Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

05 mai 2015

Dernières découvertes livresques

 

Coucou les gens !

Voiciun nouveau billet sur les livres qui me font envie, qu'ils soient sortis ou pas :)

 

Check-point de Jean-Christophe Ruffin

Source: Externe

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.
À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes?

 

Joséphine : désir & ambition de Kate Williams

Source: Externe

« Dans Notre-Dame, Napoléon reçoit sa couronne des mains du pape. Il la pose sur sa tête puis attend que Joséphine avance dans sa direction. Elle s'agenouille devant lui et joint les mains, comme si elle le priait. Napoléon s'approche d'elle et pose doucement l'onéreux diadème sur sa tête. Joséphine – Créole pauvre, veuve, demi-mondaine et concubine – est maintenant l'impératrice de France. Elle a gagné. En tout cas, c'est ce qu'elle pense. »
La passion qui unit Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte traversera les conquêtes amoureuses de l'une puis de l'autre, les batailles dans toute l'Europe, le coup d'État et l'Empire. Pour préserver son couple, Joséphine est prête à tout...
Une biographie au souffle romanesque puissant, qui dévoile une Joséphine envoûtante et ambitieuse, mais aussi attachante et follement amoureuse.

Eloge du Blasphème de Caroline Fourest

Source: Externe

« Menacés par les fanatiques, censurés par les lâches, les esprits libres de tous les continents n’en finissent plus de se battre, sur tous les fronts, pour maintenir un monde éclairé. La lumière qui les guide s’appelle le droit au blasphème. »
Caroline Fourest
Après l’immense émotion qui a suivi l’attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix qui, au nom de la « responsabilité », de la peur d’ « offenser » ou du soupçon d’ « islamophobie », n’ont pas voulu « être Charlie ».
Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d’expression et alerte sur les dangers d’une mondialisation de l’intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.

L'arche avant Noé de Irving Finkel

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Tout le monde connaît l’histoire de l’Arche de Noé et du Déluge telle qu’elle est racontée dans la Genèse. Depuis les années 1870, on sait qu’une autre histoire, similaire mais beaucoup plus ancienne, existait déjà depuis des siècles dans l’antique Babylone. Mais celle-ci demeurait nimbée de mystère. Conservateur au British Museum et spécialiste international de la Mésopotamie ancienne, Irving Finkel s’est retrouvé plongé dans une enquête policière inédite lorsqu’un visiteur lui a apporté au musée la mystérieuse tablette qu’il avait héritée de son père.
Cette dernière ne présente pas seulement une nouvelle version du récit diluvien babylonien : l’auteur antique y décrit aussi la taille et la forme d’une Arche tout à fait inattendue, et livre les caractéristiques détaillées de sa construction.
On découvrira ainsi le lieu où les Babyloniens croyaient que l’Arche avait accosté ainsi qu’une nouvelle explication de l’introduction de cette histoire dans le texte de la Bible.
L'Arche avant Noé, Les véritables origines de l'histoire du Déluge nous entraîne dans une authentique exploration, du monde fascinant des écritures antiques.

1000 soleils splendides de Kaled Hosseini

Source: Externe

À Kaboul, Mariam endure un mariage contraint avec un homme violent. L'arrivée de la jeune Laila sous son toit est une épreuve de plus. Mais, entre ces femmes que tout oppose, la rivalité va bientôt faire place à une indéfectible amitié... Et à l'espoir d'une autre vie. Par l'auteur des Cerfs-Volants de Kaboul, un chant d'amour poignant pour l'Afghanistan, déchirée par la barbarie.

Les médicis de Henri Pigaillem

les médicis

Histoire de la famille des Médicis, la famille la plus puissante d'Italie de la Renaissance. Elle s'est illustrée à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux.

La vie quotidienne au Moyen-âge de Jean Verdon

Source: Externe

Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen Age, depuis les invasions barbares jusqu'à la Renaissance. Pour raconter, avec son talent coutumier, le quotidien du peuple comme des grands, Jean Verdon embrasse tous les thèmes.
L'on découvre ainsi que l'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent l'existence d'un art érotique. Les quantités de nourriture et de vin ingérées impressionneraient nos contemporains fervents de diététique, mais des conditions de vie plus dures que de nos jours entraînent une dépense énergétique plus importante. A ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent XLIOX8210; les paysans, qui constituent l'essentiel de la population XLIOX8210; s'ajoute, avec le développement des villes, le monde des artisans et des marchands. Sur eux tous la religion exerce une forte emprise, elle structure la société. Malgré les « malheurs du temps », les hommes savent s'amuser, profiter des instants de loisirs plus fréquents qu'on l'imagine parfois. Ils se déplacent beaucoup, parfois longtemps, des mois, voire des années. L'homme n'est qu'un pèlerin sur cette terre, et bien mourir est fondamental.
Un panorama sans équivalent, riche et fascinant.

La caricature... et si c'était sérieux : Décriptage de la violence satyrique de Collectif

Source: Externe

Mourir pour des dessins ? Ce danger semblait, jusqu'au 7 janvier 2015, réservé aux dictatures. La France a certes connu la répression des images : lorsqu’en 1830 Honoré Daumier affronte la prison pour son irrévérence envers la monarchie, Charles Philipon le défend en croquant le roi Louis-Philippe aux bajoues déformées en poire grotesque… Avec la renaissance de Charlie Hebdo, en une couverture plébiscitée par les Français, vilipendée dans certains pays musulmans et censurée aux États-Unis, une étape a été franchie : la caricature est réaffirmée comme bastion avancé de la liberté d’expression.Encore faut-il comprendre quelles transgressions sont permises en démocratie, quelles autres ne le sont pas, et pourquoi. Cet ouvrage illustré, rédigé par des spécialistes reconnus, offre à tous des clés pour décrypter la caricature. Quelle est sa place dans la République ? Quel a été son rapport avec les pouvoirs et les religions ? Pourquoi un tel raidissement actuel sur le fait religieux ? Comment distinguer l’intention humoristique de la propagande haineuse, voire raciste ?
Puisque décrypter le dessin de presse est devenu une question de vie ou de mort, il est grand temps de nous y atteler.

 

Voilà les livres que j'ai découvert récemment sur des blogs, dans des catalogues... et qui me font envie.
Il y en qui vous tente ?


09 mars 2015

"Le maître" de Patrick Rambaud

"Le maître" de Patrick Rambaud

roman le maître

Résumé :

« C'était il y a vingt-cinq siècles dans le royaume de Song, entre le Fleuve Jaune et la rivière Houaï : Tchouang naquit les yeux ouverts et sans un cri. Il était froissé, édenté, chauve, puisque les nouveau-nés ressemblent aux vieillards : les hommes entrent en scène aussi démunis qu'ils en sortent… »
Bienvenu dans la Chine du Vème siècle avant Jésus-Christ. Un monde poétique et violent, où « tombe » soudain cet enfant, fils du Surintendant des présents et cadeaux. Dans ce royaume gigantesque, l'or est partout, la faim aussi, les princes et les rois ont des esclaves, des éléphants, des nains, ils écoutent des poèmes, font commerce de femmes et d'épices, lisent Confucius....
Avec son immense talent, Patrick Rambaud nous conte la vie de cet enfant, curieux, libre, attentif à la vie, aux métiers, à la pratique du monde ; bientôt inventif et sage ; au plus près du peuple. C'est ainsi qu'il deviendra le plus grand philosophe chinois, Tchouang Tseu, donnant son nom à son livre légendaire, suite magnifique d'histoires vivantes, où l'on croise des bouchers, des seigneurs, des tortues, des faux sages...
C'est un destin inouï que nous raconte le grand romancier de La Bataille – à mi-chemin de la fable et de la philosophie. On rit, on apprend, on découvre, on s'étonne, dans ce monde dont le vrai prince est un philosophe...

Mon avis :

Ce livre propose à travers un roman, de nous faire découvrir la vie et la pensée de maître Tchouang-Tse et de nous interroger sur notre manière de vivre.

Pleins d’anecdotes qui mettent en scène la pensée de cet homme, écrit d’une manière agréable qui nous fait voyager dans cette Chine ancienne, ce livre qui se trouve être aussi un miroir sur notre époque amènera à faire réfléchir chacun de ses lecteurs sur sa condition, ses désirs, sa soif de pouvoir, son égo surdimensionné, son envie de tout posséder et sur sa manière d’utiliser le progrès, sa manière de le percevoir aussi. 

Tout cela est certes bien beau, mais sachez cependant qu’on est loin du roman stéréotype qu’on attend, en tout cas que j’attendais. En effet, Tchouang-Tse étant un peu anarchiste, surprenant, il ne faudra pas être surpris (comme je l’ai été) par la tournure que prendra notre personnage.
Ici, il ne faut pas s’attendre à un héros « sage » comme le Siddhartha d’Herman Hess, mais plutôt à une forte personnalité qui n’hésite pas à envoyer paître ceux qui se présenteront à lui pour lui proposer gloire et fortune, à critiquer violemment ceux qui suivent sans sourciller les rites des anciens sans chercher à remettre en cause l’enseignement (notamment celui de Confucius mais qui aujourd’hui pourrait s’appliquer à d’autres), ou encore qui n’hésite pas à faire fi des conventions parce qu’il savait la sagesse. Cependant même si j’ai énormément apprécié la pensée de cet homme, je l’ai parfois trouvé un peu trop radical, trop anarchiste, enfin j’ai trouvé que sur certains points ça allait trop loin, un peu plus de mesure ne m’aurait pas déplu, mais sans ça, ça n'aurait plus été Tchouang-Tse ; n'est-ce pas ? 

Toutefois, tout cela est assez ironique quand on regarde bien. En effet il est assez étonnant de voir que malgré ce rejet des maîtres à penser, la pensée de maître Tchou a influencé d’autres courants ou a tiré ses racines de courant déjà existant… Comme quoi on n'invente jamais grand chose.

En résumé une lecture fort intéressante, que j’ai pas mal apprécié et riche d’enseignement.

 

Extraits :

« -Maître, disait-il, vous nous enseignez que la tradition est barbare…

- C’est la tradition qui nourrit les guerres, la tradition qui force les hommes à des travaux épuisants, la tradition qui creuse le fossé entre riches et pauvres, la tradition encore qui invente des cultes pour séparer les hommes. N’est-ce pas de la barbarie ?

- Qu’appelez-vous précisément la tradition ?

- Ce sont les règles de vie, édictées par on ne sait plus qui, ou par une divinité malfaisante à tête de crapaud. Les gens s’y habituent, ils y croient, ils l’appliquent sans jamais la remettre en question. Personne ne se lève et dit : « Cette règle est idiote ! » Je vais vous donner un exemple. Un jour, une secte décide qu’il ne faut pas manger de potiron. Les potirons sont donc bannis. Ils causent même l’effroi des spectateurs. « Tu as mangé une bouchée de potiron ? malheureux ! Tu vas périr dans d’affreuses souffrances ! Vite, recrache pendant qu’il est temps et jure de ne pas recommencer ! » De l’autre côté de la rivière, imaginons une tribu d’adorateurs du potiron. Que vont-ils faire ? Vont-ils traverser la rivière pour hacher menu ceux qui identifient le potiron au mal absolu ? Sans doute. Les guerres n’ont pas d’autres origines. Chacun reste emmuré dans ses croyances, qui vont à l’encontre des croyances du voisin. Ne pensez-vous pas que c’est stupide ?

- Stupide, Maître, mais aussi mortel.

- Eh oui, Lin-lei. Je vous engage tous à étudier ce que préconisent les sectes : leurs interdits ne sont que de signes de reconnaissance. Entre eux ils s’appellent frères. Tous les autres, ils les rejettent. Cette détestation des uns pour le potiron, elle vient peut-être d’une indigestion, puis ces maux de ventre alimentent une croyance, et la croyance engendre des maux encore plus grands. Tse-lei, va nous cueillir un potiron. »

« Ces sectateurs (en parlant des adeptes de Confucius) sèment le désordre ! La bonté qu’ils affectent n’est que du sentimentalisme ! Dis-moi, Yang, pourquoi les hommes vraiment miséricordieux vivent-ils toujours dans le malheur ? Tes charitables, ils guettent la souffrance des autres pour compatir en public et se donner un rôle. »

« - Le peuple ! Un peuple instruit est dangereux. On ne règne pas par la science, mais par la force. »

« Mes idées sont fausses, Monsieur le Suprême Directeur, parce que ce ne sont pas les vôtres. »

« - […] Ce monde dégénéré fourmille de penseurs. Comme les brigands, ils ne sont pas la critique du monde mais ses produits.

– Tant mieux s’ils sont inutiles, disait Tchouang.

- Inutiles ? ce serait trop beau. Ils ont nuisibles. Leur sainteté sent le rance, même si les peuples en raffolent. Des aveugles ! Des sourds ! Eliminons la sainteté, crois-moi, éradiquons la sagesse, gardons-nous de ces entrepreneurs du bien ! »

 « Après tout, dit le deuxième scribe, ça fait partie de notre métier de fonctionnaire, fermer les yeux pour une récompense… »

 

tous les livres sur Babelio.com

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05 janvier 2015

"Le ver à soie" de Robert Galbraith (JK Rowling)

"Le ver à soie" de Robert Galbraith (JK Rowling)

le ver à soie avis livre

Résumé :

Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours – comme cela lui est déjà arrivé par le passé –, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène.
Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence.
Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier – un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière –, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.
Roman policier haletant, rythmé par une véritable cascade de coups de théâtre, Le Ver à soie est le deuxième opus des enquêtes de Cormoran Strike et de sa jeune et intrépide assistante, Robin Ellacott.

Mon avis :

Pour commencer je tiens avant tout à dire qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu L’appel du coucou pour pouvoir lire ce livre. N’ayant pas moi-même lu le premier c’était un peu la peur que j’avais, et finalement tout s’est bien passé, je n’ai pas été perdue ; entre autre parce que l’auteure glisse assez de renseignement dans son livre pour qu’on arrive à resituer les personnages et leur situation.

Pour rentrer dans le but du sujet maintenant, je dois dire que j’ai adoré ce livre ! Et à mon grand étonnement d’ailleurs. J'avoue que j’avais un peu peur en commençant ce roman, de retrouver les lenteurs D’une place à prendre qui ont fait que j’avais moyennent apprécié ce dernier (même si ce n'est pas le même genre), et ben en fait non. Ici rien de tout ça, tout glisse naturellement. Alors certes cette enquête est assez longue, et on a parfois l’impression d’être traîné à gauche à droite sans raison, mais ça reste tellement bien fait que ça se lit tout seul, et qu'on n'y fait même pas gaffe au final.

De plus, comme cette enquête possède des à-côtés - je veux dire par-là d’autres mini-enquêtes plus encore d’autres à-côtés assez personnels -, ça donne vraiment une touche de réalisme pas désagréable à l’ensemble. Et ça c'est réellement pour moi un bon point, parce que ça permet d'une part de respirer, et d'autre part de s'y croire vraiment.

 

Néanmoins je ne fais pas de ce livre un coup de cœur pour autant, car un point m’a un peu chiffonnée sur la fin, et c’est « le coup du plongeur » - ceux qui l’ont lu comprendront, quant aux autres il vous faudra le lire pour comprendre.

Pour moi ce coup-là était un peu trop gros pour être entièrement plausible, et comme en plus ça arrivé sur la fin ça m'a vraiment sauté aux yeux, alors que dans l'épaisseur des pages ça m'aurait peut-être moins gêné vu que ça aurait été noyé dans le reste. Maintenant je ne dis pas que c'est impossible, mais en fait c'est la rapidité du truc qui fait que je n'ai pas trop adhéré à cette histoire de plongeur. Trois jours je ne trouve pas ça beaucoup, même avec une bonne étoile, du coup voilà c'est dérangeant pour moi. Mais c'est peut-être juste moi qui suis chiante au final. (?) Surtout qu'à part ça, j'avoue que je n'ai rien à redire sur le reste... du coup je suis super embêtée pour montrer que je ne suis pas chiante.

 

En résumé, je n'ai qu'une chose à dire lisez ce livre, vous ne serez pas déçus. Pour ma part je vais essayer au plus vite de lire L'appel du coucou, parce que je crois que je suis devenue fortement intéresser par ces enquêtes.

Merci aux éditions Grasset.

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23 novembre 2014

"Rideau de fer : L'Europe de l'Est écrasée 1944-1956" d'Anne Applebaum

"Rideau de fer : L'Europe de l'Est écrasée 1944-1956" d'Anne Applebaum

rideau de fer anne

Résumé:

Il y a deux manières de renouveler l’Histoire : poser de nouvelles questions sur des sujets apparemment rebattus et trouver de nouveaux documents ou de nouveaux témoins.
Dans ce livre magistral, Anne Applebaum accomplit les deux.
S’interrogeant sur le « Haut Stalinisme » (1944-1956), soit les douze années de soviétisation de l’ancien Lebensraum nazi (en se concentrant essentiellement sur trois pays emblématiques : Allemagne, Hongrie et Pologne), l’auteur renverse complètement le point de vue : non plus l’Est vu par l’Ouest mais l’Est vu par l’Est. Les sources archivistiques et orales inédites – lectures dans au moins cinq langues, entretiens, voyages, témoignages personnels – enrichissent considérablement les réponses aux questions que l’observateur contemporain de l’Europe de l’Est se pose face aux échecs ou aux revers de la démocratisation des nouvelles nations émancipées du joug soviétique depuis 1989.
Rideau de fer prend exactement la suite chronologique de l’ouvrage de Timothy Snyder, Terres de sang, consacré au nazisme et au stalinisme de 1933 à 1945 : il raconte, comme cela n’avait jamais été fait, la manière dont ces « terres de sang » ont été soviétisées (réparations économiques, nettoyages ethniques systématiques que l’on associe rarement à cette période de l’Histoire, récupération partielle de l’appareil policier hérité du nazisme, etc.).
Ce grand livre a été unanimement salué comme un des chefs-d’œuvre de l’Histoire récente.

Mon avis :

Quel livre ! Quel travail magistral ! A la fin de cet avis vous allez vite vous rendre compte que je ne dirai rien de plus que la quatrième couverture. Il n’est en effet pas exagéré de dire qu’Anna Applebaum a fait un travail remarquable et un livre qui se lit comme un roman. Sur une base riche et variée, et d’un point de vu large et impartial, l’auteur qui a passé 6 ans sur ce livre, va faire découvrir aux lecteurs toute la dimension du régime communisme à l’est après 1945. Elle va pour se faire, aborder le sujet sous divers aspects : matériel, politique mais aussi psychologique, et va ainsi de page en page dresser un portrait au plus proche de la réalité. Et pour que cela soit plus complet elle ne va pas hésiter à remonter aux années 20, 30 pour bien situer la pensée soviétique et ses vues sur l’Europe.

 

Pour en revenir à 1945, nous savons généralement que le communisme s’est imposé de force dans les pays libérés du joug allemand par l’armée rouge, mais ce qu’on ignore souvent c’est de la manière dont l’idéologie soviétique marxiste-léniniste s’est imposée et de quelle manière cela a été vécu par les populations ; c’est donc à partir de ces deux questions principales que l’auteure va élaborer tout son travail.

Pour se faire, elle va dans un premier temps décrire l’avancée de l’armée rouge sur l’Europe-orientale, et montrer comment par les massacres (des résistants polonais par exemple), les pillages, les réparations sauvages, les viols… du statut de libérateur cette armée est passée au statut d’envahisseur. Pour ensuite expliquer comment petit à petit et derrière les apparences qui étaient pluralistes - il y avait encore l’église et les autres partis politiques autorisés à l’époque -, le système politique de l'URSS a pris le pouvoir en occupant les plus hautes places des institutions clés - politique, jeunesse, éducation, radio – dans les pays nouvellement occupés, et comment à partir de là, ce système à méthodiquement annihilé toute résistance à son régime, par la menace, la propagande, les faux procès, etc, etc....

D’ailleurs ce que j’ai apprécié découvrir là-dedans, c’est que cela donne à voir le côté vicieux de ce régime qui n’hésitaient pas à mentir, à manigancer, pour entretenir l’illusion que le communisme était supérieur au capitalisme, bon ce n’est pas une découverte la propagande du stalinisme on l’a tous appris au collège, mais là c’est étonnant de découvrir comme beaucoup d’entre eux croyaient vraiment à cette supériorité malgré toute l’horreur de ce régime ; faut savoir que c’est entre autre pour ça qu’il y avait encore au début le pluralisme politique. Les communistes étaient réellement persuadés qu’ils avaient une aura fabuleuse qui faisait qu’ils allaient automatiquement gagner le cœur de la population. Je ne sais pas vous, mais personnellement tant de confiance aveugle moi ça me laisse admirative.

 

Bon la prise du pouvoir c’est une chose, mais l’auteure va aussi développer en parallèle à cela, le système politique communisme, comme la mise en place des plans quinquennaux, la construction des villes, le nettoyage ethnique et même dans le parti, les inégalités au sein de la population, et j’en passe. Elle va ainsi nous faire découvrir les effets de cette politique sur les peuples soumis, comme par exemple la course au mérite sans fin des employés, cet ennui qui avait pris possession des habitants et des ouvriers (loin des images joyeuses et pleines de vie de la propagande), le manque de vivres, les exodes de toutes les populations, la fatigue de l’illusion, etc… Et là l’auteure a vraiment tapé fort, car c’est à partir de témoignages et d’archives écrites, qu’elle donne la réalité du terrain, et qu’on découvre toute la détresse vécue dans cette partie de l’Europe après la guerre. Bien plus qu’un simple livre d’histoire froid et logique, ces pages ont un côté douloureux qui ne laissent pas indifférent.

A côté de ça c’est quand même étonnant de voir comment avec l’énergie du désespoir le régime socialiste essayé coûte que coûte de sauver les apparences du bonheur communiste, en entretenant les haines - qui aujourd’hui encore posent problème car ça a conduit à des crimes -, en accusant des saboteurs imaginaires, ou encore les dirigeants locaux, pour expliquer le désamour de la population. Jamais ils n’auraient admis – même si certains s’en sont aperçus - que le problème venait de leur système politique et non des autres, même s'ils ont changé régulièrement de plan, sans changer le fond, pour garder le pouvoir sur les populations si promptes à s'enflammer.

Néanmoins il faut savoir que dans ce malheur la population a fait de la résistance et n’a pas accepté son sort sans réagir. Du soutien suicidaire aux opposants lors des élections, en passant par la mode, le cinéma, et les révoltes plus sanglantes après la mort du dictateur Staline, jamais les populations ont plié entièrement à ce régime malgré les apparences. D’ailleurs elles ne manquaient pas d’un certain sens de l’humour aussi, voici une blague hongroise des années 50 que l’auteur fait partager : Définition du socialisme : un combat sans relâche contre des difficultés qui n’existeraient dans aucun autre système

 

Pour faire court, de toute manière s'est impossible de résumer la totalité de ce livre et d'aborder tout ce qu'il aborde, je conseille ce livre pour découvrir l’histoire de cette Europe dominée et la vivre de l'intérieure, même si Anne Applebaum ne s'attarde réellement que sur 3 pays de l'Europe de l'Est. Je précise en passant que ce bouquin ne parle que du régime soviétique, si à côté dans des interviews l’auteure fait le parallèle avec la Russie de Poutine, il n’en est rien dans ici, elle reste sur son sujet sans digresser avec la Russie actuelle.

Merci aux éditions Grasset.

http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2014/11/23/31012701.html

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06 octobre 2014

"Un jeune homme prometteur" de Gautier Battistella

"Un jeune homme prometteur" de Gautier Battistella

un jeune homme prometteur

Résumé :

« J’ai découvert l’existence du mal un samedi matin. Je m’en souviens, il n’y avait pas école. »

Tout commence à Labat, petit village des Pyrénées. Orphelin rêveur et blessé par un premier amour déçu, le narrateur quitte son frère et leur enfance buissonnière pour monter à l’assaut de la capitale. Que cherche ce Rastignac en herbe démangé par la vocation romanesque ? Une mère inconnue, la liberté, une revanche, la gloire peut-être. Mais au lieu du noble parnasse littéraire dont il avait rêvé, il découvre un univers de faux-semblants : celui des grands imposteurs du monde des lettres. Bien décidé à s’en débarrasser, le voici embarqué dans une quête dangereuse qui l’entraînera au-delà de lui-même, au bout du monde et au bord de la folie.

Un premier roman d’une ambition peu commune, tour à tour émouvant, sarcastique et cruel, porté par une écriture dont le souffle évoque les grandes fresques initiatiques.

Mon avis :

[ ATTENTION RISQUE DE SPOILIER ! ]

Ce livre est un premier roman, et pour un premier roman c’est juste extra. A part un seul point qui ne me convainc pas, tout le reste est parfait. Gautier Battistella possède une maîtrise évidente dans l’art de raconter des histoires. Rien n’est laissé au hasard, chaque mot joue avec chaque image, chaque image joue avec chaque mot. Il y a vraiment de la recherche, et je trouve que ça donne une note très poétique et folle à l’ensemble. On voit que l’auteur cherche à rendre le décor aussi vivant que les personnages, voyez plutôt :

« Je me suis habitué à Paris, et j’ai laissé Paris s’habituer à moi. Pourquoi hâter les choses ? Les premiers temps, la ville a montré les muscles. C’est comme ça dans les relations, amicales ou amoureuses. Un réflexe. La greffe pouvait ne pas prendre : moi l’homme crotté, plein de fierté, elle la divine, forcément susceptible. »

Ensuite, car l’écriture ne fait pas tout, l’histoire est juste grandiose. Bon elle n’a rien d’exceptionnelle non plus, mais elle a quand même cette touche de jamais vu. Un jeune homme talentueux au passé tragique, et qui cherche à réduire à néant la médiocrité littéraire en employant les moyens les plus radicaux, ce n’est pas très courant dans les livres faut bien le dire. Bon après c’est vrai que le côté schizophrène n’a rien de très nouveau, et c’est un peu ça qui m’a gêné d’ailleurs.

Alors ce n'est pas tant le fait qu'il se soit servi de cette ficelle qui me dérange, mais en fait j'ai trouvé ce côté-là un peu gros à avaler par rapport à tout ce qui se trouve avant, qui fait que tout paraît très réel aux lecteurs. Ensuite le petit truc qui déçoit aussi, c'est que cette révélation est prévisible. Celle du père aussi d'ailleurs. Et ces derniers points font que cette lecture n'a pas été un coup de cœur pour moi, cela dit tout le reste j'ai adoré. Les personnages font autant l'histoire que l'intrigue elle-même. L'écriture de même.

Pour résumer, c’est un roman qui annonce un écrivain prometteur. Je le suivrai de très près.

Je remercie les éditions Grasset.

 


25 septembre 2014

"Oona & Salinger" de Frédéric Beigbeder

"Oona & Salinger" de Frédéric Beigbeder

oona et salinger roman

Résumé :

« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood.
Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »

Mon avis :

Comme vous le savez j’adore Beigbeder, et si j’ai voulu lire ce livre c’est bien à cause du nom de l’auteur, et non pour Salinger, car L’attrape-cœur et moi nous ne sommes pas très copain. D’ailleurs, généralement j’ai du mal avec les écrivains classiques américains, mais là je digresse... Pour en revenir au livre « Onna et Salinger » je dois dire que Beigbeder a fait un très bon cru, avec ce genre romanesque, mélangé à du biographique et de l’historique, même si parfois les passages historiques m’ont un peu étonnée.

Cela étant, même s'il surprend avec ce roman, ça reste du Beigbeder. Même écriture, même tournure, même style, c'est tour à tour cruel, étonnant, profond, superficiel, drôle, ou encore terriblement terre à terre comme le prouve ce  passage : « Je suppose qu’un romancier professionnel décrirait ici le paysage océanique les entourant, et le vent, les nuages, les pelouses couvertes de rosée, mais je ne le fais pas pour deux raisons. Premièrement parce qu’Oona et Jerry n’en avaient rien à foutre du paysage ; deuxièmement, parce qu’on y voyait rien, le jour n’étant toujours pas levé. » Ce qui à défaut de rajouter de la poésie, rajoute de l’humour, et finalement allège même un peu ce roman assez sombre.

Car oui ce livre est très sombre. Derrière les apparences, alors que Oona O’neil, Chaplin, Salinger, font partie d’un monde de paillette, de talent et de reconnaissance, ce roman reste malgré tout assez pesant dans l’ensemble. La seconde guerre mondiale et l’horreur du terrain que Salinger a vécu étant retranscrit dedans, l’abandon de Oona par son père aussi, ainsi que le rejet de Chaplin par les Etats-Unis, font que l'ambiance n'est pas à la fête, même s'il y a parfois un côté léger, un côté fabuleux, vu qu'on rencontre Truman Capote ou encore Ernest Hemingway.

Cependant ce n'est pas suffisant, pour effacer cet effet obscur qui est vraiment appuyé par le fait que Beigbeder a clairement fait ressortir le côté sombre des personnages. Salinger est très sévère avec lui-même à propos de la guerre, il est désespéré de cet amour sans retour pour Onna, et il a en plus pour elle une espèce d’obsession étrange qui l’apaise surtout lors de la guerre. Oona est de son côté quelqu’un de très sombre, déprimée, elle a un côté enfant perdu, qui plaît d’ailleurs beaucoup à l’auteur. Quant à Chaplin, même si Beigbeder s’attarde bien moins sur lui, on se doute que le rejet des Etats-Unis l’a sûrement affecté.

Mais malgré tout ça, ce roman empreint de désespoir mais aussi d’amour, reste agréable à lire. Frédéric Beigbeder a vraiment bien écrit cette histoire, il a vraiment bien su la romancer tout en lui donnant un côté véridique, en décrivant à la perfection l’amour fou, l’amour calme, les ténèbres, la nostalgie qui pince le cœur.

Je recommande vivement ce livre, qui change du Beigbeder extravagant et expansif habituel.

Je remercie les éditions Grasset.

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17 septembre 2014

"La langue des oiseaux" de Claudie Hunzinger

"La langue des oiseaux" de Claudie Hunzinger

la langue des oiseaux

Résumé :

« La nuit où j’ai rencontré Kat-Epadô, j’étais seule dans une baraque isolée, porte fermée à double tour. Autour de moi, la tempête. À perte de vue, des forêts. »
 ZsaZsa, une romancière, quitte Paris pour aller dans les montagnes étudier la langue des oiseaux. Elle n’imaginait pas que le soir même, allumant l’écran, elle allait rencontrer une étrange Japonaise dont l’écriture la fascine aussitôt par son charme maladroit. Un jour, celle-ci débarque. Elle a peur. Pourquoi ces deux jeunes femmes vont-elles fuir ensemble à travers les forêts ? De nuit ? Qu’est-ce qui les lie ? Qui les poursuit ?

Mon avis :

Je ressors de ce livre avec un sentiment indéfinissable. Ce n’est pas un mauvais livre, mais il n’est pas non plus inoubliable. L’histoire est, ma foi assez bizarre. Très bizarre même, mais pas désagréable du tout. L’écriture est fluide et cache quelques belles phrases.

Mais à côté de ça, la manière dont a été tournée l’histoire me dérange un peu.
Alors déjà je trouve que c’est un peu long à se mettre en place, disons que l’auteure prend son temps pour décrire la japonaise qui est le centre de l’histoire et responsable de cette mystérieuse fuite dans la forêt.
Ensuite un autre petit problème, c’est qu’en plus d’être ouverte, la fin paraît un peu trop rapide comme bâclée. Alors bien que bizarrement avec le recul cela me parait faire sens, vu que ça colle à l’ambiance générale du livre, le point d’interrogation restant vraiment la marque de ce livre, j’avoue que sur le coup je l'ai trouvé un peu frustrante, car voilà on ne sait rien de concret et ça fait peu une aventure sans la faire.

Pourtant malgré ces premières impressions pas vraiment positives, ça reste une agréable lecture, car comme ZsaZsa (la romancière retirée dans les bois), je ne savais pas trop où j’allais, ce qui se cachait, ce qui allait arriver. J’étais complètement dans la brume, tout comme cette romancière. Et ça c’est vrai que peu de roman de ma connaissance peuvent se vanter de faire vivre en même temps au lecteur les sentiments d’un personnage. Il y a des livres où on sait comment ça va finir ou au moins on sait à peu près à quoi s’attendre, et il y a les autres où on ne peut vraiment pas tirer de plan.

Alors je vous ai parlé de cette ambiance vaporeuse et incertaine qui entoure le lecteur et ce livre, mais une autre ambiance mérite d’être aussi soulignée c’est ce goût de la poésie qui ressort dans ces pages. Alors pour Kat-Epadô cette poésie se retrouve dans l’écriture des annonces sur Ebay, mais en ce qui concerne ZsaZsa c’est un peu plus « subtile », car elle se retrouve plus dans sa retraite, ce quasi dénuement qu’elle vit au quotidien dans la petite baraque de la forêt. Dans cette vie toute simple qu’elle a choisie pour un an, où là elle va se balader, découvrir la vie d’une forêt –et aussi d’une vielle dame- et réentendre au détour d’un arbre un chant d’oiseau. Ce livre joue beaucoup sur les impressions et ça c’est quand même un bon point. Ca a un côté authentique pas désagréable, d’ailleurs ça colle bien avec la fascination du personnage pour l’Extrême-Orient asiatique.

En résumé, malgré une certaine lenteur et une fin un peu frustrante, c’est un livre que je recommande pour sa poésie, son ambiance particulière et son inaccessibilité.

Je remercie en passant les éditions Grasset.

06 juillet 2014

"Splendour" de Géraldine Maillet

"Splendour" de Géraldine Maillet

spendour maillet

Résumé :

« C’est qui, Natalie Wood ? Une énigme brune, une écorchure cinégénique, une mélancolie en fourreau d’organza, quelques citations et coupures de presse, une erreur d’aiguillage… »

… mais, pour la légende du grand cinéma, Natalie Wood, c’était aussi l’actrice inoubliable de Splendour in the Grass et de La fureur de vivre. Et c’était la fille douloureuse, nymphomane, bouleversante de talent et d’intensité qui, dans la nuit du 29 novembre 1981, se noya en face de l’île de Santa Catalina tandis que son mari, Robert Wagner, et son amant Christopher Walken, s’enivraient sur le pont d’un bateau précisément nommé Spendour. De la splendeur au drame : tel fut son étrange et romanesque destin…

   Dans ce livre-opéra, Géraldine Maillet a choisi de revisiter l’existence de cette actrice à l’instant de sa mort. Flux de pensées, Hollywood et ses mirages, les hommes de passage, les triomphes, la solitude, les petites joies et les grands désespoirs…

   Un roman ? Mieux : une descente aux enfers à travers le sexe, l’alcool, le glamour. En passant par le cœur d’une femme glorieuse et perdue.

Mon avis :

Le seul hic à cette lecture c’est que je ne connais pas la vie de Natalie Wood, et même en cherchant sur le net je n’ai rien trouvé pour m’aider à la compréhension de ce livre, du coup je vais juste m’appuyer sur le livre pour écrire cet avis, donc si la vie de Nathalie Wood n’est pas exactement ça veuillez m’excuser ce n’est pas de ma faute.

Cela fait, on peut commencer !

Alors avant toute chose je tiens à dire que ce livre est… étrange. Tout d’abord parce que l’auteure a donné à Natalie Wood une espèce de don de prescience, qui fait qu’elle se méfie de l’eau comme si elle savait que ça allait être sa mort, et ensuite parce qu’elle a doué Natalie Wood de folie, mais une folie froide, destructrice, caustique, suicidaire, dangereuse. Alors je ne sais pas si elle était comme ça sur la fin de sa vie, mais en tout cas là ça a son effet sur le lecteur, qui a juste l’impression de lire le journal d’une paumé ou d’une folle. Vraiment je sais pas trop, mais si Géraldine Maillet voulait surprendre elle y est arrivée ! Dans ce livre Natalie Wood est typiquement le personnage, insatisfait, dégoûté, désabusé, dont les nerfs sont à fleur de peau. C’est vraiment la souffrance incarnée, qu'elle exprime par la méchanceté et son côté insupportable qui titille la patience des gens à l'excès. 

D’ailleurs l'écriture n’est pas étrangère à cet effet. En effet les petites phrases, l'ambiguïté des propos, l’étrangeté des gestes et des paroles, les images utilisées, le ton cassant, aide vraiment à exprimer la souffrance et à surprendre, et je pense honnêtement qu’au-delà du personnage l’écriture fait absolument l’histoire. Le style est mordant à la couleur rouge sang et le ton est au désespoir. L’écriture fait vraiment ressortir la colère du personnage, et ça ce n’est pas donné à tout le monde, bien que ça surprenne au début.

Bon malgré cela, ce livre n’est pas un coup de cœur pour autant, et ce pour deux raisons. Premièrement la présence trop nombreuse de notes en bas de page, qui cassent le rythme de lecture malgré leur utilité. Et deuxièmement les répétitions. Je trouve qu’on tourne un peu trop en rond, d’ailleurs le fait que ce livre ne fasse que 150 pages est une chance, car plus ça n’aurait pas été possible. Personnellement je me serais vite lassée.

En résumé, un style percutant, un personnage insupportable et touchant, à lire si vous aimez les livres qui sortent de l’ordinaire.

Je remercie en passant les éditions Grasset.

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02 avril 2014

"La vraie vie de Kevin" de Baptiste Rossi

"La vraie vie de Kevin" de Baptiste Rossi

la vraie vie de kevin

Résumé :

Vous êtes confortablement installé devant votre petit écran.
Les chaînes sont tristes, hélas ! et vous avez vu tous les programmes.
Rien ne vous impressionne plus.
Vous êtes blasé.
Vous pensez que le pire a été atteint depuis longtemps. Que toutes les ficelles – sexe, violence, émotion, amour, gloire et beauté – ont été définitivement usées.
Vous croyez qu’on ne saurait pousser plus loin la folie, l’absurdité, la cruauté de notre monde télévisuel.
Vous vous trompez.
Bienvenue dans La Vraie Vie de Kevin.

Qu’on le lise comme une satire, tour à tour burlesque et lyrique, des dérives de notre nouvelle société du spectacle, une comédie entre le Truman Show, Bret Easton Ellis et un Rabelais qui surferait sur Facebook, ou le portrait critique et clinique d’une génération perdue, ce livre est, d’abord et avant tout, une flamboyante déclaration d’amour à la littérature, qui annonce tambour battant l’avènement d’un jeune écrivain surdoué.

Mon avis:

La chose qui a fait que j’ai voulu lire ce livre est le résumé. Ne supportant pas le monde télévisuel pour la médiocrité de ses programmes, (enfin une grande partie de ses programmes), et n’ayant pas non plus la télé pour la seule et unique raison que j'en ai une très mauvaise opinion, je me faisais un bonheur de lire ce livre qui s'amusait entre autre à descendre cet outil pour bien montrer la décadence de la jeunesse et plus généralement de ce monde. 

Cela dit, malgré la bonne idée de ce jeune auteur, je n’ai pas tant adhéré que ça à ce livre, et pour deux raisons.

Premièrement l’écriture m’a un peu rebutée, et surtout ces passages qu’on retrouve un peu partout et qui ressemblent beaucoup à des listes de chose absurde, où ça parle de mail, Facebook, etc, etc… Certes ils ont une utilité, Baptiste Rossi veut bien montrer la médiocrité de ce monde, et surtout de cette jeunesse à moitié abrutie qui n’a pas grand-chose comme centres d’intérêt à part la télé, internet, les jeux vidéo et les copains, mais quand même ça fait vraiment un peu long à lire, en plus de casser le rythme de la lecture.

Ensuite deuxième point qui m’a dérangée, c’est que ce livre pousse un peu loin la critique. Ca en devient même une caricature, mais une caricature à laquelle on ne croit plus. En effet même si je n’ai jamais regardé ces émissions de téléréalité, je reste quasiment certaine que ça n’ira pas jusqu’à « On a échangé nos cancers », ou « La mère de Kevin va-t-elle mourir de son cancer » dans l’émission La vraie vie de Kevin, que l'auteur nous montre. Et vous voyez pour ma part c’est vraiment là le truc qui pèche, l’auteur va beaucoup trop loin pour appuyer sa pensée. Pourtant je la partage entièrement, mais là il est partie exactement dans le même délire que cette télé qu’il critique. Mais  sûrement qu’il faut plus retenir le message que regarder la manière dont il s’y prend, mais je n'y suis pas entièrement arrivée...

En résumé, ce n’est pas une lecture que j’ai apprécié, d’autres l’ont par contre beaucoup aimé, mais pourtant malgré tout je la conseille pour le message qu’elle porte, car même si pour moi l’auteur s’y prend mal, il vise quand même juste et ça je ne peux vraiment pas lui enlever. Après comme je n'ai pas la télé, il se peut aussi que je ne saisis pas toute l'ampleur du dégât de cette société de divertissement, c'est possible.

Je remercie en passant les éditions Grasset.

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01 février 2014

"Le retour du vieux dégueulasse" de Charles Bukowski : Ca aurait été dommage qu'il se la ferme.

"Le retour du vieux dégueulasse" de Charles Bukowski

le retour du vieux dégueulasse

Résumé :

« Je préfère les chiens aux êtres humains, les chats aux chiens, et moi plus que tous les précédents quand je suis saoul, en sous-vêtements, et debout devant ma fenêtre ».
Charles Bukowski

En 1969, Charles Bukowski, écrivain underground inconnu du grand public, fut projeté sur la scène internationale avec la parution du Journal d’un Vieux dégueulasse. Cette première édition n’avait repris qu’une quarantaine des chroniques qu’il avait écrites durant vingt ans ; certaines allaient ensuite nourrir Contes et Nouveaux contes de la folie ordinaire (1972), Au sud de nulle part (1973), Je t’aime Albert (1983), entre autres.

Le Retour du Vieux dégueulasse réunit en un volume celles qui seraient injustement tombées dans l’oubli. Cet ensemble constitue une espèce de gigantesque « roman à clef » grâce auquel Charles Bukowski a pu laisser vagabonder son imagination. Transgressant tous les tabous, il nous livre ses explorations de toutes les formes de sexualité, toutes les « perversions », toutes les « déviances ». Son humour permet à ses personnages, l’air de rien, « de laisser voir leur véritable nature »

Mon avis :

Dans une société plutôt pâle, à cheval sur le politiquement correct où tout est devenu tabou, où rire est devenu dangereux, Bukowski est une bouffée d’air frais-vicié dans la tristitude actuelle ! Bon d’accord c’est un peu vulgaire, dérangé aussi, mais qu’est-ce que ça en jette ! Tout y passe ; homme, femme, hippie, alcool… et en plus jamais dans les formes. Alors bien sûr si vous connaissez mon côté prude, vous vous doutez que les passages trop olé olé m’ont un peu rebutée, mais pourtant malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à lire et à découvrir Bukowski.

Déjà parce qu’il ne manque pas d’humour, parce qu’il décrit assez bien la société américaine des années 60-70 (avec laquelle il n’est pas tendre soit dit en passant), ensuite parce qu’il parle aussi des faux-semblants, et enfin parce qu’il montre aussi tous les excès de l’humanité, dont lui-même a d’ailleurs abusé. Le sexe et l’alcool tenant la première place.

Alors pour l’alcool pas besoin de lire le livre c’est de notoriété publique, mais pour découvrir son amour des femmes, et surtout découvrir l’amour de sa propre personne (personnellement je l’ai trouvé assez égoïste) le livre n’est pas inutile, car il permet de jeter  un nouveau regard sur cet écrivain connu et irrévérencieux, mais aussi sur son œuvre à qui il a donné une profondeur biographique.

En parlant de biographie, c’était un sacré personnage ce mec quand même. Certes il a abusé d’un tas de chose, il a mené une vie de débauché qui n’a sûrement pas été toujours simple pour lui, mais faut bien dire qu’il possédait une personnalité hors norme. Par exemple il méprisait les intellectuels (Je vous renvoie à l’Histoire d’Apostrophe avec Pivot et le célèbre « Ta gueule Bukowski ! » de Cavanna, qui est une marque flagrante de son mépris, et en plus c’est d'actu.) alors qu’il avait lui-même une grande culture littéraire et savait en user ; et idem pour les Hippies entre autre. Mais personnellement malgré ses revirements, ce double jeu, je crois qu’il était quelque part sincère quand il méprisait quelque chose, parce qu’il était assez observateur et moqueur. Alors pour ma part je n’adhère pas toujours à son côté « anarchiste », mais malgré ça je peux lui trouver des bonnes idées et sur certain point je dois même dire qu’on se rejoint.

En résumé c’est un livre agréable à lire, l’auteur vaut le détour pour la découverte, en plus ce livre a le mérite de sortir de l’oublie certains textes de ce dernier. Donc sans hésiter vous pour y aller, car là je vous ai parlé que d’une petite partie. Merci en passant aux éditions Grasset

 

Quelques phrases mémorables :

« Tenez-le vous pour dire, la seule bonne chose que j’aime chez les êtres humains, c’est qu’ils sont périssables. »

« Tout ce qui s’oppose à la loi a de l’avenir devant soi. »

« Le désespoir engendre les génies. Et les fous. »

Posté par Florell à 11:29 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
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