Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

23 novembre 2015

"L'impératrice Cixi : la concubine qui fit entrer la Chine dans la modernité" de Jung Chang

"L'impératrice Cixi : la concubine qui fit entrer la Chine dans la modernité" de Jung Chang

Source: Externe

Résumé :

À l’âge de seize ans, Cixi fut retenue parmi les nombreuses compagnes de l’empereur comme concubine royale. À la mort de celui-ci en 1861, leur fils de cinq ans lui succéda sur le trône. Cixi organisa aussitôt avec la complicité de l’impératrice officielle qui elle n’avait pas d’héritier mâle, un coup d’état qui fit d’elle la véritable souveraine de la Chine.
Sous sa férule, cet antique pays se dota d’à peu près tout ce qui caractérise un état moderne : des industries, des chemins de fer, l’électricité, le télégraphe, sans oublier une armée et une marine équipées à la pointe du progrès. Et ce fut elle qui abolit d’atroces châtiments tels que « la mort des mille coupures » et mit un terme au bandage des pieds.
Elle dut faire face à des crises nationales décisives : la rébellion des Boxers, les guerres contre la France et le Japon, l’invasion de huit puissances alliées, dont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis.
Jung Chang  propulse le  lecteur au cœur du splendide Palais d’Été et du harem de la cité interdite où Cixi vivait entourée d’eunuques. Elle évoque avec un art consommé du récit, qui a contribué au succès planétaire des Cygnes sauvages, un monde révolu avec un luxe de détails fascinants, dignes d’une superproduction cinématographique.

Mon avis :

Je croyais que c’était un roman, ce ne fut pas le cas. Du coup j’avais un peur de rien comprendre à ce livre, car je ne suis pas experte de la Chine. Crainte absurde, car même sans de réelles connaissances sur ce pays ce livre est parfaitement compréhensible et se lit aussi facilement qu’un roman. En effet, il est clair, simple et l’auteur glisse de temps à autre quelques rappels pour rappeler au lecteur qui est le personnage et quel est sa fonction.

Le livre :

Comme l’indique le livre nous allons aborder ici la vie de Cixi. Qui est Cixi ? Au départ une jeune fille dans le gynécée de l’empereur chinois Xianfeng qui un jour va devenir impératrice douairière (avec la femme officielle de feu l’empereur) grâce à la succession de son fils Tongzhi sur le trône de Chine et un coup d’état. Mais vous vous en doutez pour qu’un livre s’attarde sur cette femme ce n’est pas parce qu’elle fut femme et mère d’empereur, pour rentrer dans l’histoire ce n’est généralement pas suffisant.
En fait si ce livre s’attarde sur ce personnage puissant et fort c’est bien parce qu’elle a marqué la Chine de par sa politique.
Et quelle est sa politique ? Une politique d’ouverture sur l’extérieur, d'enrichissement, de modernisation; avènement chemin de fer, renouvellement armée, école,... Quoi qu'il en soit loin de l’idée que suppose cet article sur Herodote.net, même s’il est vrai qu’au début elle se heurtera au conservatisme des chinois.

D’ailleurs, on dit souvent que cette période de modernisation a commencé après la guerre avec les puissances étrangères (guerre des Boxers) qui ont tous cherché à récupérer un morceau de la Chine, d’où la guerre en fait. Cela étant c’est un raccourci où je mets en garde, car la modernisation du pays se fera avant cette guerre et même avant la fameuse « réforme des cent jours » qui devait ouvrir selon des historiens la Chine sur une ouverture de type japonais, et que pour beaucoup Cixi a empêché par le fait qu’elle ait dépossédé de ses pouvoirs l’empereur Guangxu (son neveu qui a succédé à son fils décédé).
En fait elle n’a pas cherché à empêcher les réformes ni à refermer la Chine sur elle-même d’ailleurs. Mais son neveu étant faible de caractère et étant un pantin aux mains de conseillers peu scrupuleux, serait vite devenu un empereur fantoche aux mains des japonais qui avaient des vus sur la Chine, et Cixi ne supportant pas de voir une ingérence japonaise en terre chinoise comme ils l’ont fait en Corée peu avant, a préféré « détrôner » officieusement son neveu l’empereur - qui par ailleurs avez pour projet de l’assassiner – pour sauvegarder la dynastie et la Chine. Il est vrai cependant que les réformes seront plus importantes après cette période de trouble.

Comme vous le voyez avec ce petit aparté et même sans connaître l’histoire chinoise ce livre apporte une autre histoire de la Chine et de cette impératrice. Elle n’est pas cette impératrice hostile voire incompétente que peuvent laisser paraître d’autres sources, au contraire ! Elle a initié la Chine à l’ouverture, elle a envoyé à l’étranger d’innombrables chinois, participé à l’éducation du peuple, favoriser la presse, et n’a pas hésité à offrir des postes clés à des étrangers. D’ailleurs à la fin de sa vie/son règne, elle lancera des réformes pour faire de la Chine une monarchie constitutionnelle, hélas la dynastie ne lui survivra que de 3 ans.

Bon, tout ça c’est très bien, mais ce livre va plus loin encore puisqu’on va aussi découvrir tout ce qui faisait le pays à cette époque : son conservatisme ; ses révoltes ; l'étiquette de la cour chinoise ; certaines de ses coutumes que ça soit les déplacements royaux, les obsèques, les morts ; la mentalité par moment assez superstitieuse, archaïque (cf. combattants guerre des Boxers, ou rumeurs sur les chrétiens) voire extrêmement fidèle aux pays, ou encore le contexte international autour de cette Chine ancienne et à la fois nouvelle. Car oui ! l’histoire de ce livre ne s’arrête pas à la Chine, par exemple l’auteure abordera très vite la question de l’esclavage chinois dans certaines partie du globe.

Bref. C'est vraiment un livre enrichissant pour celui qui ne connaît pas la Chine ou pour celui qui connaît de cette impératrice ce qui est communément admis. Là, il y a fort à parier que la personne reverra du tout au tout ses positions.

En résumé c’est un livre que je conseille car d’une part il est très bien fait et facile d’accès (j’ai oublié de dire qu’il y a même des photos dedans), d’autre part parce qu’il apporte de riches connaissances sur l’Asie, et ensuite parce qu’il est juste très intéressant. C’est vraiment le livre qu’on lit avec plaisir de par la richesse de ses sources, son écriture, son renouveau d'une vision…

Je remercie les éditions JC Lattès.

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29 mai 2015

"Ulugh Beg, l'astronome de Samarcande" de Jean-Pierre Luminet

"Ulugh Beg, l'astronome de Samarcande" de Jean-Pierre Luminet

ulugh beg astronome de samarcande

Résumé :

En 1429, Samarcande, escale majeure de la route de la soie connaît une animation encore plus vive qu'à l'ordinaire. Le plus grand observatoire jamais conçu vient d'être inauguré. Les ambassadeurs du monde vont contempler un immense sextant de 80 mètres de haut et 40 mètres de rayon plongeant dans une fosse vertigineuse, un gigantesque cadran solaire dont les parois externes sont couvertes d'une vaste fresque représentant le zodiac et qui recèle les plus perfectionnés des instruments de mesure du temps et de l'espace : sphères armillaires, clepsydres, astrolabes...
Le promoteur de ce prodige architectural, mais aussi le directeur de l'observatoire n'est autre que le prince et gouverneur de Samarcande, Ulugh Beg, le petit-fils du conquérant redoutable qui mit tout l'Orient à feu, de l'Indus au Jourdain : Tamerlan.
Amoureux des sciences et du ciel, piètre politique et militaire - ce qui lui coûtera la vie -, Ulugh Beg entouré des meilleurs astronomes de son temps, va calculer la position de mille étoiles et rédiger un ouvrage majeur : les tables sultaniennes qui fascineront les savants, les religieux et les voyageurs du monde entier.
C'est l'histoire totalement hors du commun de ce savant poétique et rigoureux que Jean-Pierre Luminet nous invite à découvrir dans une fresque romanesque épique, au coeur d'un monde de grandes étendues désertiques, de cités au raffinement incomparable et de guerres permanentes où, cependant, l'homme continue plus que jamais sa conquête de la science et des étoiles.

Mon avis :

Je suis d’avance désolée auprès de l’éditeur mais je ne suis pas arrivée jusqu’au bout ce livre. Je ne suis absolument pas arrivée à rentrer dedans, et ce pour trois raisons ;

Premièrement, le livre ressemble plus à une liste, un catalogue de personnage, qui ont été glissé-là de manière peu naturelle - parce que l’auteur voulait les glisser - et sans saveur.

Deuxièmement, l’écriture est trop plate pas assez romanesque. Avec un sujet pareil et dans cette époque, je pense sincèrement qu’il y avait matière à faire de ce roman une véritable épopée romanesque si l’auteur n’avait pas été aussi scientifique mais un peu plus écrivain. Je précise que j’adore lire des documentaires, mais quand je lis un roman j’aime bien voir un roman dans les mains.

Et troisièmement, certaines choses m’ont fait tiquer. Comme par exemple les réflexions que le personnage Samuel de Cresque a à propos du fait qu’il pense que les musulmans étaient plus tolérants avec la science que les chrétiens d’Europe, ou encore qu’ils savaient faire la différence entre profane et sacré ; pourtant, - et sans vouloir remettre en cause l’âge d’or islamique qui s’est fini au 13ème siècle -, on sait que ces assertions ne sont pas exactes, car des personnalités comme Al-Ghazali - qui aujourd’hui encore voit sa pensée durer-, et les persécutions des scientifiques et des philosophes sous les almohades - dont Averroès a été victime – ou autres évènements, montrent quand même l’inverse,  - même s’il est vrai que les persécutions des almohades ont été faites plus tôt.
Alors je n’irai pas dire que l’Europe était entièrement tolérante avec les sciences, attention. Cependant elle les étudiait depuis toujours à l’ombre des monastères et plus tard dans les universités, même si c’est vrai qu’on ne peut pas nier que certains domaines comme l’algèbre ont été amélioré depuis la Grèce antique par les musulmans, et même avant par les hindous entre autre.

Bref. J’ai peut-être un peu oublié que parfois c’était un roman, alors que curieusement plus haut je lui ai reproché son écriture trop scientifique. Allez comprendre !

Cela étant et même si je n’ai pas lu ce livre correctement jusqu’au bout, j’ai survolé assez bien la suite, et ce que j’en ai lu avait l’air intéressant -j’ai d’ailleurs pioché des infos pour aller voir plus loin de mon côté-, du coup je le conseille à ceux qui ont l’esprit curieux et qui ne sont pas gênés par ces romans trop rigides.
De mon côté j’avoue que je suis assez déçue de ne pas avoir accroché à ce roman qui promettait beaucoup de découvertes à cause d’une écriture trop froide. Mais bon ce sont des choses que l’on ne peut pas toujours savoir, hélas. La lecture c’est comme la vie ça réserve toujours des surprises, parfois on aime parfois on n’aime pas.

Bref ! Trêve de philosophie à la noix, et même si je n’ai pas aimé cette écriture, je conseille malgré tout ce bouquin car il y a indéniablement des choses à tirer de cette lecture.

Merci malgré tout aux éditions JC Lattès.

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15 mai 2015

"Embrouilles familiales de l'histoire de France" de Clémentine Portier-Kaltenbach

"Embrouilles familiales de l'histoire de France" de Clémentine Portier-Kaltenbach

embrouilles familiales Portier-Kaltenbach

Résumé :

Qu’est-ce que l’histoire de France sinon une longue, très longue, très embrouillée et très sanglante histoire de famille ? Des Mérovingiens aux Carolingiens, des Armagnacs aux Bourguignons, des Bourbons aux Orléans… tout a été dit de leurs réalisations politiques, économiques et artistiques, de leurs territoires conquis ou perdus, tout a été révélé de leurs secrets d’alcôves, mais jusqu’à présent, nul ne les avait examinés sous le seul angle de leurs démêlés familiaux : père absent, mère abusive, famille recomposée, jalousies, frustrations, préférences…
Saviez-vous que le futur Louis XI quitta définitivement la cour après avoir giflé publiquement la maîtresse de son père ? Que Blanche de Castille, mère possessive de Saint Louis, pouvait surgir en pleine nuit dans la chambre de son fils pour l’empêcher de convoler avec son épouse ? Que Louis XIV était jaloux de son petit frère, pourtant élevé comme une fille afin de ne pas lui faire d’ombre ? Présenté sous forme d’un jeu des sept familles, ce voyage constitue aussi une belle leçon de modestie. À une époque où l’on croit avoir tout inventé en matière de modèles familiaux, on sera en effet étonné de découvrir la modernité des familles passées, comme en témoignent les exemples étonnants de certains de nos rois et de nos grands hommes, tel Jean-Jacques Rousseau, qui écrivit un volumineux traité d’éducation, alors que lui-même avait confié ses cinq enfants à l’assistance publique…

Mon avis :

C’est avec une écriture non dénué d’humour que Clémentine Portier-Kaltenbach va nous faire voyager à travers le temps pour découvrir l’intimité de ces familles qui ont marqué l’histoire, depuis l’empire romain jusqu’au 20ème siècle, et qui s’étripaient joyeusement ou se détestaient cordialement.
Fils de rois, rois adolescents, empereurs sanguinaires, mères meurtrières, écrivains atteints du démon de midi… ce sont des portraits haut en couleur que nous allons découvrir au fil de ces pages, et qui se résument la plupart du temps bien plus qu’à des histoires d’alcôve puisque certains de ces récits ont eu des impacts sur la politique.

Tout n’est bien sûr pas découverte, il suffit de regarder des émissions où cette auteure apparaît souvent ou bien de lire quelques biographies pour connaître déjà certaines choses, cela étant ce point-là n’est pas dérangeant puisque il y a quand même de la surprise au milieu de ce terrain connu, comme par exemple avec ces écrivains qu’elle raconte et qui nous feront voir leurs œuvres différemment, ou encore avec ces empereurs romains, ces frères de rois ou ces reines infanticides. J’ai bien découvert Frédégonde en lisant des livres sur Brunehaut, mais j’ignorais qu’elle avait tenté de tuer sa fille avec un coffre. Quand je disais que c’était joyeux !

Mais toi qui ouvre ce livre en pensant ne trouver que la France, détrompe-toi ! Car le titre est un peu menteur. En effet Clémentine Portier-Kaltenbach ne s’arrête pas qu’à l’histoire de France. Bien sûr elle donne des exemples hors frontières pour montrer que nos ancêtres n’étaient pas les seuls fous qu’abritait cette terre, mais des fois il faut bien dire qu’elle dépassait un peu son sujet, en tout cas j’avoue que je n’ai pas toujours remarqué de fil conducteur entre les histoires. Mais pour autant je ne qualifierai pas cela de mauvais point, car c’était aussi intéressant à lire que l’histoire de nos ancêtres. Et là en ce qui me concerne j’avais peut-être plus de découverte avec ça, enfin avec certains personnages comme Don Carlos mais pas avec Freud car j’ai lu Le crépuscule d’une idole de Onfray.  

D’ailleurs Freud est une bonne transition car si j’ai quelque chose à reprocher à ce livre c’est justement ces parallèles psychanalytiques que l’auteure s’est parfois amusée à faire. D’accord ce n’était pas toujours sérieux, et généralement elle ne le faisait pas sans une once de moquerie, mais comme je déteste cette philosophie capillotractée qu’est la psychanalyse, et comme d’une manière générale je n’aime pas ces philosophies psy-ce-que-vous-voulez (non, chez-moi cela n’a rien de scientifique, il suffit de voir les divergences qu’il y a pour s’en convaincre), c’était parfois un peu énervant à lire. Cela dit ça rajoutait du comique à l'ensemble, ce qui en fin de compte n’était pas déplaisant ; puis de toute manière ça n’enlevait rien au sérieux historique de l’auteure, car oui il y a quand même du sérieux dans ces pages. Je sais que la couverture est trompeuse, mais par exemple l'auteure n'hésitait pas à donner différentes versions quand les histoires s'y prêtaient.

Bref !

En résumé c'était une excellente lecture et je la conseille fortement surtout que je la crois vraiment facile d'accès pour tout le monde.

Merci aux éditions JC Lattès.

Extraits :  "Diverses études généalogiques ont en effet établi que, depuis au moins cinq générations, tout Français de souche descend de Charlemagne et neuf Européens sur dix auraient un peu de son sang dans les veines"

"Le 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné. En apprenant la mort de son frère aîné, le comte de Provence manifeste un cynisme monstrueux. Il s'autoproclame "régent du royaume" et écrit à son frère d'Artois : "Vous n'oublierez pas de quelle utilité pour l'Etat va devenir leur mort. Que cette utilité vous console." A la mort de Marie-Antoinette, il ne trouve rien de mieux à dire que : "Me voilà dans une belle position !" Enfin, deux ans plus tard, quand il apprend la mort à la prison du Temple du petit Louis XVII (8/06/1795), il écrit de nouveau à son frère : "On m'apprend que son fils s'en va mourant. En donnant des larmes à nos proches, n'oubliez pas de quelle utilité pour l'Etat va devenir leur mort".
"Je n'ai pas besoin d'ennemis, j'ai de la famille !" La phrase est de Jean-Jacques Péroni mais on la croirait taillé pour Louis XVI !"

05 mai 2015

Dernières découvertes livresques

 

Coucou les gens !

Voiciun nouveau billet sur les livres qui me font envie, qu'ils soient sortis ou pas :)

 

Check-point de Jean-Christophe Ruffin

Source: Externe

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.
À travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes?

 

Joséphine : désir & ambition de Kate Williams

Source: Externe

« Dans Notre-Dame, Napoléon reçoit sa couronne des mains du pape. Il la pose sur sa tête puis attend que Joséphine avance dans sa direction. Elle s'agenouille devant lui et joint les mains, comme si elle le priait. Napoléon s'approche d'elle et pose doucement l'onéreux diadème sur sa tête. Joséphine – Créole pauvre, veuve, demi-mondaine et concubine – est maintenant l'impératrice de France. Elle a gagné. En tout cas, c'est ce qu'elle pense. »
La passion qui unit Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte traversera les conquêtes amoureuses de l'une puis de l'autre, les batailles dans toute l'Europe, le coup d'État et l'Empire. Pour préserver son couple, Joséphine est prête à tout...
Une biographie au souffle romanesque puissant, qui dévoile une Joséphine envoûtante et ambitieuse, mais aussi attachante et follement amoureuse.

Eloge du Blasphème de Caroline Fourest

Source: Externe

« Menacés par les fanatiques, censurés par les lâches, les esprits libres de tous les continents n’en finissent plus de se battre, sur tous les fronts, pour maintenir un monde éclairé. La lumière qui les guide s’appelle le droit au blasphème. »
Caroline Fourest
Après l’immense émotion qui a suivi l’attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix qui, au nom de la « responsabilité », de la peur d’ « offenser » ou du soupçon d’ « islamophobie », n’ont pas voulu « être Charlie ».
Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d’expression et alerte sur les dangers d’une mondialisation de l’intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.

L'arche avant Noé de Irving Finkel

Source: Externe

Tout le monde connaît l’histoire de l’Arche de Noé et du Déluge telle qu’elle est racontée dans la Genèse. Depuis les années 1870, on sait qu’une autre histoire, similaire mais beaucoup plus ancienne, existait déjà depuis des siècles dans l’antique Babylone. Mais celle-ci demeurait nimbée de mystère. Conservateur au British Museum et spécialiste international de la Mésopotamie ancienne, Irving Finkel s’est retrouvé plongé dans une enquête policière inédite lorsqu’un visiteur lui a apporté au musée la mystérieuse tablette qu’il avait héritée de son père.
Cette dernière ne présente pas seulement une nouvelle version du récit diluvien babylonien : l’auteur antique y décrit aussi la taille et la forme d’une Arche tout à fait inattendue, et livre les caractéristiques détaillées de sa construction.
On découvrira ainsi le lieu où les Babyloniens croyaient que l’Arche avait accosté ainsi qu’une nouvelle explication de l’introduction de cette histoire dans le texte de la Bible.
L'Arche avant Noé, Les véritables origines de l'histoire du Déluge nous entraîne dans une authentique exploration, du monde fascinant des écritures antiques.

1000 soleils splendides de Kaled Hosseini

Source: Externe

À Kaboul, Mariam endure un mariage contraint avec un homme violent. L'arrivée de la jeune Laila sous son toit est une épreuve de plus. Mais, entre ces femmes que tout oppose, la rivalité va bientôt faire place à une indéfectible amitié... Et à l'espoir d'une autre vie. Par l'auteur des Cerfs-Volants de Kaboul, un chant d'amour poignant pour l'Afghanistan, déchirée par la barbarie.

Les médicis de Henri Pigaillem

les médicis

Histoire de la famille des Médicis, la famille la plus puissante d'Italie de la Renaissance. Elle s'est illustrée à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux.

La vie quotidienne au Moyen-âge de Jean Verdon

Source: Externe

Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen Age, depuis les invasions barbares jusqu'à la Renaissance. Pour raconter, avec son talent coutumier, le quotidien du peuple comme des grands, Jean Verdon embrasse tous les thèmes.
L'on découvre ainsi que l'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent l'existence d'un art érotique. Les quantités de nourriture et de vin ingérées impressionneraient nos contemporains fervents de diététique, mais des conditions de vie plus dures que de nos jours entraînent une dépense énergétique plus importante. A ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent XLIOX8210; les paysans, qui constituent l'essentiel de la population XLIOX8210; s'ajoute, avec le développement des villes, le monde des artisans et des marchands. Sur eux tous la religion exerce une forte emprise, elle structure la société. Malgré les « malheurs du temps », les hommes savent s'amuser, profiter des instants de loisirs plus fréquents qu'on l'imagine parfois. Ils se déplacent beaucoup, parfois longtemps, des mois, voire des années. L'homme n'est qu'un pèlerin sur cette terre, et bien mourir est fondamental.
Un panorama sans équivalent, riche et fascinant.

La caricature... et si c'était sérieux : Décriptage de la violence satyrique de Collectif

Source: Externe

Mourir pour des dessins ? Ce danger semblait, jusqu'au 7 janvier 2015, réservé aux dictatures. La France a certes connu la répression des images : lorsqu’en 1830 Honoré Daumier affronte la prison pour son irrévérence envers la monarchie, Charles Philipon le défend en croquant le roi Louis-Philippe aux bajoues déformées en poire grotesque… Avec la renaissance de Charlie Hebdo, en une couverture plébiscitée par les Français, vilipendée dans certains pays musulmans et censurée aux États-Unis, une étape a été franchie : la caricature est réaffirmée comme bastion avancé de la liberté d’expression.Encore faut-il comprendre quelles transgressions sont permises en démocratie, quelles autres ne le sont pas, et pourquoi. Cet ouvrage illustré, rédigé par des spécialistes reconnus, offre à tous des clés pour décrypter la caricature. Quelle est sa place dans la République ? Quel a été son rapport avec les pouvoirs et les religions ? Pourquoi un tel raidissement actuel sur le fait religieux ? Comment distinguer l’intention humoristique de la propagande haineuse, voire raciste ?
Puisque décrypter le dessin de presse est devenu une question de vie ou de mort, il est grand temps de nous y atteler.

 

Voilà les livres que j'ai découvert récemment sur des blogs, dans des catalogues... et qui me font envie.
Il y en qui vous tente ?

22 février 2015

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

le retour d'ulysse

Résumé :

Il a fallu dix années de guerre et de sang, d'amours féroces et de haines inextinguibles pour vaincre les Troyens. À présent, Odysseus doit regagner Ithaque avec ses hommes, là où l'attendent sa fidèle épouse Pénélope et son fils qu'il a quitté encore en bas âge.
Mais le retour se transforme en épreuve car Odysseus doit défier les hommes, les forces obscures de la nature et la volonté capricieuse et impénétrable des dieux. Avec ses compagnons, il lui faudra affronter des ennemis aussi périlleux que le cyclope Polyphème, les mangeurs de lotos, la fleur qui procure l'oubli, ou encore les Sirènes au chant merveilleux mais meurtrier...
Odysseus aux mille talents, le rusé Personne, devra atteindre les confins du monde et oser invoquer les morts au seuil des Enfers. Après avoir chanté la naissance et la formation du héros dans sa variation sur L'Iliade, Valerio Manfredi donne une voix nouvelle à l'autre grand récit fondateur : L'Odyssée.

Mon avis :

Deuxième et dernier tome d’Odysseus, histoire qui reprend Homère (en plus rapide).

Dans ce tome-ci la guerre de Troie est finie après dix années de combat, nos héros rentrent chez eux couvert d’or et de gloire, après avoir récupérer Hélène et détruit Troie. Enfin tous ne rentrerons pas couvert de gloire comme Agamemnon, ou encore vivant de cette guerre (mort sur le champ de bataille ou mort en mer), mais à la base c’était censé être ça.

Pour commencer je dois souligner que ce tome deux est plus envoûtant que le premier. Les dieux et autres êtres fabuleux menant la danse, et notre pauvre Ulysse n’ayant pas fini de subir la colère de Poséidon, ce livre nous sert des aventures à un rythme effréné qui fait qu’on ne le lâche pas avant le dernier mot de l’histoire.

Du coup comme vous vous en doutez et contrairement au premier livre, ici nous retrouvons l’Ulysse des grands exploits, l’Ulysse combattant, l’Ulysse que l’on connaît tous, de ce fait il est vrai, rien de nouveau pour le lecteur qui connaît précisément ou vaguement le cycle d’Homère, mais malgré cela ça reste un bonheur à lire ; avant tout pour l’histoire d’Ulysse racontée différemment et avec beaucoup de vie, de sentiment et de passion, mais aussi pour ça fin qui va plus loin que le retour d’Ulysse, qui va vers un nouveau départ mais cette fois-ci sur terre. Sur une terre où la mer est inconnue, et où notre héros devra sacrifier à Poséidon trois animaux afin d’apaiser la colère de ce dernier.

Une fin surprise donc, mais qui pour ma part et en toute franchise m’a bien un peu fait chier, car j’étais terriblement triste pour les personnages et surtout pour Ulysse. Après toutes ces aventures qui l’ont tenu éloigné de sa patrie, de sa famille, j’ai ressentie une espèce de déchirure à le voir obliger de se séparer encore une fois des êtres qu’il aime, même si lui ressent une espèce de fièvre moitié-joyeuse moitié-honteuse pour cette nouvelle aventure tirée de la légende d’Odysseus. Cela dit, ça montre bien que l’auteur a su réécrire cette histoire en y mettant de la profondeur

Pour finir, je voudrais souligner un autre point agréable du bouquin qui est l'évolution des personnages, enfin surtout d'Ulysse car c'est lui que l'on suit. Dans le premier tome il me paraissait un peu trop sage, limite peu sûr de lui malgré son intelligence, là plus du tout ; il s'affirme, prend du caractère - trop parfois au point qu'il lui arrive de dire un mot plus haut que l'autre -, tout en gardant néanmoins un côté humble qui le rend humain et attachant. Pour moi Ulysse c'est vraiment le personnage idéal pour un roman, car il est ni parfait ni mauvais.

Comme vous l'avez donc probablement deviné, ce livre a été pour moi un coup de coeur, contrairement au premier tome je ne trouve rien à redire, tout s'enchaîne très vite, l'ambiance reste mystérieuse et terrible, les personnages gagnent en intensité. Bref. Là on assiste à l'apothéose du cycle d'Homère. Mais malgré ça je dois quand même conseiller de lire les deux tomes à la suite, pour ma part j'ai eu plusieurs mois de séparation entre les deux tomes, du coup j'avoue que j'avais un peu oublié certaines choses nécessaires. 

En conclusion, je vous ordonne de lire cette duologie qui a tout pour plaire. (Oui j'ordonne, rien que ça. ^^)

Merci aux éditions JC Lattès.

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26 décembre 2014

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

"Le concert héroïque : l'histoire du siège de Leningrad" de Brian Moynahan

le concert héroîque livre

Résumé :

La première de la Septième Symphonie de Chostakovitch eut lieu à Leningrad le 9 août 1942, au 335e jour d'un siège qui tua plus de 1 800 000 personnes. Aucun concert n'a jamais égalé celui-ci. Les Allemands avaient commencé le blocus de la ville près d'un an auparavant. Les combats, le froid et surtout la faim avaient déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes. Les musiciens - recrutés jusque dans les bataillons et les fanfares militaires, car seuls vingt des cent membres initiaux de l'orchestre avaient survécu - étaient si affamés qu'on craignait qu'ils ne puissent jouer l'oeuvre jusqu'au bout. En ces jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, cette musique et l'attitude de défi qu'elle inspirait furent pour le monde entier un rayon de lumière.
Entretissant l'histoire de Chostakovitch et de bien d'autres dans le contexte du maelström des purges staliniennes et de l'invasion de la Russie par les Nazis, Le Concert héroïque est le récit magistral et émouvant de l'un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale, et sans doute le plus émouvant de l'histoire de la musique.

Traduit de l'anglais par Thierry Piélat

Mon avis :

Bien que les passages (très grands et très réguliers) sur les actions militaires ne m’aient pas toujours passionnée malgré leur utilité, dans l’ensemble ce livre a été pour moi intéressant à lire. J’ai découvert beaucoup, je suis restée horrifier souvent.

Certes je sais que la vie sous un siège n’est pas facile, mais n’ayant jamais vraiment abordé ce sujet précédemment ça restait une image lointaine. Du coup, là, le fait de lire un livre essentiellement sur ce sujet, qui montre cette vie de siège dans son horreur quotidienne, ça ne fait pas le même effet faut bien le dire... (surtout que l'auteur a été très pointu dans ce domaine)

D’une image lointaine, je suis passée à une réalité plus terrible. L'auteur décrivant avec réalisme, la mort, la faim, le froid, les purges staliniennes, le rationnement, les bombardements… Néanmoins chose étonnante là-dedans, c'est qu'au milieux de ce chaos les habitants arrivaient à se trouver des moments hors du monde, en allant par exemple à des concerts ou à des représentations théâtrales. D'ailleurs ce dernier point a été une image forte pour moi (tout comme son opposé), car j'ai trouvé que c’était quand même mettre beaucoup de passion et d’ardeur pour ne pas mourir.

 

Maintenant, et même si l’auteur développe énormément le siège de Leningrad, faut savoir que ce livre comporte une autre zone de recherche qui m'a surprise tout autant que le siège, voire même plus, qui est : Chotaskovitch

Alors je ne connaissais pas ce compositeur, ni l’histoire de la septième symphonie avant d’ouvrir ce livre, du coup j’avoue que j’ai énormément apprécié découvrir en plus du siège, la vie et l’œuvre de cet homme. L’un n’allant pas sans l’autre, puisqu’il faut connaître sa vie pour comprendre son œuvre.

Néanmoins à côté de cela, ce que j’ai surtout retenu de cette partie de l’histoire, c’est d’une, l’importance de la musique dans la guerre, et de deux, le fait que la musique parle. Alors si pour le premier point je ne suis pas étonnée, pour le second, je le suis un peu plus par contre.

En effet, j’avoue qu’avant de lire ce livre je n’aurai jamais imaginé qu’on puisse voir dans des notes de musique, la description si précise d’une épreuve ou d’une idéologie politique. Bien sûr je me doute que comme un peintre ou un écrivain, un musicien n’écrit pas sans son cœur, mais de là à donner une idéologie ou des sentiments précis à quelque chose de très abstrait (en tout cas pour moi)… Il y a un pas à franchir que je n’aurais pas fait.

Alors bien sûr les descriptions d’une œuvre sont à double sens ; certain voit dans la septième symphonie un hymne à la nation, d’autre par contre y voit un rejet du système soviétique. Mais il n’empêche que ce livre, m’a ouvert à la compréhension de la musique, - même si je ne vais pas devenir fan de musique classique pour autant.

 

Cela dit comme je le disais au début de cet avis, il y a trop de passages militaires (et même d'autres) qui saoulent un peu à la lecture de ce livre, du coup, c'est vrai que ce bouquin peut se montrer parfois un peu fastidieux à lire, au point qu'il en devient difficile de rester concentrer dessus. Bien sûr c'est intéressant de voir que les soldats n'étaient que de la chaire à canon, une armée de volontaire et non de métier qu'on a envoyé au casse-pipe sans trop de sentiment. Bien sûr que c'est intéressant de voir comment la population survivait, mais parfois c'était un peu trop développé - ou pas assez intéressant pour moi (?). Et c'est là, la seule chose que je reproche à ce livre, à part ça il était très très intéressant.

Au final c'était une lecture terrible mais très enrichissante.

Merci aux éditions JC Lattès.

04 juin 2014

"Odysseus tome 1 : les rêves d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 1 : les rêves d'Ulysse" de Valerio Manfredi

Odysseus les rêves d'ulysse

Résumé :

Voici le grand roman de l'un des plus célèbres personnages de l'histoire littéraire, Odysseus (Ulysse).
Odysseus, dont le nom grec signifie « qui est plein de colère », fait ses premiers voyages avec son père Laerte, l'un des Argonautes. Lors d'une terrible battue au sanglier, il manque de perdre la vie, découvrant simultanément combien comptent le courage et la prudence. Les années passent. Devenu jeune homme, Odysseus se rend à Sparte où il croise pour la première fois Hélène. Celle-ci s'éprend de lui, mais il ne veut pas d'elle : celle qu'il aime est Pénélope. Après leur mariage, Laerte, admiratif de la sagesse de son fils, lui cède le pouvoir. Odysseus devient roi d'Ithaque. Hélas, la paix sera de courte durée : Pâris a ravi Hélène, Ménélas exige sa restitution, en vain. Le siège de Troie commence, et avec lui, la guerre.
Sur le fil de L'Iliade, Valerio Manfredi brosse le portrait d'un héros moderne et saisissant, qui a fait de l'intelligence l'arme humaine la plus puissante.

Mon avis :

C’est toujours compliqué de parler d’une série à son commencement, mais je vais essayer de vous en parler quand même, même si dans les grandes lignes vous connaissez déjà l’histoire, puisqu’il s’agit en effet de l’histoire d’Ulysse, (de son véritable nom Odysseus), qu’Homère a si bien narré.

Alors pour le commun des mortels le nom d’Ulysse évoque Ithaque, le cyclope, les dieux grecs, Télémaque, Pénélope et sa tapisserie, un vaisseau perdu sur les flots et non dans l’espace (bon ça c’était pour la déconne, désolée), Circé, le cheval de Troie, etc, etc…

Ben ici à part Ithaque, sa famille, et la guerre de Troie, ne vous attendez pas à retrouver cet Ulysse des grands exploits. Non. Puisque dans ce premier tome l’auteur s’est surtout attaché à décrire l’enfance et la vie de jeune adulte d’Ulysse (Odysseus). A savoir son apprentissage, son esprit, sa vie de famille, etc, etc… Et même si à première vue cela ne vous semble pas très palpitant, et ben détrompez-vous car il y a toute une ambiance mystérieuse qui règne dans ces pages mais aussi autour des personnages. Même si on connaît l’histoire, il y a toujours des choses qui intriguent, comme par exemple les trois noms d’animaux qu’Odysseus doit citer à un moment.

De plus, je trouve que redécouvrir les premières années d’Ulysse, permet aussi aux lecteurs d’aborder d’une autre manière ce héros mythologique, de découvrir ou redécouvrir des facettes que ses exploits ont un peu passé au second plan. Même si visiblement l’auteur a pris ses libertés avec l’histoire commune et admise, comme avec le fait qu’Ulysse participe -certes à contrecœur-, à la guerre de Troie sans avoir simuler la folie pour y échapper.

 

Ensuite l’autre atout de ce bouquin, c’est qu’il n’est pas qu’un livre sur cet homme, c’est aussi un livre où l’on croise d’autres héros mythologiques comme Achille, Héraclès, Jason… Ce qui faut le dire donne une atmosphère plus profondément mythologique à ce livre. Personnellement  je me suis vraiment retrouvée plongée dans la Grèce antique et dans une épopée hallucinante aussi et surtout grâce à ça. Alors je vous entends de là me dire : « Oui mais c’est normal que tu en croises d’autres, beaucoup de ces personnages ont participé à la guerre de Troie avec Ulysse ! ». Ce qui est vrai, mais comme Valerio Manfredi est arrivé à caser des héros antérieurs à la guerre de Troie comme Héraclès ou encore Jason, je trouve que ça rajoute une dimension plus profonde au récit. Un peu comme si l’auteur remontait aux sources, malgré le fait que l’histoire se base autour d’Ulysse. Et on sent que ça n’a pas été fait pour remplir des pages, mais vraiment dans un but d’immerger entièrement le lecteur à cette époque, enfin c’est ce que je ressens.

 

Néanmoins je trouve un petit défaut à ce bouquin, c’est que sur la fin ça traîne un peu en longueur. Alors comme la guerre de Troie a durée 10 ans, il est normal que ça traine un peu, et même si je ne peux pas dire que ces pages se suivent et se ressemblent (car tout ce qui a fait la guerre de Troie se retrouve là) ça reste quand même assez long à lire à la fin. Un peu comme les personnages on ne voit jamais arriver la scène finale de cette guerre, que les dieux grecques ont pris un malin plaisir à faire durer. Cela dit je lirai le tome 2 dès sa sortie, puisque je veux connaître la suite de ses aventures là, car même si d’une manière général on la sait déjà, celle-là on ne la connaît pas encore.

 

Pour faire court, je vous conseille ce livre qui est une grande aventure en compagnie d'un personnage des plus contemporain. Pour ma part je vais assez vite me pencher sur d'autres livres de cet auteur.

Je remercie en passant les éditions JC Lattès pour ce SP.

 

26 octobre 2013

"Le soleil à mes pieds" de Delphine Bertholon

"Le soleil à mes pieds" de Delphine Bertholon

lesoleil à mes pieds

Résumé :

Il y a la petite, 22 ans, un âge comme deux cygnes posés sur un lac. Fragile et ravissante, elle peine à se jeter dans le grand monde et se réfugie dans la solitude de son appartement. 
La grande, 24 ans, s’agite dans la ville : nymphomane, tyrannique et machiavélique, fascinée par la mort, elle se nourrit de la dépendance affective qu’elle impose à sa cadette. 
Deux sœurs qui ont grandi avec un terrible secret et qui, dix-huit ans plus tard, se démènent pour tenter d’exister. 
Le sort semblait avoir scellé leur destin, mais les rencontres quelquefois peuvent rebattre les cartes. 

le soleil à mes pieds est, avant tout, l’histoire d’une résurrection.

Mon avis :

J’ai apprécié cette lecture mais je n’ai curieusement pas grand-chose à dire dessus, il est bien mais sans plus.

L’histoire serait presque banale, l’écriture malgré quelques efforts pour que ça soit poétique est dans l’ensemble courante, et les personnages sont, ma foi, presque déjà-vu et revu. Du moins pour le personnage principal : la petite.
Cette dernière vit renfermée sur elle-même, n’a jamais connu d’homme, et est atteinte en plus d’un espèce de toc de propreté exagéré. Elle pense aussi souvent à sa mère morte quand elle était enfant, et se laisse manger la vie par sa grande sœur. Enfin bref, c’est un genre de personnage assez commun comme vous le constatez.... Du coup-là, vous (potentiel lecteur de cet avis) vous demandez sûrement où se trouve l’intérêt de ce livre ; et vous avez raison ! Car là je suis plutôt mal barrée pour vous le faire aimer...

Et ben pour répondre à cette interrogation, selon moi l’intérêt de ces pages se trouve dans le personnage qui m’a le plus intrigué, à savoir celui de la grande sœur. En effet, bien qu'elle soit énervante, je l’ai trouvé plus intéressante que la petite, car elle est envahissante, méchante et très dominatrice, mais aussi folle et menteuse.
Eh oui ! Comme cette nana est un puits sans fond, macabre, sombre et tortueux, j'ai vraiment pris plaisir à suivre son manège, pas parce que je suis sadique, - je ne le suis pas -, mais pour voir jusqu'à où elle pouvait aller dans sa cruauté qui n'a pas l'air de connaître de limite, mais aussi pour voir quand la petite réagira. Et là autant dire que j’ai été déçue et surprise à la fois.

Déçue, car la petite n’a pas spécialement réagit quand je l’aurais voulu, mais surprise parce qu’à la fin, elle a une réaction sur un évènement qui ne laisserait pas supposer ce genre de réaction justement, et même si dans le cas de la petite ça se comprend, je dois dire que je ne m’attendais pas à une résurrection avec cet évènement. Je ne la voyais pas si forte en faite... (Je suis désolée d’être si évasive mais je ne veux pas trop spoiler). Mais tout ce que je peux dire, c'est que là l'auteure a su épater son lecteur par la forme que prend les personnages et l'histoire.

Cela étant, au-delà de cette histoire, tout cela montre que malgré les liens du sang, et même si une même épreuve a été vécue, la famille peut être un véritable obstacle à l’épanouissement personnel. Les expériences douloureuses pouvant laisser des traces étranges selon les individus et ainsi créer des obstacles dans la compréhension entre les êtres. En tout cas dans le cas de la petite, pas chez bibi.

 

nunujaune

 

 

 

 

 

 

- Ha ben bravo ! Tu ne pouvais pas t'empêcher de faire tes commentaires sarcastiques ?!

 

concon nuage7

 

 

 

 

 

Enfin bon, pour résumer très vite ce livre, je suis assez convaincue de l’histoire, surtout qu'il a un beau titre, mais je l’ai trouvé peut-être trop banal et un peu trop rapide, mais bon il se lit très bien malgré cela, même s'il ne vous laissera pas un souvenir impérissable.

Je remercie en passant les éditions JC lattès pour leur gentillesse.

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03 juin 2013

"Inferno" de Dan Brown

"Inferno" de Dan Brown

inferno

Résumé :

Les endroits les plus sombres de l'enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale.

Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, se réveille en pleine nuit à l'hôpital. Désorienté, blessé à la tête, il n'a aucun souvenir des dernières trente-six heures. Pourquoi se retrouve-t-il à Florence ? D'où vient cet objet macabre que les médecins ont découvert dans ses affaires ? Quand son monde vire brutalement au cauchemar, Langdon va s'enfuir avec une jeune femme, Sienna Brooks. Rapidement, Langdon comprend qu'il est en possession d'un message codé créé par un éminent scientifique - un génie qui a voué sa vie à éviter la fin du monde, une obsession qui n'a d'égale que sa passion pour l'une des œuvres de Dante Alighieri : le grand poème épique Inferno.
Pris dans une course contre la montre,Langdon et Sienna remontent le temps à travers un dédale de lieux mythiques, explorant passages dérobés et secrets anciens, pour retrouver l'ultime création du scientifique - véritable bombe à retardement - dont personne ne sait si elle va améliorer la vie sur terre ou la détruire.

Dan Brown es l'auteur de nombreux best-sellers internationaux. Da Vinci code est aujourd'hui l'un des romans les plus vendus de tous les temps.

Mon avis :

Je ne connais pas tous les livres de cet auteur, en fait je connais seulement ceux avec Langdon, et bien que son dernier Le symbole perdu m’ait déçue car je l’avais trouvé trop mystique, celui-là m’a en parti réconcilié avec Dan Brown, même si ce n’est pas un coup de cœur pour autant.

Alors même si l’auteur utilise ce que l’on a déjà vu dans ces bouquins Langdonien, ici j’ai quand même ressenti une certaine différence avec les romans précédents. Je ne sais pas si cela vient du sujet, - au demeurant fortement d’actualité  -, ou le fait que ça soit Dante mélangé avec les projets d’un scientifique qui rend les choses moins crédibles, mais voilà j’ai trouvé le livre différent des autres. Même si pourtant on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de Dan Brown, course poursuite, jeu de piste, énigme, gentils qui sont en réalités méchants ou vice versa. (Là j’avoue qu’il faut suivre le schmilblick.)

Bien sûr, j’ai bien conscience de dire deux choses opposées en disant que le sujet est fortement d’actualité et que le livre paraît peu crédible, pourtant sur tous les livres avec Langdon que j’ai lu, le sujet, à savoir la surpopulation cancer de la planète comme j’aime le dire, est bien la réalité du monde actuel, et pour cela à mon avis le livre mérite d'être lu. Certes, il est évident que ce dernier ne fera pas réfléchir les populations et ne changera pas la face du monde, cela étant faut dire qu’il y en a quelque chose à tirer de cette histoire voire même à creuser... Voilà d’ailleurs pourquoi le méchant pas beau, m’a semblé plutôt sympathique au final.

Alors je ne dis pas que le super vilain s’y prend de la meilleure manière pour limiter l’évolution exponentielle de la démographie humaine, mais derrière "l’horreur" de la situation qu’il met en place, il y a une noble idée je trouve et c'est ce qui fait que j'ai trouvé Zobrist pas si monstrueux. Bien que modifier l’ADN humain me paraît sérieusement stupide et dangereux. Par contre comme le sujet de la surpopulation m'intéresse, j'avoue ne pas avoir trop regarder le reste qui me semble après coup assez bon finalement, néanmoins un petit point noir du récit m’a fait sursauter quand je l'ai lu, ce point : la Turquie.

Dans le livre l’auteur parle de la Turquie qu’il juge européenne, (déjà non pas européenne) et laïque, alors que plus loin il parle de femme en niqab et d’un fort encrage religieux dans la société. Euh… je ne sais pas si c'est moi, mais y’a comme qui dirait un sérieux problème de confrontation là, puisque aucune société ne peut se dire laïque du moment que la religion dépasse la porte de la maison et gouverne un pays. Car en Turquie la séparation du pouvoir et du religieux n’existe pas vraiment, aujourd’hui encore l’état Turc peut punir quiconque critique l’Islam, qu’il soit journaliste, écrivain ou simple citoyen. Alors que l’auteur dise que la Turquie est laïque me semble une sacrée anticipation sur la réalité, du moins si je me base par rapport à mon point de vu sur la laïcité. Mais je pense qu'on peut affirmer sans problème que ce pays a hélas trop reculé aujourd’hui, mais à part cela je dois dire que les descriptions et les renseignements sur Sainte-Sophie sont saisissantes et en plus intéressantes, toutes commes les descriptions de Venise et Florence. Même si curieusement une fois arrivée en Turquie on commence à trouver le livre un peu long, mais bon très franchement y’a pire.

Enfin bref, en résumé, pour moi-même si c’est un livre qu’on peut qualifier de populaire, il mérite qu’on s’y arrête quand même pour son message écologique et démographique, même si dans ces domaines rien n’est gagné aujourd’hui et que rien n’est encore vraiment fait d'ailleurs. En bref un livre à lire, même s’il n'égale pas Anges & Démons qui est mon préféré à ce jour.

Je remercie au passage les éditions JC Lattès.

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12 février 2013

"La petite marchande de souvenirs" de François Lelord

"La petite marchande de souvenirs" de François Lelord

 

la petite marchande

Résumé :

Dans une Hanoï endormie qui commence à peine à s ouvrir au monde, Julien, un jeune médecin français, qui n a connu ni guerre, ni révolution, découvre chaque jour un peu plus un peuple marqué par l Histoire. Il travaille à l ambassade de France mais son temps libre il l occupe à parcourir le pays et à apprendre sa langue.
Aux abords du Lac de l Epée, il croise souvent une jeune fille en chapeau conique, Minh Thu, Lumière d Automne, qui tente de vendre des souvenirs aux premiers touristes pour nourrir sa famille. Une complicité naît entre eux, mais ils savent que tout les sépare. Au contraire, tout devrait rapprocher Julien de Clea, une collègue britannique détachée pour un an à l Institut Pasteur de Saigon, qui rêve d un avenir avec lui.
Peu avant Noël, une mystérieuse épidémie se déclare dans le service du Professeur Dang, vétéran des guerres révolutionnaires, qui a pris Julien en affection.
Tandis que la ville lentement se referme, Julien et Clea partent en expédition sur la piste des premiers malades, pendant que Lumière d Automne, bravant l interdiction de vendre, finit par être arrêtée par la police...
Vivre un grand amour et rester en vie, Julien n est pas sûr d y parvenir, mais il a appris de son père à toujours choisir la voie difficile.

Mon avis :

J'ai eu ce service presse car j'ai eu un véritable coup de coeur pour le résumé, et ben quelques jours après ma lecture je confirme bien mon coup de coeur pour le livre aussi. Ce dernier est juste génial ! L'écriture est fluide sans longueur, l'histoire simple à suivre, les personnages sympathiques, les paysages dépaysant, enfin bref ce bouquin à tout pour plaire.

Mais je dois avouer que ce n'est pas tant l'histoire en elle même qui m'a marquée. Certes cette dernière, bien qu’on ne tombe pas pour autant dans le dramatique, n’est pas simple, la maladie, la mort, frappent sans discontinuer et sans distinction, mais cela étant, j’ai davantage été touchée par le contour de l’histoire principale, par le décor, l’ambiance. Enfin tout ce qui donne la profondeur au livre.

Ici malgré l’exotisme du nom, pas de paysage de carte postale, d’extravagance, de ruissellement d’or et d'argent. Non, ici le décor est exotique mais raisonnable, et la dureté de la vie là-bas est omniprésente dans ces pages ; ce qui est, entre autre, assez bien rendu par ces pauvres autochtones qui essayent, au risque d’une arrestation, de vendre quelques bagatelles pour faire vivre leur famille.

Et c’est avant tout sur ce point que je félicite l’auteur, car sans tomber dans la caricature, dans la surcharge d’images terribles, et sans en plus s’attarder spécialement dessus, François Lelord est vraiment arrivé à rendre cette pauvreté et cette mentalité d’abnégation très connue dans ces pays-là, vivante, palpable, et présente. Et ceci en particulier grâce au personnage de Lumière d'Automne la petite marchande de souvenirs, qui véhicule cette image de dévouement et de pauvreté, et dont notre héros Julien tombera amoureux.

Alors si ce dernier est agréable et droit, bien qu'un peu perdu, cette petite marchande est pourtant le personnage qui m’a le plus touchée. Pour son esprit, pour tous ses sacrifices, je l’ai trouvé extrêmement noble de caractère et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses péripéties. Voir ce petit bout de femme se battre pour faire survivre sa famille après tous ces malheurs, et voir ensuite sa situation évoluer, en bien ou en mal ça reste à voir, et ce qui m’a après l’ambiance donné le plus de plaisir à lire ce livre. C'était whaou ! On se demande même si tout cela va finir un jour.

Très sincèrement, à mes yeux ce livre ne comporte aucune fausse note, même sur la fin l’auteur a très bien négocié, puisqu'il a eu la délicatesse de ne pas finir par un happy-end qui aurait tout gâché et aurait été trop facile. François Lelord a laissé une fin ouverte, plutôt incertaine d'ailleurs, du coup ça permet encore de réfléchir, de rêver… après la dernière page tournée et le livre refermé.

En résumé c'est un livre que je recommande, et si y'a un livre a acheté aujourd'hui c'est celui-ci. Ce roman contient tous les éléments pour faire passer un agréable moment de lecture, croyez-moi.

Je remercie encore 1000 fois les éditions JC Lattès pour cette découverte.

Posté par Florell à 22:01 - Littérature - Commentaires [0] - Permalien [#]
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