Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

21 avril 2017

"La Bible racontée comme un roman : tome 2" de Christine Pedotti

La Bible racontée comme un roman : tome 2 de Christine Pedotti

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Résumé :

Le grand roman des passions humaines « Du fond de notre mémoire, quelques souvenirs surgissent : les trompettes de Jéricho, Samson et Dalila, David et Goliath. Mais la Bible est bien plus que cela : un véritable trésor d’histoires plus incroyables les unes que les autres ! » Décidément, la Bible est le grand roman des passions humaines. Avec une plume toujours aussi alerte, Christine Pedotti poursuit le récit fascinant des mille et une histoires contenues dans le livre sacré : des histoires où les ennemis sont partout et qui résonnent du fracas des combats ! Cette humanité-là ressemble à la nôtre. Elle est faite de grands élans, de générosité, de rancune, de jalousie, et parfois de haine… « Une histoire rédigée tambour battant, de celles que n’aurait pas reniées un Alexandre Dumas de la meilleure veine. » Samuel Lieven, La Croix Christine Pedotti est journaliste et écrivain. Elle est l’auteur de Jésus, cet homme inconnu, aux Éditions XO, et du premier volume de La Bible racontée comme un roman, paru en 2015.

Mon avis :

Si vous me suivez depuis un moment vous savez probablement que j’ai eu un véritable coup de cœur pour le tome 1 l’année dernière, j’avais adoré ce que ça racontait comme l’approche des histoires de la Bible pendant un voyage à travers le désert ; pour le tome 2 c’est un ton en-dessous. Non qu’il ne soit pas intéressant, loin de là même si au début il est un peu répétitif, mais le fait qu’il manque cette notion de voyage et d’ambiance au coin du feu m’a manquée terriblement.
Cela étant, ce voyage dans le temps, le temps immémorial de la Bible, enfin plutôt de l’ancien testament, et la découverte plus approfondie de ces personnages que je ne connaissais que vaguement pour certains, m’ont tout autant charmée que pour le tome 1.

Effectivement, j’ai pris énormément de plaisir à redécouvrir des légendes - que j’avais même parfois oublié qu’elles étaient dans la Bible tellement elles sont connues, à l’exemple de David et Goliath -, comme j’ai pris énormément de plaisir à mieux les situer dans l’histoire, à mieux les visualiser dans les faits, les paroles et les gestes. Certes, ça ne parle que des éléments importants de l’ancien testament, comme pour le 1er tome, mais c’est quand même un bagage culturel appréciable et non négligeable. Surtout que ces récits montrent une humanité biblique à un caractère bien réel, temporel, très d’ici-bas, ce qui casse ce mythe de perfection qui accompagne généralement les textes sacrés et donne finalement plus de plaisir à la lecture.

Bref, même si je ne suis pas partie voyager dans le désert dans une ambiance de veillée, de réunion au coin du feu, j’ai quand même apprécié ce livre pour ce qu’il raconte et son bagage culturel qu’il apporte. A lire, le tome 1 comme le tome 2.

Merci à XO éditions.

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08 décembre 2016

Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière.

Les plus terribles affaires de sorcellerie de Louise-Marie Libert

Source: Externe

Résumé :

Dans l’imagination populaire, la grande vague hystérique de sorcellerie, de sabbats et de procès terrifiants de cruauté, avec leurs interrogatoires sadiques et l’horrible issue du bucher, est indissociable de l’image d’un Moyen Âge obscurantiste.

Or, la majorité des hallucinants procès de sorcellerie se déroulèrent du XVe à la fin du XVIIIe siècle et servirent à focaliser, sur des boucs émissaires, la colère d’une population mise à mal par les famines et les guerres interminables.

Le dégoût et la peur qu’inspirent les maléfices – potions répugnantes, meurtres rituels d’enfants,… – au peuple justifient des exorcismes obscènes et des procès accompagnés de tortures effroyables. Cependant, derrière ce tableau effarant de la sorcellerie « ordinaire », se dessine une autre réalité, celle des faux procès de sorcellerie qui sont en fait des règlements de comptes politiques déguisés, bien plus nombreux qu’on le pense. Cet autre visage de l’usage d’accusation de sorcellerie recèle bien des surprises et révèle de curieux mystères…

Mon avis :

Les plus terribles affaires de sorcellerie parle de l’histoire de la sorcellerie à travers le Moyen-âge et l’Ancien régime.
Découpant le livre en différente partie, l’auteure va aborder les divers aspects que ce sujet soulève. Après une courte et triste présentation des livres et des auteurs qui ont guidé l’Inquisition dans ses jugements et ses pratiques ; Louise-Marie Libert va ensuite aborder quelques grandes, ou moins grandes, affaires de sorcellerie qui ont marqué l’histoire comme : le procès Jeanne d’Arc, Gilles de Rais, Urbain Grandier…, où la politique n’est jamais bien loin ; pour finir par approcher la problématique par qui tous les malheurs du monde arrive : la femme. (Bien plus victime de l’inquisition que les Hommes).

Comme on le constat, l’approche n’est pas si mal et elle est assez complète. L’auteure va bien décrire la mentalité de l’époque et notamment celle du clergé frustré sexuellement, illuminé, sadique et qui voit dans toute femme trop laide, originale, indépendante un signe du malin ; elle va bien décrire aussi les procès expéditifs et les enjeux qu’ils pouvaient cacher surtout avec les hauts personnages où souvent on accusait une personne de sorcellerie pour l’écarter politiquement et/ou récupérer ses biens : les Templiers, la comtesse Báthory et j’en passe en ont fait les frais - mais faut dire que la démarche n’est pas nouvelle déjà dans l’antiquité on recourait au accusation mensongère pour écarter un rival politique. Et enfin, pour finir, elle va aussi aborder l’hérésie qui est l’origine de la chasse aux sorcières. Effectivement, avant les sorcières faisant le sabbat, le problème numéro un était les chrétiens dissidents qui ne suivaient pas fidèlement les dogmes de l’église et ainsi la remettait en cause comme les Vaudois.
Bref, il y a une belle approche du sujet, et je n’ai pas tout cité je précise.

A première vue, tout cela semble bien noir, et c’est vrai que ça n’est pas jojo, cela étant elle nuancera cette époque en mettant en avant quelques personnages comme des ecclésiastiques qui dénonceront les hystéries collectives sur la sorcellerie et qui ont souvent pour origine une folle accusation ou une folle rumeur.

Mais puisque je parle de propos nuancer, à ce niveau je voudrais souligner qu’il y a un gros manque. Je le répète l’auteure explique très bien que les mauvais chrétiens étaient les premiers à être victimes de l’Inquisition, mais sur ce point elle oublie juste un peu de préciser qu’ils n’étaient pas automatiquement torturés et brûlés. En effet si elle explique bien qu’ils étaient pourchassés, elle oublie de préciser qu’ils avaient avant tout la possibilité de se racheter, par des pénitences, des pèlerinages, etc. Et personnellement je trouve que ce manque est énorme, car ça donne une information un peu biaisé du sujet.
Autre chose qui m’a un peu fait sursauter se trouve page 155. En parlant de l’empereur Frédéric II elle approche la figure d’un religieux italien du nom de Salimbe de Adam.
Avec ce personnage, Louise-Marie Libert va raconter à son propos que par un de ses textes il a relancé les terreurs de l’an mil. OK, mais disons que pour relancer les terreurs il y aurait déjà fallu les lancer une fois. En effet il est plutôt admis aujourd’hui que cette fameuse terreur est d’avantage un mythe qu’une réalité. Si une chose inquiétée à l’époque c’était plutôt le Salut - comme à toutes les époques au demeurant, mais pas "le jour du Dies irae" comme dirait l'autre.

Le dernier point que je trouve un peu bizarre (enfin y en a d'autres mais c'est plus affaire d'opinion personnelle), c’est la « conclusion ». Citer une lettre de 1913 de Paul Claudel à un abbé, pour appuyer l’idée que la croyance en la sorcellerie dans nos sociétés modernes serait encore tenace et ne serait pas que "l'apannage" des "esprits imbéciles", ce n’était pas très judicieux. S'il y a des gens qui croient vraiment en la vraie sorcellerie encore aujourd’hui on ne peut que qualifier ces personnes d’arriérées, mais je ne pense pas qu’on puisse penser que c’est une pratique répandu comme le sous-entend pour moi ce passage. Peut-être que ça vient de moi, mais j’ai vraiment trouvé ce passage curieux. Tout comme prendre une lettre de plus de 100 ans d'un imbécile - quand bien que ça soit Paul Claudel - qui y croyait pour décrire une époque très actuelle. J'admets que lé démarche je la trouve un peu bizarre là.

Bref. C’était une lecture sympa, instructive et beaucoup plus facile à lire que Les hérétiques au Moyen-Âge de André Vauchez (éditions CNRS), mais voilà je ne conseillerais pas que ce livre pour le sujet. Y a certaines choses qui fait que je conseillerai d’autres lectures sur le sujet pour compléter celui-là,qui je le rappelle n'est vraiment pas mauvais.

 

Merci aux éditions La boîte à Pandore.

27 novembre 2016

"L'homme qui voyait à travers les visages" de Eric-Emmanuel Schmitt

L'homme qui voyait à travers les visages de Eric-Emmanuel Schmitt

l'homme qui voyait à travers visages

Résumé :

Après La nuit de feu, Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son exploration des mystères spirituels dans un roman troublant, entre suspense et philosophie.
 
Tout commence par un attentat à la sortie d’une messe. Le narrateur était là. Il a tout vu. Et davantage encore.
 
Il possède un don unique : voir à travers les visages et percevoir autour de chacun les êtres minuscules – souvenirs, anges ou démons  qui le motivent ou le hantent.
 
Un sage qui déchiffre la folie des autres ? Son investigation sur la violence et le sacré va l’amener à la rencontre dont nous rêvons tous…

Mon avis :

Nous allons suivre dans ce livre la vie d’Augustin jeune homme sans le sou et sans famille, qui a la particularité de voir les morts et de se mettre dans des situations invraisemblables après l’attentat auquel il échappe. Se mettant à dos la police, se faisant épauler et manipuler par une avocate un brin excentrique, voilà notre pauvre jeune homme parti dans une aventure malgré-lui.

Cela ne vous aura pas échappé, avec ce livre E.E.S. fait écho à l’actualité : attentat, fou de dieu, questions métaphysiques, vont être le fils rouge de ce livre, et ceci dans le but d’exposer deux explications sur cette violence et ses origines.  
Avec deux personnages opposés qui vont jouer le rôle d’introducteur dans les deux conceptions qui s’affrontent sur le rôle de Dieu dans cette guerre sainte : est-il la main qui commande la violence ?  Ou est-il la victime de l’incompréhension des hommes ? Éric-Emmanuel Schmitt va élargir notre champs de vision par cette histoire où Augustin doit mener l’enquête qui répondra à ses questions.
Pour tout vous dire, j’ai apprécié l’idée de faire un procès à charge contre Dieu qui servait à démontrer la première conception sus-cité, en effet même si je suis une athée convaincue l’idée avait quelque chose de sympathique pour moi. Pourtant quand fut venu le temps d’exposer les points de vue pour ces conceptions ou pour autre chose, je n’ai pas été emballée par les mots de l’auteur, en effet parfois j’ai trouvé ces derniers niais, stupides, convenus et ridicules, comme par exemple au moment où il va nous faire un discours sur l’ouverture, l’amour, etc. pour contrer le plan des terroristes. Là j’admets que j’ai même un peu décroché de ma lecture car le pouvoir de l’amour pour contrer des crétins ça ne le fait pas avec moi. L’amour, la paix, l’ouverture je veux bien mais dans la limite du raisonnable et quand j’entends ce genre de discours j’ai vraiment l’impression que le raisonnable et la lucidité n’en font pas partis, en effet à mon humble avis il y a des choses plus urgentes et sensées à faire pour contrer le terrorisme.
Outre les mots, les idées pour défendre les conceptions n’étaient parfois pas les meilleures, en effet l’idée première était bonne mais la manière de la présenter était passable. Par exemple en voulant donner une autre lecture des religions pendant un rendez-vous d'Augustin avec quelqu'un, il est allé chercher des idées réchauffées et des concepts capillotractés ; Dieu faiseur de saga à travers des nègres ! Qui l’eut-cru ?
Mais même sans ça en fait ce discours m’a dérangée par ce qu’il racontait, déjà parce que dedans je n’ai pas beaucoup retrouvé l’idée que la création d’une religion s’apparente à la recherche du pouvoir, et ensuite si j’ai beaucoup aimé l’idée que ces livres peuvent avoir plusieurs lectures j'avoue que je ne vois pas trop comment la violence peut en avoir, surtout quand elle est limpide dans ce qu’elle défend.
Bon là je parle du discours et critique l'approche des idées réchauffées, mais y avait bien encore une ou deux choses étranges dans ce livre, l’attitude d’Augustin par exemple. Quelle personne réfléchie irait être pote avec un terroriste en herbe ???

En me relisant, je me rends compte que j’ai beaucoup noirci ce livre, pourtant y a des choses bien dedans, comme cette idée de fantôme qui accompagne les vivants. Bon, sur ce sujet le twist se trouve surtout à la fin mais ces morts qu’on n’en entend pas mais qui guideraient nos vies c’était sympathique à lire. Au-delà du fait que ça donnait une ambiance particulière au bouquin, ça interpelait d'une manière générale sur les rapports des morts et des vivants. Jusqu’à quel point un mort peut influencer nos choix ? Et même si je ne me sens pas concernée par cette position, avec ceci j’ai malgré tout trouvé une question philosophique à creuser, un point où rebondir.

En résumé c’était une lecture mitigée, mais malgré le mauvais qui m’a bloquée j’ai eu du bon qui m’a fait continuer. En clair je suis arrivée au bout tant bien que mal, mais au final j’y suis arrivée sans regret. C'est un peu le super pouvoir de cet auteur j'ai l'impression, même si je ne l'ai lu pour le moment que deux fois.

Merci aux éditions Albins Michel et Gilles Paris.

30 août 2016

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

"Djihad : d'Al-Qaïda à l'état à l'état islamique, combattre et comprendre" de Claude Moniquet

djihad claude moniquet

Résumé :

On croyait avoir connu le pire le 11 septembre 2001. On pensait qu'aucune organisation terroriste ne pourrait jamais égaler la dangerosité d'al-Qaïda. On s'inquiétait de voir des dizaines d'Européens rejoindre le Djihad. Mais tout cela, c'était avant l'irruption de Da'ïch, l'État islamique. Aujourd'hui, on a droit aux décapitations en direct, aux massacres médiatisés, aux prisonniers brûlés vifs, enterrés vivants ou crucifiés, aux femmes lapidées et aux homosexuels jetés du haut des toits. Aujourd'hui on a droit aux femmes esclaves dont les prix se discutent sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, ce ne sont plus quelques dizaines de djihadistes que l'Europe doit craindre, mais des milliers. Aujourd'hui nous assistons à des attentats à Bruxelles, Paris, Strasbourg, Tunis, Sousse, Sydney. Aujourd'hui, l'horreur djihadiste est omniprésente et l'islamofascisme continue à progresser. Et demain ? Ce livre explique ce qu'est Da'ïch, d'où vient son succès et ce qui pourrait provoquer sa chute. Sans concessions, il démontre surtout ce qu'ont été nos erreurs et ce que sont nos faiblesses. À lire d'urgence pour ne pas dire, demain, " je ne savais pas ! " Et pour se préparer à une guerre qui sera longue.

Biographie de l'auteur

Claude Moniquet a été journaliste et a travaillé vingt ans pour la DGSE. Il est le cofondateur de l'ESISC, une société de renseignement privé et d'analyse stratégique qui conseille les plus grands groupes mondiaux et plusieurs gouvernements. Hôte fréquent et incontournable des plus grands médias internationaux, il est l'un des meilleurs spécialistes contemporains de la violence politique et du terrorisme.

Mon avis :

Vu le CV du bonhomme, je pense qu’on peut affirmer sans problème que Claude Moniquet est un expert du djihadisme et donc de l’intégrisme musulman vu que l’un et l’autre ne peuvent se concevoir séparément. Ce livre est le neuvième qu’il écrit sur le sujet, le premier que je lis.

Pour commencer, l’auteur va commencer par nous faire un rapide cours d’histoire sur l’Islam (là j’ai par contre préféré mes cours d’histoire plus justes et complets) et sur l’idéologie intégriste à l’époque contemporaine en citant quelques noms et thèses qui vont avec.
Ensuite, il va nous faire un rapide portrait du djihadiste ici en occident, qui a un pied dans la religion et l’autre dans la délinquance –d’ailleurs la délinquance sert à financer les réseaux terroristes – ou qui parfois sort de milieu tout à fait correct ; vient après un rapide topo sur les raisons de l’augmentation de l’intégrisme et donc de l’explosion du djihad en pointant particulièrement la politique inefficace des pays musulmans qui se résume par leur incapacité à se réformer, à se libérer de la dictature religieuse, et à combattre la corruption, et en pointant aussi pour certains pays la politique mal pensée de certains état occidentaux à certains moments. Ce qui est dommage sur ce point c’est qu’il ne dénonce pas la politique occidentale avec ses mensonges étatiques qui ont fait aussi le nid de l’intégrisme ici en occident, comme avec par exemple les mensonges qui font des autochtones des coupables et les musulmans les éternelles victimes de la société soi-disant raciste et qui n’en fait pas assez pour eux. (Il suffit pourtant de regarder par rapport aux autochtones et aux anciens flux migratoires pour savoir que c’est faux.)

Cela exposé, il va enfin arriver à l’année du basculement : 1979. La chute du Shah d’Iran qui verra un régime islamique dur s’installer dans ce même pays et enfin l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, qui pousseront les américains à jouer sur le sentiment religieux et identitaire pour repousser les soviétiques et ouvriront de ce fait un territoire où les moudjahidines pourront avec l’aide d’autres pays perfectionner leur idéologie. C’est d’ailleurs à cette occasion que le moudjahidine tristement célèbre Ben Laden sera formé.

Cette mise en place faite, et qui se révèle très intéressante, le livre va passer à d’autre chose. Alors je ne vais pas parler des portraits qu’il fait sur les débiles de dieu venant de partout, et qui sont justes des dégénérés effrayants d’imbécilité (je reprends là quelques mots de l’auteur). Mais je vais par contre vous parler des beaux jours que l’extrémisme et le djihad ont encore devant eux.

Et oui triste constat, on est mal barré pour gagner cette guerre, qui va durer longtemps. Alors je ne pars pas vaincue car je pense qu’avec beaucoup d’audace et de cran on pourra la gagner cette guerre (à condition de changer ce gouvernement qui est à la botte des extrémistes, dernière exemple en date le burkini, et la droite pas mieux), mais cependant je n’ai pu que remarquer en lisant ce livre que les choses traînent pour changer, et que beaucoup de choses sont anormales dans notre système de fonctionnement, ce qui permettra à l’idéologie extrémiste-terroriste de durer dans le temps.
A commencer déjà par la justice, aujourd’hui un terroriste risque en France maxi 30 ans de prison ! Outre le fait que c’est absurde et que c’est mettre en danger la vie d’autrui en laissant ressortir à l’air libre des choses dangereuses pour le peuple, il n’est pas normal qu’un terroriste ou qu’une chose qui épouse les idées extrémistes ne risquent pas plus comme la perpétuité. (Et je ne parle même pas dans ce domaine de la connerie d’empêcher les gens de partir faire le djihad en Syrie, alors que le bon sens voudrait qu’on les laisse partir et qu’on les empêcher définitivement de rentrer, car rien ne les empêche d’agir même s’ils ne partent pas en Syrie.)

Ensuite, autre chose anormale dans nos sociétés, l’extrémisme qui a pignon sur rue grâce à la faiblesse de nos gouvernements. Alors je sais ça choque, et pourtant c’est le cas.
En France par exemple l’extrémisme et donc son idéologie terroriste, a vu son installation facilité par l’encouragement des idiots utiles qui ont toujours reculé devant les coups de butoir donnés à nos valeurs au nom des droits de l’homme par des gens qui n’ont jamais voulu s’intégrer. Coups de butoir qui ont vu de surcroît leur légitimité s’installer à travers le CCIF, les Indigènes de la République et autres associations intégristes du genre comme SOS Racisme qui ont pour but de poursuivre la soi-disant islamophobie afin d’empêcher tout débat et tout retour à la Lumière et à la paix. (Et là-dessus je ne m’explique pas, à part pour raison électorale (?), que des crétins leur accordent la bénédiction de détourner les droits de l’homme dans le but d’être l’esclave d’un dieu et pour ne pas respecter nos lois, nos valeurs et notre démocratie, leur autorisant par la même occasion le racisme contre l'occident et dons les blancs.)
Mais les associations salafistes à but politiques, les idiots généreux, ce n’est pas tout ; en effet vous allez être étonnés en lisant ce livre de voir que les territoires cédés par la République à l'extrémisme islamique dans la précipitation et la peur d’une guerre (moralité la guerre on l’aura quand même et elle y est déjà) sont connus des renseignements intérieurs comme des politiques mais que rien ne bouge. Permettant ainsi l’enracinement de l’extrémisme.
Effectivement, Claude Moniquet montre clairement que la situation empire depuis des années et qu’elle dure depuis très très longtemps déjà, mais curieusement on remarquera que y a pas grand-chose qui change sur ces fameux territoires, aucune reconquête de nos gouvernements par exemple, aucun vrai nettoyage. D’ailleurs  pourquoi ont-ils laissé cette chose-là s’installer sans problème ? Ca n’aurait pas été plus simple d’empêcher la graine de germer sur nos territoires afin d’éviter la contamination et les dégâts actuels ? Surtout que c’était faisable de deviner ce qui allait arriver vu que les salafistes ont eu la gentillesse de les prévenir avant de leur plan de conquête de l'Europe.

Alors oui y a eu des opérations, ils ont empêché des attentats, ont aussi échoué par manque de moyen et d’efficacité de la hiérarchie (autres points anormaux), mais ces opérations de petites envergures ne font pas grand mal au salafisme et à son idéologie terroriste, et je pense qu’elles ne feront pas grand mal tant que les gouvernements n’adopteront pas un appareil judiciaire efficace et une mentalité de guerre.
Pour moi tant que les états occidentaux n’agiront pas de manière ferme, en cessant d’être timoré face à une religion de conquête par les armes et le prosélytisme, en cessant d’être des idiots utiles, en cessant de se coucher devant les revendications extrémistes (et ce point est partagé par l’auteur) et en cessant de laisser impunies ces revendications, rien de ce qu’on fera sera utile, car tous ces défauts servent l’idéologie extrémiste. Oui. Notre faiblesse c’est leur force.

Alors, beaucoup disent que se montrer ferme avec les musulmans attirera des ennuis (on la revue récemment avec le burkini), car encore une fois les intégristes trouveront un prétexte pour les faire passer pour des victimes de nos sociétés - et eux sont assez dans leur délire victimaire pour y croire - mais même si ça ne plaît pas aux intégristes de tout poil, je pense que ce n'est pas une raison pour ne pas se montrer ferme avec eux. Car plier devant cette peur de déplaire et donc de s'attirer des ennuis, que l'on a déjà au demeurant, c'est plier devant Daech et accepter qu'ils appliquent leur politique ici. Et de plus je suis intimement persuadée qu’on risque plus à ne rien faire qu’à laisser faire. Des morts y en aura dans tous les cas de toute manière.

Bref. Beaucoup de points dans ce livre laissent montrer que les gouvernements n’ont pas encore compris l’état d’urgence dans lequel nos pays se trouvent face à l’ennemi extérieur et intérieur (et bien installé). Ils agissent toujours comme si on était toujours en paix, et comme si rien n’avait changé, que le vieux modèle de la tolérance poussé jusqu’à l’absurde (surtout qu’ils ne s’arrêteront pas de revendiquer) et le dialogue pouvaient encore tout arranger. Bon OK j'exagère ils ont rajouté les bombes, mais... là-bas pas ici.

En plus de ce triste descriptif de l'état actuel de notre reconquête de la liberté et de la paix, que les portraits des djihadistes complètent car ils montrent le système de fonctionnement de nos services de renseignement, l’auteur va aussi aborder le sort des femmes (et ça me fait mal au fion d’appeler ces choses des femmes) fascinées par l’intégrisme islamiste et qui partent là bas, en montrant ce qui les attend. (Et je ne vais pas les plaindre.)
En plus de cela, il va expliquer que le terrorisme n’est pas mort le 11 septembre 2001, au contraire cette date a su donner un nouveau souffle et des bases aux terrorismes, et enfin pour finir l’auteur va aborder dans une partie très intéressant le mode de fonctionnement politique et de communication employé par l’EL et même Al-Qaïda. Ce qui permet de comprendre pourquoi des idiots décérébrés non répugnés par la violence crasse les rejoignent et y restent.
Et enfin à la fin (parce que je vais arrêter-là) il proposera des solutions pour mieux combattre le terrorisme comme le rétablissement des valeurs, le durcissement des lois, le concept de résilience pour mieux se battre, etc.

Bref, je n'ai pas tout raconté mais c’était une lecture très intéressante et que je conseille pour savoir ce qui se joue actuellement, et désolée si encore une fois j’ai débordé avec mes opinions. Je ne sais jamais m'en tenir à ce que je lis avec ce genre de livre.

Merci aux éditions Jourdan.

 

Extraits :

« Ignorants de la laïcité parce que leur religion se confond avec la loi et structure l’Etat, les musulmans se sont en général également montrés hostiles  à son importation ou à son imposition par l’Occident. »

« Comme les trotskystes l’avaient fait dans la gauche et les appareils d’Etat occidentaux, entre les années 50 et les années 70, les Frères musulmans se sont fait une spécialité de la pratique de « l’entérisme » : la confrérie est longtemps restée occulte, voire secrète, mais ses membres tentaient de prendre le contrôle des organisations caritatives ou culturelles et, dans les pays dans lesquels ils existent, des organes de représentation du culte musulman. Le mouvement acquiert ainsi une influence réelle sans aucune mesure avec son importance numérique et est à même de peser lourdement dans l’existence des communautés musulmanes en Europe. Tactiquement, les Frères, sous couvert de légalisme (en Europe, ils condamnent officiellement le terrorisme), entretiennent ou suscitent les conflits qui permettent d’unifier et de souder les communautés musulmanes et de les radicaliser. Ainsi, c’est sans surprise qu’on les retrouve un peu partout, depuis des années, en première ligne dans le combat pour la défense du voile islamique. » (Un simple bout de tissus vous dites ? Croyez-vous que les Frères musulmans (et autre comme le CCIF et j'en passe) pousseraient au cul si ça ne servirait par leur cause ? D'ailleurs souvenez-vous en 1989 l'affaire du voile islamique mettez déjà en cause l'intégrisme, mais on a dit que ce n'était rien, sauf que depuis le bout de tissus s'est agrandi... Hijab, burka, burkini).

« Quand on bombarde l’Etat Islamique, on tue des djihadistes. Parmi eux, il y a des Européens. Et c’est une excellente nouvelle, car ceux qui ne reviendront pas ne commettront pas d’attentats en Europe. Morte la bête, morte le venin ! A ceux qui s’en offusqueront de cette idée, je ferai simplement remarquer que personne n’a été forcé de se rendre en Syrie ou ailleurs pour participer au djihad et aux multiples crimes commis en son nom. Ceux qui sont partis l’ont fait de leur plein gré. A eux d’en assumer les conséquences. »

"La première chose à faire est, clairement, de défendre nos valeurs.
Je ne veux pas, ici, entrer dans une stérile polémique ni même prétendre que les « valeurs européennes » seraient supérieurs à d’autres. Je constaterai seulement que ce socle de références éthiques, philosophiques et politiques dans lequel nous nous reconnaissons a permis la naissance d’un système qui, pour imparfait qu’il soit, est le seul au monde à garantir à la fois le fonctionnement relativement équilibré de la société et les droits individuels.

 [...]

L’immense majorité des musulmans d’Europe, d’ailleurs se conforme à notre mode de vie. (là j’émets quand même des gros doutes). Or que voyons-nous : depuis 20 ans, les milieux islamistes mènent une offensive en règle  contre notre mode de vie. Des revendications communautarisme se sont multipliées : port du voile islamique dans l’entreprise ou l’administration, demande d’ouverture de salles de prières dans les mêmes lieux, remise en question de la liberté d’expression (avec, par exemple la volonté de faire passer des « lois contre le blasphème » qui nous feraient régresser de plusieurs siècles), demande d’une alimentation différenciée dans les cantines, remise en cause de la mixité, refus de travailler  avec des personnes de sexe différent, remise en cause des programmes scolaires (sur l’évolution, l’histoire, l’éducation sexuelle…).  Chaque jour apporte de trop nombreux exemples de ce néfaste activisme. Extrémistes parmi les extrémistes, les salafistes eux, n’hésitent plus, depuis longtemps, à rependre leur haine des juifs, des chrétiens, haine des homosexuels…  Or, trop souvent […], nous cédons. Dans trop de pays, on compose, on tergiverse, on faiblit et on finit par accepter l’inacceptable. Ou par fermer les yeux. Comment pouvons-nous, dans le même temps, accorder le droit du mariage aux homosexuels et consentir à ce que des établissements publics aient des horaires différents pour les hommes et pour les femmes ? Cette faiblesse encourage l’extrémisme. Chaque avancée est, pour les salafistes et leurs alliés une étape vers d’autres revendications qui, à court terme, sapent le « vivre-ensemble ». Notre faiblesse alimente cette offensive et lui permet de séduire les fanges de plus en plus larges des communautés musulmanes d’Europe. En témoignent notamment quelques études universitaires, malheureusement trop rares parce que politiquement peu correctes.

Cette schizophrénie doit cesser et il est temps de camper fermement sur nos valeurs. Ceux qui ne s’y reconnaissent pas n’ont qu’à aller vivre sous d’autres cieux."

 

 

07 février 2016

"La Bible racontée comme un roman" de Christine Pedotti

La Bible racontée comme un roman de Christine Pedotti

la bible racontée comme un roman

Résumé :

Racontée par Christine Pedotti, la Bible devient une véritable saga. Rien n’a été inventé, tout vient de ce texte sacré. Le résultat est lumineux :  des histoires que l’on croyait connaître, comme celles de Noé, Adam et Ève, Sodome et Gomorrhe, dont on découvre le vrai sens, et d’autres, enfouies dans les pages de la Bible, qui surgissent pour notre plus grand bonheur :  la ruse de Rébecca, le coup de foudre pour Rachel, la jalousie des frères de Joseph…

Pour les croyants, la Bible est la Vérité qui décrit la relation entre Dieu et les hommes. Mais elle est aussi le miroir de l’humanité, dans sa bonté comme dans ses côtés les plus sombres.

Mon avis :

Si la Bible était aussi agréable que cela à lire, y a longtemps –malgré mon mépris des religions- que le l’aurai lu, mais comme ce n’est pas le cas elle attend depuis des années sur mes étagères. Heureusement cependant que ce livre est là, afin de réparer en partie cette erreur.

Bien sûr il n’est pas question de découvrir toute la Bible d’un coup, il est en effet impossible de la résumer en 350 pages, voilà pourquoi l’auteure réduit le texte à son essentiel, ne s’attarde que sur les personnages et les scènes majeures, et s’arrête dans cette partie à la mort de Moïse ; mais malgré ces raccourcies et même si on n’a pas la suite, ce livre n’en reste pas moins extrêmement agréable à lire, et l’histoire de l’ancien testament un bonheur à découvrir ou à redécouvrir. En effet, Christine Pedotti a un don de conteuse incroyable, j’ai rarement vu des livres racontés de manière si réelle.
C’est simple quand elle raconte l’histoire on s’y croit. Mais ce n’est pas qu’on s’y croirait presque, on s’y croit carrément. On se sent dans le désert avec cette caravane de marchand qui chaque soir écoute un morceau de cette histoire autour d’un bon feu, on se croit en Canaan, en Egypte, dans le désert et on vit l’histoire de cet ancien testament comme si on la voyait se dérouler sous nos yeux. Bref ! On est totalement immergé dans cette histoire biblique.

Autre chose d’agréable dans ce livre c’est la découverte des personnages. Certes on les connait tous plus ou moins, mais pour celui ou celle qui n’en connait que le minimum - ce qui est mon cas pour certains – c’est amusant et sympathique de ne pas les voir comme on les imagine, pour ma part genre « trop bon, trop con ». (Comme c’est l’idée que j’ai de la religion chrétienne c’est forcément l’idée que j’ai des personnages fondateurs de celle-ci quand bien même qu’ils fassent parties de l’ancien testament.) En effet, ici on les découvre rusés, un peu sadiques comme Joseph, jaloux, plein de fiel, menteurs aussi, bien-sûr ils ont aussi leurs bons côtés, mais ce que j’ai apprécié avant tout c’est de voir que ces gens, quand bien même proches de Dieu, n’étaient pas parfaits, ils avaient leurs défauts et ma foi de dieu (bon ok j’arrête avec ça) que IL s’en contentait, lui-même ne se sachant pas parfait au demeurant.

Petite précision pour ceux qui en ont besoin en lisant la biographie de l’auteur ; Christine Pedotti, bien que visiblement croyante, ne véhicule pas le message cul-cul que l’on peut attendre de la Bible, tout comme elle n’essaye pas d’endoctriner les gens en disant « la religion c’est la vie ». En tout cas elle ne m’a pas laissée cette impression, même dans les commentaires de la fin, où elle donne des réflexions, des renseignements, sur le rapport entre la Bible et le croyant, la Bible et l’Histoire. Alors si vous aviez peur de ce genre de dérive, n’ayez crainte car il n’y en a pas.
Par contre j’avoue que même si ça été un coup de cœur, que je n’ai pas pu m’empêcher de rire devant cette fable, et je me demande vraiment comment on fait pour croire à cela. Aujourd’hui comme hier - et sincèrement c'est une vraie question que je me pose.

En résumé, ce fut une lecture coup de cœur que je recommande pour le plaisir de ce « culturer » un peu et pour le bonheur de la lecture que ce livre promet, et personnellement j’ai envie de dire vivement la suite.

 

Merci à XO éditions.

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25 juin 2015

"Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde" de Collectif

"Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde" de Collectif

le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde

Résumé :

La religion chrétienne est aujourd'hui la plus menacée au monde. 150 à 200 millions de chrétiens (catholiques, protestants, orthodoxes) sont discriminés ou persécutés à travers la planète. Au Proche-orient, en Afrique subsaharienne, en Asie, les chrétiens sont la cible de groupes armés et d'organisations terroristes. Ils subissent aussi des pressions sociales et des répressions d'appareils d'État. Surveillance, intimidations, assassinats, " épuration religieuse " comme en Irak sur le territoire de l'État islamique : la condition des chrétiens provoque une inquiétude de plus en plus forte dans la communauté internationale. Plus qu'une question de liberté religieuse, cette hostilité grandissante compromet l'existence même d'une civilisation et de ses valeurs. Le sort des chrétiens interpelle non seulement les croyants, mais aussi les non-croyants, les intellectuels, les gouvernements et les organisations non-gouvernementales. Plus de 70 témoignages, reportages et analyses d'experts de 17 nationalités Dirigé par le français Jean-Michel di Falco, le britannique Timothy Radcliffe et l'italien Andrea Riccardi, le Livre noir de la condition des chrétiens dans le monde, coordonné par Samuel Lieven, regroupe les contributions des plus grands experts mondiaux : historiens, journalistes, observateurs, représentants d'oNG et personnalités religieuses. Un livre indispensable pour savoir et comprendre

Mon avis :

Ce livre a été écrit par 70 auteurs, et il réunit études et témoignages afin de nous faire découvrir la vie des chrétiens dans le monde, et plus particulièrement les persécutions dont ils sont victimes - puisqu’aujourd’hui les chrétiens sont les plus persécutés dans le monde, même si bien-sûr ce ne sont pas les seuls.
Maintenant, pour parler de ce livre je vais le couper en deux parties. Je vais mettre d’un côté les pays musulmans ou à forte majorité musulmane (qui tiennent la plus grande place dans le livre), et de l’autre côté, le reste.

 

Alors pour commencer et en ce qui concerne les pays musulmans on remarquera de suite à cette lecture que c’est là où les chrétiens sont les plus vulnérables aujourd’hui, et ce quel que soit le régime. Je veux dire par là qu’il soit extrémiste ou modéré, bien que dans le premier cas c’est pire que dans le deuxième. En effet, si dans le deuxième cas ils souffrent « seulement » de discrimination avec par exemple l’interdiction de faire certains métiers, d’injustice, d’inégalité, de décisions arbitraires venant des autorités comme avec par exemple le choix de la religion, de violence ; dans le premier cas ça va jusqu’à la conversion forcée, au massacre, en passant par la pratique cachée de la foi.

Pour continuer sur ces pays, ce livre va bien sûr s’avérer utile pour découvrir la vie des chrétiens en terre d’islam, mais s’avérer aussi utile pour découvrir une partie de l’histoire de ces nations et l’importance de l’identité musulmane sur ces pays. Une importance qui va jusqu’aux refus de considérer les minorités religieuses, jusqu’au refus de donner la liberté de religion notamment aux musulmans (à part la Tunisie aucun pays n’accepte la liberté de choisir sa religion, quand on est musulman on doit le rester à vie même si ce fut une erreur d'enregistrement à la naissance), et le refus d’égalité entre humains comme le montre la déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam (1992).

Cela dit je dois quand même préciser, que dans certains pays la religion n’est parfois que le prétexte d’une lutte pour le pouvoir, et parfois que le prétexte pour régler des vieux comptes entre tribus. Même si bien sûr dans beaucoup d’autres cas le réveil d’un islam rigoriste ne cache pas la haine de l’occident et de ses valeurs, et sert aussi de protection afin de refuser le progrès sociales et le fonctionnement du monde, et ça c’est d’ailleurs une mentalité que l’on peut remarquer dans nos pays

 

En ce qui concerne le reste maintenant, c’est-à-dire les autres pays, les histoires contre les chrétiens sont par contre plus différentes et variées. En Amérique Latine se sont des mafias qui s’en prennent aux chrétiens et à leurs représentants, car ces derniers luttent pour la démocratie, l’éducation, l’égalité, la justice et les droits des plus défavorisés (ce que généralement les chrétiens font de partout). Alors qu’en Chine ou en Corée du Nord ce sont des régimes politiques dictatoriaux qui ont une approche particulière des religions, en voyant ça d’un très mauvaise œil soit parce que comme en Amérique Latine ils veulent amener la démocratie et les droits de l’homme, ou soit parce qu’il est interdit de vénérer autre chose que le dirigeant.

Cela étant les tensions religieuses existent aussi dans ces pays. En effet, on le voit par exemple avec les bouddhistes du Sri-Lanka ou en Inde, où là les chrétiens sont la cible préférés des hindouistes car ils sont non-violents et moins dangereux que les musulmans. Sans oublier que le pétrole et autres idées politiques jouent aussi un rôle dans ce dernier cas.

 

Cependant si des choses m’ont fait halluciner en lisant ce livre, je dois quand même dire que je ne suis pas tombée des nues à chaque fois. Certaines choses on les connait déjà où on s’en doute déjà, comme avec par exemple la Corée du Nord où on sait que les religions sont persécutées car seul le dirigeant doit être vénéré, ou encore avec la Chine où on se doute que ça ne passe pas très bien avec les chrétiens et le Vatican, quand on voit que ça ne passe déjà pas avec le Dalaï-Lama.
Idem aussi quant à la déclaration des droits de l’homme en Islam, à part le fait que j’en avais déjà entendu parler ailleurs, on sait que ça n’a rien d’étonnant quand on s’attarde un peu plus sur leurs mentalités, sur leur régime politique, et sur leurs textes sacrés qui sont loin de parler que d’amour, de paix, et d’égalité.
Bref, en lisant ce livre on ne sera pas toujours étonné. Cependant j’admets qu’une chose m’a déconcertée dans ces pages, et cette chose c’est cette propension des chrétiens à être non-violents. J’avoue que là-dessus je n’ai pas pu m’empêcher de les trouver stupides. En effet, j’ai beau ne pas aimer la violence, j’admets que je ne vois pas l’intérêt d’être non-violent dans des milieux violents et même barbares. Honnêtement prier, attendre un miracle, attendre que ça passe, ou « vouloir » jouer les martyrs je trouve ça bête.
Aussi bête que d'avoir besoin d'un livre pour dicter sa conduite en fait.

Bien sûr on peut me dire que répondre à la violence par la violence c’est stupide, ça l’est probablement -ou presque-, mais je trouve ça moins stupide que de subir sans rien dire et sans presque rien faire face à la violence et la haine. Alors tous ne sont pas dans ce cas-là heureusement, dans certains pays d’Afrique notamment, quelques chrétiens ne se laissent pas faire, mais beaucoup d’autres n’ont hélas pas compris cela. Certes le message évangélique rentre en ligne de compte dans ce comportement (si on leur donnait des armes ils les refuseraient) beaucoup restent aussi parce que c’est leur terre, par solidarité aussi, mais chez-moi ce n’est pas une raison suffisante pour subir sans rien faire de concret.

 

Bon là je parle surtout des persécutions, mais sachez que ce livre n’aborde pas que ce côté-là. A travers quelques passages il va faire un état des lieux plus général de l’espèce humaine et de nos sociétés, pour voir où tout cela peut mener.
Néanmoins, j’avoue que certains de ces passages m’ont parfois inquiétée quand par exemple ils disent que nos sociétés devront faire avec la religion (je prends ça pour une régression), quand ils ne m’ont pas carrément énervée par leur côté moralisateur.
Bon je ne dis pas que ce n’était pas intéressant, loin de-là !, j’ai même souvent partagé les opinions de ces auteurs, mais en toute franchise ça n’a pas toujours été le cas, par exemple avec certains passages sur les chrétiens en France (comme beaucoup je pense sincèrement que les agressions contre les chrétiens et leur lieux de cultes n’intéressent pas le gouvernement, et je précise que je ne suis pas croyante), ou encore avec un passage de la page 806.

A propos de ce dernier d’ailleurs, j’ai juste envie de dire que je n’ai pas envie de soutenir ni de comprendre les musulmans qui remettent en cause certains aspects de la culture occidentale qui selon eux dégradent la femme. Certes je suis d’accord une nana à poil et bourrée dans la rue à 2 heures du matin c’est lamentable (idem pour un mec en passant), mais comme elles ont choisi de faire la fête et de s’habiller très léger, je ne vois pas pourquoi on doit les blâmer. Sincèrement je ne vois pas en quoi c’est condamnable, vu que ce sont leurs choix et qu’on ne les a pas forcées à finir ainsi. A la différence des femmes musulmanes qui sont soit voilées de force ou qui se voile par « plaisir » parce qu’elles sont persuadées que c’est normal d’être victimes de la misogynie des garçons vu qu’elles ont été endoctrinées là-dedans, -  oui on ne me fera pas croire qu’on porte le voile par réel plaisir. Je ne peux en effet concevoir qu’on aime être esclave de pratique discriminatoire et de devoir payer la faiblesse des autres, là en l’occurrence l’esprit mal-placé des mecs. (A moins d'être compètement conne ?!)

Tout ça pour dire qu’en toute franchise, j’ai trouvé que par moment il y avait des choses trop bizarres et idiotes dans ce livre. Mais bon c'était à prévoir, car ça c’est une question de point de vue après-tout.

 

Alors cela est la partie importante du livre, mais il faut savoir que ce dernier met aussi en avant quelques lueurs d’espoir –pour celui qui veut y croire- en parlant par exemple de toutes ses actions qui sont entreprises pour que les chrétiens soient considérés dans ces sociétés où ils vivent, où en parlant des quelques rapprochements entre chrétiens et musulmans. Mais personnellement de ces côtés-là je n’attends pas grand-chose, mais qui sait ? Peut-être que l’avenir me surprendra.

 

En résumé c’est un livre que je conseille, car outre le fait que c’est une référence, il est très intéressant pour nous alerter sur une situation terrible et qui ne doit pas nous laisser indifférent qu’on soit athée ou croyant. Cela étant prenez parfois vos distances avec certains passages parce que certains de ces derniers pourraient vous agacer. Bon je n’oublie pas que c’est un terrible documentaire et non un simple roman, mais malgré ça je n’ai pas pu laisser de côté mes convictions et de trouver des choses bêtes de mon point de vue, même si ça était rare.

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22 mai 2015

"Vie de Jude, frère de Jésus" de Françoise Chandernagor

"Vie de Jude, frère de Jésus" de Françoise Chandernagor

vie de jude frère de jésus

Résumé : Tout commence avec la découverte d'une Vie de Jude dans un tombeau d'Abydos en Egypte. Le manuscrit est une traduction en copte de la vie du plus jeune frère de Jésus. Jude y évoque son frère, sa famille et leurs proches dans leurs faits et gestes avérés mais aussi dans leur humanité, avec leurs doutes, leurs failles. C'est là toute l'originalité de ce roman qui nous donne à voir le Christ de l'intérieur. Sous le regard de Jude, il est avant tout un homme, poussé presque malgré lui par des forces qui le dépassent. Et la magie opère : subtil alliage de véracité historique et d'intuition sensible, cet évangile apocryphe nous plonge au coeur d'une époustouflante reconstitution du monde antique. Comme Marguerite Yourcenar, Françoise Chandernagor maîtrise impeccablement ses sources, sans jamais en être prisonnière. Dans une langue aux accents bibliques aussi directe qu'évocatrice, elle ouvre des portes à notre perception spirituelle. On est ému, fasciné, certain de tenir entre ses mains un authentique manuscrit !

Mon avis :

C’est avec une sérieuse documentation et un esprit érudit toujours soucieux de rester au plus proche de la réalité et de la probabilité, que Françoise Chandernagor va nous faire découvrir la vie de Jude frère de Jésus, mais aussi celle de ses autres frères. 

Ecrivaine brillante, cherchant à rendre justice à ces personnages oubliés, c'est avec une plume maîtrisée que l'auteure va nous transporter avec son livre dans la Jérusalem d’il y a deux mille ans aux côtés des frères de Jésus, au temps du balbutiement du christianisme - même si l’on remarque assez vite que fonder une nouvelle religion n’était pas le premier but -, tout en nous immergeant à côté de cela dans cette région instable, et en nous faisant vivre la vie sous l’occupation romaine, le siège de Jérusalem, les coutumes et les rites religieux judaïques qui rythmaient la vie des juifs en ce temps-là, - et qui feront à eux seuls une bonne partie du décor et de l’ambiance du livre.

Cependant si pour le décor, l'ambiance, l'histoire, l'auteure est restée au plus proche des réalités, côté personnage là par contre Françoise Chandernagor a donné plus libre court à son imagination. Bien sûr Jacques, Simon, José, Jude, sont des personnages réellement historiques et ils étaient vraisemblablement les frères de chair et de sang de Jésus, par conséquent il ne faudra pas être étonné de la position de l’auteure à ce sujet ; mais comme les informations sont très succinctes à leur propos (sauf Jacques où on en sait un peu plus) l’auteure a laissé parler avant tout sa sensibilité et ses désirs pour donner corps aux personnages de ce roman, tout en gardant quand même une logique par rapport à ce que l’on sait. Et personnellement c'est une démarche que j'ai particulièrement appréciée, car si elle garde une certaine base elle en n’en a pas fait des mystiques pour autant - excepté Jésus bien sûr - mais plutôt des humains avec leurs doutes, leurs questions... Même s'il faut admettre que ça ne leur enlève pas leur côté naïf. (Désolée, je n’ai pas pu m’en empêcher de penser cela.)
Néanmoins le problème à ceci, c’est que l’on ne sait jamais trop comment se placer vis-à-vis de ces derniers. Qu’est-ce qui est fiction, qu’est-ce qui est réalité ? En effet, les deux sont tellement bien mélangés que, voilà, on ne sait pas trop sur quel pied danser.

Heureusement quand même qu’à la fin, soit après la lecture du roman, dans « L’atelier de l’auteur » (la partie que j’ai le plus préférée peut-être) Françoise Chandernagor resitue les choses pour le lecteur, mais bon pour l’atteindre il faut accepter de ne pas pouvoir être clairement positionné sur le récit pendant la lecture. (Oui on ne lit pas un livre en commençant par la fin. ^^)

Pour finir je voudrais dire que c’est un roman qui se lit facilement et qui possède un charme certain, Jérusalem c’est aussi fascinant que la Rome antique. Cela étant le récit peut parfois être un peu long, enfin sur un passage en particulier quand l’auteure parle de Paul, mais excepté cela je n’ai rien à dire de négatif sur ce livre. C’est un très bon roman aux accents de vérité.

Merci aux éditions Albin Michel.

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08 mai 2015

"Jour de feu" de René Barjavel

"Jour de feu" de René Barjavel

jour de feu

Résumé :

C’est l’été. Le village de Collioure se prépare pour la fête du Roussillon. L’air sent le pastis et le melon. Les vieilles Catalanes vêtues de noir croisent les Parisiennes en bikini.
Deux nouvelles courent parmi la foule : hier, Barabbas a été emprisonné. Et pendant la nuit les gardes de Caïphe ont arrêté Jésus. Les croix dressées sur la colline attendent les prisonniers.
Tandis que Judas boit un demi au café, Pilate débat avec Caïphe pour savoir lequel de Barabbas ou de Jésus sera gracié. Un avion tourne sur la ville et laisse tomber des tracts : Libérez Barabbas!
Où sommes-nous? En quel temps? C’est l’éternité d’une histoire tragique, toujours présente, en tout lieu et en tout temps…

Jour de feu de René Barjavel, roman inclassable et fascinant, révèle un autre visage du maître du fantastique et de l’anticipation.

Mon avis :

C’était ma première rencontre avec Barjavel, et de toute évidence ça ne sera pas la dernière vu que l’expérience était des plus bizarres mais aussi des plus agréables en bousculant mes habitudes lecture. Et quand je dis ça ce n'est pas exagéré ! Tout était nouveau.
Déjà parce que le roman contait d'avantage l'histoire de Barabbas que Jésus, - et ça, soyons honnête fallait avoir l'idée de le faire et aussi avoir l'idée d'inventer un bout de la vie de cet homme.
Et ensuite parce que ça ne se passait pas dans la Jérusalem d'il y à 2000 ans, mais dans le Roussillon contemporain de l'auteur. Et bien que j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire, j'avoue que cette sensation de redécouvrir le roman à chaque fois que Barjavel glissait une chose actuelle n'était pas désagréable.

Sur le récit encore, ce que je retiens surtout de cette lecture c’est qu’elle est là dans un but divertissant, en tout cas je l’ai trouvé plus divertissante qu’autre chose - même si la dernière phrase donnait une touche philosophique à l'ensemble -, mais ce que j’ai apprécié là-dedans c’est que malgré ce côté divertissant elle est quand même fidèle à l’histoire originale, avec par exemple le rôle de Caïphe dans l'arrestation de Jésus - bien sûr l’auteur en rajoute un peu mais le fond est juste -, ou encore avec ce qui est admis généralement sur le comportement de Judas et Ponce Pilate, - bien qu'on remette en cause leurs comportements. Bien sûr ceci n'a rien de nouveau et vous pouvez penser que c’est stupide de bloquer là-dessus, mais personnellement j’ai vraiment adoré ce côté-là.

Tout comme le côté « j’en dis très peu sur les divers personnages, mais juste assez pour leur donner une profondeur humaine ». Ca c'était la cerise sur le gâteau ! Rendez-vous compte ! Grâce à ça pas de longueur futile, pas de temps mort dans le récit, juste le minimum pour donner de la psychologie aux personnages et du relief à l'histoire.

Bref, c’était une lecture formidable, vivante et rapide. Tout ce que j'aime !

Merci aux éditons Denoël.

Edition Denoël, collection empreinte
208 pages
Date de sortie le 24/04/15

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15 janvier 2015

"Le coran"

"Le coran" (lu fin 2014 dans ma biblio depuis 2012)

coran

Mon avis :

Vite fait ce que j'ai pensé du Coran : c'est chiant à lire, de plus je ne supporte pas l'orgueil qui ressort de ce livre, et qui peut être résumé ainsi : MOI meilleur que toi. Sincèrement, après lecture j'ai remarqué que l'Islam est une religion prétentieuse qui n'admet pas la critique. 

Plus sérieusement, déjà ne comprends pas que l'on entend dire que c'est une religion de paix et de miséricorde.

De paix, parce que le djiah est prêché dedans, il est en effet pas rare de voir écrit "combattez pour le chemin de dieu" ou de voir des versets comme le verset 5 de la sourate 9 où s'est marqué "Une fois que les mois sacrés ont pris fin, tuez les associateurs partout où vous les trouvez..." (Sauf s'ils viennent à la fois islamique). Et de miséricorde, parce que seul sont concernés par la miséricorde les bons croyants musulmans -et j'insite sur bon- pour tous les autres, associateurs, négateurs, idolâtres, mécréants, juifs, le feu les attend, les 1000 tourments de l'enfer aussi. 

Alors c'est peut-être moi qui exagère, mais vous y voyez du bien là ? Bien sûr par moment - et je serais mauvaise langue de ne pas le dire - il est marqué, que n'importe qui peut croire à ce qu'il veut, mais comme c'est très très très minime par rapport à la condamnation de ceux qui ont mécru (parce que ça c'est constamment répété), autant dire que ça passe complètement à la trappe. Sérieusement on n'y fait plus gaffe, en tout cas pour ma part - et je pense que ça doit être le cas de beaucoup.
Bien sûr je sais qu'il faut remettre ces paroles dans le contexte de l'époque, d'ailleurs moulte musulmans le disent - alors qu'eux-mêmes pratiquent encore la mentalité arriéré de ce livre et d'autres...-, mais malgré ces belles paroles on ne peut pas pour autant ignorer qu'un message ne s'arrête jamais au contexte. Un message traverse les siècles, et il suffit de voir pour s'en convaincre toutes ces philosophies qui ont traversé les siècles alors que l'époque n'est plus la même. Il suffit aussi de voir leur problème a accepter l'idée de la liberté humaine, ou encore celle de l'égalité homme-femme, pour voir qu'un message ne s'arrête pas à une époque.

Ensuite, autre chose qui m'a énervée dans ce livre, ce sont les notes en bas de page. Elles m'ont parfois été nécessaires pour éclairer certains points sur le contexte et d'autres choses (d'ailleurs la définition du jihad m'a fait faire un bon de 10 mètres, car c'est marqué que ce n'est pas un acte fanatique ni impérialiste mais un acte de défense, alors que la défense des exemples rejoint clairement l'idée l'impérialiste cité avant...), mais par contre celles qui font passer le coran pour un livre scientifique c'est juste comique et énervant, car elles sont un doigt en l'air dressé au bon sens le plus basique et à l'histoire de la science.
Sur ce dernier point il y a beaucoup de chose qui m'ont choquée, comme par exemple le fait que les traducteurs osent affirmer que la science hellénistique n'était pas basée sur des constations réelles - ce qui est bien sûr faux, même s'il y a eu dans le lot des erreurs comme avec par exemple Ptolémée que musulmans et européens ont continué à suivre pendant longtemps -, ou encore le fait qu'ils tournent des versets à la lumière de la science actuelle, - un peu comme avec ces prophéties de Nostradamus où on se dit il a voulu dire ça une fois les évènements passés, alors qu'en faisant ça je pense qu'ils sortent juste les versets de leur contexte initial.
Bref ! Comme vous le voyez elles racontaient souvent n'importe quoi, notamment sur l'histoire des découvertes mais je ne vais pas parler de tout. 

Pour le sens général du livre maintenant, je me suis rendu compte dans premier temps que dieu est toujours aussi sadique, on avait déjà eu l'exemple avec l'épisode de l'Arche, Job..., ben là ça ne s'arrange pas, il n'hésite pas à tuer ; ensuite, dans un second temps je me suis vite rendu compte aussi que c'est un livre qui a instauré des codes de vie, ce qui fait qu'on comprend assez vite pourquoi aujourd'hui cette religion bloque avec nos gouvernements laïques et nos démocraties ; et honnêtement à la lumière de ce que j'ai lu, je ne pense pas qu'on puisse faire entendre les deux, à moins que les croyants (même ceux qu'on appelle modérés) prennent énormément de distance avec leur religion, et qu'ils acceptent aussi de ne plus être les esclaves de Dieu. Mais là on peut toujours rêver.

Oui j'ai bien dit : "les esclaves", ici dieu est le seigneur et maître, et il faut lui être entièrement soumis. Le libre arbitre existe bien sûr, mais que dans les limites instaurées dans le livre, après c'est à vos risques et périls. Ce qui au final me rend juste folle de rage, parce que je ne comprends pas qu'on puisse vouloir être esclave d'un dieu, et qu'on ait besoin d'un livre pour dicter notre conduite par peur d'un supposé châtiment divin. C'est ridicule, et on peut sérieusement s'intérroger sur la véritable nature de ces gens-là. Sont-ils à ce point-là mauvais qu'ils ont besoin d'un livre ? Sont-ils à ce point là peureux qu'ils ont peur de la liberté ?... (Et là je parle pour tous les croyants et de n'importe quelle religion.)

En résumé j'avais dit que je faisais court et je n'ai pas fait court. Mais pour voir si ces notes un peu foireuses, cet esprit de soumission, viennent seulement de ma traduction, je vais tenter une autre traduction du coran pour voir, Denise Masson peur-être celle de Jacques Berque sinon (si c'est bien une traduction ?). Mais si ça vient que du coran que j'ai (mais je ne pense pas), il y a du souci à se faire, car d'une part des croyants l'ont probablement chez eux, et d'autre part parce qu'il est souvent recommandé par les musulmans pratiquants.

Néanmoins, cette relecture je ne vais pas la faire dans l'immédiat, car pour commencer je vais lire d'autres livres en rapport avec cette religion, ensuite parce que c'est chiant à lire - ce n'est qu'une suite de petite phrase, non un vrai texte -, et pour finir parce que je veux lire la Bible avant vu que l'islam descend des deux autres religions qui sont dans ce livre. En tout cas sur la Bible j'espère ne pas voir tout ce que j'ai critiqué dans le Coran, car je vais officiellement péter une durite. Faut dire ce qui est, c'est que même si on est curieux, c'est chiant à lire quand on ne croit absolument pas en dieu.

Renseignement : Coran Français / Arabe. Traduction de Salah Ed-Dine Kechrid, selon plusieurs commentaires qui vont du Xème siècle à l'époque moderne (enfin je pense car à part le X ème siècle je n'ai pas d'autres dates).

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03 janvier 2015

"Le langage secret des lieux sacrés : des églises et des cathédrales" de Richard Stemp

"Le langage secret des lieux sacrés : des églises et des cathédrales" de Richard Stemp

le langage secret des églises et cathédrales

Résumé :

Découvrez les symboles et le sens qui se cachent dans la structure et les détails ornementaux des plus beaux édifices sacrés du monde.
Qui est le personnage représenté sur ce vitrail ? Quelle est la signification de ces motifs géométriques ? Pourquoi ces sculptures d'animaux terrifiants au milieu de tant de beauté ? Selon quel dessein la hauteur et la lumière furent-elles exploitées dans la nef ? Pourquoi un pélican pour rehausser ce lutrin ou un feuillage élaboré pour coiffer cas piliers ? Au Moyen Age, la mise en scène de ces symboles s'adressait à une population largement illettrée qui pouvait ainsi "lire" les récits dissimulés dans les églises et les cathédrales. Véritables supports d'éducation religieuse, ces lieux étaient un spectacle tel qu'ils savaient à la fois éblouir les croyants et nourrir leur âme. Pour nos contemporains, les édifices sacrés se réduisent souvent au génie de leur architecture. C'est précisément leur dimension spirituelle que cet ouvrage entend réhabiliter.
Le Langage secret des églises et des cathédrales offre des dés pour apprécier à leur juste valeur l'architecture, l'agencement et la décoration des lieux de culte chrétiens, et mettre en lumière leur signification sacrée. Pour les amateurs de symboles curieux de comprendre le sens caché de l'architecture religieuse, et pour tous ceux qui souhaiteraient pouvoir apprécier l'art chrétien à la lumière de ses secrets dévoilés, cet ouvrage richement illustré se révélera aussi instructif que passionnant.

° Un décryptage du symbolisme utilisé dans les églises et les cathédrales pour exprimer les différents aspects de la foi ;
° Une initiation au sens sacré de la structure, du mobilier et de la décoration des lieux de culte chrétiens ;
° Une exploration des édifices emblématiques du christianisme Notre-Dame de Paris, Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul à Londres, la Sagrada Familia à Barcelone ;
° Un éclairage sur l'histoire de l'architecture chrétienne depuis les premières basiliques jusqu'aux oeuvres contemporaines.

Mon avis :

C’est le même genre de livre que celui sur les lieux sacrés, sauf que là s’est consacré aux églises, cathédrales et autres lieux chrétiens.

Ici comme dans les lieux sacrés, l’auteur va par de magnifiques photos et des schémas nous aider à mieux déchiffrer les églises et autres bâtiments, mais aussi par extension à mieux comprendre le christianisme puisque ce livre d’architecture va aborder la religion et sa symbolique aussi. Du sol au plafond, du narthex au cœur, des jeux de lumière jusqu’aux peintures, absolument tout va être abordé ici, en étant de surcroît magnifiquement illustré et expliqué par des photos (qui viennent majoritairement d’Europe d’ailleurs), afin que le lecteur ne se perde pas.

A côté de ça, ce qui est géniale, c’est que ce n’est pas qu’un livre qui parle de l’histoire chrétienne et de ses bâtiments.

En effet, à travers les constructions religieuses on retrouve l’Histoire avec un grand H, puisque cette religion (comme nombres d’autres religions) a marqué l’histoire et a forgé la politique de beaucoup de pays. Alors bien sûr ce n’est pas ce qui est mis le plus en avant ici, l’auteur survolant surtout quelques moments clés de cette dernière pour situer les changements, mais c'est bon à prendre malgré tout. 

Au final, mélangeant art, histoire et religion, ce livre est intéressant à lire car le lecteur va traverser sans peine les siècles du christianisme, tout en apprenant de ses symboles.

Extrait : Les bibliothèques étaient indissociables des monastères. Dans ces lieux voués à la prière et à la contemplation, la quête de la vérité était essentielle. Religieux et religieuses étudiaient donc les textes chrétiens, mais aussi profanes, afin de pouvoir en débattre. Les monastères préservèrent les précieux manuscrits anciens durant le Moyen-Âge, et quand les humanistes de la Renaissance s'intéressèrent aux écrits classiques, ils se tournèrent vers les moines pour les retrouver. Plusieurs bibliothèques sont toujours fréquentées par les chercheurs et parfois ouvertes au public. C'est notamment le cas à la Biblioteca Laurenziana de San Lorenzo, à Florence. [...] Page 64.

J'ai voulu mettre des photos du livres, mais je n'en ai pas trouvé sur le net. Désolée.