Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

31 octobre 2016

"Comme une feuille de thé à Shikoku" de Marie-Edith Laval

Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval

Source: Externe

Résumé :

« Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remonter à la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes. »
 
En 2013, Marie-Édith Laval, orthophoniste passionnée de méditation et de voyage, se lance dans une aventure hors du commun : le pèlerinage de Shikoku, ce légendaire chemin sacré du Japon, surnommé le «Compostelle japonais». 1 200 kilomètres à pied emplis de vie, de fraîcheur, d'émerveillement et d'épreuves. Un tour de l'âme en quatre-vingt-huit temples et quatre provinces – Éveil, Ascèse, Illumination, Nirvana.
Ses pérégrinations géographiques et intérieures sont une invitation à avancer avec confiance sur le chemin de la vie. Un récit de sagesse qui mêle sincérité, humour et profondeur.

Mon avis :

Comme une feuille de thé à Shikoku, parle d'une jeune femme orthophoniste qui après St Jacques de Compostelle part faire le pèlerinage des 88 temples au Japon. Ce récit est son voyage.

Un voyage aux pays du soleil levant ; charmant, zen, long, dépaysant, enchanteur, etc. mais qui curieusement n'a pas très bien pris avec moi. Moi qui pourtant suis généralement enthousiaste quand je lis des récits de voyage en Asie, - je vous ai bien assez saoulé avec Alexandra David-Néel n'est-ce pas ? Et ce même si je déteste voyager. (C'est ce qui fait mon charme.^^)
Bref. Là je n'ai marché qu'à moitié dans ce pèlerinage. En fait j'ai pris du plaisir à rentrer dans les temples, à voir les paysages sombres des forêts, à découvrir le pèlerinage au Japon, mais outre le récit beaucoup trop ponctué de citation !, je n'ai pris quasiment aucun plaisir à vivre ses "péripéties" (même si certaines en lien direct avec le pèlerinage comme la marche ne sont pas mal), ses rencontres merveilleuses juste pour elle (même si elles représentent bien la mentalité japonaise). En effet, c'était trop personnel comme récit.
Certes Alexandra David-Néel avait une démarche personnelle dans ses voyages, mais elle avait des réflexions sur un évènement, sur l'humanité, le bouddhisme, etc. qui étaient pertinentes sinon intéressantes. Des réflexions qui faisaient en clair réfléchir et c'était ça le plaisir du livre avant tout le reste ; mais ici avec Comme une feuille de thé à Skikoku c'était juste idiot ou juste niais. Ca ne volait pas bien haut et c'était plutôt simpliste comme dialogue intérieur, la preuve avec cette sempiternelle idée "toi et moi ne faisons qu'un". Surtout qu'en plus il alourdissait le récit par ses répétitions, ce qui prouve cependant qu'elle était sincère en le disant. Voilà d'ailleurs un des points positifs de ce livre sa sincérité, la sincérité de sa démarche et de sa pensée.

Bref, le charme n'a pris qu'à moitié et je suis un peu déçue de ne pas avoir été emportée dans de profondes réflexions et de rencontres réellement exceptionnelles, mais ça reste un livre intéressant pour découvrir ce pèlerinage méconnu. D'ailleurs avis à ceux qui veulent le faire à la fin il y a un guide du bon pèlerin.

Merci aux éditions Livre de Poche.


24 juin 2015

"Les évaporés" de Thomas B. Reverdy

"Les évaporés" de Thomas B. Reverdy

Source: Externe

Résumé :

Les évaporés Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé. Personne ne cherche à le retrouver, pas de crime pour la police, honte et silence du côté de la famille. Sans un mot, Kase un soir a disparu. Comment peut-on s'évaporer si facilement sans laisser de trace ? Et pour quelles raisons ? C'est ce que cherche à comprendre Richard B., venu au Japon afin d'aider Yukiko à retrouver son père. Pour cette femme qu'il aime encore, il mène l'enquête dans les quartiers pauvres de Sanya à Tokyo. Ce roman profondément poétique allie découverte du Japon, encore bouleversé par la catastrophe de Fukushima, et réflexion sur notre désir, parfois, de prendre la fuite. « C'est un roman au charme mystérieux, un roman entre chien et loup, rêve et réalité, où la poésie malgré tout finit par l'emporter. » Michel Abescat - Télérama

Mon avis :

Avec Les évaporés, Thomas B. Reverdy signe un livre d’une grande actualité qui va nous emmener à porter un autre regard sur cet archipel.

En ouvrant ce livre je m'attendais à une espèce d'enquête policière, mais à ma grande surprise il n'en a rien était. Car bien plus qu'une simple enquête, ce roman se révèle être avant tout un portrait du Japon d'aujourd'hui, mais un portrait nouveau, un portrait à découvrir.
Loin des images hautes en couleur que l'on imagine, ici nous allons apercevoir un Japon inexploré, un Japon secret, avec son côté sombre et sa misère, avec ses meurtres et ses disparitions, avec ses décombres et sa fatalité.
Comme vous l'avez deviné, loin du Japon imaginaire, mais tout en gardant quand même un certain exotisme, ce livre se trouve être un portrait humain extrêmement surprenant, où la vie incertaine des personnages se suit avec intérêt.

Cependant tout cela ne fait pas tout.

En effet si ce livre se lit si bien c'est parce qu'il a aussi à côté toute une ambiance pudique, brumeuse, incertaine, qui nous enveloppe et dans laquelle on se meut agréablement car elle rajoute du mystère au mystère.
Dit comme ça, tout cela sonne comme une fatalité et pas très joyeusement, et c'est vrai. Ici on subit et on fait avec, on se questionne, on reste silencieux…, d'une manière générale le récit flirte souvent avec le chaos, pourtant c'est un côté du livre que j'ai adoré car ça collait parfaitement avec ce que l'auteur nous faisait découvrir de ce Japon contemporain où tout est incertain, où l'avenir paraît bien sombre. 
Bon, il y a bien quelques petites légèretés à côté de cela qui allègent ce roman, mais même celles-là au final sont un peu amers et/ou tristes.

En fait, je dirais que c'est un roman tout japonais, où tout se passe et où tout continuera cahin-caha parce que la vie est ainsi.

En conclusion, j’ai trouvé que c’était un livre très intéressant à lire car il montre comme je l’ai dit une autre face du Japon, par conséquent- et même si elle ne restera pas la lecture de votre vie - je la conseille.

Merci aux éditions J'ai lu.

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08 novembre 2014

"L'enfant qui était monté au sommet d'un arbre" de Mimei Ogawa

"L'enfant qui était monté au sommet d'un arbre" de Mimei Ogawa. 

mimei ogawa

Résumé :

Les deux contes choisis rassemblés ici, L'enfant qui était monté au sommet d'un arbre et Le tonnerre qui gronde au loin, permettront au lecteur de se familiariser avec Ogawa Mimei, 1882-1961, surnommé le Hans Christian Andersen par ses contemporains. Des contes devenus classiques, empreints de poésie et de mystères, écrits dans une langue délicate.

Mon avis :

Je sais que je n'ai plus l'âge de lire les contes pour enfant, moi qui d'ailleurs n'en ai jamais lu excepté une fois des contes polonais, mais quand j'ai vu que c'étaient des contes japonais j'avoue que je n'ai pas pu résister. Et aucun regret ! C'est un plaisir à lire et aussi à regarder. C'est doux et triste à la fois. Tendre, émouvant, mystérieux et simple en même temps.

Les deux histoires changent de ce qu'on a l'habitude de voir, ici pas de monstre et de méchanceté gratuite qui font grandir les enfants plus vite, néanmoins même si les grandes aventures sont absentes de ce livre, l'aventure de la vie n'en est pas moins présente ici. Un petit garçon orphelin qui regarde les étoiles tous les soirs, un autre qui regarde les légumes du jardin pousser, par leur émerveillement, leur monologue et leurs questions ces contes sont la vie.

Possédant une sensibilité universelle, où la poésie, les songes apaisent les blessures, et le mystère donne les plus belles fins et laisse à la misère son malheur, je conseille sincèrement ce livre pour les petits, car après tout la lecture c'est aussi pour les enfants.

 

31 août 2014

"Le ruban" d'Ito Ogawa

"Le ruban" d'Ito Ogawa

le ruban roman

Résumé :

Sumire est passionnée par les oiseaux. Quand elle trouve un oeuf tombé du nid, elle le met à couver et offre l'oisillon à sa petite-fille Hibari, en lui expliquant qu'il est le ruban les reliant à jamais. Mais un jour l'oiseau s'enfuit de sa cage, apportant joie et réconfort partout où il passe.

Mon avis :

IL n’y a que les asiatiques et particulièrement les japonais pour écrire ce genre de roman un peu excentrique au premier abord mais qui finalement se révèle très simple et profond.

Alors il est vrai que passé la magie de la découverte du livre, j’ai commencé à m’ennuyer assez rapidement sur cette lecture comme je le disais dans la page 100. La première partie s’étalant un peu trop dans le train-train quotidien de Sumire et Hibari, où, il faut bien dire qu’il ne se passe pas grand-chose et où les personnages restent un peu trop nébuleux à mon goût.

Néanmoins, passé toute cette partie de présentation et de train-train, au moment où Ruban prend son envol, le roman qui se transforme en nouvelle devient beaucoup plus intéressant à lire, car de là il possède une toute autre dimension. Une dimension plus furtive comme un vol d’oiseau, une profondeur plus proche de l’existence et de sa condition, avec ses surprises, ses bonheurs, ses déceptions, ses calmes et ainsi de suite.

A ce moment précis des nouvelles, c’est avec plaisir que j’ai quitté le monde intérieur d’une petite fille, pour toucher plus vastement celui de la vie humaine et ses vicissitudes plus graves. Néanmoins les retrouver sur la fin m’a énormément plu, car Sumire et Hibari ont quitté ce côté brumeux et inaccessibles, pour devenir plus réelles, plus mûres.

Bref. « Le ruban » d’Ito Ogawa, fait typiquement partie des romans qui enchantent, qui touchent (j’ai eu des fois ma larme à l’œil) le lecteur par sa simplicité et sa profondeur.

Mais au-delà de ça, « Le ruban » c’est aussi un roman où l’occident et l’extrême orient s’entremêlent, et c’est une autre partie de ce livre que j’ai adoré, puisque j’ai trouvé ce Japon occidental qui a les mêmes préoccupations que nous, mélangé à cet esprit calme et lucide qui sculpte la culture et l’identité du Japon. Personnellement j’ai vraiment senti et apprécié leur lucidité sur la condition humaine, qui est notamment magnifiquement représentée par les quelques phrases sur la rose. Et ça ma doublement plu car déjà je suis très proche de cette manière de vivre et de pensée, mais aussi parce que ça change des romans occidentaux que j’ai l’habitude de lire, et où tout a une fâcheuse tendance à tout se transformer en drame de fin du monde.

Dernier point qui m’a enchantée dans ce livre, le message qu’il comporte. A savoir cette idée que le bonheur ne doit pas être égoïste et prisonnier, qu’il faut savoir le laisser voler de ses propres ailes quand le jour sera venu. C'est une très belle leçon je trouve, et ça m'a beaucoup plu de la voir. D’ailleurs ce livre m’a rappelé ces quelques vers de William Blake que je trouvais très approprié :

 Qui veut lier à lui-même une joie

De la vie brise les ailes.

Qui embrasse la joie dans son vol

Dans l’aurore de l’éternité demeure

Enfin bref, c’est vraiment un livre que je recommande pour sa vision de la vie, ses blessures et ses guérisons. Pour cet espoir, cette lumière que représente cet oiseau. Pour ce fil ténu qui relie l’invisible au visible. Pour faire simple ce livre c’est une bulle de coton. Je suis conquise !

 

D'autres avis ici.

01 décembre 2013

"Issun Bôshi : l'enfant qui n'était pas plus haut qu'un pouce" de Icinori

"Issun Bôshi : l'enfant qui n'était pas plus haut qu'un pouce" de Icinori

issun boshi

Résumé :

Un vieux couple a enfin un enfant mais il est minuscule, pas plus grand qu'un pouce. Le garçon décide un jour de partir à l'aventure, avec une aiguille à coudre comme épée et un bol à soupe comme bateau ! Conte traditionnel japonais superbement revisité.

Mon avis :

La première chose que l’on remarque quand on reçoit ce livre, c’est qu’il est très… flashy. Bon pas au point de vous faire saigner des yeux, mais je crois qu’on peut aisément se guider dans le noir avec, et c’est là peut-être le seul point un peu négatif de ce bouquin. C’est vrai que c’est un livre pour enfant et que par conséquent c’est normal qu’il soit coloré, mais un peu plus sobre aurait sûrement donné plus de beauté à ce conte asiatique qu’est Issun Bôshi : l’enfant qui n’était pas plus haut qu’un pouce. Mais passons.

En ce qui concerne le conte par contre je n’ai rien à dire de particulier. J’ai vu ailleurs sur Internet qu’on le compare à celui de Tom Pouce, mais ne connaissant pas l’histoire de Tom Pouce je m’abstiendrai de le faire, cela étant j’avoue que le récit est mignon pour un enfant.

Car Issun Bôshi c’est l’histoire d’un tout petit petit petit garçon, qui armé d’une aiguille va partir à l’aventure. Sur son chemin qui sera long pour un si petit bonhomme, Issun Bôshi  va traverser des rivières et des forêts, découvrir la ville, rencontrer un ogre, puis une jeune fille. Bien sûr il devra affronter un danger bien plus grand que lui, - paraît que ça se fait toujours dans les contes -, mais notre héros étant plein de ressources sera faire face à ce dernier avec intelligence et dextérité ; comment fera-t-il ? Ça par contre je ne dirai rien. Mais sachez qu’il a toutes les qualités du héros, courageux, adroit, fidèle qui fait rêver les enfants. Paraît même que ça fidélité n’a toujours pas mis de point final à cette histoire… Mais ça c'est une autre histoire.

Enfin bref, c’est un charmant petit bonhomme et conte traditionnel japonais qui fera rêver les tous petits.

Je remercie en passant les éditions Actes Sud Junior et Babelio pour ce partenariat.

 

 « Que vous aimiez Honoré de Balzac. ou Nicholas Sparks.,Paul Claudel. ou les romans fantastiques., Babelio vous invite toute l’année à découvrir des critiques de livres. et à dénicher les meilleurs livres. »

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01 septembre 2013

"Les pissenlits" de Yasunari Kawabata

"Les pissenlits" de Yasunari Kawabata

les pissenlits kawabata

Résumé :

Ce court roman met en scène Hisano, amant d'Ineko, et la mère de la jeune femme. Tous deux reviennent de l'hôpital psychiatrique où Ineko est internée. Elle souffre d'une étrange maladie mentale, une cécité partielle qui l'empêche parfois de voir certaines parties de son corps ou de celui de son amant. Dans un paysage fleuri de pissenlits, Hisano et la mère échangent des propos parfois saugrenus, surréalistes, sur le passé d'Ineko et les causes possibles de son mal. Le flou, ambiguïtés, lacunes, ellipses, est inhérent à l'univers et au style de Kawabata. Comme dans la nouvelle Le Bras (La beauté tôt vouée à se défaire), on retrouve ici ce que Mishima appelait " le lieu géométrique incontournable de la psychologie de l'auteur ".

Mon avis :

Bien que j'aime Kawabata, j'avoue que ce livre ne m'a pas beaucoup emballée. J’ai trouvé ce livre un peu sans fin et sans véritable but, ce qui est appuyé par le fait qu’il n’a en plus pas de fin.

En fait, durant cette lecture, j’ai eu l’impression d’avoir assisté à un dialogue de sourd et un dialogue de fou. Le sujet tournait toujours autour des mêmes points, c’était toujours les mêmes questions posaient sous différentes formes, c’était les mêmes doutes, les mêmes délicatesses, les mêmes demandes, pour faire court je me suis ennuyée.

Pour être franche, je n’ai pas trouvé beaucoup de consistance à ce bouquin, certes la folie et la souffrance tiennent une grande place, mais l’auteur a su mieux faire dans d’autres livres. Ici la folie peut toucher à divers niveaux tout le monde, mais pourtant, enfin de mon point de vu, rien d’inquiétant et de palpitant là-dessus, pas de quoi en faire toute une histoire. Quant à la souffrance sur laquelle l'auteur s'arrête aussi, dû aux souffrances, aux épreuves passées, on ne leur accorde finalement que l’importance qu’on veut bien leur donner… Et là en plus c’était trop personnel pour eux, pour que ça le soit pour moi.

En résumé, je ressors de cette lecture très mitigée et avec cette sensation d’avoir tourné en rond.

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28 janvier 2013

"Le livre du thé" de Okakura Kakuzô. Pas qu'une tasse de thé.

"Le livre du thé" de Okakura Kakuzô

le livre du thé

Résumé :

Depuis un siècle, Le Livre du thé, qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations.
Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d'Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Au fond, l'idéal du thé est l'aboutissement même de cette conception zen : la grandeur réside dans les plus menus faits de la vie.
Qui cherche la perfection doit découvrir dans sa propre vie le reflet de sa lumière intérieure. Aussi la voie du thé est-elle bien plus qu'une cérémonie : une façon de vivre en creusant aux racines de l'être pour revenir à l'essentiel et découvrir la beauté au cœur de la vie.

Mon avis :

Pour la passionnée de culture asiatique que je suis, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre, et vu qu'en ce moment j'ai décidé de m'investir d'avantage sur la voix du thé, le thé en général en fait, j'ai enfin décidé de sortir ce livre de ma PAL. Et ce fût une bonne chose ! Car déjà ce livre raconte une raison claire sur la mort de maître Rikyu, personnage que j'ai rencontré y'a peu dans le livre Le maître de thé de Yasushi Inoué, mais aussi parce que c'est une assez bonne introduction sur la cérémonie du thé japonaise, le zen, le taoïsme...

En fait grâce à ce livre, je comprends mieux, enfin d'une façon plus profonde, pourquoi par exemple dans Nuée d'oiseaux blancs Yasunari Kawabata donne un côté théâtrale à certaine scène autour du thé, que j'avais un petit peu critiquée à l'époque. J'ai découvert à la lecture de ce livre, qu'en fait cette cérémonie bien qu'intime, où les différences, les soucis... sont mis de côté, ressemble un peu à du théâtre, si je puis dire, puisqu'en effet le livre appuie et montre vraiment l'importance du décor, des gestes, des bruits, du protocole, de l'esprit qui domine cet art de vivre. Car c'est vraiment un art de vivre, cette voie du thé doit permettre à tout individu de trouver sa place dans le monde dans le respect de l'autre mais aussi de soi. C'est même pour bien faire, un esprit qu'il faudrait continuer à appliquer à l'extérieur du pavillon de thé. (Harmonie - Respect - Pureté - Sérénité)


En lisant ce livre j'ai aussi appris l'origine chinoise de cette cérémonie, l'importance de l'asymétrie dans la décoration et l'esprit, mais aussi découvert que cette voix du thé a touché beaucoup de domaine de la vie de tous les jours, que ça soit la construction, la poésie, la céramique, la calligraphie, l'habillement, les fleurs... D'ailleurs en ce qui concerne la fleur, l'art de l'Ikébana pour être précise, j'aurais vraiment aimé l'apprendre lors de mon CAP fleuriste y'a 10 ans, mais finalement ça ne s'est jamais fait. C'est triste. ^^

Bref, ce livre est vraiment une bonne introduction sur tout cette univers du thé, du tao... L'auteur nous interpelle beaucoup, et même si ce livre a été écrit en 1906, on s'aperçoit qu'il est toujours d'actualité, et surtout dans son message. Assurément un livre à lire. (Maintenant y'a plus qu'à croiser les doigts pour que j'assiste au moins une fois à cette cérémonie, et pourquoi pas l'apprendre.)

 

Extrait :

" Ce n'est qu'au sain du vide, affirme-t-il, que demeure l'essentiel. La réalité d'une chambre, par exemple, se découvre dans l'espace vide défini par les murs et le plafond, non dans les murs et le plafond eux-mêmes. L'utilité de la cruche réside dans son espace vide, capable de contenir l'eau, non dans sa forme ou sa matière. Le vide est tout-puissant parce qu'il embrasse le tout. Ce n'est qu'au sein de la vacuité que tout mouvement devient possible. Celui qui parviendrait à faire de lui-même un espace vide où autrui pourrait librement pénétrer serait maître de toutes les situations. Car le tout peux toujours dominer les parties."

Si cet avis vous plaît, vous pouvez toujours cliquer sur le pouce vert par ici. :)

19 janvier 2013

"Le maître du thé" de Inoué Yasushi

"Le maître du thé" de Inoué Yasushi

la maître du thé

Résumé :

« Monsieur Rikyu a assisté à la mort de beaucoup de samouraïs... Combien d'entre eux ont dégusté le thé préparé par Monsieur Rikyu avant d'aller trouver la mort sur le champ de bataille ? Quand on a assisté à la mort de tant de guerriers, on ne peut pas se permettre de mourir dans son lit ! »Non, Monsieur Rikyu (1522-1591), Grand Maître de thé issu du bouddhisme zen, n'est pas mort dans son lit ! Il s'est fait hara-kiri à l'âge de 69 ans. Pourquoi s'est-il donné la mort ? Un vieux moine, son disciple, tente d'élucider le mystère de ce suicide.Ce livre-enquête nous projette dans le Japon de la fin du xvie et du début du xviie siècle. A cette époque, la cérémonie du thé était un acte grave, un rituel qui témoignait d'un engagement redoutable, empreint d'exigences éthiques et politiques, prétexte parfois à des négociations secrètes.Le Maître de thé est donc tout naturellement un roman d'initiation, de méditation, lyrique et sensuel à la fois. A travers la figure historique de Rikyu, Yasushi Inoué (1907-1991) dresse le portrait d'une génération hantée par la mort. Etrange de penser qu'il a écrit là son dernier récit et sans doute son chef-d'oeuvre, publié en 1991, l'année même de sa disparition !

Top chrono :

J'ai beaucoup apprécié l'effet du temps qui passe, mais pour le reste j'avoue que je n'ai pas trouvé cela fameux. Peut-être un brin trop lent, ou pas assez intéressant, sans doute les deux... Pourtant je suis passionnée de ces cultures d'extrême-orient et de thé, j'ai aussi un caractère très calme, mais là non je n'ai pas pu. Peut-être aussi parce que je ne connais pas l'histoire du Japon et que ce livre y fait souvent référence.

Enfin je pense que c'est un tout qui fait que je n'ai pas adhéré à l'histoire si admirablement contée.

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28 septembre 2012

"1Q84, tome 3 Octobre - Décembre" de Hauruki Murakami

"1Q84, tome 3 Octobre - Décembre" de Hauruki Murakami

1Q84 tome 3

Résumé :

Ils ne le savaient pas alors, mais c'était là l'unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n'être pas aux couleurs de la solitude. Le livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d'Ushikawa. Et pose d'autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à notre porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais perdu ? Sous les deux lunes de 1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls...

Top chrono :

J'ai été déçue par ce dernier tome. Même s'il a été le meilleur des trois, il est encore décevant, je trouve qu'il manque d'action. En effet j'ai trouvé ça très long, répétitif, et lourd en métaphore, trop nombreuses et inutiles par ailleurs, sans compter qu'il est finalement très incomplet ; je me demande même si c'est bien le dernier tome, et du coup une trilogie. En bref, il n'a pas répondu à toutes mes questions et mes attentes. Une trilogie qui a fait beaucoup de bruit pour rien. A moins qu'une suite soit prévue ?

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22 avril 2012

Extrait du tome 3 de 1Q84 de Haruki Murakami.

Extrait du tome 3 de 1Q84 de Haruki Murakami.

 

"Les membres de la famille d'Aomamé -du point de vue d'Ushikawa, bien entendu- étaient des gens qui avaient des idées étroites et qui menaient une vie bornée, et qui croyaient sincèrement sans l'ombre d'un doute, que plus leur esprit était étroit et bornée, plus ils approcheraient du paradis."

 

"La foi authentique et l'intolérance sont souvent les deux faces d'une même médaille."

 

Petit avis : J'ai été déçue par ce dernier tome. Même s'il a été le meilleur des trois, il est encore décevant, je trouve qu'il manque d'action. En effet j'ai trouvé ça très long, répétitif, et lourd de métaphore trop nombreuses et inutiles, sans compter qu'il est finalement très incomplet ; je me demande même si c'est bien le dernier tome, et du coup une trilogie. En bref, il n'a pas répondu à toutes mes questions et mes attentes. Une trilogie qui a fait beaucoup de bruit pour rien.

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