Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

27 juin 2018

"Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes" de Claude Ferradou

Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes de Claude Ferradou

contes et légendes du vercors

Résumé :

Il n’existe à notre connaissance dans les bibliothèques, aucun recueil ancien publié de contes propres au terroir du Vercors, avant le travail remarquable de collectage publié par le Parc Naturel Régional en 1997, et réédité depuis.

« Ce pays fermé, haut dressé sur les plaines passagères, fait de gorges, de défilés, d’escarpements abrupts, de grottes, de forêts épaisses, de rivières encaissées bouillonnantes et vertes, de déserts criblés de trous, ce pays n’a donné naissance à aucune légende  » comme le regrettait Jean Noaro dans sa « Découverte du Vercors » (1979).

Et pourtant…  » Si l’on cédait à la tentation de parler du beau en ce pays, on ferait des volumes. » ainsi que l’a écrit Stendhal dans les « Mémoires d’un touriste ».

Que faire alors pour faire vivre dans notre mémoire collective et dans celle de nos enfants qui deviendra un jour la nôtre, cette grande nef de pierre et de nature foisonnante posée sous l’océan du ciel…?

Le dessein est audacieux : il faut, comme d’autres l’ont si bien fait avant nous, retrouver ou alors réinventer de toutes pièces ce répertoire si rare, à partir des sources orales ou écrites qui restent disponibles. Tel est le projet de Claude FERRADOU membre de la Société des écrivains dauphinois, à partir de souvenirs épars des veillées d’autrefois mais aussi de vieux grimoires notariés ou de notes oubliées d’un curé sur son registre mortuaire…

Il nous présente aujourd’hui quelques-uns de ces contes et nouvelles oubliés qui sont l’âme du pays du Vercors et des Quatre montagnes et de tous ceux qui l’ont habité.

Mon avis :

Les contes et légendes du Vercors et du pays des quatre montagnes, était un livre qui m’intéressé car la Matheysine ce n’est pas forcément loin du Vercors, en tout cas les noms me parlaient. Mais le livre un peu moins hélas… car en effet, je n’ai pas vraiment accroché aux histoires, pas plus qu’au style de l’auteur. (Et je ne parle même pas du patois.)

J’étais pourtant sûre que ça allait me plaire, car j’apprécie énormément la démarche de l’auteur qui a écrit ce bouquin dans l’optique de faire revivre la mémoire orale et régionale, là chose mérite vraiment d’être saluée et applaudi car la démarche est belle ! Mais hélas, je me rends compte, que la démarche ne suffit pas à faire un bon bouquin… Personnellement, le style m’a vraiment rebutée. Les descriptions sur plusieurs lignes (et qui n’apportent rien), l’écriture plate qui n’a pas la saveur du conte, de la veillé que j’imaginais, ont pour moi  gâché le projet de l’auteur, tout comme le choix des histoires. En effet, le choix des histoires ne fut pas formidable à mon humble avis, certaines m’ont bien plu, il y en a vraiment qui sont sympathiques comme L’œil de Divona et La demi-brebis, mais alors d’autres, je me suis demandé pourquoi elles y étaient, comme par exemple La vache gourmande ou encore Le Cabouchon. Certes, elles racontent une époque, une mentalité, une mémoire, mais force est de constater que ça ne suffit pas toujours.

Bref ! Vous l’aurez compris, je n’ai pas été tant emballée par ce livre, même si dedans il y a des histoires agréables ; cela étant, et même s’il me laisse mitigé, je sais qu’il peut plaire à d’autre, donc si la région vous intéresse ou la démarche de l’auteur, allez-y, tentez-le parce que y a du bon aussi (cf. avis sur Amazon). Et de toute manière la démarche mérite vraiment la peine de lire ce livre, car c'est notre mémoire et notre histoire.

Merci aux éditions Marivoles.

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08 juin 2016

"La bête du Gévaudan et autres histoires vraies" de Jean-Claude Bourret

La bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

la bête du gévaudan

Résumé :

Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Mon Avis :

Au premier abord on pourrait croire que ce livre est un peu farfelu, il n’en est pourtant rien ! Sous des dehors qui paraissent être amusant, il y a bien du mystérieux, de l’étrange, de l’incompréhension qui règne dans ces pages. Et Jean Claude Bourret avec l’art de celui qui sait prendre ses distances et sait chercher, va nous le prouver en mettant plus d’une fois notre raison à l’épreuve.
Bien sûr derrière quelques histoires comme celle des Possédées de Laudun où le Vampire de Montparnasse, le mystère trouve une raison toute rationnelle, mais pour les autres le rationnel est un peu plus dur à trouver, Bête du Gévaudan à part.

Et si je mets cette dernière à part, c’est bien parce qu’on sait qu’une bête meurtrière a existé même si elle a servi de couverture à quelques viols et meurtres. Quelle bête ? Ca on ne saura jamais vraiment, même si l’auteur y apporte une hypothèse. D’ailleurs puisque je parle de cette bête, faut savoir que c’est l’histoire la plus développé du livre. Un peu trop d’ailleurs. En effet l’auteur prend beaucoup de temps à énumérer les attaques, ce qui fait à la longue un peu long, même si elle n’en reste pas moins intéressante.

Pour en revenir aux autres histoires fabuleuses ou presque, elles ont été toutes aussi passionnantes que La bête du Gévaudan, voire même plus car déjà un peu plus courtes mais aussi moins connues, personnellement je ne connaissais pas l’histoire du Petit Trianon ou du Vampire de Montparnasse, et c’était un plaisir du découvrir. Quant à la combustion spontanée je connais comme tout le monde mais là j’ai par contre révisé mon jugement. En effet, j’ai toujours cru fermement que ces combustions étaient des légendes mais là un petit doute s’est insinué en moi, parce que oui c’est quand même étrange et peut-être un peu flippant.

Alors ça c’est pour les histoires, un petit mot rapide sur le reste maintenant. L’écriture est classique, les chapitres sont bien découpés en sous-parties ce qui facilite la lecture, et en plus ils sont aussi accompagnés de petite illustration pour parfaire le tout. Un seul regret j’aurais aimé plus.

En conclusion c’était une lecture fort sympathique et mystérieuse. Je recommande.

 

Merci aux éditions l'Archipel.

22 février 2015

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

"Odysseus tome 2 : le retour d'Ulysse" de Valerio Manfredi

le retour d'ulysse

Résumé :

Il a fallu dix années de guerre et de sang, d'amours féroces et de haines inextinguibles pour vaincre les Troyens. À présent, Odysseus doit regagner Ithaque avec ses hommes, là où l'attendent sa fidèle épouse Pénélope et son fils qu'il a quitté encore en bas âge.
Mais le retour se transforme en épreuve car Odysseus doit défier les hommes, les forces obscures de la nature et la volonté capricieuse et impénétrable des dieux. Avec ses compagnons, il lui faudra affronter des ennemis aussi périlleux que le cyclope Polyphème, les mangeurs de lotos, la fleur qui procure l'oubli, ou encore les Sirènes au chant merveilleux mais meurtrier...
Odysseus aux mille talents, le rusé Personne, devra atteindre les confins du monde et oser invoquer les morts au seuil des Enfers. Après avoir chanté la naissance et la formation du héros dans sa variation sur L'Iliade, Valerio Manfredi donne une voix nouvelle à l'autre grand récit fondateur : L'Odyssée.

Mon avis :

Deuxième et dernier tome d’Odysseus, histoire qui reprend Homère (en plus rapide).

Dans ce tome-ci la guerre de Troie est finie après dix années de combat, nos héros rentrent chez eux couvert d’or et de gloire, après avoir récupérer Hélène et détruit Troie. Enfin tous ne rentrerons pas couvert de gloire comme Agamemnon, ou encore vivant de cette guerre (mort sur le champ de bataille ou mort en mer), mais à la base c’était censé être ça.

Pour commencer je dois souligner que ce tome deux est plus envoûtant que le premier. Les dieux et autres êtres fabuleux menant la danse, et notre pauvre Ulysse n’ayant pas fini de subir la colère de Poséidon, ce livre nous sert des aventures à un rythme effréné qui fait qu’on ne le lâche pas avant le dernier mot de l’histoire.

Du coup comme vous vous en doutez et contrairement au premier livre, ici nous retrouvons l’Ulysse des grands exploits, l’Ulysse combattant, l’Ulysse que l’on connaît tous, de ce fait il est vrai, rien de nouveau pour le lecteur qui connaît précisément ou vaguement le cycle d’Homère, mais malgré cela ça reste un bonheur à lire ; avant tout pour l’histoire d’Ulysse racontée différemment et avec beaucoup de vie, de sentiment et de passion, mais aussi pour ça fin qui va plus loin que le retour d’Ulysse, qui va vers un nouveau départ mais cette fois-ci sur terre. Sur une terre où la mer est inconnue, et où notre héros devra sacrifier à Poséidon trois animaux afin d’apaiser la colère de ce dernier.

Une fin surprise donc, mais qui pour ma part et en toute franchise m’a bien un peu fait chier, car j’étais terriblement triste pour les personnages et surtout pour Ulysse. Après toutes ces aventures qui l’ont tenu éloigné de sa patrie, de sa famille, j’ai ressentie une espèce de déchirure à le voir obliger de se séparer encore une fois des êtres qu’il aime, même si lui ressent une espèce de fièvre moitié-joyeuse moitié-honteuse pour cette nouvelle aventure tirée de la légende d’Odysseus. Cela dit, ça montre bien que l’auteur a su réécrire cette histoire en y mettant de la profondeur

Pour finir, je voudrais souligner un autre point agréable du bouquin qui est l'évolution des personnages, enfin surtout d'Ulysse car c'est lui que l'on suit. Dans le premier tome il me paraissait un peu trop sage, limite peu sûr de lui malgré son intelligence, là plus du tout ; il s'affirme, prend du caractère - trop parfois au point qu'il lui arrive de dire un mot plus haut que l'autre -, tout en gardant néanmoins un côté humble qui le rend humain et attachant. Pour moi Ulysse c'est vraiment le personnage idéal pour un roman, car il est ni parfait ni mauvais.

Comme vous l'avez donc probablement deviné, ce livre a été pour moi un coup de coeur, contrairement au premier tome je ne trouve rien à redire, tout s'enchaîne très vite, l'ambiance reste mystérieuse et terrible, les personnages gagnent en intensité. Bref. Là on assiste à l'apothéose du cycle d'Homère. Mais malgré ça je dois quand même conseiller de lire les deux tomes à la suite, pour ma part j'ai eu plusieurs mois de séparation entre les deux tomes, du coup j'avoue que j'avais un peu oublié certaines choses nécessaires. 

En conclusion, je vous ordonne de lire cette duologie qui a tout pour plaire. (Oui j'ordonne, rien que ça. ^^)

Merci aux éditions JC Lattès.

Posté par Florell à 20:59 - Roman historique - Commentaires [0] - Permalien [#]
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10 mai 2014

"Créatures, légendes et mystères" de Mureil Zürcher & Karim Friha

"Créatures, légendes et mystères" de Mureil Zürcher & Karim Friha

Créatures, légendes et mystères

Résumé :

Au cœur de la brume du Loch Ness, dans la cave voutée d'un château anglais, dans les montagnes enneigées du Japon, sommeillent de bien étranges créatures : la bête du Gévaudan aurait fait plus de 100 victimes, les fantômes du Hollandais volant ne se montreraient que les soirs de tempête, la créature de Frankenstein aurait tué son maître... Réalité ou fiction, légende ou vérité ? Ces créatures, beaucoup les ont vues, entendues, aperçues, mais peu sont encore là pour en parler...

Mon avis :

Pour être franche je ne pensais pas aimer ce livre après l’avoir feuilleté à réception. Non parce qu’il y avait Dracucul dedans, mais plutôt parce que sur le coup j’ai cru que c’était des légendes revisitées en histoire, en conte… ce qui dans ma tête faisait que finalement le fond était dénaturé, et la légende vidée ainsi de sa substance, donc sans grand intérêt… (Oui je ne fais pas les choses à moitié quand je pense n’importe quoi ^^)

Du coup là je me marre, car ça n’a pas été du tout le cas ! En effet et à ma grande surprise, j’ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire ce livre, même s’il vise visiblement les plus jeunes. Ce qui fait que j’ai adoré ce livre ? Plein de chose !

Premièrement je l’ai aimé parce qu’il m’a permis de découvrir de véritable légendes venues du monde entier (même si Frankenstein, et dans une moindre mesure les Gremlins et Dracula n’en font pas réellement partie et sont plutôt des personnages de fiction).

Deuxièmement parce que d’après ce que j’ai pu trouver en cherchant des infos sur le net, ce qui est raconté là-dedans est assez « vrai », ce que je veux dire par là c’est que les histoires ne sont pas entièrement inventées les bases sont réellement tirées du folklore.

Et troisièmement parce qu’il y a à la fin de chaque histoire, «  La gazette des mystères », qui reprend dans les grandes lignes les fondements des légendes, des histoires, en mettant en avant les dates clés, les origines, et aussi les évènements qui ont marqué ces dernières, comme par exemple avec la bête du Gévaudan, où là les auteurs ont repris les grandes lignes de l’histoire en quelques mots et raconter ainsi comment cela s’est fini, enfin supposé fini…

Honnêtement, je ne suis vraiment pas mécontente d’avoir lu ce livre qui a été un pur bonheur à lire et à voir (c’est un très bel objet), et pour ma part je compte bien acheter dès que possible le tome sur Paris. Que voulez-vous je suis devenue fan !

En attendant je vous le conseille vivement, si découvrir tout le folklore qui marque les pays, les peuples, vous intéresse ; perso je trouve que découvrir des légendes typiques à chaque nation c’est une autre manière d’approche qui n’a absolument rien de désagréable. C’est amusant, c’est étonnant, c’est original, enfin bref c’est que du bonheur tout en découvrant. Et d’ailleurs maintenant que j’y pense, je trouve que ça rajoute du charme à ce qu’on s’imagine déjà, par exemple on sait tous que l’Irlande c’est magnifique pour ses paysages mais faut bien dire qu’avec les leprechauns elle gagne en cachet (je précise qu’il n’est pas question de leprechaun dans ce livre). Idem pour la Bretagne et l’Ankou, (dans le livre), le Japon et Yuki Onna (dans le livre aussi) ou encore les mers et leurs bateaux fantômes (dans le livre aussi)… Enfin bref c’était GENIAL !

Je remercie en passant les éditions graines 2 et Babelio pour ce partenariat.