Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

10 février 2017

"Harry Potter et l'enfant maudit" de collectif

Harry Potter et l'enfant maudit de JK Rowling, John Tiffany, Jack Thorne

harry potter tome 8

Résumé :

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

J’ai lu ce livre grâce à lecteurs.com et je les remercie d’avance car sans eux je ne l’aurai jamais lu. En effet, pour moi la saga et l’histoire d’Harry Potter étant finies depuis longtemps, ce livre est à mes yeux juste fait pour les très très gros fans dont je ne fais pas partie, du coup je ne voyais pas l’intérêt de le lire. Toutefois malgré cet apriori j’admets que j’ai plutôt bien apprécié cette lecture où les ennemis se rapprochent, où le nom dérange et le passé aussi, et ceci malgré deux trois choses dérangeantes.

Dans l’ensemble, ce livre qui tourne autour des fils d’Harry Potter et de Drago Malfoy et de leurs péripéties, n’est pas trop mal. En fait, j’ai même plutôt bien aimé l’histoire qui s’est avérée en fin de compte intéressante, qui s’est bien lue et qui n’est pas trop bancale (au début tout du moins), tout comme j’ai aussi apprécié retrouver les anciens personnages et découvrir les nouveaux - ce que je n’étais pas sûre d’aimer avant d’entamer la lecture, parce que pour moi la saga d’Harry Potter ne peut pas inclure d’autres personnages que ceux qui sont déjà connus. Mais bon finalement ça l’a fait.
Pour continuer sur le positif et les personnages, je dois dire que j’ai aussi apprécié le travail dont ces derniers ont fait l’objet. Quelques-uns se sont plains du manque de profondeur, mais en ce qui me concerne, j’ai trouvé que les dialogues et les didascalies donnaient assez de consistance aux perso pour un minimum d’immersion. J’avoue que j’avais un peu peur que la pièce de théâtre ne rende pas bien la personnalité des individus, mais en fin de compte j’ai bien eu peur pour rien car avec les dialogues j’y ai trouvé mon compte. Grâce à cela on a même de très beaux passages qui montrent les fusions et les désaccords entre les personnages et donnent ainsi de très beaux moments.
D’ailleurs puisqu’on parle de l’immersion, j’en profite vite fait pour dire que le décor de la pièce de théâtre n’est pas nécessaire pour s’immerger dans l’ambiance et l’histoire, en effet ces derniers sont assez connus et au pire notre imagination, souvent bien assez fertile, fait le boulot pour construire le décor inconnu.  

Bon, tout ça, c’est pour le côté positif, passons au négatif. Et là c’est un gros négatif. Mais pour faire durer le plaisir on va commencer par un petit négatif qui est... la réaction de Ron et Hermione dans le passage face aux détracteurs. Pourquoi à ce moment Ron et Hermione ne transplanent pas ?! Faut probablement être con pour avoir bloqué là-dessus, mais je l’ai fait. (Y’en fallait une.) Bon après ce n'est pas grave et ce n'est d'ailleurs pas cantonné qu'à la pièce de théâtre, la saga a elle aussi des choses étranges, mais voilà devant le danger je n'ai pas compris.

Bref ! Ca c’était un petit rien, car le négatif, le vrai, arrive maintenant !
Sans vouloir être méchante avec le livre, est-ce que quelqu’un est arrivé à croire plausible dans ce monde imaginaire ce que Voldemort a fait avec B. ? Parce que moi non. Non. Non. Et re-non ! Car rien, absolument rien dans toute la saga laisse présager que Voldemort, alias pour le coup Val-de-Marne (au point où on en est !) pouvez faire ce qu’il faut pour… pour… voilà. Rien, absolument rien, laisse présager que Voldemort peut avoir des sentiments et l’idée de plus avec ou sans les sentiments, tout comme rien ne laisse présager que Voldemort a l’idée de fonder une dynastie, parce que ça serait un peu le principe dans sa position.
Je ne veux pas être méchante, je ne veux pas dire que ce livre a été fait pour le commerce mais quand j’ai vu ça je n’ai pas pu m’empêcher de le penser. En effet, il y avait cent-cinquante-mille manières de prolonger l’histoire avec Voldemort et ils ont choisi le scénario le plus bancal. Normal...

Dommage.

Autres petits problèmes, le temps qui passe vite au début et les passages qui sont différents des livres originaux. Tout cela n'était pas non plus forcément une bonne idée, mais ma foi on s'y fait.

En conclusion, j’ai apprécié d’une manière générale cette lecture qui m’a vraiment embarquée dans son récit malgré que ça soit une pièce de théâtre et malgré le gros point négatif. Les dialogues, le scénario et l’imagination font qu’on s’embarque très vite dans l’histoire ; et j’ai d’ailleurs tellement bien apprécié cette lecture que je suis persuadée aujourd’hui que sur scène ça doit être nul, on ne pas faire des effets spéciaux comme dans les films ni faire un décor grandiose. Cela étant à cause de ce point négatif qui me paraît absurde je suis un peu déçue par cette lecture. J’aurai vraiment aimé une autre approche. Mais bon, ca se lit très bien quand même.


15 décembre 2016

"Au secours de Peter Pan" de P. Baccalario & E. Jauregui

Le mystère du livre disparu : Au secours de Peter Pan de P. Baccalario & E. Jauregui

Au-secours-de-Peter-Pan

Résumé :

Anna et Gabriel sont bouleversés : la plus belle histoire jamais écrite, dont ils attendaient la sortie en librairie avec impatience, a disparu ! Pire encore, les héros et les histoires de leurs livres préférés sont tous mélangés… L’enquête commence, au cœur d’une aventure incroyable et magique, qui les mènera jusqu’au Pays imaginaire pour porter secours à Peter Pan.

Mon avis :

Le mystère du livre disparu est une histoire étrange…  Imaginez qu’un jour tous vos livres se mélangent, qu’un elfe se retrouve dans une aventure de Sherlock Holmes par exemple. Imaginez l’horreur que cela peut produite sur un lecteur passionné. C’est une hérésie ! Ce n’est pas possible ! On ne mélange pas deux choses si différentes et opposées ! Ca ne peut pas prendre, comme l’huile et l’eau. Et pourtant, c’est ce qui se passe ici pour le plus grand malheur des lecteurs qui ne pourront plus lire un livre avant la remise en ordre. Certes, la décision d’interdire l’accès aux livres est quand même disproportionnée, il n’y a rien de mortel à lire un livre où un objet StarWars se retrouve dans un conte pour enfant, mais c’est le choix des auteurs donc on ne va pas le discuter. Bref.
Cela bien sûr ne peut rester ainsi, et se sont deux enfants amoureux de la lecture avec l’aide de leur tante mystérieuse et libraire qui vont devoir réparer ses étranges mélanges qui ont suivi la sortie du Livre mystérieux de Lucy Ferrier. Mystérieux car on ne sait rien de ce livre, lui aussi a subit d’étrange chose d’ailleurs, à moins qu’il soit étrange à la base…

Pour tout dire j'ai moyennement apprécié ce livre. En effet, l’histoire n’embarque pas le lecteur à cause de son écriture trop plate et à cause de son déroulement trop sage et trop rapide, en plus Peter Pan ce n’est pas ce que je préfère, mais l’idée du mélange est tellement originale que l’on s’embarque quand même dans cette histoire qui possède quelques belles surprises et mystères, où deux enfants vont devoir sauver la littérature au péril de leur vie. Et avec Capitaine Crochet comme ennemi autant vous dire que ça ne va pas être facile.

Mais finalement Capitaine Crochet n’est pas le véritable ennemi, et oui, qui est derrière ce mélange littéraire des plus absurde. Enfin qui, on sait déjà qui c’est ? Mais pourquoi déteste-t-il à ce point la littérature au point de vouloir interdire l’accès à tous les livres pour l'amour de la technologie ? Et quel est son véritable but ? Car la lecture et la technologie peuvent s’entendre après tout (même si là aussi je ne suis pas fan). Et quel peut bien être le rôle de Léo Gutenberg le critique littéraire le plus redouté ?
Si pour la première question une idée émerge, il faudra toutefois attendre la suite pour y voir un peu plus clair. Sera-t-elle nouvelle ou continuera-t-elle dans la même lignée que celui-ci, je l’ignore…
Mais j’espère que comme ici il y aura assez de matière pour commencer à résoudre l’énigme – écrire un livre en refaisant la même histoire n’a pas de gros intérêt – et assez de mystère pour avoir encore de lire cette série.

En résumé, c’était une lecture simple, rapide (idéal pour les enfants) pas franchement transcendante mais tellement originale que c’est plaisant à lire. Je conseille.

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse.

 

11 juin 2015

"Anthologie maisons hantées" de Collectif

"Anthologie maisons hantées" de Collectif

anthologie maisons hantées

Résumé :

Anthologie avec : Chris Vilhelm – Raphaël Boudin – Quentin Foureau – Jérémy Bouquin – V.F.F. Pouget – Yann Isoardi – Antoine Techenet – Emmanuel Delporte – Mahaut Davenel – Vincent Tassy – Hélène Duc – Mickaël Feugray – Nicolas Saintier – Floriane Soulas – David Mons – Bruno Pochesci – Jean-Charles Flamion

Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord.
En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance…
Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.

Mon avis :

Il est vrai que je n’ai pas toujours été rassurée en lisant ce livre, les auteurs savent bien jouer avec les codes du genre que sont ; l’étrange, l’inconnu, le suspense, les semblants de légende, le fantastique… Cela étant et malgré une écriture maitrisée ça n’a pas été la lecture escomptée, en effet certaines nouvelles étaient un peu ennuyantes.

Alors pour celles-là, sûrement que ça vient de mon âge car il est vrai que ça cible plus les jeunes adolescents, sans doute que ça vient aussi des sujets qui n’étaient parfois pas très intéressants, et ensuite très probablement des personnages - j’admets que les junkys et autres paumés ne sont pas des personnages pour qui j’ai de la sympathie, même s’ils n’ont pas toujours été les personnages de ces nouvelles ennuyeuses -, mais quoi qu’il en soit et malgré les chutes parfois étonnantes, le charme n’a pas toujours opéré avec moi.

Toutefois je rappelle que ça concerne quelques nouvelles pas toutes ; certaines comme Kolka, Jeux d’enfants, Les murs de Blackat et quelques autres étaient vraiment pas mal. :)

En résumé, pour moi c’est un livre où il y a à boire et à manger, maintenant on peut imaginer que les aficionados du genre seront plus aptes à accueillir ces nouvelles que moi, parce que je pense que c’est aussi une question de caractère à défaut d'être entièrement de goût.  

Merci quand même aux éditions Luciférines et Babelio.

17 octobre 2014

"Esprit d'hiver" de Laura Kasischke

"Esprit d'hiver" de Laura Kasischke

esprit d'hiver

Résumé :

Lorsqu’elle se réveille ce matin-là, Holly, angoissée, se précipite dans la chambre de sa fille. Tatiana dort encore, paisible. Pourtant rien n’est plus comme avant en ce jour de Noël. Dehors, le blizzard s’est levé ; les invités ne viendront pas. Au fil des heures, ponctuées par des appels téléphoniques anonymes, Tatiana devient irascible, étrange, inquiétante. Holly se souvient : l’adoption de la fillette si jolie, treize ans auparavant, en Sibérie… Holly s’interroge : « Quelque chose les aurait suivis depuis la Russie jusque chez eux ? »

Un huis clos glaçant entre une mère et sa fille. L’une des histoires les plus fortes et terrifiantes de cette romancière pas si tranquille. Baptiste Liger, Lire.

Une trame minimaliste, presque douce, point de départ d’un thriller mental asphyxiant. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

Mon avis :

La petite note de Baptiste Liger du magazine Lire sur la quatrième couverture dit en parlant de ce livre que c’est : « L’une des histoires les plus fortes et terrifiantes de cette romancière pas si tranquille ». Pour « la romancière pas si tranquille » je suis entièrement d’accord avec lui, mais je n’emploierais pas le mot « terrifiant » pour décrire l’histoire. Non. Plutôt le mot, oppressant.

Ce huis-clos entre une mère et sa fille, un jour de tempête de neige et de noël, est avant tout asphyxiant. Asphyxiant autant pour les personnages que pour le lecteur, sachez que si vous avez une sensation d’étouffement en lisant ces pages c’est normal ; vu que Laura Kasischke cherche à jouer davantage sur les perceptions, qu’en mettre plein la vue.  

A côté de ça, c'est aussi un livre très incertain. On ne sait pas où on va.

Du début la situation est embrouillée. Les personnages sont irritables et confus. La mère a un pressentiment mais on ne sait pas trop si c’est une psychose ou si c’est la réalité. Il se passe bien sûr des choses bizarres, mais là idem, on ne sait pas si tout est réel ou pas. Bref, c’est un livre douteux, avec une équation inconnue. Qui même à la fin, à la différence des équations mathématiques, n’apporte pas tous les éclairages que l’on attend. Alors je ne dirais pas qu’il m’a laissée sur ma faim, mais voilà il y a des choses que je n’arrive pas encore à cerner dans ce bouquin comme par exemple Sally. Sur ce côté-là d’ailleurs il me fait penser au Horla de Maupassant, où on ne sait pas trop quand s’achève l’histoire si cette ombre est réelle ou pas. Pour moi ce livre fait typiquement partie des livres que j’appelle : livre brouillard. Un livre où petit à petit du jour qui défile, les lueurs du soir font apparaître des réponses, mais en garde dans le secret de leur nuit, dans le secret de leur brume...

Toutefois c’est vrai que venant de cette auteure je ne suis qu’à moitié surprise, car il faut bien dire que ses livres sont souvent étranges, en tout cas ceux que j’ai lu. Bon bien sûr cette recette donne un petit côté « sueur froide », mais ici c’est assez minime je trouve, voilà donc pourquoi le mot "terrifiant" me paraît un peu gros. Un bémol dans tout ce charme cependant, c’est un livre un peu répétitif. J'ai trouvé que l’auteure répétait trop certaines choses, ce qui fatigue un peu, néanmoins je ne vais pas enlever l’utilité de ces répétitions, puisqu'elles servent l’intrigue - oui c'est un des rares romans où ça sert - car elles apportent petit à petit la réponse.

Bref. C’est un petit livre à lire dans les frimas de l’hiver qui approche, si vous voulez frissonner de plaisir et de doute aussi.

Je remercie en passant et chaleureusement les éditions du Livre du Poche.

22 août 2014

"Zora un conte cruel" de Philippe Arsenault

"Zora un conte cruel" de Philippe Arsenault

zoar conte cruel

Résumé :

Campé dans un univers d'êtres maléfiques et de dégénérés, aux confins de la Finlande, cet ample roman conte l'étonnante histoire de Zora, fille d'un tripier égorgeur de vierges. L'enfant, très tôt orpheline de mère, est battue et humiliée par son père. Mais elle prend son mal en patience. A 16 ans, elle a la chance d'être demandée en mariage par l'alchimiste Tuomas, certes âgé de 84 ans, mais dont les manières élégantes détonnent dans cette forêt barbare. Cette nouvelle vie permet à Zora d'acquérir, grâce à une union platonique qui relève davantage du tendre apprentissage entre un maitre et son élève que de la vie de couple, toutes les qualités d'une jeune femme du monde. Une autre Zora est née, bien décidée à vivre des aventures extraordinaires et à rattraper le temps perdu... Elle ne sera pas déçue. Formidablement bien écrit dans une langue rabelaisienne où se mêlent l'humour et l'érudition, le grotesque et le fantastique, la cruauté et la poésie, le premier roman du Canadien Philippe Arseneault est digne des plus sombres poèmes de la mythologie nordique. Avocat de formation, Philippe Arseneault est aujourd'hui journaliste. C'est pendant un voyage de neuf ans en Chine qu'il a rédigé ce premier roman. Zora, un conte cruel a obtenu le Prix Robert-Cliche 2013.

Mon avis :

Lors de mon avis de la page 100 j’avais fait part de mon ennui sur ce livre, et bien je vous avouerai qu’en ce qui concerne la première partie de ce livre – à laquelle fait partie la page 100 – ça ne change pas. Je me suis vraiment vraiment ennuyée. Comme je le disais l’auteur fait d’innombrables digressions pour planter le décor, ce qui devient très vite agaçant car on a cette impression de ne pas avancer. Impression en plus renforcée par le fait que Philippe Arseneault raconte toujours la même chose avec force de détaille sordide dans cette partie ; l’enfance miséreuse de Zora, la conduite de son père, l’ambiance de l’auberge tenue par ce dernier…
Pour faire court, cette partie est une horreur, surtout que j’ai été très gênée par cette crasse vulgaire qui entoure cette partie initiale. Personnellement je pense que l’auteur aurait pu raconter cette misère, cette société en marge, sans passer autant par la saleté et la vulgarité. A titre d’exemple un passage qui m’a dégoûtée, le baptême de Zora. Enfin plus exactement la vieille folle qui l’a baptisée, et qui avant de passer sa main dans les cheveux salles de Zora et de lui donner un nom, se grattait ostensiblement la « fouine » et les seins. Honnêtement, où est l’intérêt de faire ça ? Où est l’intérêt d’être dégoûtant à ce point ? De raconter ça ? Ca n’apporte rien de plus à l’histoire, enfin de mon point de vu. Et le pire c’est que des choses dans ce genre-là on en a un paquet ! Parfois je vous jure j’avais l’impression d’avoir un adolescent attardé comme narrateur (désolée pour l’écrivain), mais passons…

Passons car on arrive à la deuxième et troisième partie de ce roman. Et là je vais vous surprendre car j’ai apprécié énormément ce livre dès cette seconde partie, et s’il n’y avait pas eu la première partie je pense que ce roman n’aurait pas été loin du coup de cœur.

Dans cette seconde partie, Zora a grandi et vit auprès d’un vieil homme qui prend soin de cette jeune femme qu’il a pris soin de civilisée. Dans cette portion du roman j’ai trouvé un charme anglais représenté par cette petite maison et l’ambiance au cœur des bois. L’odeur des petits pains, la nature, le confort douillet de ce petit foyer, change du tout au tout l’ambiance du départ, et pour moi c’est déjà que du bon.
Mais c’est encore meilleur, car dans cette partie le mystère de ce roman apparaît vraiment. L’intrigue est clairement là, et nous lecteur on peut enfin s’attendre à quelque chose de plus consistant et de mouvementé, qu’une succession de fait sans réelle importance ne laissait plus espérer. C’est donc ici qu’arrive Tero, jeune médecin qui est obsédé par une chansonnette étrange et qui l’empêche de dormir. Qu’on retrouve Glad l’Argus, le capitaine Boyaux et les aventures qui vont avec.
Maintenant dans cette partie j’ai été un peu déçue, car les aventures n’ont pas toujours été à la hauteur de ce que j’avais imaginé, comme celle avec Glad l’Argus, qui n’est ni plus ni moins qu’une joute verbale fantastique. Je m’attendais vraiment à quelque chose d’autre j’avoue.
Néanmoins cette partie est très prenante et très touchante malgré tout, surtout la fin qui se finit mal comme l’évoque très bien le titre, et même si j’aurai voulu une sorte d’happy-end, cette fin me convient très bien finalement.

En résumé c’est un livre qui n’est pas si mal passé la première partie, les mots, l’histoire créent énormément de charme, mais hélas pour bien en profiter il va falloir vous accrocher pendant toute la première partie. Cela dit il vaut bien 3 étoiles sur 5.

Je remercie en passant Lecteurs.com et par ici vous pouvez voir d'autres avis.


10 mai 2014

"Créatures, légendes et mystères" de Mureil Zürcher & Karim Friha

"Créatures, légendes et mystères" de Mureil Zürcher & Karim Friha

Créatures, légendes et mystères

Résumé :

Au cœur de la brume du Loch Ness, dans la cave voutée d'un château anglais, dans les montagnes enneigées du Japon, sommeillent de bien étranges créatures : la bête du Gévaudan aurait fait plus de 100 victimes, les fantômes du Hollandais volant ne se montreraient que les soirs de tempête, la créature de Frankenstein aurait tué son maître... Réalité ou fiction, légende ou vérité ? Ces créatures, beaucoup les ont vues, entendues, aperçues, mais peu sont encore là pour en parler...

Mon avis :

Pour être franche je ne pensais pas aimer ce livre après l’avoir feuilleté à réception. Non parce qu’il y avait Dracucul dedans, mais plutôt parce que sur le coup j’ai cru que c’était des légendes revisitées en histoire, en conte… ce qui dans ma tête faisait que finalement le fond était dénaturé, et la légende vidée ainsi de sa substance, donc sans grand intérêt… (Oui je ne fais pas les choses à moitié quand je pense n’importe quoi ^^)

Du coup là je me marre, car ça n’a pas été du tout le cas ! En effet et à ma grande surprise, j’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire ce livre, même s’il vise visiblement les plus jeunes. Ce qui fait que j’ai adoré ce livre ? Plein de chose !

Premièrement je l’ai aimé parce qu’il m’a permis de découvrir de véritable légendes venues du monde entier (même si Frankenstein, et dans une moindre mesure les Gremlins et Dracula n’en font pas réellement partie et sont plutôt des personnages de fiction).

Deuxièmement parce que d’après ce que j’ai pu trouver en cherchant des infos sur le net, ce qui est raconté là-dedans est assez « vrai », ce que je veux dire par là c’est que les histoires ne sont pas entièrement inventées les bases sont réellement tirées du folklore.

Et troisièmement parce qu’il y a à la fin de chaque histoire, «  La gazette des mystères », qui reprend dans les grandes lignes les fondements des légendes, des histoires, en mettant en avant les dates clés, les origines, et aussi les évènements qui ont marqué ces dernières, comme par exemple avec la bête du Gévaudan, où là les auteurs ont repris les grandes lignes de l’histoire en quelques mots et raconter ainsi comment cela s’est fini, enfin supposé fini…

Honnêtement, je ne suis vraiment pas mécontente d’avoir lu ce livre qui a été un pur bonheur à lire et à voir (c’est un très bel objet), et pour ma part je compte bien acheter dès que possible le tome sur Paris. Que voulez-vous je suis devenue fan !

En attendant je vous le conseille vivement, si découvrir tout le folklore qui marque les pays, les peuples, vous intéresse ; perso je trouve que découvrir des légendes typiques à chaque nation c’est une autre manière d’approche qui n’a absolument rien de désagréable. C’est amusant, c’est étonnant, c’est original, enfin bref c’est que du bonheur tout en découvrant. Et d’ailleurs maintenant que j’y pense, je trouve que ça rajoute du charme à ce qu’on s’imagine déjà, par exemple on sait tous que l’Irlande c’est magnifique pour ses paysages mais faut bien dire qu’avec les leprechauns elle gagne en cachet (je précise qu’il n’est pas question de leprechaun dans ce livre). Idem pour la Bretagne et l’Ankou, (dans le livre), le Japon et Yuki Onna (dans le livre aussi) ou encore les mers et leurs bateaux fantômes (dans le livre aussi)… Enfin bref c’était GENIAL !

Je remercie en passant les éditions graines 2 et Babelio pour ce partenariat.

 

29 mars 2014

"Le horla et autres nouvelles fantastiques" de Guy de Maupassant

"Le horla et autres nouvelles fantastiques" de Guy de Maupassant

le horla et autres nouvelles

Résumé :

Invisible, indéfinissable, malfaisante, la "chose" rôde déjà autour de lui. L'homme est pris de fièvres, d'insomnies, de cauchemars. L'eau de sa carafe disparaît, la tige d'une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d'elles-mêmes. Perd-il la raison ? A l'angoisse succèdent la peur et bientôt l'épouvante. Une lutte démoniaque se prépare entre l'homme et cette image maléfique de lui-même qui le dévore peu à peu et s'empare de lui. Qui est cet autre qui maintenant crie son nom, "le Horla" ? "C'est lui qui me hante ! Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai !"

Mon avis express :

J'ai lu une fois le Horla il y a plus de 10 ans, et je n'avais pas beaucoup aimé, peut-être que j'étais trop jeune ? Ben non, à cette relecture je n'ai pas plus aimé. Et pas que le Horla, même le reste ne m'a pas bottée. Maupassant a écrit tellement mieux !
Une vie, Boule de Suif et Pierre et Jean sont tellement géniaux à côté.
Alors forcément avec le Horla je ne pouvais qu'être déçue, bien que je n'ignore pas que ce revirement de style peut s'expliquer par les problèmes de santé de l'auteur.

Mais quand même 3 étoiles (sur les sites de lecture) car ça n'est pas inintéressant. Je vais par contre relire la première version du Horla, car ce livre comporte la deuxième, et peut-être que la première me plaira davantage, car d'elle aussi je n'en garde pas un grand souvenir plus de 10 ans après.

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14 mars 2014

"Les lutins urbains tome 1 : L'attaque du Pizz' Raptor" de Renaud Marhic

"Les lutins urbains tome 1 : L'attaque du Pizz' Raptor" de Renaud Marhic

les lutains urbains

Résumé :

On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries… Quel est donc cet inconnu qui s’en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main-basse sur l’argent ? Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n’est pas un lutin, ça y ressemble bien… Mais voilà le coupable arrêté : c’était un simple SDF. Affaire réglée. Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz’ Raptor va le mener jusqu’à l’Université d’Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie...

Mon avis :

J’ai deux nouvelles à faire, une bonne et une mauvaise. La bonne, on a retrouvé le voleur des pizzas, la mauvaise on n’a toujours pas retrouvé le voleur de LA chaussette, qui a inventé le syndrome de la chaussette unique. Mais bon laissons tomber les chaussettes et revenons-en à nos moutons.
Alors que dire de ce bouquin ? Tout d’abord qu’il est un petit livre pour enfant agréable pour ceux qui viennent d’apprendre à lire, et même plus. Ensuite qu’il est original de par son mélange entre l’onirisme, le magique et le monde réel.
Et encore ensuite, et bien que je n’ai pas rigolé aux éclats et trouvé l’humour simple (sans doute à cause de mon âge), il n’en reste pas moins d’un niveau humoristique enfantin, ce n’est pas du tout vulgaire mais c’est simple et de leur niveau, ils comprendront je pense le jeu des mots.

Niveau action là par contre j’ai été plus agréablement surprise, alors certes la base est nouvelle en plus d’être bizarre -donc même sans autre chose ça surprend-, mais ce qui est avant tout étrange c’est la manière dont les gens réagissent. Ils imposent le silence à ce pauvre policier Gustave Flicman, qui lui de son côté veut à tout prix découvrir le fin mot de l’histoire et réparer une erreur judiciaire faite volontairement en plus ! Et de là donc, l'histoire commence... Et ce pauvre Flicman va vivre tout un tas d’évènement étrange et découvrir un monde qu’il n’imaginait même pas. Je ne vous en dirai cependant pas plus, sauf que la scène qui m’a beaucoup plu se trouve à la fin quand "le troll qui pue", charge quelqu’un avec son nouveau "camarade". (Désolée d'être si évasive mais c'est fait exprès.) J’ai vraiment beaucoup apprécié cette scène, à imaginer c’était juste grandiose !

Enfin bref ! Tout ça pour dire que c’est un livre agréable à lire, et que je l’achèterai sûrement quand j’aurai un cadeau à faire pour des enfants, parce que voilà ça leur fera marcher l’imagination et donnera du plaisir

Je remercie en passant l’auteur pour son prêt, et voici sa page FB pour plus d’info.

 

18 novembre 2013

"Lady Hunt" de Hélène Frappat

"Lady Hunt" d'Hélène Frappat

lady hunt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé :

Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu'il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas ? D'autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris plus un effet secondaire qu'une carrière. Tandis qu'elle fait visiter un appartement de l'avenue des Ternes, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant. Dans le combat décisif qui l'oppose à l'irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs... Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l'énigme du réel ? Sur la hantise du passé qui contamine les possibles, sur le charme des amours maudites, la morsure des liens du sang et les embuscades de la folie, Hélène Frappat trace une cartographie intime et (hyper)sensible de l'effroi et des tourments extralucides de l'âme. Des ruines du parc Monceau à la lande galloise, avec liberté et ampleur elle réinvente dans Lady Hunt le grand roman gothique anglais, et toutes les nuances du sortilège.

Mon avis :

Le résumé ci-dessus promet du fantastique, et ben je vous jure que vous allez être servis ! Croyez-moi ! Car ce qu’il y a avant tout de magique dans cette histoire, c’est que les personnages et le bouquin ont en commun de pouvoir vous faire vivre dans un état second proche de la léthargie. Je ne saurais vous dire à quel point je me suis ennuyée, tellement je me suis ennuyée.

Je voulais vraiment lire ce livre, le résumé me plaisait beaucoup, et si je ne l’avais pas reçu je l’aurais acheté, mais Huntington et le rêve brumeux d’une maison, voilà tout ce que cet ouvrage raconte sur 318 pages ! Et là autant dire que l'auteure a brodé pour les remplir, et elle a même tellement brodé que ça en devient du grand n’importe quoi. On tourne à la manière de ce rêve, inlassablement en rond dans le labyrinthe que sont devenues ces pages. Une galère.

Une anecdote de lecture. Je dormais déjà tellement en lisant ce récit, que j’ai eu beaucoup de mal à comprendre l’histoire de Luna, - qui bien sûr arrive à la fin et qui bien évidemment se trouve être la clé de l’intrigue.*soupire* Vraiment, souffrir autant pour en arriver là, ce n’est pas humain... Et c'est vraiment dommage, car cette dernière était la seule histoire passionnante du livre, cette maison vivante et hostile qui est liée à Luna, - et par extension aux autres personnages -, avez vraiment tout pour intriguer, mais comme à ce moment du récit j'avais déjà perdu patience, mon cerveau n’absorbait plus une phrase...

Pourtant ce livre possédait de la matière, un peu fantastique, oppressant et terrible, il avait vraiment de quoi transporter le lecteur dans une autre sphère, mais en ce qui me concerne ça n’a pas pris. Trop de mots pour rien, trop d'images, trop tarabiscoté, trop languissant, et les personnages je n’en parle même pas, ils sont fades quand ils ne sont pas agaçants. Néanmoins merci à l’auteure de m’avoir fait découvrir la légende de la Dame de Shalott. Je l’ai trouvée charmante ! C’est toujours ça.

Enfin je reste quand même déçue, d'être déçue.

 

J'ai obtenu ce livre dans le cadre du match de la rentrée littéraire sur PriceMinister, que je remercie en passant, et comme je dois noter ce livre sur 20, je lui donne la note de 5 / 20. Pour l'idée (prometteuse au départ), et la légende de la Dame de Shalott.

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28 septembre 2012

"1Q84, tome 3 Octobre - Décembre" de Hauruki Murakami

"1Q84, tome 3 Octobre - Décembre" de Hauruki Murakami

1Q84 tome 3

Résumé :

Ils ne le savaient pas alors, mais c'était là l'unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n'être pas aux couleurs de la solitude. Le livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d'Ushikawa. Et pose d'autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à notre porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais perdu ? Sous les deux lunes de 1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls...

Top chrono :

J'ai été déçue par ce dernier tome. Même s'il a été le meilleur des trois, il est encore décevant, je trouve qu'il manque d'action. En effet j'ai trouvé ça très long, répétitif, et lourd en métaphore, trop nombreuses et inutiles par ailleurs, sans compter qu'il est finalement très incomplet ; je me demande même si c'est bien le dernier tome, et du coup une trilogie. En bref, il n'a pas répondu à toutes mes questions et mes attentes. Une trilogie qui a fait beaucoup de bruit pour rien. A moins qu'une suite soit prévue ?

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