérer, du coup faut dire que c’est un peu bizarre de le voir le cul entre deux chaises et de prêcher la "discrimination positive" alors qu’il n’ignore pas la galère des autres.

Mais ça, et même si je ne partage pas du tout cette préférence qu’il peut avoir et qu'il justifie entre autre par cette stupide repentance coloniale qui sert tant à la "théorie de l'excuse" qu'il critique, ça passe presque, car ça fait plaisir de voir un mec tendance gauchiste qui résonne assez logiquement.
Oui, il a raison, on ne peut pas donner des papiers à des gens rentrés illégalement sur le territoire quand bien même ils travaillent (c’est le français précaire qui va en être la première victime, par contre il faut punir les patrons qui en profitent). Oui, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, on en n’a pas les moyens et on n’est pas là pour ça (mais la gauche s'en tape vu que c'est plus par souci électorat qu'elle brade la nationalité et facilite l'entrée en France de ces immigrés. Leur égo et leur soif d'argent passe avant tout). Oui, il faut arrêter l’idiotie généreuse, et il faut que les politiques qui gouvernent ouvres les yeux pour accepter la réalité que leur discours persistent à falsifier. Oui, il faut prendre un peu ces distances avec l’Europe. Oui, il faut écouter un peu plus cette France qui en a marre de ne plus compter et d’être considérée comme le rebut de la société. Et pour finir, oui, il faut arrêter de victimiser systématiquement cette population pour expliquer leur haine du pays et de ses habitants, ainsi que leur ingratitude, - surtout que cette prise de position ne fait qu’augmenter ces défauts car ils sont assez prompts et bêtes pour y gober sans réfléchir. Ils ne voient pas que c’est une invention et manipulation politique, et que ça sert aussi à calmer les esprits quand ils font des choses inadmissibles (théorie de l’excuse). L'insécurité n'est pas un délire français.

Bref, deux choses ressortent de ce livre.
Premièrement, c’est que la gauche a beau critiquer l’extrême droite, elle n’en reste pas moins elle-même raciste, - et encore ce qu’on peut reprocher à la Gauche, à savoir la haine de la France, on ne peut pas le reprocher à l’extrême droite.
Deuxièmement, il est temps de sortir de cette politique chaotique dans laquelle nos politiques trop utopistes et trop amoureux de leur place ont plongé la France. Ce sont toujours les mêmes discours statiques que l’on nous sert depuis des dizaines d'années, mais la France a évolué et ça les politiques ne l’ont pas compris. De plus la France étant dans une situation critique avec de plus en plus de violence, de pauvreté, de précarité, et avec de moins en moins de travail, d’argent, de valeurs, de repère, on ne peut plus faire comme si c’était encore rose et ces idéaux trop généreux pour être honnêtes possibles. Il faut ouvrir les yeux, la tolérance et compagnie doivent avoir leurs limites. Sans limite le monde c'est n'importe quoi.

Comme dirait l’autre, l’accueil c’est une chose, le discernement s’en est une autre.

En résumé et même si j'ai grincé des dents, c'est un livre à lire car malgré sa publication ancienne ce livre garde une bonne touche de fraîcheur.

Un lien que j'ai trouvé sur le net

Extrait :

« Cette préférence immigrée prend parfois des formes extrêmes. Depuis, toujours pour d’évidentes raisons sociologiques, la délinquance fleurit davantage chez les pauvres, donc, notamment, chez les immigrés. Il y a eu longtemps une délinquance « ritale », il y a aujourd’hui une délinquance black et beur. La différence, c’est que personne ne s’offusquait jadis de la dénonciation et de la sanction de la délinquance « ritale », alors que la gauche d’en haut est prise de malaise aujourd’hui devant toute stigmatisation de la délinquance immigrée. L’énoncé est déjà considérer comme scandaleux, comme l’a montré l’affaire Zemmour, du nom de l’ex-chroniqueur de France 2.

Il n’est pourtant pas niable qu’il y a beaucoup d’étrangers, d’immigrés, et d’enfants d’immigrés dans les prisons françaises aujourd’hui. Cachez cette réalité que je ne saurais voir ! Elle est mise au compte du logiciel pétainiste de l’Etat français La police, la justice et les gouvernements, de gauche comme de droite, seraient tentés d’agir à l’égard du monde de l’immigration, aujourd’hui, comme à l’égard des Juifs, durant l’Occupation, ou à l’égard des indigènes, du temps de la colonisation. D’où le brouillage sur e statut de victimes. « La gauche a taillé sur mesure » aux jeunes des quartiers « un costume de victimes, une identité de victimes », déplore Rachida Dati, déjà citée.

La « gauche bobo » exprime rarement sa compassion envers les victimes des faits divers qui émeuvent l’opinion. Mais elle regarde globalement comme des victimes les jeunes issus de l’immigration, y compris ceux qui dérivent dans la délinquance. Cette délinquance serait en effet le produit du traitement indigne que leur inflige la société française. C’est ainsi que s’est imposée la « théorie de l’excuse » : certains délinquants sont d’autant plus excusables qu’eux ou leur parents viennent d’outre-Méditerranée…

La gauche n’a jamais beaucoup aimé l’ordre et la police. La délinquance ayant des racines sociologiques, elle a toujours applaudi les Robins des Bois qui défiaient l’ordre publique. Son vieux fond anarchiste l’a conduite à communier avec Georges Brassens, qui préférait faire des croche-pieds aux gendarmes qu’aux voleurs. […] Dans le « match » entre policiers et jeunes délinquants d’origine immigrée, la « gauche bobo » a choisi son camp sans hésitation. Dénonçant vigoureusement les « bavures » policières, se montrant moins sourcilleuse devants les actes  de violence des « jeunes » : il serait normal qu’ils aient la « haine », dans la mesure où la police les maltraites. Encore un motif d’excuse…

Cette empathie avec les jeunes immigrés est le fondement de l’angélisme que la droite dénonce comme le péché mignon de la gauche en matière de lutte contre la délinquance. La gauche, au moins la gauche socialiste, se défend de tomber dans ce travers. Le PS réunit régulièrement des conventions sur l’insécurité censées rompre avec l’angélisme. Mais on ne se refait pas. Un seul exemple : la surpopulation carcérale est d’autant plus choquante que l’état des prisons françaises est déplorable. On peut la combattre de deux façons : en construisant des prisons, ou en libérant des détenus. Sans surprise, la gauche judicaire vilipende le « tout carcéral » alors qu’une des causes de la prospérité du FN réside dans le fait que de nombreuses peines, les courtes peines, prononcées par les tribunaux ne sont pas appliquées. Davantage que l’insécurité, plus facile à dénoncer dans les discours qu’à faire reculer sur le terrain, c’est l’impunité qui choque les Français. Sa cause est parfaitement identifiable : la malgouvernance. Depuis des décennies, les gouvernements « oublient » d’adapter notre dispositif policier et judiciaire à la hausse de la délinquance. L’angélisme militant de la gauche d’en-haut est largement responsable de cet état de fait : c’est le fondement du « judiciairement correct ».

S’il y a angélisme, c’est qu’il y a des anges : ce sont bien évidemment les jeunes issus de l’immigration dans la mesure où ils représentent « la jeunesse du monde ». Le fait qu’ils soient nombreux parmi les délinquants ne remet en cause ce statut. Les post-soixante-huitards voient dans leur comportement un signe de révolte contre un ordre blanc injuste. Il aurait un fondement politique. Mai 68 s’est défié des  « majorités silencieuses » pour mieux glorifier les marginaux, les « dévoyés », comme disait Sartre. Les « jeunes » des « quartiers » correspondent à ce portrait. » Pages 122 à 125

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29 mai 2014

"Contre la justice laxiste" de Philippe Bilger (Taubira carton rouge)

"Contre la justice laxiste" de Philippe Bilger (Taubira carton rouge)

contre la justice laxiste

Résumé :

Durant sa vie professionnelle, notamment à la cour d’assises de Paris, Philippe Bilger a affronté et aussi tenté de comprendre les criminels. Face à la montée d’une délinquance de plus en plus juvénile, il ne supporte plus la mansuétude perverse de la gauche, les explications sociologiques hypocrites, la culpabilisation des élites. Non, estime-t-il, ce n’est pas la prison qui crée le crime, c’est le criminel ! La justice selon Mme Taubira, obsédée par la surpopulation carcérale et qui ne pense qu’à vider les prisons, oublie juste un détail : les victimes !
Peines de substitution, probation : du vent, de la démagogie, de l’idéologie. L’actuelle Garde des Sceaux pratique la politique du verbe. Elle incarne toutes les tares d’une gauche morale qui fait fi des réalités.
Cet essai dresse un tableau sans concession de notre justice… qui n’est d’ailleurs pas l’apanage de la seule gauche et qu’une certaine droite a parfois essayé de copier.

Mon avis :

Ce livre est un constat de la politique judiciaire de la gauche, et comme on s’y attend il est catastrophique. Nul comme sa représentante Christiane Taubira.

Vision erronée du monde, vivant loin des réalités, trop bisounours, trop dangereuse, trop laxiste (et Taubira en est l’incarnation parfaite), trop mauvaise…, ce livre met en avant ce qui plombe les avancées judicaires et les milles et une facéties désastreuses qui sortent de l’esprit de la Garde des sceaux actuelle et qui encourage ainsi la criminalité ; puisqu’on ne peut en effet décemment pas admettre que la politique « justice sans peine » prêchée par la gauche pétrie de charité chrétienne, est ce qu’il faut pour régler les problèmes d’insécurités toujours plus grandissant et violent. Non c’est un fait, contrairement à ce que pense la gauche et comme le dit si bien l’auteur, c’est le criminel qui fait la prison et non l’inverse, ce n’est donc pas en supprimant les prisons (comme le pense le clown de service Taubira) que l’on fera baisser les crimes et les récidives qui vont avec.

Mais pouvons-nous expliquer ce désastreux bilan, cette politique judiciaire qui a bien plus de considération pour les coupables que les victimes, par la personnalité de la femme qui le représente à savoir Christiane Taubira ? A vous de voir, en tout cas l’auteur, lui le pense. Magistrat, avocat général…, faut dire qu’il est bien placé pour comprendre les rouages du système judicaire, et comprendre mieux que n’importe qui les dangers des très mauvaises idées de Taubira. Et personnellement je pense qu’en effet on peut le croire. Il est de notoriété public, quand une presse bien-pensante et moqueuse du peuple ne s’en mêle pas, que Taubira est nulle. Ego surdimensionné, égocentrique, menteuse (sur ses diplômes), sélective, hypocrite, dédaigneuse… sont en effet autant de défaut qui fait que Taubira ne peut accomplir correctement cette tâche. Loin des réalités, proposant des réformes absurdes, détestant cette France (et ça on ne me l’enlèvera pas) qu’elle est censée servir, accusant -avec son parti- le peuple de s’inventer des histoires d’insécurité, de basculer dans le sentiment populisme, et d’être sauvage et arriéré pour vouloir le tout carcéral, sont autant de preuves que cette incompétente n’est pas à sa place là où elle se trouve aujourd’hui.

Il est vrai qu’on peut m’accuser, comme je n’aime pas Taubira et ne l’ayant jamais caché, de vision fausse et partiale sur sa personne, pourtant l’auteur met en évidence tous les défauts énumérés ci-dessus, je n’invente rien ! Par exemple elle peut être menteuse sur ses diplômes qu’elle n’a jamais eu -excepté en économie -, et hypocrite et sélective, avec sa loi sur l'esclavage (qui met VOLONTAIREMENT de côté certaines populations ou qui ne parle pas de certains esclavages), ou encore avec son indignation. L’auteure rappelle bien toutes les fois où elle s’est tue, et où pourtant elle aurait pu défendre ces femmes des partis opposés au nom de la femme, elle, la féministe si prompte à s’enflammer !

Je la dirais hypocrite et sélective encore, par rapport à la crise identitaire française qu'elle refuse de comprendre. En effet elle traite ces gens-là de Lepiniste, qu'il convient de bâillonner et de ne pas écouter, alors qu'elle même a été proche, selon l'auteur, des idées de Elie Domota, et qu'elle a clairement tenu des propos identitaires sur RFI en 2006 à propos de la Guyanne. Voici ce qu'elle disait : « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leurs propres terres ». Elle se fout un peu de la gueule du monde-là ; non ? 

Quant à son égo, il suffit juste pour s’en apercevoir de l’entendre parler pleine de suffisance et d’arrogance, persuadée que ses idées (enfin le peu qu’elle a) sont suivis par tous. C’est pourtant être sourde de ne pas entendre le bas peuple, la plèbe, râler et manifester contre cette justice qui fait ouvertement fi des victimes, et ne console et cajole que les coupables qui sont eux-mêmes (peuchère) victime du monde et de ses tentations. Pourtant quand j’y pense, nous vivons tous dans le même monde, et dans une échelle plus petite le même pays. On connait tous des grosses galères et des malheurs, est-ce pour autant que l’on devient tous des criminels ? Non. Et cela s’explique sûrement par le fait que certains plus que d’autres ont le respect d’autrui et de ses biens malgré tout. Alors une question me taraude ; pourquoi la gauche refuse-t-elle de se rendre compte que le problème ce n’est pas la société, mais bel et bien ces gens corrompus qui cherchent la solution de facilité ? Pourquoi refuser d’admettre que les individus ne sont pas tous des anges ? Et que malgré les libertés conditionnelles ou les peines probatoires ils ne changeront pas. Un tel déni conduit au drame des récidives (victime qui aurait pu n’en être pas une) et à l’application de la justice personnelle, comme ce fut le cas avec le bijoutier de Nice (que je comprends), alors pourquoi, si ce n’est que dans un but suicidaire, continuer dans une fausse voie ? Pourquoi laisser cette femme incapable à l’évidence et qui incarne le laxisme que les français détestent tant, au pouvoir ? Si ce n’est que pour marquer le profond mépris que le peuple inspire.

Là où moi je n’ai pas d’autre opinion que celle cité dessus, l’auteur complète pourtant avec une autre réponse cette question. Il pense que c’est parce qu’elle incarne l’icône d’une gauche perdue, rêveuse, humaniste jusqu’à la bêtise, insensé, etc, etc… Personnellement je ne sais pas, mais le fait est que grâce à ses origines guyennaises et bénéficiant d’une aura d’intouchable (qui rend impossible tout jugement et sanction sur son action car elles passeront pour des attaques racistes), elle arrive à rendre occulte et faire passer au deuxième plan ce pourquoi elle devrait être jugée : son action politique. Ce qui est prodigieux vous en conviendrez quand on sait le résultat médiocre (le peuple ne s'y trompe pas). Mais il n'empêche qu'à cause de ce rêve perdu, c’est la France d’en-bas, celle de la terrible réalité, qui en subit les conséquences dramatiques... Des vies détruites qui pourraient ne pas l’être, si la gauche et les médias en place -qui sont de mèche avec ce parti- regardaient les réalités en face, et n’essayeraient pas de nous faire croire que vivre hier c’était pire que vivre aujourd’hui. (Je me souviens que l’article m’avait fait bondir.)  La presse moque, ment, mais elle ne sert pas le peuple en étant trop politisé.

Bien sûr la droite a fait aussi des erreurs, mais au moins elle agissait, Taubira à part brasser de l’air et manier le verbe creux, ne fait pas grand-chose, et quand elle fait c’est pire ! Cela dit, ses idées sont à l’image de son parti, qui donne des leçons de moral tout en refusant d’en avoir.
Car comme le raconte ce livre, mais comme on peut absolument tous s’en apercevoir, la gauche reste hermétiquement fermée aux sentiments du peuple. Elle préfère vivre dans le déni et l’erreur, se confortant avec des intellos ou des experts qui marchent dans leur sens ou qui tiennent à faire triompher leurs idées au détriment du bon sens. Bon les autres partis le font aussi on ne va pas se mentir, mais la gauche bat des records !
La preuve de ce que j’avance, si celle des journaux ne vous éclate pas aux yeux, se trouve dans ce livre, quand par exemple Taubira a fait interdire lors d’une émission le représentant de L’institut pour la justice Xavier Bébin, parce que selon ses paroles : « Elle ne veut pas entrer dans ce jeu médiatique malsain », la vérité est que sûrement son égo refuse d’entendre les critiques contre sa politique. Il y en a tellement qui l’attendent !

Enfin bref. Pour résumer ce livre et comme vous l’aurez compris c’est un constat sans appel sur la politique de Taubira, et même sur la gauche, et si certain trouve que l’auteur ne propose pas trop de solution (était-ce le but de ce livre ?) je trouve qu’il en fait déjà pas mal en faisant ce simple constat.

Chose qui est sûr c’est qu’à laisser Taubira aux rênes du pouvoir on court droit à la catastrophe, et une France qui donnera la médaille aux délinquants finira véritablement par arriver. Soyons honnête on n’a rien à attendre de cette femme, elle n’a rien de logique ou de sensé à proposer. Même ces prisons sur lesquels elle pleure tant par image, elle ne fait rien pour les arranger, à part relâcher des individus dangereux pour la société, pas pour elle évidemment qui vit dans sa petite tour dorée.
Ils sont si arriérés ceux qui s’accrochent à la sanction et refuse d’aimer son prochain même si c’est un assassin, un violeur, un voleur…, voilà le fond de sa pensée. Car voilà clairement ce qu'elle demande, qu’on se laisse marcher dessus au nom des bons sentiments, qui là basculent purement et simplement dans la bêtise. Les idiots généreux veulent faire le monde mais il ne sera pas meilleur pour autant, trop de gens en abuseront et en abuse déjà. Bref !

Pour faire simple je vous conseille ce livre, il montre clairement que depuis Hollande la justice est au plus mal, après pour les solutions ne serait-il pas plus simple de punir fermement les gens qui l’ont mérités. Désolée, j’ai beaucoup trop de commisération pour les véritables victimes.

 

Je remercie en passant les éditions l'Archipel pour leur gentillesse.

17 avril 2014

"Je ne souffrirai plus par amour" de Lucia Etxebarria

"Je ne souffrirai plus par amour" de Lucia Etxebarria

je ne souffrirai plus par amour

Résumé :

Et si l'on en finissait avec la tyrannie des sentiments ? Décidée à ne plus souffrir par amour, Lucia Etxebarria vole dans les plumes de Cupidon et tord le cou, avec un enthousiasme communicatif, à la dépendance émotionnelle et au grand mythe occidental de l'Amour Eternel ! D'Anna Karénine à Carrie Bradshaw, d'Œdipe aux héros de sitcoms, aucun stéréotype, aucune idée reçue ne résiste à l'humour dévastateur de cette impertinente magicienne du cœur. Bien plus qu'un essai féministe et engagé, Lucia Etxebarria signe un livre-thérapie décapant où l'on apprend enfin à ne plus souffrir inutilement par amour.

Mon avis :

Ma mère m’a offert ce livre à noël 2010, et quand je l’ai mis dans ma liste d’envie, je l’ai mis sans lire le résumé ni regarder quel genre c’était, m’étant seulement arrêtée au titre et pensant que c’était un roman drôle où une fille décide de dire « fuck » à la société en devenant plus raisonnable. Et ben surprise ! Ce n’est pas ça ! Mais pas du tout ! Puisque ce livre est un genre d’essai ou de livre de développement personnel dont le thème est l’amour.  

Du coup c’est vrai qu’en voyant cela je ne me suis pas pressée pour le lire, et ce qui fait que je l’ai sorti c’est qu’un des thèmes du français au DAEU est l’amour, du coup je me suis dit que je pourrais éventuellement piocher quelques idées dedans si besoin est. Et certes, je vais peut-être pouvoir piocher des idées, mais il n’empêche que je n’ai pas aimé ce livre, et en plus, en regardant bien, il ne me saura d’aucune utilité dans la vie, donc voilà je peux quand même affirmer que j’ai perdu la moitié de mon temps.

Et si je dis qu’il y a aucune chance que ce livre me serve un jour, c’est parce que déjà je suis célibataire depuis que je suis née (et j’espère le rester une paire de centaine d’année encore), parce qu’ensuite j’adore la solitude, le silence, la liberté, et que je suis très indépendante (ma famille dit d’ailleurs que je suis un cas spécial^^), et parce qu’aussi je dois avouer que j’en ai absolument, royalement, rien à foutre… de l’amour. Faut savoir que je suis bien trop raisonnable pour ne pas en faire ma priorité ni le centre de ma vie, donc du coup forcément j’en arrive à la conclusion que ce livre ne me servira pas à grand-chose, mais bon…

De plus, autre chose qui n’a pas joué en faveur de ce bouquin et qui explique que je me suis fait en partie chier et que je ne l’ai pas fini, c’est que je ne comprends pas la pensée occidentale sur ce sentiment-là. Etant fortement imprégnée des philosophies d’Extrême-Orient comme le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme –et surtout le bouddhisme- qui prêchent tous le renoncement, le détachement à toutes ces illusions et qui appuient bien sur le fait que seule la personne est responsable de son attachement à ses illusions, fait que je n’ai pas adhéré par exemple aux hypothèses psychanalytiques que l’auteure utilisent sans arrêt pour appuyer ses propos. Ce qui étais à prévoir car comme vous le savez je n’adhère pas à nombre de ces théories fumeuses, qui je pense devraient être franchement remise en cause. 

En plus étant par nature une personne détachée, calme, solitaire et distante avec les folies humaines, (c’est pour ça que je me suis intéressée à ces philosophies d’ailleurs, car elles me ressemblaient beaucoup) a sûrement fait aussi que je me suis vite lassée à lire cette description de la société amoureuse, bien que c’était intéressant. Un autre point qui a dû jouer sur ce sentiment, c'est que je trouve triste la dépendance affective en plus d'être malsain et immature ! De ce fait voir cette stupidité amoureuse s’étaler sur des pages entières m’a aussi vite gonflée.

En outre, j’avoue que le ton péremptoire et « le côté on a tous un problème » m’a un peu tapé sur le système aussi, et ça m’a même encore plus tapé sur le système quand elle expose les théories psychanalytiques 1000 fois entendues -et pourtant discutables- pour le prouver. En effet elle dit que c’est l’enfance qui créé le futur affective de l’homme, alors certes ça doit le modeler je ne dis pas l’inverse, mais de là à croire qu’il ne peut pas le dépasser -comme aurait tendance à le penser l’auteure-,  faut pas exagérer ! Tout le monde ne reproduit pas le schéma de ses parents, ou ne les recherchent pas inconsciemment !  

De plus comment expliquer, si on part de ce principe, qu’au sein d’une même famille tous les enfants mènent des vies différentes et aient chacun leur caractère, alors qu’ils ont eu la même éducation et/ou les mêmes parents ? Ce n’est pas logique. Par exemple chez-moi on est 5 enfants et on est tous différents (et je suis la plus originale du lot), donc ça prouve bien quand même que l’enfance, contrairement à ce que veut nous faire croire l’auteure et d’autres, ne joue qu’une part minime dans le développement personnel d’un individu, et que l’esprit et les expériences en grandissant font très largement le reste. L’être humain n’est pas statique, il n’est pas irrémédiablement formé dès sa petite enfance, il évolue en murissant (et heureusement) ; alors pourquoi vouloir à tout prix tout mettre dans l’enfance ? Et chercher constamment des excuses là-dedans pour expliquer les échecs ?  Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi prendre des chemins hallucinants ? Pourquoi se faire encore plus de mal ? Le travail pour aller mieux se fait certes sur soi je ne dis pas l’inverse, mais ne croyez-vous pas que c’est plus votre attachement « aux choses » qui est à soigner ? Et pas la chose elle-même ? Bon après ce n’est que mon opinion, et je ne suis pas experte en psychologie, mais voilà j’ai ma philosophie et je ne permets pas qu’on pense, parle… à ma place, ce que l'auteur fait un peu là dedans avec son ton péremptoire.

Alors après, tout n’est pas à jeter dans ce bouquin, quand elle parle du comportement servile de la femme (ce qui ne lui rend pas honneur), des chansons franchement malsaines, des fausses images de l’amour véhiculées par les livres, les films… et des différentes formes que la vie de couple ou l’amour peut prendre, le livre est intéressant à lire et pourrait faire réfléchir plus d’une personne, mais pour cela accrochez-vous car tout ce flot d’information sur la société est noyé dans des méandres psychologiques. Valable ou pas à vous de voir, mais perso je me suis retrouvée nulle part même si je suis une célibataire endurcie. Et maintenant que j'y pense, je sais même pas si l'auteur parle de la chimie des sentiments amoureux, vu que je n'ai pas fini ce livre. De ce que j'ai vu non, mais si elle n'en parle vraiment pas on peut quand même dire qu'il y a un très gros manque.

En résumé si le sujet vous intéresse je conseille ce livre, mais je conseille aussi de ne pas tout prendre non plus, après personnellement je n'irai jamais offrir ce livre à qui que ce soit parce que voilà moi il ne m'a pas convaincu.

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18 février 2013

"Ma république se meurt" de Jeannette Bougrab

"Ma république se meurt" de Jeannette Bougrab

ma république se meurt

Résumé :

Jeannette Bougrab est une femme insoumise. Athée dans une famille de musulmans, fille d'ouvriers immigrés devenue maître des requêtes au Conseil d'Etat, ministre passionnée dans un gouvernement conformiste, elle a transgressé les règles pour honorer celle à qui elle doit tout : la République française. Mais que sont devenus nos institutions et nos principes fondamentaux dans une société où règnent les inégalités et les discriminations, où le communautarisme religieux menace, et où la laïcité, l'école et l'armée, sont en danger ?
En nous entraînant dans les coulisses du pouvoir, elle nous donne à voir l'envers d'une France fissurée. Analyse d'une société fragile, confessions d'une femme atypique, ce témoignage est surtout un manifeste où le politique retrouve un visage humain.

Mon avis :

J’ai voulu lire ce livre car le sujet de la République décadente m’intéresse énormément. Alors malgré quelques désaccords avec l’auteur, je dois dire que je ne regrette pas cette lecture et je tiens à saluer le combat de cette femme. Tenant moi-même beaucoup à la laïcité et à la liberté de la femme mais aussi de l’homme, je ne peux qu’approuver ses prises de positions qui n’ont pas toujours été simple et sans danger, comme l’épisode de la crèche Baby-Lou le montre. J'ai d'ailleurs apprécié le portrait qu'elle a fait de la Halde à ce passage : "... Je comprenais trop bien que cette institution était gangrenée par le différentialisme, le communautarisme, et, pire, une forme de condescendance à l'égard des immigrés. Ils acceptaient tout par bêtise, par ignorance, vivant éloignés des banlieues."

Cela étant y’a quelques points qui m’ont soient fait rire, ou soient laissés mi-figue mi-raisin. Par exemple je ne peux pas ressentir cette "pitié" qu’elle a pour tous ces jeunes qui sortent du système scolaire avec un CAP, un BEP ou même rien. Certes je suis d'accord avec ce qu'elle dit, quand elle dit que le système scolaire en France a des grosses lacunes, en plus de servir une idéologie politiquement correcte, il forme de futurs citoyens sans conscience et sans esprit critique (ce n’est pas dans le livre mais un avis personnel) ; cela dit je ne pense pas qu’on puisse raisonnablement rejeter pour autant tout l’opprobre de cet échec sur le système éducatif national, comme elle aurait une tendance à le faire.

Pour moi un élève est tout autant responsable de son échec et l'environnement familiale qui va avec. En effet, si l'environnement familiale , et si ce dernier ne se donne pas les moyens de réussir, personne ne le fera pour lui, et dans ce cas l'état n'est en rien responsable. Ensuite je ne crois pas non plus que la discrimination sociale, raciale, rentre en ligne de compte dans l’échec scolaire comme le pense l'auteur. Il y'a des profs qui sont encore niouks c'est un fait je ne le nie pas, mais avec des profs majoritairement à gauche, j'avoue que je ne vois pas comment la discrimination pourrait s'exprimer. Et d'ailleurs je pense qu'il faut faire très attention en disant ça car à l'époque actuelle je crois sincèrement que la discrimination sert plus d’excuse pas toujours bien utilisée pour expliquer la cause de l'échec.

Ensuite pour le côté rigolo du livre que j'ai cité en-haut, c’est quand elle dit que les immigrés aiment davantage la France que les français eux-mêmes. Alors déjà, là m’est revenue en mémoire un bon nombre d’expériences personnelles qui me font plutôt penser l’inverse, mais ensuite il m'est aussi revenue en mémoire un passage de son histoire qu’elle expose au début de son livre, qui fait que je me demande comment elle peut dire ça. Comment peut-elle dire cela ? Alors qu’au sein même du gouvernement, elle a été victime du communautarisme et de la francophobie venant de Abderrahmane Dahmane, puisqu’il a traité de "fille de traite" ! D’ailleurs en ce qui concerne son histoire de "fille de traite", je déplore tout autant qu’elle que l’UMP n’ait pas pris position contre ce personnage.. Ils n’auraient JAMAIS dû laisser passer cela. Comment peut-elle dire cela alors qu’elle dénonce la Marseillaise sifflée ? Et le refus de respecter la république venant de ces populations ? Je trouve que par moment il y a un décalage entre ce qu'elle dit et les faits. Voilà d'ailleurs pourquoi, je ne la suis pas dans l'idée qu'il faut plus de diversité au gouvernement. J’avoue sincèrement que j’ai du mal à faire confiance à certaines personnes, ayant trop peur de la francophobie que l’on peut craindre à juste titre de ces gens-là, bien que certaines élites françaises soient selon-moi, ouvertement francophobes et europhobes aussi.

Néanmoins malgré ces désaccords, il faut savoir que j'ai été aussi d'accord avec elle en lisant ce livre. Quand elle dénonce par exemple et à juste titre, l’obscurantisme religieux qui mène la danse en France. Et plus particulièrement l’intégrisme islamiste j’ai envie de dire, l’intégrisme catholique étant plutôt de son côté vertement rembarré comme on l’a vu avec le mariage gay récemment, bien qu'il existe c'est sûr et certain. Bref.
Même si ça n’a pas été une découverte pour ma part, j'ai apprécié qu'elle en parle car elle va dénoncer cette mainmise de l’intégrisme islamiste sur la société française, et montrer ainsi, avec quelques exemples, comment les gouvernements marchent main dans la main avec l’intégrisme islamiste au mépris des valeurs françaises. Récemment on a eu la légion d'honneur de Tariq Oubrou comme preuve de la fascination obscurantisme, mais pourtant si on remonte plus loin dans le temps on va voir qu'on a déjà eu ce souci avec l'UOIF où Nicolas Sarkozy en tant que ministre de l'intérieur s'était rendu. Là-dessus je trouve qu'elle a fait preuve d'un réel sens de l'observation, en désignant clairement les problèmes, et on voit clairement que
la liberté d’expression, de pensée, et la laïcité sont menacées. On pensait ces principes acquis, braves gens détrompez-vous !

Voilà d’ailleurs pourquoi je ne suis pas si réfractaire à Marine Le Pen contrairement à l’auteur, car pour moi -et malgré des maladresses-, je trouve que c'est la seule qui a le courage de s'élever contre la destruction de la République sans avoir peur de déplaire. J'ai bien cru en Sarkozy en 2007 mais j'ai été sérieusement déçue de voir qu'il n'a rien fait contre cela, au point que maintenant et pour résumer l'auteur, tout ce que les gouvernements trouvent à faire c'est de construire des mosquées (avec l'argent du contribuable) pensant éteindre les feux et sauvegarder ainsi l'état. Un peu comme Münich en 1938... Enfin pour ma part je ne pense pas que Marine Le Pen soit plus dangereuse que Mélanchon ou encore Taubira.

En résumé c’est un livre que je conseille, car malgré les quelques désaccords que j’ai rencontré lors de ma lecture, je suis dans l’ensemble d’accord avec elle, quand elle dit que la religion est un asservissement de l’homme et le dénigrement de l’esprit et de la raison (croire un peu je veux bien, mais trop c’est dangereux et stupide), ou encore quand elle dit que la repentance coloniale n’a plus raison d’être, et que les harkis devraient être davantage reconnus. Bref, malgré mes désaccords et mes réserves, c’est un livre à lire. Jeannette Bougrab est une femme de caractère, et il est intéressant de mieux la connaître.

Je remercie en passant les éditions Grasset pour ce service presse.

 

Extraits : "Tout en adhérant officiellement aux valeurs de notre République, des associations locales établies dans les quartiers réussissent à mettre en oeuvre et à diffuser un projet sournois. C'est l'implantation d'un islam radical dont la finalité est clairement politique..."

"Il convient de débattre mais surtout d'agir pour lutter contre les dérives dangereuse de l'islamisme. N'ayant pas la mémoire courte, Madrid, Londres ou encore Paris ont connu des attentats sanglants au nom de Dieu. La France semble parfois être une démocratie immature, incapable d'aborder des sujets sans tomber dans une hystérie collective. Si on décide même simplement, de les approcher (immigration, laïcité...), l'on est accusé du pire par la gauche. Pourtant c'est elle qui est responsable du communautarisme et du différentialisme né d'un sentiment de culpabilité postcoloniale. La France est une République laïque. Dès l'artcile 1er de la constitution du 4 octobre 1958 il est affirmé que : " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale." La France est un état de droit où les libertés sont consacrées et protégées : liberté de pensée, liberté de conscience, liberté cultuelle... Elle ne peut accepter de faire des compromis avec ce qui la définit, quitte à expulser les imams étrangers qui tiennent des propos extrémistes et attentatoires à la dignité et l'intégrité du corps des femmes, ou à refuser l'entrée sur son territoire à ceux qui prônent le djihad."

 

Article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :

"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi."

 

28 janvier 2013

"Le livre du thé" de Okakura Kakuzô. Pas qu'une tasse de thé.

"Le livre du thé" de Okakura Kakuzô

le livre du thé

Résumé :

Depuis un siècle, Le Livre du thé, qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations.
Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d'Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Au fond, l'idéal du thé est l'aboutissement même de cette conception zen : la grandeur réside dans les plus menus faits de la vie.
Qui cherche la perfection doit découvrir dans sa propre vie le reflet de sa lumière intérieure. Aussi la voie du thé est-elle bien plus qu'une cérémonie : une façon de vivre en creusant aux racines de l'être pour revenir à l'essentiel et découvrir la beauté au cœur de la vie.

Mon avis :

Pour la passionnée de culture asiatique que je suis, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre, et vu qu'en ce moment j'ai décidé de m'investir d'avantage sur la voix du thé, le thé en général en fait, j'ai enfin décidé de sortir ce livre de ma PAL. Et ce fût une bonne chose ! Car déjà ce livre raconte une raison claire sur la mort de maître Rikyu, personnage que j'ai rencontré y'a peu dans le livre Le maître de thé de Yasushi Inoué, mais aussi parce que c'est une assez bonne introduction sur la cérémonie du thé japonaise, le zen, le taoïsme...

En fait grâce à ce livre, je comprends mieux, enfin d'une façon plus profonde, pourquoi par exemple dans Nuée d'oiseaux blancs Yasunari Kawabata donne un côté théâtrale à certaine scène autour du thé, que j'avais un petit peu critiquée à l'époque. J'ai découvert à la lecture de ce livre, qu'en fait cette cérémonie bien qu'intime, où les différences, les soucis... sont mis de côté, ressemble un peu à du théâtre, si je puis dire, puisqu'en effet le livre appuie et montre vraiment l'importance du décor, des gestes, des bruits, du protocole, de l'esprit qui domine cet art de vivre. Car c'est vraiment un art de vivre, cette voie du thé doit permettre à tout individu de trouver sa place dans le monde dans le respect de l'autre mais aussi de soi. C'est même pour bien faire, un esprit qu'il faudrait continuer à appliquer à l'extérieur du pavillon de thé. (Harmonie - Respect - Pureté - Sérénité)


En lisant ce livre j'ai aussi appris l'origine chinoise de cette cérémonie, l'importance de l'asymétrie dans la décoration et l'esprit, mais aussi découvert que cette voix du thé a touché beaucoup de domaine de la vie de tous les jours, que ça soit la construction, la poésie, la céramique, la calligraphie, l'habillement, les fleurs... D'ailleurs en ce qui concerne la fleur, l'art de l'Ikébana pour être précise, j'aurais vraiment aimé l'apprendre lors de mon CAP fleuriste y'a 10 ans, mais finalement ça ne s'est jamais fait. C'est triste. ^^

Bref, ce livre est vraiment une bonne introduction sur tout cette univers du thé, du tao... L'auteur nous interpelle beaucoup, et même si ce livre a été écrit en 1906, on s'aperçoit qu'il est toujours d'actualité, et surtout dans son message. Assurément un livre à lire. (Maintenant y'a plus qu'à croiser les doigts pour que j'assiste au moins une fois à cette cérémonie, et pourquoi pas l'apprendre.)

 

Extrait :

" Ce n'est qu'au sain du vide, affirme-t-il, que demeure l'essentiel. La réalité d'une chambre, par exemple, se découvre dans l'espace vide défini par les murs et le plafond, non dans les murs et le plafond eux-mêmes. L'utilité de la cruche réside dans son espace vide, capable de contenir l'eau, non dans sa forme ou sa matière. Le vide est tout-puissant parce qu'il embrasse le tout. Ce n'est qu'au sein de la vacuité que tout mouvement devient possible. Celui qui parviendrait à faire de lui-même un espace vide où autrui pourrait librement pénétrer serait maître de toutes les situations. Car le tout peux toujours dominer les parties."

Si cet avis vous plaît, vous pouvez toujours cliquer sur le pouce vert par ici. :)

09 décembre 2012

"L'islamisme vrai visage de l'islam" de Hamid Zanaz

"L'islamisme vrai visage de l'islam" de Hamid Zanaz

l'islamisme vrai visage de l'islam

Résumé :

L'intégrisme islamique est parmi nous, insidieux d'abord puis affirmé, revendiquant ses droits jusqu'au moment où, assez fort, il impose sa loi et punit ceux qui tendent de se dérober à sa tyrannie, comme on le voit dans certaines banlieues avec le voilement forcé des filles et les agressions contre celles qui s'y refusent. État dans l'État, nourrissant les communautarismes, refusant de se plier aux lois de la République, il proclame que c'est à la République de s'adapter à l'islam. Hamid Zanaz, issu de famille musulmane, connaît l'islam et ses avatars pour avoir vécu en Algérie où il a enseigné la philosophie à l'Université. Sa maîtrise de la langue lui donne accès à des textes savants et des articles habituellement inaccessibles. Écrivain et penseur libre, il dévoile le double visage de l'islam, ses complicités et ses stratégies. À l'heure des printemps arabes, on lira ici avec profit les propos d'un étudiant en médecine égyptien prêt à se débarrasser des vestiges de la civilisation pharaonique et qui considère que l'histoire commence avec l'islam. On découvrira aussi Al Quassimi, cheikh "repenti" du Wahhabisme, devenu l'un de ses critiques les plus radicaux. L'auteur montre qu'islamisme et islam visent en réalité le même but : imposer la loi musulmane partout dans le monde, l'un ouvertement, l'autre masqué. Ce livre est un cri d'alarme lancé par un homme courageux : ouvrez les yeux au lieu de pratiquer la politique de l'autruche, ne faussez pas le débat par des indignations de pacotille. Apprenez d'abord à connaître le péril qui guette la démocratie, la liberté de conscience et celle des femmes, et sachez déjouer les pièges et les mensonges car, selon la taqîya, mentir pour le bien de la religion n'est pas un péché en islam. Derrière l'affirmation d'une prétendue supériorité de l'islam sur tout pacte social et républicain, se profile l'avant-garde du djihad. Il est grand temps de le savoir.

Mon avis :

« Bien malin celui qui prétend trouver une différence essentielle entre l’Islam est son « isme » ! L’intégrisme est d’ailleurs inscrit dans la nature de toute religion « révélée ». […] Les sources du fondamentalisme sont très ancrées dans sa religion. Mais dans le cas de l’Islam, il reste son fils légitime. »

« Est-il islamophobe celui qui appelle à la distinction claire et nette entre la terre et le ciel ? Celui qui déteste l’inégalité entre les hommes et les femmes ? Celui qui refuse de vivre sous le terrorisme théologique islamique, abhorre la lapidation des femmes adultères, l’amputation du voleur, la haine de l’autre, juif, chrétien, athée homosexuel… ? Le refus catégorique de ces habitudes est-il une haine contre les musulmans et la critique de l’intervention de la charia dans la vie intime des gens est-elle un dénigrement musulman ? la réponse est non, sauf si les musulmans se reconnaissent majoritairement dans cette idéologie barbare. »

Comme toute citoyenne normalement constituée qui a pour valeur celle de la République, et des droits de l’homme mais aussi de la femme, (oui quel culot !), je ne peux rester indifférente à la montée de l’intégrisme musulman en France, mais aussi dans le reste du monde, et qui menace nos démocraties mais aussi la raison.

Voilà pourquoi, quand je suis tombée sur ce livre sorti du politiquement correct mais en plus écrit par un "musulman", j’ai voulu à tout prix le lire, et même si je savais déjà que l’Islam n’est pas une religion d’amour et de tolérance, et que beaucoup des instances musulmanes à travers le monde manipulent l’opinion sur ce sujet (surtout le petit occidental qui est pathologiquement antiraciste), je suis quand même ravie par tous les arguments et les preuves que ce livres avancent et qui me faisaient parfois défaut, même si ça n’a pas été dans les grandes lignes une découverte. Comme je le dis toujours, j'ai vu vu trop de chose changer en mal pour ne pas être alertée sur ce sujet et ne pas comprendre.

Dans ce petit livre donc, l’auteur va dans un premier temps expliquer la "psychologie" de l'Islam, et ainsi démontrer que pour un musulman véritablement pratiquant, (généralement ceux qu'on appelle les modérés) la religion c'est la loi mais aussi l’état, que les trois sont indissociables et que par conséquent cette religion ne peut pas vivre avec la modernité, car vivre avec la démocratie c'est refuser la charia, le Coran lui même. Pour preuve, j'avance cette phrase que depuis 1920 les frères musulmans ont pour slogan  « Le Coran est notre institution », et qui a été repris explicitement en France en 2003 par le président de l’Union des organisations islamiques de France (rien que le nom me fait grincer les dents !) , et ensuite dans un second temps, il va montrer, critiquer, la manière dont le gouvernement français se couche devant cette religion.

- « L’école républicaine doit-elle éviter de choquer les sensibilités ou doit-elle soumettre l’islam au feu de la critique rationnelle ? Conforter les adeptes dans leurs convictions, leur endoctrinement, ou contribuer à la formation de leur esprit critique ? Et surtout jusqu’où peut aller la société occidentale dans son acceptation servile de la propagation d’un monde de vie anachronique, en contradiction totale avec l’esprit des Lumières et les principes élémentaires des Droits de l’homme et du citoyen ?

Einstein nous a mis en garde : « la folie c’est de faire encore et toujours la même chose en s’attendant à des résultats différents. » L’inconscience répétée de l’Occident à l’égard de l’islam le conduit à sa perte. »

- « Pour quelles raisons les manuels scolaires en France évitent-ils de remettre en cause les croyances dangereuses des parents musulmans persistent-ils à présenter l’islam comme une religion de paix et de justice, oubliant volontairement la condition inhumaine faite aux femmes, l’hostilité vis-à-vis des autres cultures, la dhimmitude (sous citoyenneté des non musulmans, les punitions corporelles barbares (amputation, lapidation), l’esclavagisme islamique… ? 

Aux jeux olympique de la lâcheté, l'Education nationale (ou se qu'il en reste), sera médaillée d'or en reculade.»

- « L’humanisme mal placé peut placer sur de fausses analyses et même son contraire. N’est-ce pas l’attitude de certaines gauchistes qui, jugeant que les musulmans ne sont pas mûrs pour la laïcité, pour la démocratie, encore moins pour le rationalisme et l’athéisme, les considèrent, sans l’avouer, comme des colonisés à perpétuité. Parallèlement, ils se félicitent que le christianisme, à leurs yeux archaïque et incompatible avec la vie d’aujourd’hui, soit évacué de la sphère publique. Je ne peux que leur donné raison, mais sur ce point, pourquoi ne poussent-il pas leur laïcité jusqu’au bout de leur analyse ? Seraient-ils laïques seulement vis-à-vis de la religion du Christ ? Et pourquoi cette attitude paternaliste face à l’islam ? Deux poids, eux mesures ! La religion serait mauvaise pour eux, mais bonne pour les musulmans ! Critiquer le christianisme est normal car c’est, pour eux, s’attaquer à l’irrationnel, à l’infâme même, et fait partie de la liberté d’expression. Mais pas question de toucher à l’islam ! Car ça serait s’attaquer non à l’irrationnel, mais à la culture islamique et aux musulmans ! Du même coup, on cesse d’être rationaliste pour devenir raciste. Manger du curé : oui ! Manger de l’imam : non ! […] si le Nobel récompensait la naïveté, l’islamo gauchisme serait un grand favori. »

En parallèle à cela ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est que l'auteur va dénoncer ces écrits qu'aucun musulman ne critique, alors qu'ils sont dans leur textes fondateurs, et qu'en plus ils ne portent pas tous ce message d'amour et de paix, comme on essaye de nous le faire croire. Le Djihad c'est aussi dans ces textes, qui appartient à L’islam originel et n’est donc pas une création intégriste, contrairement à ce qu'on essaye de nous faire croire.

« Voilà un hadith du prophète à méditer : « Si tu es témoin d’un usage non-islamique, stoppe-le par la force. Si tu n’as pas le pouvoir de le faire cesser, condamne-le dans ton cœur. » Ce célèbre hadith est évoqué dans les prêches, enseigné à l’école, répété à la radio. En islam, la foi sans les œuvres, sans action militante n’a aucun sens, elle n’est pas valable. L’intégrisme, à mon avis, trouve son origine dans ces parages. Parce que l’intégrisme n’est rien d’autre que la certitude de posséder la vérité et de vouloir la corriger ceux qui ne l’ont pas.

Dès son origine, l’islam a appelé à la guerre sainte ; elle est non seulement juste mais licite, elle sanctifie et procure des récompenses dans l’au-delà. […] Et comme l’islam a vocation à se répandre sur toute la planète, le djihad est la meilleure voie. Il est évident que ce terme, employé dans le Coran et dans la tradition, l’est dans un sens plus guerrier que spirituel. »

Alors oui il existe bien quelques versets qui prêchent la tolérance envers les juifs et les chrétiens, mais faut savoir que ces versets-là sont rendus caduques, par toutes les sourates dites abrogeantes, qui elles prêchent la haine du juif, du chrétien…

« Les premiers versets du Coran qui invitent à la tolérance envers les autres religions, les gens du livre, chrétiens et juifs, ont été abrogés par d’autres versets clairs et nets appelant à la guerre sainte. […] De nombreux versets appellent au conflit avec ces mêmes croyants chrétiens et juifs. Quant aux païens et mécréants, l’islam est intransigeant avec eux : ils n’ont d’autres choix que la conversion, l’exil ou la mort. Voici les versets éloquents dans l’une des meilleures traductions de l’arabe.

« N’obéis pas aux infidèles ; et avec ceci (le Coran), lutte contre eux vigoureusement. » (25 : 52)

«Quant au verset 111 de la sourate Al Touba, il n’y va pas par quatre chemins : « Dieu a acheté des croyants pour leurs biens et leurs personnes, pour qu’il leur donne en retour le paradis, ils combattront dans le sentier de Dieu, ils tueront et seront tués… »

Toujours dans le Coran :

« Ordre est donné au prophète, de la part d’Allah, d’exhorter les musulmans au combat contre l’infidèle » (8 : 65)

« Ô prophète, mène le djihad contre les mécréants et les hypocrites et sois rude à leur égard, leur refuge sera l’enfer et quelle mauvaise destination. » (Sourate 66 verset 9)

 « L’islam doit prévaloir sur toutes les autres religions » (3 : 85)

« Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers ! Assiégez-les ! Placez-leur des embuscades ! S’ils font amende honorable, célèbrent l’office de la prière et payent la dîme, laissez-les poursuivre leur chemin ! Dieu est clément et miséricordieux. » (9 :5) »

« La guerre sainte est le plus beau des actes de dévotion, la meilleure des prières. C’est par cette voie que le prophète avait réussi à écraser les mécréants, disent les musulmans, enfin presque tous. Que d’éloges !  Voilà comment l’école enseigne le djihad dans tout le monde islamique. Se battre, se faire tuer au nom de l’islam fait partie du dogme même car, selon l’islam, il y’a deux types de territoires : territoires de paix ou dar al islam, pays islamisés, et territoires de guerre ou dar el harb, pays en voie d’islamisation. Un état de guerre permanent. »  Et le but ultime de cette guerre sainte, c’est de conquérir le monde entier et le soumettre à la loi unique, la seule loi valable et éternelle : la charia islamique. Selon, je le rappele les vœux d’Allah. « Combattez les infidèles jusqu’à leur soumission et que l’islam seul règne » (2 : 193)

(Je rappelle qu'aujourd’hui encore des milliers et des milliers de chrétiens, de juifs, de coptes… sont tués encore à travers le monde. Tout comme l’apostasie fait des victimes. Et où sont les voix sincères qui s’élèvent contre ça ? Nulle part.)

C’est dire à quel point l’islam ne peut vivre en paix avec la démocratie et les valeurs philosophiques qui ont fait notre temps, comme ils le disent eux même d'ailleurs. Ils sont au moins honnêtes sur ce point, on peut leur reconnaître ça !

Après un autre point dont va parler l'auteur, c'est la femme. Tenue dans l’ignorance, dominées par la force, et emprisonné dans une prison de tissus afin de ne pas réveiller les pensées lubriques de ces hommes faibles, la femme dans l’islam est presque rien ; et en citant les écrits saints mais aussi plusieurs cas l'auteur va le montrer. Avec par exemple la conférence des Nations Unies sur les femmes à Pékin en 1995, où les pays musulmans dans leur majorité, ont voulu remplacer le terme "égalité" par celui "d’équité" afin de pouvoir respecter la charia qui est inscrite dans toutes les constitutions des pays musulmans.

« Verset 34 de la sourates des femmes : Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celle-ci, et aussi des dépenses qu’ils font pour leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes [à leur maris] et protègent ce qui doit être protégé pendant l’absence  de leur époux, avec la protection d’Allah ; admonestez [les femmes] dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans les chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle si elles vous obéissent. »

Mais malgré ça j'ai apprécié découvrir quelques figures qui ont lutté pour elles, comme le ministre de la culture égyptienne Farouk Hosni qui a dit que : « Les cheveux des femmes sont beaux comme des fleurs et ne doivent pas être couverts, ni voilés devant les autres... ». Mais le pauvre monsieur...

Néanmoins le plus drôle là-dedans, c’est que ces crétins osent dire, qu’ils ont appris à l’Europe la science, le savoir et aussi les droits de l’homme et bien sûr de la femme ! Oui vous ne rêvez pas, j'ai bien écrit les droits de la femme ! Discours du cheikh Gamal Shakir al-Nazzal en 2003 à la mosquée de Falouja, en Irak. Bon, ce n’est pas cité dans ce livre mais dans un autre dont j’ai pris connaissance, mais je ne résiste pas à l'envie, de vous faire partager un peu de ce discours très... drôle si je puis dire : "[...] je voudrais dire que ce fut l'état islamique qui fut le phare de la science pour toute l'humanité dans le domaine de l'ingénierie et du droit. L'époque de l'état islamique fut un âge d'or, à une époque où l'Europe vivait dans l'ignorance, comme des bêtes, sans que [ses peuples] connaissent le droit, les droits de l'homme ou les droits de la femme. En France on débattait [même] pour savoir si la femme était humaine. [...]" Tant de bêtise devrait être puni par la loi ! Et dire que des crétins de bien-pensant encouragent ce genre de mensonge, afin de détruire les racines de l'Europe... ça me donne juste des envies de meurtre.

Pour finir, autre point important du livre que je voudrais aborder car je le pense important, c’est le mensonge qu’autorise cette mentalité, cette religion, afin de mieux manipuler l’opinion. En effet, le mensonge est aussi encouragé dans cette religion, afin d'atteindre le but. Normalement ils n’ont pas droit de mentir, mais pour apaiser les différents avec les mécréants ils ont le droit de s'en servir, cela s’appelle la taqîya (mensonge effectif) et le Kitman (mensonge par omission), et ces deux circonstances servent avant tout la cause de l’islam. 

Du coup avec ça, comment les croire ? Comment ne pas les prendre pour des fourbes ?

« Parler est un moyen pour atteindre ses objectifs. Si un but honorable peut être atteint à la fois par la vérité et par le mensonge, il est contraire à la volonté d’Allah que d’atteindre ce but grâce au mensonge et non à la vérité. Lorsqu’il est possible d’atteindre un tel but en mentant mais non en disant la vérité, il est alors permis de mentir si le but à atteindre est permis (c’est-à-dire lorsque le but de mentir est de mettre en échec quelqu’un qui vous empêche d’atteindre ce but), et il devient obligatoire de mentir si le but est obligatoire… Il est prudent, d’un point de vue religieux, en toutes circonstances d’utiliser des mots qui donnent une impression trompeuse… »

Bref. Ce bouquin pose clairement la problématique de l'islam, écoutons-le. Car ce n’est pas en appliquant la politique de l’autruche que l’on fera avancer les choses, bien au contraire ! N’oublions pas leur discours haineux et le massacre toujours actuel, de nombreux juifs, chrétiens, copte, athée… à travers le monde, ainsi que la destruction des églises, des temples bouddhistes... Et regardons aussi franchement comment ils essayent d’adapter nos démocraties à leur religion, et non de s’adapter à nos valeurs. Appelons un chat, un chat, le peur du passé ne doit en aucun cas nous faire fermer les yeux.

Je n’ai rien contre l’islam, mais je souhaite un islam laïque qui respectera l’homme et la femme, non un islam arriéré et haineux. Je souhaite un Islam modéré, un vrai, celui où en premier ils seront libres de penser et non d'écouter la religion. Je n’appelle pas au racisme mais à la Raison. Comme le dit Wafa Sultan : « les gens ont le droit d’adorer leurs pierres, mais ils n’ont pas le droit de les jeter sur moi. »

Alors oui, on va me dire qu'il ne faut pas généraliser, je suis d'accord, mais je ne peux pas non plus ignorer la majorité sous prétexte qu'il y'a une minorité de bon, et je regrette sincèrement qu'il n'y ait pas en France et dans le monde plus de Messoud Bouras. Qui après s’être élevé contre cet islam intégriste, a dû vivre dans une semi-clandestinité après avoir reçu plusieurs menaces de mort !!! Voici un extrait de son livre Le cocu de la république, les musulmans m’ont tué : « L’islam prospère sur l’inculture et l’ignorance. Ses valeurs ne sont pas compatibles avec celle de la République. Lisez bien ce que dit le Coran sur les femmes, les infidèles, les apostats qui comme moi rejettent la religion. »

 

Je m’attends aussi qu’on me traite de raciste à tout moment, mais si appeler un chat un chat c’est être raciste, alors oui je le suis, et je le revendique ! Même pour faire plaisir, je ne peux faire fi de tout le mal et la haine qu’ils répandent. La sagesse et la raison ne me poussent pas dans la voie de l’intégrisme, mais plutôt sur celle de la liberté et de la lumière, où l’homme est capable de penser par lui-même et de vivre en homme responsable et libre. Sincèrement, dites-moi où est l’intérêt de vivre dans un monde où toutes les cultures auront été détruites ? Où le libre arbitre et la raison seraient réduites à néant ? Et où la joie, le bonheur et l’amour ne vaudraient rien et seraient gouvernés par la peur et la soumission ? Où est l’intérêt de vivre dans un monde inquisitorial ? Où est l'intérêt de vivre sous le joug d'un dieu totalitaire, stupide et méchant ? On va me dire que j'exagère, mais quand je regarde dans la rue, les faits divers..., je m'aperçois que non. D'ailleurs je ne crois pas que ça soit un hasard si Mein Kampf a retrouvé une deuxième jeunesse dans les pays musulmans.

Quoi qu'il en soit, je veux croire que Wafa Sultan, Hammid Zanaz… seront au même titre que Abdallah Al Quassimi les futurs philosophes qui feront avancer l’islam sur le chemin de la raison et de la liberté. J'espère qu'avec eux on arrivera à désacraliser l'Islam. Et de mon côté je ne peux que encourager les gens à s'élever contre cette religion totalitaire, contre ces gens qui luttent contre la démocratie et les droits de l'homme et de la femme, contre "ces frères musulmans" qui soutiennent les terroristes, la charia et j'en passe, et n'ont qu'un but faire appliquer la charia dans les démocraties et détruire dans tous les sens du terme tous ce qui a été fait avant.

Quelques extrais, en fait je suis à deux doigts de copier la totalité du livre :

« L’islam menace-t-il vraiment la laïcité française ? Evidemment. Et si je n’attends rien des politiques, en revanche je suis convaincu que les forces laïques ne se laisseront pas faire ni par les intégriste ni par les aventuriers qui pensent qu’à leur réélection. La société civile n’est pas morte, elle commence à réagir pour mettre fin au retour de la religion dans la sphère publique.

Mais critiquer la religion islamique ne risque-t-il pas de pousser les musulmans modérés dans les bras des extrémistes comme l’avancent certaines âmes sensibles ? Si les musulmans modérés étaient des intégristes masqués attendant la moindre occasion pour revenir aux sources, oui, mais seulement dans ce cas ! Eviter tout débat par peur d’offenser les musulmans conduit au contraire à satisfaire les exigences des islamistes et à légitimer leur idéologie. D’ailleurs la liberté d’expression ce n’est pas seulement le pouvoir de dire ce que l’on pense, c’est aussi de devoir supporter, voire d’être choqué par ce que dit l’autre.

Il serait instructif de traduire aux Occidentaux les médisances et les insulter dont ils font l’objet dans la presse, dans les prêches et les déclarations politiques… ! Le discours dominant dans le monde arabo-musulman est hostile à l’Occident et ses religions. Pourquoi ne parle-t-on pas d’Occidentophobie ? »

[…]

Sur la chaîne Aljazeera et devant des millions de téléspectateurs, un prédicateur saoudien déclarait, en conclusion à une série de conférence sur l’islam, données pendant plus de quatre mois en Europe : « Toute la civilisation occidentale ne vaut pas une seule poussière sous la chaussure de notre prophète Mohamed » »

***

« Pour satisfaire tous les bobos de France et de Navarre, faut-il fermer les yeux devant le blocage hebdomadaire de certaines rues lors de la prière du vendredi ? Faut-il laisser la seule Marine Le Pen défendre la laïcité et les lois de la république ? Faut-il se taire quand la République laïque finance illégalement la construction de mosquées en France et achètes des tapis de prières pour les distribuer aux populations afghanes ? Se taire encore quand les femmes de l’armée française sont obligées de porter le voile, alors que le discours officiel de la République est d’aller en Afghanistan pour libérer les femmes de ce voile. Faut-il répéter bêtement, hypocritement et lâchement que l’islamisme n‘a rien à voir avec l’islam ? Ou encore psalmodier la phrase la plus débile, la plus lâche, jamais prononcée dans le pays de la Boétie : « Nous aussi, nous avons nos intégristes ! » Et quand on est prof faut-il rester sans réaction devant le refus de certains élèves musulmans à étudier la Shoah ? »

***

« C’est ainsi que le célèbre « droit à la différence » se pervertit petit à petit pour se muer en « différence de droits » quand les circonstances deviennent favorables. Avec l’islam, la collision entre le moi ethnique et le surmoi républicain est inévitable. Entre l’islam et la République, ce n’est pas d’un match amical qu’il s’agit, mais d’un conflit ontologique. Et celui-ci s’engage aussitôt qu’un croyant juge la démocratie incompatible avec sa culture islamique ! 

Tout est lié en islam. Tout tourne autour du dogme de la vénération d’Allah. La religion encadre toute l’existence. […] »

***

« L’islamisme n’est pas le résultat de la pauvreté, en un mot, ses racines profondes ne sont pas socio-économiques, même si beaucoup de spécialistes optimistes nous assurent que l’intégrisme n’existe pas et qu’il n’y a que des problèmes de société. Du même coup, il est vite réduit à des causes périphériques telles que la misère, l’humiliation, la frustration et autres trouvailles…

D’autres justificateurs trouvent un lien entre ce fléau et la naissance de l’Etat d’Israël ! Ils oublient que « les frères musulmans », le « fondamentaliste canal historique », première association islamiste, mère légitime de tous les groupuscules islamistes d’aujourd’hui, à été fondé 20 ans avant la naissance de l’Etat Hébreux ! Même si tout allait bien dans ce monde arabo-islamique, l’intégrisme existerait quand même, parce qu’il est généré par une illusion et non par un quelconque désespoir. Il n’est pas une simple déviation de la religion de Mahomet, comme aime le répéter la majorité des commentateurs, il en est le cœur. […] Être intégriste, c’est aller tout au bout de sa foi. »

***

« « Sachez que nous avons pu pénétrer et nous établir sur vos terres, es mêmes terres sur lesquelles Charles Martel et ses troupes nous avaient défiés, pays de l’orgueil et de l’arrogance, peuple du vin et du porc, du libertinage et de la nudité, vous qui refusez la foi et la pudeur… » Message de Mosvar Barayev à Jean-Pierre Raffarin et plusieurs ambassades de France en 2004 » »

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« Jeanine Bougrab secrétaire d’état à la jeunesse, ancienne présidente de la HALDE et fille de harkis, a déclaré, samedi 3 décembre 2011, « ne pas connaître d’islamisme modéré » ajoutant : « Il n’y a pas de charia light. Le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et libertés, notamment de la liberté de conscience. »Peut-être allait-elle trop loin, acr il semble qu’elle ait été désavouée par le gouvernement qui ne veut pas prêter le flanc aux bien-pensants et antiracistes professionnels. »

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« Dans son livre en arabe, de La division de la terre selon le fikk islamique, un membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, situé à Dublin, Abdallah B. écrivait dans le chapitre consacré au Djihad : « Faites le djihad contre les mécréants par votre parole, vos personnes, vos biens, et vos mains. » ne voilà-t-il pas un bon conseil d’intégration adressé aux jeunes d’origines musulmane d’Europe ! »

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" Se taire, c’est non seulement donner raison aux intégristes et à leurs supporters européens, mais c’est encourager aussi tous ceux qui, au nom d’une pathologie personnelle, veulent organiser le monde « aussi pour autrui », pour plagier la belle expression de Michel Onfray. "


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"Dire que l'intégrisme est appelé à disparaître avec le progrès de l'instruction, que l'islam n'a pas encore opéré la révolution de la laïcité et que la solution réside dans le progrès social, économique et culturel est donc un non-sens. Regardez les pays du Golf, les islamique d'Europe et d'Amérique ! Sont-ils pauvres et ignorants ?"

Deux petites citations de ma dernière lecture sur Diderot, je trouve qu'elles ont leur place ici.

« [...] Il est mille fois plus facile, j’en suis persuadé, pour un peuple éclairé de retourner à la barbarie, que pour un peuple barbare d’avancer d’un seul pas vers la civilisation. »

« Le premier pas vers la philosophie, c’est l’incrédulité. »

Posté par Florell à 21:54 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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