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24 décembre 2020

"Revue Dada n°249 : Soutine"

Revue Dada n°249 : Soutine

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Résumé :

Paysages ou personnages qui se contorsionnent, déformés par la vie comme lui… Chaïm Soutine (1893-1943) est un de ces peintres dont on identifie instantanément le travail ! Pauvreté, maladie, exil : Soutine a tout du peintre maudit. Qui est vraiment cet artiste qui ne peint que des sujets classiques, mais dans un style tourbillonnant, aux couleurs incandescentes ? Avec lui, on plongera aussi dans une époque, le Montparnasse des années 1920-1930. Suivons son histoire mystérieuse, pour revivre ce bouillonnement artistique sans précédent qui a fait basculer l’art dans la modernité.

Mon avis :

Chaïm Soutine fut un peintre du XXe siècle. Il suit de près et fait parti de ces mouvements qui cherchent à libérer la peinture de son académisme en donnant une autre vision de la réalité.
Point ou peu de repère bien établit, avec Soutine tout est souvent tourmenté et décrit son désespoir le plus profond ou l’époque la plus tourmentée. On le rapproche souvent de l’expressionnisme allemand avec sa gravité dans les paysages et les portraits que sont par exemple Grotesque (autoportrait) ainsi que Le village.

Grotesque | Paris Musées
Grotesque

Le Village | Musée de l'Orangerie
Le village


Cependant il ne faudrait pas voir en lui un artiste maudit, un Lautréamont de la peinture qui se lamente sur son sort quand bien même il peut détruire ses œuvres. Car c’est en effet aussi un peintre qui sait peindre normalement si je puis dire. Effectivement quand il peint des harengs (souvenir de l’époque où il n’avait pas un sous) ils sont très reconnaissables. La nourriture est d’ailleurs un sujet récurrent avec ce peintre qui a manqué une bonne partie de sa vie.
Comme nous le voyons, Soutine n’appartient pas vraiment à un courant particulier, il a comme d’autres peintres, peint de différente manière. Il a suivi ses idées et ses humeurs. Cela étant, il avait quelques traits de caractères bien typiques, comme la réutilisation des toiles du 18e siècle qu’il réutilisait après avoir gratté ou encore l’utilisation abusive du rouge vermillon.

Je vous parle de Soutine, mais quid de la forme du magazine ? Je vous l’avoue, je découvre Dada et alors que je pensais que c’était un magazine pour enfant, je découvre en fait que ce n’est absolument pas du tout le cas. Effectivement, un adulte comme un enfant y trouve son compte, et sa présentation par thème d’idée en fait un magazine facile à lire tout en aidant plus facilement à la mémorisation. S’ajoute à cela d'autres catégories et notamment un espace sympathique qui se nomme « dans le tourbillon de l’atelier », qui offre un peu d’activité pour tenter de reproduire l’artiste mis en honneur. Le côté actualité est quant à lui intéressant mais le côté exposition n’intéressera vraiment que les gens de la ville, les expositions étant hélas que là-bas.

Résumons, un magazine sur l’art qui s’adresse aux enfants comme aux adultes, moi je dis OK pour la série !

Merci à Babelio et Dada.

Posté par Florell à 11:36 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]
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