Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

27 janvier 2018

"Victor Hugo vient de mourir" de Judith Perrignon

Victor Hugo vient de mourir de Judith Perrignon

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Résumé :

Vibrez de la ferveur et de la fureur de Paris, vivez les funérailles de l'Immortel.

Le poète vient de rendre son dernier souffle et, déjà, la nouvelle court les rues, entre dans les boutiques, les ateliers, les bureaux. Paris est pris de fièvre. Chacun veut rendre un dernier hommage et participer aux obsèques nationales qui mèneront l'Immortel au Panthéon. Deux millions de personnes se presseront sur le parcours du corbillard en ce jour de funérailles intense et inoubliable.
D'un événement historique et en tout point exceptionnel naît un texte intime et épique où tout est vrai, tout est roman.

Cet ouvrage a reçu le prix Révélation de la SGDL et le prix Tour Montparnasse.

Mon avis :

Voilà plusieurs semaines que j'ai fini ce livre sans savoir quoi raconter dessus, mais puisqu'il faut que j'écrive quelque chose dessus, faisons mais faisons court !

Alors ce livre parle du moment de la mort de Victor Hugo à son "enterrement" au Panthéon anciennement église Sainte Geneviève.  Il retrace l'agitation et les attentes autour de la mort du grand homme, celle du peuple, des ouvriers, des simples, mais aussi celle de la police qui craint anarchistes et autres agitateurs.
Il parle aussi du bal des hypocrites qui se serviront des idées de Victor Hugo pour en faire un grand homme, et qu'importe s'ils ne les soutiennent pas, ils arriveront peut-être à en faire un homme à eux.

Ce livre c'est aussi la vie d'un bâtiment, le Panthéon. C'est la fin d'une église au nom de la sainte de Paris et le véritable début de ce monument aux Hommes et Femmes de la Patrie. La victoire de la République sur l'Eglise. Et bien que le christianisme ne soit pas entièrement effacé du bâtiment, ces pages représentent aussi toute l'agitation entre ces deux états que Judith Perrignon dépeint avec beaucoup de réalisme.

Par conséquent et par ces agitations diverses, Judith Perrignon raconte une certaine mentalité de l'époque, une certaine attente, une certaine envie d'être pris en compte, tout ça avec un brin de poésie un peu populaire et un peu d'histoire, mais si ce tableau semble idyllique Victor Hugo n'en finit pas de mourir et d'être inhumé. Ca traîne, ça traîne, ça traîne trop.

Merci à Lecteur.com.

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24 juin 2014

"Les haut-conteurs tome 1 : la voix des rois" de Pierre Péru & Patrick McSpare

"Les haut-conteurs tome 1 : la voix des rois" de Pierre Péru & Patrick McSpare

les haut conteurs tome 1

Résumé :

1190, Tewkesburry, royaume d'Angleterre. A treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d'aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l'auberge familiale. Il ne connait le monde que par les gens de passage, et son meilleur ami, l'ennui, semble bien décidé à lui gâcher son existence.

La venue d'un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d'histoires et d'énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s'y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavres et s'enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit... mais un matin, il ne revient pas.

L'histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C'est ce que va tâcher de découvrir Roland... et peut-être deviendra-t-il lui-même Haut-Conteur ?

Mon avis :

Avant de commencer cet avis, je tiens avant tout à m’excuser auprès de Babelio et de l’éditeur pour ce retard d’une vingtaine de jour, qui s’explique par le fait que ce livre comporte un dracucul (un vampire pour ceux qui ne savent pas). Et comme vous le savez j’ai une peur bleue de cette légende, et au risque de me faire moquer, je dois avouer que quand j’ai vu qu’il y avait un méchant pas beau vampire dans ce livre, je me suis mise à lire les pages très très trèèèèèèèès doucement, jusqu’à ce que j’arrive enfin à lire ce livre en plein après-midi et non le soir. Le soir c’était vraiment pas la peine d’y songer. smiley

Pour en revenir au livre qui est le premier d’une série de 5, et bien que ce bouquin se base sur le même schéma narratif que les autres romans du genre, - un enfant qui rêve d’une autre vie, un évènement qui vient bouleverser l’ordre établi, un mentor, un mystère, etc, etc… -, et fait donc preuve de peu d’originalité, je dois quand même dire que j’ai apprécié ce roman pour l’histoire qu’il raconte.

En effet, en oubliant le fait que ça change de mes lectures habituelles, j’ai trouvé que tous les ingrédients pour faire une bonne série fantaisie étaient réunis ici ; il y a du mystère, du surnaturel, des frissons, une ambiance trouble, des doutes, des personnages intrigants, et j'en passe... Dans l'ensemble, c'est vraiment une lecture agréable, fluide, sans temps-mort, où tout s'enchaîne, même si j'ai mis beaucoup de temps à le lire. (Vlad je te déteste !)

Cela dit malgré cela j'ai quand même trouvé un petit bémol à ce livre, bien que j'ai eu quelques surprises en lisant ces pages, il est quand même trop prévisible. Certaines ficelles se voient autant qu'une montagne en plein désert, ce qui est un peu dommage ; mais bon ça ne m'a pas enlevé pour autant le plaisir de la lecture. Le décor, l'histoire et l'ambiance, se suffisent à eux-mêmes. D'ailleurs j’ai vraiment hâte de pouvoir lire la suite, même si je sens que je vais le regretter, car Vlad y est toujours… Hélas pour mes nuits… (Vous avez le droit de dire que je suis folle ^^)

En résumé, c’est un début de saga prometteur malgré le manque d’originalité sur certaines choses, cela dit, il plaira autant aux grands qu’aux petits.

Je remercie Babelio et les éditions Pocket pour ce partenariat.

 

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29 mars 2014

"Le horla et autres nouvelles fantastiques" de Guy de Maupassant

"Le horla et autres nouvelles fantastiques" de Guy de Maupassant

le horla et autres nouvelles

Résumé :

Invisible, indéfinissable, malfaisante, la "chose" rôde déjà autour de lui. L'homme est pris de fièvres, d'insomnies, de cauchemars. L'eau de sa carafe disparaît, la tige d'une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d'elles-mêmes. Perd-il la raison ? A l'angoisse succèdent la peur et bientôt l'épouvante. Une lutte démoniaque se prépare entre l'homme et cette image maléfique de lui-même qui le dévore peu à peu et s'empare de lui. Qui est cet autre qui maintenant crie son nom, "le Horla" ? "C'est lui qui me hante ! Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai !"

Mon avis express :

J'ai lu une fois le Horla il y a plus de 10 ans, et je n'avais pas beaucoup aimé, peut-être que j'étais trop jeune ? Ben non, à cette relecture je n'ai pas plus aimé. Et pas que le Horla, même le reste ne m'a pas bottée. Maupassant a écrit tellement mieux !
Une vie, Boule de Suif et Pierre et Jean sont tellement géniaux à côté.
Alors forcément avec le Horla je ne pouvais qu'être déçue, bien que je n'ignore pas que ce revirement de style peut s'expliquer par les problèmes de santé de l'auteur.

Mais quand même 3 étoiles (sur les sites de lecture) car ça n'est pas inintéressant. Je vais par contre relire la première version du Horla, car ce livre comporte la deuxième, et peut-être que la première me plaira davantage, car d'elle aussi je n'en garde pas un grand souvenir plus de 10 ans après.

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02 avril 2011

"Dans un mois, dans un an" de Françoise Sagan

"Dans un mois, dans un an" de Françoise Sagan

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Résumé :

Bien que peu fortunés, Fanny et Alain Maligrasse, l'éditeur de Saint Germain des Près, reçoivent fréquemment leurs jeunes amis écrivains, artistes et mondains agréables. Alain se demande s'il ne s'est pas trompé de vie, aux côtés d'une femme terne et un peu niaise, alors qu' il aime en secret la belle Béatrice, comédienne en quête d'un grand rôle. Parmi cette petite société désinvolte et cultivée, se distingue le jeune Bernard, lui-même encombré d'une épouse effacée, journaliste et romancier velléitaire qui, lui, a été l'heureux amant de Béatrice, alors qu'aujourd'hui, il tente vainement de séduire Josée, image parfaite de la fille libre et insaisissable. Et tous, dans l'ivresse de l'alcool et des plaisirs parisiens, de poursuivre des rêves illusoires tout en faisant le malheur de leurs proches. Dans un mois, dans un an, quand Alain, Bernard ou Béatrice auront atteint leur but, que restera-til de leurs succès ou de leurs échecs ? Quelques moments de bonheur, un peu d'amertume et beaucoup de tristesse.

Top chrono :

C'est la première fois que je lisais du Sagan, et vu la réputation qu'elle a je m'attendais vraiment à apprécier ce livre. Erreur. Ce bouquin m'a fortement ennuyée. Ça part dans tout les sens, c'est décousu et en plus l'histoire n'est pas du tout intéressante.
J'ai lu correctement plus de 110 pages, ensuite n'en pouvant plus j'ai survolé le reste.

En fait pour moi, ce livre c'est limite un livre pour rien.
Il n'apporte rien -en tout cas je n'ai pas trouvé-, et la fin n'a aucune solution. C'est seulement une continuation du début, avec un ou deux changement, qui en plus ne porte pas à surprise. En fait la fin du livre, c'est la vie qui continue, comme au début...


Certes c'est très représentatif de la vie réelle, mais qui n'est pas déjà au courant ? Bref ! Si vous devez lire un Sagan, je ne vous conseille pas lui.

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08 mars 2011

Ces lettres représentent sans doute la meilleure biographie de cette dame

"Journal de voyage, tome 1 : Lettres à son mari 11/08/1904 - 26/12/1917" d'Alexandra David-Néel

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Résumé :

Journal de voyage, journal intime, livre de réflexions, conversation à bâtons rompus, ces lettres envoyées par Alexandra David-Néel à son mari sont une invitation à suivre, pendant les années les plus captivantes de sa vie, une femme hors du commun. Orientaliste, exploratrice, Alexandra David-Néel décrit tout avec un véritable talent d'écrivain : ses expéditions entre l'Inde et la Chine, ses rencontres, ses étonnements, ses réactions face aux coutumes locales, son adhésion à la sagesse et au mode de vie orientaux. Voici peut-être le plus personnel de cette femme exceptionnelle. Alexandra David-Néel telle qu'elle était et racontée par elle-même !

Mon avis :

Voilà déjà quelques années que je n'avais pas lu de livre d'Alexandra David-Néel, quel plaisir pourtant de la retrouver ! Bien que ces pages diffèrent de ce que j'ai pu lire d'elle jusqu'à aujourd'hui, (récit de voyage, document, roman ou légende), j'ai malgré tout apprécié cette lecture, qui nous montre le véritable caractère de cette femme d'exception, puisqu'elle raconte ce qui lui arrive et ce qu'elle ressent sans censure, sans avoir peur de choquer. Tantôt cru, tantôt directe, toujours franche et pas toujours agréable, ces lettres sont la plus juste des biographies sur Alexandra David-Néel. Bien qu'il n'y ait pas toutes ses missives -il aurait fallu cinq volumes sinon et il y'en a déjà deux- et que les présentes de ce livre aient été coupés, car trop longues ou parfois illisibles, le résultat est tout de même assez proche du personnage que j'ai déjà pu croiser dans d'autres livres. Femme au fort caractère, avec une certaine sagesse.

En plus ! Le plus dans ce livre, et c'est ça qui est encore mieux car on voit que ce n'est finalement pas des lettres si ordinaires, c'est qu'ces dernières favorisent aussi grandement la compréhension d'une époque, d'une région du monde, mais aussi d'une religion. En effet grâce à ces courriers j'ai appris encore davantage sur le bouddhisme, -ce qui me parle le plus actuellement- mais aussi découvert l'hindouisme, et j'ai même été assez rassurée de voir que cette grande orientaliste, bouddhiste (reconnue comme telle par les gens de là-bas, et même le Dalaï-Lama) s'est posée les mêmes questions que moi et a ressenti les mêmes choses. Même si en ce qui me concerne j'ai beaucoup moins de connaissance qu'elle, -malgré plusieurs lectures dessus-, et que je suis de très loin une bonne bouddhiste ! Mais faut bien un début. Cependant contente de voir que je ne suis pas dépourvue de sagesse.

En résumé j'ai bien aimé ce livre car j'ai voyagé à peu de frais, et j'ai beaucoup appris. Et si le bouddhisme, les explorations, les voyages, les découvertes... vous intéressent, ce livre est fait pour vous. Quant à moi je vous donne rendez-vous pour bientôt avec le tome 2 de ces lettres.

Quelques passages de texte ici.

 

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21 février 2011

"Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary W. Shelley : Agréable découverte

"Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary W. Shelley

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Résumé :

Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L'œuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Échappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui... Pour Frankenstein, l'enfer est à venir...

Mon avis :

Malgré quelques longueurs et répétitions sur les sentiments de Victor Frankenstein en particulier,
ce livre a été pour moi un coup de cœur.

Tout d'abord il faut savoir que j'ai ouvert ce livre parce que c'était un classique, et non spécialement une envie de connaître l'histoire. Cependant et pour mon plus grand  étonnement, j'ai apprécié la lecture de ce dernier. Je dis "grand étonnement" car je dois avouer que ne connaissant aucunement l'histoire de Frankenstein avant cette lecture, (je savais juste que le livre parlait d'un monstre, et je pensais comme beaucoup que Fankenstein était le monstre alors que non c'est son créateur) j'étais partie sur une idée fausse de l'histoire. Je m'attendais à une ambiance glauque, sordide et grandement morbide alors que ce n'est absolument pas le cas. Je ne dis pas qu'il n'y a rien de tout cela, car ça serait faux ; mais moi qui pensais trouver en ouvrant ces pages un lieu majoritairement sombre et fermé, je dois dire que j'ai été stupéfaite de trouver le contraire. Dans ce livre on voit une Suisse verte ou flamboyante, des lacs, des villes, ou encore d'autres pays, etc etc. Comme vous le constatez c'est en fait assez loin de la vision que j'avais...

Pour tout dire et après avoir lu le livre, j'admets que j'avais une idée complètement erronée de cette œuvre. En plus d'avoir déformé l'ambiance, je pensais en plus du reste, avoir à faire à un homme avec une soif de puissance démesurée, ainsi qu'un monstre sans cœur qui sèmerait le désastre et le malheur partout où il le pourrait. Ben non, encore une fois Bibi avait tort. Ce monstre est bien né de la folie d'un homme, mais ça s'arrête là. Frankenstein n'aime pas son monstre et le renie dans la mesure du possible. Là aussi c'est loin des plans de conquêtes que je lui avait taillé sur mesure...

Sur les personnages par contre le monstre me laisse plus perplexe et bavarde. Sur le créateur, Victor Frankenstein je n'ai curieusement, pas grand chose à dire, alors que c'est quand même le titre du livre. Personnellement je trouve ce dernier plutôt falot, alors que le monstre non. Il est plus creusé, plus profond. Toutefois, je ne sais pas trop quoi penser de lui
exactement. Bien qu'il sème la douleur et la terreur partout sur son passage, le fait qu'il désir ardemment être aimé peut le rendre plus ou moins sympathique voire humain. J'avoue qu'il m'a fait pitié quand il parle de vouloir être aimé, d'avoir des amis, une femme... Mais le fait qu'il se venge de son créateur, Victor, sur l'entourage proche de celui-ci, frère, ami, femme... me le rends extrêmement désagréable en même temps. C'est assez ambivalent je dois dire, et ça m'énerve car je n'arrive pas à choisir ! Mais en réfléchissant bien, il me reste quand même majoritairement peu agréable en fin de compte. Et vous ? Bref.

En résumé c'est un livre à lire. Un classique de la littérature anglaise, qui d'après ce que j'ai pu récolter comme information à droite et à gauche, a connu différentes versions au cinéma assez éloigné du livre. Puis n'oublions pas aussi que c'est une dame qui a écrit ce livre, et en 1818 (date de la première parution), pour une fille c'était pas si simple.

Passages de textes ici.

 Si l'avis vous plaît, c'est par ici qu'il faut cliquer sur le pouce vert. :)

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19 février 2011

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak : Une narratrice enchanteresse

"La voleuse de livre" de Marcus Zusak

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Résumé :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

Mon avis :

Le sujet à première vu n'est pas spécialement tentant, mais parce que c'est la Mort qui raconte l'histoire, -ce qui sort du schéma habituel-, je me suis laissée tenter ; puis faut dire que beaucoup de personnes ont vraiment apprécié ce livre. Donc pourquoi pas...

Beaucoup de personne l'on appréciait, pourtant ce livre n'est pas un coup de cœur en ce qui me concerne. Pas à cause de l'histoire qui ne manque absolument pas d'intérêt et de référence historique, mais plutôt parce que je l'ai trouvé trop plat ou/et trop lent. Pour moi il met trop de temps à se mettre en place, il y'a trop de présentation au début, trop de mot allemand aussi -bien que pas beaucoup mais assez pour me gonfler quand même-  et dans un premier temps on ne peut pas dire qu'il se passe grand chose, on s'ennuie un peu. Ce qui fait que j'ai persévéré dans ma lecture, c'est que la mort commençait à raconter une anecdote assez intéressante puis finalement s'arrêtait au milieu en disant :"Je vous raconterai plus loin". Voyez ça tenait à rien en fait, pourtant ce livre mérite vraiment qu'on se donne la peine d'aller jusqu'au bout.

Néanmoins et malgré ce point, ce bouquin ne manque ni de force, de caractère et de charme, cependant pour moi la Mort reste sans conteste l'atout de ce livre. Présence invisible mais tendre, émouvante, caustique et parfois un peu drôle. Dans ce livre elle serait presque humaine tant par son désespoir que par son esprit qui ne manque pas de lucidité. En l'écoutant parler vous ne resterez pas indifférents.

Par contre encore deux choses puis j'arrête. Premièrement sur la couverture il est écrit que c'est un livre pour la jeunesse. Je pense pourtant qu'il convient mieux aux jeunes à partir de la troisième, car c'est là qu'on apprend la seconde guerre mondiale. Dans ces pages il y'a trop de référence à cette époque et aux images de la guerre, comme les douches pour désigner les chambres à gaz, ou encore la traque des juifs et des communistes dans l'Allemagne nazie. Pour arriver vraiment à comprendre la portée du livre correctement, je pense sincèrement qu'il vaut déjà mieux avoir étudié la seconde guerre mondiale.
Deuxièmement, La voleuse de livre est un bon "reportage" sur la vie des allemands sous l'Allemagne Nazi. Malgré le fait que ça soit un roman, l'auteur a fait pas mal de recherche pour écrire ce dernier. Donc quitte à lire un bon livre qui témoigne de la vie sous le régime Nazi en Allemagne lisez plutôt celui-ci que le Journal d'Anne Frank, qui -et ça n'engage que moi- ne raconte pas grand chose à mon goût. Honnêtement je pense que vous apprendrez d'avantage avec La voleuse de Livre qu'avec le Journal d'une petite fille et vous aurez plus de facilité à le finir. Le journal d'Anne Frank est pour ma part assez fastidieux. Ce point de vu n'engage bien sûr que moi.

Pour résumé, si l'écriture avait été un peu moins molle, je pense que j'aurais vraiment plus apprécié ce bouquin et il aurait eu sur 10, 9,5, alors que sur Livraddict je lui ai donné 7 pour les raisons énoncés plus haut.

Cet ouvrage a reçu le prix Millepages Jeunesse.

Autre avis de cette lecture commune : June, Paikanne, Jostein, Livrons-nous, Kristus, Myletine, 100 choses.

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19 juillet 2010

L'odeur du midi

"Lettres de mon moulin" d'Alphonse Daudet

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Résumé :

Jeune encore et déjà lassé du sombre et bruyant Paris, Alphonse Daudet vient de passer les étés dans son moulin de Fontvielle, " piqué comme un papillon " sur la colline parmi les lapins. Dans cette ruine ensoleillée de la vallée du Rhône , naissent ces contes immortels qui assureront sa gloire. Au loin, on entend la trompe de Monsieur Seguin sonnant sa jolie chèvre blanche. Dans le petit bois de chênes verts, un sous-préfet s'endort en faisant des vers. Au ciel, où les étoiles se marient entre elles, le Curé de Cucugnan compte ses malheureux paroissiens. Et dans la ville voisine, un jeune paysan meurt d'amour pour une petite Arlésienne tout en velours et dentelles qu'on ne verra jamais. Le vieux moulins abandonné est devenu l'âme et l'esprit de la Provence. Dans le silence des Alpilles ou le tapage des cigales et des tambourins, parfumés d'émotions , de sourires et de larmes, ces contes semblent frappés d'une éternelle jeunesse.

Mon avis :

Et me voilà repartie pour une relecture des fameuses Lettres de mon moulin... et c'est avec un grand plaisir que j'ai redécouvert ce livre. C'est magique, c'est drôle, c'est triste, c'est attendrissant, c'est poétique et enfin très imaginaire ! Quel plaisir de retrouver "La chèvre de Mr Seguin","Le curée de Cucugnan" ou encore de relire "Le secret de maître Cornille". J'ai vraiment adoré ! L'imagination et l'écriture de cet homme sont superbes ! Et ça nous mène loin.

Dommage cependant que certaines nouvelles ne soient pas plus longues, il y'en a qui sont tellement bien qu'on regrette qu'elles ne durent pas plus longtemps... d'autres par contre que j'ai moins aimé je l'avoue.
Je vous conseille vraiment de lire ce livre si ça n'a jamais été fait ou de vous replonger dedans si cela fait déjà longtemps. Vous serez vraiment (ré)enchantés par cette écriture qui se veut anecdotique et la poésie qui ressort des mots et des histoires qui sentent la lavande, le midi, le voyage...

Je vous mets si dessous la liste de celle que j'ai vraiment apprécié :
Le secret de maître Cornille
La chèvre de Mr Seguin
Les étoiles
Le Curé de Cucugnan
La légende de l'homme à la cervelle d'or
Les trois messes basses
L'Elixir du Révérend Père Gaucher
L'agonie de la Sémillante
L'Arlésienne

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22 mai 2010

"Le rendez-vous" de Justine Lévy

"Le rendez-vous" de Justine Lévy

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Mon résumé :

Tout est plaisant dans ce livre. Au titre « Le rendez-vous. » on peut s’attendre à un énième roman d’amour. C’est faux. Dans un sens, du moins… C’est bien une histoire d’amour mais entre deux personnages du même sang, une mère, Alice, souvent absente qui oublie souvent l’être qui l’aime le plus au monde, sa petite fille, Louise. Sa fille trop tendre, trop fleur bleue mais à l’amour souvent saignant et déçu. Aujourd’hui la petite fille est devenue grande, dans un café de Paris elle attend patiemment sa mère en se remémorant son enfance, Douce remontée d’innocence pour Louise mais constat assez douloureux… les heures passent et cette inconnue, sa mère, ne vient pas, mais décidée Louise 18 ans ne souffrira plus pour ces instants où la belle absente a décidée de ne pas se présenter. Sous nos yeux, au fil des pages, Louise devient grande.

Mon avis :

Bien que pas épais, 177 pages en format poche. Ce bouquin est un délice à lire. On ne peux pas lire ce livre sans se sentir un peu concerné par cette histoire familiale, histoire entre une mère et sa fille, cette histoire d’enfance un peu déçue. Louise, le personnage principal de ce livre est très attachante. Elle est tout le monde, pas excessive ni absente, mais bien palpable comme l’ensemble du commun des mortels. Rien de plus.

Néanmoins, hormis ce ravissant personnage ce qu’il y a de plus magique dans ce roman, c’est cette écriture que l’auteur manipule aisément. Cette façon qu’elle a de sauter d’un mot à l’autre, pour y revenir de suite derrière, cette écriture hachée, où on sent que le personnage doute, aime, déteste nous fait rentrer un peu plus dans la chair et le cœur de Louise. Ce qui est d’ailleurs encore plus flagrant quand l’auteur utilise des flash-back touchants et incessants où le personnage se place un peu comme juge face à soi même. Elle n’hésite pas à se qualifier de cruelle ou se définir comme petit monstre, s’il le faut. Cette introspection, cette sincérité du personnage fait de ce roman une perle de la littérature et peut finir par nous rendre nous lecteurs, plus sage, plus grand par rapport à notre propre chemin.

Cet amour, cette poésie, cette folie, cet humour, cette lucidité, cette cruauté que l’auteur place dans ces phrases en fait un livre incontournable est délicieux à lire ou relire.

J’en viens même à me demander pourquoi ce livre ne fut pas plus remarqué à sa sortie. Celui ou celle qui ne l’a pas encore eût entre ces mains perd un grand et beau moment, alors n’hésitez pas.

177 pages

 

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21 mai 2010

Vraiment pas mon genre et sacrément niais

"People or not people" de Lauren Weisberger

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Résumé :

Après avoir exploré l’enfer du monde de la mode sur les traces d’une de ses plus célèbres gargouilles dans "Le diable s’habille en Prada", la jeune (28 ans) et fort séduisante Lauren Weisberger poursuit son exploration des abysses de la branchitude. Évidemment, ça se passe à New York, qui n’est qu’une fête perpétuelle, comme chacun sait. Chacun, sauf la malheureuse Bettina – Beth pour les intimes –, qui travaille 28 heures par jour pour une banque d’investissement. Pauvre Beth, dont l’univers affectif se résume à un yorkshire énurétique, un oncle journaliste et une amie fiancée ! Heureusement, par la double grâce d’une démission et d’un piston, la voilà précipitée dans le monde féerique et frénétique des relations publiques. Adieu tailleurs stricts, dîners solitaires, sorties entre amis ! Bonjours tenues affriolantes, grands restaurants et mégafêtes de promotion ! Mais notre Candide montée sur talons aiguilles le comprendra assez vite, tout n’est pas si rose dans ce milieu où les visages amicaux dissimulent des chroniqueurs malintentionnés, des confrères cultivant l’art du planter de poignard dans le dos ou des playboys inconsistants (dans tous les sens du terme). Ouf, il y a aussi Sammy, videur apollonien, qui sous ses airs bourrus cache peut-être un authentique prince charmant… Bref, si le deuxième roman de Lauren Weisberger n’a pas l’acidité du précédent, il fournit le nécessaire pour rêvasser sur une chaise longue. Sans risquer la migraine.

Mon avis :

Lu lors d'un défi lecture, et très franchement vous ne perdez rien à ne pas le lire, cependant, si jamais vous vous y engagez, vous passerez (peut-être) un pas trop mauvais moment de lecture, car c'est un livre pas du tout prise de tête. Et si jamais vous aimez le monde de la mode, de la nuit, des VIP… vous serez servis ! Mais bon, quand on n’aime pas (ce qui est mon cas), faut avouer qu'on devient vite désespérer par tant de frivolité, mais passons…

 

Alors j’ai déjà lu de cette auteure Le diable s’habille en Prada, je l’avais lu plus par curiosité -car dans ce dernier elle racontait son expérience professionnelle- que par envie, et je me souviens avoir eu beaucoup de mal à le lire ; trop long et style trop plat. Eh ben ici, c'est pareil !

Le style est toujours le même, avec une pointe d’humour en plus peut-être, et bien que l'histoire soit un peu moins longue, on retrouve malgré tout cette sensation de "jour sans fin" très agaçante. Honnêtement, j'ai vraiment eu l'impression de lire toujours la même chose.

 

En résumé et comme je le disais, si ce monde VIP vous intéresse vous y trouverez peut-être votre compte. Dans la cas contraire laissez tomber. Surtout que je suis certaine que si vous avez lu d'autres livres de cette auteure, vous lirez ici la même histoire.

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