Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

31 octobre 2016

"Comme une feuille de thé à Shikoku" de Marie-Edith Laval

Comme une feuille de thé à Shikoku de Marie-Edith Laval

Source: Externe

Résumé :

« Comme une feuille de thé, j'ai progressivement infusé sur ce chemin du bout du monde. Je me suis immergée dans la réalité de cette terre bordée d'eau et m'en suis laissé imprégner. L'heure est venue de remonter à la surface pour exhaler la subtilité des saveurs de cette expérience singulière et en déguster les arômes. »
 
En 2013, Marie-Édith Laval, orthophoniste passionnée de méditation et de voyage, se lance dans une aventure hors du commun : le pèlerinage de Shikoku, ce légendaire chemin sacré du Japon, surnommé le «Compostelle japonais». 1 200 kilomètres à pied emplis de vie, de fraîcheur, d'émerveillement et d'épreuves. Un tour de l'âme en quatre-vingt-huit temples et quatre provinces – Éveil, Ascèse, Illumination, Nirvana.
Ses pérégrinations géographiques et intérieures sont une invitation à avancer avec confiance sur le chemin de la vie. Un récit de sagesse qui mêle sincérité, humour et profondeur.

Mon avis :

Comme une feuille de thé à Shikoku, parle d'une jeune femme orthophoniste qui après St Jacques de Compostelle part faire le pèlerinage des 88 temples au Japon. Ce récit est son voyage.

Un voyage aux pays du soleil levant ; charmant, zen, long, dépaysant, enchanteur, etc. mais qui curieusement n'a pas très bien pris avec moi. Moi qui pourtant suis généralement enthousiaste quand je lis des récits de voyage en Asie, - je vous ai bien assez saoulé avec Alexandra David-Néel n'est-ce pas ? Et ce même si je déteste voyager. (C'est ce qui fait mon charme.^^)
Bref. Là je n'ai marché qu'à moitié dans ce pèlerinage. En fait j'ai pris du plaisir à rentrer dans les temples, à voir les paysages sombres des forêts, à découvrir le pèlerinage au Japon, mais outre le récit beaucoup trop ponctué de citation !, je n'ai pris quasiment aucun plaisir à vivre ses "péripéties" (même si certaines en lien direct avec le pèlerinage comme la marche ne sont pas mal), ses rencontres merveilleuses juste pour elle (même si elles représentent bien la mentalité japonaise). En effet, c'était trop personnel comme récit.
Certes Alexandra David-Néel avait une démarche personnelle dans ses voyages, mais elle avait des réflexions sur un évènement, sur l'humanité, le bouddhisme, etc. qui étaient pertinentes sinon intéressantes. Des réflexions qui faisaient en clair réfléchir et c'était ça le plaisir du livre avant tout le reste ; mais ici avec Comme une feuille de thé à Skikoku c'était juste idiot ou juste niais. Ca ne volait pas bien haut et c'était plutôt simpliste comme dialogue intérieur, la preuve avec cette sempiternelle idée "toi et moi ne faisons qu'un". Surtout qu'en plus il alourdissait le récit par ses répétitions, ce qui prouve cependant qu'elle était sincère en le disant. Voilà d'ailleurs un des points positifs de ce livre sa sincérité, la sincérité de sa démarche et de sa pensée.

Bref, le charme n'a pris qu'à moitié et je suis un peu déçue de ne pas avoir été emportée dans de profondes réflexions et de rencontres réellement exceptionnelles, mais ça reste un livre intéressant pour découvrir ce pèlerinage méconnu. D'ailleurs avis à ceux qui veulent le faire à la fin il y a un guide du bon pèlerin.

Merci aux éditions Livre de Poche.


01 août 2016

"Deux gouttes d'eau" de Jacques Expert

Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

Source: Externe

Résumé :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s'appelle Élodie, et l'enregistrement d'une caméra de surveillance permet d'identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l'arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s'obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d'avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d'eau.
 
Une construction rigoureuse et implacable qui fait vaciller nos certitudes jusqu’à la dernière page. Nathalie Dupuis, Elle.
 
Redoutablement efficace. Jean-Christophe Buisson, Le Figaro magazine.
 
Un impeccable thriller psychologique. Élise Lépine, Tranfuge.

Mon avis :

Je lis très peu de roman policier même si c’est un genre que j’aime beaucoup, par chance ils sont généralement bons et bien Deux gouttes d’eau de Jacques Expert ne fait pas exception.

Alors, je suppose que des romans policiers avec des histoires de jumeaux sont assez monnaie courante, mais comme j’en lis peu et n’en ai lu je crois aucun avec ce thème, celui-là a eu l’heur de me plaire par son sujet, son développement et sa fin. En effet, pour moi tout était assez nouveau, et ceci malgré quelques clichés comme le flic bourru, le subalterne qui n’en fait qu’à sa tête et j’en passe.
Cela étant, malgré cela et quelques passages qui m’ont fait rire parce qu’ils me paraissaient absurdes, comme par exemple les parents qui psychotent au tout début de la naissance des jumeaux à cause des bracelets (j’ai trouvé ça quand même gros), j’ai lu ce livre avec plaisir. Premièrement parce que l’auteur arrive à maintenir un suspense jusqu’à la dernière page, deuxièmement parce qu’il a su donner un passé à ses personnages, notamment aux jumeaux, sans alourdir le récit, et troisièmement parce qu’il a su faire une fin surprenante. Une fin que personne n’attend, une fin inquiétante au demeurant, une fin qui te laisse comme deux ronds de flan. Ouais !

Enfin là je parle de la fin, mais en fait, c’est tout le récit qui surprend par ses innombrables rebondissements et son développement, et je pense que très peu de lecteurs pourront deviner ce qui se passera à la fin tellement c’est original. Bon, après peut-être que je me trompe mais pour moi qui en lis peu c'est ce que je pense.^^

Bref. Ce n’est pas un policier qui marquera l’histoire du genre, mais il a cette touche agréable et fraîche qui fait qu’on le lit avec plaisir. Pour ma part c’était la première fois que je lisais cet auteur et je pense qu’un jour j’en tenterai d’autres.

Merci à Lecteurs.com.

24 juillet 2015

"Enfants de dictateurs" de Claude Quétel et Jean Claude Brisard

"Enfants de dictateurs" de Claude Quétel et Jean Claude Brisard

Source: Externe

Résumé :

Qu’ils s’appellent Svetlana, Edda, Carmen, Li Na, Zoia, Jean-Claude ou Bachar... leur point commun est d’avoir été – ou d’être – fils et filles de dictateurs. Acteurs involontaires d'un destin dont ils n’étaient pas maîtres, certains ont dû offrir leur innocence à un régime qui voyait en eux une continuité dynastique. D'autres furent mis en avant pour servir une propagande dogmatique, ou bien dissimulés, exilés, niés pour ne pas faire d'ombre à un père inaccessible. Si certains ont assumé, assument et même revendiquent l'héritage paternel, d'autres n’ont eu de cesse de se cacher ou de rompre de toutes leurs forces avec celui à qui ils doivent la vie. Une fois adultes, ces enfants ont-ils prolongé l'action paternelle ou s'en sont-ils vivement détournés ? C’est ce que nous raconte, avec passion, un collectif d’auteurs, composé d’historiens et de journalistes.

Mon avis :

L’année dernière j’ai lu un livre sur le siège de Stalingrad, et dans ce livre il y avait une photo de Staline avec sa fille Sveltana et Beria. En voyant cette photo je me suis demandé vite fait ce qu’était devenue sa fille (je ne savais pas encore qu’il avait eu d’autres enfants) à sa mort. Le temps a passé je n’y ai plus pensé, jusqu’à la couverture de ce livre qui m’a rappelé mon interrogation d’alors, ce qui par conséquent m’a donné envie de le lire.
Alors en ce qui concerne Sveltana j'ai eu ma réponse, mais au final j'ai en fait eu beaucoup plus que cela, puisque d’une part j’ai découvert la vie des enfants des autres dictateurs (j’ai même été surprise de découvrir que le Shah d’Iran en était un !), et d’autre part j’ai découvert aussi la jeunesse de ces despotes comme celle de Bachar el-Assad (quelle transformation !).

Cela étant ce livre va plus loin encore que le simple fait de brosser un portrait. Il va plus loin que ces quelques lignes qui disent : « Ils sont nés à telle date à tel endroit. » et « Ils sont devenus cela à cause de la mort de ce terrible parent. » Certes il parle de cela, mais il nous raconte aussi les liens qui existaient dans ces familles spéciales. Des liens qui pouvaient être très forts avec tous les enfants ou parfois un seul, ou encore des liens complètement chaotiques, soit parce que le tyran était paranoïaque, soit parce qu’il ne voulait pas se faire doubler, soit parce que les enfants décevaient, etc., etc.
Enfin on sera souvent étonné de ces liens ou même d’une manière plus générale de ces familles, car ce livre va plus loin que son premier sujet, puisqu'on touche aussi une bonne partie de la sphère privée.

Bref. Comme vous l’avez deviné c’est un livre très intéressant à lire car on aborde les dictateurs dans un cadre privé. De plus comme ce sont des courts chapitres c’est d’autant plus intéressant à lire car les auteurs restent sur l’essentiel.
C'est donc un livre que je recommande pour la curiosité et pour mieux cerner la personnalité, voire la politique, de ces personnalités.

Je remercie les éditions Livre de poche pour cette découverte.

 

05 juillet 2015

"L'affaire Thomas Quick" de Hannes Rastam

"L'affaire Thomas Quick" de Hannes Rastam

Source: Externe

Résumé :

Dans les années 1990, Thomas Quick fut reconnu coupable de huit meurtres et en confessa vingt-cinq autres, commis entre 1964 et 1993. On le considéra comme le violeur, cannibale et tueur en série le plus impitoyable de l'histoire scandinave. En 2008, le journaliste Hannes Råstam lui rend visite à l'hôpital psychiatrique où il est interné à vie. Il rassemble ensuite les documents liés à l'enquête, décortique les interviews et les déclarations de Quick, étudie les verdicts, les reconstitutions des crimes. Il découvre alors l'impensable : Thomas Quick est un mythomane, mais pas un criminel. Comment un affabulateur inoffensif peut-il, sans preuves et sans témoins, être accusé et condamné ? Depuis la parution de cet ouvrage, Thomas Quick a été acquitté, puis libéré en 2014.

Ce livre se dévore les yeux écarquillés d’effroi. Une réflexion acérée sur les mécanismes de la justice et de la psychothérapie. Glaçant. Clémentine Goldszal, Les Inrockuptibles.

Mon avis :

Ce livre L’affaire Thomas Quick va remettre en cause un système judiciaire et médical qui présente à l’aube de cette affaire de grosse lacune d’intégrité.

Journaliste d’investigation Hannes Rastam va nous expliquer comment il en est venu à s’occuper de cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre dans son pays, et comment petit à petit il est arrivé à remettre en doute des jugements qui on fait de Thomas Quick à chaque fois un coupable.
C’est donc sur presque 700 pages que nous allons suivre la contre-enquête de ce journaliste qui va nous faire découvrir à son tour et par de longues recherches, les déficiences de la première enquête et les méthodes discutables que les enquêteurs et médecins ont employé, et ce en dépit du bon sens.

Bien sûr quand on commence à lire cela, on est au départ dubitatif, on se demande si l’auteur ne va pas droit dans le mur avec cette nouvelle enquête, car après-tout Thomas Quick à avouer ces meurtres. Pourtant, quand on commence à cerner la psychologie du personnage, et qu’on découvre comment fonctionne sa manière de raisonner, on en vient très vite à comprendre pourquoi il s’est accusé de meurtre.
Évidemment, les aveux ne suffisent généralement pas pour condamner, pourtant ici ils suffiront amplement, car niveau preuve la justice ne trouvera jamais rien de concret, mais jamais. Thomas Quick se servant surtout de ce qu’il voyait dans les journaux pour aiguiller les enquêteurs dans leur enquête (et là autant dire que ça pourrait être limite comique quand on découvre à quoi cela ressemblait), et des réponses que glissaient ces derniers dans leurs questions.

A première vu tout cela ressemble seulement à un scandale judicaire, où des juges, des enquêteurs, cherchaient avant tout la facilité, la renommée et la fortune plutôt que la vérité. Pourtant cette affaire est aussi un scandale médical, d’une part à cause du traitement que recevait Thomas Quick en hôpital psychiatrique - il était devenu complètement toxicomane -, et d’autre part à cause des méthodes qu’employaient cette pseudo-branche de la médecine qu’est la psychiatrie. Ils se sont par exemple beaucoup servis de la théorie des souvenirs refoulés, qui aujourd’hui - et déjà à l’époque - passe pour complètement absurde.
Cela étant croire que leur rôle s’arrête là est une erreur, car Thomas Quick qui avait fait déjà plusieurs séjours en HP avant ces histoires d’homicide, s’est aussi accusé de meurtre à cause d’eux. En effet ce dernier pensait - et vu leur indifférence à son égard -, que pour devenir intéressant à leurs yeux il fallait s’accuser de meurtre et mentir sur son enfance, en accusant par exemple ses parents de sévices sur sa personne.
Bref, on remarquera que niveau écoute on peut trouver mieux chez le curé du village.

Mais au-delà de tout ça, ce livre posent les questions suivantes : jusqu’à quel point peut-on faire confiance à la justice ? A cette pseudo branche scientifique qu’est la psychiatrie ? Ne risquons pas nous même à cause de la nature humaine à rechercher la facilité, la gloire et la fortune, d’être nous aussi victime un jour d’une erreur judiciaire et/ou médicale ? Comme dit sur la quatrième couverture ce livre à en effet quelque chose de glaçant malgré le fait qu'il soit parfois un peu lassant.

En conclusion c'est un livre intéressant qui se lit aussi bien qu'un roman sauf que là c'est véridique. Et ce n'est pas rassurant.

Et ici un extrait qui résume assez bien ce livre je trouve :

« 1- Le patient n’a-t-il eu aucun souvenir des faits pendant un long moment ? Ces souvenirs ont-ils « refait surface » au cours du processus thérapeutique ? Si oui, il y a de grandes chances qu’il s’agisse de souvenirs inventés.
2- Les entretiens se penchant sur ces souvenirs ont-ils été enregistrés ? Si oui, il est possible d’analyser toute influence exercée. Sinon, il se peut que le thérapeute ne puisse isoler l’interaction ayant mené à de faux souvenirs.
3- Les suspicions s’appuient-elles sur autre chose que sur les propres déclarations du patient  (empreintes digitales, tests ADN, preuves matérielle) ? Si ces déclarations sont les seules sources de suspicion, il convient alors de les analyser en détail afin de déterminer si ces informations ont pu être tirées de sources extérieures, par exemple des médias.
S’il y a le moindre risque que des souvenirs aient pu voir le jour au cours de la thérapie, les déclarations du patient doivent être soumises à l’expertise d’un psychiatre ayant suivi une formation universitaire dans le domaine de la psychologie des témoins. […] Si le verdict de la cour se fonde sur de tel souvenirs sans avoir procédé à l’analyse recommande il y a risque d’erreur judiciaire.

Nils Wiklund.
Psychiatre agrée,
maître de conférences en psychiatrie légale, spécialiste en psychiatrie clinique. »

Merci aux éditions du Livre de poche.

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26 février 2015

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

"Madame Bovary" de Gustave Flaubert

madame bovary

Résumé :

C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XX

Mon avis :

Histoire d’illusion, histoire d’amour déçu, histoire de vanité, histoire d'ennui, histoire de médiocrité, ce livre qui se propose être un portrait de la vie rurale ce révèle intéressant à lire par les divers portraits qu’il comporte et le réalisme des sentiments décrits. Mais comportant trop de longueur, étant au final trop banal, racontant rien, il s’avère en fin de compte bien pénible à lire.

Je sais que ce « rien » que je dénonce est justement la force de ce roman, en effet il n’y aurait pas tout ça, s’il ne se passait "rien" et si l’ennui n’était pas chevillé à l’âme d’Emma, tout comme sa détestation de la médiocrité ; mais même en sachant cela j'ai malgré tout trouvé ce livre assommant. Tellement assommant, qu'en comparaison même ma vie où il ne se passe rien, est plus palpitante que la sienne qui bouge davantage.
C’est vous dire à quel point ce portrait fatigue, et ce malgré l’orgueil, le romantisme, l’égoïsme mal placés d’Emma qui dominent et donnent du relief à ce roman.

Mais peut-être qu'en fin de compte ce livre est plus à lire pour les caractères des personnages, que pour ce qui s’y déroule ?

En résumé ce classique m’a déçue, malgré mon amour pour ce genre.

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17 octobre 2014

"Esprit d'hiver" de Laura Kasischke

"Esprit d'hiver" de Laura Kasischke

esprit d'hiver

Résumé :

Lorsqu’elle se réveille ce matin-là, Holly, angoissée, se précipite dans la chambre de sa fille. Tatiana dort encore, paisible. Pourtant rien n’est plus comme avant en ce jour de Noël. Dehors, le blizzard s’est levé ; les invités ne viendront pas. Au fil des heures, ponctuées par des appels téléphoniques anonymes, Tatiana devient irascible, étrange, inquiétante. Holly se souvient : l’adoption de la fillette si jolie, treize ans auparavant, en Sibérie… Holly s’interroge : « Quelque chose les aurait suivis depuis la Russie jusque chez eux ? »

Un huis clos glaçant entre une mère et sa fille. L’une des histoires les plus fortes et terrifiantes de cette romancière pas si tranquille. Baptiste Liger, Lire.

Une trame minimaliste, presque douce, point de départ d’un thriller mental asphyxiant. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

Mon avis :

La petite note de Baptiste Liger du magazine Lire sur la quatrième couverture dit en parlant de ce livre que c’est : « L’une des histoires les plus fortes et terrifiantes de cette romancière pas si tranquille ». Pour « la romancière pas si tranquille » je suis entièrement d’accord avec lui, mais je n’emploierais pas le mot « terrifiant » pour décrire l’histoire. Non. Plutôt le mot, oppressant.

Ce huis-clos entre une mère et sa fille, un jour de tempête de neige et de noël, est avant tout asphyxiant. Asphyxiant autant pour les personnages que pour le lecteur, sachez que si vous avez une sensation d’étouffement en lisant ces pages c’est normal ; vu que Laura Kasischke cherche à jouer davantage sur les perceptions, qu’en mettre plein la vue.  

A côté de ça, c'est aussi un livre très incertain. On ne sait pas où on va.

Du début la situation est embrouillée. Les personnages sont irritables et confus. La mère a un pressentiment mais on ne sait pas trop si c’est une psychose ou si c’est la réalité. Il se passe bien sûr des choses bizarres, mais là idem, on ne sait pas si tout est réel ou pas. Bref, c’est un livre douteux, avec une équation inconnue. Qui même à la fin, à la différence des équations mathématiques, n’apporte pas tous les éclairages que l’on attend. Alors je ne dirais pas qu’il m’a laissée sur ma faim, mais voilà il y a des choses que je n’arrive pas encore à cerner dans ce bouquin comme par exemple Sally. Sur ce côté-là d’ailleurs il me fait penser au Horla de Maupassant, où on ne sait pas trop quand s’achève l’histoire si cette ombre est réelle ou pas. Pour moi ce livre fait typiquement partie des livres que j’appelle : livre brouillard. Un livre où petit à petit du jour qui défile, les lueurs du soir font apparaître des réponses, mais en garde dans le secret de leur nuit, dans le secret de leur brume...

Toutefois c’est vrai que venant de cette auteure je ne suis qu’à moitié surprise, car il faut bien dire que ses livres sont souvent étranges, en tout cas ceux que j’ai lu. Bon bien sûr cette recette donne un petit côté « sueur froide », mais ici c’est assez minime je trouve, voilà donc pourquoi le mot "terrifiant" me paraît un peu gros. Un bémol dans tout ce charme cependant, c’est un livre un peu répétitif. J'ai trouvé que l’auteure répétait trop certaines choses, ce qui fatigue un peu, néanmoins je ne vais pas enlever l’utilité de ces répétitions, puisqu'elles servent l’intrigue - oui c'est un des rares romans où ça sert - car elles apportent petit à petit la réponse.

Bref. C’est un petit livre à lire dans les frimas de l’hiver qui approche, si vous voulez frissonner de plaisir et de doute aussi.

Je remercie en passant et chaleureusement les éditions du Livre du Poche.

22 juillet 2014

Résultat concours

 

Bonjour à tous !

 

Voici enfin les résultats du concours Dan Brown et Livre de poche.

Pour Inferno MarieJuliet

Pour Da Vinci code Virgi-lit

Pour Forteresse digitale Hubert Stéphanie

Pour Le symbole perdu Mclaire

Pour Déception point Cybarna

 

Merci de me faire parvenir très vite votre adresse sur FB ou ici, et désolée pour les perdants, mais rassurez-vous il y aura d'autres jeux :)

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07 juillet 2014

Concours Livre de poche

 

Bonjour à tous !

 

Vous l'attendiez ? Il est arrivé ! Ce n'est pas une bonne nouvelle ça ?

 

Alors comme vous le savez ou pas (?), en partenariat avec le Livre de poche, j'organise un concours pour vous faire gagner, à l'occasion de la sortie en poche du livre Inferno de Dan Brown, un livre de chaque titre de Dan Brown paru au Livre de poche; à savoir, Da Vinci code, Inferno, Le symbole perdu, Deception point, Forteresse digitale.

Pour gagner cela c'est très simple :

Laissez-moi un commentaire sur ce billet ou sur ma page FB du blog, en me disant quel titre vous voulez gagner. Un tirage au sort aura lieu le 21 juillet pour désigner les gagnants. Je vous conseille de jouer car même si je ne connais pas Forteresse Digital et Deception point, les autres sont quand même sympa à lire.

Le concours est ouvert du 7 juillet au 20 juillet (mon anni ! ^^)  à tous ceux qui habitent en France, Suisse, Belgique, car c'est le Livre de poche qui vous enverra vos cadeaux :) Sachez aussi, que c'est ouvert aussi au non-blogueur lecteur.

Voilà c'est tout, j'avais bien dit que c'était simple.^^ 

Maintenant c'est à vous de jouer et de partager.

Bonne chance. 

En passant, pensez à aimer ma page FB du blog (ça fait toujours plaisir) et celle du Livre de poche pour suivre toute leur actualité.

 

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09 juin 2014

Jeu-concours Livre de poche

 

 

Actuellement sur la page FB du Livre de poche vous pouvez gagner des livres de Dan Brown et un voyage à Florence, ville où se déroule l'action d'Inferno du même auteur.

Pour participer à cela, c'est simple il vous faut aimer la page Livre de poche et répondre à des énigmes.

Toutes les explications sur leur page FB.

 

inferno ldp

 

 

 

Et du 7 au 20 juillet (date de mon anni hihi) vous pourrez gagner sur ce blog 1 exemplaire en poche des livres de Dan Brown parus au Livre de poche.

 

A vous de jouer !

 

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11 janvier 2014

"Les fourmis" de Bernard Werber / Un roman où l'on finit par s'ennuyer.

"Les fourmis" de Bernard Werber

les fourmis

Résumé :

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces " infra terrestres ", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis.

Mon avis :

J’ai fini ce livre péniblement et pourtant je n’ai pas grand-chose à dire. Enfin je dis que je l’ai fini péniblement, mais il faut savoir qu’au début ce livre m’enthousiasmait. J’étais bien partie, et je ne sais pas trop pourquoi j’ai fini par trouver cela un peu long. L’enquête des fourmis, la cave mystérieuse, qui m’avaient bottée le cul au départ, se sont un peu trop éternisées à mon goût, quand la finalité ne m’a pas complètement déçue, comme ce fut le cas de la cave.
Mais au final la cave est le moins décevant de l’histoire, en effet le côté trop poussé des fourmis, la vie de la cité, la chasse, le côté scientifique… ont sérieusement fini par me lasser. Ça trainé en longueur, en plus d’être trop dans les détails, mais rien d’étonnant quand on y pense, puisqu’il est vrai que c’est une des tares communes à tous les livres de Werber. Ben oui. Allez savoir pourquoi, même génial, un livre de Werber souffrira toujours d’un petit coup de mou dû à la répétition ou à la lenteur de l’écriture. (Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir des coups de cœur avec cet auteur.)

Cela dit, malgré tout cela le livre reste « lisable », d’ailleurs il plaît à beaucoup de lecteurs.
En effet, et même si on peut reprocher la lenteur de l’action, on peut cependant applaudir l’imagination de l’auteur, qui a toujours été surprenante soit dit en passant. Un roman, du genre thriller de surcroît, sur le monde des fourmis ce n’est pas courant faut bien le dire. De plus, comme le côté thriller est plutôt bien manié, ça reste sûrement agréable à lire si on sait faire fi du reste. (Ce qui n'a pas été mon cas...)

En résumé, vous l’aurez compris ce livre m’a déçu par sa lenteur et son côté trop descriptif, mais comme il a plu à beaucoup de personnes il ne vaut mieux pas s’arrêter à mon seul avis, surtout qu’il a quand même de la matière et un sujet original. A tenter donc si vous le voulez.


Je remercie en passant Babelio et Le livre de poche pour ce partenariat.

(Ce livre est le premier d'une triologie, les suites sont : "Le jour des fourmis" et "La révolution des fourmis")

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