Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

06 avril 2018

"Le vrai visage du Moyen Âge : au-delà des idées reçues" Sous la dir. de N. Weill-Parot et V.Sales

Le vrai visage du Moyen Âge : au-delà des idées reçues. Sous la dir. de N. Weill-Parot et V.Sales

le vrai visage du MA

Résumé :

Que la violence y ait régné sans partage, que les puissants y aient exercé une impitoyable domination sur les faibles, que la justice y ait été cruelle et expéditive, qu'une religion fanatique y ait régenté la vie des hommes, à peine tempérée par les superstitions les plus extravagantes, qu'on n'y ait eu que de très approximatives connaissances dans les domaines de la science, de la médecine ou de l'hygiène, qu'on y ait méprisé les femmes et méconnu tout ce qui était étranger aux frontières de l'Occident, pour la majorité d'entre nous, cela ne fait aucun doute : le Moyen Âge, interminable parenthèse entre les accomplissements de l'Antiquité et les merveilles de la Renaissance, est le point de référence obligé lorsqu'on veut dénigrer les temps obscurs auxquels nous avons échappé pour accéder enfin à la modernité. Autant d'idées reçues que les plus grands spécialistes français de la question contestent avec force.

Contributeurs : Dominique Barthélemy, Colette Beaune, Ziad Bou Akl, Alain Boureau, Boris Bove, Nicolas Carrier, Franck Collard, Philippe Contamine, Patrick Gautier Dalché, Danielle Jacquart, Philippe Josserand, Didier Kahn, Gabriel Martinez-Gros, Laurence Moulinier, Marilyn Nicoud, Jacques Paviot, Valérie Toureille, André Vauchez, Jacques Verger, Catherine Verna, Laurent Vissière et Nicolas Weill-Parot.

Mon avis :

J’ai mis du temps - étude oblige – mais je l’ai fini ! Et malgré le temps à le lire je peux dire que j’ai été ravie de lire ce livre. Un gros coup de cœur.

Loin du politiquement correct, de la réécriture comme des louanges, ce livre est une mine d’or d’information sur le Moyen Âge. Déjà pour les étudiants, pour ma part je trouve qu’il complète bien mes cours, ce qui est un peu logique car certains sont mes profs comme Monsieur Collard mais pour ceux qui ne sont pas mes profs ça marche aussi - et je regrette d’ailleurs que certains ne soient pas mes profs, ça aurait évité quelques catastrophes… Ensuite, il est aussi parfait pour le lecteur lambda qui veut se cultiver et sortir des clichés que l’on entend sans cesse sur l'époque médiévale habituellement vu que ce livre a pour mission de bousculer les idées reçues et qu'il temporise les ardeurs des discours.

Par ailleurs comme il est écrit par des vrais historiens ce bouquin est aussi une mine d’or sur ce qui fait le sel de ce métier, à savoir : la méthode, la vue d’ensemble, la relativisation, la déduction, la projection… Quand on lit ce livre on voit bien qu’être historien ne s’improvise pas, qu’il faut du temps et de la recherche et que ça va plus loin que répéter une liste de faits comme ça, sans réfléchir.
En effet, les faits s’analysent et comme le montre ce bouquin ça prend du temps pour les analyser et aussi les partager, d’où le fait qu’on peut franchement critiquer ces gens à la TV, à la radio, dans les journaux… qui tentent de donner des leçons d’histoire en 5 minutes et qui se veulent être exhaustifs en plus de ça - même s'ils ne sont pas tous ainsi faut bien l'admettre.
Ce genre de programme c’est très bien pour avoir une première approche, ouvrir sa curiosité, mais pour l’approfondissement et pour une bonne vue d’ensemble ça ne suffit pas, et ce livre le met particulièrement bien en lumière. Il montre vraiment que dans les discours souvent politiques (l’histoire est très politique) on fait usage de trop de raccourci et d’idée fausse qui suffisent hélas pour beaucoup de personne et de ce fait entretient les fausses légendes et facilite la déconstruction...
Outre la méthode, ce livre est aussi une bonne critique sur l’historiographie comme des discours sur l’histoire qui s’inscrivent dans un cadre politique.
Et moi, toutes ces qualités et connaissances me laissent rêveuse… J’aimerai être aussi douée que ça un jour. (Ce qui n’arrivera jamais.)

Enfin, le dernier atout de ce bouquin collectif, c’est la pluralité des thèmes abordés ; de la médecine à la ville, en passant par la femme, la science loin d'être irrationnelle contrairement à ce qu'on pense généralement, les seigneurs, l’hygiène, l’université (je ne digère toujours pas mon mauvais cours sur ce sujet), les traductions beaucoup du fait des chrétiens et des juifs dans le monde islamique, etc., etc. tout passe à la lumière de l’historien, et ceci pour le plus grand bonheur du lecteur qui veut apprendre et sortir des clichés ou compléter ses connaissances.
Le seul défaut qu’on pourrait éventuellement trouver à ce livre - et encore que pour moi ça n’est pas un défaut -, c’est la manière un peu enfantine d’aborder les pistes de réflexion sur cette période par le jeu des questions-réponses, mais personnellement je trouve que ce procédé a au moins le mérite d’être clair et de faciliter la lecture et je n’y vois rien à redire même si beaucoup ne trouveront pas cela sérieux.

En résumé, c'est un livre à lire, c'est un livre fabuleux, c'est un livre nécessaire que tout le monde doit lire. Vraiment j'insiste.

Extraits : (Difficile de choisir !)

"Parleriez-vous d'un sentiment national français au Moyen Âge ?

L'expression "sentiment national" ne se rencontre pas à l'époque. Si l'on considère que, pour qu'une idée existe, il faut qu'elle ait une expression linguistique, alors il faudrait conclure cette idée n'existe pas au Moyen Âge. Mais peut-on être aussi catégorique ? Je retiens un élément : le roi de France passe pour une incarnation de la France, indépendamment de ses qualités propres ; donc s'il est chassé, supplanté, la France elle-même est menacée dans sa survie. L'idée était admise et ancrée que le roi de France devait être un Français. Des textes produits au XIVème siècle dans l'entourage de Charles V le disent expressément, cela pour ruiner les prétentions des rois d'Angleterre, présentés comme des étrangers : "Nul de succède [à la couronne de France] qui est d'étrange pays." Christine de Pizan dit très nettement que les français ont la chance d'avoir toujours été gouvernés par des gens de chez-eux. Il y a donc bien une sorte d'identification entre le roi et ceux qui lui sont soumis dans les limites de sa souveraineté, de son ressort et de son hommage ; et d'un point de vue émotionnel, effectivement, la présence anglaise a été vécue comme une invasion suivie d'une occupation

La France existait donc bien au Moyen Âge...

Il ne paraît pas absurde, en effet, de parler de France et de Français dans les derniers siècles du Moyen Âge. C'ets dire que je suis loin de blâmer les historiens du XIXème siècle, de Michelet à Lavisse, qui ont comme on dit maintenant, crée et raconté le "roman national". Pour eux, ce n'était pas un roman, c'était un récit, composé de bonne foi. Ce n'était pas l'histoire d'un mythe, c'était l'histoire d'une réalité. Il se peut qu'ils aient surestimé tel élément et qu'ils aient volontiers retenu des textes ou des faits répondant ç leur attente et à celle de leur public, mais ils ne les ont pas inventés. Lorsque Jeanne d'Arc déclare dans sa fameuse lettre au roi d'Angleterre (mars-avril 1429) qu'elle veut le "bouter hors de toute France", il ne s'agit évidemment pas simplement de la région parisienne. Entendons-nous bien : être Français, être bon Français, à l'époque, c'est une détermination géographique, mais c'est aussi l'adhésion à la lignée des Valois. En disant tout cela j'ai l'impression de proférer de évidences, mais apparemment, cela mérite encore d'être dit." Pages 20-21. Historien : Franck Collard.

"Selon une idée générale très répandue, dans les médias, dans la classe politique, parfois dans les manuels scolaires, il y aurait eu au coeur de ces conflits de civilisation une oasis de paix et de tolérance : al-Andalus.

Jacques Berque a écrit un livre pour tenter de rapprocher les deux rives de la Méditerranée, un de ses derniers, qui s'intitule Andalousies. Comme se ce mot magique suffisait, un peu comme la lecture d'Avérroès, à rapprocher les civilisations. C'est malheureusement totalement faux. Ce qu'on présente comme la tolérance andalouse, c'est la tolérance du monde islamique à l'égard des religions qui ne sont pas l'islam mais qui font partie des "religions du livre" citées dans la Coran ; cependant, cette tolérance, la dhimma, implique une forme de soumission, un statut d'infériorité. Ce qu'on mesure mal dans notre civilisation moderne, où la tolérance date de la fin du 17ème siècle, c'est que, lorsque la tolérance s'est exercée dans le monde ancien, y compris dans l'Empire romain, mais surtout dans le monde islamique, elle ne signifiait jamais l'égalité. Au contraire, la condition de la tolérance est l'inégalité. En d'autres termes, vous tolérez un inférieur,celui qui vous prête son concours, qui vous donne ses impôts, son travail. [...]" Pages 79-80. Historien : Gabriel Martinez-Gros.


05 avril 2018

"Les pires batailles de l'Histoire" de Nota Bene (Benjamin Brillaud)

Les pires batailles de l'Histoire de Nota Bene (Benjamin Brillaud)

nota bene

Résumé :

Dans l'esprit qui a fait le succès de son site Nota Bene, Benjamin Brillaud, mêlant sérieux des informations et humour, s'attaque ici aux quinze pires batailles de l'histoire mondiale, de l'Antiquité à nos jours. Au Ve siècle avant notre ère, les Perses débarquent à Marathon où ils seront écrasés par une armée athénienne pourtant largement inférieure en nombre ; au début du XIVe siècle, Philippe le Bel lance la crème de l'armée française pour mater la rébellion, composée de simples artisans sous-équipés, qui décime l'essentiel de la noblesse du royaume ; durant la Seconde Guerre mondiale, neuf chasseurs alpins français résistent héroïquement à plusieurs milliers de soldats italiens. Malgré sa puissance, son avance technologique ou encore ses effectifs en surnombre par rapport à l'ennemi, une armée n'est jamais à l'abri d'une défaite majeure quand la loi de Murphy, dite de « l'emmerdement maximum », décide de s'en mêler. Ordres mal transmis, infériorité numérique flagrante, conditions climatiques désastreuses. ce livre reconstitue ces batailles désespérées ou incongrues qui ont marqué notre mémoire par leurs issues inattendues. Autant d'épisodes tragi-comiques qui nous font regretter les cours d'histoire. Passionné d'histoire, Benjamin Brillaud a créé, en août 2014, la chaîne Nota Bene - dont il réalise toutes les vidéos, de A à Z - qui rassemble une communauté de 370 000 fidèles.

Mon avis:

J’ai lu ce livre dans un état second, ce n’est jamais facile de lire un livre quand son animal est malade et que tout ce qu’on a fait n’a servi à rien… Donc je vais être vraiment vague pour cet avis et j’en suis d’avance désolée.

Pour être tout à fait franche j’ai lu les deux premiers chapitres, les 2 premières batailles, dans un état normal et je me souviens que j’ai apprécié ma lecture sur ces deux batailles antiques. C’était de la découverte pour une, une meilleure vue d’ensemble pour l’autre, et tout ça sans prise de tête et raconté de manière très simple même si je trouve ses vidéos plus avantageuses dans le ton.

Mais ça se gâte ensuite…

Je ne sais pas si c’est mon moral ou l’inquiétude qui a joué sur la lecture, ou si c’est les batailles qui ne m’intéressaient pas vraiment, mais j’ai moins accroché par la suite. En fait, il y a une ou deux batailles où j’ai accroché comme Zanzibar, Cortès, Myong-Yang, Helder, sauf Cortès les autres étaient des pures découvertes, mais pour les absentes de la liste c’était plus difficile… Probablement beaucoup le moral, mais aussi probablement qu’elles ne m’intéressaient pas plus que ça. C’était bien raconté, toujours de manière simple, ça je ne l’enlève pas, mais Azincourt c’est connu et les autres je n’étais que partiellement dedans si on enlève les quelques une qui ne m’intéressaient pas du tout comme Isandhlwana, Hattin… où là je n’étais pas du tout dedans.

Cela étant, j’ai particulièrement apprécié les batailles qui ont été choisies, déjà parce qu’elles font le tour du monde et ensuite parce que Nota Bene a souvent choisi des situations désespérées où tout est perdu d’avance, mais qui par un homme, le courage, le calcul, la stratégie, la météo… deviennent des victoires éclatantes où on n’aurait pourtant pas parié un kopeck à la base. Ce qui laisse quand même admiratif.
En effet et même si je n’ai pas tout aimé, je trouve qu'il y a quand même eu un excellent choix dans les batailles et je pense qu'on ne pouvait pas choisir mieux, maintenant je précise que niveau historique je ne sais pas ce que ça vaut, s'il y a des erreurs ou autre, car les batailles ce n'est pas trop mon dada en histoire.

En conclusion, j'ai apprécié certaines batailles et d'autres pas, mais pour la curiosité et la découverte je conseille ce livre.

Merci à Babelio et les Editions Tallandier.

20 mars 2018

"Charles VIII" de Didier le Fur

Charles VIII de Didier le Fur

Source: Externe

Résumé :

Moins prestigieux que son père Louis XI ou que son épouse Anne de Bretagne, Charles VIII  est généralement considéré comme un prince sans intérêt. Didier Le Fur démontre qu'il eut au contraire un rôle capital en sachant conclure la reconstruction de la France ruinée par la guerre de Cent Ans et mener vers l'Italie une politique que ses successeurs François Ier et Henri II s'employèrent  à prolonger.

Couronné à l'âge de 13 ans en 1484, accueilli par la population comme un espoir après le règne tyrannique de son père Louis XI, Charles VIII fut d'abord un prince-enfant, enjeu d'un pouvoir qu'il n'exerçait pas et que se disputaient les diverses factions en œuvre autour de lui : le parti des princes mené par Louis d'Orléans, et le parti Beaujeu, qui finira par l'emporter.

L'arrestation du duc d'Orléans en juillet 1488, la mort de François II duc de Bretagne en septembre de la même année et la fin de la guerre de succession en Bretagne en 1491 conclurent cette période au bénéfice du jeune roi. Dès lors, le pouvoir est entre ses mains. En épousant Anne de Bretagne, fille de François II, il rétablit la paix dans le pays et fit de la France le plus riche et le plus puissant royaume de la chrétienté. A 24 ans, reprenant à son compte un projet offert à Louis XI et inabouti, il entreprend la conquête du royaume de Naples. Ses premiers succès sont éclatants, mais brutalement interrompus par sa mort prématurée, à 27 ans, en 1498. Didier Le Fur porte un regard nouveau et original sur ce roi au destin fulgurant, et sur son règne d'une particulière richesse, fondateur d'une ère de prestige pour la France, qu'on appellera Renaissance.

Docteur en histoire, Didier Le Fur a récemment publié chez Perrin : Louis XII, un autre César et Marignan.

Mon avis express :

Très intéressant, plus facile à lire que celui sur Diane de Poitiers, mais parfois un peu fastidieux et tout particulièrement les entrées dans les villes très expliquées. Sinon, j'ai bien aimé voir les décisions politiques, les rapports avec les Beaujeu et Orléans (futur Louis XII), la personnalité de ce roi, mais parfois c'était très long dans le détail (entrée et guerre d'Italie). Je n'en demandais pas autant pour mon cours.
Enfin, maintenant je visualise mieux l'histoire du duché de Bretagne, les rapports avec Louis XII, et les débuts de son règne. Le plus important pour mon cours.

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19 février 2018

"Jésus, une encyclopédie contemporaine" de Collectif

Jésus, une encyclopédie contemporaine de Collectif

jésus

Résumé :
Ce livre, exceptionnel, tant par son aspect que par la richesse de ses textes et de ses illustrations, constitue un formidable panorama des connaissances actuelles sur Jésus.
Y sont présentés, par les plus grands exégètes, biblistes et historiens les découvertes archéologiques majeures et les points de vue historique, théologique et artistique les plus récents.
Les textes prennent des formes variées : récits, encadrés, tableaux, interviews et les illustrations sont nombreuses (environ 400).
Un foisonnement de savoirs passionnants sur le Christ, qui unit et oppose les trois monothéismes et qui demeure une figure spirituelle fondatrice de notre monde occidental.

Mon avis :
Croyez-moi la couverture de ce livre n’est en rien trompeuse ! Car ce livre est tout bonnement magnifique. Magnifique à regarder ; des photos, des peintures, des décors de feuillage sur les pages parcourent ce livre, mais aussi magnifique à lire. Je ne suis pas croyante mais je constate qu’on en aura jamais fini de creuser le christianisme et à chaque lecture je découvre encore et c’est toujours un plaisir.
Ceci n’est en rien étonnant, vu que je n’ai encore jamais lu la Bible qui m’attend sagement sur une étagère et que je ne suis pas théologienne, mais dans ce livre j’ai été étonnée de voir que toutes les facettes ont été abordées –du moins il me semble. En même temps c’est une encyclopédie rien d’étonnant, mais ça change des livres plus restrictifs que je lis habituellement. Certes ici c'est abordé rapidement mais quand même assez rigoureusement, et finalement le jeu en vaut la chandelle ;  la géographie de la Bible, Jésus, la crucifixion, sa nature, dans les autres religions mais aussi dans les divers courants du christianisme, le contexte historique de l’époque, l’art, la femme, etc. voyez la vision d'ensemble ! Bref, on fait un gros tour du monde antique et du christianisme via sa sagesse et son premier représentant bien malgré lui. Fonder une nouvelle religion n’était pas son but.

Pour en revenir à ce que je disais et en toute franchise, je suis moi-même étonnée de parler de sagesse, depuis longtemps je considère le christianisme comme une religion d’idiot, mais d’idiot trop généreux et trop cons. Ce livre ne fera pas de moi non plus une croyante et ne changera pas l’opinion que j’en ai, mais quand même pour la première fois j’ai été saisie de la dimension « sagestique » qu’on peut voir dedans. J’en avais déjà bien sûr une vision avant, mais là elle est un peu mieux abordée et j’ai remarqué surtout qu’on la retrouve dans les idéaux de notre société. Ça saute aux yeux !
Oui, même athée, même laïque, ça ressemble beaucoup aux droits de l’homme, à la devise française, ou encore à la définition même de l’homme ou de la femme libre mais qui devra répondre de ses actes devant un juge. Alors dans ce cas chrétien Dieu, mais on pourrait la transposer aisément à notre société cadrée et réglementée où chacun des mauvais gestes, des mauvaises paroles sont condamnés (souvent avec abus quand même) et qui te rappelles que tu ne devrais pas faire à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. Bref. Une espèce de « vivre-ensemble » avant la lettre. Et cela est un point parmi d’autre à remarquer, bien sûr on le sait tous plus ou moins mais c'est un exemple.

Ensuite, en lisant ce livre j’ai été aussi étonnée de voir que finalement l’église n’a pas spécialement suivi l’idéologie visible dans les faits et gestes de Jésus. Ce n’est pas une découverte, Jésus qui prêchait l’abandon de soi et de toute richesse, n’a jamais été suivi par la tête de l’église on le sait tous.
Mais là je pense particulièrement aux femmes, sujet rarement abordé à part pour discuter sur le fait que de Marie-Madeleine serait ou pas sa femme (Merci Da Vinci code) et enfin de compte l’image de toutes les femmes (La Vierge Marie est une image inaccessible alors que Marie-Madeleine est plus proche des gens). En quelques pages la femme est donc abordée et j’ai été surprise de découvrir que Jésus traitait d’égale à égale avec les femmes et tout ça dans un contexte religieux juif (religion de Jésus) peu favorable aux femmes. Ce mec prêchait déjà à l'époque pour moi l’égalité homme-femme et la libération de la femme, un homme finalement précurseur, en avance sur son temps même si personne n'en a saisi le sens profond à l'époque et même après.

Je ne vais pas aborder tous les côtés de ce livre, il est trop vaste pour cela. Il aborde beaucoup trop de question, de découverte, de recherche, pour que j’en parle ici. Mais comme vous l’aurez deviné c’est un livre que je conseille. Certes il est gros, certains passages sont moins intéressants que d’autres (la géographie de la Bible par exemple), mais on apprend beaucoup sur Jésus, sur Marie, sur les évangiles, sur le christianisme ailleurs, les religions antiques, sur le contexte politique de l’époque - qui d’ailleurs me fait penser, qu’un de mes prof n’a pas tout à fait raison quand il dit que les chrétiens ont tapé sur les juifs en les accusant de la mort du Christ pour dédouaner l’Empire Romain, afin de ne pas être trop « persécuté » par ce dernier vu que Jésus avait été perçu comme un rebelle. Enfin bon, je sens que je n’ai pas fini de m’interroger et c’est tant mieux, même si l'idéologie chrétienne actuelle prêchée par un pape abruti est trop nocive à mon goût.

En conclusion, c’était une belle lecture autant à regarder qu’à lire. Même long, même lourd à porter, je conseille ce livre qui ouvre autant de perspectives qu’il y a d’auteurs.

Merci à Babelio et aux éditions Bayard.

Extrait : "Les miracles opérés sur la nature enfin - que l'on pense à la "multiplication des pains", à la transformation de l'eau en vin, à la marche sur la mer ou à la tempête apaisée - expriment la certitude que Dieu règne sur le cosmos et que le dernier mot prononcé sur le monde n'appartient pas au mal, mais à Dieu. Le Jésus qui marche sur les eaux déchaînées est la figure même de l'autorité de Dieu sur la création qui ne bascule pas dans le chaos. Les miracles de prodigalité, qui évoquent le pain ou le vin abondant, signalent que le but de la création est d'être l'espace d'une vie marquée par le sceau de la joie, l'abondance et de la plénitude." Page 200.

livre jésus 1 Jésus (2)Livre Jésus 2 Livre Jésus

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30 octobre 2017

Un voyage dans les pages du temps et des livres.

La bibliothèque la nuit de Alberto Manguel

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Résumé :

Qu'elle soit constituée de quelques livres ou de volumes par milliers, qu'elle obéisse à une classifi cation rigoureuse ou aléatoire, que les livres qui la composent soient alignés sur des étagères ou rangés dans des cartons, qu'est-ce qu'une bibliothèque, sinon l'éternelle compagne de tout lecteur - son rêve le plus cher ?
Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel offre un essai au propos formidablement complémentaire, d'où il ressort que construire une bibliothèque, privée ou publique, n'est rien de moins qu'une mise à l'épreuve d'ordre philosophique dont l'avènement annoncé de la bibliothèque électronique ne saurait réduire la portée.
Voyage au coeur de nos livres et histoire de leurs demeures, La Bibliothèque, la nuit nous rappelle à quel point les livres, réinventant sans fi n la «bibliothèque» qui les accueille, sont seuls maîtres de la lumière dans laquelle ils nous apparaissent - ces livres qui en savent décidément sur nous bien davantage que nous sur eux.

Mon avis :

"Mais pour les lecteurs de mon espèces, il n'y a pas de "derniers" achats de ce côté-ci du tombeau." p.78

"Si un roman commence toujours pas une découverte, il doit toujours finir par une recherche" p.332 
Citation du livre La fleur bleue de P. Fitzgerald

La Bibliothèque la nuit d’Alberto Manguel est une invitation au pays des livres. Des lumineuses bibliothèques dans leur plus belle âge d’or ; Alexandrie, Pergame, aux bibliothèques plus modestes étudiantes ou de villes, en passant par les heures sombres qu’elles peuvent traverser quand elle rencontre un ennemi, ce livre nous raconte l’histoire de ces bibliothèques, de leur construction à leurs idéaux, tout en nous parlant à côté de cela des lecteurs qui hantent ces bâtiments. Mais plus qu’une présentation d’étagère, de bâtiment et de lecteur, ce livre est avant tout une interrogation, sur les lecteurs et les livres, les deux étant néanmoins toujours liés.
Pour exemple, une bibliothèque décrit souvent la personnalité d’un lecteur ; à ses livres on voit la personnalité qu’il est, les idées qu’il défend, ses centres d’intérêt, ses goûts, mais l’auteur nous interroge aussi sur ses manques, vu qu’une bibliothèque c’est toujours des manques...
Tous ces livres qui n’y sont pas pour diverses raisons, veut toujours exprimer une idée par son absence ; de l’inutilité qu’on peut y voir à leur dangerosité supposée, un manque est plus parlant qu’une présence. De là à dire que tous les livres sont utiles ce n'est pas un pas que je franchirai, et même Manguel je ne sais pas s'il le franchirait, car la petite phrase qu'il écrit sur "les best-sellers oubliés depuis longtemps" à un côté étrange et donne un côté regret à certaines lectures empressées. En tout cas pour moi. (Car actuellement je suis dans une phase de remise en question sur certaines de mes lectures. Pas que je ne les aime pas, mais je regrette un peu d'avoir perdu du temps à lire certains livres sans grand intérêt.)

Sur les livres l’auteur est probablement plus prolixe. En écrivant le rejet dont ils sont victimes mais aussi l'amour incommensurable dont il peut être l'objet, l'auteur nous interroge sur leur rôle, leur trésor et les vocations qu’ils ouvrent, que ça soit de la recherche à leur création, en passant par les rangements, etc. on redécouvre ce que le livre a pu nous offrir et ce qu'il demande comme réflexion pour un meilleur rangement ou une meilleure approche.

Bref ! Ce livre est un tour d’horizon, du lecteur, du savant, des étagères, d’histoire (bien que je pense qu’il faille mieux lire plusieurs livres sur ce domaine pour avoir de meilleures connaissances), et même si c’est long à lire – parce que parfois c’est long – ça reste cependant toujours intéressant à lire car on découvre et s’interroge sans cesse à chaque page. Donc, si le monde des livres vous intéresse, achetez ce petit pavé et lisez-le petit-à-petit et avec patience pour mieux vous questionner. Il y a que comme ça qu'il se déguste.

Merci à Lecteurs.com  et les éditions Actes Sud.

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05 octobre 2017

"Servir le roi : vie et mort des Maréchaux de France au XVIIIème s." de Simon Surreaux

Servir le roi : vie et mort des Maréchaux de France au XVIIIème siècle de Simon Surreaux

vie et mort maréchaux france

Résumé :

Dans la France des Lumières, être maréchal, c'est avoir reçu la dignité la plus importante de la hiérarchie militaire. Grands officiers de la Couronne, appartenant à l'ordre nobiliaire, les maréchaux sont des hommes de guerre qui doivent tenir leur rang, en temps de paix comme sur le champ de bataille. Cette obligation se manifeste par un train de vie spécifique : importante domesticité, religiosité démonstrative, dépenses somptuaires destinées à affirmer la puissance du lignage et à exprimer sa supériorité sociale. Autant de comportements et de préoccupations témoignant d'une réelle conscience de classe. En dépassant l'histoire glorieuse pour se concentrer sur l'intime et le domaine du privé, cette étude permet d'entrer dans l'intimité des membres de cette élite, de comprendre la réalité de leur quotidien et de mieux cerner leurs mentalités. Pour la première fois, les moeurs et les représentations de cet univers nobiliaire sont analysées de l'intérieur, grâce à des archives jusqu'alors inexplorées.

Mon avis :

Simon Surreaux a fait sa thèse sur les Maréchaux de France, c’est donc tout naturellement qu’il en fait partager les résultats au plus grand nombre via ce livre.

Personnellement, j’ai tout d’abord apprécié ce livre car il donne un aperçu des esprits du 18ème siècle notamment sur la déchristianisation des esprits et l’intériorisation de la foi - ce qui rejoint un de mes cours d’histoire – et qui se montre par l’absence ou la présence de formule rituelle sur le testament, les prières et messes aux défunts commandées ou encore par les funérailles, qui éclairent accessoirement sur la personnalité humble ou « clinquante » des maréchaux.
A côté de cela, j’ai apprécié aussi découvrir un peu plus le monde des maréchaux ; l’évolution de la récompense, comment on le devient, ou encore ses « scandales », etc…

Mais outre l’aspect public du personnage, l’auteur nous donne à (re)découvrir aussi les liens qui unit un maître à ses serviteurs, et même des serviteurs aux serviteurs, il est en effet pas rare de voir un jardinier épouser la cuisinière du couple par exemple. Cette approche privée permet là aussi de voir comment ses derniers étaient traités par leurs maîtres et notamment au moment de la mort du maréchal. Derrières quelques lettres, les testaments aux formules convenues et grâce au travail de l’auteur, en lisant ce livre on arrive à connaître les liens d’un serviteur à un maître par la récompense que le défunt laisse à ceux-là, ceci peut être une pension viagère, une aide pour apprendre un métier ou autre.

Bref ! Par ces points et autres dont je n’ai pas parlé, l’auteur nous donne à découvrir la mentalité d’une époque arrivée à un point de rupture ( il y a vraiment un basculement des esprits dans la population au 18ème siècle ), et et d’une « profession » en particulier. Ce qui est fort appréciable. Cela étant je ne vois pas pourquoi un lecteur lambda irait lire ce livre. Je le conseille avec sincérité surtout qu’il est accessible à tout le monde, mais à part des étudiants en histoire (et encore) et des profs d’histoire ça pourrait intéresser qui ??? Mais si la question vous intéresse ou le 18ème siècle d’une manière générale, n’hésitez pas, ce chemin vaut bien un autre.

Merci aux éditions Vendémiaire.

02 août 2017

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagne-Brouquet

"De moi, pauvre, je veux parler" : Vie et mort de François Villon de S. Cassagnes-Brouquet

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Résumé :

S’il est un mystère dans l’histoire de la littérature, c’est celui du poète appelé pour la postérité François Villon (né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l’année où Jeanne d’Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?

C’est à ce paradoxe unique – un poète dont on ignore jusqu’à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre – que s’attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle. L’occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s’interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L’occasion surtout de comprendre la destinée d’un homme qui n’a cessé d’inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.

Une biographie enfin exhaustive à l’usage de ceux que François Villon, l’insoumis par excellence, appelait ses « frères humains ».

Mon avis :

Très intéressant à lire pour découvrir la vie du pauvre Villon, poète et vagabond de son état.
Érudit, moqueur et rancunier dans ces textes, voilà la part que l'on connaît tous de Villon, ce livre va cependant nous faire découvrir l'autre côté du poète, sa part sombre ; gredin, délinquant multirécidiviste, voleur, bagarreur qui finira souvent en prison échappant à la mort souvent grâce à la chance.

Parfois un peu fastidieux à lire, ce livre est toutefois intéressant pour découvrir en plus de Villon le Paris du Moyen-âge, son fonctionnement, son ambiance, ses étudiants et ses gredins qui hantent les ruelles sombres avec leur langage.

Bref ! Plus qu'un portrait d'artiste c'est aussi un portrait sociologique sur certains groupes. Mais ma plus grande découverte, fut de découvrir sa rapide entrée dans la légende des poètes.

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05 juillet 2017

"Quand la météo fait l'histoire" de Louis Bodin

Quand la météo fait l'histoire de Louis Bodin

louis bodin

Résumé :

Depuis la nuit des temps, les désordres météorologiques influent sur le cours de l'histoire : des pluies ont fait basculer l'issue des plus grandes batailles, comme à Waterloo ou à Azincourt ; les mauvaises récoltes de 1788 et 1789 ont attisé la fureur populaire et les grondements de la Révolution ; la pluie et la boue de la dramatique année 1914 ont freiné l'offensive française et précipité la guerre des tranchées ; la vague de froid de 1954 a entraîné le mouvement de solidarité de l'abbé Pierre ; et les canicules de 1976 ou 2003 ont fait vaciller les gouvernements... Grand spécialiste de la météorologie, Louis Bodin nous invite à un voyage inattendu et passionnant, qui nous montre que le climat a toujours été un acteur incontournable de notre histoire !

Mon avis :

La météo n’est jamais seule responsable des échecs, des défaites, des révoltes, des crises, mais il est certain qu’elle est un facteur non négligeable de ces équations et qu’elle aura plus d’une fois fait trembler les gouvernements.
Loin du réchauffement climatique, du trou de la couche d’ozone, Louis Bodin va nous montrer dans son petit livre intéressant que la météo a toujours imposé sa loi aux hommes et que ces derniers ne sont pas toujours responsables de la colère naturelle. Certes, le réchauffement climatique aujourd’hui - et quoi qu’en dise l’auteur - est responsable de beaucoup de catastrophe, mais avec ce livre qui combine évènements historiques, anecdotes (qui sert souvent d’intro au sujet du chapitre) et un recul sur la situation, on va se rendre compte, si ce n’est pas déjà fait,
que ce n’est pas toujours le cas vu qu’à l’époque où il n’était point vraiment question d’une grosse activité humaine, le temps déjà n’en faisait qu’à sa tête.

Mais si ce livre met en avant le facteur temps au cœur d’une équation pour expliquer certaines défaites, situations critiques, il va aussi au-delà car l’auteur montre comment le facteur humain prend une grosse place dans la tragédie et comment le temps joue sur nous. L’entêtement de Napoléon, les faux pas d’un gouvernement qui les fonts vaciller, les comportements et l’impatience des citoyens ou du bas peuple à l’époque où la citoyenneté n’existait pas, etc. montrent que la question météorologique va plus loin que des phénomènes atmosphériques et que cette dernière est inextricablement liée à l’espèce humaine et sa nature. D’ailleurs je parle de tragédie mais parfois cela a été aussi source de solidarité.

Cela étant et au-delà de tout cela ; temps, nature humaine, faux pas gouvernementaux, ce livre est aussi intéressant d’un point de vue pédagogique car on apprend certaines causes de mauvais temps comme l’éruption du volcan Tambora en 1815 responsable de mauvaise récolte en Europe, mais aussi l’évolution de cette science toujours incertaine et la manière dont elle est perçue par la population ou encore les états-majors.

Bref ! C’est un petit livre sans prétention mais franchement agréable à lire. Il nous apprend beaucoup de chose et est intéressant.

Merci aux éditions J'ai lu.

Posté par Florell à 21:17 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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15 juin 2017

"Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu" de Michael Kerrigan

Guerre froide : les dessous d'une guerre qui n'a pas eu lieu de Michael Kerrigan

guerre froide

Résumé :

Les dessous d’une guerre qui n’a pas eu lieu

L’attaque nucléaire de l’OTAN sur l’Union soviétique, l’assaut terrestre de l’Europe occidentale décidé lors du Pacte de Varsovie, des chats dressés pour écouter des conversations secrètes, des explosions nucléaires sur la Lune, le PROFUNC canadien visant à retirer leurs droits civils aux citoyens qui, par leurs idées, auraient été considérés comme une menace pour la démocratie, le bombardement nucléaire de cibles économiques et militaires du Nord-Vietnam...
Ces projets peuvent sembler invraisemblables, mais pendant la Guerre Froide, ces opérations et de nombreuses autres ont été sérieusement prises en considération, tant par les Américains que par les Soviétiques.
Ce livre nous raconte l’histoire des principales opérations secrètes et scandaleuses qui ont été mises au point, et qui auraient pu changer le cours de l’Histoire.
L’auteur resitue ces opérations dans leur contexte, étudie les chances qu’elles auraient eues de réussir et les conséquences qui en auraient découlé si elles avaient été menées à bien.
Les documents d’archives officielles, les photographies rares, les illustrations et les cartes contenus dans ce livre montrent le sérieux de ces opérations et de leur analyse.
Un livre fascinant qui, après coup, fait froid dans le dos.

Mon avis :

Comme dit le titre, ce livre va aborder la guerre froide, du moins tout ce qui fut plans, organisation en cas de frappe, idées d’espionnage, etc., etc. en gros tout ce qui ne s’apprend pas à l’école et qu’on ne voit pas forcément ailleurs. Cela étant, si cela peut s’avérer intéressant à découvrir voire amusant à lire, c’est surtout au final délirant et terrifiant. En effet certaines choses paraissent tellement exagérer ou pas assez (les dangers de la bombe atomique paraissent vraiment minimisés quand on voit certaines précautions), qu’on ne peut pas ne pas sentir un certain malaise à la lecture de ces pages.

Malgré ce sentiment de malaise, j’ai trouvé ce livre très intéressant, il met bien en avant la mentalité de l’époque, replace bien dans le contexte politique les actions et les plans pensés, mais pour autant je ne l’ai pas tant aimé que cela. Il est très bien, il éclaire sur beaucoup de chose, il nous apprend beaucoup, mais parfois c’est assez soporifique à lire car trop militaire et donc pas assez prenant.
J’avoue que les approches trop militaires, mécaniques, techniques, sont souvent de trop pour moi ; un peu je ne dis pas non mais là j'ai trouvé que c'était beaucoup, du coup si j'ai un point à reprocher à ce livre c'est cela. C'est ce côté parfois trop technique qui peut vite noyer le lecteur dans un flot d'information trop pointu, mais bon cela n'est pas obligé de gêner tout le monde et bien-sûr ça n'enlève rien à l'intérêt du bouquin.

En résumé, c'est un livre très intéressant à lire qui nous ouvre un peu plus les yeux sur cette guerre, mais voilà par moment il faut s'accrocher.

Merci aux éditions Jourdan.

Posté par Florell à 11:51 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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08 juin 2017

"Le Prince" de Machiavel

Le Prince de Machiavel

Source: Externe

 

Résumé :

Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une œuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières œuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Œuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. Paul Klein

Avis express :

Je m'attendais à un Prince machiavélique, malfaisant et en fait non. Ca se rapproche plus d'un manuel pour gouverner, mais ça c'est l'opinion que j'ai aujourd'hui... En effet ma lecture actuelle Un été avec Machiavel me donne d'autres manières d'aborder ce livre et qui sait si je lisais une édition plus explicative sûrement que j'en aurais encore une autre.
En résumé pas une lecture si fabuleuse, mais dans une autre édition, une édition explicative, sûrement que ça m'intéresserait plus. Et je tenterai !

Posté par Florell à 12:33 - Les classiques - Commentaires [0] - Permalien [#]
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