Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

19 septembre 2020

"Mes 150 pourquoi : l'histoire de France" de Sandrine Mirza

Mes 150 pourquoi : l'histoire de France de Sandrine Mirza

150 pourquoi histoire

Résumé :

L’histoire de notre pays est aussi passionnante que complexe !

Pourquoi les révolutionnaires sont-ils parfois appelés les « sans-culottes » ?
Pourquoi Champollion est-il considéré comme le père de l’Égyptologie ?
Pourquoi, en 1870, les Parisiens tuent-ils les animaux du zoo  ?
Ouvre vite ton livre pour le savoir !

Mon avis :

Mes 150 pourquoi : l’histoire de France, poursuit la découverte du monde qu’avait déjà entamé les 150 pourquoi de la mer ou encore la terre (entre autre).
Sans surprise le principe reste donc le même : organisé en période, une petite question va ouvrir une petite explication afin de resituer dans le temps et l’espace un évènement en particulier pour l’enfant. Le rôle éducatif est alors pleinement rempli même si l’enfant ne connaît peut-être pas grand-chose ou rien à quelques sujets.

La mise en page est, comme les autres livres : aérée, colorée, et agrémentée de dessins ou de photos, ce qui en fait un livre agréable pour les enfants.

Cela étant, si je salue la diversité des sujets abordés depuis la préhistoire et la pertinence des questions. Je regrette cependant un petit point. En effet sur quelques questions/réponses je regrette parfois l’absence d’un mot ou deux qui auraient donné plus d’information aux jeunes lecteurs sur un évènement, et ce sans pour autant alourdir le texte. Par exemple, il aurait été bien de préciser que la bataille de Poitiers en 732 a été une tentative d'envahir l'Europe par les musulmans et non juste des "arabes". Idem, pour la révocation de l'édit de Nantes ; il aurait été bien de préciser que l'édit en question s'appelle l'édit de Fontainebleau.
Bref ! Sans lui reprocher d'être trop superficiel dans les explications - être à cheval sur les faits n'est pas l'objectif de ces pages et c'est impossible -, on peut parfois regretter un mot mal choisi, trop vague, alors qu'il était possible d'être plus précis par l'emploi d'un autre terme.
Mais outre cela, je dois avouer qu'il n'y a rien de négatif à dire de plus. Comme je l'ai dit c'est un livre aéré, coloré, embrassant l'histoire de France dans son vaste ensemble en partant de ses plus anciennes racines.

En résumé, c'est un livre intelligent pour les enfants qui suit bien la ligne de conduite de cette collection qui est de faire découvrir le monde, les choses, aux enfants.

Editions Flammarion Jeunesse.


12 juin 2020

Ne comptez pas sur moi. Je ne suis pas Traoré.

 

 

Je sais qu'actuellement il est bien de dire que le blanc est privilégié. C'est progressiste il paraît. En fait c'est un racisme détourné, une haine de soi affirmée.
Je sais qu'actuellement il est bien de dire que le blanc est raciste. Il est mal de dire par contre que les autres le sont aussi, notamment contre les blancs.
Il est de bon ton aussi de faire le comparatif France-Amérique quitte à déformer la réalité et l'histoire. Oubliant par exemple que la France n'a absolument pas la même histoire que l'Amérique. Ce détail est très important, pour éviter tout amalgame, rapprochement douteux et réécriture.
Je sais aussi qu'il est de bon ton de dire que les flics sont racistes, alors qu'ils vivent des situations tous les jours que vous vous ne voyez pas. Et c'est un fait les premiers délinquants en France sont ceux qui se plaignent aujourd'hui d'être victime de racisme... Personnellement je ne vais pas les plaindre, cette situation ils ont voulu.
Je sais aussi qu'il est de bon ton de plaindre les racailles comme Traoré parce qu'ils sont de la bonne minorité ethnique (arabe ou africain, le reste ça ne compte pas tout le monde s'en tape).
Je sais aussi qu'il est de bon ton d'effacer l'histoire, d'oublier que l'esclavage est mondial et que tout le monde en a souffert, d'oublier que la colonisation n'a pas été qu'une horreur, d'oublier que les amérindiens étaient contents d'avoir les espagnols pour alliés, d'oublier que les noirs ont été mis en esclavage par les noirs ou encore les arabes, d'oublier un tas de chose car ça ne rentre pas dans le discours : blanc = méchant. Le nouveau racisme autorisé.

 Je sais qu'il est de bon ton de cracher sa haine de l'Occident. Mais ne comptez pas sur moi pour le faire. Ne soutenant pas le manichéisme ambiant, qui voudrait faire croire qu'il n'y a que des méchants d'un côté et de l'autre que des victimes, comme une certaine presse bien-pensante voudrait le faire croire ; je ne peux soutenir ces fausses idées progressistes qui détruisent tout ce qui ne plaît pas à ces petites susceptibilités mal placées, à ces enfants rois et mal éduqués, à ces étrangers haineux.
Je ne peux pas non plus soutenir toutes ces associations ou lois qui voudraient interagir dans les programmes scolaires pour mettre LEUR vision de l'histoire et leur idéologie hypocrite, où dans ces versions réécrites le droit de penser et de critiquer sont absents. (C'est un danger auquel il faudra faire attention et rester vigilant.) N'oublions pas qu'aucun peuple ne peut se prévaloir de toute la misère ou de toute la haine du monde, n'oublions pas et luttons pour rappeler tout cela. Car aujourd'hui trop de dictateurs gauchistes en puissance et haineux l'oublient et nous emmerdent avec leur vision incomplète de l'histoire et du présent. Non, les racailles, les migrants hors la loi qui n'ont rien à faire ici, ne sont pas victimes de nos sociétés, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire.

Arrêtons d'inventer des problèmes, d'éteindre le savoir et l'esprit critique pour plaire à ces sectaires, d'exporter des schémas de pensée faux et pas cohérents, arrêtons d'emmerder les peuples avec l'Histoire trop souvent mal enseignée et non dénuée d'idéologie, on a assez à faire avec le présent. Revenons au véritable savoir, au débat, à la connaissance, à la critique, au calme, car c'est ainsi que devrait fonctionner toute démocratie digne de ce nom. On ne peut pas accepter que des crétins cassent tous et imposent leur dictature de la pensée par l'intimidation.
A moins, que... que l'Occident s'y mette aussi, en accusant l'Orient de tout ce qu'elle nous accuse (colonisation, racisme, esclavage...). Ça devrait calmer les ardeurs de tout le monde, et on sortira ainsi de l'hystérie collective dans laquelle les progressistes - en tout cas ils s'appellent comme ça - nous ont plongé par leur haine. Quel est le meilleur chemin ? Soigner le mal par le mal, ou par l'intelligence et le savoir.


Pour le salut de vos neurones voici aussi deux articles lus dans Causeur. L'un montre la dérive dictatoriale du progressisme gauchiste où la dictature et la haine sont reines, l'autre un joli cours d'histoire.

Autant en emporte le "woke".

Heureux comme un noir en France.

Puis sinon juste comme ça pour le plaisir de montrer à quel point la France abrite des merdes et prouver (le plus malheureux c'est qu'il faille encore le prouver) le racisme anti-blanc, anti-français, des parasites haineux noirs - mais ça peut être aussi arabe - en France. Un article de Valeurs actuelles. Je rêve d'un grand nettoyage qui renverra ces pourritures nauséabondes chez-eux. Il y en d'autres qui méritent leur place.

Sylvian Afoua, le très racialiste leader de la ligue de défense noire. Valeurs actuelles.

25 février 2020

"Le bon sens" de Michel Bernard

Le bon sens de Michel Bernard

le bon sens michel bernard

Résumé :

Novembre 1449, dix-huit ans après la condamnation pour hérésie de Jeanne d’Arc, Charles VII chasse les Anglais de Rouen. La fin de la guerre de Cent Ans est proche : il faut achever la reconquête du territoire, panser les plaies des provinces dévastées et réconcilier les partis engagés dans la guerre civile. Promettant le pardon et l’oubli, le roi ordonne pourtant une enquête sur le procès de 1431. Malgré la résistance d’une partie de l’Église et de l’Université, quelques hommes opiniâtres, rusant avec la raison d’État, vont rechercher preuves et témoins pour rétablir la vérité, le droit et l’honneur de la jeune fille.
Après Le Bon Cœur, Michel Bernard relate l’histoire d’une poignée d’hommes en quête de justice. Bouleversés par la parole qu’ils découvrent dans les actes du procès, ils conduiront Charles VII à rendre à Jeanne un peu de ce qu’elle lui a donné. Chez cet homme insaisissable qui fut un grand roi, ils feront jouer au bon moment le bon ressort. Il a le visage d’Agnès Sorel, la beauté morte fixée par Jean Fouquet.

Mon avis :

Pardonnez-moi d’avance, si cet avis sera succinct. C’est que je n’ai pas grand-chose à en dire, si ce n’est que ce livre retrace une bonne partie de la vie de Charles VII roi de France.
Est-ce un roman ? Une enquête ? Un croisement entre plusieurs biographies ? Franchement je ne saurais le dire. Mais ce dont je suis certaine, c’est que Jeanne d’Arc et son enquête de réhabilitation – songez donc, un roi ne peut devoir son trône à une sorcière –, m’ont paru finalement comme des sujets bien secondaires. Et ce n'est point ce à quoi je m'attendais.

Le livre est-il pour autant mauvais ? Assurément non, pour prendre quelques connaissances des hommes de l’époque et de cette réhabilitation il est très bien. Si je dois en effet lui reconnaître une qualité, c’est le désir de faire de l’histoire correctement ; mais je dois bien avouer quand même, que c’est plat et d’une écriture commune. Je me suis ennuyée entre ces pages… tout en m’y intéressant. Chose curieuse…

Bon, tout n’est pas qu’ennui. En effet j’admets que la description psychique de certains personnages : le peintre Jean Fouquet, Charles VII, Dunois est plutôt agréable à suivre. Le retournement ou comportement de certains personnages, pouvoir oblige, aussi. Mais il ne faut pas m’en demander plus.

En conclusion, c’est un livre à lire si jamais l’histoire vous intéresse, si jamais vous avez l’occasion de le lire, mais ce n’est pas un bouquin qui vous manquera non plus.

Merci à Babelio et les Editions de la Table Ronde.

26 novembre 2019

"Enfants perdus de Roumanie : histoire des orphelinats de Ceausescu" de Jean-Philippe Légaut

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Jean-Philippe Légaut.

les enfants de ceausescu roumanie

Résumé :

Images d’enfants maltraités, mal nourris, privés d’accès aux soins, entassés dans des bâtisses insalubres : en 1989, l’opinion internationale découvrait avec effroi l’enfer des « orphelinats de Ceausescu », au point que leur démantèlement fut une condition sine qua non de l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne.

Au-delà des représentations sensationnalistes diffusées par la presse et les organisations internationales, la réalité de ce phénomène reste encore largement méconnue. Une certitude : du fait d’un manque cruel de moyens et de personnel qualifié, ces « enfants de l’État » ont, par dizaines de milliers, subi pendant des années, sans possibilité d’échappatoire, la rudesse des conditions de vie sous le régime socialiste et une violence quotidienne au sein des institutions censées les prendre en charge.

En s’appuyant sur des sources nationales et locales inexplorées, sur de nombreux témoignages d’anciens mineurs placés, mais aussi sur ses douze années d’observation et de travail social sur le terrain, Jean-Philippe Légaut nous montre pourquoi et comment ces structures ont condamné ceux qu’elles auraient dû protéger.

Lien : http://encreenpapier.canalblog.com/archives/2019/11/26/37817046.html

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30 août 2019

"Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre" sous la dir. de Philippe Button et Marc Michel


Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Combattants de l'Empire : les troupes coloniales dans la Grande Guerre : ici.

Couverture du livre « Combattants de l'empire ; les troupes coloniales dans la Grande Guerre » de Philippe Buton et Marc Michel aux éditions Vendemiaire

Résumé :

Tirailleurs sénégalais, spahis algériens mais aussi troupes indochinoises : autant de soldats des colonies appelés sur les fronts européens de la Grande Guerre pour défendre l'empire. Bien que l'on ait beaucoup écrit sur le sujet, certains aspects restent encore inexplorés : la composition de ces troupes coloniales, et l'attitude du commandement à leur égards.
De la bataille oubliée de Dobro Polje aux graffitis du Chemin des dames en passant par les mutineries d'août 1917, cet ouvrage aborde la spécificité du cas français sans négliger les expériences des autres empires.
Cent ans après les événements, grâce à la somme de travaux inédits d'historiens émérites, il est possible de mettre en lumière cet épisode essentiel de la Grande Guerre, trop souvent traité de manière polémique.

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11 août 2019

"La vérité sur la tragédie des Romanov" de Marc Ferro

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Marc Ferro : ici

La vérité sur la tragédie des Romanov

Résumé :

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans l’Oural, le tsar Nicolas II, sa femme et leurs enfants – Olga (22 ans), Tatiana (21 ans), Marie (19 ans), Anastasia (17 ans), et Alexis, le tsarévitch (13 ans) –, sont exécutés par les bolcheviks. Cette version oficielle, Marc Ferro n’y a jamais cru.

Documents à l’appui, avec la rigueur du grand historien, il remet en cause l’assassinat des Romanov. Des juges ou des témoins morts subitement ou exécutés, des documents tronqués, des pièces du dossier d’instruction subtilisées, des tests ADN controversés, le mettent sur la piste d’une hypothèse inavouable et sacrilège : les filles et la tsarine ont été sauvées grâce à un accord secret conclu entre les bolcheviks et les Allemands. Elles se sont tues pour ne pas ébruiter leur sauvetage. Seul le sort du tsarévitch, Alexis, reste inconnu, faute de sources

Dans un récit palpitant, Marc Ferro bat en brèche un véritable tabou de l’histoire et fait la lumière sur un des plus grands mystères du XXe siècle.

25 juillet 2019

"Le Colisée : l'histoire et le mythe" de Keith Hopkins et Mary Beard

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur Le Colisée : l'histoire et le mythe ici.

Le Colisée l'histoire et le mythe

Résumé :

Dans un récit aussi vivant qu’original, Keith Hopkins et Mary Beard invitent le lecteur à un périple, fait de légendes et d’histoires, au cœur du plus mythique des monuments : le Colisée de Rome. Construit entre 71 et 80 après J.-C. par l’empereur Vespasien, le Colisée suscite fantasmes et inexactitudes. À quoi servait-il ? Comment se déroulaient les jeux ? Quelle était la vie d’un gladiateur ? Qu’en pensaient les Romains ? Des chrétiens ont-ils vraiment été jetés aux lions ? Comment le monument a-t-il survécu à travers les âges ? À partir des meilleures sources et des recherches archéologiques les plus récentes, les auteurs – spécialistes reconnus de l’Antiquité – démêlent le vrai du faux pour nous raconter la fabuleuse histoire du plus grand symbole de l’Empire romain. Des invasions barbares jusqu’à aujourd’hui, ils décrivent aussi l’étonnante seconde vie de ce monument qui fut, tour à tour, un fort, une église, un jardin botanique et une fabrique de colle… Plein d’anecdotes et d’illustrations, ce livre, érudit et divertissant, est la meilleure biographie du Colisée.

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07 juillet 2019

"Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo : André Rodneay, agent de la France libre" de Joël Drogland

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Joël Drogland Des maquis du Morvan au pège de la Gestapo.

Des maquis du Morvan au piège de la Gestapo André Rodneay, agent de la France libre deJoël Drogland

Résumé :

Dans la nuit du 12 septembre 1943, l’agent français André Rondenay atterrit sur le sol de la France occupée. Ce jeune polytechnicien de 30 ans, évadé des camps de prisonniers allemands, vient d’être formé par les services secrets anglais, après son recrutement par le BCRA qui le considère comme l’un de ses meilleurs atouts.
Les missions de celui qui va devenir le représentant de la France libre auprès de la Résistance intérieure pour l’ensemble de la zone Nord sont de la plus haute importance : direction du plan Tortue visant à retarder d’au moins huit heures l’arrivée des Panzers sur les lieux du futur débarquement, destructions d’industries vitales pour l’armée allemande, sabotages de chemins de fer…
Mais sa mission la plus difficile sera d’unir les maquis du Morvan, divisés en organisations aux orientations politiques parfois diamétralement opposées, pour en faire un des plus puissants bastions de la Résistance française. Dans cette entreprise à haut risque, il devra faire face aux pires calomnies venant de son propre camp, jusqu’à ce que, trahi et arrêté, il soit exécuté par les agents de la Gestapo, de l’Abwehr et de la Milice qui l’avaient traqué sans relâche, à quelques jours de la libération de Paris. En suivant le parcours d’un héros de la guerre de l’ombre, Joël Drogland nous emmène au plus près de la vie des combattants clandestins, retraçant leurs victoires, mais aussi leurs défaites et leurs luttes fratricides.

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05 juillet 2019

"Marie-Antoinette et ses soeurs, tome 2 : premiers bals" de Anne-Marie Desplat-Duc

Marie-Antoinette et ses soeurs, tome 2 : premiers bals de Anne-Marie Desplat-Duc

Source: Externe

Résumé :

Marie-Antoinette est la plus jeune fille de l’impératrice d’Autriche. Avant de devenir reine de France, elle grandit entourée de ses sœurs. Sa vie est faite d’aventures et de liberté.

Les bals et les fêtes se succèdent à la cour de Vienne, ce qui enchante la jeune Marie-Antoinette, qui aime tant danser et monter sur scène. Une fois grande, même si elle est reine, elle réalisera son rêve et deviendra comédienne!

Mon avis :

Comme le dit l’autrice, de Marie-Antoinette on ne connait que son règne en tant que Reine de France femme de Louis XVI. C’est-à-dire, au vu de sa courte vie, pas grand-chose. Heureusement pour les grands (oui aussi) comme pour les enfants surtout, Anne-Marie Desplat-Duc s’engage avec simplicité à réparer cette erreur.
Avec simplicité certes, mais c’est efficace ! En effet, en retraçant à grand trait l'enfance de Marie-Antoinette, les enfants vont en découvrir déjà beaucoup sur son âge tendre, ses frères et ses soeurs, sur la vie à la cour, ainsi que sur les intérêts politiques des enfants. Ce dernier point n’est pas le plus abordé, mais l’autrice en raconte assez pour que ça se devine.


Mais le sujet du livre c’est Marie-Antoinette dans son jeune âge, et que dire ? Que malgré les siècles et toute proportion gardée, que c’est une petite fille très actuelle. Une petite fille moqueuse, jalouse, frivole qui aime les rubans et se mettre en spectacle, qui apprécie ses proches et les animaux. Bien sûr, elle vit à la cour et a donc un code à respecter, par ailleurs ses parents n’ont que peu de temps à lui accorder, mais il n’en demeure pas moins qu’elle reste une petite fille proche de nous qui possède des rêves et des passions.
Au-delà de l’agréable découverte du caractère de Marie-Antoinette et de sa vie à la cour de Viennes, ce qui a été plaisant à découvrir aussi, c’est l’histoire de sa famille. Je parlais plutôt du rôle des enfants dans la politique, mais outre ceci l’autrice a pris soin de les aborder dans le privé, dans leurs peines de cœur, la maladie, leurs joies... Et cette approche a été très appréciable je dois dire, car ça a permis de rendre le livre vivant, loin de la poussière. Anne-Marie Desplat-Duc dépassant ainsi la simple leçon d’histoire, pour faire de ces vies un roman.

Enfin, en plus de l’écriture, il faut aussi que je souligne les illustrations éparpillées dans le livre. Je les ai trouvé pour ma part très belles, très présentes sans être pour autant envahissantes, et ça a rajouté une petite touche sympathique à ce livre déjà grandement sympathique.

En résumé, c’était bien écrit et bien illustré sur une idée originale. Excellent pour cultiver les enfants. Je n’ai qu’une chose à dire, vivement la suite ! (Elle arrivera autour du mois d’octobre 2019, mais hélas je ne l’ai pas choisi dans la sélection – j’ai fait ma nouille – donc je ne vous en parlerai pas. Mais allez-y les yeux fermés.)

Editions Flammarion Jeunesse.

02 juillet 2019

"Le sabordage de la noblesse : mythe et réalité d'une décadence" de Fadi El Hage

Sur Encre d'époque :

Mon avis sur le livre de Fadi El Hage Le sabordage de la noblesse.

le sabordage de la noblesse fadi el hage

Résumé :

Au XVIIIe siècle, la noblesse française comme l'aristocratie, minorité ô combien plus "médiatisée", sont perçues comme décadentes par la grande majorité du peuple de France. Rongée par les dissensions internes, minée par les rumeurs et les scandales, contestée dans sa légitimité à revendiquer une supériorité sociale, la noblesse paraissait au plus grand nombre indigne de sa vocation à servir le royaume. Elle vivait alors la clôture d'un cycle, dont 1789 ne serait que l'ultime conséquence. En somme, et l'image perdure jusqu'à nos jours, la noblesse, en dérogeant à l'honneur, aurait perdu sa raison d'être. Mais y avait-il, dans les faits, une inconscience collective de la noblesse ? Pour démêler le vrai du faux, Fadi El Hage retrace son histoire au XVIIIe, dans toutes ces composantes, de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées, sans oublier la noblesse de robe. Fondé sur une relecture des sources et l'étude de documents inédits, cet essai novateur invite le lecteur à s'interroger sur la place et le rôle d'une noblesse victime autant de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle renvoyait au public.

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