Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

08 juin 2017

"Le Prince" de Machiavel

Le Prince de Machiavel

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Résumé :

Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une œuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement : sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis ; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières œuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Œuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. Paul Klein

Avis express :

Je m'attendais à un Prince machiavélique, malfaisant et en fait non. Ca se rapproche plus d'un manuel pour gouverner, mais ça c'est l'opinion que j'ai aujourd'hui... En effet ma lecture actuelle Un été avec Machiavel me donne d'autres manières d'aborder ce livre et qui sait si je lisais une édition plus explicative sûrement que j'en aurais encore une autre.
En résumé pas une lecture si fabuleuse, mais dans une autre édition, une édition explicative, sûrement que ça m'intéresserait plus. Et je tenterai !

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20 octobre 2016

"La concubine du vatican" de Kate Quinn

 La concubine du Vatican de Kate Quinn

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Résumé :

La famille Borgia est à nouveau réunie et cela ne présage rien de bon.
De retour à Rome, Giulia Farnese, maîtresse officielle du pape et désormais mère d'une petite fille, doit faire faceaux nouveaux dangers qui menacent son clan. Sa cuisinièrenet confidente, Carmelina, est rattrapée par son secret : le couvent dont elle s'est enfuie pourrait bientôt la retrouver et elle n'est plus en sécurité.
Son garde du corps Leonello est quant à lui bien décidé à mettre fin à la série de meurtres qui, étrangement, secoue de nouveau la ville depuis le retour des Borgia. Anna était sa seule amie et il refuse de laisser son crime impuni sous prétexte qu'elle était une simple servante.
L'étau se resserre autour de nos trois héros qui ne peuvent compter que les uns sur les autres.

Mon avis :

La concubine du Vatican, qui est la suite de Le serpent et la perle, parle comme dans le premier tome des amours du pape Borgia Alexandre VI avec la belle Julia Farnèse et des intrigues politiques de ce Pape peu orthodoxe.
Nous retrouvons donc ici tous les personnages qui ont marqué le lecteur dans le premier tome, à savoir ; Leonello, Carmelina, la famille Borgia, Julia, etc., mais à la différence du début et même si les personnages sont identiques, l’intrigue va se révéler plus sombre, plus terrible, moins idyllique et de ce fait plus passionnante.
Hé oui ! Autant j’ai trouvé le premier tome (que j’ai lu y a peu pour mieux comprendre celui-là) assez longuet, surtout vers la fin, pas assez riche en évènement, autant là j’ai trouvé qu’on avait l’inverse. En effet ça n'arrête pas un moment, et je pense sincèrement que l'auteure a dû faire exploser sa cafetière vu qu'avec ce livre, on va de surprise en surprise. D
’une part grâce à la personnalité des Borgia, qui au faîte de leur puissance ne respectent plus rien et plus personne, - bon c’était déjà le cas avant mais là c’est encore un stade au-dessus -, et d’autre part à cause de toutes ces intrigues, toutes ces situations, qui ont été pour certaines abordées dans le premier tome mais qui ont été aussi rajoutées, et qui vont venir ternir le beau et brillant tableau que pouvait avoir cette histoire d’amour, cette vie de château... En effet, ici se mélange - et c'est ce qui manquait dans Le serpent et la perle - action, intrigue, cassure, trahison, déception... à un rythme effréné, à tel point qu'on se demande jusqu'à où l'auteure va aller tellement ça paraît sans limite.

Bon. Cela est une chose, mais ce n'est pas tout ! L’autre point intéressant à suivre du récit fut l’évolution des personnages. Dans le premier tome ils n'évoluaient pas tant que ça et paraissent pour certains assez falots comme par exemple Julia Farnèse que je trouvais sans caractère. Ben ici, BOUM, c'est tout l'inverse encore une fois. Julia que je supportais à grande peine dans le tome 1 va ici s'affirmer face à son Pape et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne manque pas de caractère...
Mais cependant dans toute la galerie des personnages, le plus intéressant à suivre est Leonello, pour moi c'est le personnage le mieux écrit les deux tomes confondus. En effet, ce petit bonhomme a été traité de manière déroutante, de personnalité agréable, il va devenir froid comme la glace, on ne le reconnaît pas. Au début un peu sarcastique mais pas méchant malgré son idée de vengeance, on va le découvrir dans La concubine du Vatican, froid, sadique, meurtrier - ce qui va pour un temps le rendre antipathique et flippant -, avant de le voir finalement amoureux ! Cherchez pas y a aucune logique. Toutefois ces changements ne sont pas là juste pour le décor, ils vont nous éclairer sur sa personnalité, ses sentiments, et je n'ai trouvé aucun autre personnage si bien traité, même si les autres ne sont pas que du décor et pas sans intérêt.
En effet, ceux-ci sont eux aussi rattrapés par leur passé, par leur sentiment, et de ce fait - et comme ils sont forcés d’agir en conséquent - on va les découvrir sous un jour nouveau, donnant ainsi plus de souffle à une histoire qui n'en manque pourtant pas.

Bref. J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui mélange histoire et fiction mais qui est plus sombre, plus bougeante que le premier tome, plus prenante aussi, avec des personnages qui évoluent en bien ou en mal et des intrigues intrigantes. Personnellement, c'est une auteure que je n'avais jamais lu avant cette duologie et je ne regrette pas le moins du monde d'avoir tenté, car j'ai eu ce que je voulais ; du rêve, du plaisir, du stress, de l'action et une fin satisfaisante ! Bref. J'ai vraiment passé un bon moment avec cette série mais plus particulièrement avec le deuxième tome.

Merci aux éditions Presses de la cité.

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09 septembre 2016

"Les contes de la table" de Massimo Montanari

Les contes de la table de Massimo Montanari

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Résumé :

Présentation de l'éditeur

" Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. Les histoires vraies alternent avec les récits d'imagination, et nous les traiterons tous de la même manière : comme le miroir d'un monde, d'une société et d'une culture. Et maintenant, silence ! Place au récit ! " M. M.

Biographie de l'auteur

Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995, dans la collection "Faire l'Europe". Il enseigne à l'université de Bologne.

Mon avis :

Les contes de la table est écrit par un historien de l’alimentation qui enseigne à l’université de Bologne, ici il y aura donc que des histoires réelles ou fausses qui aborderont la nourriture à travers l’Histoire. Sujet quelque peu étonnant car je n’envisage pas l’histoire à travers la nourriture, et pourtant force est de constater que ce livre m’a permis d’approcher les mentalités, les traditions, les morales, du moyen-âge jusqu’à la renaissance et même un peu plus.

Histoires réelles ou fausses, mais toutes racontées avec la touche du possible, j’ai apprécié ce livre pour m’avoir fait découvrir le langage de la nourriture, pour tout ce qu’elle peut raconter sur les époques en abordant famines, jours gras, jours de fête, lois, et sur tout ce qu’elle peut avoir de révélateur avec les messages qu’elle peut faire passer, la première, celle sur Charlemagne pour ça est très explicite. (Et maintenant que j’y réfléchis ça ne me parait pas si absurde que ça que la nourriture parle, après tout il suffit de regarder aujourd’hui pour éclairer un peu quelques une de nos habitudes contemporaines.)

Cela étant si j’ai beaucoup goûté ce livre, je dois dire que certaines histoires - mais très peu – m’ont moins emballée comme la dernière sur le pays de cocagne que j’ai trouvé trop imaginaire, ou encore d’autres parce que l’histoire n’était pas aussi intéressante que ça.

Mais les histoires ne sont pas tout, en effet les personnages qui ont animés ces dernières étaient parfois aussi intéressants à suivre que le côté historique. Vraiment, certains personnages valaient leur pesant d’or par leur sarcasme, leur inventivité, leur génie, leur conduite, comme par exemple celle de l’étudiant en droit que j’ai trouvé magnifique. Ca c’est du répondant !A ce niveau c'est même de l'art !

Quoi qu’il en soit c’était une lecture très nourrissante pour l’esprit, il y avait de la découverte, mais aussi des personnages qui valait leur pesant d’or. Lecture que je conseille pour apprendre mais aussi appréhender l'histoire autrement.

 

Merci aux éditions Seuil

 

06 avril 2016

"L'amie prodigieuse" de Elena Ferrante

L'amie prodigieuse enfance et adolescence tome 1 de Elena Ferrante

l'amie prodigieuse

Résumé :

Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.»
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

Mon avis :

L’amie prodigieuse est un roman que Daniel Pennac offre à tous ces amis d’après le blurb sur le livre. Pour ma part je n’irai pas jusqu’à là, mais je comprends l’engouement autour de ce livre qui nous plonge dans une Italie pauvre et plus particulièrement dans un quartier où tout le monde se connaît, se surveille, et où les hostilités comme les alliances se forment comme si rien d’autre n’existait en dehors de ce périmètre.

Cependant dans ces pages nous suivons plus particulièrement l’histoire de Lila et Elena, amitié étrange entre une fille effacée et une fille qui dégage une assurance et un tempérament vif. De leur enfance à l’adolescence, l’auteure nous fait partager leurs jeux, leur esprit conquérant, leurs déboires, leurs rêves. Mais bien au-delà de ces simples faits, elle nous fait aussi partager leur manière de voir le monde, à travers d’abord leurs yeux d’enfant puis d’adolescente. Et ce dernier point est, je l’avoue, le plus agréable à lire, car Elena Ferrante nous montre le cheminement de l’enfance à l’âge adulte, où la réalité des choses finit par rattraper les rêves, le besoin les chimères, montrant ainsi pourquoi les gens vieillissent. Pourquoi les amis s’éloignent...

Mais dans ce roman et bien que la narratrice soit Elena, nous suivons aussi à travers ses yeux toute la vie de ce quartier italien, où malgré une ambiance fermé, il existe un véritable bouillonnement d’idée, de personnalité, de vie, de fait. Jamais dans ces pages on ne s’ennuie. A chaque page quasiment, l’auteure nous subjugue par un évènement ou une idée - souvent quelconque faut bien le dire -, mais qu’elle arrive pourtant à rendre important, soit pour l’histoire soit pour la psychologie des personnages. Bref. Rien n’est vain dans ces pages, on ne perd pas son temps à lire des choses qui ne servent à rien, même si le récit souffre de quelques longueurs.
Mais dans le fond le tour de maître est sans doute là, car pour moi ce roman est un miroir de la vie humaine, étant donné que c’est bien ces petites idées, ces petits évènements, qui sont importants à nos yeux. Alors bien sûr ça peut paraître naïf car la narratrice est enfant puis adolescente, donc elle a des problèmes de son âge et ses amis aussi, mais pourtant même en vieillissant je ne pense pas qu’on change là-dessus. C’est bien ces choses quotidiennes qui font nos soucis et nos joies, qui forgent nos vies. Pour moi ce roman est une description de la vie.

En conclusion j’ai beaucoup aimé ce roman, même si je n’en fais pas un coup de cœur à cause des quelques longueurs et du trop grand nombre de personnage (je me suis un perdue), mais si vous cherchez un bon roman, c'est à tenter. Et en ce qui me concerne dès que je peux je lirai la suite.

 

Merci aux éditions Folio et Lecteurs.com

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16 juillet 2015

"La mer couleur de vin" de Leonardo Sciascia

"La mer couleur de vin" de Leonardo Sciascia

la mer couleur de vin

Résumé :

Rebelle à toute forme d’oppression, Leonardo Sciascia n’a cessé de lutter contre les différents pouvoirs. Dans ce recueil de treize récits écrits entre 1959 et 1972, l’enfant du pays raconte la Sicile et sa «mer couleur de vin». Dénonçant les ravages causés par la mafia et l’avidité des nantis, il met en lumière le poids de la tradition religieuse et livre de la misère du peuple une série de tableaux saisissants. Sans aucun doute l’une des voix les plus marquantes de la littérature italienne du XX.

Mon avis :

Je suis désolée auprès de l'éditeur pour se retard qui s'explique par le fait que je n'arrive pas à faire d'avis sur ce livre qui pourtant a été une excellente lecture. Je dois avouer qu'il m'est arrivée parfois de ne pas savoir parler d'un livre que j'ai aimé, et ben là c'est exactement le cas. Je bloque sur les mots. Du coup je suis d'avance désolée si cet avis va être petit.

 

Cela éclaircie, et comme je l'ai déjà dit ce livre a été une agréable lecture. Sauf deux nouvelles Philologie et Eufrosina que je n'ai pas aimé, tout le reste est excellent et m’a énormément plu. L'auteur a une plume charmante, une imagination débordante capable de raconter toutes les histoires du monde, et le savoir-faire certain pour raconter les gens, la vie, les sentiments.
Sur ce dernier point j'ai d'ailleurs sincèrement cru ressentir les mêmes sentiments que notre galerie de personnage, qui vont de l'exilé, à une femme rongée par le remord, en passant par la colère des hommes et leur peine. Sans exagérer, c'est tellement bien raconté que même si on n'a jamais connu ces histoires on ressent la force de tempêtes intérieures.

 

Ca dit je n'ai plus grand chose à dire sur ce livre. Si ce n'est que c'est un livre que je conseille pour les travers qu'il dénonce, pour son écriture passionnée et passionnante, pour son parfum italien et du temps jadis.

Merci aux éditions Denoël.

 

La mer couleur de vin 192 pages.
Traduction de Jacques de Pressac et revu par Mario Fusco en 2015.
Première parution en 1976 et le 13/05/2015
Collection Denoël & d'ailleurs.

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22 février 2015

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

le retour d'ulysse

Résumé :

Il a fallu dix années de guerre et de sang, d'amours féroces et de haines inextinguibles pour vaincre les Troyens. À présent, Odysseus doit regagner Ithaque avec ses hommes, là où l'attendent sa fidèle épouse Pénélope et son fils qu'il a quitté encore en bas âge.
Mais le retour se transforme en épreuve car Odysseus doit défier les hommes, les forces obscures de la nature et la volonté capricieuse et impénétrable des dieux. Avec ses compagnons, il lui faudra affronter des ennemis aussi périlleux que le cyclope Polyphème, les mangeurs de lotos, la fleur qui procure l'oubli, ou encore les Sirènes au chant merveilleux mais meurtrier...
Odysseus aux mille talents, le rusé Personne, devra atteindre les confins du monde et oser invoquer les morts au seuil des Enfers. Après avoir chanté la naissance et la formation du héros dans sa variation sur L'Iliade, Valerio Manfredi donne une voix nouvelle à l'autre grand récit fondateur : L'Odyssée.

Mon avis :

Deuxième et dernier tome d’Odysseus, histoire qui reprend Homère (en plus rapide).

Dans ce tome-ci la guerre de Troie est finie après dix années de combat, nos héros rentrent chez eux couvert d’or et de gloire, après avoir récupérer Hélène et détruit Troie. Enfin tous ne rentrerons pas couvert de gloire comme Agamemnon, ou encore vivant de cette guerre (mort sur le champ de bataille ou mort en mer), mais à la base c’était censé être ça.

Pour commencer je dois souligner que ce tome deux est plus envoûtant que le premier. Les dieux et autres êtres fabuleux menant la danse, et notre pauvre Ulysse n’ayant pas fini de subir la colère de Poséidon, ce livre nous sert des aventures à un rythme effréné qui fait qu’on ne le lâche pas avant le dernier mot de l’histoire.

Du coup comme vous vous en doutez et contrairement au premier livre, ici nous retrouvons l’Ulysse des grands exploits, l’Ulysse combattant, l’Ulysse que l’on connaît tous, de ce fait il est vrai, rien de nouveau pour le lecteur qui connaît précisément ou vaguement le cycle d’Homère, mais malgré cela ça reste un bonheur à lire ; avant tout pour l’histoire d’Ulysse racontée différemment et avec beaucoup de vie, de sentiment et de passion, mais aussi pour ça fin qui va plus loin que le retour d’Ulysse, qui va vers un nouveau départ mais cette fois-ci sur terre. Sur une terre où la mer est inconnue, et où notre héros devra sacrifier à Poséidon trois animaux afin d’apaiser la colère de ce dernier.

Une fin surprise donc, mais qui pour ma part et en toute franchise m’a bien un peu fait chier, car j’étais terriblement triste pour les personnages et surtout pour Ulysse. Après toutes ces aventures qui l’ont tenu éloigné de sa patrie, de sa famille, j’ai ressentie une espèce de déchirure à le voir obliger de se séparer encore une fois des êtres qu’il aime, même si lui ressent une espèce de fièvre moitié-joyeuse moitié-honteuse pour cette nouvelle aventure tirée de la légende d’Odysseus. Cela dit, ça montre bien que l’auteur a su réécrire cette histoire en y mettant de la profondeur

Pour finir, je voudrais souligner un autre point agréable du bouquin qui est l'évolution des personnages, enfin surtout d'Ulysse car c'est lui que l'on suit. Dans le premier tome il me paraissait un peu trop sage, limite peu sûr de lui malgré son intelligence, là plus du tout ; il s'affirme, prend du caractère - trop parfois au point qu'il lui arrive de dire un mot plus haut que l'autre -, tout en gardant néanmoins un côté humble qui le rend humain et attachant. Pour moi Ulysse c'est vraiment le personnage idéal pour un roman, car il est ni parfait ni mauvais.

Comme vous l'avez donc probablement deviné, ce livre a été pour moi un coup de coeur, contrairement au premier tome je ne trouve rien à redire, tout s'enchaîne très vite, l'ambiance reste mystérieuse et terrible, les personnages gagnent en intensité. Bref. Là on assiste à l'apothéose du cycle d'Homère. Mais malgré ça je dois quand même conseiller de lire les deux tomes à la suite, pour ma part j'ai eu plusieurs mois de séparation entre les deux tomes, du coup j'avoue que j'avais un peu oublié certaines choses nécessaires. 

En conclusion, je vous ordonne de lire cette duologie qui a tout pour plaire. (Oui j'ordonne, rien que ça. ^^)

Merci aux éditions JC Lattès.

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04 juin 2014

"Odysseus tome 1 : les rêves d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 1 : les rêves d'Ulysse" de Valerio Manfredi

Odysseus les rêves d'ulysse

Résumé :

Voici le grand roman de l'un des plus célèbres personnages de l'histoire littéraire, Odysseus (Ulysse).
Odysseus, dont le nom grec signifie « qui est plein de colère », fait ses premiers voyages avec son père Laerte, l'un des Argonautes. Lors d'une terrible battue au sanglier, il manque de perdre la vie, découvrant simultanément combien comptent le courage et la prudence. Les années passent. Devenu jeune homme, Odysseus se rend à Sparte où il croise pour la première fois Hélène. Celle-ci s'éprend de lui, mais il ne veut pas d'elle : celle qu'il aime est Pénélope. Après leur mariage, Laerte, admiratif de la sagesse de son fils, lui cède le pouvoir. Odysseus devient roi d'Ithaque. Hélas, la paix sera de courte durée : Pâris a ravi Hélène, Ménélas exige sa restitution, en vain. Le siège de Troie commence, et avec lui, la guerre.
Sur le fil de L'Iliade, Valerio Manfredi brosse le portrait d'un héros moderne et saisissant, qui a fait de l'intelligence l'arme humaine la plus puissante.

Mon avis :

C’est toujours compliqué de parler d’une série à son commencement, mais je vais essayer de vous en parler quand même, même si dans les grandes lignes vous connaissez déjà l’histoire, puisqu’il s’agit en effet de l’histoire d’Ulysse, (de son véritable nom Odysseus), qu’Homère a si bien narré.

Alors pour le commun des mortels le nom d’Ulysse évoque Ithaque, le cyclope, les dieux grecs, Télémaque, Pénélope et sa tapisserie, un vaisseau perdu sur les flots et non dans l’espace (bon ça c’était pour la déconne, désolée), Circé, le cheval de Troie, etc, etc…

Ben ici à part Ithaque, sa famille, et la guerre de Troie, ne vous attendez pas à retrouver cet Ulysse des grands exploits. Non. Puisque dans ce premier tome l’auteur s’est surtout attaché à décrire l’enfance et la vie de jeune adulte d’Ulysse (Odysseus). A savoir son apprentissage, son esprit, sa vie de famille, etc, etc… Et même si à première vue cela ne vous semble pas très palpitant, et ben détrompez-vous car il y a toute une ambiance mystérieuse qui règne dans ces pages mais aussi autour des personnages. Même si on connaît l’histoire, il y a toujours des choses qui intriguent, comme par exemple les trois noms d’animaux qu’Odysseus doit citer à un moment.

De plus, je trouve que redécouvrir les premières années d’Ulysse, permet aussi aux lecteurs d’aborder d’une autre manière ce héros mythologique, de découvrir ou redécouvrir des facettes que ses exploits ont un peu passé au second plan. Même si visiblement l’auteur a pris ses libertés avec l’histoire commune et admise, comme avec le fait qu’Ulysse participe -certes à contrecœur-, à la guerre de Troie sans avoir simuler la folie pour y échapper.

 

Ensuite l’autre atout de ce bouquin, c’est qu’il n’est pas qu’un livre sur cet homme, c’est aussi un livre où l’on croise d’autres héros mythologiques comme Achille, Héraclès, Jason… Ce qui faut le dire donne une atmosphère plus profondément mythologique à ce livre. Personnellement  je me suis vraiment retrouvée plongée dans la Grèce antique et dans une épopée hallucinante aussi et surtout grâce à ça. Alors je vous entends de là me dire : « Oui mais c’est normal que tu en croises d’autres, beaucoup de ces personnages ont participé à la guerre de Troie avec Ulysse ! ». Ce qui est vrai, mais comme Valerio Manfredi est arrivé à caser des héros antérieurs à la guerre de Troie comme Héraclès ou encore Jason, je trouve que ça rajoute une dimension plus profonde au récit. Un peu comme si l’auteur remontait aux sources, malgré le fait que l’histoire se base autour d’Ulysse. Et on sent que ça n’a pas été fait pour remplir des pages, mais vraiment dans un but d’immerger entièrement le lecteur à cette époque, enfin c’est ce que je ressens.

 

Néanmoins je trouve un petit défaut à ce bouquin, c’est que sur la fin ça traîne un peu en longueur. Alors comme la guerre de Troie a durée 10 ans, il est normal que ça traine un peu, et même si je ne peux pas dire que ces pages se suivent et se ressemblent (car tout ce qui a fait la guerre de Troie se retrouve là) ça reste quand même assez long à lire à la fin. Un peu comme les personnages on ne voit jamais arriver la scène finale de cette guerre, que les dieux grecques ont pris un malin plaisir à faire durer. Cela dit je lirai le tome 2 dès sa sortie, puisque je veux connaître la suite de ses aventures là, car même si d’une manière général on la sait déjà, celle-là on ne la connaît pas encore.

 

Pour faire court, je vous conseille ce livre qui est une grande aventure en compagnie d'un personnage des plus contemporain. Pour ma part je vais assez vite me pencher sur d'autres livres de cet auteur.

Je remercie en passant les éditions JC Lattès pour ce SP.

 

17 novembre 2013

"L'écorchée" de Donato Carrisi

"L'écorchée" de Donato Carrisi

l'écorchée livre

Résumé :

Avez-vous jamais eu envie de disparaître ? On a tous ressenti un jour ou l’autre l’envie de disparaître. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Mais il y en a pour qui cette sensation n’est pas que passagère. Elle les obsède, les dévore, les engloutit. Ces individus se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. Nul ne sait où. Et bientôt, tout le monde les oublie. Ou presque. Chaque fois que Mila Vasquez entre dans « Les Limbes », le bureau des personnes disparues aux murs tapissés de leurs portraits, leurs yeux se braquent sur elle. Elle les garde toujours à l’esprit, elle, l’enquêtrice qui porte dans sa chair les marques des ténèbres, comme autant de fleurs rouge sang. Peut-être est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’elle excelle dans son domaine. Peut-être est-ce pour cela, aussi, que sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, elle refuse d’éprouver la moindre émotion. Et si, soudain, ces disparus réapparaissaient pour tuer ? Comme le ressac, les ténèbres recrachent d’abord les indices d’une existence passée. Puis les êtres. À première vue ils semblent identiques, mais dans l’intervalle, le mal les a transformés. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Pourquoi sont-ils revenus ? Pour arrêter cette armée des ombres, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour la mettre à l’épreuve, il lui faudra à son tour basculer dans l’abîme.

Mon avis :

Comme le chuchoteur ce livre est encore très bon, bien que sûrement un peu moins impressionnant que le premier opus.

Tout comme dans le premier tome l’histoire est étrange, originale, cependant ici pas de corps déchiquetés, mais des disparus qui refont surface pour tuer et sans se cacher. Pourquoi ils le font ? Pourquoi ne se cachent-ils pas de le faire ? Mystère... Mystère que je ne vais bien sûr pas vous révéler, et à vrai dire je ne suis même plus certaine que le livre le fait, (j’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien…) chose dont je suis cependant sûre c’est qu’il y a dans ce tome 2, trop de mystères non élucidés, et c’est un peu décevant je dois dire. J’aurai aimé savoir ce qu’ils ont fait pendant leurs années sombres, pourquoi IL lui en veut.

Alors oui ça fait sûrement partie de la stratégie de l’auteur de ne pas relever tout ceci, peut-être pour faire un autre opus avec un grand feu d’artifice à la fin, mais le fait qu’il ne dévoile rien c’est quand même super frustrant pour le lecteur avide de savoir. Là ça ne se voit pas, mais en fait je suis à deux doigts de sombrer dans le désespoir. Ah, on me dit dans l’oreillette que j’en fais un peu trop…

Bon, à savoir quand même que ceci n'enlève pas pour autant le plaisir de lire ce livre, car l’enquête, les personnages (y’en a des nouveaux), l’ambiance, vaut quand même le premier tome, même si certaines choses se devinent à l’avance et même s’il y a moins d’effet de surprise.

Quoi qu’il en soit, malgré ce que j’ai pu reprocher, je ne me suis pas ennuyée un seul instant avec ce bouquin, et sans doute même moins que pour le premier, donc c’est avec plaisir que je le conseille.

Je remercie en passant Myboox et les édition Calmann-Lévy.

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