Flûte de Paon / Livre-sse livresque

Livres, mots, poésies ainsi que d'autres petites choses...

04 juin 2019

"Les amants de Pompéï" de Michel Blondonnet

Les amants de Pompéï de Michel Blondonnet

Source: Externe

Résumé :

Richissime héritier, Numerius règne sur d'immenses domaines viticoles de la région de Pompéi. Il vit dans les plus somptueuses villas de cette petite cité devenue le paradis du luxe, de la débauche, la villégiature préférée de l'aristocratie romaine dont il fréquente l'élite mondaine et intellectuelle. Ami de Sénèque et de Pline, ce patricien éclairé se montre pourtant impitoyable dans la défense de ses possessions, dans un temps où le meurtre est monnaie courante. Marié à une beauté gauloise qui s'oublie dans les bras des gladiateurs, Numerius a choisi pour maîtresse une esclave parthe, future régente de sa vie. À cette femme aimée, il a offert un énigmatique bracelet d'or qui va changer leur destin.

Nous sommes sous Tibère, bientôt sous Néron. Les empereurs se succèdent dans un extraordinaire climat de raffinement et de cruauté. Mais dans les profondeurs du Vésuve, la terre commence à trembler. Octobre 79 approche.

Mon avis :

Si je vous dis que ce livre sort d’un parchemin qui date du 13ème siècle, dont le 16ème siècle aurait recopié la teneur avant la disparition du premier ; vous prendrez cela pour une aimable légende, un roman du moyen-âge comme cette époque a su si bien les faire. Mais si je vous dis que cette aimable légende possède des traces archéologiques bien palpables ; qu’en pensez-vous ? Avouez que ça titille votre curiosité. Et si tout ce livre, Les amants de Pompéi, n’était que réalité ? Ou presque ? Les écrivains successifs y ayant forcément mis leur touche personnelle, bien que j’ignore le contenu du parchemin d'origine tout comme vous.

Cette histoire nous emmène il y a 2000 ans, dans l’Empire Romain. Quand tout est encore beau, où Rome brille avec ses personnages tel que Pline, Sénèque, Columella, qui sont au demeurant les arrières personnages plus ou moins récurrent de ce livre. Dans cette Italie antique ça brille en beau monde donc, ça brille dans le paysage aussi, on imagine ces grands temples, ces grandes constructions, ces grands projets, et aussi au pied du Vésuve cette Campanie prospère, parfumée de vin et de Méditerranée. On imagine, mais on s’y verrait bien y vivre aussi. Bon peut-être pas au pied du Vésuve.

Dans cette Campanie prospère nous allons donc suivre la vie de Numerius Vibius. Vendeur de vin, homme d’affaire redoutable et citoyen impliqué. Rien qu’à travers ce personnage, nous allons déjà aborder une grande part de ce qui fait la Rome antique ; les assassinats (qui sont un sport national), l’esclavage et ses lois, le mariage, la famille, le commerce, la politique. Et tous ces sujets sont vraiment bien racontés, même si on regrettera juste que les points historiques soient trop vite abordés, encore que l’éruption était pas mal.

Cependant et même si pour le côté plongée historique ce livre vaut le coup d’œil, il faut surtout l’aborder pour son histoire ; l’histoire d’un homme commerçant et amoureux d’une esclave, mais qui avant ça est marié avec des enfants. Cette histoire, même si elle n’a rien d’exceptionnelle de base, a été pour moi très agréable à suivre car elle fut terrible d'une part, mais aussi parce qu'elle n'est pas arrivée à me faire détester Numérius d'autre part. Alors que techniquement il avait tout pour me déplaire avec ses histoires de chose pas très claires.
De fait, devant cette incompréhension qui me laisse pantoise, je me demande si je ne suis pas arrivée à détester ce mec parce que le roman m’a plongé dans cette époque en me faisant oublier la mienne ? Ou parce que dans le même temps, il possède un côté tendre qu’on n’arrive pas à imaginer à cette époque ? Quoi qu'il en soit les deux cotés sont-là et c'était plutôt agréable.

Enfin, le fait de penser que cette histoire avait une part de vérité grâce à l’archéologie, me l’a rendue plus agréable à lire que de coutume. (Oui, rien que pour ça.) Je précise que je ne prends pas forcément plaisir au malheur des autres, mais ça joue forcément de se dire qu'on lit peut-être une histoire d'il y a 2000 ans.

Quoi qu’il en soit pour le côté historique, le côté presque vrai de l’histoire puisque l’archéologie a l’air de lui donner en partie et un peu raison, il faut lire ce livre. On découvre beaucoup, on ouvre les yeux tout grands, on tremble avec la terre et on ne s’ennuie pas un seul instant.

Albin Michel.

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20 novembre 2016

"SPQR. Histoire de l'ancienne Rome" de Mary Beard

SPQR. Histoire de l'ancienne Rome de Mary Beard

SPQR

Résumé :

Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise.

L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle).
Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages – Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron – prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles – les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs – retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine.
SPQR –Senatus PopulusQue Romanus – est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.

Mon avis :

Je n’aurais jamais pensé qu’il m’aurait fallu à peu près 15 jours pour lire ce livre. J’étais bien partie, j’étais aux anges quand j’ai commencé ce livre qui me replaçait l’histoire romaine dans un ensemble ; en voyageant dans les premiers temps de la royauté avec Romulus, dans la République et en m’arrêtant au 3ème siècle (qui correspond à un certain déclin), j’allais enfin avoir une belle grosse vision de cet empire qui commença bien avant le régime d’Auguste ; et je l’ai eu !!! Mais c’était sans compter sur la lassitude de lire des longs passages sur l’histoire politique romaine qui m’étaient déjà connus, ce qui correspond grosso-modo dans le livre aux frères Gracchus, Marius et Sylla, les 2 triumvirats, la dynastie Julio-Claudienne.
Alors je ne dis pas que je connaissais tout, même dans certains de ces passages j’ai découvert des choses très intéressantes sur la politique, mais pour le plus gros c’était déjà du connu, du coup j’avoue que dans ces cas-là j’ai eu du mal à avancer car je n’avais plus trop le plaisir de la découverte.
Ce plaisir de la découverte que j’ai eu en lisant la naissance de Rome, les rois oubliés, le conflit entre Cicéron et Catilina, la vie du petit peuple ou encore en lisant l’approche démystificatrice que Mary Beard a eu sur la fondation de cette ville, de ses institutions, de cet empire. En effet la République Romaine avaient tendance à tout faire remonter au temps de la création ou chose étrange au temps de la royauté détesté, Mary Beard va réguler cette vision en mettant en avant les incohérences des discours et dû au temps.
Bref. Comme vous le voyez, l’auteure a eu une approche approfondie mais aussi élargie de l’histoire romaine. On peut dire qu’elle n’a pas eu peur d’écrire !

Et je dis tant mieux ! Car malgré le fait que ce fut une lecture en dent de scie et malgré le fait que je me tape déjà des heures et des heures d’histoire dans le cadre de mes cours, j’ai adoré ce livre qui a donné une vision d’ensemble à mes cours d’histoire romaine - où la citoyenneté, le contact centre-périphérie, etc. est plus qu’abordé -, qui m’a fait découvrir des choses nouvelles et qui m’a même aidé à mieux cerner certaines notions.
Mais au-delà de l’approche étudiante que j’ai pu avoir, j’ai aussi apprécié ce livre pour son histoire certes, mais aussi pour son approche et son écriture. Mary Beard a le don d’une conteuse et sait approcher l’histoire sous différents angles (pauvre, riche, femme, esclaves, SPQR...) et surtout sans parti pris. Ici point de débordement pour tel ou tel personnage ou événement, j’ai trouvé que l’auteure gardait un regard neutre sur son histoire romaine et aussi un regard sincère sur l’Empire Romain. Elle ne le diabolise ni le porte aux nues, elle remet juste les choses en ordre.

En résumé, c’était une lecture passionnante malgré quelques défauts de passion chez-moi, mais cependant je ne conseille pas ce livre à ceux qui ne connaissent rien à l’histoire romaine, même si l'auteure prend le temps de tout éclairer et d'expliquer par plusieurs exemples, je pense qu’il vaut mieux avoir quelques bonnes connaissances dans le domaine pour ne pas s’endormir devant ce pavé où se perdre.

 

Merci aux éditions Perrin et Babelio.

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23 juin 2016

"Reine de Palmyre" de A.B. Daniel

Reine de Palmyre de A.B. Daniel

reine de palmyre

Résumé :

Avec la reine Zénobie, A.B. Daniel ressuscite les jours somptueux de Palmyre, perle de Syrie aujourd’hui menacée.

La nuit où Zénobie vient au monde, au IIIe siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.

Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.
L’histoire d’une lutte passionnée et splendide.

Sous le nom d’A.B. Daniel, le romancier Jean-Daniel Baltassat, avec Bertrand Houette son complice chargé des recherches historiques, nous offre un grand roman de passion et d’aventures fondé sur des éléments historiques très fouillés. Leur précédent défi romanesque INCA (XO Editions) a été un immense succès mondial, plus de 500 000 exemplaires vendus en France et une parution en 25 langues.

Mon avis :

Il y a des rappels parfois tristes, Palmyre fait partie de ceux-là. Pas inconnue mais lointaine par rapport à Rome, Palmyre un peu ignorée fut pourtant une cité antique resplendissante par ses paysages, sa richesse, son histoire, ses contes et ses légendes, dont Zénobie fait partie. Mi-réelle mi-légendaire, l’auteur va nous faire partager sa vie, mille fois écrite et inventée, où Zénobie trouvera ici une vie à la hauteur de sa naissance. Une vie de combat, de drame, de déception et d’attente, pour cette femme tantôt fille, tantôt guerrière, tantôt mère ou reine. Une vie qui se suit avec passion, quand bien même elle rajoute des contes à la légende.

Mais tout n’est pas que Zénobie, en face nous suivons la vie de celui par qui viendra sa chute, Aurélien bientôt empereur mais pour l’heure simplement au service de Rome. Aurélien grand vainqueur des barbares, homme plus sensé que d’autre, mais qui n’est pourtant pas toujours bien entouré. En effet en suivant son histoire c’est aussi les assassinats romains, les embrouilles politiques que l’on suit ; et même si l’auteur prend des libertés avec sa vie et notamment avec sa mort, il faut dire qu’elle rajoute vraiment quelque chose d’intense à l’histoire en mettant en cause le christianisme qui est abordé tout au long du livre soit dit en passant.

Histoire chrétienne que l’auteur aborde plus particulièrement  avec l’homme devenu Simon et qui connaît Zénobie depuis toujours. Homme plutôt désagréable, tout comme son courant religieux et ses actions d’ailleurs, mais il faut pourtant bien dire que sans lui l’histoire n’aurait pas été la même, vu qu’il sera ici en partie responsable de la chute de Zénobie, alors qu’elle, jamais elle ne l’aurait trahi… Et c’est d’ailleurs à la fin que j’ai trouvé Simon extrêmement insupportable, comment ose-t-il lui faire le discours qu’il lui tient alors qu’elle n’en demandait pas autant ?!!! Pour qui il se prend ?!!! Vraiment si au début je pouvais avoir une vague sympathie pour cet homme, après j’aurai voulu le voir mort.

Bon, là je parle des principaux personnages mais les personnages secondaires sont tout aussi bien écrits que les premiers. Ils ont tous leur personnalité propre qui fait qu’on les apprécie ou pas. Une personnalité qui donne par moment de beau passage secondaire, et le tout servi par une plume fluide et sans manière.

Autre petit plus, les quelques photos qui accompagnent ce livre et qui permettent de voir Palmyre hier et aujourd’hui. Mais malgré la fureur de quelques débiles bêtes à manger du foin, Palmyre restera Palmyre la resplendissante.

En conclusion et malgré l’épaisseur, c’était une lecture prenante, chargée d’émotion et de colère. A lire pour que vive toujours Palmyre.

 

Merci à XO éditions.

 

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23 avril 2014

"Auguste, maître du monde. Actium, 2 septembre 31 av. J-C" de Pierre Cosme

"Auguste, maître du monde. Actium, 2 septembre 31 av. J-C" de Pierre Cosme

Auguste maître du monde Actium 2 septembre 31 av

Résumé :

Décisive dans l'histoire de l'Empire romain, la bataille d'Actium scelle l'affrontement devenu inévitable entre Octavien, d'un côté et Marc Antoine et Cléopâtre, de l'autre. Décisive parce que, lorsque la nuit tombe sur le golfe d'Ambracie, au nord-ouest de la Grèce, au soir du 2 septembre 31 avant Jésus-Christ, Octavien, vainqueur, demeure seul maître du monde romain. Devenu Auguste et premier empereur romain, il inaugure une nouvelle ère qui ne s'achèvera qu'à la chute de Rome au Ve siècle. Défait et lâché par ses alliés, Marc Antoine se donne la mort en août 30. Ce suicide est suivi quinze jours plus tard par celui, célèbre, de Cléopâtre.

L'assassinat de Jules César en 44 avant J.-C. aboutit au partage de l'Empire : Marc Antoine règne sur l'Orient, en compagnie de Cléopâtre, tandis qu'Octavien gouverne l'Occident. Cela fait donc plus de dix ans que les deux protagonistes s'affrontent par partisans, campagnes de dénigrement et propagande interposés. La guerre est finalement déclarée, à la fin de l'été 32. Jusqu'au printemps 31, une «drôle de guerre» met aux prises les deux adversaires. Au matin du 2 septembre, au large d'Actium sur la mer Ionienne, après quatre jours de tempête, la bataille a bien lieu. Près de 800 navires et 80 000 hommes se font face. L'issue de cette bataille meurtrière était-elle inéluctable ? À quel moment la bataille fut-elle perdue pour Marc Antoine ? Quel aurait été l'Empire romain s'il l'avait emportée ? Quel fut le rôle de Cléopâtre ? C'est à ces questions, et à bien d'autres, que Pierre Cosme répond ici, brossant en creux l'histoire de cette décennie cruciale.

Pierre Cosme est professeur d'histoire ancienne à l'université de Rouen. Il a publié, entre autres, Auguste (2005), Les Empereurs romains (2011), L'Armée romaine (2012) et L'Année des quatre empereurs (2012).

Mon avis :

Je ne connaissais de cette bataille que les grandes lignes de l’histoire, à savoir la défaite de Cléopâtre VII & Marc-Antoine, leur humiliation et mort, autant dire pas grand-chose. Ben comme vous vous en doutez sûrement, avec ce livre j’ai découvert bien plus, et plus particulièrement les hostilités toujours plus grandissantes entre Octave et Marc-Antoine (qui ont passé leur temps à se dénigrer et à se trouver des alliances), ainsi que le début de cette guerre qui donnera la défaite d’Actium. Qui a pris apparemment Marc-Antoine au dépourvu. 

Autre atout important du livre, c’est qu’il montre assez bien l’image noire dont souffre Cléopâtre VII. Cela ne paraît à première vue pas très important et pourtant ça l’est, puisque le vainqueur qui a en partie contribué à cette légende noire, a beaucoup joué dessus pour engager une guerre et l’expliquer, en mettant bien en avant que Cléopâtre avait vampirisé Marc-Antoine et que ce dernier faisait passer l’Égypte avant Rome. De plus comme cette légende a assez pesé dans l’histoire de cette défaite, il n’est sûrement pas vain de remettre les choses en place sur le rôle de Cléopâtre dans cette guerre, et ce malgré le manque de source fiable. Et ce qui en ressort c’est qu’elle n’a sûrement pas été la mauvaise conseillère de Marc-Antoine et que la bataille d’Actium était certainement jouée d’avance. Marc-Antoine n’ayant pas choisi le meilleur emplacement ni les meilleures stratégies face à Agrippa. De plus comme le dit l’auteur son armée a souffert de la malaria, des désertions, et des retournements d’alliance des divers rois de l’époque, ce qui a facilité la banqueroute de cette armée, fuite de Cléopâtre ou pas finalement. D’ailleurs comment comprendre cette fuite reste encore une grande question, comme le dit justement l’auteur ; était-ce vraiment une fuite de la reine qui préfère sa vie et son royaume ? Ou est-ce un plan pour mettre en place les batailles ultérieures ? On peut se le demander finalement doublement puisqu’en effet Marc-Antoine la rejoindra très vite. Enfin bref, comme le montre justement ce livre, on peut supposer des raisons mais on ne peut rien affirmer, sur ce sujet comme sur d’autres. En fait faut surtout savoir cette bataille est à regarder dans un ensemble quitte à faire un peu d’uchronie, mais il ne faut pas s’attarder que sur un évènement.

Alors je vous avouerai qu’au début j’ai eu du mal avec ce livre, mais par la suite quand j’eus la situation bien en tête cela s’est vite dégagé. Cela dit il y a un chapitre que j’ai particulièrement aimé, mais le reste est super aussi je vous rassure, c’est la conclusion. Car elle met bien en avant qu’on ne peut rien affirmer, mais montre aussi que cette bataille n’a peut-être pas autant changé la face du monde antique, puisqu’il y a fort à parier que Marc-Antoine aurait gouverné avec les mêmes hommes que l’empereur Auguste, qu’ils soient des fidèles de la première heure ou de la dernière. Néanmoins il est vrai que cette bataille à quand même changer certaines choses puisqu’après cela et le meurtre de Césarion, l’Egypte devient une province de Rome en plus d’être son grenier à blé.

Ensuite autre chose qui a été intéressant à découvrir, mais là je sors de la conclusion, c’est la chute de l’Egypte. Alors je savais que Césarion le fils de César et Cléopâtre a été tué lors de sa fuite à la demande d’Octave car « il n’est pas bon d’avoir plusieurs César » (Césarion étant le fils direct de César contrairement à Octave qui a été adopté). Ce que je savais moins par contre et ça m’a même étonné de le découvrir, c’est que les enfants de Cléopâtre et Marc-Antoine ont été élevés malgré tout par Octavie la première femme de Marc-Antoine et sœur d’Octave (Auguste) avec leurs demi-sœurs. Et personnellement je trouve cela étonnant, quand on pense qu’ils pouvaient eux-mêmes réclamer « leur héritage » ou se montrer ingrats et vindicatifs envers le vainqueur. Bon après j’ignore leur condition à Rome, mais voilà ça m’a effleuré l’esprit.  

Enfin bref, entre la bataille et la chute de Cléopâtre et Marc-Antoine ce livre pas très long est passionnant. A lire.

Je remercie en passant les éditions Tallandier.

Posté par Florell à 14:43 - Documentaire / Essai - Commentaires [0] - Permalien [#]
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