Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

10 février 2017

"Harry Potter et l'enfant maudit" de collectif

Harry Potter et l'enfant maudit de JK Rowling, John Tiffany, Jack Thorne

harry potter tome 8

Résumé :

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

J’ai lu ce livre grâce à lecteurs.com et je les remercie d’avance car sans eux je ne l’aurai jamais lu. En effet, pour moi la saga et l’histoire d’Harry Potter étant finies depuis longtemps, ce livre est à mes yeux juste fait pour les très très gros fans dont je ne fais pas partie, du coup je ne voyais pas l’intérêt de le lire. Toutefois malgré cet apriori j’admets que j’ai plutôt bien apprécié cette lecture où les ennemis se rapprochent, où le nom dérange et le passé aussi, et ceci malgré deux trois choses dérangeantes.

Dans l’ensemble, ce livre qui tourne autour des fils d’Harry Potter et de Drago Malfoy et de leurs péripéties, n’est pas trop mal. En fait, j’ai même plutôt bien aimé l’histoire qui s’est avérée en fin de compte intéressante, qui s’est bien lue et qui n’est pas trop bancale (au début tout du moins), tout comme j’ai aussi apprécié retrouver les anciens personnages et découvrir les nouveaux - ce que je n’étais pas sûre d’aimer avant d’entamer la lecture, parce que pour moi la saga d’Harry Potter ne peut pas inclure d’autres personnages que ceux qui sont déjà connus. Mais bon finalement ça l’a fait.
Pour continuer sur le positif et les personnages, je dois dire que j’ai aussi apprécié le travail dont ces derniers ont fait l’objet. Quelques-uns se sont plains du manque de profondeur, mais en ce qui me concerne, j’ai trouvé que les dialogues et les didascalies donnaient assez de consistance aux perso pour un minimum d’immersion. J’avoue que j’avais un peu peur que la pièce de théâtre ne rende pas bien la personnalité des individus, mais en fin de compte j’ai bien eu peur pour rien car avec les dialogues j’y ai trouvé mon compte. Grâce à cela on a même de très beaux passages qui montrent les fusions et les désaccords entre les personnages et donnent ainsi de très beaux moments.
D’ailleurs puisqu’on parle de l’immersion, j’en profite vite fait pour dire que le décor de la pièce de théâtre n’est pas nécessaire pour s’immerger dans l’ambiance et l’histoire, en effet ces derniers sont assez connus et au pire notre imagination, souvent bien assez fertile, fait le boulot pour construire le décor inconnu.  

Bon, tout ça, c’est pour le côté positif, passons au négatif. Et là c’est un gros négatif. Mais pour faire durer le plaisir on va commencer par un petit négatif qui est... la réaction de Ron et Hermione dans le passage face aux détracteurs. Pourquoi à ce moment Ron et Hermione ne transplanent pas ?! Faut probablement être con pour avoir bloqué là-dessus, mais je l’ai fait. (Y’en fallait une.) Bon après ce n'est pas grave et ce n'est d'ailleurs pas cantonné qu'à la pièce de théâtre, la saga a elle aussi des choses étranges, mais voilà devant le danger je n'ai pas compris.

Bref ! Ca c’était un petit rien, car le négatif, le vrai, arrive maintenant !
Sans vouloir être méchante avec le livre, est-ce que quelqu’un est arrivé à croire plausible dans ce monde imaginaire ce que Voldemort a fait avec B. ? Parce que moi non. Non. Non. Et re-non ! Car rien, absolument rien dans toute la saga laisse présager que Voldemort, alias pour le coup Val-de-Marne (au point où on en est !) pouvez faire ce qu’il faut pour… pour… voilà. Rien, absolument rien, laisse présager que Voldemort peut avoir des sentiments et l’idée de plus avec ou sans les sentiments, tout comme rien ne laisse présager que Voldemort a l’idée de fonder une dynastie, parce que ça serait un peu le principe dans sa position.
Je ne veux pas être méchante, je ne veux pas dire que ce livre a été fait pour le commerce mais quand j’ai vu ça je n’ai pas pu m’empêcher de le penser. En effet, il y avait cent-cinquante-mille manières de prolonger l’histoire avec Voldemort et ils ont choisi le scénario le plus bancal. Normal...

Dommage.

Autres petits problèmes, le temps qui passe vite au début et les passages qui sont différents des livres originaux. Tout cela n'était pas non plus forcément une bonne idée, mais ma foi on s'y fait.

En conclusion, j’ai apprécié d’une manière générale cette lecture qui m’a vraiment embarquée dans son récit malgré que ça soit une pièce de théâtre et malgré le gros point négatif. Les dialogues, le scénario et l’imagination font qu’on s’embarque très vite dans l’histoire ; et j’ai d’ailleurs tellement bien apprécié cette lecture que je suis persuadée aujourd’hui que sur scène ça doit être nul, on ne pas faire des effets spéciaux comme dans les films ni faire un décor grandiose. Cela étant à cause de ce point négatif qui me paraît absurde je suis un peu déçue par cette lecture. J’aurai vraiment aimé une autre approche. Mais bon, ca se lit très bien quand même.


18 août 2016

Suivons les pas des amants désunis

Romanesque de Tonino  Benacquista

Source: Externe

Résumé :

Un couple de Français en cavale à travers les États-Unis se rend dans un théâtre, au risque de se faire arrêter, pour y voir jouer un classique : Les mariés malgré eux. La pièce raconte comment, au Moyen Âge, un braconnier et une glaneuse éperdument amoureux refusent de se soumettre aux lois de la communauté.
Malgré les mille ans qui les séparent, les amants, sur scène comme dans la réalité, finissent par se confondre. Ils devront affronter tous les périls, traverser les continents et les siècles pour vivre enfin leur passion au grand jour.
Tonino Benacquista livre ici un roman d’aventures haletant et drôle qui interroge la manière dont se transmettent les légendes : l’essence même du romanesque.

Mon avis :

Romanesque : le titre sied à merveille au contenu de ce livre. Ce livre mes amis, quel livre ! Quelle aventure ! Quelle inventivité ! Quelle lecture ! Sans pour autant être un coup de cœur – mais pas loin –, ce livre m’a enchantée par son histoire hors du commun et ô combien riche en trouvailles, évènements, surprises, et j’en passe.

Nous suivons l’histoire de deux amants qui dérangent par leur façon de vivre et de penser leur amour, punis sur terre comme au ciel et enfin aux enfers, ils devront traverser plusieurs épreuves qui calmeront la colère de dieu et le désarroi du diable devant son échec à les séparer.
Mais les épreuves stressantes et terribles de nos amants, qui traversent le temps et les continents avec ruse et force, n’est pas le seul point positif de ce livre. En effet, ce dernier m’a énormément plu par son côté légendaire. J’ai aimé voir comment l’imaginaire de l’auteur a pu concevoir la transcription des légendes qui peuplent notre terre. J’y ai trouvé un côté enfantin et très nouveau. Car on n’imagine pas les légendes s’écrire ainsi avec un parcours aussi fou.

Outre ceci, et dans cette chance que nos amants ont eu à parcourir le temps, j’ai aussi goûté cette petite critique de l’incertitude historique que l'auteur glisse par-ci par-là. Cette avance que les amants avaient sur elle et qui leur permettait de critiquer certaines choses était en effet sympathique à suivre pour l'étudiante en histoire et histoire d'art que je suis. Car cela montre qu'on ne peut pas tout savoir et que parfois l'Histoire comme les légendes s'écrivent avec des lambeaux d'histoire et de l'imagination, ce qui ne les rend pas forcément très fiables. Et ceci c'est un sentiment que je ressens souvent dans mes études, du coup comme ça me parlait, ben forcément j'ai apprécié.

Enfin, pour finir, je dois dire que l’élégance du livre vient aussi de nos deux amoureux. Alors certes, c’est un peu beaucoup niais une histoire d’amour, mais malgré cela j’ai trouvé du charme dans cette histoire. Nos deux tourtereaux qui s’aiment mal pour l’opinion et envers et contre tout sans pour autant être écœurant d’amour, sont attachants par cette envie de vivre simplement ensemble et la persévérance qu'ils y mettent.
De plus, d’un point de vue du caractère je les ai trouvé surprenants ; ils sont débrouillards, ne se démontent pas face à l’hostilité des vents ou des hommes, et surtout, ils savent ce qu’ils veulent. L’auteur ne remplit pas des pages en les faisant jouer la girouette, là ça reste un but, une idée et pas autre chose, et je dois dire qu’en plus des épreuves incroyables qu’ils traversent, ce but à atteindre qui ne varie pas d’un point et ce qui fait que j'ai été happée par le récit. Car je n'avais qu'une question en tête de toute ma lecture.

Malgré cet avis un peu dithyrambique, je le rappelle ce livre n’est pas un coup de cœur parce que certains passages à l’époque contemporaine ne m’ont pas emballée autant que ça, mais malgré tout, cette histoire d’amour servie à la fois par une plume commune, délicate et poétique, et qui nous propose de suivre des personnages hors du commun dans des épreuves hallucinantes, est une perle. C’est un livre de cette rentrée littéraire à ne pas rater. C’est du roman, de la nouveauté comme on aime. C’est Romanesque !

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard.

 

Extraits :

"Vexés par l'insubordination des amants, les fâcheux s'en sont allés, mais déjà une ombre morbide et souveraine plane sur la scène. L'insolence s'efface par pudeur, l'heure n'est plus à la farce : on se meurt."

"Temps,
Toi qui m'oppresses depuis mon premier jour, toi qui me rappelles à chaque instant que tu m'octroies combien je suis mortel. Sache que dorénavant je serai lent quand tu voudras me hâter, et je perdrai plus mes heures à t'attendre quand je voudrai me hâter. J'ai depuis ce jour bien plus de temps que tu n'en auras jamais. J'ai depuis ce jour bien plus de temps que tu n'en auras jamais."

05 mai 2015

Dernières découvertes livresques

 

Coucou les gens !

Voiciun nouveau billet sur les livres qui me font envie, qu'ils soient sortis ou pas :)

 

Check-point de Jean-Christophe Ruffin

Source: Externe

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.
À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes?

 

Joséphine : désir & ambition de Kate Williams

Source: Externe

« Dans Notre-Dame, Napoléon reçoit sa couronne des mains du pape. Il la pose sur sa tête puis attend que Joséphine avance dans sa direction. Elle s'agenouille devant lui et joint les mains, comme si elle le priait. Napoléon s'approche d'elle et pose doucement l'onéreux diadème sur sa tête. Joséphine – Créole pauvre, veuve, demi-mondaine et concubine – est maintenant l'impératrice de France. Elle a gagné. En tout cas, c'est ce qu'elle pense. »
La passion qui unit Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte traversera les conquêtes amoureuses de l'une puis de l'autre, les batailles dans toute l'Europe, le coup d'État et l'Empire. Pour préserver son couple, Joséphine est prête à tout...
Une biographie au souffle romanesque puissant, qui dévoile une Joséphine envoûtante et ambitieuse, mais aussi attachante et follement amoureuse.

Eloge du Blasphème de Caroline Fourest

Source: Externe

« Menacés par les fanatiques, censurés par les lâches, les esprits libres de tous les continents n’en finissent plus de se battre, sur tous les fronts, pour maintenir un monde éclairé. La lumière qui les guide s’appelle le droit au blasphème. »
Caroline Fourest
Après l’immense émotion qui a suivi l’attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix qui, au nom de la « responsabilité », de la peur d’ « offenser » ou du soupçon d’ « islamophobie », n’ont pas voulu « être Charlie ».
Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d’expression et alerte sur les dangers d’une mondialisation de l’intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.

L'arche avant Noé de Irving Finkel

Source: Externe

Tout le monde connaît l’histoire de l’Arche de Noé et du Déluge telle qu’elle est racontée dans la Genèse. Depuis les années 1870, on sait qu’une autre histoire, similaire mais beaucoup plus ancienne, existait déjà depuis des siècles dans l’antique Babylone. Mais celle-ci demeurait nimbée de mystère. Conservateur au British Museum et spécialiste international de la Mésopotamie ancienne, Irving Finkel s’est retrouvé plongé dans une enquête policière inédite lorsqu’un visiteur lui a apporté au musée la mystérieuse tablette qu’il avait héritée de son père.
Cette dernière ne présente pas seulement une nouvelle version du récit diluvien babylonien : l’auteur antique y décrit aussi la taille et la forme d’une Arche tout à fait inattendue, et livre les caractéristiques détaillées de sa construction.
On découvrira ainsi le lieu où les Babyloniens croyaient que l’Arche avait accosté ainsi qu’une nouvelle explication de l’introduction de cette histoire dans le texte de la Bible.
L'Arche avant Noé, Les véritables origines de l'histoire du Déluge nous entraîne dans une authentique exploration, du monde fascinant des écritures antiques.

1000 soleils splendides de Kaled Hosseini

Source: Externe

À Kaboul, Mariam endure un mariage contraint avec un homme violent. L'arrivée de la jeune Laila sous son toit est une épreuve de plus. Mais, entre ces femmes que tout oppose, la rivalité va bientôt faire place à une indéfectible amitié... Et à l'espoir d'une autre vie. Par l'auteur des Cerfs-Volants de Kaboul, un chant d'amour poignant pour l'Afghanistan, déchirée par la barbarie.

Les médicis de Henri Pigaillem

les médicis

Histoire de la famille des Médicis, la famille la plus puissante d'Italie de la Renaissance. Elle s'est illustrée à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux.

La vie quotidienne au Moyen-âge de Jean Verdon

Source: Externe

Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen Age, depuis les invasions barbares jusqu'à la Renaissance. Pour raconter, avec son talent coutumier, le quotidien du peuple comme des grands, Jean Verdon embrasse tous les thèmes.
L'on découvre ainsi que l'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent l'existence d'un art érotique. Les quantités de nourriture et de vin ingérées impressionneraient nos contemporains fervents de diététique, mais des conditions de vie plus dures que de nos jours entraînent une dépense énergétique plus importante. A ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent XLIOX8210; les paysans, qui constituent l'essentiel de la population XLIOX8210; s'ajoute, avec le développement des villes, le monde des artisans et des marchands. Sur eux tous la religion exerce une forte emprise, elle structure la société. Malgré les « malheurs du temps », les hommes savent s'amuser, profiter des instants de loisirs plus fréquents qu'on l'imagine parfois. Ils se déplacent beaucoup, parfois longtemps, des mois, voire des années. L'homme n'est qu'un pèlerin sur cette terre, et bien mourir est fondamental.
Un panorama sans équivalent, riche et fascinant.

La caricature... et si c'était sérieux : Décriptage de la violence satyrique de Collectif

Source: Externe

Mourir pour des dessins ? Ce danger semblait, jusqu'au 7 janvier 2015, réservé aux dictatures. La France a certes connu la répression des images : lorsqu’en 1830 Honoré Daumier affronte la prison pour son irrévérence envers la monarchie, Charles Philipon le défend en croquant le roi Louis-Philippe aux bajoues déformées en poire grotesque… Avec la renaissance de Charlie Hebdo, en une couverture plébiscitée par les Français, vilipendée dans certains pays musulmans et censurée aux États-Unis, une étape a été franchie : la caricature est réaffirmée comme bastion avancé de la liberté d’expression.Encore faut-il comprendre quelles transgressions sont permises en démocratie, quelles autres ne le sont pas, et pourquoi. Cet ouvrage illustré, rédigé par des spécialistes reconnus, offre à tous des clés pour décrypter la caricature. Quelle est sa place dans la République ? Quel a été son rapport avec les pouvoirs et les religions ? Pourquoi un tel raidissement actuel sur le fait religieux ? Comment distinguer l’intention humoristique de la propagande haineuse, voire raciste ?
Puisque décrypter le dessin de presse est devenu une question de vie ou de mort, il est grand temps de nous y atteler.

 

Voilà les livres que j'ai découvert récemment sur des blogs, dans des catalogues... et qui me font envie.
Il y en qui vous tente ?

18 mars 2015

"Les brillants : tome 1" de Marcus Sayek

"Les brillants : tome 1" de Marcus Sayek

les brillants roman

Résumé :

Dans le Wyoming, une petite fille perçoit en un clin d’œil les secrets les plus sombres de tout un chacun. À New York, un homme décrypte les fluctuations des marchés financiers et engrange 300 milliards de rofit en une semaine. À Chicago, une femme maîtrise le don d’invisibilité en sachant d’instinct se placer là où personne ne regarde. On les appelle les «Brillants», et depuis les années 1980 1 % de la population naît avec ces capacités aussi exceptionnelles qu’inexplicables. Nick Cooper est l’un d’eux : agent fédéral, il a un don hors du commun pour traquer les terroristes. Sa nouvelle cible est l’homme le plus dangereux d’Amérique, un Brillant qui fait couler le sang et tente de provoquer une guerre civile entre surdoués et normaux. Mais pour l’arrêter, Cooper va devoir remettre en cause tout ce en quoi il croit, quitte à trahir les siens.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée si cet avis va se révéler assez court. Je n’ai en effet pas fini ce livre, je n’en ai lu qu'un peu plus de la moitié ; cela dit je n’ai pas arrêté parce qu’il ne me plaisait pas - même si je note tout de même une certaine lenteur dans le récit  -, mais parce que je suis tombée un peu malade, et que tout de suite derrière une de mes chattes d’amour a vécu un calvaire avant de s’éteindre samedi dernier. (Du coup pour cette dernière raison surtout je ne suis pas allée jusqu’au bout.)

Cependant pour le peu que j’ai lu, je dois dire que j’ai plutôt bien aimé ce que j’ai découvert : la trame, le personnage de Cooper, la description de la société… ce livre possède indéniablement d'innombrables atouts pour plaire et faire réfléchir.

D'ailleurs sur "la description de la société" il est assez étonnant de voir comment ce livre reflète assez bien nos sociétés, sa marche et ses travers, même si je mets toutefois en garde sur le fait que ça ne la reproduit pas fidèlement. En effet la réalité est largement plus nuancée et complexe, dans le livre c’est assez simplifié même s’il ressort que les torts viennent des deux côtés, enfin dans ce que j’ai lu.

En résumé la moitié (et même plus) que j’ai lu avait l’air plutôt pas mal (surtout que pour ma part c'était un style assez nouveau pour moi), mais en attendant que le temps passe un peu, je le mets de côté car ce n’est pas un abandon définitif. Et pour me faire pardonner de ne pas donner un avis plus complet, je vous fais partager quelques deux petites choses qui ne sont pas mal dans le font :

« A Rome, ils regardaient des esclaves se battre avec des lions. Le divertissement est un sport sanguinaire [...] »

« - Mes équipes s’occupaient des criminels. Des terroristes. Des anormaux qui s’en étaient pris à quelqu’un, ou qui étaient sur le point de le faire. 

- Je suis sûre que c’est exactement ce qu’on a dit à ces hommes. Que Lee et sa famille étaient des terroristes. Tout comme la Gestapo croyait que les gens qu’ils arrêtaient complotaient contre l’état.

- Allons. Tu peux tuer n’importe quel débat avec des arguments comme la Gestapo ou les nazis. Le DAR ce n’est pas la même chose.

- On dirait que pour toi, ils vont dans la bonne direction ?

- D’accord. D’abord, je n’appartiens plus au département, tu te souviens ? Ensuite, peut-être que ça ne serait pas arrivé si vous arrêtiez de faire exploser des buildings et d’assassiner des gens. Je déteste ce que je viens de voir. Ça me rend physiquement malade. Mais tu ne peux pas balancer une bombe et ensuite venir te plaindre que les gens ne t’aiment pas beaucoup. Ces  hommes pensaient arrêter venir arrêter les responsables d’une explosion qui a tué plus de 1000 personnes. »

En passant merci aux éditions Gallimard dont je découvre cette collection (mieux vaut tard que jamais) et Babelio pour ce partenariat. Et désolée encore auprès de vous.

Posté par Florell à 11:59 - Livre policier, thriller - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 janvier 2013

Un très grand amour ou la vie d'un prédateur

"Un très grand amour" de Franz-Olivier Giesbert

un très grand amour

Résumé :

«Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde : "Qu'est-ce que c'est bête, un homme. - Je ne comprends pas. - C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme." Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même". C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi.»

Mon avis :

Ce livre est une horreur ! Pas tant au niveau de l’écriture, malgré l’étalage de citation, mais plutôt au niveau de l’histoire et des personnages.

Tout d’abord niveau histoire c’est ; mièvre, cul-cul, dégueulasse - et au sens littéral -, stupide et dégoulinant d’un sentimentalisme absolument répugnant. Très sincèrement que ça soit le nombrilisme du personnage principal, ou les petites manies des amoureux ( le coup du peigne et de la chemise était à mourir de rire ), l’histoire bascule très vite dans la comédie mielleuse et c'est horrible à lire ! Honnêtement, si un jour je dois devenir amoureuse et si je deviens comme ça, abattez-moi sur le champ !

Ensuite niveau personnage on n’a pas mieux, la palme du plus détestable et du ridicule revenant quand même et sans conteste au personnage principal Antoine ; pour son histoire d’impuissance qui peut suivre son opération. Très franchement pour moi, un mec qui ne pense qu’à tremper sa kékette afin de pouvoir ressentir encore du plaisir et qui en plus pense être malheureux sans, excusez-moi mais il a un sérieux problème.
Outre cela, faut savoir qu'il est lourd avec son envie « d’amour » je ne vous raconte pas ! Sérieusement il est a claqué avec ça, je vous jure ; et encore plus quand il revient gratter l’amitié auprès des filles qu’il a lâchées. Surtout qu’il est attiré régulièrement que par des jeunettes ce qui est sacrément répugnant.
Mais ce n'est pas tout, car répugnant il peut l'être en pire encore ! Puisqu'il a une fâcheuse tendance à jouer les martyres et à essayer d’embobiner les gens avec ses malheurs...

Je ne sais pas vous, mais à son âge agir ainsi c’est juste de l’indécence. Pour moi ce type qui se dit n’appartenir à rien ni personne, n’est finalement qu’un gros menteur qui se fout de la gueule des gens. En fait pour moi cet Antoine n’a aucun honneur et aucune valeur.
Enfin ce n’est que mon point de vu… Mais quoi qu'il en soit il a tout du personnage nombriliste, obsédé et antipathique, et si un jour ce mec tombe amoureux de vous, un conseil mesdames, partez en courant.

Bref !

En résumé je ne conseille pas ce livre, il est hyper décevant et niais. Bon il est vrai que je ne suis pas spécialement fan des histoires d’amour, mais d'après ce que j'ai pu voir sur le net il en a déçu plus d'un. Pour ma part je n’ai finalement qu’un regret, c’est de l’avoir acheté.

Posté par Florell à 09:48 - Romance - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

14 décembre 2011

Je ne m'attendais pas à ça

"La cloche de détresse" de Sylvia Plath

la cloche de détresse

Résumé :

La narratrice, Esther Greenwood, dix-neuf ans, est l'une des lauréates d'un concours de poésie organisé par un magazine de mode. À ce titre, elle va passer, avec les autres lauréates, une partie de l'été à New York, au moment de l'exécution du couple Rosenberg (fait réel parallèle : Sylvia Plath a été lauréate d'un tel concours, pour le magazine américain Mademoiselle, cette même année, en 1953). Esther se lie d'amitié avec Doreen, une fille délurée et, même si elle la méprise d'un certain point de vue, elle tente de lui ressembler en toutes choses, essayant notamment de perdre sa virginité à chaque fois qu'elle en a l'occasion, ces tentatives devenant pour elle une véritable obsession malsaine. De réceptions en soirées futiles, elle mène un genre de vie mondaine auquel elle n'est pas habituée.

Mon avis :

Le résumé étant choc et sonnant réaliste, sans compter qu'à une époque ça aurait pu être un point qui me touchait personnellement si j'avais été née dans les années 50 (merci doc de m'avoir prévenu), cette lecture me tentée énormément, mais finalement ça n'a pas été le coup coeur attendu, même si dans l'ensemble elle ne m'a pas déçue.

On ne peut pas dire que j'ai été entièrement déçue par ce livre, mais vu que je m'étais fait une idée du livre un peu carcérale et pénible, -comme ça a souvent été le cas dans cette branche de la "médecine" -, j'ai finalement été déçue de ne pas y trouver cela. Pas que je sois un brin sadique, mais j'aime bien quand ça sonne vrai, et là je m'attendais vraiment à la réalité des années 50, qu'hélas je n'ai pas vraiment trouvé. Mais bon je n'oublie pas que Esther a eu la chance de tomber sur une dame qui l'aide, et qui débourse pas mal d'argent pour que cette jeune fille ait un peu plus d'humanité dans on malheur, et que sans ça elle aurait fini dans un endroit bien pire, un endroit comme je l'imaginais.

Autre point un peu décevant, l'écriture. Elle ne m'a pas enchantée des masses, je dois dire. J'ai trouvé ça parfois un peu brouillon et décousu, et j'avoue que j'ai eu du mal à suivre sur certains passages.

Sinon en ce qui concerne l'histoire j'ai beaucoup plus accroché à la moitié du livre, quand Esther commence sa véritable et lente descente au enfer. Sa vie à New-York, bien que utile pour comprendre sa glissade, car elle y expose ses peurs, ses doutes..., ne m'a pas beaucoup plu et j'ai parfois trouvé certaines scènes sans grand intérêts. Cela dit le côté "mal dans sa peau" est plutôt bien rendu, mais comme l'auteure elle même devait se trouver dans cet état là, ça n'a finalement rien d'étonnant.

Avant de finir, un point particulièrement agaçant de mon livre, c'est le gros défaut d'impression de l'édition. C'est vraiment vraiment très mal imprimé, au point que parfois je voyais à peine les phrases ! La misère pour lire. Un autre point encore, mais positif cette fois-ci, ce livre m'a rappelé la charmante règle oubliée des verbes pronominaux qui se conjuguent avec l'auxillaire être, ce livre en manque tellement pas que j'ai fini par me demander pourquoi il n'y avait pas d'accord là où j'en aurais mis, et j'ai trouvé. Y'a pas à dire la langue française est trèèèèèèèèèèès compliquée.

En résumé c'est un livre plutôt agréable à lire, même si pour moi il ne reflète pas vraiment le milieu psychiatrique des années 50, il représente quand même assez bien la société de cette époque. En tout cas je ne regrette pas d'avoir lu l'ultime et unique roman de cette auteure avant son suicide.

Posté par Florell à 12:19 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

06 août 2010

"La Petite Bijou" de Patrick Modiano

"La Petite Bijou" de Patrick Modiano

la_petite_bijou

Quatrième couverture :

"Quand j'avais sept ans, on m'appelait la Petite Bijou." Il a souri. Il trouvait certainement cela charmant et tendre pour une petite fille. Lui aussi, j'en étais sûre, sa maman lui avait donné un surnom qu'elle lui murmurait à l'oreille, le soir, avant de l'embrasser. Patoche. Pinky. Poulou. "Ce n'est pas ce que vous croyez, lui ai-je dit. Moi, c'était mon nom d'artiste." »

Mon avis :

C'est toujours septique que je lis les livres de cet auteur, car soit ils me plaisent et je les lis jusqu'au bout, soit ils me gonflent et là souvent je les laisse tomber, comme pour Un pedigree, encore que Remise de peine je l'ai fini.
En ce qui concerne ce livre, La Petite Bijou, c'est pour moi comme le roman Une jeunesse, l'écriture et l'histoire sont simples, il ne se passe pas grand chose non plus, ça traîne un peu par moment d'ailleurs, mais pourtant on va jusqu'au bout fascinait par les personnages comme par l'histoire. On veut savoir ce qui va arriver même si c'est pas gai mais pas triste non plus.

Quant à moi, j'ai surtout aimé ce livre car Thérèse dite la Petite Bijou est un personnage fragile. Elle se cherche, elle souffre, elle hésite, elle est en fait comme des milliers d'êtres humains, et finalement même si la situation nous ressemble pas, ce personnage lui nous touche dans son ensemble.

Petit bémol cependant, je trouve que parfois ce livre est un peu redondant. Pas au point de devenir chiant, mais bon parfois c'est un peu lourd. Je ne sais pas si l'auteur a voulu jouer avec l'obsession de Thérèse en répétant certaines choses, mais j'aurais quand même bien aimé voir arriver un fait nouveau, comme une remontée de souvenir par exemple ou autre chose, histoire de redonner un souffle au roman ; mais bon ce n'est pas grave non plus...

En résumé ce livre absolument pas épais et déjà sorti en poche, n'est pas du tout désagréable à lire.

Posté par Florell à 06:30 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,