Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

28 juillet 2017

"Une aventure monumentale" de Olivier Dutaillis

Une aventure monumentale de Olivier Dutaillis

Source: Externe

Résumé :

Qui aurait pu imaginer que cette élégante touriste anglaise visitant les sites historiques de la France était une pilleuse de trésors ? Dans les années 1830, la séduisante Emily Dingham écume nos provinces pour faire main basse sur les chefs-d'oeuvre laissés à l'abandon qu'elle revend à prix d'or à Londres. La belle aventurière séduit des adversaires d'envergure : le jeune écrivain Prosper Mérimée, fraîchement nommé inspecteur général des Monuments historiques et chargé de sauvegarder les oeuvres qu'elle pille, l'architecte Viollet-le-Duc, et même, le bouillant Victor Hugo, chantre des cathédrales gothiques.

Une vaste fresque, érudite et enlevée, à travers les bouleversements d'un xixe siècle qui se découvre une passion pour le passé et voit naître les premiers grands chantiers de restauration monumentale, de Notre-Dame de Paris à Vézelay, du Pont-du-Gard à Carcassonne. Au coeur de ce passionnant roman historique, la confrontation inédite de deux pionniers, Mérimée et Hugo, qui, par des voies si différentes, joueront un rôle décisif dans le sauvetage du patrimoine culturel.

Mon avis (express) :

"Il faut plaindre les peuples qui renient leur passé car il n'y a pas d'avenir pour eux"

Eugène Viollet-le-Duc

Pas si aventuresque que ça, mais lecture malgré tout intéressante pour découvrir le grand lancement de la sauvegarde du patrimoine à laquelle Mérimée et Eugène Viollet-Le-Duc ont participé. On apprend beaucoup sur ces deux personnages et Victor Hugo aussi, on apprend un peu sur les controverses qu'ont suscité les restaurations d'Eugène. On découvre aussi la fin d'un monde...
Bref, on découvre et on remercie ce mouvement de sauvegarde du patrimoine gardien de notre passé aujourd'hui pourtant si menacé dans le budget et par les mentalités.

En résumé, à défaut d'avoir une aventure palpitante on a de l'érudition et des libertés, ce qui rattrape à mon sens le manque d’intérêt pour la forme. Le fond rien à redire.


10 juillet 2017

"Apatride" de Shumona Sinha

Apatride de Shumona Sinha

S7302226

Résumé :

Esha a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Elle s’épuise dans d’innombrables batailles, et ne se sent plus en sécurité.

Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance, ou par crédulité, elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam, qui lui fait commettre l’irréparable.

Les destins de Mina et d’Esha se répondent dans ce roman qui ne ménage ni notre société ni la société indienne. L’écriture de Shumona Sinha est animée par la colère, une colère éloquente, aux images aussi suggestives que puissantes.

Mon avis :

Apatride de Shumona Sinha parle de deux destins de femmes (voire trois) qui se trouvent chacune d’un côté du monde, une à Paris et les deux autres en Inde. C’est l’histoire de femme mais aussi de pays et de civilisation ; en Inde on retrouve les problèmes avec le gouvernement et la manière dont sont traitées les femmes qualifiés de facile mais dans les faits amoureuses, et en France on retrouve la violence de la société mais aussi le supposé rejet de l’autre. Et si pour l’Inde je n’ai rien à redire car je ne connais que très peu la politique de ce pays, je n’en dirais pas autant de la France.
Je suis tout à fait d’accord avec l’autrice quand elle dénonce cette explosion de violence en France, cet irrespect total venant d’une grand part de la population, mais aussi ce problème de religion très communautariste avec l’Islam et l’indifférence des autres qui laissent faire au nom des droits de l’homme détournés ou par lâcheté et donnent du crédit à toutes les plaintes mêmes les plus absurdes.

« Les émeutes au nom de la religion sur le sol d’Europe bouleversaient Esha non seulement par leur violence, mais aussi parce qu’elle croyait avoir laissé derrière elle un sous-continent entier ravagé par les émeutes communautaristes, les trains incendiés, les corps jetés vifs dans les flammes, les foules hystériques manifestant avec les tridents et des sabres, des drapeaux et des bandanas couleur safran. A présent elle vivait dans le pays des élus, des éclairés et des nantis. Elle n’aurait pas pensé que se déclarer athée était encore un tabou ici, que la chute de la croyance avait laissé place à l’ignorance, laquelle n’était qu’une réaction passive et soumise, une désillusion, un désarroi, un vide. Elle n’aurait pas pensé qu’il existait dans ce pays qui croyaient qu’au-delà des nuages il y avait un barbu, deux, trois barbus, son fils, la mère et la pute, les mille deux cents vierges, toute une clique, et qu’ils allaient bientôt rétablir le pouvoir du plus grand, qu’ils allaient provoquer un bain de sang au nom de sa clémence et de sa magnanimité. »

Mais si j’ai apprécié cela sur la France, car c’est très juste, le côté politiquement correct du rejet de l’autre, de l’exclusion de l’autre ou le nom et la couleur de peau seraient un frein à la réussite, m’a plus qu’agacée ! Pourquoi ? Parce que c’est faux. Et ce que je déteste dans cette démarche outre le fait que ça joue sur des clichés médiatiques et les mensonges politiques et autres, c’est que ça met de côté la réalité qui n’est pas celle-là. En effet la galère et la pauvreté concernent tout le monde et pas que les étrangers, et personne n’a selon sa couleur de peau où ses origines un métier bien définit, et bien sûr pour l’autrice forcément venu d’ailleurs veut dire sous-métier… Bref ! De tels clichés m’ont énervé. Et ceci a fait que j’ai eu du mal avec ce livre où la plainte, la douleur, semble être leitmotive de ces pages, et d’ailleurs passé la page 138 j’ai survolé complètement le reste, sauf les dernières pages que j’ai lu correctement et qui n’ont fait que confirmer mon opinion plombée sur ce livre. J’avoue que je n’ai pas compris ce qu’elle faisait là cette fin et je n’arrive pas à lui donner sens. Faut croire que le malheur colle à la peau et doit rester coller.

Alors certes ce livre permet de voir le recul de la France (et de l’Europe) sur ces valeurs qui avaient fait de cette terre et de ce continent un lieu éclairé. Il permet de voir la lâcheté des hommes, d’avoir un aperçu très mince sur la femme en Inde, mais pour voir cela faut lire le reste, hélas… C’est-à-dire les clichés mais aussi l’histoire d’amour pas intéressante avec Julien. Bref, un cri de révolte quasiment raté.

Merci à Lecteurs.com (livre gagné suite à un jeu, voici mon texte :

Mon cher « Amant noir », mon frère,

Je suis toujours dans les îles, là-bas en Inde les « Premières neiges sur Pondichéry » tombent, et dans le jardin de « Ronce Rose » où je me trouve, un pianiste sans talent joue « La sonate à Bridgetower » d’un air mélancolique.
« Trois saisons d’orage » se sont écoulées sans toi, mon frère, bientôt la quatrième commencera. Sous peu « L’été des charognes », des touristes, cessera… Trois ans que je suis là sur cette île, à vivre sans vie, que j’ère « Par amour » pour toi sans but. T’enlever à moi c’était signer ma mort. Aujourd’hui pourtant, j’ai envie de voyager, mon âme. Retrouver la vie en bougeant... Certes, depuis que tu n’es plus, je n’arrive pas à résister à l’appel du départ, « Apatride » malgré une terre où l’on m’attend, je n’arrive plus à mener une vie sédentaire avec « Une activité respectable » même si j’essaye. Mais là je sens que c’est différent, mon frère. Il faut que je bouge, mon âme, pour m’échapper de toi, mon « Hadamar », ma camisole, ma prison.

Je sais qu’il est « Un peu tard dans la saison » pour cela, la saison des pluies arrive… Mais dans cette lettre que je t’envoie au vent et qui j’espère te parviendra, je veux te faire part de mon envie de « Retourner à la mer » malgré tout ; afin de m’échapper de toi, de ma mélancolie, et aussi échapper à « La vie automatique » qui m’attend si je rentre à Paris dans notre maison que l’on a nommée enfant « Winter is coming ». Je n’ai pas envie de vendre « Les parapluies d’Erik Sati » ! Tu comprends !?
En fait, mon frère, peut-être que je vais embrasser une vie de marin, sur un bateau que je nommerai « La téméraire ». J’embrasserai avec une vie d’océan et d’étendues vides.
Voilà mon frère, je pars. Cette dernière lettre pour te dire cela. Non ! N’essayes pas de me retenir dans les eaux sombres de ton souvenir. « Arrêtes avec tes mensonges » ! On ne revient pas du monde des morts !
C’est dit mon âme, je partirai bientôt sur le bateau que je vais construire. Je te laisse ici mon frère, « Ressentiments distingués » ta sœur. )

 

 

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27 juin 2017

"Quand sort la recluse" de Fred vargas

Quand sort la recluse de Fred Vargas

fred vargas

Résumé :

— Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
— Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
— Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
— Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
— Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?

Mon avis :

Je me demande toujours comment Fred Vargas arrive à écrire et faire tenir debout des histoires si étranges. Il n’y a qu’elle pour jouer avec les choses improbables, les différents sens d’un mot, une impression lointaine, pour écrire une enquête à l’aura mystérieuse à un rythme entraînant.

Après un retour en France suite à une affaire point facile à élucider pour l’équipe d’Adamsberg, ce dernier s’intéresse à des morts par piqûre d’araignée  violoniste. D’apparence banale et de « la faute à pas de chance », Adamsberg trouve néanmoins cela étrange, il va donc se mettre à enquêter - avec une partie de son équipe - en cachette de sa hiérarchie sur cette affaire qui le gratte, qui le picote et qu’il est sûr n’est pas normale.
De découvertes terribles, de rebondissement en rebondissement, d’échec en échec, Adamsberg va finir par résoudre cette affaire qui sort du commun et qui a mis en danger la cohésion de l’équipe.

Je ne vous cache pas que cette affaire est complètement capilotracté ; explication, déroulement, extraction de souvenir, tout paraît trop forcé et peu naturel, pourtant, malgré cela, ça marche, faut bien l’admettre. Malgré un petit coup de mou sur la fin pour ma part, le tout en effet fonctionne et emporte le lecteur très vite et très loin ; car voyez-vous ce n’est pas seulement une enquête qui accapare le livre mais diverses histoires (y compris de volatiles) et diverses personnalités. Diverses histoires et personnalités qui font changer le lecteur de préoccupation et d’atmosphère et permettent quelques digressions, quelques à-côté pour nous faire découvrir un peu plus cette équipe sans lasser le lecteur. Car bien plus que dans les autres livres, j’ai en effet cru voir que Fred Vargas avait passé plus de temps ici à nous faire découvrir toute l’équipe d’Adamsberg même s’il existe néanmoins quelques redites. D’ailleurs qu’il ait du changement dans les prochains livres paraît plus que probable, visiblement dans cette brigade la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Bref ! C’était une lecture agréable, originale, prenante, riche en rebondissement et cheminement tortueux malgré le côté peu naturel. Je recommande, Fred Vargas est vraiment une valeur sûre, elle prend le temps de bien ficeler ses livres.

 

Editions Flammarion.

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26 mai 2017

"Madeleine Pauliac, l'insoumise" de Philippe Maynial

Madeleine Pauliac, l'insoumise de Philippe Maynial

Source: Externe

Résumé :

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à « kidnapper » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

Mon avis :

Philippe Maynial raconte l’histoire de sa tante Madeleine Pauliac, qu’il n’a connu qu’à travers sa mère et ses recherches. Qui est Madeleine Pauliac ? Une femme médecin et militaire qui durant la seconde guerre mondiale œuvra dans la résistance et après 1945 œuvra à l’Est pour rapatrier les français avant qu’ils ne partent pour le grand inconnu en URSS, en plus de soulager dans le même temps les souffrances des populations autochtones. C’est sûr ces missions à l’Est où son neveu va s’attarder. Bonnes sœurs violées, ouverture des camps concentrationnaires, ces pages vont voir défiler la misère humaine en période de crise que Madeleine Pauliac a tenté d’adoucir.
Pour autant à côté de cette misère humaine, ces pages vont nous offrir aussi des leçons de courage, de culot, mais aussi une belle amitié entre ces membres volontaires de la Croix-Rouge française.

Mais j’avoue, si j’ai apprécié ce bouquin ce n’est pas tant pour l’amitié qu’il montre, ni pour l’altruisme de ces femmes, ou encore cette aventure dangereuse dans des pays dévastés où l’Armée Rouge se comporte comme le dernier des monstres. Non, si j’ai avant tout apprécié ce livre c’est parce qu’il raconte l’histoire de femmes libres et courageuses et qu’en faisant cela l’auteur a replacé la femme dans l’Histoire, avec un grand H. Il a montré qu’elles pouvaient être aussi fortes, douées, utiles, meilleures, que les hommes. Oui je vais jusqu'à là !
En outre, Philippe Maynial a en plus permis de sortir de l’oubli cette aventure de l’Escadron Bleu qui mériterait d’être bien plus connue, tout comme l’histoire des rapatriements. En effet, la seconde guerre mondiale ne s’arrête pas en Europe au 8 mai 1945, ses effets vont se faire sentir encore longtemps après la capitulation, notamment à travers les mouvements de population (retour de camp ou des exilés) et l’avantage de ce livre c’est qu’il permet d’avoir un aperçu sur cela et de la difficulté d’effectuer des rapatriements dans un contexte de Guerre froide. L’URSS est déjà maître de l’Europe de l’Est et les actions de la Croix-Rouge vont se heurter très vite au nouveau pouvoir, comme on va le voir avec l’Escadron Bleu notamment.
Alors certes le livre n’est pas aussi pointu qu’un ouvrage d’historien, mais il a se mérite d’élargir la problématique de la seconde guerre mondiale et de la recontextualiser, en plus de rendre à l’Histoire des personnages, des actions, oubliés ; et tout ça, oui tout ça, c’est merveilleux ! Personnellement il ne m'en faut pas plus.

En résumé, c’est une biographie, mais une biographie utile. Une vraie biographie utile qui instruit.

Merci à XO éditions.

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19 janvier 2017

"Henri IV, un roi français" de Max Gallo

Henri IV, un roi français de Max Gallo

Source: Externe

Résumé :

 Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Et il en est mort.

Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté originaire d’Angoulême, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec « cet hérétique paillard, parjure et renégat » dont la conversion n’était que façade.

 Dans un texte haletant, Max Gallo dresse le portrait d’Henri IV, ce béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume, fou de femmes, et qui n’aura de cesse de consolider l’État, d’administrer une saine justice et d’éviter que la France sombre dans la guerre civile.

 Pour les ligues catholiques, Henri IV sera, jusqu’au bout, un « voleur d’âmes ». Mais l'histoire retiendra de ce grand roi qu’il était celui de tous les français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

Mon avis:

Cette fois-ci c'est au tour du roi concorde Henri IV à qui Max Gallo dédie ce livre. Portait simple, sans fioriture, peut-être un peu plat, ce livre est une bonne approche à celui qui ne connaît pas ce roi car pour les autres rien de vraiment neuf.
Je dis "vraiment", car en ce qui concerne le portrait psychologique j'avoue que c'était assez nouveau pour moi vu que je n'envisage jamais entièrement un roi sous le jour psychologique. Bien que certaines choses soient assez évidentes comme par exemple les ravages psychologiques suite à la Saint Barthélemy qui conduiront la politique de ce roi à une tentative de paix, d'autres plus intimes m'effleuraient pas spécialement. D'ailleurs je ne sais pas trop quelle importance leur accorder.

Au delà-de tout cela je n'ai pas grand chose à dire sur ce bon roi Henri IV, on retrouve ici son amour des femmes, son humanité, sa politique. En revanche sur l'homme aux racines béarnaises là je serais plus bavarde. En effet, si le roi ne m'était pas inconnu, je suis plutôt contente de cette lecture car j'ai appris beaucoup sur son enfance. De son premier "baptême" un peu particulier à son enfance à la cour de France, en passant par l'éducation de sa mère intransigeante sur son éducation calviniste, je suis allée de découverte en découverte. Et ce que j'ai découvert m'a rendu ce roi très sympathique ; ce n'est pas l'enfance dorée, sans contact avec le peuple de son petit fils Louis XIV ! Non Henri IV venait presque du peuple ! En tout cas pour moi.

Mais l'auteur ne reste pas que autour de Henri IV, en effet aborder ce roi c'est forcément aborder la vie de son assassin Ravaillac. C'est ce que fait rapidement Max Gallo en nous faisant découvrir sa vie un peu incertaine (un jour à Angoulême un autre à Paris), mendiante, sans attache réelle et le portrait troublé d'un illuminé qui sera rejeté plus d'une fois par divers ordres religieux. Je précise que l'auteur n'ira pas plus loin que ce qui est admis, ici point de complot où Ravaillac serait un jouet. Là Ravaillac a agi seul au nom de Dieu et les raisons sont rappelées dans ces pages.

Dernier atout de ce livre, les photos de tableaux, de gravures, qui accompagnent ce livre en son milieu. Permettant de mettre un visage sur une personne ou de visualiser une scène et étant accompagner de petite légende, ces images complètent à merveille cet ouvrage.

En conclusion, c'était une lecture rapide, pas forcément palpitante (souvent avec Max Gallo) mais toujours très intéressante qui permet la découverte et le rafraîchissement de la mémoire. Bref, un bon livre pas abêtissant pour deux sous.

Merci à XO éditions.

 

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09 octobre 2016

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

"Chroniques de Renaud parues dans Charlie Hebdo (et celles qu'on a oubliées)" de Renaud

Source: Externe

Résumé :

"Ecrire et faire vivre les mots sur la feuille et son blanc manteau, ça vous rend libre comme l'oiseau, ça vous libère de tous les maux."
Je sais, j'me cite, j'me la pète un p'tit peu, mais quel bonheur de lire, relire et d'éditer ces chroniques parues dans Charlie Hebdo entre 92 et 95 et demi (je tiens au demi: patron, encore un d'mi!)
Des chroniques aujourd'hui indisponibles, épuisées, que je vous offre ici, agrémentées de quelques autres oubliées.
Quel bonheur de vous en faire cadeau (quoique 14, 90 euros, quand même, ça se trouve pas à tous les coins de ma ZUP, ni sous le sabot d'un cheval à bascule ou d'un quelconque étalon de manège au parc Montsouris, dans le quatorzième sud -- comment vivre ailleurs ?) !
Bonne lecture, mes aminches ! Découvrez, redécouvrez mes chroniques, ces écrits aléatoires et à travers mais rédigés d'une plume que j'espère toujours vivante, toujours debout, comme dit la chansonnette...

Renaud

Mon avis :

J’adore Renaud depuis que je suis gamine, et ce même si je ne suis absolument pas gauchiste. Y a en effet un côté sectaire et idiot généreux chez eux que je ne peux pas me pifer, et que j'ai donc forcément retrouvé dans ces pages. Que ça soit clair, je ne pense pas que leurs idéaux soient tous à jeter mais ils n’ont pas la raison et l’intelligence, qu’on peut trouver ailleurs – parfois mais souvent.

Bref, comme je le disais depuis gamine j’aime bien Renaud… sauf que je vous raconte n’importe quoi vu que depuis Boucan d’enfer, que je n’ai pas aimé, j’ai totalement décroché.

Recommençons.

Bon ! Parce que Renaud, parce que Charlie Hebdo, ce livre je ne pouvais passer à côté, même si j’avais une idée de ce que je trouverai dedans niveau politique et spectacle.

Ca y est j’y suis arrivée !

Ben oui, il suffit de connaître ses chansons pour avoir une idée de ce qu'il allait raconter dans ces billets destinés à Charlie.

Appelez-moi, Sherlock-Poirot-Adamsberg

Et je dois dire que malgré son défaut gauchiste, son parti-pris dans les chroniques (la dernière le montre, les nazillons gauchistes ça existent vraiment et ça a toujours existé), j’ai pris du plaisir à lire ces dernières.
Tout d’abord parce qu’elles sont un mélange de sérieux et de légèreté. Ensuite parce qu’elles racontent souvent rien du tout à part des choses personnelles et aussi régulièrement des choses sérieuses. Et enfin parce qu’elles ont une pointe d’humour derrière cette apparence simpliste vraiment sympathique.

Toutefois, j'ai beau avoir apprécié cette lecture, je ne vais pas parler plus des ces billets de Charlie Hebdo, car se sont des chroniques et passer dessus une par une, ça serait vraiment chiant pour vous comme pour moi, et ensuite parce que vous savez déjà ce qu'elles racontent vu que les chansons sont du mêmes auteurs. Néanmoins rien de tout cela doit vous empêcher d'ouvrir et de lire ce livre, car il y a là un côté naturel qu'il n'y a pas dans les chansons plus construites.


Merci à Lecteurs.com et aux éditions Helium.

14 juillet 2016

"Escroqueries légendaires et autres histoires de la délinquance astucieuse" de Eric Yung

Escroqueries légendaires et autres histoires de la délinquance astucieuse de Eric Yung

Source: Externe

Résumé :

Les Nobels de l'escroquerie

1918. Le très officiel « escroc légendaire » des États-Unis, Romulus Brinkley, se vante d’avoir mis au point la greffe de testicules de bouc pour les Américains en mal de virilité et, a-t-on dit, pour le bonheur des dames. Ainsi, durant seize ans, ce faux docteur, assisté de vrais chirurgiens, a effectué plus de 5 000 greffes. Une imposture qui a rapporté tellement d’argent qu’elle a fait de lui l’un des hommes les plus riches d’Amérique. Mais ce genre d’arnaque est légion. Ainsi, en 1925, Victor Lustig, un Austro-Hongrois, monnaye à un ferrailleur de la région parisienne la tour Eiffel en pièces détachées. Cette escroquerie peu banale traverse l’Atlantique pour arriver aux oreilles du parrain de la mafia de l’époque, le célèbre Al Capone, qui, du coup, fera de Victor Lustig… son conseiller financier ! De son côté, Léonarda Da Silva, une voyante très connue au Brésil, réussit à vendre à des acheteurs de rêve des appartements… au paradis.

La liste est longue et ce livre recèle tout un florilège d’astuces frauduleuses qui ont, en leur temps, défrayé la chronique publique et judiciaire. Éric Yung en a sélectionné parmi les plus insolites et les plus drôles. Savoureux !

Mon avis :

Escroqueries légendaires est un livre qui se lit avec plaisir. On va de découverte en surprise, de surprise en admiration.

Comme l’indique son titre et son résumé il parle des arnaques légendaires qui ont parfois rapporté gros aux Arsène Lupin audacieux, je ne vais donc pas m’étendre dessus. Toutefois je dois vous parler de ce sentiment d’admiration que j’ai parfois ressenti en lisant ces pages. En effet malgré leur forfait et ma personnalité honnête, je n’ai pas pu m’empêcher d’admirer ces génies de l’escroquerie qui pour mettre un peu de piment dans leur vie ou rajouter du beurre aux épinards, ont trouvé des trésors d’astuce, de mensonge, de magouille, d’idée, d’audace, sans en être en plus particulièrement inquiété par les créanciers ou la justice, certes pas à tous les coups mais même en cas de poursuite faut savoir que les créanciers peu glorieux de s’être fait avoir n’en feront pas un grand tapage et chercheront à cacher leur mauvaise histoire.

Dans ce monceau d’histoire il y a donc différentes histoires à différentes époques, mais même si toutes m’ont plu je dois avouer que certaines m’ont davantage satisfaites soit de par la personnalité des escrocs et leur génie, soit de par leur histoire et le culot des canailles. Et là, deux histoires se sont particulièrement démarquées celle de Monsieur Victor qui même en prison a quand même arnaqué Al Capone (visiblement tout allait bien dans sa vie, il ne voulait pas vivre vieux) et L’étonnante affaire Humbert qui est étonnante de par la grosseur des mensonges qui ont pourtant fonctionné et ont permis à cette famille de récolter plusieurs centaines de milliers de francs de l’époque même si au final ils ont fini ruiné ; et ce qui est plus incroyable dans cette histoire c’est que ça a touché des artistes célèbres, des hommes d’affaires ou encore la Banque de France ! Et en passant cette histoire n’est pas la seule à avoir touché des institutions étatiques.
En fait, ces arnaques à grande échelle sont celles qui d’une manière générale m’ont le plus plu car dans ces affaires on retrouve le culot, le sang-froid et le génie de personnes surdouées et sûres d’elles qui sont magnifiques même dans le crime (je vous jure que ce n’est pas une déclaration d’amour).  Surtout si on compare aux autres histoires à petite échelle qui sont justes de la magouille sans réel génie pour moi et sans trop d’ambition, là-dedans je pourrai citer Les passagers fantômes, La bande des cinq, etc.

Bon, là j’ai l’air de faire l'apologie de l'arnaque juste pour le plaisir de la lecture, mais je vous rassure je trouve cela pas bien et il ne faut pas faire ça, mais honnêtement pour certaines histoires j’ai eu autant de plaisir à les lire que l’auteur a eu à les écrire. Franchement même si ce n’est pas beau c’était superbe à lire car ça laisse admiratif, perso je ne pourrai pas en faire autant.

 

Je remercie les éditions Cherche Midi.

14 avril 2016

"Moi, Charlemagne, empereur chrétien" de Max Gallo

Moi, Charlemagne, empereur chrétien de Max Gallo

 charlemagne

Résumé :

« Dieu a voulu que je sois celui qui décide. J’étais l’empereur, romain et chrétien. »

Au moment de remettre son âme entre les mains du seigneur, Charlemagne n’éprouve ni peur, ni doute, ni anxiété. Tout au long de ses quarante-six années de règne, le roi des Francs, couronné empereur à Rome le 25 décembre 800, a été le fervent défenseur de la Sainte Église. Il a converti à la foi tous les peuples qu’il a vaincus.

C’est avec soin qu’il prépare sa comparution devant Dieu, confiant les principaux actes de sa vie à un jeune et talentueux lettré, Éginhard.

À travers ce dialogue, Max Gallo révèle l’extraordinaire caractère, fait d’autorité et d’intelligence délicate, de celui qui construira à la fois l’Empire chrétien et les fondements de l’Europe. Il dresse le portrait d’un conquérant implacable mais aussi d’un fin réformateur, amoureux des arts, des lettres et des femmes, qui deviendra, pour tous les français, une figure incontournable de leur histoire.

Un récit saisissant qui plonge aux racines mêmes de la civilisation chrétienne.

Mon avis:

Le ton employé dans ce livre diffère des livres biographiques que j’ai pu lire de cet auteur précédemment. En confiant à Charlemagne le rôle de raconter l’histoire, Max Gallo se pose pour une fois en véritable conteur de l’histoire. Donnant ainsi un côté intime que les autres livres n’avaient pas particulièrement, et qui a eu pour effet immédiat de me plonger directement dans la vie de cet homme quand bien même cette histoire ne me fut pas inconnue. En effet j’ai déjà lu un livre sur Charlemagne de feu Jean Favier, en plus d’avoir vu quelques émissions sur le net de cet empereur ; de ce fait je n’ai pas découvert grand-chose sur ce dernier. D’ailleurs je ne rejoins pas forcément l’auteur sur le point de vue de Carloman et j’ai trouvé qu’il manquait certains éclaircissements.

Cependant malgré cela j’ai quand même apprécié grandement ce livre, déjà pour l’écriture - comme je le disais pour le côté intime qui nous plonge dans le cœur de cet homme - mais aussi pour le personnage. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais déjà lors de ma lecture du Charlemagne de l'historien Jean Favier j’avais ressenti une grande sympathie pour l’homme, ben ce livre n’a fait que confirmer mon impression première.
Alors je ne doute pas que le portrait est plus que flatteur sous la plume de Max Gallo, mais toutefois j’ai retrouvé ce Charlemagne simple, aimable, droit, ferme, qui a une soif d’apprendre et de bien faire. Un Charlemagne qui me semble des plus agréables, quand bien même il fut roi guerrier.

Outre cela, j’ai aussi apprécié deux autres points dans ce livre, premièrement l’épilogue qui va montrer le germe de la naissance de quelques pays et la suite des Carolingiens, et deuxièmement cet amour de l’auteur pour l’histoire et son envie de la faire connaître et de la sauver, ce qui passe entre autre par le sauvetage de notre civilisation européenne.
Cette mise en garde – ici à la toute fin du livre-, les rappels du passé pour faire référence à l’époque actuelle, sont des idées qui reviennent souvent chez Max Gallo, par exemple dans La chute de l’Empire Romain c’était très présent, mais parce que j’aime l’histoire de France et du monde et parce que comme lui je regrette qu’au nom de la mondialisation et d’autres idées on la bafoue, j’apprécie de voir que derrière ses livres il y a cet idéal, même si ses portraits manquent d’objectivité.

En conclusion, c’était un livre fort sympathique à lire, qui ne manque pas d’émotion, mais parce que trop court pour une vie de Charlemagne je n’en fais pas un coup de cœur. Mais si vous voulez décanter le personnage c’est un bon début, allez-y.

 

Merci à XO éditions.

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21 juillet 2015

"Le siècle de Louis XIV" de Collectif sous la direction de Jean-Christian Petitfils

"Le siècle de Louis XIV" de Collectif sous la direction de Jean-Christian Petitfils

le siècle de louis 14

Résumé:

C'est Voltaire qui, en 1751, proposa publiquement l'expression de " Siècle de Louis XIV ", qui depuis lors s'est imposée pour qualifier la période sans doute la plus éclatante de l'histoire de France, de 1643 à 1715. Ce rayonnement n'alla certes pas sans ombres, et le bilan présenté ici ne dissimule pas, à côté des grandeurs du règne, les misères du temps. De plus, loin d'être immobile, ce grand siècle fut une période de maturation et de transformation de la société, sous tous ses aspects. Aussi cet ouvrage traite-t-il tout autant de la personne royale que du mode de gouvernement, de l'économie du royaume et de la religion que de la guerre, de l'entourage du roi que de la politique extérieure et des mouvements populaires, sans oublier les arts et les lettres. Pour dresser ce panorama, à l'occasion du tricentenaire de la mort du Roi-Soleil, Jean-Christian Petitfils, dont le Louis XIV, paru en 1995 et lauréat du Grand Prix de la biographie (histoire) de l'Académie française, fait autorité, s'est entouré d'une vingtaine d'historiens qui se sont distingués par leur connaissance de cette période : Jean Barbey, Lucien Bély, Yves-Marie Bercé, de l'Institut, Emmanuel Bury, Jean-Philippe Cénat, Jean-Marie Constant, Joël Cornette, Bernard Cottret, Mathieu Da Vinha, Sylvio De Franceschi, Jean-Paul Desprat, Françoise Hildesheimer, Jean-Claude Le Guillou, Alexandre Maral, Emmanuel Pénicaut, Jean-Pierre Poussou, Thierry Sarmant, Jean-François Solnon.

Mon avis :

Louis XIV laisse toujours l’impression d’être un roi très frivole. La démesure de Versailles, son cérémonial de cour, son image au centre de tout, son égocentrisme, son goût pour les fêtes, ne m’ont personnellement jamais laissé d’autre impression. De ce fait je ne le voyais du coup pas être un grand roi réformateur qui savait gouverner.

Et ben je me suis trompée sur toute la ligne. Ce livre m’a en effet vu réviser bon nombre de ces jugements erronés. Là où je ne voyais que comédie, frivolité, culte de la personnalité exagéré, il y avait en fait des manœuvres politiques, qui étaient tantôt une manière de garder un œil sur la noblesse (notamment à cause de la Fronde), et tantôt une manière de diviser pour mieux régner.

Cela c’est pour la première impression que j’avais, mais ce livre m’a en fait ouvert tout un tas de porte sur ce roi et son siècle que je ne connaissais pas. Véritable synthèse socio-politique ce livre m’a montré que Louis XIV fut quand même un grand roi. Très travailleur, organisant conseil sur conseil avec ces quelques ministres, c’est au final un roi qui a su réformer le pays en centralisant le pouvoir, pour pouvoir mieux l’unifier mais aussi pour mieux le protéger des abus et aussi pour mieux se protéger. On lui doit par exemple divers codes et divers changements que même les petites gens ont eu ressenti les bienfaits.  
Bien sûr à côté de cela c’est un roi qui a eu ses erreurs. La révocation de l’édit de Nantes ou ses incessantes guerres qui ont rendu exsangues les finances et le peuple sont là pour nous le rappeler. Mais malgré les faux pas on ne peut enlever le fait que c’était un grand roi qui a su emmener une certaine stabilité à la France.

Tout ce que je viens d’écrire concerne bien sûr Louis XIV, mais au fil de ces pages on se rend très vite compte aussi que c’est un siècle qui a eu ses grands génies politiques comme Colbert, Le Tellier, Louvois, etc. qui ont su faire de la France une puissance guerrière et maritime, mais aussi une puissance économique. Du coup au final tout cela me fait penser que sans eux Louis XIV n’aurait peut-être pas été le Louis XIV que l’on connaît.

Là je vous parle d'un Louis XIV public et politique, mais sachez que ce livre nous le montre aussi sous un jour plus intime, qui va au-delà des histoires d'alcove. De ce fait considérez que c'est un bon livre qui synthétise Louis XIV. Du public au privé, ce livre nous raconte en profondeur ce roi.

Un petit mot avant de finir, il faut savoir que dans l’ensemble ce documentaire se lit bien, cela étant j’avoue que certains chapitres étaient durs à suivre, soit parce que il y’ avait un trop grand nombre de fonction et de nom, ou soit parce que ça parlait de chose un peu abstraite pour moi comme le jansénisme. Donc un conseil, si vous tentez ce livre prenez le temps de le lire et même de relire des passages.

En conclusion, malgré quelques difficultés de compréhension, c’est un livre que je conseille pour cette synthèse du grand siècle mais aussi pour enlever les fausses images que l’on peut avoir de ce roi.

Merci aux éditions Perrin et Babelio.

 

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24 juin 2015

"Les évaporés" de Thomas B. Reverdy

"Les évaporés" de Thomas B. Reverdy

Source: Externe

Résumé :

Les évaporés Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé. Personne ne cherche à le retrouver, pas de crime pour la police, honte et silence du côté de la famille. Sans un mot, Kase un soir a disparu. Comment peut-on s'évaporer si facilement sans laisser de trace ? Et pour quelles raisons ? C'est ce que cherche à comprendre Richard B., venu au Japon afin d'aider Yukiko à retrouver son père. Pour cette femme qu'il aime encore, il mène l'enquête dans les quartiers pauvres de Sanya à Tokyo. Ce roman profondément poétique allie découverte du Japon, encore bouleversé par la catastrophe de Fukushima, et réflexion sur notre désir, parfois, de prendre la fuite. « C'est un roman au charme mystérieux, un roman entre chien et loup, rêve et réalité, où la poésie malgré tout finit par l'emporter. » Michel Abescat - Télérama

Mon avis :

Avec Les évaporés, Thomas B. Reverdy signe un livre d’une grande actualité qui va nous emmener à porter un autre regard sur cet archipel.

En ouvrant ce livre je m'attendais à une espèce d'enquête policière, mais à ma grande surprise il n'en a rien était. Car bien plus qu'une simple enquête, ce roman se révèle être avant tout un portrait du Japon d'aujourd'hui, mais un portrait nouveau, un portrait à découvrir.
Loin des images hautes en couleur que l'on imagine, ici nous allons apercevoir un Japon inexploré, un Japon secret, avec son côté sombre et sa misère, avec ses meurtres et ses disparitions, avec ses décombres et sa fatalité.
Comme vous l'avez deviné, loin du Japon imaginaire, mais tout en gardant quand même un certain exotisme, ce livre se trouve être un portrait humain extrêmement surprenant, où la vie incertaine des personnages se suit avec intérêt.

Cependant tout cela ne fait pas tout.

En effet si ce livre se lit si bien c'est parce qu'il a aussi à côté toute une ambiance pudique, brumeuse, incertaine, qui nous enveloppe et dans laquelle on se meut agréablement car elle rajoute du mystère au mystère.
Dit comme ça, tout cela sonne comme une fatalité et pas très joyeusement, et c'est vrai. Ici on subit et on fait avec, on se questionne, on reste silencieux…, d'une manière générale le récit flirte souvent avec le chaos, pourtant c'est un côté du livre que j'ai adoré car ça collait parfaitement avec ce que l'auteur nous faisait découvrir de ce Japon contemporain où tout est incertain, où l'avenir paraît bien sombre. 
Bon, il y a bien quelques petites légèretés à côté de cela qui allègent ce roman, mais même celles-là au final sont un peu amers et/ou tristes.

En fait, je dirais que c'est un roman tout japonais, où tout se passe et où tout continuera cahin-caha parce que la vie est ainsi.

En conclusion, j’ai trouvé que c’était un livre très intéressant à lire car il montre comme je l’ai dit une autre face du Japon, par conséquent- et même si elle ne restera pas la lecture de votre vie - je la conseille.

Merci aux éditions J'ai lu.

Posté par Florell à 11:10 - Contemporain - Commentaires [0] - Permalien [#]
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