Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

23 octobre 2015

Une autre idée du silence de Robyn Cadw Allader

Une autre idée du silence de Robyn Cadw Allader

une autre idée du silence

Résumé :

Angleterre, 1255. À seulement dix-sept ans, Sarah décide de devenir anachorète. Dévouée à Dieu, elle vivra recluse dans une petite cellule mesurant neuf pas sur sept à côté de l’église du village. Fuyant le deuil de sa sœur adorée, morte en couches, et la pression d’un mariage imposé, elle choisit de renoncer au monde – à ses dangers, ses désirs et ses tentations – pour se tourner vers une vie de prière. Mais petit à petit elle comprend que les murs épais de sa cellule ne pourront la protéger du monde extérieur.

Une autre idée du silence raconte l’histoire intemporelle d’une femme rebelle, prête à des sacrifices inimaginables pour se libérer des chaînes de la société. Elle enchante et hante le lecteur jusqu’à la dernière page.

Mon avis :

De par son résumé cette histoire me rappelait étrangement Du domaine des murmures de Carol Martinez, et bien que j’avais un peu peur de relire la même histoire, je l’ai choisi justement pour ça car j’avais plutôt bien apprécié Du domaine des murmures. Et après lecture, je ne crois pas me tromper en affirmant que j’ai préféré ce livre à celui de Carol Martinez et en disant qu’il est meilleur. Certes l’écriture n’est pas la même, le livre de Carol Martinez y gagne largement dans ce domaine, mais niveau histoire et contenu y’a pas à dire Une autre idée du silence est bien meilleur. Alors que dans Du domaine des murmures l’histoire est principalement centrée autour de la recluse, ici l’auteur nous fait partager en plus toute la vie du village.

En effet, ici nous allons côtoyer les saisons qui rythmes la vie, les fêtes, les malheurs, les lois qui règlent l’existence des villageois. Forcément cela n’est qu’effleuré, mais c’est tout de même largement suffisant pour donner du souffle au livre et donner un aperçu de la vie au moyen-âge.

A côté bien sûr il y a aussi la recluse Sarah, et là aussi j’ai trouvé cette recluse plus intéressante que celle du roman de Carol Martinez. D’une part parce que Robyn Cadw Allader nous décrit sa santé qui se détériore dans cette cellule presque noire, et d’autre part parce qu’elle nous décrit ses pensées, ses sentiments, ses hontes, ses doutes, ses questions, ses soucis, avec beaucoup d’intensité, ce qui donne au final une dimension très profonde à ce roman. (Même si je ne vous le cache pas qu’il peut parfois énerver, parce que ben voilà… l’église c’est de la merde.)
De plus ce sentiment de profondeur est aussi appuyé par le fait que la recluse Sarah est une personne au caractère finalement assez prononcé. En effet, parfois on assiste à des coups de sang, des coups de cœur, qui montre que même morte à la vie elle est toujours intensément vivante, ce qui de ce fait donne encore plus de vie à ce roman, - en plus de protéger le lecteur de la morosité et de faire un peu oublier cette image noire et pas drôle de recluse.
Bon cela est présent dans Du domaine des murmures, mais dans mon souvenir ce n’est pas aussi bien fait.

Bref ! Peu importe tout ce que je raconte, je crois que vous avez compris que ce livre m’a beaucoup plu et n’est pas loin du coup de cœur, par conséquent je ne peux que vous le conseiller.

Merci aux éditions Denoël.

Date de parution le 03/09/2015
Traduit de l'anglais (Australie) par Arnaud Baignot & Perrine Chambon
Collection : denoël & d'ailleurs


13 octobre 2015

"Le renversement des pôles" de Nathalie Côte

"Le renversement des pôles" de Nathalie Côte

Source: Externe

Résumé :

Deux couples d'une quarantaine d'années ont loué des appartements voisins sur la Côte d'Azur. Ils veulent en profiter pour s'occuper de leurs enfants, se reposer et faire de nouveaux projets. Mais les vacances font surgir les problèmes, les rancoeurs et les non-dits.

Mon avis :

Au premier abord le résumé n’est pas très engageant, et j’avoue que sans Babelio je ne l’aurais jamais lu, ce qui aurait été une grosse erreur. Pas que ça soit un coup de cœur, pas que ça soit le livre du siècle ou de cette rentrée littéraire, mais c’est un petit livre qui se lit très vite du fait qu’il soit bien raconté et assez réaliste.

Dans ce livre nous suivons donc deux couples en vacances dans le sud de la France, l’un des couple va très mal et est au bord de la rupture, l’autre un peu plus plan plan subit quelques orages mais ça s’arrête-là.
Après ce bref topo, vous pensez sûrement : « pffff voilà un énième livre avec des couples qui vont mal, rien de neuf ! Je passe. ». Et c’est vrai que c’est un peu du déjà vu… mais il y a pourtant un petit plus. En effet, comme l’indique le résumé, chacun a un rêve, un secret espoir, chacun voudrait voir sa petite vie bien réglée se transformer en quelque chose de plus beau par l’amour ou par l’argent ; et si cela nous fait sourire, parce que c’est d’un ridicule énorme, je dois tout de même admettre que c’est justement ce côté du livre qui est intéressant à suivre. Car à travers ces deux couples, l’auteur critique d’une part, cette société matérialiste où beaucoup croit que le m’as-tu vu et l’argent tiennent la première place du bonheur, et d’autre part ces lâchetés qui fait que beaucoup préfère rester dans leur vie même si elle n’est pas heureuse parce qu’ils ont peur de la solitude ou refuse de voir que tout va mal. Tout en se gavant à côté de ces pseudos recettes de bonheur que l'on trouve dans les magazines ou les bouquins du genre. Curieux comme comportement.

Tout  cela ne rend bien sûr pas les personnages forcément sympathiques, on a plus envie de les plaindre voire de les claquer comme Arnaud avec son chantage, cela étant ils sont tellement humains et tellement stupidement formatés que l’on suit avec délice leurs petites mésaventures, leurs petites angoisses, leurs petits rêves. Et en rigolant pour ma part car ça me confirme bien que mes choix de vie sont meilleurs que ceux-là. Mais petite précision, je ne rejette pas tout chez ces personnages non plus, certaines idées, certains choses sont défendables.

Bref, c’était une lecture rapide et fort sympathique.

 Extrait : "Virginie parle pour deux, c'est vrai qu'à la préfecture elle en voit de toutes les couleurs. Elle se fait régulièrement insulter par des étrangers qui n'obtiennent pas leur titre de séjour, quand ce ne sont pas des menaces de mort. Evidemmet, on n'en parle jamais à la télévision, on nous rabâche que c'est la crise, que la Sécu est en déficit, mais on soigne gratuitement des entrés illégalement sur le territoire. Vous trouvez ça normal ?" page 61.

Merci aux éditions Flammarion et babelio pour ce parte.

16 septembre 2015

"Today we live" d'Emmanuelle Pirotte

"Today we live" d'Emmanuelle Pirotte

today we live

Résumé :

Décembre 1944. C est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l enfant, tue l autre soldat.
Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d une humanité soumise à l instinct de survie.

Aucun personnage de ce roman palpitant n est blanc ou noir. La guerre s écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide.

Mon avis :

Ce livre conte l’histoire d’un lien entre une petite fille et un homme. Entre une juive et un nazi, après l’incroyable décision de ce dernier de lui laisser la vie sauve alors qu’il était parti pour la tuer.

L’histoire est certes improbable, un homme dressé à tuer ne fait pas de sentiment, mais pourtant j’ai apprécié - bien que sens plus - cette histoire étonnante de par ce qu’elle raconte et montre. Alors elle raconte ce que je vous ai déjà dit sur cet allemand et cette petite fille, mais elle montre aussi que les salauds ne sont pas toujours ceux qu'on pense. En effet on redécouvre ici que certains soldats américains ne se comportaient parfois pas mieux que les boches.
A côté de cela ce livre va aborder la situation des civils qui veulent être bons mais pas trop parce qu’ils ont peurs que le malheur s’abatte sur eux. Là-dessus, et c’est sûrement ce que j’ai préféré le plus, l’auteure nous met vraiment dans la situation incertaine des personnages en nous faisant découvrir leurs dialogues intérieurs, leurs questions, leurs raisonnements. En nous faisant côtoyer leur peur devant la mort. Là-dessus je dois dire que le résumé ne dit pas n’importe quoi, la couleur est grise, non noire et ni blanche. On voit clairement que les personnages sont pris entre le désir de vivre et l'envie d'aider.

En ce qui concerne les deux personnages principaux là par contre j’ai moins marché, alors pas pour Mathias mais pour Renée plus particulièrement. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal à imaginer une petite fille aussi courageuse, aussi calme dans les situations tendues, aussi mature, alors un peu je ne dis pas mais là c’est trop.

Autre chose que je reproche à ce roman, c’est une certaine lenteur. En effet, on a une espèce de huit clos tellement tendu dans ces pages, que le fait que les ¾ du récit qui se passe dans cette cave devient vite très long et très étouffant pour le lecteur, en tout cas la lectrice que je suis. Surtout que j’ai trouvé ce sentiment étouffant encore plus appuyé par le fait que la découverte sur la nature allemande de Mathias met du temps à arriver, alors qu’on sait pertinemment que ça va arriver dans le récit.
Cela dit ce huit clos n’est pas non plus chiant à lire, il est émaillé  par des souvenirs de Mathias, par des réflexions, qui donnent une profondeur à cette histoire, à la nature humaine et aussi sur la personnalité un peu trouble de ce dernier, pas désagréable.

En résumé, dans l’ensemble ce livre fut une bonne lecture même si je l’ai trouvé un peu lente, et même si avec Renée la mayonnaise n’a pris qu’à moitié.

 

Je remercie les éditions Cherche midi.

10 septembre 2015

"La neige noire" de Paul Lynch

"La neige noire" de Paul Lynch

 

Source: Externe

Résumé :

L’âpreté lyrique du premier roman de Paul Lynch, Un ciel rouge, le matin, métamorphosait le paysage irlandais en un vaste territoire à l’horizon sans limites, au fil d’une impitoyable chasse à l’homme qui poussait inéluctablement un jeune métayer vers l’exil américain, dans un récit visuel fracassant.

Son nouveau roman raconte le retour d’un émigré irlandais au pays. Après des années passées à New York, Barnabas Kane retrouve le Donegal en 1945 et s’installe sur une ferme avec sa femme et son fils. Mais l’incendie, accidentel ou criminel, qui ravage son étable, tuant un ouvrier et décimant son bétail, met un frein à ce nouveau départ. Confronté à l’hostilité et à la rancœur d’une communauté qui l’accuse d’avoir tué l’un des leurs, il devient un étranger sur son propre sol. Confiné sur cette terre ingrate où l’inflexibilité des hommes le dispute à celle de la nature, Barnabas Kane va devoir choisir à quel monde il appartient.

« Brillant et hypnotique, un roman dans lequel le lecteur plonge en se laissant habiter par les sons et les rythmes. Paul Lynch fait chanter chacune de ses pages comme le faisaient les grands maîtres. » Philipp Meyer

« Un roman sur une Irlande que je reconnais, et que devraient envier tous les écrivains. » Robert McLiam Wilson

Mon avis :

Des paysages humides et sauvages parsemé çà et là par des vieilles demeures où la vie s’écoule sans trop de remous depuis des années, c'est le paradis pour nous au 21ème siècle. Pourtant en cette première partie du 20ème siècle dans ce pays irlandais où il n'y a pas grand chose, ça ne l'est pas... En effet, même si la population acceptent son sort, il n'en reste pas moins que la misère, les aléas de la vie, sont le quotidien de ces petites gens trop enclaver pour avancer.
C’est donc dans ce décor ingrat, malgré la beauté des paysages, que nous allons suivre la vie de Barnabas et de sa petite famille. Que nous allons suivre leur misère, leur peur, leur condition de paria après l’incendie de leur ferme qui emporta un des habitants du village.

Cependant ce roman qui commence par cet incendie va nous révéler plus que la condition misérable d’une famille qui a perdu son outil de travail et donc sa seule source de revenu. Il va nous révéler, plus qu'une famille qui subit plusieurs attaquent, et qui essaye de se reconstruire. En effet à côté de cela, il va nous révéler aussi toute une mentalité sur ces coins ruraux reculés où les habitants ne vont jamais plus loin que les limites de leur village, et supportent plutôt mal ceux qui ont eu le malheur de s’exiler ailleurs, de voir d’autres choses et de penser autrement. C'est vraiment une vieille Irlande que l'auteur nous décrit avec réalisme.
A côté de cela, il va aussi mettre en avant une famille qui ne peut se reconstruire après un drame. Et dans toutes ces situations on verra clairement l’incompréhension, l’impuissance, la colère, s’installer petit à petit malgré les efforts des personnages pour tout arranger.

A côté de cela, ce récit est servi par une écriture simple, il est un peu lent mais comme les combats intérieurs et matériels sont constamment présents cela n’est pas si dérangeant, car même si c’est lent les personnages tentent de vivre et de s’en sortir, ce qui donne une touche de réalisme, de sursaut et de vie à ce roman.
Quant aux paysages ils sont par contre magnifiques : sauvages, irlandais, ce roman est très tellurique ; mais mieux que ça, les sensations que l’auteur nous offre en nous décrivant le bruit de la pluie dehors, le froid de la pièce avant de la faire chauffer, le gris du ciel, font tout le charme de ce sombre tableau.

En résumé ce fut une lecture sympathique même si je n’en fais pas un coup de cœur, mais pour cette vie simple qui cherche le retour à ses racines, la rencontre de cette humanité grise - personne n’est tout noir ou tout blanc -, je le conseille.

 

Merci aux éditions Albin Michel.

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24 août 2015

Dernières découvertes livresques (Spécial rentrée littéraire.)

Dernières découvertes livresques (Spécial rentrée littéraire.)

 

Parfois j'aime faire un petit article pour dire les livres que je viens de découvrir et qui me tentent, et dans ce cas tous ne sont pas forcément des nouveautés ; et ben pour une fois je vais faire une exception, car là je vais parler des livres de la rentrée littéraire qui me tentent. Docs ou romans. :)

 

Numéro 1 :Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh McKeon

 Source: Externe

Dans un minuscule appartement de Moscou, un petit prodige de neuf ans joue silencieusement du piano pour ne pas déranger les voisins.
Dans une usine de banlieue, sa tante travaille à la chaîne sur des pièces de voiture et tente de faire oublier son passé de dissidente.
Dans un hôpital non loin de là, un chirurgien s'étourdit dans le travail pour ne pas penser à son mariage brisé.
Dans la campagne biélorusse, un jeune garçon observe les premières lueurs de l'aube, une aube rouge, belle, étrange, inquiétante.
Nous sommes le 26 avril 1986. Dans la centrale de Tchernobyl, quelque chose vient de se passer.
Le monde ne sera plus jamais le même.

Celui-là parce que le résumé est plus qu'intriguant, et parce que ça sent le drame ! Non je ne suis pas sans coeur ! ^^ (Fait chier je suis arrivée trop tard pour postuler quand Babelio me l'a proposé en MC privée. grrrr)

 

Numéro 2 : La transparence et le reflet de Serge Bramly

Source: Externe

Miroirs, vitres, lunettes, ampoules, lentille de microscope ou de caméra, l’actuelle omniprésence du verre fait oublier ce que notre civilisation doit à ce matériau.
Si le Moyen-Orient n’avait pas appris à le souffler, si Rome n’en avait pas orné ses cités, si le Moyen Âge ne l’avait pas sublimé dans ses églises sous l’aspect de la mosaïque et du vitrail, s’il ne s’était pas introduit dans la peinture comme objet spéculatif et critique, si l’Europe n’en avait pas développé l’usage dans tous les domaines des sciences et des techniques, à quoi ressemblerait le monde d’aujourd’hui ?
La Transparence et le reflet raconte nos rapports au verre par le biais de l’histoire de l’art. Comparant la peinture européenne à celle des autres cultures, Serge Bramly en détaille les spécificités et invite ainsi à une relecture du « modèle occidental » sous un éclairage inédit.
Avec des illustrations in texte.

Parce que j'adore ce genre de livre où l'on découvre toujours et encore !

 

Numéro 3 : L'inconstance des démons de Eugène Green

Source: Externe

" Dans la première partie de ma vie, je fus heureux. " C'est ainsi que Nikolau Aztera commence son récit. Jeune neurologue, Nikolau s'installe avec son épouse et leur enfant unique à Saint-Jean-de-Luz. À l'âge de quinze ans, son fils disparaît inexplicablement. Peu après, sa femme meurt de chagrin. Nikolau abandonne alors la médecine et se retire dans le village d'Ossès, en Basse-Navarre. Il transforme sa passion pour la bibliophilie en métier, devenant antiquaire de livres, dans ce qu'il envisage comme une retraite du monde, et une attente de la mort. Or un jour il reçoit la visite d'une dame dont le fils adolescent subit depuis peu des crises effrayantes, où il semble dialoguer dans un basque archaïque avec une voix parlant un français étrange. Elle demande à Nikolau de l'aider. L'enquête va le plonger dans l'abîme d'un mystère où sa vie prendra un nouveau sens. Ce roman, qui comporte une énigme, des crimes, et un véritable suspense, s'ouvre également sur des voies spirituelles et, à travers les plaisirs du récit policier, s'offre comme une réflexion sur le Mal et la grâce. Il soulève aussi, dans le cadre précis du Pays basque, la question générale du passé historique comme force du présent évoquant les grands procès en sorcellerie du début du XVII e siècle et la caste des cagots.

Parce que la description qui mélange présent et passé, enquête policière et surnaturelle (?). Enfin des choses un peu bizarre comme ça ne peut qu'être attirant.

 

Numéro 4 : La suisse le pays le plus heureux du monde de François Garçon

Source: Externe

La Suisse est le pays le plus heureux du monde. C’est une étude internationale qui l’affirme. Les critères retenus ? L’emploi, le logement, la santé, la richesse, l’environnement, la sécurité…
Pourtant, la patrie de Rousseau reflète une image assez négative : corruption, évasion fiscale, islamophobie… Face à ce paradoxe, quels sont les secrets du bonheur suisse ?
La Suisse n’est pas seulement un îlot où cohabitent banquiers et gruyères sur fond d’alpages enneigés. Au cœur du miracle helvète ? Les votations. Composé de 26 cantons, qui sont autant d’États souverains, c’est le seul pays où, quatre fois par an, le peuple initie des lois et en surveille l’application : de l’immigration à la religion, de l’énergie à la fiscalité, de la protection des animaux aux bruits des avions ! Unique en son genre, cette démocratie participative suscite la curiosité des démocrates et des républicains du monde entier. Ses résultats sont en effet incroyables : un chômage quasi inexistant, une compétitivité à toute épreuve et le système de formation le plus performant sur le continent. Les Suisses sont-ils alors xénophobes ? Non, car 24% de la population résidente y est étrangère. Alliant la rigueur de l’historien et la férocité de l’essayiste, François Garçon pose un franc diagnostic : affaiblie par une crise dont elle ne parvient pas à sortir, il est temps que l’Europe arrête de mépriser la Suisse pour enfin s’en inspirer.

C'est tout bête ! Parce que ma soeur habite en Suisse, et que j'ai moi même beaucoup d'admiration pour ce pays où tout a l'air de marcher comme sur des roulettes. (En tout cas si on compare à la France.) Mais qui sait ? peut-être que ce livre me fera découvrir l'envers du décor, même si j'en connais déjà un peu grâce à la frangine.

 

Numéro 5 : Le grand incendit de Rome de Catherine Salles

Source: Externe

18 juillet 64. Une chaleur de plomb écrase Rome. Au milieu de la nuit, un incendie se déclare dans le quartier du Grand Cirque. Poussé par un fort vent du Sud, le feu s’étend à la colline de l’Aventin jusqu’à atteindre les rues populaires du centre, dévorant tout sur son passage. Après six jours et sept nuits, l’incendie est enfin maîtrisé, mais le bilan est considérable : des milliers de morts, plus de 250 000 personnes sans logement, et une Rome en ruine ! Rapidement, les rumeurs enflent : certains accusent l’empereur Néron d’avoir lui-même provoqué la catastrophe, d’autres dénoncent les chrétiens, cette nouvelle secte religieuse qui conquiert chaque jour de nouveaux adeptes. La colère gronde dans la toute-puissante capitale de l’Empire romain.

Comme pour La transparence et le reflet, parce que j'aime apprendre et découvrir !

 

Numéro 6 : 2084. La fin du monde de Boualem Sansal

 

Source: Externe

L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

 

Parce que cet auteur fait réfléchir tout lecteur.

 

Numéro 7 : La terre qui penche de Carole Martinez

 

Source: Externe

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

 

Parce que d'une j'adore le titre et de deux parce que j'adore le résumé !

 

Numéro 8 : 7 de Tristan Garcia

 

Source: Externe

Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.
Exploration réaliste de divers milieux sociaux, 7 est aussi le récit fantastique d’une humanité qui tourne volontairement le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires.

Parce que je ne connais pas cet auteur et qu'il serait bien que je le découvre avec ce livre qui promet beaucoup.

 

Numéro 9 : La dernière nuit du raïs de Yasmina Khadra

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" Longtemps j'ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J'étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd'hui, je n'ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence. Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l'Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l'on n'est que ce que les autres voudraient que l'on soit. " Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d'un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

Parce que l'unique livre de lui que j'ai lu m'a plu, et que j'ai envie d'en tenter un autre. En plus le résumé est plus que bien !

Voilà pour le plus gros.

Et vous, qu'est-ce qui vous fait envie ?

 
 
 
 
 
 

Posté par Florell à 22:40 - Dernières découvertes qui font envie - Commentaires [0] - Permalien [#]
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