Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

29 avril 2018

"Le Père David, l'Impératrice et le panda" de José Frèches

Le Père David, l'Impératrice et le panda de José Frèches

panda frèches

Résumé :

Un grand roman épique
L’histoire passionnante d’un animal devenu une légende

« Vous le connaissez tous, avec sa splendide livrée noir et blanc, son air bonhomme, son appétit insatiable et sa démarche rigolote… le panda ! L’ami des enfants et le symbole de la préservation de la nature…

Ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’un missionnaire français, le père Armand David, en 1869, est à l’origine de sa découverte. Sans lui, le panda aurait été décimé par la chasse et la déforestation.

C’est en m’inspirant de cette histoire vraie que je vous invite à me suivre jusqu’aux forêts du Sichuan, le territoire du panda géant, à remonter le fleuve Bleu, à explorer la fabuleuse Cité interdite et Shanghai la mystérieuse, sur les traces de mon héros, le père David Etcheparre, à la rencontre de l’impératrice Cixi et de Fleur de Sang, une jeune fille amoureuse des pandas.

Ensemble, nous découvrirons une Chine plus mystérieuse que jamais, soumise à tous les assauts, rongée par l’opium et pourtant insubmersible… mais aussi cet animal magnifique, dont le pays a fait l’un de ses principaux ambassadeurs. »

Mon avis :

Faisons court.

Je ne suis pas une grande fan de l’écriture de José Frèches, mais malgré ça j’aime quand même le lire car je découvre toujours plein de chose sur la Chine, son histoire, ses personnages… et ça j'aime !
Je me sentais prête à démolir ce pavé car j'étudiais en parallèle et avec passion la Chine et l'Europe en histoire d'art moderne, et que ça faisait une assez bonne base à ce bouquin, vu que l'on n'aborde pas l'histoire d'art de la période moderne en Chine sans aborder la question des missionnaires, la fascination européenne pour la Chine, etc., etc.

Mais là... là… ouille, ouille, ouille, je n’y suis pas arrivée. J’ai arrêté ma lecture bien avant la fin, car trop de description, trop de longueur, trop didactique. Trop de trop gâche ce livre.
Certes, c’est toujours didactique avec Frèches, mais habituellement c’est bien mélangé dans le récit, la connaissance se fond dans l’histoire pour donner quelque chose de fluide à l’arrivée, mais là il n’y a rien de tout ça. C’est lourd, c’est long, c'est sorti en bloc et on sent que l’auteur veut en dire beaucoup trop, veut trop étaler ses connaissances au détriment de l’histoire, des péripéties et des personnages.
Des personnages eux aussi trop développés en bloc au demeurant et le décor idem, et j'ai envie de dire à propos du décor que la cabine du bateau on s’en fout un peu. Tout comme le détail du kamasutra chinois, dont j’ai oublié le nom en passant…. Sur ce dernier point le lecteur n’en demandait pas tant, il demandait même rien vu que ça n'a pas de rapport avec le panda. Trop de digression ? Oui aussi.

Bref. Comme le voyez un gros raté pour ce livre là, pourtant j’avais une folle envie de connaître cette histoire, surtout que dedans il y a Cixi, est Cixi est un personnage que j’aime croiser depuis que j’ai lu un livre sur elle il y a quelques années, mais force est de constater que Cixi ne fait pas tout et ni le panda d’ailleurs. Je ne suis pas arrivée à lire ce livre jusqu’au bout même en m’imposant tant de page par jour.

En conclusion vous l'avez deviné je n'ai pas aimé, avec des paragraphes en moins ce livre aurait gagné en clarté et en légèreté, mais peut-être que parmi vous certains l'aimeront. Essayez.

XO éditions.

Posté par Florell à 18:07 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

16 mai 2016

"Gengis Khan : le conquérant" de José Frèches

Gengis Khan : le conquérant de José Frèches

Source: Externe

Résumé :

ès les années d’apprentissage, le temps de la conquête pour l’homme qui voulait vivre tous ses rêves.

En 1206, Temüdjin devient Gengis Khan, Souverain Universel et chef des Mongols. Éduqué, charismatique, autoritaire, il a l’art de rallier les peuples, y compris ceux qui lui sont hostiles. Il rassemble alors des milliers d’hommes autour d’un seul projet : bâtir le plus vaste empire qui ait jamais existé !

De la Chine du Nord aux frontières de l’Europe, ses armées conquièrent les plus grandes villes d’Asie centrale. Celui qui n’était qu’un nomade devient le plus grand conquérant de l’histoire.

En racontant cette incroyable épopée, José Frèches révèle les multiples facettes de Gengis Khan : guerrier implacable, cavalier hors pair, mais aussi séducteur et éminent stratège.

Romancier, ancien conservateur du musée Guimet, José Frèches est lun des plus grands spécialistes de la Chine ancienne. Ses œuvres, comme Le Disque de jade ou encore L’Impératrice de la soie, sont devenues des best-sellers.

Mon avis :

Suite et fin de la vie de Gengis Khan. Nous l’avons quitté empereur balbutiant nous le retrouvons empereur tyrannique qui a su rassembler – pas forcément de la manière douce – sous une même bannière différents peuples.

Ici plus que dans le premier tome nous retrouvons cet homme stratège qui ne manque pas d’idée pour contrôler toujours plus de territoire. Nous retrouvons en plus de ces traits déjà connus la naissance d’un tyran, mégalomane, ne supportant pas la critique ou le manque de respect et qui n’en a jamais assez. Que ça soit pour les femmes où les pays à contrôler.

Cela étant si dans le premier tome j’avais douté du caractère de Gengis Khan, notamment avec les femmes, je dois avouer que dans ce deuxième tome ce personnage ressemble plus à l’idée que je me faisais de lui. Un homme avec plusieurs femmes, un sanguinaire, un Attila semant le massacre et la désolation sur son passage. Bon, tout cela ne change rien au fait qu’il fut un génie de la guerre et de politique mais la cruauté ressort ici davantage. Cela étant même si on s’y attend rien de tout ça ne blase. En effet, même si dans ce tome il rejoint l’image qu’on peut avoir de lui, ça reste de la découverte du début à la fin malgré tout.
Effectivement ici José Frèches a vraiment parlé plus en profondeur de l’homme et de ces plans guerriers ; et y’en a un notamment qui m’a étonnée par les résultats comme par les moyens dépenser pour le mettre en œuvre : le plan du barrage. Là je dois dire que je ne me serais jamais attendu à une telle chose venant d’un nomade. Pourquoi exactement ? je ne sais pas, mais voilà ce fut une sacrée surprise. Et pas la seule du livre.

Par contre comme pour le premier livre, même problème niveau écriture, ça manque de panache. Certains passages sont un peu longs et personnellement les références fréquentes au sexe m’ont dérangé – mais là c’est probablement parce que je ne suis pas fini. Mais outre cela, ce fut un plaisir de découvrir la suite et fin de l’histoire de cet homme, et d’approcher toujours plus les us et coutumes.

En résumé c’était une duologie dans l’ensemble agréable à lire pour découvrir la vie de cet homme qui fonda un empire extrêmement vaste.

Merci à XO éditions.

 

Posté par Florell à 10:07 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16 janvier 2016

"Gengis Khan : l'homme qui aimait le vent" de José Frèches

Gengis Khan : l'homme qui aimait le vent de José Frèches

gengis khan

Résumé :

De la Chine aux frontières de l'Europe, il a régné sur le plus grand empire de l'Histoire. Dès son enfance, Temüdjin, futur Gengis Khan, rêve de grands espaces. Son précepteur chinois, Vieille Cime, lui parle d'Alexandre le Grand : il veut le surpasser en nombre de conquêtes ! Il apprend à manier l'arc, à monter à cheval, à apprivoiser les aigles. À la mort de son père, ce nomade prend la tête du clan des Quiyat, puis, en 1206, est élu chef des Mongols. Séducteur, autoritaire, il rallie à lui de nombreux peuples, bousculant les grandes civilisations sédentaires qui l'entourent : à l'ouest, l'Europe des cathédrales, à l'est, la Chine des Song. Pour atteindre son rêve de grandeur, Gengis Khan doit se révéler impitoyable. Avec virtuosité, José Frèches nous raconte les années d'apprentissage et l'ascension fulgurante de ce guerrier implacable qui faisait corps avec ses chevaux et aimait les femmes avec passion et sensualité. Un homme qui voulait vivre tous ses rêves. Le destin fascinant d'un personnage de légende.

Mon avis :

Après Confucius, Bouddha, La Chine… voici venu non le temps de l’île aux enfants, mais pour le lecteur de découvrir la vie de Gengis Khan. Nom Ô combien célèbre, mais vie Ô combien obscure pour le lecteur lambda. Cela étant avec José Frèches voici le mal en passe d’être réparé, car nous allons enfin pouvoir découvrir la vie de ce « sauvage des steppes » qui créa et dirigea un empire à la gloire du peuple mongol.

Dans cette première partie nous allons donc suivre l’enfance de Temüdjin (Gengis Khan) au début de la création de son empire. Nous allons de ce fait découvrir son enfance, connaître sa famille, la vie dans le camp, sa femme, pour le voir aussi déjà affronter quelques dangers et percevoir le génie politique de cet homme.

Bon, j’exagère sûrement peut-être un peu en parlant de génie politique (encore que), mais c’est important de préciser que ce n’était pas un sauvage à cheval comme on pourrait avoir tendance à l’imaginer. Il savait que les alliances étaient importantes, ils avaient un talent militaire certain et ils savaient commander et parler ; et en plus derrière ses actions il avait un réel projet politique, il voulait faire la gloire du peuple mongol comme la sienne. Certes comme tout le monde a fait avant et après lui, ici ou ailleurs, mais c’est pour dire.

Tout cela au premier abord ressemble un peu trop à un tableau descriptif. Là comme je vous en parle ça ressemble à rien de passionnant, plutôt à une succession de fait au air de biographie. C’est vrai. Mais il ne faut pas perdre de vu que c’est un roman et que c’est donc raconté à la manière d’un roman - même si on peut trouver mieux conté -, avec des descriptions, des dialogues, une ambiance mi-magique mi-réelle, un peu de suspense, une psychologie des personnages.
D'ailleurs sur ce dernier point je ne sais pas si l’auteur a inventé la mentalité des perso., j’avoue pour ma part avoir du mal à imaginer Temüdjin si calme, si amoureux et réfléchi, mais j’ai envie de dire que si c’est le cas ce n’est pas grave, car c’est sympathique malgré tout vu que ça ne dénature en rien le but de ce livre, qui est de nous faire découvrir la vie de cet homme .
Et d’ailleurs d’une manière générale, même si l’auteur a pris des libertés avec la psychologie comme avec les évènements ça ne me dérange pas, car ce livre a déjà - et c’est immense - changé ma vision de cet homme. Maintenant je vais le voir autrement qu’un sauvage sans cervelle.

En résumé, même si cette épopée épique n’est pas racontée de la manière la plus vivante qui soit, c’est un livre qui m’a malgré tout plu car il m’a ouvert une nouvelle vision sur un des hommes les plus connus au monde, en même temps de me faire découvrir sa vie en cassant l'idée que j'avais à l'origine. Bref, ce n'était pas une lecture perte de temps et ça c'est cool.

Merci aux éditions XO.

Posté par Florell à 09:26 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

07 décembre 2013

"Moi, Confucius" de José Frèches

"Moi, Confucius" de José Frèches

moi confucius

Résumé :

Comprendre la force de la sagesse confucéenne, une philosophie qui gouverne aujourd’hui plus de deux milliards d’hommes sur terre.

Dans la Chine du VIe siècle avant J.-C. naît un homme dont les enseignements vont bouleverser le continent asiatique.
-Celui que l’on appelle aujourd’hui Confucius descend des Kong, famille de lettrés. Très jeune, il maîtrise l’art délicat des idéogrammes et s’impose parmi les plus doués des fonctionnaires du royaume de Lu. Parallèlement, il étudie sans relâche et se trouve bientôt entouré de disciples à qui il fait part de ses réflexions sur le monde. Ses grandes qualités l’amènent à toujours plus de responsabilités, jusqu’à devenir ministre. Mais son regard profondément lucide sur l’homme lui fait considérer avec sévérité le pouvoir et ses dérives.

Exigence personnelle, respect mutuel, sens du compromis sont les piliers de son enseignement. Pour espérer modeler le monde, l’homme doit commencer par se modeler lui-même…

Avec le talent de conteur qu’on lui connaît, José Frèches dresse le portrait de cet homme dont on ne sait paradoxalement que peu de choses. Une biographie romancée empreinte de sagesse, d’un homme dont les préceptes sont toujours d’une étonnante modernité et constituent une source d’inspiration pour chacun de nous.

José Frèches, grand romancier de la Chine ancienne depuis ses best-sellers Le Disque de jade et L’Impératrice de la soie, nous livre ici un fascinant récit de vie doublé d’un manuel de sagesse.

Mon avis :

Alors je vous dis d'emblée que ce livre n'est pas une bio de Confucius, l'auteur disant lui-même qu'il a pris quelques libertés pour remplir les blancs de la vie de ce dernier ou inventé quelques évènements pour mieux faire passer le message du confucianisme, cela étant ce travail est un travail sérieux car José Frèches s'est servi des entretiens pour faire ce petit livre. Alors je ne suis pas experte du confucianisme, donc ne vous attendez pas à ce que je vous dise que l'auteur a mal traduit cette philosophie car je n'en sais fichtrement rien, et d'ailleurs pour le peu que j'en connais ça collé plutôt bien ; non, attendez-vous plutôt à ce que je critique l'histoire, et un point en particulier : Les noms des personnages ou des terres.

Sérieusement je me suis souvent mélangée les pédales en lisant l'histoire politique que l'auteur a collé à Confucius. J'avoue qu'une carte représentative de l'époque m'aurait sûrement un peu plus aidée à m'y retrouver et éviter ainsi nombre de retour en arrière pour retrouver qui était qui, pour retrouver quoi était quoi. C'est là vraiment le seul point négatif que j'ai sur ce livre, car même si l'écriture est parfois un peu plate, elle reste assez profonde et amène à la réflexion, une réflexion où souvent on ne peut s'empêcher de faire le parallélisme avec notre époque...

Cependant, et même si je n'ai rien contre Confucius et que j'ai souvent été d'accord avec les paroles que l'auteur lui a prêtées, je n'ai pas pu m'empêcher de trouver Confucius un peu naïf. L'était-il ou pas ? je n'en sais rien. Mais, je trouve que parfois sa morale était un peu trop simple et trop imprécise. Comme quand par exemple l'auteur résume un pan de sa pensée en disant que Confucius voulait dire qu'il fallait faire le ménage en soi-même avant de le demander d'autrui. Ok, parfait, je n'ai absolument rien contre ! Mais où se trouve la limite du ménage en soi-même ? Quand dire à la personne en face qu'elle devrait se regarder en toute franchise et ne pas faire certaine chose indécente ? Si on doit attendre pour cela d'être tout propre en soi-même ? Parce que bon, l'être humain est imparfait, alors si on doit faire le grand ménage en soi avant de parler, je vous garantis qu'on ne dirait pas souvent grand-chose.

Puis la tolérance, le pardon, le contrôle de soi mis en avant par Confucius c'est bien beau, mais bon en toute franchise je ne suis pas certaine que j'accepterai que des gens qui savent tirer parti de cette façon de penser me chahutent un peu trop... Bonne ça ne s'écrit pas avec un C.

Bon d'accord, là ce que je fais n'est ni plus ni moins du chipotage, parce que franchement outre cette absence de limite qui me gêne - car quand il n'y a pas de limites, on peut penser qu'il n'y a aucun de principe -, le message du bouquin est d'une manière générale plutôt satisfaisant, même si sous certains aspects on peut le trouver archaïque et trop gentil.

Par exemple quand l'auteur fait dire à son personnage ceci : " Ce sont les hommes qui fabriquent les dieux, et non l'inverse... L'homme n'a pas besoin d'un dieu pour adopter un comportement vertueux. Sa volonté et sa lucidité qui sont l'intelligence du cœur, y suffisent amplement. Pour autant, je n'ai jamais jeté l'opprobre sur tous ceux qui croyaient aux divinités, je les ai simplement mis en garde contre la fâcheuse tendance qui consiste à manier l'au-delà comme un argument, en promettant le pire à ceux qui ne se soumettent pas aux injonctions divines, et le meilleur à ceux qui leur obéissent. " ou encore cela : " Ceux qui ne respectent rien finissent tôt ou tard par ne plus être respectés eux-mêmes. ", je n'ai pas pu m'empêcher de trouver cela beau, mais quand j'ai vu ce même Confucius se prendre pour Jésus afin de sauver l'humanité (même si lui c'était bien avant le nazaréen), et ainsi entreprendre plusieurs voyages dans ce but, c'est - même si cela est louable - un peu candide je dois dire. Après est-ce que c'est l'époque et l'idée du Mandat du ciel qu'il défend, qui fait que j'ai trouvé son message parfois un peu archaïque et niais ? C'est possible aussi.

Enfin dernier point intéressant du bouquin, c'est le rétablissement de la légende de ce personnage que l'auteur a fait en fin de livre, en plus du bréviaire. Confucius a eu un biographe Sima Qian, qui a beaucoup enjolivé la légende de maître Kong, l'auteur remet donc un peu les choses à leur place et ce n'est pas plus mal, comme le fait de montrer les anachronismes de Maître Zeng. Autre personnage qui s'est mis en scène dans les entretiens de Confucius, alors qu'il n'a pas connu le maître. Néanmoins l'auteur n'a apparemment pas tout raconté, dans ce livre il est question d'un fils, mais il aurait eu, je dis bien il aurait eu, aussi d'autres enfants par la suite dont-il n'est pas question ici. Enfin comme l'auteur a prévenu que ce livre n'était pas une véritable biographie, ce que je vous dis ne sert strictement à rien ! ^^

Pour résumer, d'une manière générale ce livre est plaisant, cela étant lisez-le si le sujet vous intéresse, car dans le sens inverse je ne vois pas ce qu'il pourrait vous apporter. Et comme je suis sympa, un petit cadeau de la part de Confucius : "Quand la nature l'emporte sur la culture, cela donne de la sauvagerie. Quand la culture l'emporte sur la nature, cela donne de la pédanterie. La personne de Bien conjugue nature et culture dans de justes proportions."

Posté par Florell à 21:40 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,