Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

19 janvier 2017

"Henri IV, un roi français" de Max Gallo

Henri IV, un roi français de Max Gallo

Source: Externe

Résumé :

 Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Et il en est mort.

Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté originaire d’Angoulême, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec « cet hérétique paillard, parjure et renégat » dont la conversion n’était que façade.

 Dans un texte haletant, Max Gallo dresse le portrait d’Henri IV, ce béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume, fou de femmes, et qui n’aura de cesse de consolider l’État, d’administrer une saine justice et d’éviter que la France sombre dans la guerre civile.

 Pour les ligues catholiques, Henri IV sera, jusqu’au bout, un « voleur d’âmes ». Mais l'histoire retiendra de ce grand roi qu’il était celui de tous les français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

Mon avis:

Cette fois-ci c'est au tour du roi concorde Henri IV à qui Max Gallo dédie ce livre. Portait simple, sans fioriture, peut-être un peu plat, ce livre est une bonne approche à celui qui ne connaît pas ce roi car pour les autres rien de vraiment neuf.
Je dis "vraiment", car en ce qui concerne le portrait psychologique j'avoue que c'était assez nouveau pour moi vu que je n'envisage jamais entièrement un roi sous le jour psychologique. Bien que certaines choses soient assez évidentes comme par exemple les ravages psychologiques suite à la Saint Barthélemy qui conduiront la politique de ce roi à une tentative de paix, d'autres plus intimes m'effleuraient pas spécialement. D'ailleurs je ne sais pas trop quelle importance leur accorder.

Au delà-de tout cela je n'ai pas grand chose à dire sur ce bon roi Henri IV, on retrouve ici son amour des femmes, son humanité, sa politique. En revanche sur l'homme aux racines béarnaises là je serais plus bavarde. En effet, si le roi ne m'était pas inconnu, je suis plutôt contente de cette lecture car j'ai appris beaucoup sur son enfance. De son premier "baptême" un peu particulier à son enfance à la cour de France, en passant par l'éducation de sa mère intransigeante sur son éducation calviniste, je suis allée de découverte en découverte. Et ce que j'ai découvert m'a rendu ce roi très sympathique ; ce n'est pas l'enfance dorée, sans contact avec le peuple de son petit fils Louis XIV ! Non Henri IV venait presque du peuple ! En tout cas pour moi.

Mais l'auteur ne reste pas que autour de Henri IV, en effet aborder ce roi c'est forcément aborder la vie de son assassin Ravaillac. C'est ce que fait rapidement Max Gallo en nous faisant découvrir sa vie un peu incertaine (un jour à Angoulême un autre à Paris), mendiante, sans attache réelle et le portrait troublé d'un illuminé qui sera rejeté plus d'une fois par divers ordres religieux. Je précise que l'auteur n'ira pas plus loin que ce qui est admis, ici point de complot où Ravaillac serait un jouet. Là Ravaillac a agi seul au nom de Dieu et les raisons sont rappelées dans ces pages.

Dernier atout de ce livre, les photos de tableaux, de gravures, qui accompagnent ce livre en son milieu. Permettant de mettre un visage sur une personne ou de visualiser une scène et étant accompagner de petite légende, ces images complètent à merveille cet ouvrage.

En conclusion, c'était une lecture rapide, pas forcément palpitante (souvent avec Max Gallo) mais toujours très intéressante qui permet la découverte et le rafraîchissement de la mémoire. Bref, un bon livre pas abêtissant pour deux sous.

Merci à XO éditions.

 

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14 avril 2016

"Moi, Charlemagne, empereur chrétien" de Max Gallo

Moi, Charlemagne, empereur chrétien de Max Gallo

 charlemagne

Résumé :

« Dieu a voulu que je sois celui qui décide. J’étais l’empereur, romain et chrétien. »

Au moment de remettre son âme entre les mains du seigneur, Charlemagne n’éprouve ni peur, ni doute, ni anxiété. Tout au long de ses quarante-six années de règne, le roi des Francs, couronné empereur à Rome le 25 décembre 800, a été le fervent défenseur de la Sainte Église. Il a converti à la foi tous les peuples qu’il a vaincus.

C’est avec soin qu’il prépare sa comparution devant Dieu, confiant les principaux actes de sa vie à un jeune et talentueux lettré, Éginhard.

À travers ce dialogue, Max Gallo révèle l’extraordinaire caractère, fait d’autorité et d’intelligence délicate, de celui qui construira à la fois l’Empire chrétien et les fondements de l’Europe. Il dresse le portrait d’un conquérant implacable mais aussi d’un fin réformateur, amoureux des arts, des lettres et des femmes, qui deviendra, pour tous les français, une figure incontournable de leur histoire.

Un récit saisissant qui plonge aux racines mêmes de la civilisation chrétienne.

Mon avis:

Le ton employé dans ce livre diffère des livres biographiques que j’ai pu lire de cet auteur précédemment. En confiant à Charlemagne le rôle de raconter l’histoire, Max Gallo se pose pour une fois en véritable conteur de l’histoire. Donnant ainsi un côté intime que les autres livres n’avaient pas particulièrement, et qui a eu pour effet immédiat de me plonger directement dans la vie de cet homme quand bien même cette histoire ne me fut pas inconnue. En effet j’ai déjà lu un livre sur Charlemagne de feu Jean Favier, en plus d’avoir vu quelques émissions sur le net de cet empereur ; de ce fait je n’ai pas découvert grand-chose sur ce dernier. D’ailleurs je ne rejoins pas forcément l’auteur sur le point de vue de Carloman et j’ai trouvé qu’il manquait certains éclaircissements.

Cependant malgré cela j’ai quand même apprécié grandement ce livre, déjà pour l’écriture - comme je le disais pour le côté intime qui nous plonge dans le cœur de cet homme - mais aussi pour le personnage. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais déjà lors de ma lecture du Charlemagne de l'historien Jean Favier j’avais ressenti une grande sympathie pour l’homme, ben ce livre n’a fait que confirmer mon impression première.
Alors je ne doute pas que le portrait est plus que flatteur sous la plume de Max Gallo, mais toutefois j’ai retrouvé ce Charlemagne simple, aimable, droit, ferme, qui a une soif d’apprendre et de bien faire. Un Charlemagne qui me semble des plus agréables, quand bien même il fut roi guerrier.

Outre cela, j’ai aussi apprécié deux autres points dans ce livre, premièrement l’épilogue qui va montrer le germe de la naissance de quelques pays et la suite des Carolingiens, et deuxièmement cet amour de l’auteur pour l’histoire et son envie de la faire connaître et de la sauver, ce qui passe entre autre par le sauvetage de notre civilisation européenne.
Cette mise en garde – ici à la toute fin du livre-, les rappels du passé pour faire référence à l’époque actuelle, sont des idées qui reviennent souvent chez Max Gallo, par exemple dans La chute de l’Empire Romain c’était très présent, mais parce que j’aime l’histoire de France et du monde et parce que comme lui je regrette qu’au nom de la mondialisation et d’autres idées on la bafoue, j’apprécie de voir que derrière ses livres il y a cet idéal, même si ses portraits manquent d’objectivité.

En conclusion, c’était un livre fort sympathique à lire, qui ne manque pas d’émotion, mais parce que trop court pour une vie de Charlemagne je n’en fais pas un coup de cœur. Mais si vous voulez décanter le personnage c’est un bon début, allez-y.

 

Merci à XO éditions.

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01 janvier 2016

"Richelieu" de Max Gallo

Richelieu : la foi dans la France de Max Gallo 

richelieu gallo

Résumé :

Max Gallo raconte la vraie vie de Richelieu, personnage de légende et grand bâtisseur de l’unité française.

Armand Jean du Plessis de Richelieu n’aurait jamais dû devenir cardinal. Voué au métier des armes, il hérite pourtant, à vingt-trois ans, du petit évêché de Luçon. Dès lors, il fait preuve d’une détermination et d’une ambition infinies pour ne pas s’embourber dans son Poitou natal, et accéder à la Cour, à  la dignité de cardinal, et finalement au Conseil du roi.

Demeurer au faîte des honneurs et du pouvoir, c’est être capable de déjouer les cabales qu’animent Marie de Médicis, Anne d’Autriche, ou encore Monsieur frère du roi. C’est écarter avec cruauté les ennemis du royaume : protestants ou grands seigneurs refusant de faire allégeance. C’est mener la guerre contre l’Espagne. Et surtout, c’est séduire Louis XIII, homme insaisissable, hésitant et susceptible, qui peut à tout instant décider du sort de son plus proche conseiller.

L’histoire de Richelieu est aussi celle de son roi. Et c’est grâce à ce couple qu’ils formaient que Richelieu, serviteur de la grandeur de la France, est entré dans la légende.

Le destin fascinant d’un homme aux multiples facettes, sensible, déchiré, malade, mais aussi impitoyable et redoutable.

Mon avis :

Après François 1er, voici que Max Gallo nous emmène visiter une partie du 17ème siècle, et plus exactement le règne de Louis 13 qui avec son siège de la Rochelle, sa guerre espagnole, sa mère dominatrice... offre une histoire à n’en plus finir.
Mais ici, tout ce contexte historique est secondaire, en fait tout cela sert surtout au « décor » de ce livre, car avant tout chose l’auteur nous fait partager la vie de Richelieu, l'homme politique, l’homme intime, sa psychologie, en plus de nous faire découvrir sa vie privée.
Et il est justement étonnant de voir sur cet homme intime que ce génie politique fut un homme si tourmenté, jamais sûr de son pouvoir, et même si on peut supposer que Max Gallo en a rajouté un peu –et encore ce n’est qu’une supposition- on se doute quand même qu’il y a beaucoup de vrai dans ce portrait, connaissant sa réaction lors de la journée des Dupes ça colle avec le reste. Le seul petit problème à ce point c’est que c’est un peu répétitif.

Sur le contexte, le fameux « décor », la lecture a été par contre plus agréable. Outre le fait que ça m’a fait réviser mes cours d’histoire, il est agréable quand on connaît ou quand on ne connaît pas, de découvrir par le biais de ce personnage tous ces évènements qui ont marqué le règne de Louis 13. De découvrir l’esprit brillant de cet homme dans ses mêmes évènements, de voir comment il les dénouait et les pensait. Ce qui ferait au final de lui, le roi à la place du roi, ce qui lui vaudra beaucoup d’inimité, de complot contre sa vie, et de souci. 

D’ailleurs un point extrêmement étonnant sur ce rapport roi/ministre, c’est les attitudes du roi rapportées par des proches de la cour au moment de la mort de Richelieu, où parait-il ce dernier « l’ayant trouvé fort mal, en sortit fort gai. » Vu comme Richelieu gouvernait ce genre de propos ne serait pas étonnant, et je pense en effet que Louis XIII malgré l’affection renouvelée envers le cardinal devait parfois se sentir un peu étouffé par son pouvoir, mais quand même, sachant que Richelieu a tout fait pour la gloire de la France et du roi ça fait un peu bizarre de lire ce genre de propos. Ca fait comme un choque. Oui un choque c'est exactement ça, car je reste persuadée que sans Richelieu le règne de Louis 13 aurait été comme celui des derniers Valois... catastrophique. Guerre intestine qui se serait transformée en guerre nationale (ce qui a été en parti le cas), meurtres, affaiblissement du pouvoir royal au profit des nobles, bref malgré son coup de maître en 1617 en tuant Concini, je ne trouve pas que Louis 13 aurait été un grand roi sans Richelieu. Alors le voir penser ainsi oui ça choque ! Je le trouve gonflé !

 

En résumé même si parfois c'est un peu répétitif, c'est un livre que je conseille pour une première approche de ce grand homme politique français, qui de part son esprit brillant va en étonner plus d'un.

 

Merci à XO éditions.

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10 novembre 2014

"François 1er" de Max Gallo

"François 1er : Roi de France, Roi-Chevalier, Prince de la Renaissance française" de Max Gallo

françois 1er livre

Résumé :

25 janvier 1515. François Ier est sacré à Reims. Dès le mois de septembre suivant, à Marignan, il devient Roi-Chevalier, adoubé à sa demande par Bayard. Il n'a de cesse d'imposer son autorité face à ses puissants voisins, Henri VIII, roi d'Angleterre, et surtout Charles Quint, qui forge le Saint-Empire. En s'alliant avec Soliman le Magnifique, qui lui offre les services du pirate Barberousse, il fait entrer l'Orient au sein de l'Europe. De l'Italie, il rapporte une passion pour les arts, permettant à la Renaissance de s'épanouir dans son royaume. Protecteur de Léonard de Vinci, qui selon la légende meurt dans ses bras, il commande des œuvres aux plus grands peintres italiens. Roi bâtisseur, il agrandit le royaume tout en le parant de merveilles architecturales – le château de Chambord, Fontainebleau, les nouveaux développements du Louvre... Roi visionnaire, enfin, il repousse les frontières et construit les prémices de la centralisation. La France moderne est en passe de naître. Dans la lignée de son Louis XIV, qui a connu un immense succès, Max Gallo dresse le portrait d'un roi d'exception, qui a marqué le destin de la France.

Mon avis :

Quand j’ai commencé ce roman je ne savais pas trop à quoi m’attendre, biographie ou biographie romancée, et finalement il s’avère que c’est une biographie. Mais pas une biographie très approfondie qui va faire le tour du règne de François 1er.

Là Max Gallo va surtout aborder la passion de François 1er pour les femmes, sa joie de vivre, sa mère en qui il avait une grande confiance, ses relations avec Charles Quint, et par extension celles avec Henri VIII et Soliman le magnifique, mais il ne va pas s’arrêter tant que ça –enfin je n’ai pas trouvé- sur ce roi qui aimait l’art, la culture… Ici il n’est pas mention du Collège de France ou de la naissance du français par exemple. D’ailleurs Max Gallo ne parle pas non plus de toute la politique de François 1er , par exemple il n’est exprimé nulle part la politique d'exploration en Amérique du Nord avec Jacques Cartier ou de Giovanni da Verrazzano. Et c’est vrai que finalement pour un portrait c’est un peu dommage qu’il manque certaines choses.

Cela dit malgré ces manques, ce livre donne un portrait assez complet de la politique de ce roi. Quand on lit ce livre, on voit que c’était un roi toujours sur le pied de guerre, qui voulait défendre ses intérêts coûte que coûte, et pour ça il n’hésitait pas à assommer son peuple de taxe pour financer les guerres et à contracter des alliances douteuses avec Soliman le Magnifique. On voit aussi qu’il n’était pas non plus un roi cruel et arbitraire, même s'il n’a pas hésité à poursuivre les protestants, ils savaient se montrer aussi magnanime avec la population et réfléchi quand une situation était ambiguë même si le sujet était grave. Enfin on voit que c’était un roi agréable mais qui en imposait malgré tout, la marque de son règne.

Bon d’accord tout n’est pas dit dans ce portrait, et certains pourraient être déçus, mais l’essentiel y est et en plus c'est accessible même si les passages en vieux français surprennent. Là j’avoue que parfois j’avais du mal à comprendre certains passages à la première lecture, le vieux français je ne le croise pas tous les jours, mais c'est quand même un excellent livre qui se lit bien et qui dégrossi très bien ce roi de France et son époque. Je conseille pour ceux qui ont peur des livres d'histoire trop compliqués, mais qui aimeraient bien se lancer. En plus petit plus il y'a quelques photos utiles.

Je remercie avant de finir les éditions XO éditions.

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12 décembre 2013

"Geneviève de Paris : Lumière d'une sainte dans un siècle obscur" de Max Gallo

"Geneviève de Paris : Lumière d'une sainte dans un siècle obscur" de Max Gallo

sainte geneviève de paris livre

Résumé :

Paris, 451. Elle avait 28 ans. Fière et dressée contre les Huns, par sa force de conviction, son courage et sa détermination, elle parvint à éviter que Paris ne soit détruite par Attila. Ce fut elle aussi qui contribua à la conversion au christianisme de Clovis, le roi des Francs. Ce fut elle toujours qui décida la construction de la basilique Saint-Denis. La sainte patronne de Paris a particulièrement inspiré Max Gallo qui lui redonne vie avec élégance et passion. L’auteur prête sa voix aux proches de Geneviève, sa mère, l’évêque Germain d’Auxerre, pour nous permettre d’être au plus près de cette femme hors du commun qui sut défier les hommes et les armées au coeur d’un Ve siècle tourmenté.

mon avis :

Voilà bien plus d’une semaine que j’ai fini ce livre, et je me souviens qu’à l’instant où je l’ai fini je me suis demandé si le mot « sainte » n’était pas un peu exagéré…

Le livre en soi est très intéressant, mais très franchement la légende n’était pas à la hauteur de ce que j’avais imaginée. Au vu du résumé, je m’attendais à un genre de Jeanne d’Arc les armes en moins, c’est-à-dire une femme plutôt bonne stratège à défaut d’être guerrière, et non, pas du tout. Je me suis retrouvée devant une pure bigote qui pense que prier peut faire des miracles... Bon sang, ça n'existe pas des saints ou saintes avec deux sous de jugeote ? En plus, entre ce qu’elle a fait ou dit, j'ai trouvé qu'il n'y avait absolument rien de fantastique ou de divin, et ce quel que soit la version de la légende.
Car en effet il faut savoir qu’il existe plusieurs variantes de cette légende, celle qui dit qu’elle aurait sauvé Paris en empêchant les gens de partir et en disant qu'Atilla ne marcherait pas sur Lutèce, et en effet par un coup du hasard Attila n’est pas venu. (Version que l’auteur a choisie.)
Celle qui dit qu’elle aurait prévenu Attila d’une épidémie de choléra, ou encore cette autre version qui dit qu’Attila n’avait juste pas l’intention d’envahir Lutèce dans l’immédiat. Ce qui dans tous les cas, enlève du charme au plus gros de la légende, surtout dans la dernière version…  Et en fait c’est vraiment ça qui m’a déçu, j’ai trouvé le cœur de cette légende complètement vide par rapport à ce que laissé entendre le résumé. Pour moi cette Geneviève a été un peu trop portée aux nues par l’époque.

Néanmoins et malgré cela, le livre est très intéressant à lire. Que la légende plaise ou pas, elle fait partie de la légende de Paris et de la France, ce qui pour la passionnée d’histoire que je suis convient très bien. En plus faut bien admettre que malgré sa bigoterie cette fille avait un fort tempérament, par exemple elle n’a pas hésité à s’opposer à Childéric 1er qui siégé Paris et à forcer le blocus pour nourrir les parisiens que ce dernier affamé, ce qui faut le dire efface un peu le vide de la légende.

Après pour plus de détail sur Sainte Geneviève, je vous conseille premièrement de lire ce livre, il est court et reste une bonne base, surtout que Max Gallo en plus d’être un écrivain sérieux possède une très belle écriture (ce n’est pas le premier livre que je lis de cet auteur), et ensuite pour le reste de la légende je vous conseille de faire une petite recherche sur Internet. Car tout n’est pas dit ici, l’auteur faisant parler un contemporain de Geneviève, il n’est guère allé au-delà, mais pourtant tout ne s’arrête pas avec sa mort. Par exemple dans une autre bataille où les Normands envahissaient Paris, on a déplacé la châsse de Sainte Geneviève pour redonner courage aux combattants, et à la période de la révolution en 1793, les révolutionnaires (qui n’ont encore une fois pas pu s’empêcher de tout détruire), ont brûlé ses restes. Bon après qu’ils aient décidé de faire du Panthéon le lieu pour honorer les Femmes (oui je sais cela vient après) et Hommes de la patrie, et non l’église pour la châsse de Geneviève, ma foi ça, ça ne me dérange pas. Il en faut bien pour tout le monde.

En résumé et même si une partie de la légende peut être décevante, disons pas à la hauteur de ce qu'on peut attendre, j’ai malgré tout pris beaucoup de plaisir à lire ce livre car c’est de l’histoire et visiblement une histoire qui a marqué la France.

Merci à XO éditions.

Voici un lien si vous voulez en savoir un peu plus. http://www.paris.catholique.fr/652-Sainte-Genevieve.html