Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

28 novembre 2016

"Les 7 et 1 erreurs dans l'art" de Marie-Fred Dupré

Les 7 et 1 erreurs dans l'art de Marie-Fred Dupré

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Résumé :

Non pas 7 mais 8 erreurs sont à retrouver dans chaque double page de ce classique du livre-jeu !

De la fresque égyptienne aux Tahitiennes de Gauguin en passant par Vermeer, 17 œuvres ou autant d'occasions pour petits et grands d'explorer en détails l'histoire de l'art.

Mon avis :

Un livre pour enfant qui a pour but de leur faire découvrir la peinture par un jeu des 7 erreurs + 1. Traversant toutes les époques depuis l’antiquité ce livre offre un bon moment de divertissement aux enfants par l’aspect ludique qu'il propose, cela étant je note un petit bémol dans le côté éducatif puisque je n’ai pas trouvé l’idée de faire découvrir la peinture aux enfants si bien approfondie.
En effet si le livre donne le titre de la peinture et le nom de l'artiste (quand ils sont connus), il ne donne pas, et c’est dommage, d’explication sur ce qu’il représente. Sans faire de grand discours - car c’est pour des enfants - je pense qu’un minimum d’explication sur l’œuvre et/ou le courant aurait été la bienvenue, car parfois on peut se demander qu’est-ce que ça représente. En effet, on ne fréquente pas tous les musées et si vous ne connaissez pas l’histoire ou l’esprit qui a inspiré l’œuvre ben vous risquez de vous demander longtemps ce que ça veut dire, par exemple pour Les sabines (1799) de Jacques-Louis David si vous ne connaissez pas l’histoire de la création de Rome ben vous allez regarder le tableau sans rien comprendre, idem pour d’autres tableaux où la culture générale ne vous aidera pas spécialement, je pense notamment à Evènement doux de Vassily Kandinsky.
Après, certes, y a des tableaux ça coule de source mais ce n'est pas le cas de tous et il y aurait fallu penser à ça.

Bref, l’idée est vraiment sympa et on passe un bon moment mais ce n'est pas assez approfondie hélas. Note 3/5.

Merci aux éditions Palette et Babelio.

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01 novembre 2015

"D'art d'art tome 3" de Frédéric et Marie-Isabelle Taddeï

"D'art d'art tome 3" de Frédéric et Marie-Isabelle Taddeï

Source: Externe

Résumé :

Dans ce troisième volume de D'art d'art, découvrez de nouvelles œuvres expliquées à tous. Retrouvez tout l'esprit de l'émission désormais culte de France 2 : de l'humour et une foule d'anecdotes pour tout savoir des plus grandes œuvres d'art ! Manet, Renoir, Canaletto ou Doisneau, les plus grands artistes dévoilent ici leurs histoires, pour l'amour de l'art !

Mon avis :

Une double page, une œuvre. Une pour le tableau et une pour l’explication. Voilà le schéma du livre, ce qui en fait, vous vous en doutez, un livre à lire sérieusement ou à picorer au gré des envies.

Ca c’est pour l’ambiance générale du livre, pour en venir un peu plus au contenu qui se place par rapport à mon point de vue, je dois avouer là par contre - et même si j’applaudis la variété des œuvres et des époques- que tout n’était pas dans mes goûts et que j’ai même trouvé certaines choses de mauvais goût. Ce qui me fait forcément penser que l’on appelle parfois n’importe quoi de l’art, un exemple ? Les étagères de Donald Clarence Judd.  Un autre ? Lullaby de Maurizo Cattelan. (Désolée je n’appelle pas cela de l’art malgré ce que cela raconte.) Une dernière ? La nuit de Diane de Jan Fabre.

Ca dit et même si toutes les pages ne m'ont pas enchantée, et même si parfois je me demande ce qui fait dire certaines choses sur certains tableaux, ce livre reste agréable à lire car il n’assomme pas de détail et qu’il approche toutes les formes d’arts, ce qui est sympathique pour ce culturer un peu sans trop s'embêter. Surtout que chaque oeuvre est accompagné d'une petite biographie de l'auteur.

En résumé ce fut un livre très agréable à lire, à regarder, même si visiblement et par moment je ne comprends rien à l’art ! (Y a pas à dire mes études d'histoire d'art sont bien parties...^^)

Merci aux éditions du Chêne et Babelio.

 

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22 mars 2013

" A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? " Christine Cayol & Hongmiao Wu

A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? de Christine Cayol & Hongmiao Wu

à quoi pensent les chinois

Résumé :

À quoi pensent les Chinois quand ils arpentent nos musées ? Habitués à leurs paysages célestes, calligraphies et devises confucéennes, que pensent-ils de nos anges, vierges et crucifix ?
Aux lisières de l'histoire de l'art et de l'essai, ce livre prend la forme d'un échange entre Christine Cayol, philosophe résidant en Chine, et Wu Hongmiao, professeur de français à l'université de Wuhan. À partir d'une vingtaine de chefs-d'oeuvre de la peinture occidentale, de Giotto à Picasso, en passant par Rembrandt et Vélasquez, les deux auteurs confrontent leurs manières de voir, de regarder, de penser, de percevoir et de comprendre le monde aujourd'hui.
Il s'agit pour eux de comparer leurs approches afin de mesurer l'étendue de leurs différences et de leurs ressemblances. Car, somme toute, sommes-nous si éloignés les uns des autres ?
À l'heure où la Chine devient un partenaire de premier plan, il est grand temps de comprendre ce que les Chinois saisissent de notre civilisation, et réciproquement.

Philosophe de formation, auteur de Voir est un art (2004) et Je suis catholique et j'ai mal (2006), Christine Cayol réside depuis 2003 à Pékin. Elle y a créé en 2009 la maison Yishu 8, une villa Médicis chinoise, qui accueille des artistes à Pékin, organise des manifestations artistiques et invite des artistes chinois à s'immerger dans la culture française.

Le professeur Wu Hongmiao est doyen du département de français de l'université de Wuhan, ville de dix millions d'habitants située au centre de la Chine.

Mon avis :

Ce qui a été génial avec ce bouquin c’est que j’ai découvert non pas la peinture chinoise mais la peinture occidentale. Comme je trouve la calligraphie et peinture chinoise plus simple, belle, poétique, naturelle, taoïste (ce qu’elle est), et comme je l’apprends depuis deux ans, je me suis naturellement déjà renseignée dessus, cela étant il est vrai qu’à part Claude Monet que j’adore, j’ai négligé l’art occidental, qui bien que très beau (si on enlève Picasso et Dali que je déteste) ne me touche pas pareil, voire même me laisse le plus souvent carrément indifférente (Joconde compris). En effet j'avoue que ces tableaux occidentaux malgré la beauté des gestes, des profondeurs, des détails, ne me touchent pas, n’éveillent absolument rien en moi.

Cela étant j’ai été surprise en lisant ce livre de découvrir - et surtout qu'avec de telle disposition - tout ce qui peut être lu dans les tableaux occidentaux - peut-être avec beaucoup d’imagination toutefois, car parfois je trouve que les conclusions sont poussées trop loin - et en particulier dans les scènes peu religieuses et mythologiques qui sont sûrement les tableaux les moins aisés à lire et à comprendre, bien qu’il faille avoir de sacrée connaissance en religion, mythologie, époque… pour les autres.
Sur ce point d’ailleurs il est assez étonnant de découvrir comment d’une même scène mythologique ou religieuse, les artistes en ont fait différentes représentations, ce qui jusqu’à aujourd’hui ne m’avait jamais frappée. Mais pour ma défense je dois dire que les visages ou les natures mortes ne m’intéressent pas (je n’en vois pas l’utilité pour être franche), pas plus que les représentations des messages dégoulinant de bons sentiments de la bible ou de ses scènes.

 

En parlant d'un tableau de Rembrandt "Le retour du fils prodigue" (1662) voilà ce que dit Wu Hongmiao : « [...] En un sens, tout est permis puisque je serais toujours accueilli par le père… Pour qu’une société fonctionne selon un certain ordre, il faut qu’une logique de comptabilité et qu’un sens des limites s’imposent, sinon l’individu n’agit qu’au nom de ce qu’il pense, désiré, et sombre dans la surpuissance : « Tout pour moi car je suis unique » ! »

Avec ce que je viens de vous décrire et avec l’aide du résumé, vous vous êtes sûrement déjà aperçus que ce livre ne parle pas que des différences de la peinture occidentale et d'extrême-orient. En effet à travers des peintures qui permettent la digression, on découvre ou redécouvre la philosophie qui règne généralement en extrême-orient, comme celle qui est supposée régner actuellement en occident ou régnait dans le passé. Et l'avantage d'une telle chose, c'est qu'on se rend compte que nos philosophies ne se rejoignent pas toujours, par exemple le parricide inventé par Freud n’existe pas en Chine, puisque les jeunes doivent le respect aux ainés afin de maintenir l’ordre sociale.

Autre point positif du livre c'est que beaucoup des scènes picturales racontaient dans ces pages sont représentées par des photos dans ce livre, mais néanmoins et hélas elles n'y sont pas toutes, et je trouve cela vraiment dommage car ça vous pousse le soir alors que vous lisez dans votre lit, à retourner allumer l'ordinateur pour voir les tableaux manquants sur la toile.
Par contre un gros point négatif de ce livre c'est qu'il manque d'autres genres de tableau, ça parle beaucoup de religion et un peu de Picasso, mais quasiment pas un mot sur les impressionnistes, le pointillisme, l'abstrait etc, etc... je trouve cela vraiment dommage personnellement. Bref.

En résumé c'est malgré ce manque quand même un très bon livre à lire, surtout quand comme moi on est un peu philistin sur les bords -et ils sont larges- avec l'art occidental.

Je remercie pour ce partenariat Babelio et les éditions de Tallandier que je découvre avec plaisir.

A quoi pensent les chinois en regardant Mona Lisa ? par Christine Cayol

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19 septembre 2011

Claude Monet : le génie d'un homme

"Claude Monet : Une fête pour les yeux" de Karin Sagner-Düchting

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Résumé :

Claude Monet (1840-1926), représentant typique de l'impressionnisme, en fut de surcroît le plus obstiné. Il consacra sa longue vie ainsi qu'une endurance au travail incroyable, doublée entre autres d'un perfectionnisme quasiment rageur, à l'exploration picturale des sensations que la réalité, notamment dans le paysage, est à même d'offrir au regard humain. Alors qu'il était capable, en tant que peintre, de se concentrer avec fidélité et acharnement sur un motif, le chemin de sa vie, parsemé de fréquents voyages et de déplacements, fut marqué par une grande instabilité. Né à Paris, c'est en province qu'il fit la connaissance, pendant son adolescence, de la peinture en plein air, et qu'il tenta de s'opposer à la pression qu'exerçait sa famille désireuse de le voir suivre une formation académique de peinture. Jusqu'à la cinquantaine, cet artiste exigeant connut la détresse pécuniaire qui provoqua en partie les déménagements fréquents de son ménage toujours grandissant. De tous ses lieux de résidence, deux ont une signification particulière. Argenteuil représente le temps de l'épanouissement et de la reconnaissance publique de l'impressionnisme dont Monet se révéla être l'un des chefs de file. Monet fut cependant aussi celui qui, s'efforçant de rendre avec justesse les aspects d'une réalité inconstante, dépassa l'impressionnisme pour ainsi sortir du panneau pictural refermé sur lui-même. C'est le village de Giverny qui symbolise ce pas : c'est ici que naquirent les séries consacrées aux peupliers, aux meules de faim à la cathédrale de Rouen et enfin aux célèbres nymphéas, dont il reprend le motiv inlassablement et en d'infinies variations.

Mon avis :

Voilà presque 10 ans que ce livre était sur mes étagères, et en 10 ans je l’ai seulement feuilleté, alors pour le challenge de Liloochat j’ai décidé de le lire.

Surtout que je dis toujours que Claude Monet est mon peintre préféré donc fallait bien que je m’y mette, mais pour ma défense je dois dire que ses peintures se suffisent à elles mêmes.

Alors déjà première chose qui m’a frappé dans ce livre c’est cette impression de déjà vu. Il y’a quelques années de ça, j’ai lu "L’œuvre" de Zola. Livre qui raconte la vie du peintre Claude Lantier. Dans ce livre c’est surtout une vie miséreuse que vie le personnage et raconte Zola. Le succès tarde, ses tableaux sont refusés à l’exposition universelle, les critiques sont acerbes et bien souvent l’argent fait défaut.

Ici, dans ce livre "Une fête pour les yeux", ben c’est exactement  la même chose. Monet, et bien d’autres peintres, ont vécu cette vie assez semblable. On croit souvent, car Cézanne l’a très mal pris, que seul ce dernier a été la source d’inspiration de" L’œuvre" de Zola. Ben en lisant ce livre on s’aperçoit vite que c’est faux en fait. Déjà parce qu’il y’a cette impression de déjà vue, mais aussi parce que Zola a dit lui-même que les peintres qu’il fréquentait à l’époque ; à savoir Monet, Pissaro, Degas… avaient été aussi sa source d’inspiration.
En effet, les refus, le manque d’argent, les moqueries… Monet comme les autres peintres, les ont essuyé aussi ; et comme Claude Lantier, ils essayaient eux-aussi d’imposer un nouvel art, à savoir l’impressionnisme. Petit anecdote au passage, Monet protestera aussi quand le livre sortira.

Outre la vie de Monet, dans ce livre on suit aussi ses pensées sur l’art, (il détestait les théories) et son parcours artistique. Des caricatures qu’il faisait à l’âge de 15 ans, où il a gagné ses premiers deniers, à ses magnifiques Nymphéas, où il rompe avec le schéma classique de la peinture –horizon, premier plan, haut, bas…- pour en faire un paysage sans horizon compris dans un ensemble, l’auteur pour notre plus grand plaisir nous raconte tout. Parfois avec facilité parfois moins par contre. Mais bon cela vient surtout du fait que je ne connais rien à cet art, mais de toute façon relu une ou deux fois de plus ça devient facile à comprendre. Surtout que beaucoup des peintures de Monet sont reproduites ici, donc on visualise très bien la technique mais aussi l’impression rendue que l’auteur décrit, et ça c’est vraiment agréable, car finalement ce n’est pas un livre qui cherche qu’à raconter, mais un livre qui explique aussi par le regard.

J’ai en outre appris aussi, pourquoi Monet avait fait des séries de tableau comme "Les meules". Vrai, je me suis souvent demandé pourquoi il avait peint plusieurs tableaux assez identiques, ben c’est tout bonnement pour saisir et retranscrire l’éphémère. Saisir la beauté de l’instant et celle de la propriété caractéristique d’un paysage, d’un monument… selon la lumière et les saisons, qui éveillerait en soi et selon Monet, plusieurs sentiments. C’est aussi parce qu’il fut inspiré par Hiroshige, peintre japonais que Monet admirait beaucoup et qui a peint le Mont Fuji sous 36 vues différentes, enfin il paraît....
Bref. Y’a beaucoup à dire sur ce livre, cet artiste étant juste immense. Alors si vous aimez Monet c’est un livre que je vous recommande vivement. 

 

Ce livre rentre dans mon challenge : Témoignage, autobiographie, biographie, etc...

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Quelques tableaux juste pour le plaisir des yeux.

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Nymphéas.

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La pie, 1869.

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Le bassin aux Nymphéas, 1899.

 

Posté par Florell à 12:46 - Biographie - Commentaires [0] - Permalien [#]
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