Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

30 août 2016

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

djihad claude moniquet

Résumé :

On croyait avoir connu le pire le 11 septembre 2001. On pensait qu'aucune organisation terroriste ne pourrait jamais égaler la dangerosité d'al-Qaïda. On s'inquiétait de voir des dizaines d'Européens rejoindre le Djihad. Mais tout cela, c'était avant l'irruption de Da'ïch, l'État islamique. Aujourd'hui, on a droit aux décapitations en direct, aux massacres médiatisés, aux prisonniers brûlés vifs, enterrés vivants ou crucifiés, aux femmes lapidées et aux homosexuels jetés du haut des toits. Aujourd'hui on a droit aux femmes esclaves dont les prix se discutent sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, ce ne sont plus quelques dizaines de djihadistes que l'Europe doit craindre, mais des milliers. Aujourd'hui nous assistons à des attentats à Bruxelles, Paris, Strasbourg, Tunis, Sousse, Sydney. Aujourd'hui, l'horreur djihadiste est omniprésente et l'islamofascisme continue à progresser. Et demain ? Ce livre explique ce qu'est Da'ïch, d'où vient son succès et ce qui pourrait provoquer sa chute. Sans concessions, il démontre surtout ce qu'ont été nos erreurs et ce que sont nos faiblesses. À lire d'urgence pour ne pas dire, demain, " je ne savais pas ! " Et pour se préparer à une guerre qui sera longue.

Biographie de l'auteur

Claude Moniquet a été journaliste et a travaillé vingt ans pour la DGSE. Il est le cofondateur de l'ESISC, une société de renseignement privé et d'analyse stratégique qui conseille les plus grands groupes mondiaux et plusieurs gouvernements. Hôte fréquent et incontournable des plus grands médias internationaux, il est l'un des meilleurs spécialistes contemporains de la violence politique et du terrorisme.

Mon avis :

Vu le CV du bonhomme, je pense qu’on peut affirmer sans problème que Claude Moniquet est un expert du djihadisme et donc de l’intégrisme musulman vu que l’un et l’autre ne peuvent se concevoir séparément. Ce livre est le neuvième qu’il écrit sur le sujet, le premier que je lis.

Pour commencer, l’auteur va commencer par nous faire un rapide cours d’histoire sur l’Islam (là j’ai par contre préféré mes cours d’histoire plus justes et complets) et sur l’idéologie intégriste à l’époque contemporaine en citant quelques noms et thèses qui vont avec.
Ensuite, il va nous faire un rapide portrait du djihadiste ici en occident, qui a un pied dans la religion et l’autre dans la délinquance –d’ailleurs la délinquance sert à financer les réseaux terroristes – ou qui parfois sort de milieu tout à fait correct ; vient après un rapide topo sur les raisons de l’augmentation de l’intégrisme et donc de l’explosion du djihad en pointant particulièrement la politique inefficace des pays musulmans qui se résume par leur incapacité à se réformer, à se libérer de la dictature religieuse, et à combattre la corruption, et en pointant aussi pour certains pays la politique mal pensée de certains état occidentaux à certains moments. Ce qui est dommage sur ce point c’est qu’il ne dénonce pas la politique occidentale avec ses mensonges étatiques qui ont fait aussi le nid de l’intégrisme ici en occident, comme avec par exemple les mensonges qui font des autochtones des coupables et les musulmans les éternelles victimes de la société soi-disant raciste et qui n’en fait pas assez pour eux. (Il suffit pourtant de regarder par rapport aux autochtones et aux anciens flux migratoires pour savoir que c’est faux.)

Cela exposé, il va enfin arriver à l’année du basculement : 1979. La chute du Shah d’Iran qui verra un régime islamique dur s’installer dans ce même pays et enfin l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, qui pousseront les américains à jouer sur le sentiment religieux et identitaire pour repousser les soviétiques et ouvriront de ce fait un territoire où les moudjahidines pourront avec l’aide d’autres pays perfectionner leur idéologie. C’est d’ailleurs à cette occasion que le moudjahidine tristement célèbre Ben Laden sera formé.

Cette mise en place faite, et qui se révèle très intéressante, le livre va passer à d’autre chose. Alors je ne vais pas parler des portraits qu’il fait sur les débiles de dieu venant de partout, et qui sont justes des dégénérés effrayants d’imbécilité (je reprends là quelques mots de l’auteur). Mais je vais par contre vous parler des beaux jours que l’extrémisme et le djihad ont encore devant eux.

Et oui triste constat, on est mal barré pour gagner cette guerre, qui va durer longtemps. Alors je ne pars pas vaincue car je pense qu’avec beaucoup d’audace et de cran on pourra la gagner cette guerre (à condition de changer ce gouvernement qui est à la botte des extrémistes, dernière exemple en date le burkini, et la droite pas mieux), mais cependant je n’ai pu que remarquer en lisant ce livre que les choses traînent pour changer, et que beaucoup de choses sont anormales dans notre système de fonctionnement, ce qui permettra à l’idéologie extrémiste-terroriste de durer dans le temps.
A commencer déjà par la justice, aujourd’hui un terroriste risque en France maxi 30 ans de prison ! Outre le fait que c’est absurde et que c’est mettre en danger la vie d’autrui en laissant ressortir à l’air libre des choses dangereuses pour le peuple, il n’est pas normal qu’un terroriste ou qu’une chose qui épouse les idées extrémistes ne risquent pas plus comme la perpétuité. (Et je ne parle même pas dans ce domaine de la connerie d’empêcher les gens de partir faire le djihad en Syrie, alors que le bon sens voudrait qu’on les laisse partir et qu’on les empêcher définitivement de rentrer, car rien ne les empêche d’agir même s’ils ne partent pas en Syrie.)

Ensuite, autre chose anormale dans nos sociétés, l’extrémisme qui a pignon sur rue grâce à la faiblesse de nos gouvernements. Alors je sais ça choque, et pourtant c’est le cas.
En France par exemple l’extrémisme et donc son idéologie terroriste, a vu son installation facilité par l’encouragement des idiots utiles qui ont toujours reculé devant les coups de butoir donnés à nos valeurs au nom des droits de l’homme par des gens qui n’ont jamais voulu s’intégrer. Coups de butoir qui ont vu de surcroît leur légitimité s’installer à travers le CCIF, les Indigènes de la République et autres associations intégristes du genre comme SOS Racisme qui ont pour but de poursuivre la soi-disant islamophobie afin d’empêcher tout débat et tout retour à la Lumière et à la paix. (Et là-dessus je ne m’explique pas, à part pour raison électorale (?), que des crétins leur accordent la bénédiction de détourner les droits de l’homme dans le but d’être l’esclave d’un dieu et pour ne pas respecter nos lois, nos valeurs et notre démocratie, leur autorisant par la même occasion le racisme contre l'occident et dons les blancs.)
Mais les associations salafistes à but politiques, les idiots généreux, ce n’est pas tout ; en effet vous allez être étonnés en lisant ce livre de voir que les territoires cédés par la République à l'extrémisme islamique dans la précipitation et la peur d’une guerre (moralité la guerre on l’aura quand même et elle y est déjà) sont connus des renseignements intérieurs comme des politiques mais que rien ne bouge. Permettant ainsi l’enracinement de l’extrémisme.
Effectivement, Claude Moniquet montre clairement que la situation empire depuis des années et qu’elle dure depuis très très longtemps déjà, mais curieusement on remarquera que y a pas grand-chose qui change sur ces fameux territoires, aucune reconquête de nos gouvernements par exemple, aucun vrai nettoyage. D’ailleurs  pourquoi ont-ils laissé cette chose-là s’installer sans problème ? Ca n’aurait pas été plus simple d’empêcher la graine de germer sur nos territoires afin d’éviter la contamination et les dégâts actuels ? Surtout que c’était faisable de deviner ce qui allait arriver vu que les salafistes ont eu la gentillesse de les prévenir avant de leur plan de conquête de l'Europe.

Alors oui y a eu des opérations, ils ont empêché des attentats, ont aussi échoué par manque de moyen et d’efficacité de la hiérarchie (autres points anormaux), mais ces opérations de petites envergures ne font pas grand mal au salafisme et à son idéologie terroriste, et je pense qu’elles ne feront pas grand mal tant que les gouvernements n’adopteront pas un appareil judiciaire efficace et une mentalité de guerre.
Pour moi tant que les états occidentaux n’agiront pas de manière ferme, en cessant d’être timoré face à une religion de conquête par les armes et le prosélytisme, en cessant d’être des idiots utiles, en cessant de se coucher devant les revendications extrémistes (et ce point est partagé par l’auteur) et en cessant de laisser impunies ces revendications, rien de ce qu’on fera sera utile, car tous ces défauts servent l’idéologie extrémiste. Oui. Notre faiblesse c’est leur force.

Alors, beaucoup disent que se montrer ferme avec les musulmans attirera des ennuis (on la revue récemment avec le burkini), car encore une fois les intégristes trouveront un prétexte pour les faire passer pour des victimes de nos sociétés - et eux sont assez dans leur délire victimaire pour y croire - mais même si ça ne plaît pas aux intégristes de tout poil, je pense que ce n'est pas une raison pour ne pas se montrer ferme avec eux. Car plier devant cette peur de déplaire et donc de s'attirer des ennuis, que l'on a déjà au demeurant, c'est plier devant Daech et accepter qu'ils appliquent leur politique ici. Et de plus je suis intimement persuadée qu’on risque plus à ne rien faire qu’à laisser faire. Des morts y en aura dans tous les cas de toute manière.

Bref. Beaucoup de points dans ce livre laissent montrer que les gouvernements n’ont pas encore compris l’état d’urgence dans lequel nos pays se trouvent face à l’ennemi extérieur et intérieur (et bien installé). Ils agissent toujours comme si on était toujours en paix, et comme si rien n’avait changé, que le vieux modèle de la tolérance poussé jusqu’à l’absurde (surtout qu’ils ne s’arrêteront pas de revendiquer) et le dialogue pouvaient encore tout arranger. Bon OK j'exagère ils ont rajouté les bombes, mais... là-bas pas ici.

En plus de ce triste descriptif de l'état actuel de notre reconquête de la liberté et de la paix, que les portraits des djihadistes complètent car ils montrent le système de fonctionnement de nos services de renseignement, l’auteur va aussi aborder le sort des femmes (et ça me fait mal au fion d’appeler ces choses des femmes) fascinées par l’intégrisme islamiste et qui partent là bas, en montrant ce qui les attend. (Et je ne vais pas les plaindre.)
En plus de cela, il va expliquer que le terrorisme n’est pas mort le 11 septembre 2001, au contraire cette date a su donner un nouveau souffle et des bases aux terrorismes, et enfin pour finir l’auteur va aborder dans une partie très intéressant le mode de fonctionnement politique et de communication employé par l’EL et même Al-Qaïda. Ce qui permet de comprendre pourquoi des idiots décérébrés non répugnés par la violence crasse les rejoignent et y restent.
Et enfin à la fin (parce que je vais arrêter-là) il proposera des solutions pour mieux combattre le terrorisme comme le rétablissement des valeurs, le durcissement des lois, le concept de résilience pour mieux se battre, etc.

Bref, je n'ai pas tout raconté mais c’était une lecture très intéressante et que je conseille pour savoir ce qui se joue actuellement, et désolée si encore une fois j’ai débordé avec mes opinions. Je ne sais jamais m'en tenir à ce que je lis avec ce genre de livre.

Merci aux éditions Jourdan.

 

Extraits :

« Ignorants de la laïcité parce que leur religion se confond avec la loi et structure l’Etat, les musulmans se sont en général également montrés hostiles  à son importation ou à son imposition par l’Occident. »

« Comme les trotskystes l’avaient fait dans la gauche et les appareils d’Etat occidentaux, entre les années 50 et les années 70, les Frères musulmans se sont fait une spécialité de la pratique de « l’entérisme » : la confrérie est longtemps restée occulte, voire secrète, mais ses membres tentaient de prendre le contrôle des organisations caritatives ou culturelles et, dans les pays dans lesquels ils existent, des organes de représentation du culte musulman. Le mouvement acquiert ainsi une influence réelle sans aucune mesure avec son importance numérique et est à même de peser lourdement dans l’existence des communautés musulmanes en Europe. Tactiquement, les Frères, sous couvert de légalisme (en Europe, ils condamnent officiellement le terrorisme), entretiennent ou suscitent les conflits qui permettent d’unifier et de souder les communautés musulmanes et de les radicaliser. Ainsi, c’est sans surprise qu’on les retrouve un peu partout, depuis des années, en première ligne dans le combat pour la défense du voile islamique. » (Un simple bout de tissus vous dites ? Croyez-vous que les Frères musulmans (et autre comme le CCIF et j'en passe) pousseraient au cul si ça ne servirait par leur cause ? D'ailleurs souvenez-vous en 1989 l'affaire du voile islamique mettez déjà en cause l'intégrisme, mais on a dit que ce n'était rien, sauf que depuis le bout de tissus s'est agrandi... Hijab, burka, burkini).

« Quand on bombarde l’Etat Islamique, on tue des djihadistes. Parmi eux, il y a des Européens. Et c’est une excellente nouvelle, car ceux qui ne reviendront pas ne commettront pas d’attentats en Europe. Morte la bête, morte le venin ! A ceux qui s’en offusqueront de cette idée, je ferai simplement remarquer que personne n’a été forcé de se rendre en Syrie ou ailleurs pour participer au djihad et aux multiples crimes commis en son nom. Ceux qui sont partis l’ont fait de leur plein gré. A eux d’en assumer les conséquences. »

"La première chose à faire est, clairement, de défendre nos valeurs.
Je ne veux pas, ici, entrer dans une stérile polémique ni même prétendre que les « valeurs européennes » seraient supérieurs à d’autres. Je constaterai seulement que ce socle de références éthiques, philosophiques et politiques dans lequel nous nous reconnaissons a permis la naissance d’un système qui, pour imparfait qu’il soit, est le seul au monde à garantir à la fois le fonctionnement relativement équilibré de la société et les droits individuels.

 [...]

L’immense majorité des musulmans d’Europe, d’ailleurs se conforme à notre mode de vie. (là j’émets quand même des gros doutes). Or que voyons-nous : depuis 20 ans, les milieux islamistes mènent une offensive en règle  contre notre mode de vie. Des revendications communautarisme se sont multipliées : port du voile islamique dans l’entreprise ou l’administration, demande d’ouverture de salles de prières dans les mêmes lieux, remise en question de la liberté d’expression (avec, par exemple la volonté de faire passer des « lois contre le blasphème » qui nous feraient régresser de plusieurs siècles), demande d’une alimentation différenciée dans les cantines, remise en cause de la mixité, refus de travailler  avec des personnes de sexe différent, remise en cause des programmes scolaires (sur l’évolution, l’histoire, l’éducation sexuelle…).  Chaque jour apporte de trop nombreux exemples de ce néfaste activisme. Extrémistes parmi les extrémistes, les salafistes eux, n’hésitent plus, depuis longtemps, à rependre leur haine des juifs, des chrétiens, haine des homosexuels…  Or, trop souvent […], nous cédons. Dans trop de pays, on compose, on tergiverse, on faiblit et on finit par accepter l’inacceptable. Ou par fermer les yeux. Comment pouvons-nous, dans le même temps, accorder le droit du mariage aux homosexuels et consentir à ce que des établissements publics aient des horaires différents pour les hommes et pour les femmes ? Cette faiblesse encourage l’extrémisme. Chaque avancée est, pour les salafistes et leurs alliés une étape vers d’autres revendications qui, à court terme, sapent le « vivre-ensemble ». Notre faiblesse alimente cette offensive et lui permet de séduire les fanges de plus en plus larges des communautés musulmanes d’Europe. En témoignent notamment quelques études universitaires, malheureusement trop rares parce que politiquement peu correctes.

Cette schizophrénie doit cesser et il est temps de camper fermement sur nos valeurs. Ceux qui ne s’y reconnaissent pas n’ont qu’à aller vivre sous d’autres cieux."

 

 


24 juin 2016

"Le cantique des oiseaux" de Farid od-dîn 'Attar

Le cantique des oiseaux de Farid od-dîn 'Attar

le cantique des oiseaux

Résumé :

Le Cantique des oiseaux, poème écrit en persan à la fin du siècle, chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin. La huppe, messagère de Salomon, les guide et les encourage en leur racontant des histoires de sagesse puisées parmi les classiques de la littérature profane ou inspirées du Coran. Chef-d'oeuvre de poésie mystique, Le Cantique des oiseaux est un récit initiatique : chacun peut voir dans les oiseaux le reflet de lui-même, à travers le prisme de ses propres expériences et de ses quêtes intimes. Chacun peut se perdre dans les sept vallées traversées par les oiseaux, pour mieux se retrouver. La traduction de Leili Anvar parvient par son souffle à rendre cette ascension spirituelle lumineuse, vibrante et universelle, fidèle à la lettre et à l'esprit d'Attâr.

Mon avis :

C’est un livre, un gros livre qui recueille un long poème qui mélange épisodes religieux et l’histoire des oiseaux qui doivent affronter diverses épreuves pour se libérer et se découvrir à Dieu.

C’est donc un livre qui se veut initiatique, qui cherche à donner des leçons dans un souci de libérer l’homme de son malheur et de le rendre meilleur. Cela est beau, c’est un fait l’intention est louable, mais la trop grande présence de la religion m’a bloquée dans le voyage que j’ai finalement fait d’une manière quasiment superficielle. En effet, le fait que l’homme doit automatiquement passé par Dieu pour être libre et beau me dérange énormément, tout comme l’idée qui veut que Dieu soit à l’essence de toute chose, et ceci même si le texte date du 12ième siècle.

En fait ce n’est pas une surprise de voir la trop grande présence de Dieu ici, ce texte est à forte tendance soufisme donc c’est logique, mais pour la personne du 21ème siècle et l’athée que je suis j’ai malgré tout eu du mal à faire l’impasse sur mes sentiments et me plonger dans ce livre entièrement sans rire de cette naïveté divine. Honnêtement je pense que c’est une épreuve de le lire pour quelqu’un qui croit que la nature humaine peut arriver à être libre et parfaite sans Dieu. Mais j’ai tenté.
Outre cela ce livre est quand même très beau à lire, il est évident que le but, même si je déplore Dieu et parfois la manière et la solution, est tout à fait honorable. Cela étant c’est vrai qu’il est un peu dur à lire, car il est rédigé entièrement en vers et en plus il est très long. Ce n’est vraiment pas un livre qui se lit comme un roman, comme toute poésie il faut du temps, des pauses, et je pense aussi un certain état d’esprit (que je n’avais probablement pas ( ?)).

Là je parle de l’écriture, mais à regarder ce livre est magnifique. Alors je ne suis pas forcément fan de tous les dessins, car ils ne sont pas forcément tous bien dessinés surtout si on compare avec l’art occidental à certaines époques (l’inverse peut marcher aussi), cependant j’ai retrouvé une forte influence chinoise dedans qui m’a beaucoup plu, qui m’a invitée aux voyages et aux merveilles - même si aucun art au monde ne surpassera pour moi l’art chinois.
En fait, le fait que les dessins soient vieux fait déjà tout le charme même si imparfait. En effet ses dessins sont déjà des trésors par leur âge et je ne peux que remercier les éditions Diane de Selliers de les faire découvrir et d’en orner ce livre, et ainsi d’en faire son écrin. Surtout qu’ils sont accompagnés de petites histoires très instructives.

Bref. Je ne suis pas certaine d’avoir parlé de ce livre comme il le fallait, un certain point de vue personnel me l’a gâché, mais pour sa culture, par curiosité ou autre, il est à lire. Et peut-être qu’un jour je le retenterai.

Je remercie les éditions Diane de Selliers et Babelio.

15 janvier 2015

"Le coran"

"Le coran" (lu fin 2014 dans ma biblio depuis 2012)

coran

Mon avis :

Vite fait ce que j'ai pensé du Coran : c'est chiant à lire, de plus je ne supporte pas l'orgueil qui ressort de ce livre, et qui peut être résumé ainsi : MOI meilleur que toi. Sincèrement, après lecture j'ai remarqué que l'Islam est une religion prétentieuse qui n'admet pas la critique. 

Plus sérieusement, déjà ne comprends pas que l'on entend dire que c'est une religion de paix et de miséricorde.

De paix, parce que le djiah est prêché dedans, il est en effet pas rare de voir écrit "combattez pour le chemin de dieu" ou de voir des versets comme le verset 5 de la sourate 9 où s'est marqué "Une fois que les mois sacrés ont pris fin, tuez les associateurs partout où vous les trouvez..." (Sauf s'ils viennent à la fois islamique). Et de miséricorde, parce que seul sont concernés par la miséricorde les bons croyants musulmans -et j'insite sur bon- pour tous les autres, associateurs, négateurs, idolâtres, mécréants, juifs, le feu les attend, les 1000 tourments de l'enfer aussi. 

Alors c'est peut-être moi qui exagère, mais vous y voyez du bien là ? Bien sûr par moment - et je serais mauvaise langue de ne pas le dire - il est marqué, que n'importe qui peut croire à ce qu'il veut, mais comme c'est très très très minime par rapport à la condamnation de ceux qui ont mécru (parce que ça c'est constamment répété), autant dire que ça passe complètement à la trappe. Sérieusement on n'y fait plus gaffe, en tout cas pour ma part - et je pense que ça doit être le cas de beaucoup.
Bien sûr je sais qu'il faut remettre ces paroles dans le contexte de l'époque, d'ailleurs moulte musulmans le disent - alors qu'eux-mêmes pratiquent encore la mentalité arriéré de ce livre et d'autres...-, mais malgré ces belles paroles on ne peut pas pour autant ignorer qu'un message ne s'arrête jamais au contexte. Un message traverse les siècles, et il suffit de voir pour s'en convaincre toutes ces philosophies qui ont traversé les siècles alors que l'époque n'est plus la même. Il suffit aussi de voir leur problème a accepter l'idée de la liberté humaine, ou encore celle de l'égalité homme-femme, pour voir qu'un message ne s'arrête pas à une époque.

Ensuite, autre chose qui m'a énervée dans ce livre, ce sont les notes en bas de page. Elles m'ont parfois été nécessaires pour éclairer certains points sur le contexte et d'autres choses (d'ailleurs la définition du jihad m'a fait faire un bon de 10 mètres, car c'est marqué que ce n'est pas un acte fanatique ni impérialiste mais un acte de défense, alors que la défense des exemples rejoint clairement l'idée l'impérialiste cité avant...), mais par contre celles qui font passer le coran pour un livre scientifique c'est juste comique et énervant, car elles sont un doigt en l'air dressé au bon sens le plus basique et à l'histoire de la science.
Sur ce dernier point il y a beaucoup de chose qui m'ont choquée, comme par exemple le fait que les traducteurs osent affirmer que la science hellénistique n'était pas basée sur des constations réelles - ce qui est bien sûr faux, même s'il y a eu dans le lot des erreurs comme avec par exemple Ptolémée que musulmans et européens ont continué à suivre pendant longtemps -, ou encore le fait qu'ils tournent des versets à la lumière de la science actuelle, - un peu comme avec ces prophéties de Nostradamus où on se dit il a voulu dire ça une fois les évènements passés, alors qu'en faisant ça je pense qu'ils sortent juste les versets de leur contexte initial.
Bref ! Comme vous le voyez elles racontaient souvent n'importe quoi, notamment sur l'histoire des découvertes mais je ne vais pas parler de tout. 

Pour le sens général du livre maintenant, je me suis rendu compte dans premier temps que dieu est toujours aussi sadique, on avait déjà eu l'exemple avec l'épisode de l'Arche, Job..., ben là ça ne s'arrange pas, il n'hésite pas à tuer ; ensuite, dans un second temps je me suis vite rendu compte aussi que c'est un livre qui a instauré des codes de vie, ce qui fait qu'on comprend assez vite pourquoi aujourd'hui cette religion bloque avec nos gouvernements laïques et nos démocraties ; et honnêtement à la lumière de ce que j'ai lu, je ne pense pas qu'on puisse faire entendre les deux, à moins que les croyants (même ceux qu'on appelle modérés) prennent énormément de distance avec leur religion, et qu'ils acceptent aussi de ne plus être les esclaves de Dieu. Mais là on peut toujours rêver.

Oui j'ai bien dit : "les esclaves", ici dieu est le seigneur et maître, et il faut lui être entièrement soumis. Le libre arbitre existe bien sûr, mais que dans les limites instaurées dans le livre, après c'est à vos risques et périls. Ce qui au final me rend juste folle de rage, parce que je ne comprends pas qu'on puisse vouloir être esclave d'un dieu, et qu'on ait besoin d'un livre pour dicter notre conduite par peur d'un supposé châtiment divin. C'est ridicule, et on peut sérieusement s'intérroger sur la véritable nature de ces gens-là. Sont-ils à ce point-là mauvais qu'ils ont besoin d'un livre ? Sont-ils à ce point là peureux qu'ils ont peur de la liberté ?... (Et là je parle pour tous les croyants et de n'importe quelle religion.)

En résumé j'avais dit que je faisais court et je n'ai pas fait court. Mais pour voir si ces notes un peu foireuses, cet esprit de soumission, viennent seulement de ma traduction, je vais tenter une autre traduction du coran pour voir, Denise Masson peur-être celle de Jacques Berque sinon (si c'est bien une traduction ?). Mais si ça vient que du coran que j'ai (mais je ne pense pas), il y a du souci à se faire, car d'une part des croyants l'ont probablement chez eux, et d'autre part parce qu'il est souvent recommandé par les musulmans pratiquants.

Néanmoins, cette relecture je ne vais pas la faire dans l'immédiat, car pour commencer je vais lire d'autres livres en rapport avec cette religion, ensuite parce que c'est chiant à lire - ce n'est qu'une suite de petite phrase, non un vrai texte -, et pour finir parce que je veux lire la Bible avant vu que l'islam descend des deux autres religions qui sont dans ce livre. En tout cas sur la Bible j'espère ne pas voir tout ce que j'ai critiqué dans le Coran, car je vais officiellement péter une durite. Faut dire ce qui est, c'est que même si on est curieux, c'est chiant à lire quand on ne croit absolument pas en dieu.

Renseignement : Coran Français / Arabe. Traduction de Salah Ed-Dine Kechrid, selon plusieurs commentaires qui vont du Xème siècle à l'époque moderne (enfin je pense car à part le X ème siècle je n'ai pas d'autres dates).

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09 décembre 2012

"L'islamisme vrai visage de l'islam" de Hamid Zanaz

"L'islamisme vrai visage de l'islam" de Hamid Zanaz

l'islamisme vrai visage de l'islam

Résumé :

L'intégrisme islamique est parmi nous, insidieux d'abord puis affirmé, revendiquant ses droits jusqu'au moment où, assez fort, il impose sa loi et punit ceux qui tendent de se dérober à sa tyrannie, comme on le voit dans certaines banlieues avec le voilement forcé des filles et les agressions contre celles qui s'y refusent. État dans l'État, nourrissant les communautarismes, refusant de se plier aux lois de la République, il proclame que c'est à la République de s'adapter à l'islam. Hamid Zanaz, issu de famille musulmane, connaît l'islam et ses avatars pour avoir vécu en Algérie où il a enseigné la philosophie à l'Université. Sa maîtrise de la langue lui donne accès à des textes savants et des articles habituellement inaccessibles. Écrivain et penseur libre, il dévoile le double visage de l'islam, ses complicités et ses stratégies. À l'heure des printemps arabes, on lira ici avec profit les propos d'un étudiant en médecine égyptien prêt à se débarrasser des vestiges de la civilisation pharaonique et qui considère que l'histoire commence avec l'islam. On découvrira aussi Al Quassimi, cheikh "repenti" du Wahhabisme, devenu l'un de ses critiques les plus radicaux. L'auteur montre qu'islamisme et islam visent en réalité le même but : imposer la loi musulmane partout dans le monde, l'un ouvertement, l'autre masqué. Ce livre est un cri d'alarme lancé par un homme courageux : ouvrez les yeux au lieu de pratiquer la politique de l'autruche, ne faussez pas le débat par des indignations de pacotille. Apprenez d'abord à connaître le péril qui guette la démocratie, la liberté de conscience et celle des femmes, et sachez déjouer les pièges et les mensonges car, selon la taqîya, mentir pour le bien de la religion n'est pas un péché en islam. Derrière l'affirmation d'une prétendue supériorité de l'islam sur tout pacte social et républicain, se profile l'avant-garde du djihad. Il est grand temps de le savoir.

Mon avis :

« Bien malin celui qui prétend trouver une différence essentielle entre l’Islam est son « isme » ! L’intégrisme est d’ailleurs inscrit dans la nature de toute religion « révélée ». […] Les sources du fondamentalisme sont très ancrées dans sa religion. Mais dans le cas de l’Islam, il reste son fils légitime. »

« Est-il islamophobe celui qui appelle à la distinction claire et nette entre la terre et le ciel ? Celui qui déteste l’inégalité entre les hommes et les femmes ? Celui qui refuse de vivre sous le terrorisme théologique islamique, abhorre la lapidation des femmes adultères, l’amputation du voleur, la haine de l’autre, juif, chrétien, athée homosexuel… ? Le refus catégorique de ces habitudes est-il une haine contre les musulmans et la critique de l’intervention de la charia dans la vie intime des gens est-elle un dénigrement musulman ? la réponse est non, sauf si les musulmans se reconnaissent majoritairement dans cette idéologie barbare. »

Comme toute citoyenne normalement constituée qui a pour valeur celle de la République, et des droits de l’homme mais aussi de la femme, (oui quel culot !), je ne peux rester indifférente à la montée de l’intégrisme musulman en France, mais aussi dans le reste du monde, et qui menace nos démocraties mais aussi la raison.

Voilà pourquoi, quand je suis tombée sur ce livre sorti du politiquement correct mais en plus écrit par un "musulman", j’ai voulu à tout prix le lire, et même si je savais déjà que l’Islam n’est pas une religion d’amour et de tolérance, et que beaucoup des instances musulmanes à travers le monde manipulent l’opinion sur ce sujet (surtout le petit occidental qui est pathologiquement antiraciste), je suis quand même ravie par tous les arguments et les preuves que ce livres avancent et qui me faisaient parfois défaut, même si ça n’a pas été dans les grandes lignes une découverte. Comme je le dis toujours, j'ai vu vu trop de chose changer en mal pour ne pas être alertée sur ce sujet et ne pas comprendre.

Dans ce petit livre donc, l’auteur va dans un premier temps expliquer la "psychologie" de l'Islam, et ainsi démontrer que pour un musulman véritablement pratiquant, (généralement ceux qu'on appelle les modérés) la religion c'est la loi mais aussi l’état, que les trois sont indissociables et que par conséquent cette religion ne peut pas vivre avec la modernité, car vivre avec la démocratie c'est refuser la charia, le Coran lui même. Pour preuve, j'avance cette phrase que depuis 1920 les frères musulmans ont pour slogan  « Le Coran est notre institution », et qui a été repris explicitement en France en 2003 par le président de l’Union des organisations islamiques de France (rien que le nom me fait grincer les dents !) , et ensuite dans un second temps, il va montrer, critiquer, la manière dont le gouvernement français se couche devant cette religion.

- « L’école républicaine doit-elle éviter de choquer les sensibilités ou doit-elle soumettre l’islam au feu de la critique rationnelle ? Conforter les adeptes dans leurs convictions, leur endoctrinement, ou contribuer à la formation de leur esprit critique ? Et surtout jusqu’où peut aller la société occidentale dans son acceptation servile de la propagation d’un monde de vie anachronique, en contradiction totale avec l’esprit des Lumières et les principes élémentaires des Droits de l’homme et du citoyen ?

Einstein nous a mis en garde : « la folie c’est de faire encore et toujours la même chose en s’attendant à des résultats différents. » L’inconscience répétée de l’Occident à l’égard de l’islam le conduit à sa perte. »

- « Pour quelles raisons les manuels scolaires en France évitent-ils de remettre en cause les croyances dangereuses des parents musulmans persistent-ils à présenter l’islam comme une religion de paix et de justice, oubliant volontairement la condition inhumaine faite aux femmes, l’hostilité vis-à-vis des autres cultures, la dhimmitude (sous citoyenneté des non musulmans, les punitions corporelles barbares (amputation, lapidation), l’esclavagisme islamique… ? 

Aux jeux olympique de la lâcheté, l'Education nationale (ou se qu'il en reste), sera médaillée d'or en reculade.»

- « L’humanisme mal placé peut placer sur de fausses analyses et même son contraire. N’est-ce pas l’attitude de certaines gauchistes qui, jugeant que les musulmans ne sont pas mûrs pour la laïcité, pour la démocratie, encore moins pour le rationalisme et l’athéisme, les considèrent, sans l’avouer, comme des colonisés à perpétuité. Parallèlement, ils se félicitent que le christianisme, à leurs yeux archaïque et incompatible avec la vie d’aujourd’hui, soit évacué de la sphère publique. Je ne peux que leur donné raison, mais sur ce point, pourquoi ne poussent-il pas leur laïcité jusqu’au bout de leur analyse ? Seraient-ils laïques seulement vis-à-vis de la religion du Christ ? Et pourquoi cette attitude paternaliste face à l’islam ? Deux poids, eux mesures ! La religion serait mauvaise pour eux, mais bonne pour les musulmans ! Critiquer le christianisme est normal car c’est, pour eux, s’attaquer à l’irrationnel, à l’infâme même, et fait partie de la liberté d’expression. Mais pas question de toucher à l’islam ! Car ça serait s’attaquer non à l’irrationnel, mais à la culture islamique et aux musulmans ! Du même coup, on cesse d’être rationaliste pour devenir raciste. Manger du curé : oui ! Manger de l’imam : non ! […] si le Nobel récompensait la naïveté, l’islamo gauchisme serait un grand favori. »

En parallèle à cela ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est que l'auteur va dénoncer ces écrits qu'aucun musulman ne critique, alors qu'ils sont dans leur textes fondateurs, et qu'en plus ils ne portent pas tous ce message d'amour et de paix, comme on essaye de nous le faire croire. Le Djihad c'est aussi dans ces textes, qui appartient à L’islam originel et n’est donc pas une création intégriste, contrairement à ce qu'on essaye de nous faire croire.

« Voilà un hadith du prophète à méditer : « Si tu es témoin d’un usage non-islamique, stoppe-le par la force. Si tu n’as pas le pouvoir de le faire cesser, condamne-le dans ton cœur. » Ce célèbre hadith est évoqué dans les prêches, enseigné à l’école, répété à la radio. En islam, la foi sans les œuvres, sans action militante n’a aucun sens, elle n’est pas valable. L’intégrisme, à mon avis, trouve son origine dans ces parages. Parce que l’intégrisme n’est rien d’autre que la certitude de posséder la vérité et de vouloir la corriger ceux qui ne l’ont pas.

Dès son origine, l’islam a appelé à la guerre sainte ; elle est non seulement juste mais licite, elle sanctifie et procure des récompenses dans l’au-delà. […] Et comme l’islam a vocation à se répandre sur toute la planète, le djihad est la meilleure voie. Il est évident que ce terme, employé dans le Coran et dans la tradition, l’est dans un sens plus guerrier que spirituel. »

Alors oui il existe bien quelques versets qui prêchent la tolérance envers les juifs et les chrétiens, mais faut savoir que ces versets-là sont rendus caduques, par toutes les sourates dites abrogeantes, qui elles prêchent la haine du juif, du chrétien…

« Les premiers versets du Coran qui invitent à la tolérance envers les autres religions, les gens du livre, chrétiens et juifs, ont été abrogés par d’autres versets clairs et nets appelant à la guerre sainte. […] De nombreux versets appellent au conflit avec ces mêmes croyants chrétiens et juifs. Quant aux païens et mécréants, l’islam est intransigeant avec eux : ils n’ont d’autres choix que la conversion, l’exil ou la mort. Voici les versets éloquents dans l’une des meilleures traductions de l’arabe.

« N’obéis pas aux infidèles ; et avec ceci (le Coran), lutte contre eux vigoureusement. » (25 : 52)

«Quant au verset 111 de la sourate Al Touba, il n’y va pas par quatre chemins : « Dieu a acheté des croyants pour leurs biens et leurs personnes, pour qu’il leur donne en retour le paradis, ils combattront dans le sentier de Dieu, ils tueront et seront tués… »

Toujours dans le Coran :

« Ordre est donné au prophète, de la part d’Allah, d’exhorter les musulmans au combat contre l’infidèle » (8 : 65)

« Ô prophète, mène le djihad contre les mécréants et les hypocrites et sois rude à leur égard, leur refuge sera l’enfer et quelle mauvaise destination. » (Sourate 66 verset 9)

 « L’islam doit prévaloir sur toutes les autres religions » (3 : 85)

« Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers ! Assiégez-les ! Placez-leur des embuscades ! S’ils font amende honorable, célèbrent l’office de la prière et payent la dîme, laissez-les poursuivre leur chemin ! Dieu est clément et miséricordieux. » (9 :5) »

« La guerre sainte est le plus beau des actes de dévotion, la meilleure des prières. C’est par cette voie que le prophète avait réussi à écraser les mécréants, disent les musulmans, enfin presque tous. Que d’éloges !  Voilà comment l’école enseigne le djihad dans tout le monde islamique. Se battre, se faire tuer au nom de l’islam fait partie du dogme même car, selon l’islam, il y’a deux types de territoires : territoires de paix ou dar al islam, pays islamisés, et territoires de guerre ou dar el harb, pays en voie d’islamisation. Un état de guerre permanent. »  Et le but ultime de cette guerre sainte, c’est de conquérir le monde entier et le soumettre à la loi unique, la seule loi valable et éternelle : la charia islamique. Selon, je le rappele les vœux d’Allah. « Combattez les infidèles jusqu’à leur soumission et que l’islam seul règne » (2 : 193)

(Je rappelle qu'aujourd’hui encore des milliers et des milliers de chrétiens, de juifs, de coptes… sont tués encore à travers le monde. Tout comme l’apostasie fait des victimes. Et où sont les voix sincères qui s’élèvent contre ça ? Nulle part.)

C’est dire à quel point l’islam ne peut vivre en paix avec la démocratie et les valeurs philosophiques qui ont fait notre temps, comme ils le disent eux même d'ailleurs. Ils sont au moins honnêtes sur ce point, on peut leur reconnaître ça !

Après un autre point dont va parler l'auteur, c'est la femme. Tenue dans l’ignorance, dominées par la force, et emprisonné dans une prison de tissus afin de ne pas réveiller les pensées lubriques de ces hommes faibles, la femme dans l’islam est presque rien ; et en citant les écrits saints mais aussi plusieurs cas l'auteur va le montrer. Avec par exemple la conférence des Nations Unies sur les femmes à Pékin en 1995, où les pays musulmans dans leur majorité, ont voulu remplacer le terme "égalité" par celui "d’équité" afin de pouvoir respecter la charia qui est inscrite dans toutes les constitutions des pays musulmans.

« Verset 34 de la sourates des femmes : Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celle-ci, et aussi des dépenses qu’ils font pour leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes [à leur maris] et protègent ce qui doit être protégé pendant l’absence  de leur époux, avec la protection d’Allah ; admonestez [les femmes] dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans les chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle si elles vous obéissent. »

Mais malgré ça j'ai apprécié découvrir quelques figures qui ont lutté pour elles, comme le ministre de la culture égyptienne Farouk Hosni qui a dit que : « Les cheveux des femmes sont beaux comme des fleurs et ne doivent pas être couverts, ni voilés devant les autres... ». Mais le pauvre monsieur...

Néanmoins le plus drôle là-dedans, c’est que ces crétins osent dire, qu’ils ont appris à l’Europe la science, le savoir et aussi les droits de l’homme et bien sûr de la femme ! Oui vous ne rêvez pas, j'ai bien écrit les droits de la femme ! Discours du cheikh Gamal Shakir al-Nazzal en 2003 à la mosquée de Falouja, en Irak. Bon, ce n’est pas cité dans ce livre mais dans un autre dont j’ai pris connaissance, mais je ne résiste pas à l'envie, de vous faire partager un peu de ce discours très... drôle si je puis dire : "[...] je voudrais dire que ce fut l'état islamique qui fut le phare de la science pour toute l'humanité dans le domaine de l'ingénierie et du droit. L'époque de l'état islamique fut un âge d'or, à une époque où l'Europe vivait dans l'ignorance, comme des bêtes, sans que [ses peuples] connaissent le droit, les droits de l'homme ou les droits de la femme. En France on débattait [même] pour savoir si la femme était humaine. [...]" Tant de bêtise devrait être puni par la loi ! Et dire que des crétins de bien-pensant encouragent ce genre de mensonge, afin de détruire les racines de l'Europe... ça me donne juste des envies de meurtre.

Pour finir, autre point important du livre que je voudrais aborder car je le pense important, c’est le mensonge qu’autorise cette mentalité, cette religion, afin de mieux manipuler l’opinion. En effet, le mensonge est aussi encouragé dans cette religion, afin d'atteindre le but. Normalement ils n’ont pas droit de mentir, mais pour apaiser les différents avec les mécréants ils ont le droit de s'en servir, cela s’appelle la taqîya (mensonge effectif) et le Kitman (mensonge par omission), et ces deux circonstances servent avant tout la cause de l’islam. 

Du coup avec ça, comment les croire ? Comment ne pas les prendre pour des fourbes ?

« Parler est un moyen pour atteindre ses objectifs. Si un but honorable peut être atteint à la fois par la vérité et par le mensonge, il est contraire à la volonté d’Allah que d’atteindre ce but grâce au mensonge et non à la vérité. Lorsqu’il est possible d’atteindre un tel but en mentant mais non en disant la vérité, il est alors permis de mentir si le but à atteindre est permis (c’est-à-dire lorsque le but de mentir est de mettre en échec quelqu’un qui vous empêche d’atteindre ce but), et il devient obligatoire de mentir si le but est obligatoire… Il est prudent, d’un point de vue religieux, en toutes circonstances d’utiliser des mots qui donnent une impression trompeuse… »

Bref. Ce bouquin pose clairement la problématique de l'islam, écoutons-le. Car ce n’est pas en appliquant la politique de l’autruche que l’on fera avancer les choses, bien au contraire ! N’oublions pas leur discours haineux et le massacre toujours actuel, de nombreux juifs, chrétiens, copte, athée… à travers le monde, ainsi que la destruction des églises, des temples bouddhistes... Et regardons aussi franchement comment ils essayent d’adapter nos démocraties à leur religion, et non de s’adapter à nos valeurs. Appelons un chat, un chat, le peur du passé ne doit en aucun cas nous faire fermer les yeux.

Je n’ai rien contre l’islam, mais je souhaite un islam laïque qui respectera l’homme et la femme, non un islam arriéré et haineux. Je souhaite un Islam modéré, un vrai, celui où en premier ils seront libres de penser et non d'écouter la religion. Je n’appelle pas au racisme mais à la Raison. Comme le dit Wafa Sultan : « les gens ont le droit d’adorer leurs pierres, mais ils n’ont pas le droit de les jeter sur moi. »

Alors oui, on va me dire qu'il ne faut pas généraliser, je suis d'accord, mais je ne peux pas non plus ignorer la majorité sous prétexte qu'il y'a une minorité de bon, et je regrette sincèrement qu'il n'y ait pas en France et dans le monde plus de Messoud Bouras. Qui après s’être élevé contre cet islam intégriste, a dû vivre dans une semi-clandestinité après avoir reçu plusieurs menaces de mort !!! Voici un extrait de son livre Le cocu de la république, les musulmans m’ont tué : « L’islam prospère sur l’inculture et l’ignorance. Ses valeurs ne sont pas compatibles avec celle de la République. Lisez bien ce que dit le Coran sur les femmes, les infidèles, les apostats qui comme moi rejettent la religion. »

 

Je m’attends aussi qu’on me traite de raciste à tout moment, mais si appeler un chat un chat c’est être raciste, alors oui je le suis, et je le revendique ! Même pour faire plaisir, je ne peux faire fi de tout le mal et la haine qu’ils répandent. La sagesse et la raison ne me poussent pas dans la voie de l’intégrisme, mais plutôt sur celle de la liberté et de la lumière, où l’homme est capable de penser par lui-même et de vivre en homme responsable et libre. Sincèrement, dites-moi où est l’intérêt de vivre dans un monde où toutes les cultures auront été détruites ? Où le libre arbitre et la raison seraient réduites à néant ? Et où la joie, le bonheur et l’amour ne vaudraient rien et seraient gouvernés par la peur et la soumission ? Où est l’intérêt de vivre dans un monde inquisitorial ? Où est l'intérêt de vivre sous le joug d'un dieu totalitaire, stupide et méchant ? On va me dire que j'exagère, mais quand je regarde dans la rue, les faits divers..., je m'aperçois que non. D'ailleurs je ne crois pas que ça soit un hasard si Mein Kampf a retrouvé une deuxième jeunesse dans les pays musulmans.

Quoi qu'il en soit, je veux croire que Wafa Sultan, Hammid Zanaz… seront au même titre que Abdallah Al Quassimi les futurs philosophes qui feront avancer l’islam sur le chemin de la raison et de la liberté. J'espère qu'avec eux on arrivera à désacraliser l'Islam. Et de mon côté je ne peux que encourager les gens à s'élever contre cette religion totalitaire, contre ces gens qui luttent contre la démocratie et les droits de l'homme et de la femme, contre "ces frères musulmans" qui soutiennent les terroristes, la charia et j'en passe, et n'ont qu'un but faire appliquer la charia dans les démocraties et détruire dans tous les sens du terme tous ce qui a été fait avant.

Quelques extrais, en fait je suis à deux doigts de copier la totalité du livre :

« L’islam menace-t-il vraiment la laïcité française ? Evidemment. Et si je n’attends rien des politiques, en revanche je suis convaincu que les forces laïques ne se laisseront pas faire ni par les intégriste ni par les aventuriers qui pensent qu’à leur réélection. La société civile n’est pas morte, elle commence à réagir pour mettre fin au retour de la religion dans la sphère publique.

Mais critiquer la religion islamique ne risque-t-il pas de pousser les musulmans modérés dans les bras des extrémistes comme l’avancent certaines âmes sensibles ? Si les musulmans modérés étaient des intégristes masqués attendant la moindre occasion pour revenir aux sources, oui, mais seulement dans ce cas ! Eviter tout débat par peur d’offenser les musulmans conduit au contraire à satisfaire les exigences des islamistes et à légitimer leur idéologie. D’ailleurs la liberté d’expression ce n’est pas seulement le pouvoir de dire ce que l’on pense, c’est aussi de devoir supporter, voire d’être choqué par ce que dit l’autre.

Il serait instructif de traduire aux Occidentaux les médisances et les insulter dont ils font l’objet dans la presse, dans les prêches et les déclarations politiques… ! Le discours dominant dans le monde arabo-musulman est hostile à l’Occident et ses religions. Pourquoi ne parle-t-on pas d’Occidentophobie ? »

[…]

Sur la chaîne Aljazeera et devant des millions de téléspectateurs, un prédicateur saoudien déclarait, en conclusion à une série de conférence sur l’islam, données pendant plus de quatre mois en Europe : « Toute la civilisation occidentale ne vaut pas une seule poussière sous la chaussure de notre prophète Mohamed » »

***

« Pour satisfaire tous les bobos de France et de Navarre, faut-il fermer les yeux devant le blocage hebdomadaire de certaines rues lors de la prière du vendredi ? Faut-il laisser la seule Marine Le Pen défendre la laïcité et les lois de la république ? Faut-il se taire quand la République laïque finance illégalement la construction de mosquées en France et achètes des tapis de prières pour les distribuer aux populations afghanes ? Se taire encore quand les femmes de l’armée française sont obligées de porter le voile, alors que le discours officiel de la République est d’aller en Afghanistan pour libérer les femmes de ce voile. Faut-il répéter bêtement, hypocritement et lâchement que l’islamisme n‘a rien à voir avec l’islam ? Ou encore psalmodier la phrase la plus débile, la plus lâche, jamais prononcée dans le pays de la Boétie : « Nous aussi, nous avons nos intégristes ! » Et quand on est prof faut-il rester sans réaction devant le refus de certains élèves musulmans à étudier la Shoah ? »

***

« C’est ainsi que le célèbre « droit à la différence » se pervertit petit à petit pour se muer en « différence de droits » quand les circonstances deviennent favorables. Avec l’islam, la collision entre le moi ethnique et le surmoi républicain est inévitable. Entre l’islam et la République, ce n’est pas d’un match amical qu’il s’agit, mais d’un conflit ontologique. Et celui-ci s’engage aussitôt qu’un croyant juge la démocratie incompatible avec sa culture islamique ! 

Tout est lié en islam. Tout tourne autour du dogme de la vénération d’Allah. La religion encadre toute l’existence. […] »

***

« L’islamisme n’est pas le résultat de la pauvreté, en un mot, ses racines profondes ne sont pas socio-économiques, même si beaucoup de spécialistes optimistes nous assurent que l’intégrisme n’existe pas et qu’il n’y a que des problèmes de société. Du même coup, il est vite réduit à des causes périphériques telles que la misère, l’humiliation, la frustration et autres trouvailles…

D’autres justificateurs trouvent un lien entre ce fléau et la naissance de l’Etat d’Israël ! Ils oublient que « les frères musulmans », le « fondamentaliste canal historique », première association islamiste, mère légitime de tous les groupuscules islamistes d’aujourd’hui, à été fondé 20 ans avant la naissance de l’Etat Hébreux ! Même si tout allait bien dans ce monde arabo-islamique, l’intégrisme existerait quand même, parce qu’il est généré par une illusion et non par un quelconque désespoir. Il n’est pas une simple déviation de la religion de Mahomet, comme aime le répéter la majorité des commentateurs, il en est le cœur. […] Être intégriste, c’est aller tout au bout de sa foi. »

***

« « Sachez que nous avons pu pénétrer et nous établir sur vos terres, es mêmes terres sur lesquelles Charles Martel et ses troupes nous avaient défiés, pays de l’orgueil et de l’arrogance, peuple du vin et du porc, du libertinage et de la nudité, vous qui refusez la foi et la pudeur… » Message de Mosvar Barayev à Jean-Pierre Raffarin et plusieurs ambassades de France en 2004 » »

***

« Jeanine Bougrab secrétaire d’état à la jeunesse, ancienne présidente de la HALDE et fille de harkis, a déclaré, samedi 3 décembre 2011, « ne pas connaître d’islamisme modéré » ajoutant : « Il n’y a pas de charia light. Le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et libertés, notamment de la liberté de conscience. »Peut-être allait-elle trop loin, acr il semble qu’elle ait été désavouée par le gouvernement qui ne veut pas prêter le flanc aux bien-pensants et antiracistes professionnels. »

***

« Dans son livre en arabe, de La division de la terre selon le fikk islamique, un membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, situé à Dublin, Abdallah B. écrivait dans le chapitre consacré au Djihad : « Faites le djihad contre les mécréants par votre parole, vos personnes, vos biens, et vos mains. » ne voilà-t-il pas un bon conseil d’intégration adressé aux jeunes d’origines musulmane d’Europe ! »

 ***

" Se taire, c’est non seulement donner raison aux intégristes et à leurs supporters européens, mais c’est encourager aussi tous ceux qui, au nom d’une pathologie personnelle, veulent organiser le monde « aussi pour autrui », pour plagier la belle expression de Michel Onfray. "


***

"Dire que l'intégrisme est appelé à disparaître avec le progrès de l'instruction, que l'islam n'a pas encore opéré la révolution de la laïcité et que la solution réside dans le progrès social, économique et culturel est donc un non-sens. Regardez les pays du Golf, les islamique d'Europe et d'Amérique ! Sont-ils pauvres et ignorants ?"

Deux petites citations de ma dernière lecture sur Diderot, je trouve qu'elles ont leur place ici.

« [...] Il est mille fois plus facile, j’en suis persuadé, pour un peuple éclairé de retourner à la barbarie, que pour un peuple barbare d’avancer d’un seul pas vers la civilisation. »

« Le premier pas vers la philosophie, c’est l’incrédulité. »

Posté par Florell à 21:54 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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