Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

25 juin 2018

"Essais sur l'histoire de la mort en occident" de Philippe Ariès

Essais sur l'histoire de la mort en occident de Philippe Ariès

Source: Externe

Résumé :

Dans cette série d'essais visant à retracer l'évolution des attitudes devant la mort de l'homme occidental, Philippe Ariès se situe à la limite du biologique et du culturel, au niveau de l'inconscient collectif. L'ouvrage commence à l'époque du Moyen Âge, au temps de la "mort apprivoisée", où aucune crainte n'accompagnait son spectacle chez les vivants et où le cimetière servait souvent de lieu de sociabilité, de danse et de commerce. Puis, l'art et la littérature des débuts de l'époque moderne commencent à associer Éros et Thanatos, dans une complaisance extrême à l'égard de la souffrance et de la mort, jusqu'à ce que le romantisme ne laisse subsister que la seule beauté sublimée du mort, en la dépouillant de ses connotations érotiques. Au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, commence alors ce vaste mouvement de refoulement qui mène jusqu'à nous, où la mort se voit frappée d'interdit, n'étant plus que très rarement représentée. --Hervé Mazurel

Top chrono :

J'ai beaucoup apprécié l'époque médiévale, moderne, mais dès le contemporain ça me plaisait moins. De plus les articles datent assez, alors est-ce que les conclusions sont toujours d'actu ?
Sinon j'ai aussi apprécié voir comment il visualisait le 18ème siècle, pour beaucoup d'historien la déchristianisation qui commençait, mais pour lui c'était avant tout le symbole de la confiance naissante entre les divers membres de la famille.
A lire c'est une évidence, mais à voir s'il n'existe pas des études plus récentes aussi, notamment sur les questions archéologiques, archives et approche des mentalités.
Je ne dis pas que c'est mauvais, loin de là ! Mais vaut mieux compléter vu que les articles ne sont pas récents.

Extraits : "Le testament a donc été complètement laïcisé au 18ème s.
Comment expliquer ce phénomène ? On a pensé (thèse de M. Vovelle) que cette laïcisation était l'un des signes de la déchristianisation de la société.
Je proposerai une autre explication : le testataire a séparé ses volontés concernant la dévolution de sa fortune de celles que lui inspiraient sa sensibilité, sa piété, ses affections. Les premiers étaient toujours consignées dans le testament. Les autres furent désormais communiquées oralement aux proches à la famille, conjoint ou enfants. On ne doit pas oublier les grandes transformations de la famille qui ont abouti alors au 18ème s. à des relations nouvelles fondées sur le sentiment, l'affection. Désormais, le "gisant au lit, malade" témoignait à l'égard de ses proches d'une confiance qu'il leur avait généralement refusée jusqu'à la fin du 17èmesiècle ! Il n'était plus nécessaire désormais de les lier par un acte juridique."


"A partir du 16ème, et même à la fin 15ème, nous voyons les thèmes de la mort se charger d'un sens érotique. Ainsi dans les danses macabres les plus anciennes, c’est à peine si la mort touchait le vif pour l'avertir et le désigner. Dans la nouvelle iconographie du 16ème siècle, elle le viole. Du 16ème au 18ème siècle, d'innombrables scènes ou motifs, dans l'art et dans la littérature, associent la mort à l'amour, Thanatos et Eros : thèmes érotico-macabres, ou thèmes simplement morbides, qui témoignent d'une complaisance extrêmes aux spectacles de la mort, de la souffrance, des supplices.
[...]
Comme l'acte sexuel, la mort est désormais de plus en plus considérée comme une transgression qui arrache l'homme à sa vie quotidienne, à sa société raisonnable, à son travail monotone, pour le soumettre à un paroxysme et le jeter alors dans un monde irrationnel, violent et cruel. Comme l'acte sexuel chez le marquis de Sade, la mort est une rupture. Or, notons-le bien, cette idée de rupture est tout à fait nouvelle. Dans nos précédents exposés nous avons voulu au contraire insister sur la familiarité avec la mort et avec les morts."

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01 mars 2015

Dernières découvertes

 

Hey ! Salut à tous !

 

J'inaugure une nouvelle rubrique, j'ai décidé de partager ici les livres (nouveautés ou pas) qui me font envie mais que je viens juste de découvrir, n'hésitez pas à me dire si vous les avez lu et ce que vous en avez pensé.

 

Tout d'abord trois titres de Henri Gougaud, je ne connais pas l'auteur mais les résumés sont alléchants et les couvertures aussi :

1- Le rire de l'ange

le rire de l'ange

Deux hardis gaillards, Pico le menuisier lettré et le pauvre Chaumet, dont la maison vient de brûler, s’en vont sur les routes avec leurs femmes. Dans un Moyen Âge peuplé de brigands, de vagabonds et de sorcières, nos héros affrontent d’innombrables embuscades. Un ange, arrivé par hasard au village, les accompagne, les protège, et les mènera à la rencontre de leur destin.

2- L'arbre à soleils : légendes du monde entier

l'arbre à soleils

LÉGENDES

Kaduan est très pauvre. Aussi, quand une voix céleste lui promet que sept garçons, riches et vigoureux, souhaitent épouser ses sept ravissantes filles, il saute de joie. Il ne sait pas encore qu’il devra payer de son propre sang le bonheur de sa progéniture… Au fil d’une centaine de légendes, Henri Gougaud nous emmène dans un voyage poétique et onirique à travers le monde entier.

3- L'amour foudre

l'amour foudre

L’Amour peut-il déplacer des montagnes ? Dans les contes d’Henri Gougaud, cette fièvre du corps et de l’esprit a bien d’autres pouvoirs… On y chuchote qu’une tache est apparue dans l’œil d’une femme depuis qu’elle n’aime plus son mari. On y croise les idylles naissantes entravées par les pères et les marâtres ourdissant des pièges de sorcières par jalousie. Mais seul celui qui se consume pour atteindre la flamme qui l’attire sait ce qu’est l’amour.

Ensuite vient :

Histoire du libertinage : Des goliards au marquis de Sade de Didier Foucault

histoire du libertinage

Christine de Suède (1626-1689) incarnait tous les traits du libertinage : l'incrédulité arrogante des grands, la passion érudite pour les sciences et la spéculation, enfin une très grande liberté de moeurs. Tous les libertins n'eurent cependant pas loisir de vivre pleinement cette liberté d'âme et de corps. Ainsi Théophile de Viau, Ninon de Lenclos ou Sade firent au cours de leur vie l'expérience de l'ostracisme ou de l'emprisonnement. D'autres encore, tels Giordano Bruno, Vanini ou Etienne Dolet, périrent sur le bûcher ! En s'appuyant sur les plus récents travaux consacrés aux libertins, Didier Foucault offre une synthèse inédite sur ce moment majeur de l'entrée de l'Occident dans la modernité. Il donne à voir l'extraordinaire bouillonnement des esprits désireux de comprendre le monde sans le secours de la religion et de substituer un art de vivre hédoniste à la culpabilisation chrétienne du désir.

Machiavel et Savonarole : la glace et le feu de Max Gallo

savonarol et machiavel

 

Au tournant des XVe et XVIe siècles, Florence exerce une fascination sur le monde. La République dirigée par les Médicis est enviée pour sa prospérité, ses splendeurs mais aussi ses intrigues.

 

Deux hommes, que tout oppose, cherchent à s’imposer dans la ville en dominant les consciences. Le premier, Jérôme Savonarole, a un tempérament de feu. Prédicateur exalté, ce dominicain prétend recevoir des messages de Dieu. Il remplit les églises, appelle à brûler les « vanités » : bijoux, parfums, jeux de cartes. Le nouveau maître de Florence provoque la fuite des Médicis jusqu’au jour où le pape l’excommunie. Il finit torturé, pendu, brûlé.

 

À l’inverse, Nicolas Machiavel, est la glace, la prudence, le calcul. Après l’exécution de Savonarole, cet ancien secrétaire de la Seigneurie, dont les Médicis se méfient tout autant, essaye de s’approcher du cercle enchanté du pouvoir. Il dispose pour cela d’une arme redoutable : sa plume. Machiavel dédie son essai, Le Prince, à Laurent le Magnifique.
Le machiavélisme est né ou l’art de conquérir et de conserver le pouvoir par la « ruse du renard » et la « force du lion ».

 

Max Gallo dresse le portrait de deux figures majeures du temps des Médicis. deux destins exceptionnels qui renvoient à l’histoire de l’Europe et l’éclairent.

 

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11 décembre 2012

"La dure loi du karma" de Mo Yan

 "La dure loi du karma" de Mo Yan

la dure loi du karma

Résumé :

Selon la dure loi du karma, Ximen Nao est condamné à être réincarné en animal. Ane, puis bœuf, cochon, chien ou singe : il revient dans son village, partageant le quotidien de ses descendants. Témoin discret et acteur décalé, comique et déguisé, il suit cinquante ans durant le destin d'une communauté de paysans. Et justement, dans le village, vit un petit drôle mal élevé et terriblement bavard : Mo Yan.

Mon avis :

C'est très intéressant de suivre la vie de cet homme tué injustement pendant la révolution chinoise, puisque l'on suit grâce à toutes ses réincarnations le déroulement de la vie chinoise en campagne. On découvre ainsi de plus près la censure, la rééducation des riches par le travail, les conditions de vie, la commune... mais aussi la vie de tous les membres de ce village.

Cela étant j'avoue que ça commence à faire un peu long vers le milieu de la vie de Ximen Nao en cochon. C'est pas qu'on s'ennuie, loin de là ! C'est dense, très riche, mais c'est un peu lent et y'a aussi quelques longueurs qui commencent à fatiguer. Cela dit ça ne dur pas tout le long, puisqu'à la fin de sa vie de cochon on retrouve de nouveau un regain d'intérêt, qui d'ailleurs se confirme quand Ximen Nao est réincarné en chien, vu que dans cette partie du livre on sort de la commune, de l'agriculture, de la politique, pour suivre de plus près la vie des descendants qui se sont établis dans d'autres villes. A ce moment précis du livre, c'est plus les histoires de famille et d'amour qui dominent, ce qui donne un grand bol d'air qui fait du bien, car je crois qu'à la longue et vu que le livre est gros, la vie dans la commune aurait fait sacrément long au point de ne plus devenir intéressante.

Cela dit un bémol vers la fin, j'ai trouvé la dernière vie de Ximen en singe un peu trop courte par rapport au reste. Alors oui j'étais contente d'arrivée au bout de ces 973 pages, mais en comparant au reste ça fait un peu "j'en ai marre d'écrire", mais attention ce n'est pas pour autant que c'est bâclée, ça reste très correct.

Encore un mot avant de finir, Mo Yan est le dernier prix Nobel de littérature, cela dit même s'il a un talent certain pour écrire, je ne lui aurais pas donné ce prix. A l'inverse de son compatriote devenu français depuis, Gao Xingjian, qui a écrit le magnifique livre La montagne de l'âme, il ne s'est jamais vraiment et clairement élevé contre le régime communiste chinois, et pour moi lui donner ce prix c'est encourager la Chine dans ses crimes. J'ai beau aimé la culture chinoise, il est vrai que je ne suis pas partisane de son régime totalitaire.

Mais en pour en revenir au livre, malgré une lecture longue et parfois fastidieuse, il reste agréable à lire.

Quelques belles phrases du livre : "La dure loi du Karma trouve son origine dans la convoitise. Restreignez vos désirs, pratiquez le non-agir et vous vous sentirez libres dans votre corps comme dans votre esprit." Adage Bouddhique.

"Chose poussée trop loin se change en son contraire."

"Flatteries et flagorneries sont des attitudes répugnantes."

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18 décembre 2011

"Le monde de Sophie" de Jostein Gaarder

"Le monde de Sophie" de Jostein Gaarder

le monde de sophies

Résumé :

" Qu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie ? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. "

Mon avis :

Moi qui n'ai pas de grande connaissance en philosophie, à part celle que j'ai glané à droite à gauche, j'ai apprécié cette lecture, qui retrace la philosophie de sa création à aujourd'hui. Je dois avouer que ce n'était pas gagné, et pour deux raisons. Tout d'abord parce que j'avais un peu peur que l'auteur essaye à tout prix d'imposer sa vision des choses, -comme c'est souvent le cas dans ce genre de livre, eh bien non, ouf !- et ensuite ayant déjà fait ma petite crise existentielle, j'avais vraiment peur de m'ennuyer avec ces questions certes intéressantes, mais qui resteront malgré tout sans réponse, et auxquelles pour certaines j'ai déjà trouvé les réponses qui me conviennent très bien, -du moins pour l'heure.

Contrairement aux apparences ce livre est plutôt agréable à lire, même si sur la fin ça commence à faire un peu long, et que Sophie peut souvent se montrer exaspérante avec ses "Continue" à répétition, ainsi que ses interventions pas toujours justifiées, c'est avec plaisir que j'ai découvert le monde de la philosophie, ses philosophes et ses idées, pas toujours bonne cependant. pour être franche y'en a que j'ai trouvé d'ailleurs carrément crétin sur certain point, pour Descartes et les animaux je savais déjà, mais Berkeley était dans son genre pas mal, Aristot avec les femmes aussi, et je ne parle bien sûr pas des théories fumeuses de Freud, qui a droit à un chapitre ici. (Oui oui vous ne rêvez pas, lui et sa connerie je n'peux pas. La psychanalyse vaut que dalle, et niveau on se cherche des excuses bidons ça se pose là.) Bref, comme vous le constatez on a droit à un sacré tour d'horizon.

Par contre une chose que je n'ai vraiment pas apprécié, c'est quand Alberto, critique et se montre sceptique sur les voyants et autres phénomènes dans ce genre. Pour un philosophe (c'est ainsi qu'il se présente) j'ai trouvé qu'il avait à ce niveau pas mal l'esprit fermé. Pour ma part je crois qu'il y'a beaucoup à apprendre et découvrir grâce à ces gens là, je parle des bons bien sûr parce que des charlatans y'en a beaucoup. Dommage d'ailleurs que ce monsieur n'existe pas, parce que je lui en aurais présenté deux ou trois et véridique il y aurait cru sur le champs. (Et oui j'y crois, mais parce que je suis tombée sur des bons. :P)

Sinon quelques petits points avant de finir. Tout d'abord, j'ai parfois un peu décroché sur certains passages, qui sont long et pas franchement intéressant en ce qui me concerne. Les passages sur la physique m'ont... arrrrrgh tués. (Là c'est mon fantôme qui écrit cet avis.) Ensuite, malgré les rappels dans l'histoire, il est compliqué de tout retenir, même pendant la lecture du coup parfois j'ai fait quelque retour en arrière. Sinon, encore ensuite, l'histoire du père de Hilde n'est pas vraiment intéressante, certes il fallait bien un fil conducteur pour présenter le roman, mais je ne sais pas, ça ne m'a pas convaincu et j'ai trouvé ça parfois un peu loooooooong, surtout qu'on devine assez vite que dans l'histoire les personnages principaux sont un roman dans le roman, donc là à mon niveau pas de surprise.

En résumé un livre à lire pour tous les p'tits curieux de la philosophie. :)

D'autres avis de cette LC : Jostein, Ayma, Pomm, Ô pâle étoile, d'autres avis plus tard.

 

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22 mai 2011

"Absolument dé-bor-dée !" Zoé Shepard

"Absolument dé-bor-dée !" Zoé Shepard

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Résumé :

Embauchée après huit années d'études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision en dix jours prise, des rapports qu'elle doit (quand deux heures suffissent), des pots de bienvenue, de départ, d'anniversaire. Sans oublier les séminaires " de formation ", les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs " débordés " par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT... Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, 40. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunion, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.

Mon avis :

 

D’entrée je peux dire que j’ai adoré ce livre, je me suis marée du début à la fin. Zoé Shepard a eu l’art de raconter son expérience professionnelle avec beaucoup d’humour, ce qui est très très agréable. Depuis Nicole de Buron je ne m’étais pas autant marrée dans un livre, c’est dire.

Je ne sais pas si tout dans ce livre est vrai, si c’est le cas c’est quand même affolant, -et vue mes déconvenues avec les fonctionnaires et les ouï-dire j’aurai tendance à penser que oui-, mais vrai à moitié ou pas ce livre c’est du bonheur en barre, et Zoé est le personnage type qu’on adore. Elle possède un humour dévastateur et un brin pince sans rire, un désespoir qui la mène au bord du suicide ou du meurtre –c’est selon-, un ton ironique et croustillant à souhait, et un caractère qui fait montre d’un self contrôle époustouflant devant toutes les situations. Bref, Zoé a vraiment tout pour plaire, et son petit monde de gens semi important aussi. Les imaginer avec leur BlackBerry avec un air de suffisance, alors que beaucoup sont là par piston c’est assez agréable à visualiser, sans oublier à ceci les pseudos dont elle les a affublé, vous finissez d’imaginer avec grand plaisir ce tableau haut en couleur. Qu’est ce que j’ai pu rire en voyant arriver au détour d’une phrase du Coconne, de L’intrigante ou du Simplet !

C'est vrai qu'à voir ainsi étaler ce livre, on pourrait croire que Zoé est une fille méchante, très critique, hautaine, etc, etc… Certains d’après ce que j’ai pu lire ailleurs le pense, mais personnellement je ne trouve pas. Constater, penser, dénoncer n’a pour moi rien de répréhensible. Exposer des faits même en égratignant plus ou moins certaines personnes, certains services, n’est pas un crime, alors je dois dire que non je ne comprends pas pourquoi des personnes la trouvent hautaine, méchante etc, etc… surtout qu’elle ne laisse vraiment pas cette impression là, bien au contraire ! Bon après son humour c’est soit on marche ou pas, mais de là à faire un portrait peu flatteur faut pas exagérer je pense, surtout que les fonctionnaires ont déjà mauvaise réputation, alors finalement rien de nouveau sous le soleil. Dommage pour ceux qui travaillent quand même, car y’en a assurément.

En lisant mon avis, vous constaterez que ce n’est de la grande littérature, mais qu’importe, c’est drôle, agréable, bien écrit, et ce livre n’a certainement pas prétention à être couronné par l’académie française, donc à lire si l’envie de rire et de vous détendre vous prend. Je remercie grandement les éditions Points et Livraddict pour ce partenariat.

 

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11 avril 2011

Poésie, peinture, légèreté... que du plaisir dans ces pages

"Neige" de Maxence Fermine

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Résumé :

Ce petit livre est le poème de la neige et l'histoire de son poète Yuko, une sorte de funambule des mots.
C'est aussi une très belle histoire d'amour, au délicieux parfum zen, étrange et originale.
Un très beau poème d'amour donc.

Mon avis :

Un petit livre de 96 pages qu’il faut avoir lu ! Ce livre est tout bonnement magnifique ! C’est une perle, une beauté, une poésie, une peinture et j’en passe.

Avec ce livre, sans chichi mais tout en délicatesse, j’ai vraiment eu l’impression de voyager dans le Japon d’un temps reculé. L’atmosphère est lisse, paresseuse, transparente, du moins en apparence car à l’intérieur des personnages c’est un véritable feu qui dévore, la lecture est délicieuse, pour les images qu'elle délivre ainsi que pour sa poésie, et le style de l’auteur, bien que ce soit écrit par un français, est léger comme le style japonais et non pesant comme le style français.

En fait si je devais décrire ce livre en très peu de mot, je dirais que c'est un livre qui regroupe toutes les formes d'arts, tout comme les Haïku que l'auteur dépeint dans ce livre. C'est juste magnifique !

Je ne pourrais jamais vous parlez correctement de ce livre, il ne se décrit pas il se ressent avant tout. Tout ce que je peux vous dire c’est que ces quelques pages sont une perle, une beauté pure et tourmenté, une poésie au bonheur fragile, une peinture légère mais terrible. Un peu comme ces dessins japonais, les sumi-e, qui sont d'une simplicité déconcertante mais qui en disent tellement long. C'est un livre à lire.

Extraits du livre ici.

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23 mars 2011

"Des vents contraires" d'olivier Adam

"Des vents contraires" d'Olivier Adam

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Résumé :

Depuis que sa femme a disparu sans jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'une retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance. Mais qui est donc Paul Andersen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

Mon avis :

J’avais moyennement aimé Je vais bien ne t’en fais pas de cet auteur, cependant j’ai voulu retenter quand je suis tombée sur ce livre. Le sujet m’emballait, il m’en fallait pas plus, et au final je ne regrette pas.

Même si ce n’est pas un livre que j’ai trouvé de toute beauté, je dois dire qu’il ne manque pas pour autant de charme. Certes ce n’est pas un bouquin joyeux, dedans la lumière ne perce pas tant que ça, mais ces situations au bord du gouffre où les personnages avancent à tâtons, dans cette brume qui ne les quitte pas, à quelque chose de proche de nous, qui fait que ça nous laisse pas indifférent. Ici dans un personnage ou un autre, on se ressent, et c'est là, à mon sens une des forces de ce roman ; c'est qu'il nous parle.

J’avais trouvé Je vais bien ne t’en fais pas, un peu cru, osé par moment et j’admets que j’avais peur de retrouver dans celui-là la même ambiance, et bien pour mon plus grand bonheur, non. Ce livre est plus fin, plus pudique, plus délicat moins grossier. Ici les sentiments sont cachés, et c’est vraiment agréable car ça donne une certaine profondeur au livre, et un caractère véridique à l’histoire. Sans oublier que c’est plus facile à lire.

En résumé c’est avec une écriture simple, sans prétention, qu’Olivier Adam nous mène au bord de la vie, à la limite de jour et de la nuit. Bien sympathique.

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